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Macky Sall présente sa vision pour l’ONU : multilatéralisme renforcé, réforme et adaptation aux nouveaux défis mondiaux.

Dans le cadre du processus de désignation du futur Secrétaire général des Nations unies, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a exposé ce mercredi 22 avril 2026 sa vision stratégique devant les États membres de l’organisation. Son intervention s’inscrit dans un contexte international marqué par une accumulation de crises et des transformations technologiques profondes.

Un monde en mutation entre crises structurelles et révolution technologique

Devant les représentants des pays membres, Macky Sall a dressé un diagnostic préoccupé de la situation mondiale, caractérisée par la multiplication des tensions sécuritaires, les effets du dérèglement climatique et la persistance des inégalités économiques.

Il a également insisté sur l’émergence de nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle, qu’il considère à la fois comme une opportunité majeure et un défi de gouvernance globale. Selon lui, ces évolutions nécessitent un encadrement international renforcé afin d’en garantir un usage équitable et bénéfique.

Dans cette perspective, il a appelé à une adaptation des mécanismes de gouvernance mondiale, estimant que les institutions internationales doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations en cours.

Le multilatéralisme comme pilier de l’action internationale

Au cœur de son discours, l’ancien chef de l’État sénégalais a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, qu’il juge indispensable face à des défis dépassant les capacités des États pris isolément.

Il a insisté sur la nécessité de préserver ce cadre de coopération, qu’il considère comme essentiel à la promotion de la paix, des droits humains et du développement inclusif.

Une expérience politique au service de la diplomatie internationale

Macky Sall a également mis en avant son parcours de près de quarante années dans la vie publique, marqué par des fonctions successives dans l’administration, au gouvernement, à la tête de l’Assemblée nationale et à la présidence de la République pendant douze ans.

Il a souligné une pratique du pouvoir fondée sur la concertation et le dialogue, affirmant avoir été confronté à la gestion de réformes complexes et à des arbitrages politiques majeurs. Cette expérience, enrichie par des échanges réguliers avec des dirigeants internationaux dans des cadres tels que le G7 et le G20, constitue selon lui un atout pour la conduite d’une organisation multilatérale.

Restaurer la confiance et renforcer l’efficacité de l’ONU

Dans sa vision, l’un des enjeux centraux réside dans la restauration de la confiance entre les États et le renforcement de l’efficacité de l’action collective. Il a plaidé pour une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une coopération accrue entre les Nations unies et les organisations régionales.

Il a également insisté sur la nécessité de repenser les opérations de maintien de la paix afin de les adapter aux réalités contemporaines des conflits.

Droits humains et développement : des priorités indissociables

Abordant la question des droits fondamentaux, Macky Sall a réaffirmé leur caractère universel, couvrant à la fois les droits civils et politiques ainsi que les droits économiques, sociaux et culturels.

Sur le plan du développement, il a alerté sur l’aggravation des déséquilibres économiques, la progression de l’endettement dans de nombreux pays et les difficultés particulières rencontrées par les jeunes et les femmes. Il a plaidé pour un modèle fondé sur le partenariat, l’investissement et le commerce, estimant que l’aide publique seule ne peut répondre aux besoins croissants.

Dans ce cadre, il a évoqué le rôle du Forum sur le financement du développement, qu’il considère comme un instrument à renforcer pour améliorer l’accès au crédit et soutenir la croissance dans les pays en développement.

Il a également établi un lien entre développement et migrations, estimant que l’amélioration des conditions de vie dans les pays d’origine constitue un levier essentiel pour réduire les migrations irrégulières.

Une réforme profonde de l’Organisation des Nations unies

Enfin, Macky Sall a appelé à une réforme structurelle de l’ONU, articulée autour de trois axes : rationalisation, simplification et optimisation.

Il a souligné la nécessité de mieux coordonner les agences, fonds et programmes onusiens afin d’éviter les doublons et d’améliorer la lisibilité de l’action internationale. Il a également plaidé pour une plus grande réactivité face aux crises, qu’elles soient sécuritaires, sanitaires ou climatiques, en réduisant les lourdeurs administratives.

Selon lui, chaque action de l’organisation doit produire des résultats concrets et mesurables, dans un cadre de gestion plus rigoureux et transparent.

Il a enfin évoqué la réforme du Conseil de sécurité, appelant à une évolution consensuelle visant à renforcer sa légitimité et son efficacité.

Concluant son intervention, Macky Sall a estimé que l’évolution des Nations unies passe par une fidélité renouvelée à leurs principes fondateurs, tout en les adaptant aux défis du XXIe siècle, affirmant sa volonté de contribuer activement à cette transformation.

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ONU : Macky Sall attendu pour son audition décisive.

Au siège des Nations unies à New York, le processus de désignation du prochain secrétaire général s’accélère avec la tenue des auditions publiques des candidats, une étape clé dans la course à la succession de António Guterres.

Macky Sall attendu devant les États membres

Parmi les personnalités en lice, l’ancien président sénégalais Macky Sall doit être auditionné ce mercredi à 15 heures (heure de New York), soit 19 heures en temps universel. Cet exercice, très attendu, le placera face aux représentants des États membres ainsi qu’à des acteurs de la société civile.

Un exercice de transparence et d’évaluation

Organisées sous l’autorité de la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, ces auditions publiques visent à renforcer la transparence du processus de sélection. Chaque candidat est invité à présenter une déclaration liminaire, avant de répondre pendant plusieurs heures à des questions portant sur son expérience, ses priorités et sa vision pour l’organisation.

Quatre candidats pour un poste stratégique

Selon la liste publiée par l’ONU, quatre personnalités sont actuellement en compétition : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall.

Le poste de secrétaire général revêt une importance stratégique dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de développement et de droits humains.

Une vision axée sur la réforme du multilatéralisme

Dans son document de vision intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », Macky Sall dresse le constat d’une « crise profonde et systémique » du système international. Il y plaide pour une réforme de l’ONU autour de trois axes principaux : une approche intégrée reliant paix, sécurité et développement, la relance du multilatéralisme et le renforcement de la gouvernance de l’institution.

Une audition déterminante dans un contexte incertain

L’audition de Macky Sall est perçue comme un moment clé dans l’évaluation de sa candidature. À l’heure où le système multilatéral fait face à des remises en question profondes, le choix du prochain secrétaire général apparaît déterminant pour l’avenir et l’efficacité de l’action des Nations unies.

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ONU : Macky Sall auditionné dans la course au poste de secrétaire général.

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, franchit une nouvelle étape dans sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Il sera auditionné le 20 avril 2026 au siège de l’institution à New York, dans le cadre du processus de sélection des candidats jugés recevables.

Une audition décisive dans le processus de sélection

Selon des informations relayées par le think tank Africa WorldWide, cette audition portera principalement sur la présentation de sa profession de foi et de sa vision pour l’organisation.

Cette étape constitue un moment clé dans la procédure de désignation, permettant d’évaluer la capacité des candidats à incarner les priorités et les valeurs du système multilatéral.

Le multilatéralisme au cœur du projet

Dans son projet, Macky Sall met en avant un renforcement du multilatéralisme, qu’il considère comme indispensable pour :

  • promouvoir la paix et la sécurité internationales ;
  • revitaliser le droit international ;
  • instaurer un système mondial fondé sur une justice plus équilibrée entre les nations.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes et une remise en question de l’efficacité des institutions internationales.

Une candidature contestée au niveau national

Malgré cette ambition internationale, la candidature de l’ancien chef de l’État ne fait pas consensus au Sénégal.

L’Association pour la Protection des Droits Humains a saisi le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme afin de s’opposer à cette candidature, illustrant les débats qu’elle suscite sur le plan national.

Une succession attendue fin 2026

Cette audition intervient dans le cadre du processus visant à désigner le successeur de l’actuel secrétaire général de l’ONU, dont le mandat arrive à échéance fin 2026.

La procédure, encadrée par les États membres, devrait se poursuivre dans les mois à venir, avant une décision finale attendue d’ici la fin de l’année.

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Candidature de Macky Sall à l’ONU : Dakar prend ses distances.

Le gouvernement sénégalais affirme ne pas avoir été associé à la démarche portant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. La précision a été apportée par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un entretien accordé au quotidien Sud Quotidien.

Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, l’exécutif a découvert l’information par voie de presse le 2 mars, avant d’en recevoir confirmation par la représentation permanente du Sénégal à New York. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de la transmission d’une lettre émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations unies, relative à la candidature de l’ancien chef de l’État.

Une initiative portée par le Burundi au nom de l’Union africaine

La démarche a été initiée par le Burundi, dirigé par le président Évariste Ndayishimiye, qui assure également la présidence en exercice de l’Union africaine. Toutefois, Cheikh Niang insiste sur un point : le gouvernement du Sénégal n’a pas été associé à cette initiative telle que formulée dans la correspondance adressée aux instances onusiennes.

Le ministre précise en outre que la question n’a pas fait l’objet de discussions officielles lors du dernier sommet de l’Union africaine tenu en février, ni d’un quelconque endossement formel par les chefs d’État et de gouvernement du continent.

Une « double liberté » diplomatique

Pour autant, le chef de la diplomatie rappelle les principes encadrant ce type de candidature au sein du système onusien. Toute personnalité estimant remplir les critères requis est libre de se porter candidate, et tout État membre conserve le droit souverain de proposer le profil de son choix.

Cheikh Niang évoque ainsi une « double liberté », à la fois individuelle et nationale, conforme aux usages diplomatiques en vigueur aux Nations unies. Cette précision vise à replacer la candidature dans son cadre institutionnel, sans pour autant valider ou invalider l’initiative.

Le soutien du Sénégal toujours en suspens

La position officielle de Dakar n’est, à ce stade, pas arrêtée. Le ministre révèle que Macky Sall a adressé une lettre sollicitant le soutien de sa candidature au président Bassirou Diomaye Faye.

Toutefois, aucune décision n’a encore été prise. La demande demeure à l’examen, et le délai de dépôt des candidatures n’est pas encore expiré. « Nous verrons, à l’expiration de ce délai, quelle suite sera réservée à cette demande », indique le ministre.

Dans ce dossier à forte portée diplomatique, le Sénégal adopte donc une posture de réserve stratégique, évitant pour l’heure tout engagement formel dans une course internationale où les équilibres politiques et régionaux demeurent déterminants.

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L’Union africaine propulse Macky Sall pour la tête de l’ONU.

La représentation du Burundi auprès des Nations Unies a officiellement transmis une lettre de nomination au Président de l’Assemblée générale et au Président du Conseil de sécurité, actant la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Cette démarche est portée par l’Union africaine, dont le Burundi assure actuellement la présidence tournante.

Signée par l’ambassadeur Zéphyrin Maniratanga, la lettre souligne clairement la dimension continentale de cette candidature. En se présentant comme « Chair of the African Union », le Burundi inscrit cette initiative dans une logique collective, traduisant la volonté de l’Afrique de peser davantage dans la gouvernance mondiale.

Le courrier a été adressé à Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale, ainsi qu’à Michael G. Waltz, président du Conseil de sécurité pour mars 2026. Ces deux instances jouent un rôle central dans le processus de désignation du successeur de António Guterres, dont le mandat arrive à échéance fin 2026.

Une vision pour « refonder le multilatéralisme »

Dans sa déclaration de vision intitulée Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur, Macky Sall dresse un constat critique de l’état actuel du système onusien. Il évoque une organisation confrontée à une défiance croissante, à des limites d’efficacité et à un risque d’affaiblissement inédit.

Pour y répondre, l’ancien président sénégalais propose une réforme structurée autour de trois axes majeurs. Le premier vise à renforcer le lien entre paix, sécurité et développement, notamment à travers des mécanismes d’alerte précoce plus performants et une meilleure coordination entre opérations de maintien de la paix et actions humanitaires, avec une attention particulière aux États fragiles.

Le deuxième pilier ambitionne de revitaliser le multilatéralisme. Macky Sall y voit un Secrétaire général jouant un rôle de facilitateur entre États membres, société civile et secteur privé, tout en intégrant des enjeux transversaux comme l’intelligence artificielle, les migrations ou encore les violences faites aux femmes.

Enfin, le troisième axe concerne la gouvernance interne de l’Organisation. Il plaide pour une rationalisation des structures, une simplification des प्रक्रés et une optimisation des ressources, notamment grâce à un financement plus prévisible et à un recours accru aux outils numériques.

Un profil politique et international expérimenté

Macky Sall met en avant un parcours de plus de quatre décennies au sommet de l’État et des institutions. Ancien directeur général de PETROSEN, il a occupé plusieurs fonctions clés au Sénégal, dont celles de ministre des Mines, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et chef de l’État entre 2012 et 2024.

Sur la scène internationale, il a également exercé des responsabilités majeures, notamment à la tête de l’Union africaine (2022–2023), de la CEDEAO (2015–2016) et du NEPAD (2013–2019). Il a notamment contribué à l’intégration de l’Afrique au G20, renforçant ainsi la visibilité du continent dans les instances économiques mondiales.

Une stratégie continentale assumée

Le choix d’une présentation portée par l’Union africaine, plutôt que par le seul Sénégal, traduit une stratégie diplomatique assumée. En faisant de Macky Sall le candidat des 55 États membres, l’organisation continentale entend maximiser son poids au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cette approche collective vise à renforcer la crédibilité de la candidature africaine et à inscrire la démarche dans une dynamique d’unité, à un moment où les équilibres du multilatéralisme sont en pleine recomposition.

« Mon objectif stratégique consiste à restaurer la confiance dans le multilatéralisme », affirme Macky Sall dans sa déclaration. Une ambition qui s’accompagne d’un appel à l’action, invitant les États membres à faire preuve de clarté, de courage et de discipline pour permettre à l’ONU de se réinventer face aux défis contemporains.

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AES à l’ONU : une voix unie du Sahel pour un partenariat mondial équitable

Dans les coulisses de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, la Confédération des États du Sahel (AES) s’est affirmée avec force et détermination. Réunis à Manhattan le 27 septembre, les Premiers ministres du Niger, du Burkina Faso et du Mali ont porté haut les ambitions d’un Sahel en pleine redéfinition.

Au-delà des discours protocolaires, cette présence collective a marqué un tournant. Les dirigeants sahéliens ont défendu une vision : celle d’un partenariat mondial plus juste, fondé sur l’égalité, la souveraineté et la reconnaissance des réalités africaines. Leur message, clair et ferme, résonne comme un appel à repenser les rapports entre le continent africain et le reste du monde.

Alors que la région fait face à des défis sécuritaires, économiques et climatiques, l’AES se présente comme une réponse concertée et solidaire. Les Premiers ministres ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale sans ingérence, tout en ouvrant la voie à de nouveaux modèles de développement endogènes.

À un moment charnière pour l’Afrique, où se jouent la paix et la stabilité, l’unité affichée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali illustre la volonté d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Sahel. Plus qu’un symbole diplomatique, cette démarche traduit la montée en puissance d’une Afrique qui entend désormais parler d’une seule voix sur la scène mondiale.

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Dialogue au sommet : ONU–Burkina Faso, un partenariat réaffirmé pour le développement.

En marge de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, le Burkina Faso et l’Organisation des Nations Unies ont tenu un dialogue de haut niveau marqué par une volonté commune : renforcer leur partenariat en faveur du développement durable.

Un engagement mutuel renouvelé

La délégation burkinabè, conduite par le Premier ministre, a échangé avec les responsables onusiens sur les priorités nationales, notamment la sécurité alimentaire, la résilience climatique, l’éducation et la consolidation de la paix. L’ONU a salué les efforts du Burkina Faso en matière de gouvernance et a réaffirmé son appui technique et financier aux programmes structurants du pays.

Le développement au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur la nécessité d’accompagner la transition socio-économique du Burkina Faso à travers des initiatives concrètes :

  • Soutien aux projets agricoles et énergétiques

  • Promotion de l’éducation et de l’insertion des jeunes

  • Renforcement de la résilience face aux défis sécuritaires et climatiques

Une coopération stratégique

Ce dialogue illustre l’importance de la coopération entre le Burkina Faso et l’ONU dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Les deux parties ont convenu de maintenir une concertation régulière pour assurer la mise en œuvre efficace des engagements pris.

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ONU : le Président du Sénégal plaide pour la fin de la tragédie à Gaza.

À l’occasion de la conférence de haut niveau sur la question palestinienne, organisée en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République du Sénégal a prononcé un discours fort et sans équivoque, rappelant au monde l’urgence d’agir face à la tragédie qui frappe Gaza.

Dans son allocution, le Chef de l’État a dénoncé la situation humanitaire alarmante dans l’enclave palestinienne, qualifiant les violences de « nettoyage ethnique aux allures indescriptibles ». Il a insisté sur la responsabilité morale de la communauté internationale et sur le danger du silence : « Ne rien dire face à l’inhumanité équivaut à une complicité passive », a-t-il affirmé devant un parterre de diplomates et de chefs d’État.

Réaffirmant la position constante du Sénégal, il a appelé à des mesures concrètes et immédiates : mettre fin à l’occupation, instaurer un cessez-le-feu durable, garantir l’acheminement rapide de l’aide humanitaire et œuvrer à la concrétisation de la solution à deux États, qu’il a présentée comme la seule voie vers une paix, une justice et une sécurité durables pour les peuples israélien et palestinien.

En sa qualité de Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Président sénégalais a lancé un appel vibrant à la conscience universelle : « Défendre la Palestine, ce n’est pas choisir un camp, c’est défendre la vie, la justice et notre humanité commune. » Il a souligné que la question palestinienne ne concerne pas uniquement le Moyen-Orient, mais engage l’ensemble de la communauté internationale sur le terrain des valeurs fondamentales que sont le droit, la dignité et l’équité.

Le Président a également mis en lumière le rôle de l’Afrique dans le soutien à la Palestine. Il a rappelé que le Sénégal, à l’instar de nombreux pays africains, demeure engagé dans les efforts diplomatiques visant à promouvoir un règlement pacifique et durable. Selon lui, le continent africain a une responsabilité particulière pour défendre la justice et les droits humains, se basant sur son propre héritage de lutte contre la colonisation et pour l’indépendance nationale.

Les réactions à l’ONU ont été immédiates. Plusieurs délégations ont salué la fermeté et la clarté du message sénégalais, soulignant l’importance d’un leadership africain cohérent et constructif dans les dossiers internationaux. L’allocution s’inscrit dans un contexte où la crise à Gaza a atteint des niveaux critiques, avec des milliers de civils touchés, des infrastructures détruites et un accès limité à l’aide humanitaire.