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Formule 1 : le Rwanda décroche un accord de dix ans pour le retour du Grand Prix en Afrique.

La Formule 1 fera son retour sur le continent africain au début des années 2030, après plus de trois décennies d’absence. La discipline a officialisé, mardi 13 octobre 2026, un accord de dix ans avec le Rwanda, qui accueillera le futur Grand Prix d’Afrique sur un circuit spécialement conçu à Bugesera, au sud de Kigali.

Cette annonce marque une nouvelle étape dans la stratégie d’expansion internationale du championnat. La première course se tiendra une fois le circuit achevé, à une date qui reste à préciser. Le projet prévoit une infrastructure répondant aux normes de catégorie 1 de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), à proximité du nouvel aéroport international de Kigali.

Le président-directeur général de la Formule 1, Stefano Domenicali, a qualifié cet accord de « moment historique » pour la discipline. Il a souligné l’ambition de faire courir le championnat sur tous les continents habités et de rapprocher davantage la compétition de ses publics à travers le monde.

Le président rwandais, Paul Kagame, a également salué une étape importante pour son pays et pour le continent. Les autorités rwandaises misent sur cet événement pour attirer des investissements, stimuler le tourisme, créer des emplois et développer les compétences locales.

Un retour attendu depuis 1993

Le dernier Grand Prix de Formule 1 organisé en Afrique remonte à 1993, sur le circuit de Kyalami, en Afrique du Sud. Le Français Alain Prost avait remporté cette course. Avant cela, le Maroc avait accueilli une épreuve du championnat du monde en 1958, à Casablanca. Le Rwanda deviendra ainsi le troisième pays africain à accueillir un Grand Prix de Formule 1.

Ce retour répond notamment aux appels répétés de Lewis Hamilton. Le septuple champion du monde défend depuis plusieurs années l’idée d’une course sur le continent africain, estimant que la région représente un espace important pour le développement du sport automobile.

Le choix du Rwanda s’inscrit dans une stratégie de promotion internationale fondée sur l’organisation de grands événements sportifs. Le pays a notamment accueilli les Championnats du monde de cyclisme sur route en 2025 et noué des partenariats de visibilité avec des clubs européens de football, dont Arsenal et le Paris Saint-Germain.

Le sport, levier d’attractivité et objet de controverses

Si les autorités rwandaises mettent en avant les retombées économiques attendues, cette stratégie d’influence par le sport suscite également des critiques. Certains observateurs dénoncent une démarche de « sportswashing », un terme utilisé pour décrire le recours aux événements sportifs afin d’améliorer l’image internationale d’un pays, alors que celui-ci fait l’objet de controverses concernant les droits humains et le traitement de l’opposition politique.

L’organisation du Grand Prix s’inscrit donc dans un contexte où les ambitions économiques et touristiques du Rwanda côtoient des interrogations sur son image et sa gouvernance.

L’Afrique du Sud maintient ses ambitions

Également candidate à un retour de la Formule 1, l’Afrique du Sud n’a pas été retenue dans le cadre de cet accord. Les autorités sud-africaines entendent toutefois poursuivre leurs démarches pour obtenir une course, avec l’objectif affiché d’un retour avant 2030.

Avec ce partenariat de dix ans, le Rwanda obtient ainsi une place dans les perspectives à long terme du championnat mondial. Reste désormais à concrétiser le projet de circuit et à fixer la date de la première course, attendue au début des années 2030.

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Sénégal–Rwanda : onze accords signés pour renforcer la coopération bilatérale.

Le Sénégal et le Rwanda donnent un nouvel élan à leur partenariat avec la signature de onze accords et instruments de coopération. Conclus à l’issue de la première session de leur Grande Commission mixte, tenue les 6 et 7 octobre 2026 à Kigali, ces engagements couvrent plusieurs domaines, allant de la diplomatie à l’économie, en passant par le numérique, la culture, l’enseignement supérieur et la coopération judiciaire.

La délégation sénégalaise était conduite par Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Dakar et Kigali, qui souhaitent consolider leurs relations politiques et élargir leurs échanges économiques.

Onze instruments pour diversifier les domaines de coopération

Les accords conclus portent notamment sur les consultations politiques, le numérique, l’innovation, le tourisme, la jeunesse, la culture, le sport, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la normalisation.

Trois instruments sont consacrés à la coopération judiciaire. Ils concernent l’entraide judiciaire en matière pénale, l’extradition et le transfèrement des personnes condamnées. Ces dispositions visent à renforcer les mécanismes de collaboration entre les deux États dans le domaine de la justice.

Au-delà de ces engagements, le Sénégal et le Rwanda entendent étendre leur partenariat à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la défense et la sécurité, l’éducation, l’agriculture, la santé, les infrastructures, le numérique et les investissements.

Les responsables des deux pays ont également souligné l’importance d’assurer un suivi rigoureux des accords conclus. L’enjeu est de traduire les engagements diplomatiques en actions concrètes et en résultats mesurables pour les administrations, les entreprises et les populations.

Le développement des échanges économiques au cœur des discussions

La coopération économique a occupé une place importante dans les travaux de Kigali. En marge de la Grande Commission mixte, un Forum des Affaires et des Investissements Rwanda-Sénégal a réuni des représentants des secteurs public et privé des deux pays.

Organisée avec l’appui de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) du Sénégal et du Rwanda Development Board, cette rencontre a permis de mettre en avant les possibilités de partenariats commerciaux, de promouvoir les investissements et d’identifier de nouvelles perspectives de collaboration entre les entreprises.

Dakar et Kigali souhaitent ainsi renforcer les relations entre leurs opérateurs économiques et favoriser une meilleure exploitation des opportunités offertes par leurs marchés respectifs.

Les deux pays entendent notamment s’appuyer sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler les échanges commerciaux et les investissements intra-africains. Ce cadre continental constitue un levier potentiel pour faciliter l’accès aux marchés, encourager les partenariats et soutenir l’intégration économique africaine.

Dans la continuité du rapprochement engagé en 2025

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans le prolongement de la visite d’État du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au Rwanda, en octobre 2025. Cette visite avait déjà donné lieu à la conclusion de plusieurs accords et contribué au renforcement des relations entre les deux pays.

La première session de la Grande Commission mixte vise désormais à consolider cette coopération en lui donnant un cadre de concertation et de suivi plus structuré. Elle doit également permettre d’identifier les secteurs dans lesquels les deux États peuvent approfondir leurs échanges et développer des projets communs.

Un mécanisme de suivi pour concrétiser les engagements

Pour assurer la mise en œuvre des décisions prises à Kigali, un comité conjoint sera mis en place. Une réunion d’experts est prévue en 2027 afin d’évaluer les progrès accomplis et d’examiner l’état d’avancement des engagements pris par les deux parties.

La deuxième session de la Grande Commission mixte devrait ensuite se tenir au Sénégal, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.

Au-delà de la signature des onze instruments, le principal défi sera désormais d’assurer leur application effective. Pour Dakar et Kigali, la consolidation du partenariat dépendra de la capacité des deux États à transformer ces engagements en projets opérationnels, à renforcer les échanges entre leurs entreprises et à inscrire leur coopération dans une dynamique durable au service de l’intégration africaine.

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Belgique–Rwanda : Bruxelles et Kigali rétablissent leurs relations diplomatiques

La Belgique et le Rwanda ont officiellement décidé de rétablir leurs relations diplomatiques, rompues en mars 2025 sur fond de tensions liées à la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite le 22 septembre 2026, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Dans une déclaration conjointe, les deux gouvernements indiquent avoir convenu de reprendre leurs relations diplomatiques à compter du 22 septembre. Ils prévoient également de rouvrir prochainement leurs ambassades respectives. Dans un premier temps, celles-ci devraient être dirigées par des chargés d’affaires, avant la nomination ultérieure d’ambassadeurs.

Des mois de discussions pour renouer le dialogue

Cette reprise intervient après plusieurs mois de contacts entre les ministres des Affaires étrangères belge et rwandais, Maxime Prévot et Olivier Nduhungirehe. Selon le communiqué conjoint, leurs échanges ont permis d’aborder différents points de divergence et malentendus dans un « esprit constructif ».

Les deux pays ont par ailleurs salué le rôle du Qatar dans le processus de rapprochement. Doha avait notamment facilité une première rencontre entre les deux ministres à Doha en juin 2025.

À New York, les deux chefs de la diplomatie ont également confirmé leur volonté de maintenir un dialogue régulier, y compris sur les dossiers internationaux qui continuent de susciter des divergences.

Le conflit dans l’est de la RDC au cœur des tensions

La rupture diplomatique de mars 2025 était intervenue dans un contexte de fortes tensions autour du conflit dans l’est de la RDC. Le Rwanda avait alors mis fin à ses relations avec la Belgique, accusant Bruxelles de prendre position contre Kigali dans cette crise.

La Belgique avait, de son côté, adopté une position critique concernant la situation dans l’est congolais et avait soutenu au niveau européen des mesures de pression à l’encontre de responsables liés au conflit. Le dossier reste aujourd’hui l’un des principaux sujets de désaccord entre Bruxelles et Kigali.

Le conflit oppose notamment les autorités congolaises au mouvement AFC/M23, qui contrôle des territoires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les Nations unies et plusieurs gouvernements occidentaux accusent le Rwanda de soutenir le mouvement, ce que Kigali dément. Le Rwanda affirme pour sa part agir face à la menace constituée par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé opérant dans l’est de la RDC.

Un dialogue maintenu malgré les divergences

La reprise des relations diplomatiques ne signifie pas la disparition des désaccords entre les deux pays. Dans leur déclaration commune, la Belgique et le Rwanda réaffirment leur engagement en faveur d’un dialogue « ouvert, franc et transparent », fondé notamment sur la non-ingérence, le respect mutuel et une volonté de coopération constructive.

Le ministre belge Maxime Prévot a également souligné que le rétablissement des relations diplomatiques devait permettre de conserver des canaux de dialogue structurés tout en maintenant la position de la Belgique sur l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC.

La réouverture annoncée des ambassades à Bruxelles et à Kigali constitue ainsi la première étape concrète de la normalisation des relations entre les deux pays, après environ dix-huit mois de rupture diplomatique.

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Raffinerie Dangote : des investisseurs rwandais s’intéressent à l’introduction en Bourse.

L’introduction en Bourse de Dangote Refinery, lancée sur le marché financier nigérian, suscite l’intérêt d’investisseurs rwandais. L’Autorité des marchés financiers du Rwanda (CMA) a engagé des échanges avec les différentes parties prenantes afin de faciliter leur éventuelle participation à cette opération.

Cette démarche intervient alors que l’offre publique initiale de la raffinerie doit permettre au groupe Dangote de mobiliser jusqu’à 2 150 milliards de nairas, soit environ 1,4 milliard de dollars, pour renforcer ses capacités financières.

La CMA facilite l’accès des investisseurs rwandais

Le régulateur rwandais indique avoir constaté un intérêt croissant pour les opportunités proposées sur les marchés financiers et souhaite faciliter l’accès des investisseurs nationaux à certaines opérations réalisées sur d’autres places africaines.

Dans le cadre de l’IPO de Dangote Refinery, les investisseurs rwandais intéressés peuvent ainsi manifester leur intérêt auprès de United Capital Financial Services Rwanda Ltd, via la plateforme mise en place à cet effet.

La CMA précise toutefois que cette démarche ne constitue ni une souscription à l’offre ni une garantie d’attribution d’actions. Les conditions définitives permettant aux investisseurs rwandais d’accéder à l’opération doivent encore être précisées.

Une offre de 4,1 milliards d’actions

L’opération porte sur 4,1 milliards d’actions ordinaires de Dangote Refinery, proposées au prix de 525 nairas par action. En cas de souscription intégrale, l’offre permettrait de lever environ 2 150 milliards de nairas.

L’opération, ouverte le 14 septembre 2026, doit se poursuivre jusqu’au 13 octobre 2026.

Cette introduction en Bourse constitue une opération importante pour le marché financier nigérian, tout en ouvrant une possibilité d’accès transfrontalier aux investisseurs d’autres pays africains.

Vers davantage d’intégration des marchés financiers africains

L’intérêt manifesté au Rwanda illustre également la recherche de nouvelles possibilités d’investissement à l’échelle du continent. La facilitation de l’accès à des opérations financières réalisées sur des marchés étrangers peut contribuer à renforcer les liens entre les différentes places financières africaines.

Pour les investisseurs rwandais, l’opération Dangote représente ainsi une possibilité d’accéder à une offre cotée sur le marché nigérian, sous réserve des conditions qui seront arrêtées par les acteurs concernés.

Les autorités rwandaises et les parties prenantes de l’opération doivent désormais préciser les modalités pratiques de participation avant toute éventuelle souscription.

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Kigali au cœur des échanges africains sur l’avenir de l’Internet.

La capitale rwandaise accueille, du 18 au 20 août 2026, la 15ᵉ édition du Forum africain du peering et de l’interconnexion (AfPIF), consacré au développement des infrastructures et de l’écosystème Internet sur le continent.

Organisée par l’Association africaine des points d’échange Internet (African IXP), en partenariat avec la Rwanda Internet Community and Technology Alliance (RICTA), la rencontre réunit au Kigali Marriott Hotel des opérateurs de réseaux, fournisseurs de contenus, gestionnaires de points d’échange Internet, acteurs des centres de données et spécialistes du numérique.

Renforcer l’interconnexion des réseaux

Les échanges portent notamment sur le peering, les points d’échange Internet (IXP), les infrastructures numériques, les câbles sous-marins et la distribution de contenus.

Les participants examinent également les moyens de renforcer la résilience des réseaux et de réduire les coûts liés à la connectivité. L’un des enjeux consiste à favoriser davantage l’échange local du trafic Internet afin de limiter la dépendance à des infrastructures situées en dehors du continent.

Un enjeu stratégique pour l’économie numérique

Cette 15ᵉ édition intervient alors que les pays africains accélèrent leur transformation numérique. Le développement d’infrastructures Internet plus robustes et mieux interconnectées apparaît essentiel pour soutenir les entreprises numériques, améliorer l’accès aux services en ligne et accompagner la croissance de l’économie digitale.

Au-delà des discussions techniques, l’AfPIF constitue également un espace de partage d’expertise, de coopération et de création de partenariats entre les différents acteurs de l’écosystème Internet africain et international.

À Kigali, l’objectif est ainsi de renforcer les bases techniques d’un Internet africain plus résilient, plus performant et davantage interconnecté.

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Kigali : le Chef de l’État S.E Mamadi DOUMBOUYA met en lumière les ambitions économiques de la Guinée à l’Africa CEO Forum 2026.

À la faveur de la poursuite de sa tournée panafricaine à dimension diplomatique et économique, le Président de la République, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a marqué de sa présence l’ouverture de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum ce jeudi 14 mai à Kigali, au Rwanda.
Devant un parterre de dirigeants africains, d’investisseurs internationaux et de décideurs économiques de premier plan, le Chef de l’État, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a porté haut la vision de transformation socioéconomique de Simandou 2040, mettant particulièrement en avant les nombreuses opportunités d’affaires qu’offre aujourd’hui la Guinée.
Aux côtés de plusieurs chefs d’État africains, notamment le Président Paul Kagame, le Président Mohamed Ould GHAZOUANI de la Mauritanie, le Président Bola Ahmed TINUBU du Nigeria, le Président Mamadi DOUMBOUYA a partagé une vision axée sur la souveraineté économique, la création d’emplois durables, le transfert de compétences et de technologies, ainsi que la transformation locale des ressources pour créer de la valeur ajoutée.
Lors de leurs entretiens en tête-à-tête, le Chef de l’État a insisté sur le rôle central du secteur privé comme moteur de croissance et levier essentiel du développement. Il a également plaidé pour un renforcement stratégique du partenariat public-privé, condition indispensable pour accélérer l’industrialisation du continent et bâtir des économies africaines plus résilientes face aux défis mondiaux. Il a surtout insisté sur l’intégration économique et sociale du continent africain, qui passe par le renforcement des liens de coopération entre les différents États.
Des stands guinéens installés au sein de l’exposition officielle attirent de nombreux visiteurs. Ces espaces offrent une vitrine de l’entrepreneuriat guinéen, de la richesse culturelle nationale et de l’immense potentiel économique du pays.
À travers ces expositions, la Guinée s’est affirmée comme une vitrine d’opportunités et de transformation, une destination crédible pour les investissements et un futur hub économique régional, porté par des réformes structurelles ambitieuses et une volonté politique affirmée du Chef de l’État à travers le programme Simandou 2040.
L’Africa CEO Forum 2026, qui se tient les 14 et 15 mai, réunit plus de 2 800 dirigeants d’entreprises, investisseurs, institutions financières internationales et responsables publics venus d’Afrique et d’ailleurs. Considéré comme le plus grand rendez-vous annuel du secteur privé africain, ce forum est souvent surnommé le « Davos africain » en raison de son influence sur les grandes orientations économiques du continent.
Plusieurs thématiques majeures ont dominé les débats de cette édition 2026 : le financement des entreprises africaines, la création de champions économiques africains, le partenariat public-privé ou encore le développement des chaînes de valeur locales.
Des priorités qui rejoignent pleinement les ambitions portées par le programme Simandou 2040, vision stratégique incarnée par le Président Mamadi DOUMBOUYA.
Le thème retenu cette année, « L’impératif de la croissance : pourquoi l’Afrique doit adopter la propriété partagée », résonne particulièrement avec la dynamique engagée par la Guinée dans la promotion d’une croissance inclusive, fondée sur la valorisation des ressources nationales et l’implication accrue des acteurs locaux.
Le mégaprojet Simandou, présenté comme un puissant catalyseur de prospérité et de création de chaînes de valeur, a d’ailleurs été cité en exemple lors de l’ouverture du forum comme modèle structurant pour l’avenir économique africain.
Face aux mutations de l’économie mondiale et aux défis géopolitiques actuels, les participants ont appelé l’Afrique à construire des géants économiques capables de rivaliser à l’échelle internationale.
Plusieurs personnalités influentes présentes à Kigali ont également salué les avancées enregistrées par la Guinée. Parmi elles, Makhtar DIOP, Directeur général de la Société financière internationale, a cité la Guinée comme exemple de pays engagé dans la promotion des entreprises nationales à capitaux guinéens, le renforcement du contenu local ainsi que le développement du capital humain.
Sous le leadership du Président Mamadi DOUMBOUYA, la Guinée apparaît désormais comme l’un des pays africains les plus engagés dans une dynamique de réformes économiques profondes, orientées vers la souveraineté, l’industrialisation et la prospérité partagée.
À Kigali, la voix de la Guinée a ainsi porté avec force une ambition claire : faire du pays un acteur majeur de la transformation économique africaine et un modèle de croissance inclusive pour le continent.

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Africa CEO Forum : Paul Kagame appelle l’Afrique à repenser sa gouvernance pour accélérer son développement.

Le coup d’envoi de l’édition 2026 de l’Africa CEO Forum 2026 a été donné ce lundi à Kigali, au Rwanda, en présence de plusieurs chefs d’État africains, dirigeants d’entreprises et investisseurs internationaux.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président rwandais Paul Kagame, entouré notamment de ses homologues de la Guinée, du Gabon et du Nigeria.

Considéré comme l’un des principaux rendez-vous économiques du continent, l’Africa CEO Forum réunit chaque année des responsables politiques et des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés à l’investissement, à l’intégration régionale et à la transformation économique de l’Afrique.

Paul Kagame place la gouvernance au cœur du développement africain

Lors d’un échange interactif organisé pendant la cérémonie d’ouverture, Paul Kagame a insisté sur le rôle central des politiques publiques dans la réussite du développement africain.

Selon le chef de l’État rwandais, les difficultés rencontrées par plusieurs pays du continent ne relèvent pas uniquement du déficit d’infrastructures, mais avant tout de problèmes de gouvernance et de choix politiques.

Pour lui, aucune dynamique de développement durable ne peut émerger sans des politiques cohérentes, efficaces et adaptées aux réalités africaines.

Paul Kagame a également appelé les dirigeants africains à renforcer l’organisation institutionnelle et la qualité de la gouvernance afin de créer un environnement favorable à la croissance économique et à l’investissement.

Le secteur privé présenté comme un acteur clé de la transformation du continent

Le président rwandais a par ailleurs souligné l’importance stratégique du secteur privé dans la construction de l’Afrique de demain.

Il a estimé que les États devaient davantage créer les conditions permettant aux entreprises d’investir, d’innover et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour les jeunes générations africaines.

Selon lui, le débat sur le développement africain ne doit pas se limiter aux questions d’infrastructures, souvent présentées comme les principaux freins à la croissance.

Paul Kagame considère au contraire que les difficultés résident d’abord dans les politiques publiques mises en œuvre et dans les modèles de gouvernance adoptés par les États.

Il a ainsi appelé gouvernements, entrepreneurs et citoyens à adopter de nouvelles approches fondées sur les meilleures pratiques, la responsabilité et l’efficacité.

Kagame plaide pour une accélération de la ZLECAf

Interrogé sur la Zone de libre-échange continentale africaine, le président rwandais a insisté sur la nécessité d’un changement profond de mentalités afin de permettre à l’intégration économique africaine de progresser.

Selon lui, la réussite de la ZLECAf dépend autant de la volonté politique que de la capacité des États africains à dépasser certaines résistances administratives et techniques.

Paul Kagame a estimé que les transformations les plus importantes commencent souvent par des changements d’état d’esprit, rappelant que cette évolution ne nécessite pas forcément d’importantes ressources financières, mais surtout une volonté collective et des efforts constants.

Le président rwandais a également mis en garde contre les risques de voir les lenteurs techniques et bureaucratiques freiner la mise en œuvre effective de la zone de libre-échange continentale.

Pour lui, malgré les difficultés, les pays africains doivent rester concentrés sur l’objectif principal : bâtir un espace économique intégré capable de garantir le développement, la prospérité et une meilleure compétitivité pour les populations africaines.

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Rwanda – Mozambique : un partenariat sécuritaire renouvelé face aux défis persistants.

Le Rwanda et le Mozambique ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération bilatérale en matière de sécurité. Les deux pays ont officiellement renouvelé leur partenariat militaire, visant à consolider les acquis enregistrés depuis l’intervention des forces rwandaises dans la province de Cabo Delgado, au nord du Mozambique, en 2021. Cette région, riche en ressources gazières, a été le théâtre d’attaques répétées menées par des groupes armés affiliés à l’État islamique, plongeant des milliers de civils dans une situation d’extrême vulnérabilité.

Une alliance née de l’urgence sécuritaire

En juillet 2021, à la demande du président mozambicain Filipe Nyusi, Kigali avait déployé un contingent de plusieurs centaines de militaires et policiers rwandais. Leur mission : appuyer les forces armées mozambicaines dans la lutte contre l’insurrection djihadiste, sécuriser les zones stratégiques et permettre le retour des populations déplacées. Ce déploiement inédit avait marqué un tournant dans la diplomatie militaire africaine, faisant du Rwanda un acteur majeur de la sécurité régionale.

Des résultats tangibles sur le terrain

Trois ans après l’arrivée des forces rwandaises, les autorités des deux pays se félicitent des avancées obtenues. Plusieurs localités autrefois sous le contrôle des insurgés ont été reprises, permettant la reprise progressive de la vie économique et sociale dans Cabo Delgado. Les opérations conjointes ont également permis de réduire l’ampleur et la fréquence des attaques, même si la menace reste persistante et nécessite une vigilance accrue.

Un partenariat élargi et renforcé

Le renouvellement de la coopération sécuritaire ne se limite pas au seul volet militaire. Il s’accompagne de programmes de formation, de partage de renseignements, ainsi que d’initiatives en faveur de la stabilisation communautaire. Les deux pays insistent sur l’importance de renforcer la confiance entre populations locales et forces de défense, afin d’éviter que les failles sociales et économiques ne soient exploitées par les groupes extrémistes.

Par ailleurs, Kigali et Maputo envisagent de développer une collaboration plus large incluant la protection des infrastructures stratégiques, en particulier les installations gazières de la société française TotalEnergies, dont le projet de liquéfaction du gaz est l’un des plus importants investissements en Afrique.

Un symbole de solidarité africaine

Ce partenariat renouvelé illustre une nouvelle approche de la sécurité sur le continent : des solutions africaines aux défis africains. Le Rwanda, déjà engagé dans plusieurs missions de maintien de la paix à travers l’Afrique, renforce son rôle de partenaire fiable en matière de sécurité régionale. De son côté, le Mozambique y voit une garantie de stabilité indispensable pour relancer ses projets économiques majeurs et rétablir la confiance des investisseurs.

Perspectives et défis

Malgré les succès enregistrés, les défis demeurent. Les groupes insurgés, bien que fragilisés, continuent de mener des attaques sporadiques dans certaines zones reculées. Le renouvellement de la coopération sécuritaire entre Kigali et Maputo s’inscrit donc dans une logique de long terme, où la victoire militaire devra impérativement être consolidée par des politiques de développement, de réinsertion et de cohésion sociale.

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RDC–Rwanda : Un accord historique pour la paix signé à Washington sous l’égide des États-Unis et du Qatar

Le 27 juin 2025, un moment jugé décisif s’est joué à Washington, où la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont officiellement signé un accord de paix visant à mettre un terme aux violences persistantes dans l’est congolais. Cette signature s’est déroulée sous l’égide des États-Unis, avec le soutien actif du Qatar, deux médiateurs qui ont joué un rôle central dans la facilitation des négociations.

Cet accord, présenté comme une avancée historique, intervient après des décennies de tensions armées, de déplacements massifs de populations et de crise humanitaire dans les provinces congolaises frontalières du Rwanda. Il repose sur plusieurs engagements clés, notamment le retrait des groupes armés soutenus ou tolérés par des puissances étrangères, le renforcement de la coopération sécuritaire régionale, et l’établissement de mécanismes conjoints de suivi.

L’administration américaine a salué cette entente comme une « étape majeure vers une stabilité durable dans les Grands Lacs ». De son côté, le Qatar a insisté sur l’importance du dialogue et de la diplomatie multilatérale pour résoudre les conflits complexes.

Kinshasa et Kigali, souvent en désaccord sur les responsabilités dans la persistance des violences, se sont engagés à œuvrer pour une nouvelle ère de relations bilatérales fondées sur le respect mutuel, la coopération économique et la paix régionale.

Cet accord suscite de nombreux espoirs, mais son succès dépendra de sa mise en œuvre effective sur le terrain, de la sincérité des parties, et de l’engagement des partenaires internationaux à en accompagner les étapes concrètes.