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ONU : le Zimbabwe élu membre non permanent du Conseil de sécurité pour 2027-2028.

Le Zimbabwe a été élu mercredi membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2027-2028. Cette élection, validée par l’Assemblée générale de l’ONU, marque une étape importante pour la diplomatie zimbabwéenne, qui fera ainsi son entrée au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales à compter du 1er janvier 2027.

Le mandat du Zimbabwe s’étendra sur deux ans, au cours desquels le pays participera aux délibérations et aux décisions concernant les principaux dossiers sécuritaires et géopolitiques inscrits à l’agenda des Nations Unies.

Cinq nouveaux membres élus pour le Conseil de sécurité

Outre le Zimbabwe, quatre autres pays ont été élus pour siéger au Conseil de sécurité en qualité de membres non permanents : l’Autriche, le Kirghizistan, le Portugal et Trinité-et-Tobago.

Ce dernier représentera le groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes après avoir remporté l’élection face au Guyana.

Les cinq pays rejoindront officiellement le Conseil de sécurité en janvier 2027 et remplaceront le Danemark, la Grèce, le Pakistan, le Panama et la Somalie, dont les mandats arriveront à expiration le 31 décembre 2026.

Trinité-et-Tobago met en avant le dialogue et l’État de droit

À la suite de son élection, le ministre des Affaires étrangères et des Affaires de la CARICOM de Trinité-et-Tobago, Sean Sobers, a réaffirmé l’engagement de son pays en faveur du multilatéralisme et du respect du droit international.

Il a souligné que son pays avait toujours défendu l’État de droit, la promotion des droits humains et le respect des principes inscrits dans la Charte des Nations Unies. Selon lui, l’action de Trinité-et-Tobago au sein du Conseil sera guidée par la recherche du consensus, le dialogue et la promotion d’une paix durable dans un contexte international marqué par de nombreux défis.

Un rôle stratégique dans la gouvernance mondiale

Composé de quinze membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto, le Conseil de sécurité demeure l’organe le plus influent des Nations Unies en matière de paix et de sécurité internationales. Les dix membres non permanents y siègent pour un mandat de deux ans et participent aux discussions ainsi qu’aux votes sur les résolutions relatives aux conflits, aux sanctions internationales et aux opérations de maintien de la paix.

Pour le Zimbabwe, cette élection représente une opportunité de renforcer sa visibilité diplomatique sur la scène internationale et de contribuer aux débats portant sur les grands enjeux sécuritaires mondiaux.

L’arrivée de ces cinq nouveaux membres intervient dans un contexte marqué par la multiplication des crises internationales, les tensions géopolitiques croissantes et les appels récurrents à une réforme du système de gouvernance des Nations Unies afin de le rendre plus représentatif des réalités contemporaines.

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ONU : Macky Sall et Emmanuel Macron affichent leur convergence sur la réforme du multilatéralisme.

Dans un message publié mercredi, l’ancien chef de l’État a salué la qualité de cette rencontre, évoquant des discussions approfondies sur le rôle de l’ONU dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires, climatiques, économiques et géopolitiques.

Une vision commune pour une ONU plus représentative et efficace

Selon Macky Sall, les deux dirigeants partagent la même ambition d’une Organisation des Nations Unies davantage adaptée aux réalités du XXIe siècle.

« Nous partageons la vision d’une ONU ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il indiqué.

Cette position s’inscrit dans un débat de plus en plus présent au sein de la communauté internationale, où de nombreuses voix appellent à moderniser les mécanismes de gouvernance mondiale afin de mieux répondre aux défis contemporains.

Une rencontre dans un contexte de candidature à la tête de l’ONU

Cette audience intervient alors que Macky Sall figure parmi les personnalités en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations Unies.

En avril dernier, l’ancien président sénégalais a participé aux auditions organisées par l’Assemblée générale dans le cadre du processus de sélection du futur dirigeant de l’organisation. À cette occasion, il a présenté une vision centrée sur le renforcement du multilatéralisme, le dialogue entre les États et l’adaptation des institutions internationales aux mutations du monde.

Face aux États membres, il avait souligné la nécessité de répondre à des défis qu’il qualifie de « systémiques », notamment les rivalités géopolitiques, les conflits armés, le changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les bouleversements engendrés par les nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle.

Une réforme fondée sur l’efficacité et la coopération

Macky Sall plaide pour une ONU plus agile et plus performante, capable d’anticiper les crises et de renforcer la coopération internationale. Son projet repose notamment sur une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une collaboration accrue avec les organisations régionales.

L’ancien chef de l’État défend également une réforme institutionnelle articulée autour de trois principes : « rationaliser, simplifier et optimiser ». Il préconise notamment une meilleure coordination entre les différentes agences onusiennes ainsi qu’une réforme consensuelle du Conseil de sécurité afin de renforcer sa légitimité, son efficacité et sa représentativité.

Parallèlement, il appelle à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable et à repenser les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux enjeux liés à l’endettement, aux inégalités et à l’emploi.

Une succession très suivie à la tête des Nations Unies

La course à la succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achèvera le 31 décembre 2026, suscite un intérêt particulier au sein de la diplomatie internationale.

Outre Macky Sall, plusieurs personnalités de premier plan ont officiellement présenté leur candidature, parmi lesquelles l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan, ainsi que l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies María Fernanda Espinosa.

Le futur secrétaire général sera désigné à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale. Son mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans.

Dans ce contexte, la rencontre entre Macky Sall et Emmanuel Macron apparaît comme un nouvel épisode d’une campagne diplomatique qui pourrait peser dans les équilibres entourant la désignation du prochain chef des Nations Unies.

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ONU : Coly Seck élu à la tête de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale.

Le diplomate sénégalais Coly Seck a été élu président de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies pour la 81e session de l’organisation. Cette désignation constitue une nouvelle reconnaissance du rôle diplomatique du Sénégal au sein du système multilatéral et renforce la présence du pays dans les instances stratégiques de l’ONU.

L’élection est intervenue mardi à New York, lors de la 85e séance plénière de la 80e session de l’Assemblée générale. Les États membres ont procédé à cette occasion à la désignation des présidents, vice-présidents et membres des bureaux des six grandes commissions de l’organisation.

Une commission au cœur des grands dossiers internationaux

La Quatrième Commission, officiellement appelée Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation, est l’un des principaux organes de travail de l’Assemblée générale. Elle traite de plusieurs dossiers parmi les plus sensibles de l’agenda international.

Ses travaux portent notamment sur les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales, les questions de décolonisation, les politiques d’information des Nations Unies, l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique ainsi que les questions relatives aux territoires palestiniens occupés et aux activités de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

La présidence de cette commission place ainsi le Sénégal au centre des débats sur plusieurs enjeux géopolitiques majeurs.

Coly Seck salue la confiance des États membres

Dans un message relayé par la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies, Coly Seck a exprimé sa gratitude aux États membres pour la confiance accordée à son pays.

« Je me réjouis de servir les Nations Unies au mieux de mes capacités au cours de la 81e session », a déclaré le diplomate sénégalais.

Son mandat débutera officiellement avec l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale prévue en septembre 2026.

Une nomination dans un contexte de défis pour le multilatéralisme

Cette élection intervient à un moment où les Nations Unies sont confrontées à de multiples crises internationales et à des appels croissants en faveur d’une réforme de la gouvernance mondiale.

Lors de la même séance, le diplomate bangladais Khalilur Rahman a été élu président de la prochaine session de l’Assemblée générale. Il a évoqué un contexte marqué par « l’intensification des conflits, le rétrécissement de l’espace humanitaire, les reculs en matière de droits humains, les pressions sur le développement et les contraintes financières ».

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part estimé que la prochaine session représenterait à la fois « un moment de défis et de possibilités » pour l’organisation.

Une reconnaissance du rôle du Sénégal dans les opérations de paix

L’élection de Coly Seck est également perçue comme une reconnaissance de l’engagement constant du Sénégal en faveur du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Selon les données des Nations Unies, le Sénégal figure parmi les principaux contributeurs africains aux opérations de paix de l’organisation, avec plus de 3 000 militaires et policiers déployés dans différentes missions à travers le monde.

Pour conduire les travaux de la Commission, Coly Seck sera accompagné des vice-présidents Fahad Mohammad Alajm (Koweït), Deborah Maria Borg (Malte) et Andrei Nicolenco (Moldavie), ainsi que du rapporteur Matthew Moxey (Bahamas).

Cette nomination conforte la visibilité diplomatique du Sénégal sur la scène internationale et témoigne de la confiance accordée à son expertise dans la gestion des grands enjeux multilatéraux contemporains.

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Macky Sall présente sa vision pour l’ONU : multilatéralisme renforcé, réforme et adaptation aux nouveaux défis mondiaux.

Dans le cadre du processus de désignation du futur Secrétaire général des Nations unies, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a exposé ce mercredi 22 avril 2026 sa vision stratégique devant les États membres de l’organisation. Son intervention s’inscrit dans un contexte international marqué par une accumulation de crises et des transformations technologiques profondes.

Un monde en mutation entre crises structurelles et révolution technologique

Devant les représentants des pays membres, Macky Sall a dressé un diagnostic préoccupé de la situation mondiale, caractérisée par la multiplication des tensions sécuritaires, les effets du dérèglement climatique et la persistance des inégalités économiques.

Il a également insisté sur l’émergence de nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle, qu’il considère à la fois comme une opportunité majeure et un défi de gouvernance globale. Selon lui, ces évolutions nécessitent un encadrement international renforcé afin d’en garantir un usage équitable et bénéfique.

Dans cette perspective, il a appelé à une adaptation des mécanismes de gouvernance mondiale, estimant que les institutions internationales doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations en cours.

Le multilatéralisme comme pilier de l’action internationale

Au cœur de son discours, l’ancien chef de l’État sénégalais a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, qu’il juge indispensable face à des défis dépassant les capacités des États pris isolément.

Il a insisté sur la nécessité de préserver ce cadre de coopération, qu’il considère comme essentiel à la promotion de la paix, des droits humains et du développement inclusif.

Une expérience politique au service de la diplomatie internationale

Macky Sall a également mis en avant son parcours de près de quarante années dans la vie publique, marqué par des fonctions successives dans l’administration, au gouvernement, à la tête de l’Assemblée nationale et à la présidence de la République pendant douze ans.

Il a souligné une pratique du pouvoir fondée sur la concertation et le dialogue, affirmant avoir été confronté à la gestion de réformes complexes et à des arbitrages politiques majeurs. Cette expérience, enrichie par des échanges réguliers avec des dirigeants internationaux dans des cadres tels que le G7 et le G20, constitue selon lui un atout pour la conduite d’une organisation multilatérale.

Restaurer la confiance et renforcer l’efficacité de l’ONU

Dans sa vision, l’un des enjeux centraux réside dans la restauration de la confiance entre les États et le renforcement de l’efficacité de l’action collective. Il a plaidé pour une diplomatie préventive plus active, fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une coopération accrue entre les Nations unies et les organisations régionales.

Il a également insisté sur la nécessité de repenser les opérations de maintien de la paix afin de les adapter aux réalités contemporaines des conflits.

Droits humains et développement : des priorités indissociables

Abordant la question des droits fondamentaux, Macky Sall a réaffirmé leur caractère universel, couvrant à la fois les droits civils et politiques ainsi que les droits économiques, sociaux et culturels.

Sur le plan du développement, il a alerté sur l’aggravation des déséquilibres économiques, la progression de l’endettement dans de nombreux pays et les difficultés particulières rencontrées par les jeunes et les femmes. Il a plaidé pour un modèle fondé sur le partenariat, l’investissement et le commerce, estimant que l’aide publique seule ne peut répondre aux besoins croissants.

Dans ce cadre, il a évoqué le rôle du Forum sur le financement du développement, qu’il considère comme un instrument à renforcer pour améliorer l’accès au crédit et soutenir la croissance dans les pays en développement.

Il a également établi un lien entre développement et migrations, estimant que l’amélioration des conditions de vie dans les pays d’origine constitue un levier essentiel pour réduire les migrations irrégulières.

Une réforme profonde de l’Organisation des Nations unies

Enfin, Macky Sall a appelé à une réforme structurelle de l’ONU, articulée autour de trois axes : rationalisation, simplification et optimisation.

Il a souligné la nécessité de mieux coordonner les agences, fonds et programmes onusiens afin d’éviter les doublons et d’améliorer la lisibilité de l’action internationale. Il a également plaidé pour une plus grande réactivité face aux crises, qu’elles soient sécuritaires, sanitaires ou climatiques, en réduisant les lourdeurs administratives.

Selon lui, chaque action de l’organisation doit produire des résultats concrets et mesurables, dans un cadre de gestion plus rigoureux et transparent.

Il a enfin évoqué la réforme du Conseil de sécurité, appelant à une évolution consensuelle visant à renforcer sa légitimité et son efficacité.

Concluant son intervention, Macky Sall a estimé que l’évolution des Nations unies passe par une fidélité renouvelée à leurs principes fondateurs, tout en les adaptant aux défis du XXIe siècle, affirmant sa volonté de contribuer activement à cette transformation.

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ONU : Macky Sall attendu pour son audition décisive.

Au siège des Nations unies à New York, le processus de désignation du prochain secrétaire général s’accélère avec la tenue des auditions publiques des candidats, une étape clé dans la course à la succession de António Guterres.

Macky Sall attendu devant les États membres

Parmi les personnalités en lice, l’ancien président sénégalais Macky Sall doit être auditionné ce mercredi à 15 heures (heure de New York), soit 19 heures en temps universel. Cet exercice, très attendu, le placera face aux représentants des États membres ainsi qu’à des acteurs de la société civile.

Un exercice de transparence et d’évaluation

Organisées sous l’autorité de la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, ces auditions publiques visent à renforcer la transparence du processus de sélection. Chaque candidat est invité à présenter une déclaration liminaire, avant de répondre pendant plusieurs heures à des questions portant sur son expérience, ses priorités et sa vision pour l’organisation.

Quatre candidats pour un poste stratégique

Selon la liste publiée par l’ONU, quatre personnalités sont actuellement en compétition : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall.

Le poste de secrétaire général revêt une importance stratégique dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de développement et de droits humains.

Une vision axée sur la réforme du multilatéralisme

Dans son document de vision intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », Macky Sall dresse le constat d’une « crise profonde et systémique » du système international. Il y plaide pour une réforme de l’ONU autour de trois axes principaux : une approche intégrée reliant paix, sécurité et développement, la relance du multilatéralisme et le renforcement de la gouvernance de l’institution.

Une audition déterminante dans un contexte incertain

L’audition de Macky Sall est perçue comme un moment clé dans l’évaluation de sa candidature. À l’heure où le système multilatéral fait face à des remises en question profondes, le choix du prochain secrétaire général apparaît déterminant pour l’avenir et l’efficacité de l’action des Nations unies.

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ONU : Macky Sall auditionné dans la course au poste de secrétaire général.

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, franchit une nouvelle étape dans sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies.

Il sera auditionné le 20 avril 2026 au siège de l’institution à New York, dans le cadre du processus de sélection des candidats jugés recevables.

Une audition décisive dans le processus de sélection

Selon des informations relayées par le think tank Africa WorldWide, cette audition portera principalement sur la présentation de sa profession de foi et de sa vision pour l’organisation.

Cette étape constitue un moment clé dans la procédure de désignation, permettant d’évaluer la capacité des candidats à incarner les priorités et les valeurs du système multilatéral.

Le multilatéralisme au cœur du projet

Dans son projet, Macky Sall met en avant un renforcement du multilatéralisme, qu’il considère comme indispensable pour :

  • promouvoir la paix et la sécurité internationales ;
  • revitaliser le droit international ;
  • instaurer un système mondial fondé sur une justice plus équilibrée entre les nations.

Cette orientation s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes et une remise en question de l’efficacité des institutions internationales.

Une candidature contestée au niveau national

Malgré cette ambition internationale, la candidature de l’ancien chef de l’État ne fait pas consensus au Sénégal.

L’Association pour la Protection des Droits Humains a saisi le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme afin de s’opposer à cette candidature, illustrant les débats qu’elle suscite sur le plan national.

Une succession attendue fin 2026

Cette audition intervient dans le cadre du processus visant à désigner le successeur de l’actuel secrétaire général de l’ONU, dont le mandat arrive à échéance fin 2026.

La procédure, encadrée par les États membres, devrait se poursuivre dans les mois à venir, avant une décision finale attendue d’ici la fin de l’année.

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L’Union africaine propulse Macky Sall pour la tête de l’ONU.

La représentation du Burundi auprès des Nations Unies a officiellement transmis une lettre de nomination au Président de l’Assemblée générale et au Président du Conseil de sécurité, actant la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Cette démarche est portée par l’Union africaine, dont le Burundi assure actuellement la présidence tournante.

Signée par l’ambassadeur Zéphyrin Maniratanga, la lettre souligne clairement la dimension continentale de cette candidature. En se présentant comme « Chair of the African Union », le Burundi inscrit cette initiative dans une logique collective, traduisant la volonté de l’Afrique de peser davantage dans la gouvernance mondiale.

Le courrier a été adressé à Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale, ainsi qu’à Michael G. Waltz, président du Conseil de sécurité pour mars 2026. Ces deux instances jouent un rôle central dans le processus de désignation du successeur de António Guterres, dont le mandat arrive à échéance fin 2026.

Une vision pour « refonder le multilatéralisme »

Dans sa déclaration de vision intitulée Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur, Macky Sall dresse un constat critique de l’état actuel du système onusien. Il évoque une organisation confrontée à une défiance croissante, à des limites d’efficacité et à un risque d’affaiblissement inédit.

Pour y répondre, l’ancien président sénégalais propose une réforme structurée autour de trois axes majeurs. Le premier vise à renforcer le lien entre paix, sécurité et développement, notamment à travers des mécanismes d’alerte précoce plus performants et une meilleure coordination entre opérations de maintien de la paix et actions humanitaires, avec une attention particulière aux États fragiles.

Le deuxième pilier ambitionne de revitaliser le multilatéralisme. Macky Sall y voit un Secrétaire général jouant un rôle de facilitateur entre États membres, société civile et secteur privé, tout en intégrant des enjeux transversaux comme l’intelligence artificielle, les migrations ou encore les violences faites aux femmes.

Enfin, le troisième axe concerne la gouvernance interne de l’Organisation. Il plaide pour une rationalisation des structures, une simplification des प्रक्रés et une optimisation des ressources, notamment grâce à un financement plus prévisible et à un recours accru aux outils numériques.

Un profil politique et international expérimenté

Macky Sall met en avant un parcours de plus de quatre décennies au sommet de l’État et des institutions. Ancien directeur général de PETROSEN, il a occupé plusieurs fonctions clés au Sénégal, dont celles de ministre des Mines, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et chef de l’État entre 2012 et 2024.

Sur la scène internationale, il a également exercé des responsabilités majeures, notamment à la tête de l’Union africaine (2022–2023), de la CEDEAO (2015–2016) et du NEPAD (2013–2019). Il a notamment contribué à l’intégration de l’Afrique au G20, renforçant ainsi la visibilité du continent dans les instances économiques mondiales.

Une stratégie continentale assumée

Le choix d’une présentation portée par l’Union africaine, plutôt que par le seul Sénégal, traduit une stratégie diplomatique assumée. En faisant de Macky Sall le candidat des 55 États membres, l’organisation continentale entend maximiser son poids au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cette approche collective vise à renforcer la crédibilité de la candidature africaine et à inscrire la démarche dans une dynamique d’unité, à un moment où les équilibres du multilatéralisme sont en pleine recomposition.

« Mon objectif stratégique consiste à restaurer la confiance dans le multilatéralisme », affirme Macky Sall dans sa déclaration. Une ambition qui s’accompagne d’un appel à l’action, invitant les États membres à faire preuve de clarté, de courage et de discipline pour permettre à l’ONU de se réinventer face aux défis contemporains.

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AES à l’ONU : une voix unie du Sahel pour un partenariat mondial équitable

Dans les coulisses de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, la Confédération des États du Sahel (AES) s’est affirmée avec force et détermination. Réunis à Manhattan le 27 septembre, les Premiers ministres du Niger, du Burkina Faso et du Mali ont porté haut les ambitions d’un Sahel en pleine redéfinition.

Au-delà des discours protocolaires, cette présence collective a marqué un tournant. Les dirigeants sahéliens ont défendu une vision : celle d’un partenariat mondial plus juste, fondé sur l’égalité, la souveraineté et la reconnaissance des réalités africaines. Leur message, clair et ferme, résonne comme un appel à repenser les rapports entre le continent africain et le reste du monde.

Alors que la région fait face à des défis sécuritaires, économiques et climatiques, l’AES se présente comme une réponse concertée et solidaire. Les Premiers ministres ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale sans ingérence, tout en ouvrant la voie à de nouveaux modèles de développement endogènes.

À un moment charnière pour l’Afrique, où se jouent la paix et la stabilité, l’unité affichée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali illustre la volonté d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Sahel. Plus qu’un symbole diplomatique, cette démarche traduit la montée en puissance d’une Afrique qui entend désormais parler d’une seule voix sur la scène mondiale.

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Dialogue au sommet : ONU–Burkina Faso, un partenariat réaffirmé pour le développement.

En marge de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, le Burkina Faso et l’Organisation des Nations Unies ont tenu un dialogue de haut niveau marqué par une volonté commune : renforcer leur partenariat en faveur du développement durable.

Un engagement mutuel renouvelé

La délégation burkinabè, conduite par le Premier ministre, a échangé avec les responsables onusiens sur les priorités nationales, notamment la sécurité alimentaire, la résilience climatique, l’éducation et la consolidation de la paix. L’ONU a salué les efforts du Burkina Faso en matière de gouvernance et a réaffirmé son appui technique et financier aux programmes structurants du pays.

Le développement au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur la nécessité d’accompagner la transition socio-économique du Burkina Faso à travers des initiatives concrètes :

  • Soutien aux projets agricoles et énergétiques

  • Promotion de l’éducation et de l’insertion des jeunes

  • Renforcement de la résilience face aux défis sécuritaires et climatiques

Une coopération stratégique

Ce dialogue illustre l’importance de la coopération entre le Burkina Faso et l’ONU dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Les deux parties ont convenu de maintenir une concertation régulière pour assurer la mise en œuvre efficace des engagements pris.

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ONU : le Président du Sénégal plaide pour la fin de la tragédie à Gaza.

À l’occasion de la conférence de haut niveau sur la question palestinienne, organisée en marge de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le Président de la République du Sénégal a prononcé un discours fort et sans équivoque, rappelant au monde l’urgence d’agir face à la tragédie qui frappe Gaza.

Dans son allocution, le Chef de l’État a dénoncé la situation humanitaire alarmante dans l’enclave palestinienne, qualifiant les violences de « nettoyage ethnique aux allures indescriptibles ». Il a insisté sur la responsabilité morale de la communauté internationale et sur le danger du silence : « Ne rien dire face à l’inhumanité équivaut à une complicité passive », a-t-il affirmé devant un parterre de diplomates et de chefs d’État.

Réaffirmant la position constante du Sénégal, il a appelé à des mesures concrètes et immédiates : mettre fin à l’occupation, instaurer un cessez-le-feu durable, garantir l’acheminement rapide de l’aide humanitaire et œuvrer à la concrétisation de la solution à deux États, qu’il a présentée comme la seule voie vers une paix, une justice et une sécurité durables pour les peuples israélien et palestinien.

En sa qualité de Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Président sénégalais a lancé un appel vibrant à la conscience universelle : « Défendre la Palestine, ce n’est pas choisir un camp, c’est défendre la vie, la justice et notre humanité commune. » Il a souligné que la question palestinienne ne concerne pas uniquement le Moyen-Orient, mais engage l’ensemble de la communauté internationale sur le terrain des valeurs fondamentales que sont le droit, la dignité et l’équité.

Le Président a également mis en lumière le rôle de l’Afrique dans le soutien à la Palestine. Il a rappelé que le Sénégal, à l’instar de nombreux pays africains, demeure engagé dans les efforts diplomatiques visant à promouvoir un règlement pacifique et durable. Selon lui, le continent africain a une responsabilité particulière pour défendre la justice et les droits humains, se basant sur son propre héritage de lutte contre la colonisation et pour l’indépendance nationale.

Les réactions à l’ONU ont été immédiates. Plusieurs délégations ont salué la fermeté et la clarté du message sénégalais, soulignant l’importance d’un leadership africain cohérent et constructif dans les dossiers internationaux. L’allocution s’inscrit dans un contexte où la crise à Gaza a atteint des niveaux critiques, avec des milliers de civils touchés, des infrastructures détruites et un accès limité à l’aide humanitaire.