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Sommet africain de l’eau en Afrique du Sud : la Côte d’Ivoire met en avant son programme hydrique.

La Côte d’Ivoire a marqué sa présence au Sommet africain de l’eau, tenu en Afrique du Sud, en plaçant son programme national de gestion de l’eau au cœur des priorités continentales. Cette initiative traduit la volonté du pays de contribuer activement aux solutions africaines face à la crise hydrique mondiale.

L’eau, un enjeu continental majeur

En Afrique, près de 400 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable de qualité. Le sommet a donc été l’occasion de réunir chefs d’État, experts, bailleurs de fonds et organisations spécialisées autour d’un même constat : la ressource en eau est stratégique pour la santé publique, l’agriculture, l’énergie et la stabilité sociale.

L’approche ivoirienne

La Côte d’Ivoire a présenté les grandes lignes de son programme hydrique national, axé sur :

  • la modernisation des infrastructures d’adduction d’eau potable,

  • le renforcement du traitement et de la distribution dans les zones rurales et urbaines,

  • la gestion durable des ressources souterraines et de surface,

  • l’intégration des énergies renouvelables dans le pompage et la distribution.

Ces orientations visent à garantir un accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

Une ambition de leadership régional

En partageant son expérience et ses projets, Abidjan entend se positionner comme un acteur de référence dans la gouvernance hydrique en Afrique. Le pays souhaite également attirer des partenariats techniques et financiers afin d’accélérer la mise en œuvre de ses programmes.

Une coopération renforcée

Le sommet a permis de poser les bases d’une coopération accrue entre les États africains, notamment sur la gestion des bassins transfrontaliers, la résilience climatique et l’innovation technologique. La Côte d’Ivoire a insisté sur l’importance d’une solidarité continentale pour transformer l’eau en levier de développement et de stabilité.

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Lecture, écriture, mathématiques : l’école ivoirienne mise sur la formation massive des enseignants.

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la réforme de son système éducatif. Pour relever les défis liés à l’apprentissage de base, le gouvernement a lancé un vaste programme de formation continue des enseignants, axé sur les compétences fondamentales : lecture, écriture et mathématiques.

Miser sur les fondations de l’éducation

L’initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les acquis scolaires dès les premières années. Les évaluations réalisées ces dernières années ont révélé des lacunes persistantes chez de nombreux élèves, particulièrement dans la compréhension écrite et le calcul. Le ministère de l’Éducation a donc fait du renforcement pédagogique une priorité nationale.

Une formation de grande ampleur

Des milliers d’enseignants du primaire participent à des sessions intensives de remise à niveau, animées par des experts pédagogiques. Ces formations mettent l’accent sur les méthodes actives d’enseignement, l’utilisation d’outils modernes et l’accompagnement personnalisé des élèves. L’objectif est de doter chaque instituteur de compétences pratiques pour améliorer le rendement scolaire.

Impact attendu sur les résultats scolaires

En investissant massivement dans le capital humain, l’État espère non seulement réduire les taux d’échec, mais aussi hisser le niveau de l’école ivoirienne au standard international. À moyen terme, cette politique devrait contribuer à former des citoyens mieux préparés pour affronter les défis académiques et professionnels.

Une vision tournée vers l’avenir

Ce chantier éducatif traduit la volonté des autorités ivoiriennes de bâtir un système inclusif et performant, où chaque enfant a les mêmes chances de réussir. En renforçant les compétences des enseignants, c’est toute une génération d’apprenants qui bénéficie d’un enseignement plus solide et plus équitable.

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Côte d’Ivoire: 65 ans d’Indépendance, entre mémoire, unité et projection vers l’avenir

Ce 7 août 2025, la Côte d’Ivoire célèbre le 65e anniversaire de son indépendance, un moment solennel qui ravive la mémoire collective, honore le chemin parcouru et projette la nation vers de nouveaux horizons. À Bouaké, ville hôte des festivités officielles, le Président Alassane Ouattara a délivré un message fort à la Nation, empreint d’unité, de fierté et d’engagement pour l’avenir.

Une commémoration sous le signe de la paix et du développement

Dans son discours retransmis à la télévision nationale, le Chef de l’État a salué la mémoire des pères fondateurs, tout en mettant l’accent sur les avancées concrètes du pays.

« Le développement est visible, concret et palpable à travers tout le territoire », a-t-il déclaré, citant les réalisations en matière d’infrastructures, de santé, d’éducation et de sécurité.

À Bouaké, les Ivoiriens ont célébré dans la ferveur

  • Défilés militaires et civils

  • Cérémonies culturelles

  • Hommages aux forces de défense et de sécurité

  • Présence marquée des autorités locales et diplomatiques

65 ans d’histoire : entre défis et résilience

Depuis son indépendance obtenue en 1960, la Côte d’Ivoire a connu :

  • une période de forte croissance économique (les “miracles ivoiriens”),

  • des crises politico-militaires (années 2000),

  • un retour progressif à la stabilité et à la croissance depuis les années 2010.

Le cap des 65 ans est donc emblématique : il marque la maturité d’une République, forte de ses institutions et résolue à renforcer sa place sur la scène régionale et internationale.

Une célébration dans un contexte politique tendu

Cette commémoration intervient à quelques mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Si le ton du chef de l’État est resté rassembleur, l’opposition, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo, dénonce un climat répressif après l’arrestation récente de certains de ses cadres. Cette tension politique, bien que contenue, plane en toile de fond.

Des messages de solidarité internationale

À l’occasion de cette date historique, plusieurs chefs d’État et diplomates ont adressé leurs félicitations au peuple ivoirien :

  • Les Émirats arabes unis,

  • La Biélorussie,

  • Plusieurs pays africains frères.

Tous ont salué la stabilité retrouvée et le potentiel économique croissant du pays.

En conclusion

La Côte d’Ivoire fête 65 ans d’indépendance avec fierté, dans un esprit de continuité et d’ouverture. Si les défis restent nombreux — sociaux, politiques, économiques —, l’élan de développement, la stabilité institutionnelle et la volonté d’aller de l’avant restent les piliers de cette nouvelle étape.

🎂 65 ans d’indépendance, 65 ans de construction nationale.

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BCEAO : 17 établissements testent le paiement instantané en Côte d’Ivoire

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) franchit un cap décisif dans la modernisation des paiements dans la zone UEMOA. En Côte d’Ivoire, 17 établissements financiers participent actuellement à une phase de test grandeur nature du système de paiement instantané, marquant ainsi une étape stratégique vers l’inclusion financière et la transformation numérique du secteur bancaire régional.

Un projet régional en phase pilote

Lancé par la BCEAO dans le cadre de son programme de digitalisation des paiements, le paiement instantané vise à permettre des transactions en temps réel entre comptes bancaires ou portefeuilles électroniques, 24h/24 et 7j/7, et ce, à l’échelle de toute l’UEMOA.

La Côte d’Ivoire a été choisie comme pays pilote pour tester cette infrastructure régionale avant un déploiement global.

Les établissements impliqués comprennent :

  • Des banques commerciales,

  • Des établissements de microfinance,

  • Des opérateurs de mobile money.

Comment ça fonctionne ?

Le système de paiement instantané développé par la BCEAO repose sur une plateforme centralisée interconnectée aux systèmes bancaires et aux fintechs.

Il permet :

  • Des transferts de fonds immédiats,

  • Une confirmation instantanée pour l’émetteur et le récepteur,

  • Une réduction drastique des coûts et délais de traitement.

Les tests actuels portent sur divers cas d’usage :

  • Transferts entre banques,

  • Paiements marchands,

  • Paiements de services publics.

Objectifs poursuivis par la BCEAO

Avec ce système, la BCEAO entend :

  • Renforcer l’interopérabilité des services de paiement dans la zone UEMOA,

  • Réduire l’usage du cash,

  • Stimuler l’innovation financière,

  • Améliorer l’accès aux services financiers pour les populations non bancarisées.

Ce projet s’inscrit également dans les engagements de la BCEAO pour faciliter la convergence entre banques traditionnelles et fintechs, dans un environnement sécurisé.

Et après ?

Si les résultats de cette phase de test sont concluants, la BCEAO prévoit :

  • Un lancement officiel dès 2026,

  • Une extension du système à tous les pays de l’UEMOA (Sénégal, Bénin, Togo, Burkina Faso, Mali, Niger, Guinée-Bissau et Côte d’Ivoire),

  • L’intégration de nouveaux cas d’usage, comme la facturation électronique, les paiements transfrontaliers, ou encore les versements gouvernementaux.

L’expérimentation du paiement instantané en Côte d’Ivoire marque une avancée majeure pour l’écosystème financier ouest-africain. Ce projet piloté par la BCEAO témoigne de la volonté des institutions régionales de rattraper les standards internationaux en matière de services financiers digitaux, tout en adaptant les solutions aux réalités locales.

Avec cette initiative, l’UEMOA entre résolument dans l’ère du temps réel bancaire, au bénéfice des citoyens, des entreprises et de l’économie régionale dans son ensemble.

Alassane Ouattara

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara officialise sa candidature pour un quatrième mandat présidentiel

Le président ivoirien Alassane Ouattara a surpris la scène politique nationale et internationale en annonçant, ce 29 juillet 2025, sa candidature pour un quatrième mandat à la tête de la République de Côte d’Ivoire. Cette décision marque un revirement significatif par rapport à ses engagements antérieurs de céder le pouvoir à une nouvelle génération de leaders.

Un choix justifié par la conjoncture régionale

Dans un discours solennel diffusé depuis le palais présidentiel, Alassane Ouattara a affirmé que sa candidature s’imposait « par nécessité nationale », invoquant un contexte sécuritaire fragile en Afrique de l’Ouest, marqué par la montée du terrorisme au Sahel, la recrudescence des coups d’État dans la sous-région, ainsi que les incertitudes liées à la stabilité institutionnelle.

« Je ne peux rester indifférent face aux défis qui menacent la paix et la stabilité de notre nation », a-t-il déclaré, avant de souligner que son expérience et sa stature internationale représentent, selon lui, des atouts indispensables pour traverser cette période de turbulences.

Une décision qui suscite la controverse

Cette annonce intervient malgré une promesse ferme, plusieurs fois réitérée depuis 2020, de ne pas briguer un nouveau mandat. En 2021, Alassane Ouattara avait même désigné un successeur au sein de son parti, le RHDP, affirmant vouloir passer le témoin à une nouvelle génération politique.

Sa volte-face relance le débat sur la limitation des mandats présidentiels, sujet sensible dans plusieurs pays africains. Si la Constitution ivoirienne, révisée en 2016, permet techniquement cette nouvelle candidature, de nombreux observateurs y voient un risque de fragilisation démocratique, dans un pays encore marqué par les souvenirs douloureux de la crise post-électorale de 2010-2011.

L’opposition en alerte

Les principaux partis d’opposition, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, ont rapidement réagi, dénonçant une « confiscation du pouvoir » et appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre la démocratie. Des discussions sont en cours pour la constitution d’une plateforme unifiée en vue de l’échéance électorale du 25 octobre.

Une présidentielle sous tension

Avec cette annonce, la campagne présidentielle s’annonce houleuse. Alassane Ouattara, figure incontournable de la politique ivoirienne depuis plus d’une décennie, devra désormais affronter non seulement ses adversaires politiques, mais aussi les critiques sur la cohérence de son discours et la légitimité morale de sa démarche.

La décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire politique ivoirienne. Elle ravive les tensions sur la durée du pouvoir, tout en plaçant la présidentielle de 2025 au cœur d’enjeux cruciaux pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire et la stabilité de la région.

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La SIB lance à Abidjan les « Semaines du Leasing » pour faciliter l’acquisition de véhicules.

La Société Ivoirienne de Banque (SIB), filiale du groupe Attijariwafa Bank, a procédé ce lundi à Abidjan au lancement officiel des « Semaines du Leasing », une initiative financière innovante destinée à accompagner les particuliers et les entreprises dans l’acquisition de véhicules neufs.

Cette opération, qui s’étendra sur plusieurs semaines, vise à promouvoir le crédit-bail (leasing) comme alternative de financement souple et accessible. Grâce à ce dispositif, les clients peuvent désormais acquérir des véhicules sans avoir à supporter l’achat comptant, en bénéficiant de modalités de paiement étalées, avec des taux préférentiels et des délais flexibles.

Un levier pour la mobilité et le développement économique

Lors de la cérémonie de lancement, les responsables de la SIB ont souligné que cette campagne répond à un double objectif : faciliter la mobilité des particuliers et soutenir les professionnels, notamment les PME, dans la modernisation de leur flotte automobile.

Des partenariats ont été établis avec plusieurs concessionnaires automobiles, permettant aux bénéficiaires de choisir parmi une large gamme de véhicules, avec un processus simplifié et un accompagnement personnalisé.

Avec les « Semaines du Leasing », la SIB réaffirme son engagement à offrir des solutions financières adaptées aux besoins du marché ivoirien, en soutenant la transformation économique et la croissance inclusive.

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Abidjan accueille l’Ivoire Tech Forum : vitrine de l’innovation numérique en Côte d’Ivoire.

La capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan, vibre au rythme de l’innovation digitale à l’occasion de la première édition de l’Ivoire Tech Forum, qui se tient du 9 au 11 juillet. Ce salon, inédit dans le paysage technologique ivoirien, vise à valoriser les talents locaux et à structurer un écosystème numérique en pleine expansion.

Organisé dans un contexte de transformation numérique accélérée, l’Ivoire Tech Forum met en lumière les acteurs clés de l’économie numérique ivoirienne : startups, incubateurs, investisseurs, acteurs publics et partenaires techniques. L’événement offre une plateforme d’échange, de formation et de financement pour les jeunes entreprises à fort potentiel.

Un écosystème en pleine effervescence

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui entre 250 et 300 startups actives dans des domaines variés : fintech, e-commerce, agritech, e-santé, logistique, intelligence artificielle, entre autres. Ces entreprises innovantes, souvent dirigées par de jeunes entrepreneurs, jouent un rôle central dans la modernisation de l’économie nationale.

Le forum ambitionne de favoriser les rencontres entre porteurs de projets et investisseurs, dans un environnement où le besoin en capital et en accompagnement stratégique reste important. Plusieurs sessions thématiques, démonstrations de solutions, tables rondes et concours de pitch sont au programme.

Un signal fort pour l’avenir numérique du pays

En soutenant de telles initiatives, la Côte d’Ivoire affirme sa volonté de devenir un hub technologique régional, capable de rivaliser avec les grandes places africaines de l’innovation. Le gouvernement multiplie les réformes et les programmes en faveur de la digitalisation des services publics et de la promotion des TIC.

L’Ivoire Tech Forum représente donc bien plus qu’un salon : c’est un rendez-vous stratégique pour façonner l’avenir numérique du pays, créer de la valeur et de l’emploi, tout en attirant des investissements structurants dans le secteur des technologies.

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Expo 2025 Osaka : la Côte d’Ivoire mise à l’honneur dans le pavillon Afrique.

À moins d’un an de l’ouverture de l’Exposition universelle d’Osaka 2025, la Côte d’Ivoire se prépare activement à marquer sa présence sur la scène mondiale. Sous le thème général « Concevoir la société du futur pour nos vies », l’événement réunira plus de 150 pays et organisations internationales au Japon. Pour l’occasion, la Côte d’Ivoire a été désignée pays à l’honneur dans le pavillon Afrique, une distinction qui reflète son dynamisme économique et culturel croissant.

Une vitrine internationale pour le savoir-faire ivoirien

L’Expo d’Osaka représente une opportunité unique pour valoriser l’image de la Côte d’Ivoire à l’international. Le pavillon ivoirien mettra en avant les avancées du pays dans des secteurs clés tels que l’agriculture durable, l’innovation, l’éducation, la culture, le numérique et les énergies renouvelables.

À travers expositions, démonstrations interactives, forums économiques et performances artistiques, le pays souhaite présenter sa vision du développement et attirer de nouveaux partenaires stratégiques. Le cacao, le café, le textile, les arts contemporains, mais aussi les start-ups locales figureront parmi les éléments phares du programme.

Un engagement fort pour l’Afrique

En étant placé à l’honneur dans le pavillon Afrique, la Côte d’Ivoire portera également un message continental, illustrant les ambitions du continent en matière de transformation économique, d’intégration régionale et de durabilité. Le pays entend jouer un rôle de catalyseur dans la promotion d’une Afrique tournée vers l’innovation et la coopération internationale.

L’événement sera aussi l’occasion pour la délégation ivoirienne de renforcer ses liens diplomatiques et économiques avec le Japon et les autres nations participantes.

Une participation pilotée par une coordination nationale

Le gouvernement ivoirien, à travers un comité national d’organisation, travaille en étroite collaboration avec les autorités japonaises et le Bureau international des expositions (BIE). Une mobilisation multisectorielle est en cours pour impliquer les acteurs publics, privés et culturels, dans un esprit de fierté nationale et de rayonnement global.

Des artistes, entrepreneurs, jeunes innovateurs et experts accompagneront la délégation pour représenter la diversité et la richesse du potentiel ivoirien.

Source Video : TV5 Afrique.

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Cote d’Ivoire : Restitution du tambour sacré Djidji Ayôkwé

La Côte d’Ivoire s’apprête à accueillir l’un de ses plus grands trésors culturels : le tambour sacré Djidji Ayôkwé, emblème ancestral du peuple Atchan, injustement arraché lors de la colonisation. Cette restitution marque une étape symbolique et politique majeure dans la reconquête du patrimoine africain spolié.

Un tambour pas comme les autres

Le Djidji Ayôkwé, aussi appelé “tambour parleur”, n’est pas un simple instrument de musique. Il servait de moyen de communication à distance dans les villages ébrié (ethnie Atchan) de la région d’Abidjan. Il transmettait des messages codés à travers des frappes spécifiques, annonçant des événements importants, des convocations du chef, voire des urgences communautaires. Il est aussi porteur de spiritualité, utilisé dans des rites traditionnels et associé à l’autorité du pouvoir coutumier.

Ce tambour a été confisqué par l’armée coloniale française en 1916, puis conservé depuis au Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris.

Un retour hautement symbolique

Plus d’un siècle après son exil forcé, la restitution du tambour a été actée par la France dans le cadre de son engagement à rendre plusieurs œuvres culturelles africaines. La cérémonie officielle de restitution est attendue courant juillet 2025. Ce retour s’inscrit dans une dynamique plus large de revalorisation du patrimoine africain et de justice mémorielle.

Selon les autorités ivoiriennes, le tambour Djidji Ayôkwé sera exposé dans un espace muséal dédié à Abidjan, afin de préserver sa mémoire tout en sensibilisant les jeunes générations à l’histoire culturelle du pays.

Une victoire pour la dignité culturelle africaine

La restitution du Djidji Ayôkwé symbolise un réveil des consciences culturelles africaines. Elle renforce la lutte pour la souveraineté culturelle et la reconnaissance des traumatismes liés à la colonisation. Pour la Côte d’Ivoire, c’est une victoire morale, mais aussi un message d’affirmation identitaire face aux défis de la mondialisation.

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Côte d’Ivoire : Karna Coulibaly confirmé à la tête de la BHCI

La Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire (BHCI) poursuit son recentrage stratégique sous une direction désormais stabilisée. Karna Coulibaly a été confirmé au poste de directeur général de l’institution, une décision qui s’inscrit dans la continuité des réformes entamées pour redynamiser la banque.

Nommé par décret du Conseil des ministres, Karna Coulibaly bénéficie d’un parcours reconnu dans le secteur bancaire et financier. Avant sa confirmation, il assurait déjà l’intérim de la direction générale, période durant laquelle il a piloté plusieurs chantiers de restructuration visant à restaurer la crédibilité et la solidité financière de la BHCI.

Sa nomination intervient dans un contexte de transformation du paysage bancaire ivoirien, marqué par des exigences accrues en matière de gouvernance, d’inclusion financière et d’innovation. La BHCI, historiquement orientée vers le financement du logement, cherche aujourd’hui à élargir son portefeuille et à mieux répondre aux nouveaux besoins du marché.

Avec Karna Coulibaly à sa tête, l’institution entend renforcer sa position dans le financement immobilier tout en accélérant sa mutation vers une banque universelle plus compétitive, plus accessible et tournée vers le digital.

Cette reconduction est perçue comme un signal de confiance des autorités ivoiriennes, mais également comme une reconnaissance du travail accompli pour remettre la BHCI sur les rails de la performance et de la stabilité.