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AES : Le Mali, le Burkina Faso et le Niger actent leur retrait de la CPI.

Les États de l’AES notifient officiellement leur départ de la Cour pénale internationale, effectif en 2027

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement engagé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI) en transmettant leurs notifications aux Nations unies. Cette décision, qui s’inscrit dans la stratégie de réaffirmation de la souveraineté portée par l’Alliance des États du Sahel (AES), ne produira toutefois ses effets qu’en juin 2027, conformément aux dispositions du Statut de Rome.

Cette nouvelle étape traduit la volonté des trois pays sahéliens de redéfinir leurs relations avec certaines institutions internationales, dans un contexte marqué par une remise en question croissante des mécanismes multilatéraux.

Un retrait encadré par le Statut de Rome

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a officiellement enregistré les notifications transmises par les trois États.

Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale, un retrait ne devient effectif qu’un an après sa notification. Les engagements internationaux du Mali, du Burkina Faso et du Niger envers la juridiction de La Haye demeureront donc en vigueur jusqu’en juin 2027.

Durant cette période transitoire, les trois pays restent tenus de respecter leurs obligations à l’égard de la Cour.

Une décision présentée comme un choix de souveraineté

Les autorités de l’Alliance des États du Sahel justifient cette décision par leur volonté de renforcer leur souveraineté judiciaire.

Depuis plusieurs mois, les gouvernements des trois pays dénoncent ce qu’ils considèrent comme une justice internationale insuffisamment impartiale et accusent la CPI de concentrer une part importante de ses enquêtes sur les États africains.

Selon eux, cette orientation nourrit le sentiment d’une justice sélective et politiquement instrumentalisée, notamment dans le traitement des affaires liées aux conflits armés et aux violations des droits humains.

À travers ce retrait, les dirigeants de l’AES entendent affirmer leur capacité à traiter eux-mêmes les questions judiciaires relevant de leur compétence nationale.

La CPI rappelle le maintien des obligations des États

La Cour pénale internationale a pris acte de la décision des trois États tout en rappelant que le retrait ne les dispense pas immédiatement de leurs engagements.

Les procédures et enquêtes ouvertes avant l’entrée en vigueur du retrait continueront de suivre leur cours. Les États concernés resteront également tenus de coopérer avec la Cour jusqu’à la date effective de leur départ.

Cette disposition vise à garantir la continuité des procédures engagées avant la dénonciation du traité.

Un nouveau signal de la stratégie de rupture de l’AES

Au-delà de ses implications juridiques, cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger depuis la création de l’Alliance des États du Sahel.

Les trois pays multiplient les initiatives destinées à redéfinir leurs relations avec plusieurs organisations régionales et internationales, dans une logique de renforcement de leur autonomie politique, diplomatique et institutionnelle.

Le retrait annoncé de la CPI relance également le débat sur l’avenir de la justice pénale internationale en Afrique, ainsi que sur la capacité des États à poursuivre eux-mêmes les auteurs de crimes internationaux tout en garantissant les principes d’indépendance, d’impartialité et de lutte contre l’impunité.

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Diplomatie : Le Niger et le Bénin scellent un accord de principe pour rouvrir leur frontière

Après près de trois ans d’impasse et de tensions diplomatiques, le Niger et le Bénin viennent de franchir une étape historique vers la normalisation de leurs relations. Au terme de 48 heures de négociations intensives à Cotonou, les deux pays voisins sont parvenus à un accord de principe majeur, ouvrant concrètement la voie à la réouverture de leur frontière commune.
Cette avancée décisive est le fruit d’une mission de haut niveau entamée dans la capitale économique béninoise par une importante délégation nigérienne. À sa tête, le général de division Mohamed Toumba, ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, est venu concrétiser la volonté de rapprochement affichée par les deux États depuis le début du mois.

Un compromis global : Sécurité, économie et justice

Les discussions, qualifiées de franches et constructives, ont permis de débloquer plusieurs dossiers sensibles qui empoisonnaient les relations bilatérales. Les deux parties se sont accordées sur des principes clés articulés autour de trois grands piliers :

  1. Le verrou sécuritaire : Priorité absolue des deux nations, un cadre de coopération renforcé a été défini pour sécuriser les zones frontalières et coordonner la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
  2. La normalisation économique : Les délégations se sont entendues sur des mesures de facilitation du commerce, incluant l’exonération de certaines taxes sur le transit, la révision de diverses charges douanières et logistiques, ainsi que l’interdiction de mise en consommation de catégories spécifiques de marchandises.
  3. Le volet juridique : Un terrain d’entente a été trouvé pour solder les contentieux en suspens qui freinaient la reprise économique.

« Nous avons verrouillé la priorité sécuritaire. Nous avons également jeté les bases d’une normalisation économique et juridique », s’est félicité le général Mohamed Toumba, insistant sur le fait que le choix du dialogue était le seul moyen de créer « de la valeur pour nos économies, de la sécurité pour nos populations et de l’espoir pour notre jeunesse ».

Le retour de la confiance mutuelle

Du côté béninois, l’heure est également au soulagement et à l’optimisme. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Oleshegun Adjadi Bakari, a salué le rétablissement d’un climat de confiance mutuelle indispensable. « Après 48 heures passées ensemble, nous formons une seule délégation avec un seul objectif : refaire naître cet amour et ce lien séculaire entre nos deux peuples », a-t-il déclaré avec émotion.
Ces conclusions encourageantes doivent désormais être soumises à la validation formelle des plus hautes autorités de Niamey et de Cotonou avant leur mise en œuvre effective sur le terrain.

L’aboutissement d’un processus progressif

Ce dénouement n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans la continuité d’un dégel amorcé le 2 juin dernier à Niamey lors d’un tête-à-tête crucial entre le président béninois Romuald Wadagni et le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Les travaux récents d’un comité d’experts bilatéraux avaient déjà balisé le terrain en annonçant des résultats jugés « fructueux ».
Au-delà de la réouverture prochaine des barrières frontalières, les deux voisins prévoient déjà de relancer la grande commission mixte de coopération Niger-Bénin. Preuve que le rapprochement est pris très au sérieux, les canaux diplomatiques étudient d’ores et déjà les modalités d’une future visite officielle de réciprocité du général Tiani sur le sol béninois.
Après des mois d’asphyxie économique pour les commerçants et les transporteurs des deux bords, le corridor Niger-Bénin s’apprête enfin à revivre.

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AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger renforcent leur diplomatie commune face aux défis sécuritaires.

Réunis à Bamako dans le cadre d’une rencontre ministérielle consacrée à la diplomatie confédérale, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont décidé d’intensifier leur coordination afin de renforcer la visibilité et l’influence de la Confédération des États du Sahel (AES) sur la scène internationale. Les trois pays ont également réaffirmé leur détermination à faire face aux menaces sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation visant l’espace sahélien.

Cette réunion de haut niveau, présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a rassemblé son homologue malien Abdoulaye Diop ainsi que le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de la deuxième année d’existence de la Confédération AES.

Une ambition commune : porter une voix unifiée sur la scène internationale

Au terme des travaux, les trois ministres ont adopté une série de mesures destinées à approfondir l’intégration diplomatique de la Confédération. L’objectif affiché est de permettre aux États membres de défendre des positions concertées sur les grandes questions régionales et internationales et de renforcer leur capacité d’influence dans les instances multilatérales.

Les participants ont salué les progrès enregistrés grâce au mécanisme de concertation diplomatique déjà en place, estimant qu’il a favorisé une meilleure harmonisation des positions des trois États sur plusieurs dossiers stratégiques.

Dans cette dynamique, les ministres ont appelé à une coopération accrue entre les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger à travers le monde. Ils ont également convenu de poursuivre les réflexions relatives à la création d’une carte diplomatique confédérale, un projet destiné à rationaliser et renforcer la présence internationale de l’AES.

La préparation de la 81e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre 2026 à New York, figurait également parmi les priorités abordées. Les trois pays entendent y défendre des positions communes sur plusieurs enjeux majeurs touchant à la sécurité, au développement et à la souveraineté des États.

Des avancées institutionnelles saluées

Les ministres ont par ailleurs mis en avant les progrès réalisés dans la construction institutionnelle de la Confédération. Ils ont notamment salué l’adoption et l’entrée en vigueur de plusieurs instruments juridiques destinés à structurer davantage le fonctionnement de l’organisation et à accélérer l’intégration entre les États membres.

Pour les responsables diplomatiques, ces avancées traduisent la volonté politique des chefs d’État de faire de l’AES un cadre durable de coopération et de solidarité entre les peuples du Sahel.

Une condamnation ferme des attaques et des tentatives de déstabilisation

Sur le volet sécuritaire, les chefs de la diplomatie sahélienne ont exprimé leur vive préoccupation face à la persistance des menaces terroristes dans la région. Ils ont condamné avec fermeté les attaques récentes visant les institutions et les infrastructures stratégiques des pays membres.

Le communiqué final évoque notamment l’attaque menée le 25 avril 2026 contre les institutions de la transition au Mali ainsi que la tentative d’incursion contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey survenue le 18 juin dernier.

Les ministres ont rendu hommage aux forces de défense et de sécurité des trois pays pour leur réactivité et leur engagement, tout en saluant la mobilisation des populations face à ces menaces.

Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des actions de déstabilisation orchestrées par des groupes terroristes avec l’appui de soutiens extérieurs, estimant que ces manœuvres visent à freiner la consolidation de la Confédération.

L’AES veut renforcer sa riposte informationnelle

Les trois responsables ont également abordé la question de la guerre informationnelle et des campagnes de désinformation visant, selon eux, les États membres de la Confédération.

Ils ont dénoncé la diffusion de contenus jugés hostiles à l’AES et ont annoncé leur volonté de renforcer la coopération entre les structures nationales de communication afin de mieux coordonner la réponse institutionnelle face aux opérations de manipulation de l’information.

Cette approche vise à promouvoir une communication commune et à valoriser les actions entreprises par les États membres dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement.

Vers une consolidation accrue de l’espace sahélien

À travers cette rencontre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur volonté de poursuivre la mise en œuvre des orientations fixées par les chefs d’État de la Confédération. Les trois pays entendent approfondir leur coopération diplomatique, renforcer leur coordination sécuritaire et accélérer les mécanismes d’intégration régionale.

Dans un contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires au Sahel, les autorités de l’AES affichent leur ambition de construire un espace fondé sur la souveraineté, la solidarité et la défense des intérêts communs des peuples sahéliens.

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AES : Burkina Faso, Mali et Niger misent sur l’industrialisation pour accélérer l’intégration économique.

Une concertation régionale pour transformer les économies sahéliennes

Les ministres en charge de l’économie et du commerce du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont engagé à Ouagadougou une réflexion stratégique sur l’accélération de l’industrialisation et le développement du commerce intra-confédéral au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’intégration économique régionale, avec un accent particulier sur la transformation locale des ressources naturelles.

La rencontre a été ouverte par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en présence de représentants gouvernementaux et d’acteurs économiques des trois pays membres de l’organisation.

Une étape après les travaux techniques des experts

Ces travaux ministériels font suite à une réunion préparatoire tenue les 13 et 14 juin, au cours de laquelle des experts ont évalué l’état d’avancement des recommandations déjà formulées et proposé de nouvelles pistes visant à dynamiser la production et à faciliter les échanges commerciaux entre les États membres.

Cette phase de concertation technique a permis de poser les bases des discussions actuelles, centrées sur la mise en œuvre concrète des politiques économiques communes au sein de l’espace AES.

Trois priorités au cœur de la stratégie économique

Dans son allocution d’ouverture, le chef du gouvernement burkinabè a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en actions opérationnelles, estimant que la phase actuelle est décisive pour la construction d’un espace économique intégré.

Trois axes prioritaires ont été identifiés. Le premier concerne l’industrialisation endogène, qui vise à favoriser la transformation locale des matières premières afin de réduire la dépendance des économies sahéliennes aux exportations brutes.

Le deuxième axe porte sur la fluidification du commerce intra-confédéral. Selon les analyses de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), les échanges intra-africains restent encore limités, représentant environ 15 % des exportations totales du continent, ce qui met en évidence le faible niveau d’intégration commerciale régionale.

Le troisième axe concerne l’harmonisation des cadres réglementaires et fiscaux, avec pour objectif de renforcer la protection des industries locales et de limiter les distorsions de concurrence entre les États membres.

Des économies riches en ressources mais peu transformées

Les trois pays disposent de ressources naturelles importantes mais encore insuffisamment valorisées localement. Le secteur extractif constitue notamment un pilier central de leurs économies.

Le Mali et le Burkina Faso figurent parmi les principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest, tandis que le Niger dispose de ressources stratégiques telles que l’uranium et le pétrole. Les données issues de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) indiquent que la production aurifère combinée du Mali et du Burkina Faso dépasse régulièrement les 100 tonnes par an, confirmant le poids structurant de ce secteur dans leurs économies.

Cependant, plusieurs rapports de la Banque mondiale soulignent que ces pays restent caractérisés par une industrialisation limitée et une forte dépendance à l’exportation de matières premières non transformées, ce qui réduit les possibilités de création de valeur ajoutée locale.

L’agriculture, un potentiel encore sous-exploité

Au-delà du secteur minier, l’agriculture constitue un autre pilier majeur de l’économie des trois États, employant une large part de la population active. Toutefois, le faible niveau de transformation agro-industrielle limite la structuration de chaînes de valeur régionales capables de soutenir une croissance durable et compétitive.

Les acteurs institutionnels régionaux et internationaux s’accordent ainsi sur la nécessité d’accélérer le développement des infrastructures logistiques, de renforcer les capacités industrielles et de favoriser une meilleure intégration des marchés pour transformer ces ressources en leviers de développement.

Vers une économie sahélienne plus intégrée

En conclusion des travaux, le Premier ministre burkinabè, dont le pays assure la présidence de la Conférence des chefs d’État de l’AES, a salué l’engagement des dirigeants du bloc sahélien et rendu hommage aux forces armées des trois pays.

Les représentants du Mali et du Niger ont, de leur côté, réaffirmé leur volonté commune de promouvoir une économie davantage tournée vers la production et la transformation locale, dans l’objectif de réduire la dépendance extérieure et de renforcer la souveraineté économique de l’espace sahélien.

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Dix ans après, l’Afrique interroge son architecture sécuritaire : l’AES et la CEDEAO au cœur des débats de l’APSACO 2026.

À Rabat, experts et décideurs débattent de l’avenir de la coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest

Dix ans après la création de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO), les profondes mutations du paysage sécuritaire africain ont dominé les échanges de la dixième édition de cette rencontre de référence organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Salé, près de Rabat.

Réunis autour du thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », chercheurs, experts et responsables institutionnels ont particulièrement analysé les conséquences de l’émergence de l’Alliance des États du Sahel (AES) et son impact sur les mécanismes traditionnels de coopération régionale portés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’AES, un tournant majeur dans l’histoire sécuritaire ouest-africaine

Pour plusieurs intervenants, la création de l’AES par le Burkina Faso, le Mali et le Niger constitue l’un des événements géopolitiques les plus marquants de la dernière décennie en Afrique de l’Ouest.

Selon Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, le retrait des trois États sahéliens de la CEDEAO a profondément redessiné l’architecture régionale de sécurité.

À ses yeux, cette évolution a donné naissance à une nouvelle configuration régionale caractérisée par l’existence de deux espaces distincts de coopération politique et sécuritaire. Une transformation qui oblige désormais les acteurs régionaux à repenser les mécanismes de défense collective et de gestion des crises.

Des lectures divergentes de l’impact réel de l’Alliance des États du Sahel

Cette analyse n’est toutefois pas partagée par l’ensemble des experts présents.

Chercheur associé au Centre d’études des crises et conflits internationaux (CECRI-UCL) et ancien conseiller spécial du président nigérien Mohamed Bazoum, Garba Abdoul Azizou estime que la création de l’AES n’a pas fondamentalement modifié la nature des menaces auxquelles sont confrontés les pays du Sahel.

Selon lui, le terrorisme, les trafics transfrontaliers et l’instabilité régionale demeurent des défis communs qui dépassent largement les frontières institutionnelles. Face à ces enjeux, il juge indispensable de promouvoir une coopération élargie associant les pays de l’AES, les États membres de la CEDEAO ainsi que les nations du Golfe de Guinée.

Les limites des mécanismes régionaux face à l’expansion du terrorisme

Les discussions ont également mis en lumière les interrogations persistantes sur l’efficacité des dispositifs régionaux de sécurité.

Sampala Balima a notamment distingué les notions de coopération sécuritaire et de défense collective, estimant que le système de sécurité collective mis en place par la CEDEAO n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés dans la lutte contre les groupes armés actifs au Sahel.

Les crises successives ayant touché le Mali, le Burkina Faso et le Niger auraient, selon elle, révélé certaines faiblesses structurelles du modèle régional existant.

Paradoxalement, l’experte souligne que l’AES repose elle aussi sur un mécanisme de défense collective, créant ainsi une situation inédite où deux cadres sécuritaires coexistent dans une même région confrontée aux mêmes menaces transnationales.

Plaidoyer pour une coopération renforcée

Face à cette nouvelle réalité géopolitique, plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de préserver les dynamiques de coopération régionale.

Professeur à l’Académie de défense du Nigeria, Sharkdam Wapmuk a rappelé que les défis sécuritaires contemporains ne peuvent être efficacement traités de manière isolée.

Selon lui, les États africains disposent d’une capacité d’action plus importante lorsqu’ils agissent collectivement. Il a ainsi appelé à la relance du dialogue entre les différentes organisations régionales afin de construire des mécanismes de coopération adaptés aux nouvelles formes de menaces.

Vers une nouvelle architecture régionale de sécurité ?

La réflexion a également porté sur l’évolution future des institutions régionales africaines.

Le professeur de droit mauritanien Sidi Mohamed Sidi a souligné la nécessité d’imaginer une architecture régionale capable de répondre aux nouvelles aspirations souverainistes observées dans plusieurs pays du continent.

Tout en qualifiant l’expérience de l’AES de phénomène inédit, qu’il associe à l’émergence d’un « néo-souverainisme » africain, il estime que les relations qui se construiront entre les États sahéliens et les organisations régionales traditionnelles seront déterminantes pour l’avenir de la stabilité ouest-africaine.

L’hypothèse d’un rapprochement entre l’AES et la CEDEAO

Au-delà des divergences d’analyse, plusieurs experts ont évoqué la possibilité d’un rapprochement futur entre l’Alliance des États du Sahel et la CEDEAO.

Garba Abdoul Azizou considère qu’il est envisageable de consolider l’AES tout en maintenant des liens institutionnels avec l’organisation ouest-africaine. Il n’exclut pas, à terme, une forme de rapprochement entre les deux ensembles régionaux.

De son côté, Sampala Balima a plaidé pour l’instauration d’un dialogue permanent entre les deux organisations. Selon elle, ni l’AES ni la CEDEAO ne semblent appelées à disparaître à court terme. Dans ce contexte, la coopération apparaît comme une nécessité stratégique pour répondre aux attentes des populations confrontées à l’insécurité et aux crises socio-économiques.

Une menace commune qui impose des réponses collectives

Malgré des approches parfois différentes, les participants à l’APSACO ont convergé sur un constat essentiel : le terrorisme et l’instabilité régionale demeurent des phénomènes transnationaux qui exigent des réponses coordonnées.

Au-delà de la dimension militaire, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’articuler les réponses sécuritaires avec des politiques de développement, de gouvernance et d’inclusion sociale afin de traiter les causes profondes des crises qui affectent plusieurs régions du continent.

La dixième édition de l’APSACO se poursuit jusqu’au 12 juin à Salé avec plusieurs panels consacrés aux enjeux de paix, de sécurité, de gouvernance et de coopération régionale en Afrique, dans un contexte marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques sur le continent.

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Diplomatie : Adrien Houngbédji salue l’offensive de Romuald Wadagni vers le Burkina Faso et le Niger

L’ancien président de l’Assemblée nationale du Bénin, Adrien Houngbédji, a officiellement salué les récentes initiatives diplomatiques menées par le ministre Romuald Wadagni auprès des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une sortie politique majeure qui valide la stratégie de décrispation engagée par Cotonou dans la sous-région.

Le ballet diplomatique entrepris par le Bénin en direction du Sahel ne laisse pas la classe politique indifférente. Romuald Wadagni, figure centrale de l’exécutif béninois, a récemment effectué des visites stratégiques au Niger et au Burkina Faso. Cette démarche, visant à relancer un dialogue de haut niveau avec les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), a reçu un soutien de poids : celui du leader politique et sage de la politique béninoise, Adrien Houngbédji.
L’ancien président du Parlement béninois a publiquement salué le courage et la pertinence de cette ouverture, y voyant une nécessité absolue pour la stabilité et l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

Briser l’isolement et approfondir le dialogue

Pour Adrien Houngbédji, cette offensive menée par le ministre Wadagni est une opportunité historique de normalisation. Après des mois de fortes tensions régionales liées aux sanctions post-coups d’État et aux problématiques de gestion des frontières, le Bénin fait le choix de la realpolitik et de la main tendue.
Selon l’analyse de l’ancien président de l’Assemblée nationale, cette dynamique vertueuse ouvre la voie à trois chantiers essentiels :

  • L’approfondissement du dialogue politique : Recréer des canaux officiels et apaisés de discussion directe entre Cotonou, Ouagadougou et Niamey.
  • La coopération sécuritaire transfrontalière : Une urgence absolue face à la menace terroriste persistante qui frappe le Sahel et lorgne de plus en plus vers les États côtiers comme le Bénin.
  • La relance des échanges économiques : Le transit et le commerce bilatéral (notamment via le port de Cotonou et le pipeline Bénin-Niger) demeurent des artères vitales pour l’ensemble de ces économies interconnectées.

 

Une tournée élargie aux géants côtiers

Ce rapprochement avec le bloc sahélien n’est que la première étape d’une restructuration plus large des alliances de Cotonou. Après Niamey et Ouagadougou, la feuille de route diplomatique prévoit que l’exécutif béninois poursuive sa tournée régionale vers d’autres partenaires clés du littoral africain, notamment le Togo, la Côte d’Ivoire et le Ghana.
En parrainant symboliquement cette démarche, Adrien Houngbédji apporte une caution transpartisane à la politique étrangère du pays. Son intervention rappelle que face aux défis géopolitiques contemporains, l’intégration régionale et le dialogue pragmatique avec l’AES doivent l’emporter sur les clivages institutionnels hérités des crises passées.

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Diplomatie régionale : Romuald Wadagni amorce un rapprochement avec le Niger et le Burkina Faso.

Diplomatie régionale : Romuald Wadagni amorce un rapprochement avec le Niger et le Burkina Faso

Quelques jours seulement après son investiture, le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, a entrepris une tournée diplomatique significative au Sahel. Mardi, il s’est successivement rendu au Niger puis au Burkina Faso, affichant sa volonté de renforcer le dialogue et de relancer la coopération avec deux pays voisins confrontés à d’importants défis sécuritaires et économiques.

Cette initiative intervient dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques récentes, mais aussi par une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans plusieurs zones d’Afrique de l’Ouest.

À Niamey, un signal fort en faveur de la normalisation des relations

Première étape de cette tournée : le Niger. À son arrivée à Niamey, Romuald Wadagni a été accueilli par le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Cette rencontre revêt une portée particulière alors que les relations entre le Bénin et le Niger ont traversé plusieurs périodes de crispation ces dernières années, notamment autour des questions politiques, économiques et frontalières.

Les deux dirigeants ont affiché leur volonté de tourner la page des incompréhensions et de redynamiser les liens historiques qui unissent leurs pays. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines stratégiques, notamment le commerce, la coopération économique, la sécurité et la lutte contre les menaces transfrontalières.

La lutte contre le terrorisme au cœur des discussions

Face à l’expansion des groupes armés dans le Sahel et à la multiplication des attaques dans certaines zones frontalières, la coopération sécuritaire a occupé une place centrale lors des entretiens.

Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a souligné la convergence de vues entre les deux chefs d’État sur cette question majeure.

« Sur le plan sécuritaire, les deux présidents ont évoqué la menace terroriste au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Ils ont réaffirmé leur engagement à unir leurs forces pour combattre le fléau du terrorisme et du banditisme qui sévit depuis plusieurs années dans la sous-région et qui compromet la mise en œuvre effective de tous les programmes de développement initiés par le gouvernement de leur pays », a-t-il déclaré.

Cette coopération apparaît d’autant plus essentielle que le Niger comme le Bénin font face à une pression sécuritaire croissante dans certaines régions frontalières, où les groupes extrémistes cherchent à étendre leur influence.

Une escale stratégique à Ouagadougou

Après sa visite à Niamey, le président béninois a poursuivi son déplacement vers le Burkina Faso. Son avion s’est posé dans la capitale burkinabè où il a été accueilli par le capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition.

Les deux dirigeants se sont ensuite entretenus au palais présidentiel de Koulouba afin d’explorer les perspectives de renforcement des relations bilatérales.

Au-delà des questions sécuritaires, les discussions ont porté sur plusieurs secteurs clés susceptibles de favoriser l’intégration régionale et le développement économique, notamment les transports, la logistique, les investissements et les échanges commerciaux.

Vers la création d’un cadre permanent de coopération

Parmi les projets évoqués figure la mise en place prochaine d’une commission mixte entre le Bénin et le Burkina Faso. Cette structure devrait permettre d’institutionnaliser le dialogue entre les deux États et de suivre la mise en œuvre des différents projets de coopération.

À travers cette tournée régionale, Romuald Wadagni envoie un signal clair : celui d’une diplomatie axée sur le dialogue, le rapprochement et la recherche de solutions communes aux défis qui touchent l’Afrique de l’Ouest. Dans une région confrontée à l’insécurité, aux enjeux de développement et aux recompositions géopolitiques, la coopération entre États apparaît plus que jamais comme un levier essentiel de stabilité et de prospérité.

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Investiture de Romuald Wadagni : le Bénin amorce un rapprochement avec les pays de l’AES.

L’investiture du nouveau président béninois Romuald Wadagni a été marquée par un signal diplomatique fort en direction des pays de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte régional longtemps marqué par les tensions politiques et sécuritaires.

Même si le protocole béninois ne prévoit traditionnellement pas la présence de chefs d’État étrangers lors des cérémonies de prestation de serment, plusieurs États africains ont dépêché des représentants de haut niveau à Cotonou, donnant à l’événement une portée régionale particulière.

Parmi les délégations les plus remarquées figuraient celles du Niger, du Burkina Faso et du Mali, dont les relations avec le Bénin s’étaient progressivement dégradées ces dernières années sur fond de divergences diplomatiques et sécuritaires.

Une présence sahélienne saluée par la population

La cérémonie a réuni plus de seize délégations étrangères, mais l’un des moments les plus marquants est intervenu lors de la présentation officielle des représentants des pays de l’Alliance des États du Sahel.

L’annonce de la présence du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine ainsi que des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali a suscité de vifs applaudissements dans l’assistance.

Cette réaction populaire a été interprétée comme le signe d’un fort espoir de réchauffement des relations entre Cotonou et les capitales sahéliennes, après plusieurs années de crispations diplomatiques.

Pour de nombreux observateurs, cette séquence traduit une volonté croissante de renouer le dialogue dans une sous-région confrontée à des défis sécuritaires communs, notamment la progression de la menace terroriste.

Une rupture avec les tensions des dernières années

Le rapprochement observé autour de cette investiture intervient dans un contexte où les relations entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel avaient connu une nette dégradation.

Les autorités béninoises avaient notamment invité les États sahéliens aux célébrations du 65e anniversaire de l’indépendance du Bénin en juillet 2025, une invitation qui avait alors été déclinée par les régimes concernés, illustrant la froideur des rapports diplomatiques à cette période.

Selon Ali Mahamane Lamine Zeine, sa participation à l’investiture de Romuald Wadagni a été validée par l’ensemble des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel, sensibles aux signaux d’ouverture et aux appels au dialogue formulés par le nouveau président béninois avant son accession au pouvoir.

Tout au long de sa campagne, Romuald Wadagni avait multiplié les déclarations en faveur d’une coopération renforcée entre les États ouest-africains pour lutter contre le terrorisme et préserver la stabilité régionale.

« Je vois que c’est une nouvelle voie qui s’ouvre », a notamment déclaré l’émissaire nigérien à l’issue de la cérémonie.

La coopération sécuritaire au cœur de la nouvelle diplomatie béninoise

Dans son discours d’investiture, Romuald Wadagni a clairement affiché sa volonté de replacer la coopération régionale au cœur de la politique étrangère béninoise.

Le nouveau chef de l’État a insisté sur la nécessité d’approfondir les partenariats avec les pays voisins et de privilégier le dialogue face aux défis sécuritaires qui fragilisent l’Afrique de l’Ouest.

« Avec nos pays voisins, nous mettrons un accent particulier sur l’approfondissement de la coopération régionale. Le Bénin continuera d’agir pour la stabilité, le dialogue et le respect », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que les pays de la sous-région partageaient une responsabilité commune face à la menace terroriste.

« Ma conviction est que, dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble », a ajouté le président béninois, réaffirmant la disponibilité de son pays à coopérer étroitement avec les États sahéliens.

Un nouveau chapitre pour l’Afrique de l’Ouest

En mettant l’accent sur le pragmatisme diplomatique, la coopération sécuritaire et le dialogue régional, la présidence de Romuald Wadagni semble vouloir ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel.

Dans une région confrontée à des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs, ce rapprochement pourrait contribuer à redessiner certains équilibres diplomatiques ouest-africains et relancer les dynamiques de coopération régionale autour des enjeux de stabilité et de lutte contre le terrorisme.

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Sahel : naissance d’une alliance citoyenne pour le retour à l’ordre constitutionnel.

Un collectif de citoyens originaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, dont une partie vit en exil, a annoncé la création de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS), un mouvement engagé en faveur des libertés publiques et du rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Une initiative née en exil

Fondée à Bruxelles à l’initiative d’une cinquantaine d’acteurs issus de la société civile, du monde politique et de cercles d’influence, l’ADS se positionne comme une plateforme de mobilisation face aux transitions militaires en cours dans ces trois pays.

Le mouvement dénonce la confiscation du pouvoir par les autorités issues des coups d’État intervenus entre 2020 et 2022, dans un contexte de fragilité sécuritaire et institutionnelle persistante.

Un plaidoyer pour les libertés et les élections

Sa présidente, Mayra Djibrine, s’exprimant depuis Paris, a affirmé la détermination du collectif à défendre les droits fondamentaux et à promouvoir un retour rapide à des institutions démocratiquement élues.

L’ADS appelle ainsi les partenaires internationaux à accentuer leur pression sur les autorités de transition afin d’obtenir l’organisation d’élections, le respect des droits humains et la libération des détenus politiques.

Un lancement officiel prévu en mai

Le mouvement prévoit de formaliser son lancement le 9 mai prochain à Bruxelles, avec l’ambition de structurer une voix transnationale capable d’influencer le débat politique et de peser sur les trajectoires institutionnelles au Sahel.

À travers cette initiative, ses promoteurs entendent fédérer les énergies de la diaspora et des acteurs engagés pour défendre les principes démocratiques dans une région en pleine recomposition politique.

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Électricité : Ouagadougou dément une hausse des importations depuis la Côte d’Ivoire

Les autorités burkinabè ont récemment démenti les informations faisant état d’une augmentation des importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, dans un contexte marqué par des tensions et des arriérés de paiement entre les deux pays.

Selon le gouvernement du Burkina Faso, les informations relayées sur une hausse significative des achats d’électricité auprès de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité ne reflètent pas la réalité de la situation énergétique actuelle.

Des relations énergétiques sous tension

Les relations énergétiques entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire reposent depuis plusieurs années sur des échanges d’électricité permettant au Burkina de renforcer son approvisionnement, notamment en période de forte demande.

Cependant, ces relations ont récemment été marquées par des tensions liées à des retards de paiement et à des discussions sur les modalités de fourniture d’énergie.

Dans ce contexte, certaines informations ont évoqué une hausse des importations d’électricité burkinabè depuis la Côte d’Ivoire, ce que les autorités de Ouagadougou ont fermement contesté.

Une stratégie de diversification énergétique

Face aux défis liés à l’approvisionnement en électricité, le Burkina Faso poursuit une stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à renforcer sa production nationale.

Cette stratégie repose notamment sur le développement de projets d’énergie solaire, l’amélioration des infrastructures électriques et le renforcement de la coopération énergétique régionale.

L’objectif est de réduire la dépendance aux importations d’électricité tout en garantissant un approvisionnement stable pour les populations et les activités économiques.

Un enjeu majeur pour la stabilité économique

La question de l’énergie demeure un enjeu stratégique pour le développement du Burkina Faso. Un accès fiable à l’électricité est essentiel pour soutenir l’activité économique, favoriser l’industrialisation et améliorer les conditions de vie des populations.

Dans ce contexte, les autorités burkinabè assurent travailler à stabiliser le secteur énergétique tout en clarifiant les informations circulant autour des relations électriques avec leurs partenaires régionaux, notamment la Côte d’Ivoire.