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CEDEAO : le Cabo Verde apporte son soutien à la candidature du général Birame Diop à la présidence de la Commission.

Cette rencontre s’inscrit dans la tournée diplomatique engagée par Dakar auprès des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en vue de présenter officiellement la candidature de Birame Diop, ancien ministre des Forces armées du Sénégal, au poste de président de la Commission de l’organisation régionale.

Une candidature au cœur des échanges

Selon une note publiée par le ministère sénégalais des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les enjeux liés à cette candidature, mais également sur les relations de coopération entre le Sénégal et le Cabo Verde.

Les deux parties ont salué la qualité du partenariat bilatéral qui unit les deux pays et réaffirmé leur convergence de vues sur plusieurs dossiers inscrits à l’agenda régional et international, notamment ceux examinés dans le cadre de la CEDEAO.

Au-delà de la campagne menée par Dakar, cette audience a permis de réaffirmer la volonté des deux États de poursuivre leur coopération dans les domaines politique, diplomatique et économique, dans un contexte où l’organisation ouest-africaine est confrontée à d’importants défis liés à la sécurité, à l’intégration régionale et à la stabilité institutionnelle.

José Maria Neves affiche son soutien

À l’issue de l’entretien, le président capverdien José Maria Neves s’est félicité de voir la présidence de la Commission de la CEDEAO revenir au Sénégal. Il a également salué le parcours, les compétences et l’expérience du Général Birame Diop, avant d’exprimer son soutien à cette candidature.

Selon le ministère sénégalais, le chef de l’État capverdien a assuré de son plein appui en vue du prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, au cours duquel sera désigné le futur président de la Commission pour le mandat 2026-2030.

Cette étape diplomatique renforce la stratégie de mobilisation engagée par le Sénégal afin de rallier le soutien des États membres de l’organisation régionale autour de la candidature de Birame Diop, dont le profil est présenté par Dakar comme un atout pour accompagner les réformes et relever les défis auxquels la CEDEAO est aujourd’hui confrontée.

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CEDEAO : le nouveau siège d’Abuja inaugure une nouvelle ambition pour l’intégration ouest-africaine.

Les dirigeants de l’organisation appellent à une CEDEAO plus efficace, plus proche des citoyens et davantage tournée vers les résultats

L’inauguration du nouveau siège de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à Abuja, a donné lieu à un plaidoyer en faveur d’une profonde transformation de l’organisation régionale. À cette occasion, plusieurs responsables ont souligné la nécessité de renforcer son efficacité afin de répondre plus concrètement aux attentes des populations ouest-africaines.

Au-delà de sa portée symbolique, cette nouvelle infrastructure est présentée comme un outil destiné à améliorer la coordination des institutions communautaires et à accompagner les ambitions de l’organisation dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et climatiques.

Une CEDEAO appelée à produire davantage de résultats

Prenant la parole lors de la cérémonie, le président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Julius Maada Bio, a rappelé que, plus de cinquante ans après sa création, l’organisation doit désormais transformer ses acquis institutionnels en bénéfices tangibles pour les citoyens.

Selon lui, les populations attendent des avancées concrètes en matière de sécurité, de libre circulation des personnes, de développement économique et de stabilité régionale. Il a estimé que la crédibilité de la CEDEAO dépendra désormais de sa capacité à répondre efficacement à ces priorités.

Le président sierra-léonais a également souligné que les crises sécuritaires, les mutations économiques et les effets du changement climatique imposent une organisation « plus efficace, plus réactive et plus proche des citoyens », au service des plus de 450 millions d’habitants de l’espace communautaire.

Un siège moderne pour renforcer la coordination régionale

Le président de la Commission de la CEDEAO, Oumar Alieu Touray, a qualifié cette inauguration d’étape majeure dans l’histoire de l’organisation.

Il a expliqué que ce nouveau complexe permettra de regrouper les différentes structures administratives jusque-là dispersées dans la capitale nigériane, afin d’améliorer la coordination des activités communautaires et de renforcer l’efficacité du fonctionnement institutionnel.

Le bâtiment comprend notamment des bureaux administratifs, des salles de conférence équipées de dispositifs d’interprétation simultanée, ainsi que plusieurs infrastructures de service, parmi lesquelles une clinique, une garderie, des espaces bancaires et des zones de restauration.

Tout en saluant la qualité des installations, Oumar Alieu Touray a rappelé que la performance de la CEDEAO dépendra avant tout de l’engagement des femmes et des hommes appelés à faire vivre cette institution.

« Les bâtiments ne transforment pas les sociétés. Ce sont les institutions et les personnes qui les animent qui créent le changement », a-t-il déclaré, appelant à faire de ce siège un véritable centre d’excellence au service de l’intégration régionale.

La Chine réaffirme son soutien à l’intégration régionale

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur de Chine au Nigeria, Yu Dunhai, a salué l’achèvement du projet, baptisé « China Aid ECOWAS Headquarters Building ».

Il a présenté cette réalisation comme l’un des projets emblématiques de la coopération entre la Chine et l’Afrique dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), soulignant qu’elle traduit une vision commune fondée sur la promotion de l’unité, de la stabilité et du développement de l’Afrique de l’Ouest.

Le diplomate chinois a également réaffirmé la volonté de Pékin de poursuivre son accompagnement des efforts de la CEDEAO en matière d’intégration économique, de coopération régionale et de développement durable.

Une nouvelle étape pour l’organisation régionale

L’ouverture de ce nouveau siège intervient à un moment où la CEDEAO cherche à renforcer son rôle face aux multiples défis qui affectent l’Afrique de l’Ouest.

Au-delà de son importance architecturale, cette inauguration symbolise la volonté affichée des dirigeants régionaux de moderniser l’organisation et d’améliorer son efficacité, afin qu’elle puisse répondre de manière plus concrète aux attentes des États membres et des populations de la sous-région.

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Guinée–CEDEAO : l’ambassadeur Aka Brou salue un net réchauffement des relations à l’issue de sa mission.

Reçu par le Premier ministre, le représentant résident sortant dresse un bilan marqué par le retour du dialogue entre Conakry et l’organisation régionale

En fin de mission en Guinée, le représentant résident sortant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ambassadeur Aka Brou, a été reçu en audience ce mardi 30 juin 2026 par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. À l’issue de cette rencontre, le diplomate s’est félicité des progrès enregistrés dans les relations entre la Guinée et l’organisation sous-régionale depuis sa prise de fonctions, selon des informations communiquées par la Primature.

Nommé à Conakry en septembre 2022, Aka Brou est arrivé dans un contexte marqué par de fortes tensions entre les autorités guinéennes de la transition et la CEDEAO. Près de quatre ans plus tard, il estime que les efforts de dialogue entrepris de part et d’autre ont permis de restaurer progressivement un climat de confiance.

« Lorsque j’ai pris fonction en septembre 2022, les relations entre la CEDEAO et la Guinée étaient marquées par de fortes tensions. Aujourd’hui, la Guinée a réintégré toutes les instances internationales et le Président de la République est invité aux prochains sommets de la CEDEAO », a déclaré le diplomate, cité par la Primature.

Des avancées institutionnelles saluées

Parmi les principales réalisations de son mandat, Aka Brou a mis en avant la signature de l’Accord de siège de la représentation de la CEDEAO en Guinée. Ce texte, attendu depuis dix-sept ans, constitue selon lui une étape majeure dans l’institutionnalisation des relations entre l’organisation régionale et les autorités guinéennes.

Le diplomate considère cette avancée comme l’un des symboles du rapprochement opéré ces dernières années entre Conakry et la CEDEAO, dans un contexte régional marqué par des enjeux politiques et sécuritaires majeurs.

Un hommage au rôle du Premier ministre

Au cours de cette audience d’adieu, Aka Brou a également salué l’implication du Premier ministre Amadou Oury Bah dans le renforcement du dialogue entre les différentes parties.

Le représentant résident sortant a rendu hommage au chef du gouvernement pour son rôle dans la consolidation des échanges entre la Guinée et l’organisation sous-régionale.

« Vous êtes un facilitateur. Vous avez su nous motiver », a-t-il déclaré à l’adresse du Premier ministre.

Vers une nouvelle étape du rapprochement avec la CEDEAO

Le départ d’Aka Brou intervient alors que les relations entre Conakry et la CEDEAO semblent entrer dans une nouvelle phase. Le prochain sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, initialement prévu à la mi-juin, se tiendra finalement le 25 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone, à la demande du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio.

À cette rencontre, le président de la République, Mamadi Doumbouya, figure parmi les dirigeants attendus, un signal qui traduit la normalisation progressive des rapports entre la Guinée et l’organisation ouest-africaine après plusieurs années de tensions liées au processus de transition.

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CEDEAO : S.E Mamadi Doumbouya annoncé aux prochains sommets de l’organisation sous-régionale

Le représentant résident sortant évoque une nouvelle étape dans le rapprochement entre la Guinée et la CEDEAO

Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, devrait prendre part aux prochains sommets de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’annonce a été faite ce mardi 30 juin par le représentant résident sortant de l’organisation en Guinée, l’ambassadeur Aka Brou, à l’issue d’une audience d’adieu accordée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah.

En fin de mission après près de quatre années passées à Conakry, le diplomate a indiqué que la participation annoncée du chef de l’État guinéen aux prochaines rencontres des dirigeants ouest-africains témoigne d’une évolution positive des relations entre la Guinée et l’organisation régionale.

Vers une normalisation des relations avec l’organisation régionale

Cette annonce intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre Conakry et la CEDEAO, après plusieurs années de relations marquées par des tensions liées au processus de transition politique engagé à la suite du changement de pouvoir intervenu en septembre 2021.

Depuis lors, les échanges entre les autorités guinéennes et l’organisation sous-régionale se sont intensifiés autour des questions relatives au calendrier de la transition, aux réformes institutionnelles et au retour à l’ordre constitutionnel.

La participation de Mamadi Doumbouya aux prochains sommets pourrait ainsi constituer un nouveau signal d’ouverture et de dialogue entre la Guinée et ses partenaires ouest-africains.

Le sommet de Freetown reporté au 25 juillet

Le prochain sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO se tiendra finalement le 25 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone.

Initialement programmée à la mi-juin, cette rencontre a été reportée à la demande du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio, également président de la Sierra Leone.

Ce rendez-vous réunira les dirigeants de la sous-région autour des principaux enjeux politiques, économiques et sécuritaires de l’espace communautaire, dans un contexte marqué par les défis de l’intégration régionale, de la stabilité institutionnelle et de la coopération entre les États membres.

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Dix ans après, l’Afrique interroge son architecture sécuritaire : l’AES et la CEDEAO au cœur des débats de l’APSACO 2026.

À Rabat, experts et décideurs débattent de l’avenir de la coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest

Dix ans après la création de l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO), les profondes mutations du paysage sécuritaire africain ont dominé les échanges de la dixième édition de cette rencontre de référence organisée par le Policy Center for the New South (PCNS) à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Salé, près de Rabat.

Réunis autour du thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », chercheurs, experts et responsables institutionnels ont particulièrement analysé les conséquences de l’émergence de l’Alliance des États du Sahel (AES) et son impact sur les mécanismes traditionnels de coopération régionale portés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’AES, un tournant majeur dans l’histoire sécuritaire ouest-africaine

Pour plusieurs intervenants, la création de l’AES par le Burkina Faso, le Mali et le Niger constitue l’un des événements géopolitiques les plus marquants de la dernière décennie en Afrique de l’Ouest.

Selon Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, le retrait des trois États sahéliens de la CEDEAO a profondément redessiné l’architecture régionale de sécurité.

À ses yeux, cette évolution a donné naissance à une nouvelle configuration régionale caractérisée par l’existence de deux espaces distincts de coopération politique et sécuritaire. Une transformation qui oblige désormais les acteurs régionaux à repenser les mécanismes de défense collective et de gestion des crises.

Des lectures divergentes de l’impact réel de l’Alliance des États du Sahel

Cette analyse n’est toutefois pas partagée par l’ensemble des experts présents.

Chercheur associé au Centre d’études des crises et conflits internationaux (CECRI-UCL) et ancien conseiller spécial du président nigérien Mohamed Bazoum, Garba Abdoul Azizou estime que la création de l’AES n’a pas fondamentalement modifié la nature des menaces auxquelles sont confrontés les pays du Sahel.

Selon lui, le terrorisme, les trafics transfrontaliers et l’instabilité régionale demeurent des défis communs qui dépassent largement les frontières institutionnelles. Face à ces enjeux, il juge indispensable de promouvoir une coopération élargie associant les pays de l’AES, les États membres de la CEDEAO ainsi que les nations du Golfe de Guinée.

Les limites des mécanismes régionaux face à l’expansion du terrorisme

Les discussions ont également mis en lumière les interrogations persistantes sur l’efficacité des dispositifs régionaux de sécurité.

Sampala Balima a notamment distingué les notions de coopération sécuritaire et de défense collective, estimant que le système de sécurité collective mis en place par la CEDEAO n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés dans la lutte contre les groupes armés actifs au Sahel.

Les crises successives ayant touché le Mali, le Burkina Faso et le Niger auraient, selon elle, révélé certaines faiblesses structurelles du modèle régional existant.

Paradoxalement, l’experte souligne que l’AES repose elle aussi sur un mécanisme de défense collective, créant ainsi une situation inédite où deux cadres sécuritaires coexistent dans une même région confrontée aux mêmes menaces transnationales.

Plaidoyer pour une coopération renforcée

Face à cette nouvelle réalité géopolitique, plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de préserver les dynamiques de coopération régionale.

Professeur à l’Académie de défense du Nigeria, Sharkdam Wapmuk a rappelé que les défis sécuritaires contemporains ne peuvent être efficacement traités de manière isolée.

Selon lui, les États africains disposent d’une capacité d’action plus importante lorsqu’ils agissent collectivement. Il a ainsi appelé à la relance du dialogue entre les différentes organisations régionales afin de construire des mécanismes de coopération adaptés aux nouvelles formes de menaces.

Vers une nouvelle architecture régionale de sécurité ?

La réflexion a également porté sur l’évolution future des institutions régionales africaines.

Le professeur de droit mauritanien Sidi Mohamed Sidi a souligné la nécessité d’imaginer une architecture régionale capable de répondre aux nouvelles aspirations souverainistes observées dans plusieurs pays du continent.

Tout en qualifiant l’expérience de l’AES de phénomène inédit, qu’il associe à l’émergence d’un « néo-souverainisme » africain, il estime que les relations qui se construiront entre les États sahéliens et les organisations régionales traditionnelles seront déterminantes pour l’avenir de la stabilité ouest-africaine.

L’hypothèse d’un rapprochement entre l’AES et la CEDEAO

Au-delà des divergences d’analyse, plusieurs experts ont évoqué la possibilité d’un rapprochement futur entre l’Alliance des États du Sahel et la CEDEAO.

Garba Abdoul Azizou considère qu’il est envisageable de consolider l’AES tout en maintenant des liens institutionnels avec l’organisation ouest-africaine. Il n’exclut pas, à terme, une forme de rapprochement entre les deux ensembles régionaux.

De son côté, Sampala Balima a plaidé pour l’instauration d’un dialogue permanent entre les deux organisations. Selon elle, ni l’AES ni la CEDEAO ne semblent appelées à disparaître à court terme. Dans ce contexte, la coopération apparaît comme une nécessité stratégique pour répondre aux attentes des populations confrontées à l’insécurité et aux crises socio-économiques.

Une menace commune qui impose des réponses collectives

Malgré des approches parfois différentes, les participants à l’APSACO ont convergé sur un constat essentiel : le terrorisme et l’instabilité régionale demeurent des phénomènes transnationaux qui exigent des réponses coordonnées.

Au-delà de la dimension militaire, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’articuler les réponses sécuritaires avec des politiques de développement, de gouvernance et d’inclusion sociale afin de traiter les causes profondes des crises qui affectent plusieurs régions du continent.

La dixième édition de l’APSACO se poursuit jusqu’au 12 juin à Salé avec plusieurs panels consacrés aux enjeux de paix, de sécurité, de gouvernance et de coopération régionale en Afrique, dans un contexte marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques sur le continent.

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Présidence de la Commission de la CEDEAO : Dakar intensifie sa campagne diplomatique auprès des États de la région

Le Sénégal sollicite le soutien de la Guinée pour la candidature du général Birame Diop

Le Sénégal poursuit activement ses démarches diplomatiques en vue de l’élection du prochain président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans ce cadre, une délégation de haut niveau conduite par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Niang, a été reçue mercredi à Conakry par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah.

Cette mission s’inscrit dans une vaste tournée de consultations engagée par Dakar auprès des capitales ouest-africaines afin de mobiliser un large soutien autour de la candidature du général Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’organisation régionale.

Un message de Bassirou Diomaye Faye transmis aux autorités guinéennes

Selon les autorités guinéennes, les émissaires sénégalais étaient porteurs d’un message officiel du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, adressé au chef de l’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya.

Les échanges ont principalement porté sur les enjeux liés à la prochaine désignation du président de la Commission de la CEDEAO, une fonction stratégique chargée de coordonner la mise en œuvre des décisions de l’organisation et d’assurer le suivi de ses priorités politiques, économiques et sécuritaires.

À travers cette démarche, le Sénégal cherche à obtenir l’appui de la Guinée pour renforcer les chances de son candidat dans une compétition qui s’annonce déterminante pour l’avenir de l’institution régionale.

Une élection dans un contexte de recomposition régionale

Cette campagne diplomatique intervient à un moment charnière pour la CEDEAO. L’organisation est confrontée à d’importantes mutations géopolitiques marquées notamment par le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle configuration régionale oblige la CEDEAO à repenser certains équilibres institutionnels et à renforcer sa capacité de dialogue avec l’ensemble des États de la sous-région. Dans ce contexte, le choix du futur président de la Commission revêt une importance particulière, tant pour la stabilité de l’organisation que pour la conduite de ses réformes.

Les autorités sénégalaises considèrent ainsi que la candidature du général Birame Diop s’inscrit dans une volonté de consolider l’action communautaire et de contribuer à la préservation de la cohésion régionale face aux défis sécuritaires, économiques et politiques qui traversent l’Afrique de l’Ouest.

Conakry réserve sa position

À l’issue de la rencontre, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a indiqué que la requête sénégalaise serait transmise au président Mamadi Doumbouya pour examen.

Aucune position officielle n’a toutefois été rendue publique par les autorités guinéennes concernant leur éventuel soutien à la candidature portée par Dakar.

Cette étape à Conakry illustre néanmoins l’importance accordée par le Sénégal à la recherche de consensus régionaux avant les prochaines échéances au sein de la CEDEAO. Elle témoigne également de l’intensification des consultations diplomatiques dans une sous-région où les questions d’intégration, de gouvernance et de sécurité demeurent au cœur des priorités politiques.

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Conakry accueille la CEDEAO autour d’une nouvelle stratégie forestière régionale 2026-2035

La capitale guinéenne abrite, ce lundi 8 juin, l’atelier régional de validation du Plan de Convergence Forestier révisé de la CEDEAO couvrant la période 2026-2035. La rencontre se tient sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, et rassemble les représentants des États membres ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Une feuille de route pour renforcer la gouvernance environnementale

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux visant à améliorer la gestion durable des ressources forestières en Afrique de l’Ouest. Les travaux portent sur la validation d’un cadre stratégique commun destiné à renforcer la gouvernance forestière, à restaurer les zones dégradées et à promouvoir une exploitation plus durable des écosystèmes.

Dans une région où la pression sur les ressources naturelles s’intensifie sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique et de certaines pratiques agricoles, la révision du plan de convergence apparaît comme un instrument central de coordination des politiques environnementales.

Une mobilisation régionale et des enjeux transfrontaliers

Les forêts ouest-africaines jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique, la régulation du climat et le soutien aux économies rurales. Leur dégradation progressive constitue un défi commun aux États de la CEDEAO, nécessitant une approche concertée et harmonisée.

La participation des experts et partenaires internationaux à cet atelier traduit la volonté de renforcer les mécanismes de financement, de suivi et de mise en œuvre des politiques forestières à l’échelle régionale.

La Guinée met en avant le massif du Fouta Djallon

À cette occasion, la Guinée a réaffirmé son engagement en faveur de la préservation de l’environnement, en mettant particulièrement en avant le processus de classement du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que son inscription envisagée comme réserve mondiale de biosphère.

Ce massif, considéré comme un véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, revêt une importance stratégique pour l’alimentation en eau de plusieurs grands bassins fluviaux de la région.

Une étape clé pour la coopération environnementale régionale

La validation du Plan de Convergence Forestier 2026-2035 marque une étape importante dans la consolidation de la coopération environnementale au sein de la CEDEAO. Elle illustre la volonté des États membres de renforcer leur action collective face aux défis de la déforestation, de la perte de biodiversité et des changements climatiques.

Cette dynamique devrait permettre d’harmoniser les politiques nationales et de favoriser des actions coordonnées en faveur de la protection durable des forêts ouest-africaines.

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La Guinée accueillera pour la première fois les audiences délocalisées de la Cour de Justice de la CEDEAO.

La République de Guinée s’apprête à franchir une étape importante dans son engagement en faveur de l’intégration régionale et du renforcement de l’État de droit. Pour la toute première fois, Conakry accueillera les audiences hors siège de la Cour de Justice de la CEDEAO du 15 au 18 mai 2026.

Avant l’ouverture officielle des audiences, une mission de sensibilisation et de communication sera organisée les 13 et 14 mai dans la salle ayant abrité le procès des événements du 28 septembre. Cette phase préparatoire vise à mieux faire connaître aux citoyens, aux acteurs judiciaires et aux organisations de la société civile le rôle, les compétences et les mécanismes de recours de la juridiction communautaire ouest-africaine.

L’organisation de ces audiences délocalisées constitue un événement institutionnel majeur pour la Guinée. Placée sous la haute présidence du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, cette initiative illustre la volonté des autorités guinéennes de renforcer l’accès à la justice communautaire et de consolider les principes de gouvernance juridique au sein de l’espace CEDEAO.

Au-delà de sa portée symbolique, cette rencontre régionale traduit également la dynamique de rapprochement entre les institutions communautaires et les populations des États membres. En permettant aux citoyens et aux professionnels du droit de suivre de plus près les activités de la Cour, ces audiences contribuent à promouvoir une meilleure compréhension des instruments juridiques régionaux ainsi qu’une culture plus affirmée des droits humains et des libertés fondamentales.

La tenue de ces audiences à Conakry intervient dans un contexte où les questions liées à la justice, à la stabilité institutionnelle et à l’intégration régionale occupent une place centrale dans les débats ouest-africains. Elle offre ainsi à la Guinée l’opportunité de renforcer sa visibilité diplomatique et juridique sur la scène sous-régionale.

À travers cet accueil inédit, les autorités guinéennes affichent leur ambition de faire de la coopération judiciaire et du dialogue institutionnel des leviers essentiels pour la consolidation de l’État de droit et de l’intégration africaine.

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La Guinée à la tête de la BIDC : un positionnement stratégique au cœur de l’Afrique de l’Ouest.

La scène aurait pu passer inaperçue. Elle marque pourtant un tournant significatif dans les dynamiques économiques régionales. À l’issue de la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO, la Guinée a été désignée pour assurer la présidence du Conseil des gouverneurs pour les douze prochains mois.

Une nomination à forte portée stratégique

Au-delà de son caractère institutionnel, cette désignation constitue un signal politique et économique fort. Elle illustre la montée en puissance de la Guinée sur la scène régionale, dans un contexte de recomposition des équilibres économiques en Afrique de l’Ouest.

Cette présidence confère au pays une position d’influence dans l’orientation des politiques d’investissement et de financement au sein de l’espace communautaire.

D’un potentiel reconnu à une crédibilité affirmée

Longtemps considérée comme une économie à fort potentiel mais insuffisamment valorisée, la Guinée semble amorcer un tournant décisif. Le pays s’inscrit désormais dans une dynamique de transformation structurelle, visant à renforcer sa crédibilité auprès des partenaires régionaux et internationaux.

Cette évolution s’appuie notamment sur les réformes engagées sous l’impulsion du président Mamadi Doumbouya, dans une logique de refondation du modèle économique.

Simandou 2040, socle d’une nouvelle ambition

Au cœur de cette stratégie figure le programme « Simandou 2040 », une vision de développement à long terme visant à restructurer l’économie nationale, à valoriser les ressources naturelles et à stimuler l’industrialisation.

À travers cette feuille de route, la Guinée ambitionne de s’imposer comme un acteur clé de la transformation économique régionale, en capitalisant sur ses atouts et en renforçant ses capacités institutionnelles.

Une opportunité pour peser sur l’avenir régional

En accédant à la présidence du Conseil des gouverneurs de la BIDC, la Guinée dispose désormais d’un levier supplémentaire pour contribuer à la définition des priorités économiques de la sous-région.

Cette position stratégique pourrait ainsi permettre au pays de jouer un rôle accru dans le financement des projets structurants et dans la promotion d’une intégration économique plus dynamique en Afrique de l’Ouest.

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La CEDEAO déploie une mission d’observation pour la présidentielle du 12 avril 2026.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la nomination de l’ancien président ghanéen, Nana Akufo-Addo, à la tête de sa mission d’observation électorale en vue de l’élection présidentielle béninoise prévue le 12 avril 2026. Cette décision intervient dans un contexte politique particulier, marqué par un scrutin à deux candidats et le retrait du principal parti d’opposition.

Une mission encadrée par les normes régionales

Selon Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO, la mission sera déployée du 7 au 15 avril, conformément au protocole régional sur la démocratie et la bonne gouvernance. L’organisation sous-régionale appelle les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’engagement en faveur de la paix, afin de garantir un scrutin crédible et apaisé.