Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a annoncé dimanche au Caire la mise en œuvre d’une série de réformes et ajustements des statuts et règlements de l’instance continentale. L’objectif affiché : restaurer la confiance et la crédibilité de l’arbitrage africain ainsi que de ses organes juridictionnels.
Des réformes pour consolider l’intégrité de l’arbitrage
« La CAF met actuellement en œuvre des réformes structurelles importantes pour renforcer la confiance envers les arbitres, les opérateurs VAR, les commissaires de match et les instances juridictionnelles, afin d’éviter la répétition des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 au Maroc », a déclaré M. Motsepe lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du Comité exécutif.
Le président de l’instance a précisé que ces mesures visent à consolider l’intégrité et la crédibilité des arbitres africains et des organes disciplinaires, notamment le Jury disciplinaire et la Commission d’appel.
Une harmonisation avec les standards internationaux
Pour garantir l’efficacité de ces réformes, la CAF s’appuie sur l’expertise de juristes spécialisés en droit du sport, en Afrique et à l’international, afin d’aligner ses textes sur les meilleures pratiques mondiales en matière de gouvernance footballistique.
Patrice Motsepe a également indiqué que la CAF travaille en étroite collaboration avec la FIFA pour renforcer la formation continue des arbitres et opérateurs VAR africains, avec pour objectif d’atteindre des standards internationaux élevés. Il a souligné la nécessité de poursuivre la professionnalisation de l’arbitrage africain, en incluant une rémunération adaptée pour ces acteurs essentiels.
Tolérance zéro et transparence
Le président de la CAF a rappelé les progrès réalisés ces dernières années en matière de gouvernance, d’éthique et de transparence, affirmant une politique de tolérance zéro face à la corruption et aux comportements inappropriés.
Concernant la finale controversée de la CAN 2025, remportée initialement par le Sénégal 1-0 contre le Maroc le 18 janvier à Rabat, M. Motsepe a précisé que le Tribunal arbitral du sport (TAS) examine actuellement le dossier. La finale avait été marquée par une interruption du match après qu’un penalty a été accordé, refusé temporairement par les joueurs sénégalais, avant que le match ne se poursuive et que Pape Guèye marque le but victorieux.
En février 2025, le Jury d’appel de la CAF avait retiré le titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc sur tapis vert (forfait 3-0), décision contestée par la Fédération sénégalaise de football devant le TAS.
Priorités pour les compétitions en cours et la Coupe du monde 2026
En parallèle, la CAF poursuit ses efforts pour assurer le bon déroulement de ses compétitions en cours, notamment la Ligue des champions et la Coupe de la Confédération, ainsi que pour accompagner les sélections africaines qualifiées pour la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet.
« Nous sommes convaincus que les nations africaines engagées représenteront dignement le continent », a conclu Patrice Motsepe, réaffirmant la détermination de la CAF à améliorer ses standards et la confiance dans l’arbitrage africain.

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