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AES : Renforcement stratégique de la coopération en matière de Défense

Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — poursuivent leur dynamique d’intégration en consolidant leur coopération dans un domaine hautement stratégique : la Défense. Face aux multiples défis sécuritaires qui affectent la région, les États membres ont récemment franchi une nouvelle étape vers une mutualisation plus poussée de leurs capacités militaires et opérationnelles.

Ce renforcement s’inscrit dans une logique de souveraineté régionale et de réponse autonome aux menaces persistantes, notamment le terrorisme transfrontalier, le crime organisé et les ingérences extérieures. Dans cette optique, les chefs d’état-major des armées des trois pays ont intensifié leurs concertations techniques, posant les bases d’une architecture sécuritaire commune qui privilégie l’interopérabilité, la coordination des forces et le partage de renseignements stratégiques.

Parmi les avancées notables figure la mise en place de structures de commandement conjointes et la conduite régulière d’opérations militaires coordonnées le long des frontières. Ces initiatives traduisent la volonté des pays de l’AES de passer d’une approche fragmentée à une défense collective, reposant sur une vision partagée des enjeux sécuritaires.

Le renforcement de cette coopération militaire s’accompagne également d’une volonté politique affirmée, symbolisée par les déclarations conjointes des chefs d’État et la mise en œuvre progressive d’un cadre institutionnel unifié pour les politiques de défense. L’objectif est clair : construire une alliance solide, capable de garantir la sécurité de ses citoyens sans dépendre d’acteurs extérieurs.

À travers cette orientation stratégique, l’AES ambitionne de devenir un pôle de stabilité et de résilience dans le Sahel. Ce virage marque une rupture avec les approches passées et réaffirme la capacité des États membres à prendre en main leur destin sécuritaire,

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Le Mali s’apprête à accueillir le sommet des chefs d’État de l’AES.

Le Mali se prépare activement à accueillir, dans les prochains jours, le sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), une organisation sous-régionale qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cet événement de haute importance diplomatique se tiendra à Bamako, la capitale malienne, et réunira les dirigeants des trois pays membres pour échanger sur les grands enjeux politiques, économiques et sécuritaires qui façonnent l’avenir de la région.

Ce sommet, le tout premier depuis l’annonce officielle de la création de la Confédération des États du Sahel en septembre 2023, intervient dans un contexte où les trois nations intensifient leur coopération pour renforcer leur souveraineté collective. Au menu des discussions : la mise en œuvre concrète des institutions communes, l’harmonisation des politiques sécuritaires, et la promotion d’une intégration économique plus poussée.

Les autorités maliennes, sous la direction du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, mettent tout en œuvre pour assurer le bon déroulement de cette rencontre. Des dispositifs sécuritaires renforcés sont en place, tandis que les préparatifs logistiques s’accélèrent dans la capitale.

Ce sommet est perçu comme un tournant majeur dans la dynamique de coopération entre les trois pays sahéliens, qui aspirent à bâtir une alliance durable, résiliente et tournée vers le développement

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Diplomatie régionale : Le chef de la diplomatie angolaise entame une tournée au Sénégal et dans l’espace AES

Le ministre des Affaires étrangères de la République d’Angola, Téte António, a entamé une tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest, marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Angola et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi qu’avec le Sénégal. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération sud-sud, visant à intensifier les partenariats politiques, économiques et sécuritaires entre l’Angola et l’Afrique de l’Ouest.

Au Sénégal, le chef de la diplomatie angolaise a été reçu par les plus hautes autorités sénégalaises. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la coopération dans les domaines de l’énergie, de la sécurité régionale et des échanges commerciaux. La visite souligne la volonté des deux pays de diversifier leurs partenariats et de travailler ensemble sur des dossiers stratégiques tels que la paix en Afrique et l’intégration continentale.

La tournée se poursuit dans les pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), où Téte António entend réaffirmer le soutien de l’Angola à la souveraineté et à la stabilité de ces États. Au cœur des échanges figurent la lutte contre le terrorisme, la coopération militaire, ainsi que des opportunités d’investissement dans les infrastructures et les ressources naturelles. L’initiative traduit également la volonté de Luanda de jouer un rôle plus actif dans les dynamiques sécuritaires et économiques du continent.

Cette mission diplomatique de haut niveau témoigne de la volonté de l’Angola d’élargir sa sphère d’influence en Afrique et d’apporter une contribution significative à la stabilité régionale, à travers un dialogue franc et une coopération pragmatique.

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Premiers Jeux de la Confédération des États du Sahel : Bamako accueillera l’événement du 21 au 28 juin 2025.

Le ministère malien de la Jeunesse et des Sports a officiellement annoncé la tenue de la première édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (AES), prévue du 21 au 28 juin 2025 dans la capitale malienne, Bamako. Cette initiative marque une étape majeure dans la consolidation des liens entre les pays membres de l’AES — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — et incarne une volonté commune de promouvoir l’intégration régionale à travers le sport.

Organisés sous le thème « Unis par le sport, solidaires pour l’avenir », ces Jeux réuniront des centaines d’athlètes issus des trois pays membres autour de disciplines sportives variées, allant de l’athlétisme au football, en passant par la lutte traditionnelle, le judo, le basketball ou encore les sports paralympiques.

Selon le ministre malien des Sports, Abdoulaye Diop, ces jeux sont « une occasion de célébrer la fraternité sahélienne, de valoriser la jeunesse et de démontrer que l’unité peut aussi s’exprimer par la performance, la discipline et le respect des valeurs sportives ».

Un événement à portée politique et culturelle

Au-delà de la compétition, les Jeux de l’AES se veulent un symbole d’unité et de résilience, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques. Ils offriront également une vitrine culturelle à travers des soirées artistiques, des expositions artisanales et des échanges entre jeunes.

Les autorités maliennes ont indiqué que d’importantes dispositions logistiques et sécuritaires ont été prises pour garantir le bon déroulement de l’événement, avec le soutien des ministères de l’intérieur, de la culture et des affaires étrangères, ainsi que des comités olympiques nationaux.

L’ouverture officielle est prévue le 21 juin au Stade du 26 Mars de Bamako, avec une cérémonie haute en couleurs à laquelle prendront part les chefs d’État ou représentants des pays membres.

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Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce lundi 9 juin 2025 au palais de Koulouba la cérémonie de montée des couleurs nationales et du drapeau de la Confédération des États du Sahel (AES).

À cette occasion, l’hymne officiel de l’AES, « Sahel benkan » (qui signifie « l’entente du Sahel » en bamanankan), a été joué pour la première fois.

Interprété avec maîtrise par l’escadron musique du Groupement d’escorte et d’honneur, cet hymne en trois couplets rend hommage à l’histoire héroïque des peuples du Sahel, célèbre leur courage et leurs exploits, et exprime l’espoir d’un avenir prospère pour cette région clé de l’Afrique de l’Ouest.

Lors de la cérémonie, le Président Traoré a dénoncé les tentatives des puissances étrangères visant à affaiblir l’unité de l’AES. Il a affirmé sa confiance en la capacité du Sahel à sortir renforcé des conflits qui lui sont imposés. Il a également appelé les Burkinabè à faire preuve de courage, de résilience et d’intégrité pour le bien du Burkina Faso et de la Confédération.

Le Premier ministre, les membres du gouvernement ainsi que les présidents d’institutions étaient présents à cette cérémonie à la Présidence du Faso. Le discours complet du Capitaine Ibrahim Traoré sera diffusé ce soir à 20 heures lors du journal télévisé sur la RTB.

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Niamey accueille la première réunion des ministres de la Santé de l’AES.

La capitale nigérienne, Niamey, a abrité ce mardi 3 juin 2025 la toute première réunion des ministres de la Santé des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette rencontre historique s’inscrit dans le cadre de la coopération renforcée entre les trois États sahéliens en matière de santé publique et de souveraineté sanitaire.

Objectif : mutualiser les ressources et les politiques sanitaires

La réunion a permis aux ministres en charge de la Santé des pays membres de poser les jalons d’une stratégie commune visant à améliorer l’accès aux soins, renforcer les systèmes de santé et coordonner les réponses aux urgences sanitaires régionales. Il a été question de la mise en place d’un cadre institutionnel de coopération, d’un programme de santé intégré AES, ainsi que du développement d’une industrie pharmaceutique locale.

Santé communautaire, sécurité sanitaire et souveraineté au cœur des échanges

Les échanges ont également porté sur les défis communs : faible couverture sanitaire, pénurie de personnel qualifié, dépendance en matière d’approvisionnement en médicaments, et recrudescence des maladies transmissibles. Les ministres ont exprimé leur volonté de bâtir une politique de santé communautaire efficace, fondée sur la prévention, la résilience et la solidarité régionale.

Vers une agence régionale de santé de l’AES

À l’issue de la réunion, les participants ont convenu de la création prochaine d’une Agence de la Santé de l’AES, chargée de coordonner les politiques de santé publique, de promouvoir la recherche médicale, et d’assurer la veille sanitaire transfrontalière. Un comité technique a été mis en place pour finaliser le projet.

 

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Confédération des États du Sahel : vers une justice unifiée au service de la souveraineté et du développement.

La Confédération des États du Sahel (AES) franchit une étape décisive dans sa construction institutionnelle. Les 29 et 30 mai 2025, Bamako a accueilli la toute première réunion des ministres en charge de la Justice et des Droits de l’Homme du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette rencontre marque le lancement officiel d’un processus de mutualisation des systèmes juridiques et judiciaires des trois États membres, avec pour objectif de bâtir une justice souveraine, moderne et adaptée aux réalités sécuritaires et sociales de la région sahélienne.

Un plan d’action ambitieux a été adopté à l’issue des travaux. Il prévoit la mise en place d’instances juridictionnelles et arbitrales confédérales compétentes pour statuer sur les litiges liés au Traité constitutif de l’AES, aux affaires commerciales, ainsi qu’aux infractions graves telles que le terrorisme, le blanchiment d’argent et la criminalité transnationale. En attendant leur mise en service, les États s’engagent à renforcer l’usage des mécanismes nationaux et internationaux pour la poursuite des auteurs de crimes graves. Par ailleurs, une attention particulière a été portée à l’harmonisation des lois, des statuts des professionnels de justice, et au renforcement de la coopération judiciaire à travers des accords tripartites d’entraide, d’extradition et de transfèrement de détenus.

La dimension technologique est également au cœur de cette réforme, avec la création annoncée d’une plateforme numérique de partage de données judiciaires et d’un fichier régional des personnes recherchées ou condamnées pour des infractions majeures. Sur le plan pénitentiaire, les ministres ont convenu de dispositifs conjoints pour sécuriser les établissements, prévenir la radicalisation et encourager la réinsertion. Deux centres régionaux de formation – judiciaire et pénitentiaire – seront mis sur pied pour uniformiser les pratiques et élever le niveau de compétence des acteurs concernés.

La Confédération affirme ainsi son ambition de faire émerger un espace de justice intégré, garant des droits fondamentaux et vecteur de stabilité et de développement. Reçus en audience au Palais de Koulouba par le Président de la Transition et de la Confédération, les ministres ont présenté les conclusions des travaux et recueilli des orientations stratégiques pour poursuivre cette dynamique fondatrice. Tous ont salué la qualité des échanges et réaffirmé leur engagement à construire une justice confédérale forte, au service des peuples du Sahel.

 

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AES : un accord historique avec le Maroc pour un accès à l’océan Atlantique

Le Burkina Faso, aux côtés du Mali et du Niger, a franchi une étape majeure dans sa stratégie d’ouverture au monde en concluant, ce 29 avril 2025, un accord avec le Maroc visant à faciliter son accès à l’océan Atlantique. Cet accord a été officialisé à Rabat lors d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance des États du Sahel (AES) et le roi Mohammed VI.

Un enjeu stratégique pour les pays enclavés du Sahel

Privés d’accès direct à la mer, le Burkina Faso, le Mali et le Niger font face à de nombreux obstacles logistiques et économiques pour leurs importations et exportations. La situation s’est aggravée avec leur retrait de la CEDEAO et les restrictions commerciales imposées par certains voisins côtiers.

L’accord avec le Maroc représente donc :

  • Une opportunité d’accès sécurisé à des infrastructures portuaires modernes,
  • Une réduction des coûts logistiques pour les échanges commerciaux,
  • Un levier pour dynamiser les exportations de produits miniers, agricoles et manufacturés,
  • Une nouvelle voie d’intégration économique Sud-Sud.
Un partenariat gagnant-gagnant

Le Maroc, acteur majeur du commerce africain et investisseur dans les infrastructures portuaires, offre à l’AES l’accès à plusieurs de ses ports stratégiques, notamment à Casablanca et à Dakhla.

En retour, cette coopération permettra au Maroc de renforcer ses liens économiques avec l’Afrique de l’Ouest et d’étendre son influence dans une région stratégique en pleine recomposition.

Vers une nouvelle géographie économique

Cet accord pourrait transformer durablement la dynamique économique du Sahel :

  • Diversification des partenaires commerciaux,
  • Stimulation du commerce interafricain,
  • Développement des corridors logistiques reliant les pays sahéliens à l’Atlantique,
  • Accroissement de l’indépendance économique vis-à-vis de certains circuits traditionnels.

L’accord avec le Maroc pour un accès à l’océan Atlantique représente une avancée diplomatique et économique majeure pour le Burkina Faso et ses partenaires de l’AES. Il ouvre de nouvelles perspectives de croissance, de souveraineté commerciale et de repositionnement stratégique sur la scène africaine et internationale.