80e assemblee generale de lonu laes defend sa souverainete et plaide pour un multilateralisme reforme 360x320

AES à l’ONU : une voix unie du Sahel pour un partenariat mondial équitable

Dans les coulisses de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, la Confédération des États du Sahel (AES) s’est affirmée avec force et détermination. Réunis à Manhattan le 27 septembre, les Premiers ministres du Niger, du Burkina Faso et du Mali ont porté haut les ambitions d’un Sahel en pleine redéfinition.

Au-delà des discours protocolaires, cette présence collective a marqué un tournant. Les dirigeants sahéliens ont défendu une vision : celle d’un partenariat mondial plus juste, fondé sur l’égalité, la souveraineté et la reconnaissance des réalités africaines. Leur message, clair et ferme, résonne comme un appel à repenser les rapports entre le continent africain et le reste du monde.

Alors que la région fait face à des défis sécuritaires, économiques et climatiques, l’AES se présente comme une réponse concertée et solidaire. Les Premiers ministres ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale sans ingérence, tout en ouvrant la voie à de nouveaux modèles de développement endogènes.

À un moment charnière pour l’Afrique, où se jouent la paix et la stabilité, l’unité affichée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali illustre la volonté d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Sahel. Plus qu’un symbole diplomatique, cette démarche traduit la montée en puissance d’une Afrique qui entend désormais parler d’une seule voix sur la scène mondiale.

Cpi depart des pays de l aes i1920 360x320

AES : satisfaction au Burkina Faso après le retrait de la CPI

Le gouvernement burkinabè a officiellement salué la décision de l’Alliance des États du Sahel (AES) de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), une décision prise conjointement avec le Mali et le Niger.

Pour les autorités de transition, cette rupture marque un pas vers une plus grande souveraineté judiciaire et politique. Dans un communiqué diffusé à Ouagadougou, le gouvernement a estimé que « la CPI a montré ses limites et ses insuffisances dans le traitement équitable des dossiers concernant l’Afrique », rappelant que plusieurs dirigeants africains ont, par le passé, dénoncé une justice internationale à « géométrie variable ».

La décision de retrait a été accueillie avec satisfaction par une partie de l’opinion publique burkinabè, qui y voit un acte d’affirmation de l’indépendance nationale et régionale. Des organisations de la société civile proches des autorités ont salué « une décision courageuse et historique », considérant que les États sahéliens doivent désormais bâtir leurs propres mécanismes de justice et de responsabilité.

Toutefois, certains acteurs de la société civile et des organisations de défense des droits humains rappellent que ce retrait ne doit pas se traduire par une impunité accrue. Ils soulignent que les populations, premières victimes du terrorisme et des violations des droits humains, ont besoin de garanties solides en matière de justice et de protection.

Avec ce choix, l’AES confirme sa volonté de redéfinir ses partenariats et de privilégier des solutions africaines aux défis sécuritaires, politiques et judiciaires. Le Burkina Faso, à l’instar de ses partenaires du Sahel, entend ainsi affirmer sa souveraineté dans un contexte marqué par des bouleversements régionaux et internationaux.