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Égypte : une bourse nationale des commodités pour sécuriser l’approvisionnement alimentaire.

Égypte : une bourse nationale des commodités pour sécuriser l’approvisionnement alimentaire

Le gouvernement égyptien franchit une étape importante dans sa politique de sécurité alimentaire avec la création prochaine d’une bourse nationale des commodités agricoles. Cette plateforme stratégique sera dédiée à l’organisation et à la régulation des importations et exportations de produits de base, tels que le blé, le maïs ou le riz.

Objectif : stabiliser les prix et garantir la disponibilité

Face à la volatilité des marchés mondiaux et aux tensions sur l’offre, cette bourse vise à centraliser les transactions afin de mieux planifier les approvisionnements et d’éviter les fluctuations excessives des prix. Selon les autorités, cette mesure permettra d’assurer des réserves stratégiques suffisantes pour couvrir les besoins du pays pendant plusieurs mois, tout en limitant la spéculation sur les denrées.

Un levier pour la transparence et l’efficacité

La mise en place de cette bourse doit également favoriser plus de transparence dans la chaîne d’approvisionnement. En rationalisant les procédures et en impliquant des opérateurs publics et privés, le gouvernement espère réduire les coûts logistiques et améliorer la compétitivité des produits agricoles.

Un enjeu stratégique pour la souveraineté alimentaire

L’Égypte, l’un des plus grands importateurs de blé au monde, fait de la sécurité alimentaire une priorité nationale. La création de cette bourse constitue un instrument clé pour renforcer la résilience du pays face aux crises internationales et garantir un accès stable aux produits essentiels pour sa population.

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Égypte et Chine : trois accords majeurs pour renforcer la coopération financière.

Le 14 juillet 2025, Le Caire a vu la signature de trois accords importants entre l’Égypte et la Chine, témoignant d’une volonté conjointe de renforcer leur partenariat économique.

  1. Accord d’appui budgétaire : la Chine accordera un prêt préférentiel à l’Égypte destiné à soutenir les politiques publiques prioritaires, et à stabiliser les finances de l’État.

  2. Financement d’infrastructures : un deuxième accord porte sur un fonds dédié au développement d’infrastructures – notamment dans les transports, les énergies renouvelables et l’eau – pour moderniser les systèmes nationaux.

  3. Crédit à l’exportation égyptienne : le dernier partenariat vise à soutenir les exportateurs locaux, en particulier dans l’agroalimentaire, le textile et la logistique, à travers des garanties et des financements à taux avantageux.

Ces engagements s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie globale : l’Égypte, actuellement en pleine transformation économique, cherche à diversifier ses sources de financement tout en bénéficiant de l’expertise technique et des financements internationaux. Pour la Chine, il s’agit de consolider sa présence en Afrique du Nord, de stimuler la coopération Sud-Sud, et de renforcer les liens autour des projets d’infrastructures et d’industrialisation.

Enjeux et perspectives

  • Stabilité économique : ces financements doivent permettre à l’Égypte de renforcer ses politiques sociales, stabiliser ses déficits et attirer davantage d’investissements.

  • Transition énergétique et infrastructurelle : une grande partie des fonds sera dédiée à des projets verts – solaire, éolien, gestion de l’eau –, alignés sur les ambitions égyptiennes en matière de durabilité.

  • Accélération des exportations : en disposant de garanties de crédit, les entreprises locales pourront se positionner plus facilement sur les marchés africains, européens et asiatiques.

  • Approche bilatérale stratégique : la démarche s’inscrit dans la dynamique chinoise de la Belt and Road Initiative, tout en offrant à l’Égypte une diversification de ses partenariats économiques.

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Égypte : Engie inaugure le plus grand parc éolien du continent africain

Le groupe énergétique français Engie a officiellement mis en service le plus vaste parc éolien d’Afrique, situé à Ras Ghareb, dans le golfe de Suez, en Égypte. Ce projet emblématique, d’une capacité installée de 500 mégawatts, marque une étape majeure dans le développement des énergies renouvelables sur le continent et illustre l’engagement croissant de l’Égypte dans la transition énergétique.

Fruit d’un partenariat public-privé, le parc a été développé par un consortium mené par Engie, aux côtés de ses partenaires Orascom Construction (Égypte) et Toyota Tsusho (Japon). Construit sur une surface de plus de 100 kilomètres carrés, il devrait produire environ 2 000 GWh par an, soit suffisamment pour alimenter plus de 800 000 foyers égyptiens, tout en évitant l’émission de près d’un million de tonnes de CO₂ par an.

Cette mise en service s’inscrit dans le cadre de la stratégie égyptienne « Vision 2030 », qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 42 % du mix électrique national d’ici la fin de la décennie. Le pays, qui dispose de conditions climatiques favorables pour l’éolien et le solaire, se positionne de plus en plus comme un acteur clé du secteur énergétique vert en Afrique et au Moyen-Orient.

Pour Engie, ce projet consolide sa présence sur le continent africain et s’aligne avec sa stratégie globale visant à tripler ses capacités renouvelables dans le monde d’ici 2030. L’entreprise compte désormais sur Ras Ghareb pour devenir une vitrine de son savoir-faire technique et de son modèle de développement durable.

La cérémonie d’inauguration, tenue en présence de hauts responsables égyptiens et de dirigeants du consortium, a été l’occasion de rappeler l’importance des investissements internationaux dans les infrastructures vertes, considérées comme un levier de croissance, de création d’emplois et de souveraineté énergétique pour les pays du Sud.