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Macky Sall retire sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU.

L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé, le 17 octobre 2026 à Marrakech, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision intervient au lendemain d’un vote informel du Conseil de sécurité, au cours duquel il aurait obtenu cinq voix « encourager » contre dix voix « décourager ».

Macky Sall affirme vouloir favoriser l’émergence d’un consensus autour du futur dirigeant de l’ONU. Il indique avoir pris cette décision après des consultations avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

L’ancien chef de l’État a remercié les dirigeants africains, les États et les membres de son équipe qui ont soutenu sa candidature. Il a également réaffirmé son engagement en faveur du multilatéralisme et d’une réforme des Nations unies, plaidant notamment pour une représentation accrue de l’Afrique dans les instances internationales.

Son retrait met fin à sa participation à la course à la succession d’António Guterres, alors que le processus de désignation du prochain secrétaire général se poursuit.

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ONU – BURKINA FASO : Guterres souligne l’importance des priorités nationales.

En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU et le chef de la diplomatie burkinabè ont tenu une séance de travail stratégique. Au cœur des échanges : la sécurité au Sahel, le financement climatique et la sous-représentation chronique de l’Afrique dans les instances décisionnelles internationales.
L’agenda diplomatique de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a été marqué par une rencontre bilatérale de haut niveau entre le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et le ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré. Cette audience, qui s’est tenue le 28 septembre au siège de l’organisation à New York, a permis de passer au crible les grands axes du partenariat entre l’ONU et le Burkina Faso, dans un contexte régional en pleine mutation.

Un partenariat onusien inféodé aux priorités de Ouagadougou

Selon le compte rendu officiel transmis par la diplomatie burkinabè, Antonio Guterres a formellement réaffirmé la doctrine d’intervention des Nations Unies à Ouagadougou. Le Secrétaire général a souligné que le programme d’action de l’ONU au Burkina Faso est strictement aligné sur les priorités souveraines définies par les autorités nationales de transition. Cette clarification intervient alors que le pays fait face à des défis humanitaires et sécuritaires complexes, exigeant une coordination sans faille entre les agences onusiennes sur le terrain et l’exécutif burkinabè.
Le ministre Traoré a, pour sa part, salué l’engagement opérationnel de l’ONU sur le territoire national. Il a profité de cette tribune pour adresser ses « vives et sincères félicitations » à Antonio Guterres, saluant l’héritage politique et institutionnel qu’il s’apprête à léguer au terme de son mandat de dix ans à la tête de l’organisation mondiale.

Le réquisitoire de Guterres contre l’asymétrie financière et politique mondiale

L’entretien a également pris une dimension continentale, les deux hommes ayant longuement statué sur la place de l’Afrique dans l’architecture multilatérale de demain. Antonio Guterres s’est montré particulièrement incisif sur la nécessité de corriger les injustices historiques qui frappent le continent :
  • Réforme du Conseil de sécurité : Le patron de l’ONU a de nouveau dénoncé la sous-représentation flagrante de l’Afrique au sein de l’organe décisionnel suprême des Nations Unies, appelant à une refonte de sa composition.
  • Gouvernance économique : Guterres a exigé une restructuration des instances dirigeantes des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international et Banque mondiale) pour donner une voix équitable aux économies africaines.
  • Étranglement financier : Le Secrétaire général a pointé du doigt l’insoutenabilité de la dette publique qui asphyxie le développement africain, couplée à l’insuffisance chronique des financements internationaux dédiés à l’adaptation au changement climatique.

Sahel : Ouagadougou fustige l’instrumentalisation de la crise sécuritaire

Le volet le plus politique de la rencontre a porté sur la situation géopolitique au Sahel. Face à Antonio Guterres, Karamoko Jean Marie Traoré a opposé une fin de non-recevoir aux analyses occidentales de la crise, dénonçant avec vigueur des discours « tronqués » et déconnectés des réalités du terrain.
Le chef de la diplomatie burkinabè a vigoureusement défendu l’approche de la Confédération des États du Sahel (AES), l’alliance stratégique qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Selon lui, les pays membres de l’AES ont réussi à poser un diagnostic endogène et précis de leurs difficultés sécuritaires. Le ministre Traoré est allé plus loin en affirmant que la crise sécuritaire sahélienne était désormais délibérément convertie en « un instrument de politique étrangère pour certains États » tiers, visant à déstabiliser la région ou à y maintenir des sphères d’influence.
Cette rencontre de haut niveau réaffirme la volonté du Burkina Faso de maintenir des canaux diplomatiques constructifs avec le sommet des Nations Unies, tout en réitérant sa ligne de conduite souverainiste et sa rupture avec les grilles de lecture géopolitiques traditionnelles.
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Bassirou Diomaye Faye échange avec Sergueï Lavrov sur les relations Sénégal-Russie et la succession à l’ONU.

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu, jeudi 24 septembre 2026 à New York, avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Les discussions ont porté sur les relations bilatérales, les enjeux internationaux de paix et de sécurité ainsi que sur la succession d’António Guterres à la tête de l’ONU.

Renforcer les relations entre Dakar et Moscou

Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont passé en revue les relations entre le Sénégal et la Russie et évoqué les perspectives de renforcement de leur coopération bilatérale.

Les échanges ont également porté sur la situation internationale et les questions liées à la paix et à la sécurité. À cette occasion, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’attachement du Sénégal au dialogue, au règlement pacifique des différends et au respect de la Charte des Nations unies.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des contacts diplomatiques menés par le chef de l’État sénégalais à New York, où il multiplie les échanges avec plusieurs dirigeants et responsables étrangers à l’occasion de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale.

La succession d’António Guterres au cœur des discussions

La question de l’élection du prochain secrétaire général des Nations unies a également été abordée. Le mandat d’António Guterres arrive à son terme le 31 décembre 2026, et son successeur doit prendre ses fonctions le 1ᵉʳ janvier 2027.

Le Sénégal soutient la candidature de l’ancien président Macky Sall. Le chef de l’État sénégalais a d’ailleurs renouvelé publiquement cet appui lors de son intervention à la tribune de l’Assemblée générale, en appelant les États membres à soutenir cette candidature.

Macky Sall était présent lors de la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Sergueï Lavrov, alors que la campagne diplomatique autour de la succession d’António Guterres se poursuit.

Un processus encore en cours

La désignation du prochain secrétaire général de l’ONU relève d’un processus impliquant d’abord le Conseil de sécurité, qui doit recommander un candidat à l’Assemblée générale. Les consultations indicatives menées au sein du Conseil constituent une étape préalable avant l’adoption d’une recommandation.

La rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Sergueï Lavrov intervient ainsi dans une période où le Sénégal cherche à faire connaître sa position auprès de différents partenaires internationaux concernant cette succession.

Au-delà de cette question, l’entretien a également permis aux deux parties de réaffirmer leur volonté de maintenir le dialogue entre Dakar et Moscou sur les enjeux internationaux et les perspectives de coopération bilatérale.

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À l’ONU, S.E Mamadi Doumbouya présente Simandou 2040 comme un moteur de transformation de la Guinée.

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a présenté, mercredi 23 septembre 2026 à New York, le programme Simandou 2040 comme l’un des principaux leviers de transformation économique de la Guinée. S’exprimant devant la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État a défendu une stratégie de développement reposant sur la valorisation des ressources nationales et l’adaptation des politiques publiques aux réalités du pays.

Simandou 2040 au cœur de la stratégie économique

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a présenté Simandou 2040 comme une stratégie dépassant le seul secteur minier. Selon le président guinéen, le programme doit contribuer à transformer durablement l’économie en soutenant notamment les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’industrie, l’éducation et la santé.

Il a également mis en avant plusieurs projets qu’il associe à cette dynamique, notamment le développement du mégaprojet Simandou, la construction de plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées ainsi que la réalisation d’infrastructures scolaires et sanitaires.

Sur le volet industriel, le chef de l’État a évoqué la construction de trois raffineries d’alumine et d’une raffinerie d’or, présentée dans son discours comme la plus importante du continent en matière de capacité de production. Ces investissements sont, selon lui, destinés à renforcer la transformation locale des ressources et à accroître leur contribution à l’économie nationale.

Miser sur les compétences et l’emploi des jeunes

La question de la jeunesse a également occupé une place importante dans le discours présidentiel. Mamadi Doumbouya a notamment cité Simandou Academy, une initiative destinée à développer des formations en adéquation avec les besoins du marché du travail.

À travers ce dispositif, le gouvernement entend renforcer les compétences professionnelles des jeunes et favoriser leur insertion dans les secteurs liés aux transformations économiques en cours, ainsi que l’emploi et l’entrepreneuriat.

Le président guinéen a ainsi présenté le développement des compétences comme un complément nécessaire aux investissements dans les infrastructures et l’industrie.

Une vision du développement fondée sur les réalités nationales

Au-delà des projets économiques, Mamadi Doumbouya a défendu une approche du développement reposant sur l’adaptation des modèles institutionnels et économiques aux contextes propres à chaque pays.

« Lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État guinéen a également fait référence à son précédent passage à la tribune de l’ONU, trois ans auparavant. Il a expliqué vouloir cette fois présenter des éléments relatifs à la trajectoire suivie par la Guinée et aux choix effectués depuis son arrivée au pouvoir.

Il a notamment évoqué l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation du cycle électoral direct, dont le financement est, selon lui, assuré par le Trésor public guinéen.

Pour un partenariat renouvelé avec l’Afrique

Sur le plan international, Mamadi Doumbouya a appelé à une évolution des relations entre l’Afrique et ses partenaires. Il a plaidé pour des partenariats reposant sur le respect des souverainetés nationales et une logique de « co-construction gagnant-gagnant ».

Le président guinéen a cité plusieurs expériences de pays d’Asie et du Proche-Orient qui, selon lui, ont adapté des expériences internationales à leurs propres réalités nationales. Il a estimé que les pays africains pouvaient également s’inspirer de ces trajectoires tout en construisant leurs propres modèles.

La Guinée veut renforcer son rôle international

En conclusion de son intervention, Mamadi Doumbouya a assuré que la Guinée entendait poursuivre sa coopération avec la communauté internationale tout en défendant ses intérêts nationaux.

Il a présenté son pays comme un « partenaire fiable, ouvert et engagé », attaché au respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

À travers ce discours, le président guinéen a ainsi placé Simandou 2040 au centre de sa présentation de la stratégie de transformation économique du pays, tout en défendant une vision plus large fondée sur la valorisation des ressources, le développement des infrastructures, la formation des jeunes et le renforcement des partenariats internationaux.

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ONU : La Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye plaide pour un espace numérique plus sûr et inclusif pour les enfants

En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première Dame du Sénégal, Marie Khone Faye, a participé à New York à une rencontre consacrée à la protection des enfants dans l’environnement numérique.

Organisée à l’invitation d’Emine Erdoğan, Première Dame de Turquie, cette rencontre avait pour thème : « Promouvoir une architecture numérique sûre, éthique et inclusive pour nos enfants ». Elle a réuni plusieurs acteurs engagés sur les questions liées à l’enfance, à l’éducation et aux nouvelles technologies.

Pour un accès équitable et sécurisé au numérique

Dans son intervention, Marie Khone Faye a souligné l’importance de garantir aux enfants un accès équitable aux technologies numériques, tout en les protégeant contre les risques liés à leur utilisation.

La Première Dame du Sénégal a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la protection des données personnelles des enfants et de mieux encadrer leurs usages numériques. Elle a également appelé à une mobilisation collective afin que les enfants soient davantage pris en compte dans les décisions relatives à leur environnement numérique.

Selon cette approche, les technologies doivent pouvoir contribuer à l’éducation, à l’apprentissage et à l’ouverture sur le monde, tout en réduisant l’exposition des plus jeunes aux différents risques présents en ligne.

Le New Deal Technologique mis en avant

Marie Khone Faye a également présenté certaines orientations du Sénégal en matière de transformation numérique. Elle a notamment évoqué le New Deal Technologique, inscrit dans l’Agenda Sénégal 2050, ainsi que les initiatives visant à promouvoir des usages responsables des technologies et à renforcer la protection des enfants sur Internet.

Cette prise de parole intervient alors que la sécurité numérique des enfants s’impose progressivement comme un enjeu majeur dans les discussions internationales. Protection des données, accès équitable aux outils numériques, éducation aux médias et aux technologies figurent parmi les principales préoccupations soulevées autour de cette question.

Une mobilisation internationale pour l’enfance

La rencontre organisée à New York témoigne de la volonté de renforcer la coopération autour de la protection des enfants dans un environnement numérique en constante évolution.

À l’issue de son intervention, Marie Khone Faye a exprimé sa reconnaissance à Emine Erdoğan, à l’UNICEF et aux Nations unies pour cette initiative consacrée aux enjeux auxquels les enfants sont confrontés à l’ère du numérique.

À travers cette participation, le Sénégal a ainsi mis en avant les enjeux liés à la protection de l’enfance dans sa stratégie de transformation numérique, tout en prenant part aux échanges internationaux consacrés à la construction d’un environnement numérique plus sûr et inclusif pour les jeunes générations.

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Assemblée générale de l’ONU : S.E Mamadi Doumbouya prend part à l’ouverture de la 81e session à New York

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a participé, mardi 22 septembre 2026 à New York, à l’ouverture du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Aux côtés de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, le dirigeant guinéen prend part à ce rendez-vous diplomatique annuel qui réunit les représentants des États membres de l’Organisation des Nations Unies. La session constitue un cadre majeur de dialogue sur les principales questions internationales et les enjeux auxquels sont confrontés les États.

Une session placée sous le signe de la confiance et de l’action

La 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème : « Restaurer la confiance, gérer la transformation : des Nations Unies qui apportent des résultats pour tous. »

Cette orientation met l’accent sur la nécessité de renforcer la confiance dans le système multilatéral et de permettre aux institutions internationales d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains.

Durant la semaine de haut niveau, les dirigeants et délégations doivent notamment échanger sur les questions liées à la paix et à la sécurité internationales, au développement durable, au changement climatique ainsi qu’à la coopération entre les États.

Les nouveaux enjeux au cœur des échanges

Les discussions portent également sur des sujets émergents qui prennent une place croissante dans les relations internationales. Parmi eux figurent la gouvernance de l’intelligence artificielle, les transformations technologiques et les moyens de renforcer la coopération multilatérale face aux mutations économiques, environnementales et géopolitiques.

Pour la Guinée, la participation du président Mamadi Doumbouya à cette session inscrit le pays dans les échanges internationaux consacrés à ces différentes problématiques. La présence du chef de l’État à New York intervient ainsi dans le cadre des activités diplomatiques de la Guinée au sein de l’Organisation des Nations Unies.

La semaine de haut niveau offre par ailleurs aux dirigeants présents l’occasion de tenir des rencontres bilatérales et d’échanger avec leurs homologues sur des questions d’intérêt commun.

À travers cette 81e session, l’Assemblée générale de l’ONU poursuit ainsi ses discussions sur l’adaptation du multilatéralisme aux réalités actuelles et sur la recherche de réponses collectives aux défis internationaux.

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Guterres relance le débat sur la représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a une nouvelle fois appelé à une réforme du Conseil de sécurité afin de mieux refléter les réalités géopolitiques contemporaines. Lors de l’ouverture du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, mardi 22 septembre 2026 à New York, il a particulièrement insisté sur la sous-représentation de l’Afrique au sein de cet organe.

António Guterres a notamment souligné qu’après huit décennies d’existence de l’Organisation, l’Afrique, qui constitue la région comptant le plus grand nombre d’États membres de l’ONU et qui joue un rôle important dans les opérations de maintien de la paix, demeure absente de la catégorie des membres permanents du Conseil de sécurité. Il a qualifié cette situation d’« injuste et indéfendable ».

Un Conseil créé dans un contexte géopolitique différent

Dans son intervention, le secrétaire général a replacé cette question dans le contexte historique de la création de l’ONU. Le Conseil de sécurité a été institué après la Seconde Guerre mondiale, à une époque où une grande partie du continent africain était encore sous domination coloniale.

Pour Guterres, l’évolution du poids politique, économique et démographique des différentes régions du monde justifie aujourd’hui une adaptation de la composition du Conseil. Il a indiqué soutenir les négociations intergouvernementales menées sous l’égide de l’Assemblée générale afin de rendre cet organe « plus représentatif, transparent et conforme aux réalités géopolitiques » actuelles.

Le secrétaire général a également estimé que la question de la représentation des régions actuellement sous-représentées devait rester une priorité, en particulier pour l’Afrique.

La revendication africaine au cœur des discussions

La réforme du Conseil de sécurité constitue depuis plusieurs années un dossier majeur des négociations intergouvernementales de l’ONU. La position commune de l’Union africaine, notamment à travers le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte, demande deux sièges permanents pour l’Afrique, avec les mêmes prérogatives que les autres membres permanents, ainsi que cinq sièges non permanents.

Cette revendication est régulièrement défendue par les États africains dans les discussions consacrées à la réforme du Conseil. Elle porte notamment sur la nécessité de corriger ce que les pays africains considèrent comme une sous-représentation historique du continent dans les instances internationales de décision.

Une réforme liée à la crédibilité du multilatéralisme

Dans son discours, Guterres a également lié la réforme du Conseil de sécurité à la crédibilité du système multilatéral. Il a estimé qu’un Conseil capable de fonctionner efficacement devait également bénéficier d’une représentation correspondant davantage aux réalités internationales actuelles.

Son intervention intervient alors que l’ONU est confrontée à plusieurs crises majeures, notamment au Moyen-Orient, en Ukraine, au Soudan et au Myanmar. Le secrétaire général a appelé les États membres à renforcer la coopération internationale et à appliquer les principes de la Charte des Nations unies de manière cohérente.

Le débat sur la réforme du Conseil de sécurité reste toutefois soumis aux négociations entre les États membres et aucune modification de sa composition permanente n’a été arrêtée à ce stade. L’appel de Guterres s’inscrit donc dans un processus diplomatique plus large, au sein duquel les différentes propositions de réforme continuent d’être discutées.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye attendu à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar lundi 21 septembre 2026 à destination de New York, aux États-Unis. Le chef de l’État doit participer à la semaine de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Cette étape intervient après les déplacements effectués par le président sénégalais à Washington et à Abu Dhabi au cours de la semaine précédente, dans le cadre de ses échanges avec différents partenaires du Sénégal.

Le Sénégal à la tribune des Nations unies

À New York, Bassirou Diomaye Faye prendra part aux principales activités de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU, qui réunit chaque année les dirigeants et représentants des États membres autour des grands enjeux internationaux.

Cette participation constitue pour le Sénégal une occasion de présenter ses priorités, de porter ses positions sur les questions d’intérêt international et de poursuivre les échanges avec ses partenaires.

Une séquence diplomatique internationale

Le déplacement à New York prolonge une série d’engagements diplomatiques menés récemment par le chef de l’État. Après Washington et Abu Dhabi, cette nouvelle étape s’inscrit dans la volonté affichée de maintenir le dialogue avec les partenaires du Sénégal et de renforcer les relations de coopération.

La présence du président sénégalais à la 81ᵉ Assemblée générale offre également un cadre pour les rencontres bilatérales et les discussions avec des responsables étrangers et des représentants d’organisations internationales.

À travers cette participation, le Sénégal entend ainsi faire entendre sa voix au sein du concert des nations et poursuivre ses échanges sur les principaux dossiers internationaux.

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Guinée/81ème session Ordinaire de l’AG de l’ONU : le Président Mamadi Doumbouya quitte Conakry ce lundi.

Conakry, 20 sept (AGP)-A travers un communiqué du cabinet civil de la Présidence de la République, le Président Mamadi Doumbouya, quitte Conakry ce lundi 21 septembre 2026 pour la 81ème session Ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Ce déplacement du Président Mamadi Doumbouya s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations diplomatiques et de la coopération entre la République de Guinée et ses partenaires internationaux.

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L’UA salue l’adoption de la résolution « Corriger la carte ».

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution portée par le Togo visant à promouvoir des représentations cartographiques plus fidèles aux superficies réelles des territoires. Le texte, soutenu par une large majorité d’États membres, a été salué par l’Union africaine, qui y voit une avancée dans la manière de représenter les réalités géographiques du continent africain.

Une large majorité en faveur du texte togolais

Présentée au nom du Groupe africain aux Nations unies, la résolution dite « Corriger la carte » a recueilli 164 voix favorables, contre une seule opposition et six abstentions. Les États-Unis ont été le seul pays à voter contre.

Le texte n’impose toutefois pas une nouvelle norme cartographique mondiale. Il recommande plutôt, lorsque la comparaison des superficies constitue un enjeu important, de privilégier des projections dites « à surfaces équivalentes », capables de mieux préserver les proportions réelles des territoires.

Parmi les projections citées figure notamment Equal Earth, conçue pour offrir une représentation plus proportionnelle des différentes régions du globe.

La projection de Mercator au cœur du débat

L’initiative togolaise s’inscrit dans un débat ancien sur les limites de la projection de Mercator. Développée au XVIᵉ siècle et particulièrement adaptée à la navigation, cette représentation du globe déforme progressivement les superficies à mesure que l’on s’éloigne de l’équateur.

Les territoires situés aux latitudes élevées apparaissent ainsi visuellement beaucoup plus vastes qu’ils ne le sont réellement, tandis que les régions proches de l’équateur peuvent sembler relativement réduites.

L’Afrique constitue l’un des exemples les plus souvent cités pour illustrer cette distorsion. Avec une superficie d’environ 30,4 millions de kilomètres carrés, le continent est près de quatorze fois plus vaste que le Groenland, alors que certaines cartes utilisant la projection de Mercator peuvent donner l’impression d’une différence beaucoup moins importante.

La résolution ne remet cependant pas en cause l’utilisation de Mercator pour les applications auxquelles cette projection reste particulièrement adaptée, notamment la navigation maritime. Elle encourage plutôt le recours à d’autres représentations lorsque l’objectif est de comparer fidèlement la taille des territoires.

L’Union africaine salue une initiative portée par le Togo

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, s’est félicité de l’adoption du texte et a salué le rôle joué par le Togo dans son élaboration et sa promotion auprès des États membres des Nations unies.

Il a également rendu hommage au président togolais Faure Essozimna Gnassingbé ainsi qu’au Groupe africain à New York, estimant que l’adoption de la résolution illustre la capacité des États africains à défendre collectivement une initiative sur la scène internationale.

Pour le responsable de l’organisation continentale, cette décision constitue une étape importante dans la prise en compte de données géographiques plus objectives dans les représentations internationales.

Au-delà des cartes, une question de perception

Pour ses promoteurs, l’enjeu dépasse largement la seule technique cartographique. La manière dont les territoires sont représentés peut en effet influencer la perception que le public se fait de leur poids géographique et de leur importance relative.

L’Union africaine encourage ainsi les organisations internationales, les établissements d’enseignement, les éditeurs et les plateformes numériques à adopter progressivement des cartes utilisant des projections plus adaptées à la comparaison des superficies.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a résumé la portée symbolique de l’initiative en estimant que « corriger la carte » revient également à revoir la manière dont le monde est perçu.

L’adoption de cette résolution marque ainsi une étape dans le débat sur la représentation géographique du monde. Pour l’Union africaine, l’objectif est désormais de faire évoluer progressivement les pratiques afin que la représentation cartographique du continent corresponde davantage à ses dimensions réelles.