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Sénégal : le waqf poursuit sa progression avec plus de 4,6 milliards FCFA mobilisés

La dynamique du waqf continue de se renforcer au Sénégal. Entre janvier 2025 et janvier 2026, douze nouveaux waqf privés ont été enregistrés, pour une valeur cumulée de plus de 408 millions de FCFA. Au total, les waqf formalisés auprès de la Haute Autorité du Waqf dépassent désormais 4,6 milliards de FCFA.

Ces chiffres ont été présentés jeudi 5 mars lors de la deuxième édition de l’iftar institutionnel organisé par l’institution à Dakar. La rencontre a réuni autorités publiques, leaders religieux, acteurs du secteur privé et partenaires au développement autour de la promotion de cet instrument de solidarité.

Le directeur général de la Haute Autorité du Waqf, Ahmed Lamine Athie, a également souligné qu’environ 400 waqf identifiés, mais non encore formalisés, représentent un potentiel estimé à plus de 17 milliards de FCFA.

Parmi les projets en cours figurent la construction d’un immeuble de 20 étages à Dakar pour financer les daaras modernes soutenus par la Banque islamique de développement, un programme de cantines scolaires bénéficiant déjà à 1.600 élèves, ainsi que le projet agricole WAPEC dédié à l’élevage caprin dans les départements de Podor et Koungheul.

Représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy a salué le rôle du waqf dans la mobilisation de ressources au service du développement, rappelant que l’année 2026 a été placée par le président Bassirou Diomaye Faye sous le signe de l’économie sociale et solidaire.

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Sénégal : le gouvernement anticipe la crise pétrolière mondiale.

Face aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à leurs répercussions sur les marchés mondiaux, le Sénégal a choisi la prudence. Ce mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé une réunion de crise visant à sécuriser l’approvisionnement en produits pétroliers et à protéger l’économie nationale.

Sécurisation stratégique et gestion proactive

Au cœur des discussions, la « sécurisation stratégique » a été érigée en priorité. Le gouvernement a détaillé des mécanismes d’anticipation pour éviter toute rupture de stock susceptible de paralyser le marché intérieur. Cette démarche inclut une gestion proactive des réserves pétrolières afin de limiter l’impact des fluctuations des prix du brut sur le pouvoir d’achat des ménages.

Une dimension économique et sociale

Au-delà de l’aspect technique, la stratégie adoptée intègre une forte dimension sociale. Dans un contexte où le prix de l’énergie influence directement le coût des transports et le panier de la ménagère, l’exécutif vise à protéger les populations les plus vulnérables. « L’enjeu est autant économique que social », a rappelé la Primature.

Création d’un comité de suivi interministériel

Pour assurer une réaction rapide face aux chocs externes, un comité interministériel de suivi a été mis en place. Il aura pour mission d’observer les marchés internationaux, d’évaluer l’impact des tensions sur les finances publiques et de proposer des ajustements immédiats afin que le Sénégal anticipe plutôt que subisse les crises.

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Guinée : 940 nouvelles recrues officiellement intégrées à la Police nationale

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a procédé à l’intégration officielle de 940 nouveaux agents au sein de la Police nationale de Guinée, lors d’une cérémonie présidée par le ministre, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo.

L’événement a réuni l’ensemble des responsables de l’institution policière, notamment l’Administrateur général de police, Djénaba Sory Camara, marquant une étape importante dans le processus de renforcement des effectifs et de modernisation des forces de sécurité.

Servir la Nation, un engagement avant tout moral

Dans son allocution, le ministre a salué l’engagement des jeunes recrues, soulignant qu’elles ont choisi de servir la Nation avant même la formalisation administrative de leur statut. Un geste qu’il a présenté comme le reflet d’un profond sens du devoir et du patriotisme.

Rappelant la portée symbolique et institutionnelle du port de l’uniforme, le Général Ahmed Mohamed Oury Diallo a insisté sur les valeurs qui doivent guider l’action policière : loyauté, intégrité et sens du service public. Selon lui, l’uniforme représente avant tout un engagement moral envers la République et les citoyens.

Il a par ailleurs réaffirmé que la formation continue et la professionnalisation des forces de police demeurent au cœur des priorités du département, dans une dynamique de modernisation et de renforcement des capacités opérationnelles.

Discipline et professionnalisme au cœur des attentes

De son côté, la Directrice générale de la Police nationale a indiqué que cette intégration répond à une attente forte et légitime en matière de sécurisation du territoire. Djénaba Sory Camara a invité les nouveaux agents à mesurer pleinement la portée de leur engagement et à exercer leurs fonctions avec discipline, loyauté et sens du devoir.

Elle a également réaffirmé la détermination de la Direction générale à poursuivre, avec professionnalisme et dévouement, sa mission républicaine de protection des personnes et de leurs biens.

À travers cette intégration massive, les autorités entendent consolider les effectifs et adapter l’institution policière aux défis sécuritaires contemporains, dans un contexte où les attentes des populations en matière de sécurité demeurent élevées.

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Coopération institutionnelle : le CNT reçoit une délégation d’ONU Femmes.

La Première Vice-Présidente du Conseil national de la transition (CNT), accompagnée de plusieurs conseillères nationales, a reçu en audience, mardi 3 mars, une délégation du Bureau régional d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. La rencontre s’est tenue dans la salle Saïfoulaye Diallo du Palais du Peuple, à Conakry.

Cette visite de courtoisie et de travail s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération entre les institutions guinéennes et l’agence onusienne en matière de promotion des droits des femmes et d’autonomisation des filles et des femmes.

Promouvoir l’égalité et réduire les inégalités de genre

Conduite par Dr Maxim Winato, la délégation séjourne en Guinée depuis le début de la semaine avec pour objectif d’appuyer les initiatives nationales visant à réduire les inégalités de genre. À travers ses programmes, ONU Femmes intervient notamment dans l’amélioration des cadres juridiques, le renforcement des capacités institutionnelles et l’évolution des normes sociales afin de favoriser une égalité effective entre les sexes.

Ces échanges interviennent dans un contexte où la question de la participation des femmes à la vie politique, économique et sociale demeure un enjeu majeur pour la consolidation de l’État de droit et du développement durable.

Engagement des autorités de la transition

Au nom du président du CNT, la Première Vice-Présidente a salué la démarche de l’agence onusienne et réaffirmé l’engagement des autorités de la transition en faveur de la valorisation de la femme guinéenne. Elle a présenté les efforts entrepris pour renforcer l’épanouissement des femmes et leur participation active aux processus décisionnels et au développement national.

La rencontre s’est conclue par la remise d’un présent symbolique au représentant d’ONU Femmes, suivie d’une photo de famille, marquant la volonté commune de consolider ce partenariat au service de l’égalité et de l’inclusion.

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Candidature de Macky Sall à l’ONU : Dakar prend ses distances.

Le gouvernement sénégalais affirme ne pas avoir été associé à la démarche portant la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. La précision a été apportée par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un entretien accordé au quotidien Sud Quotidien.

Selon le chef de la diplomatie sénégalaise, l’exécutif a découvert l’information par voie de presse le 2 mars, avant d’en recevoir confirmation par la représentation permanente du Sénégal à New York. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de la transmission d’une lettre émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations unies, relative à la candidature de l’ancien chef de l’État.

Une initiative portée par le Burundi au nom de l’Union africaine

La démarche a été initiée par le Burundi, dirigé par le président Évariste Ndayishimiye, qui assure également la présidence en exercice de l’Union africaine. Toutefois, Cheikh Niang insiste sur un point : le gouvernement du Sénégal n’a pas été associé à cette initiative telle que formulée dans la correspondance adressée aux instances onusiennes.

Le ministre précise en outre que la question n’a pas fait l’objet de discussions officielles lors du dernier sommet de l’Union africaine tenu en février, ni d’un quelconque endossement formel par les chefs d’État et de gouvernement du continent.

Une « double liberté » diplomatique

Pour autant, le chef de la diplomatie rappelle les principes encadrant ce type de candidature au sein du système onusien. Toute personnalité estimant remplir les critères requis est libre de se porter candidate, et tout État membre conserve le droit souverain de proposer le profil de son choix.

Cheikh Niang évoque ainsi une « double liberté », à la fois individuelle et nationale, conforme aux usages diplomatiques en vigueur aux Nations unies. Cette précision vise à replacer la candidature dans son cadre institutionnel, sans pour autant valider ou invalider l’initiative.

Le soutien du Sénégal toujours en suspens

La position officielle de Dakar n’est, à ce stade, pas arrêtée. Le ministre révèle que Macky Sall a adressé une lettre sollicitant le soutien de sa candidature au président Bassirou Diomaye Faye.

Toutefois, aucune décision n’a encore été prise. La demande demeure à l’examen, et le délai de dépôt des candidatures n’est pas encore expiré. « Nous verrons, à l’expiration de ce délai, quelle suite sera réservée à cette demande », indique le ministre.

Dans ce dossier à forte portée diplomatique, le Sénégal adopte donc une posture de réserve stratégique, évitant pour l’heure tout engagement formel dans une course internationale où les équilibres politiques et régionaux demeurent déterminants.

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Le Sénégal se dote d’un nouveau régulateur des médias.

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mardi 3 mars, le projet de loi n°04/2026 portant création du Conseil national de régulation des médias (CNRM). Amendé au cours des débats parlementaires, le texte acte une réforme majeure du cadre juridique encadrant les médias au Sénégal, avec l’ambition d’adapter la régulation aux mutations du numérique.

Cette nouvelle instance est appelée à succéder au Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), dont les compétences étaient jugées limitées face à l’essor des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle.

D’une régulation sectorielle à une approche intégrée

Présentant le projet devant les députés, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a expliqué que la réforme répond à un constat clair : le dispositif antérieur ne couvrait plus l’ensemble de l’écosystème informationnel.

Selon lui, le CNRM marque un tournant décisif, en passant d’une régulation strictement sectorielle à une régulation intégrée englobant médias traditionnels, plateformes numériques et nouveaux acteurs de la production de contenus. Le futur régulateur sera doté d’outils techniques adaptés, de compétences spécialisées et d’un pouvoir de sanction élargi, incluant des mesures pécuniaires à l’encontre des organes fautifs.

Lutte contre la désinformation et protection des publics

Le gouvernement présente également cette loi comme un instrument de lutte contre les dérives en ligne. L’exécutif met en avant la nécessité de combattre la désinformation, les discours diffamatoires et certains contenus jugés préjudiciables, notamment pour les mineurs.

Le ministre a assuré que l’État entend répondre avec fermeté aux campagnes de diffamation ou d’insultes émanant de l’étranger, dans un contexte où les contenus numériques circulent sans frontières et compliquent l’action des autorités nationales.

Par ailleurs, la loi ouvre la possibilité aux citoyens d’interpeller directement le CNRM, renforçant ainsi le rôle du public dans le contrôle et l’évaluation des pratiques médiatiques.

Une indépendance encadrée par un appel à candidatures

Pour garantir la crédibilité et l’autonomie de l’institution, ses douze membres seront désignés à l’issue d’un appel à candidatures. L’expertise et la compétence constitueront des critères déterminants dans le processus de sélection, selon les assurances données par le gouvernement.

Au-delà de la seule réforme du secteur des médias, le ministre a également évoqué la situation de la Poste, précisant que l’État a déjà mobilisé 3 milliards 71 millions de francs CFA pour financer des départs négociés, dans le cadre des mesures de restructuration en cours.

Avec la création du CNRM, le Sénégal amorce ainsi une nouvelle phase dans l’encadrement de son espace médiatique, à l’heure où la transformation numérique redessine en profondeur les modes de production et de diffusion de l’information.

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L’Union africaine propulse Macky Sall pour la tête de l’ONU.

La représentation du Burundi auprès des Nations Unies a officiellement transmis une lettre de nomination au Président de l’Assemblée générale et au Président du Conseil de sécurité, actant la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Cette démarche est portée par l’Union africaine, dont le Burundi assure actuellement la présidence tournante.

Signée par l’ambassadeur Zéphyrin Maniratanga, la lettre souligne clairement la dimension continentale de cette candidature. En se présentant comme « Chair of the African Union », le Burundi inscrit cette initiative dans une logique collective, traduisant la volonté de l’Afrique de peser davantage dans la gouvernance mondiale.

Le courrier a été adressé à Annalena Baerbock, présidente de la 80e session de l’Assemblée générale, ainsi qu’à Michael G. Waltz, président du Conseil de sécurité pour mars 2026. Ces deux instances jouent un rôle central dans le processus de désignation du successeur de António Guterres, dont le mandat arrive à échéance fin 2026.

Une vision pour « refonder le multilatéralisme »

Dans sa déclaration de vision intitulée Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur, Macky Sall dresse un constat critique de l’état actuel du système onusien. Il évoque une organisation confrontée à une défiance croissante, à des limites d’efficacité et à un risque d’affaiblissement inédit.

Pour y répondre, l’ancien président sénégalais propose une réforme structurée autour de trois axes majeurs. Le premier vise à renforcer le lien entre paix, sécurité et développement, notamment à travers des mécanismes d’alerte précoce plus performants et une meilleure coordination entre opérations de maintien de la paix et actions humanitaires, avec une attention particulière aux États fragiles.

Le deuxième pilier ambitionne de revitaliser le multilatéralisme. Macky Sall y voit un Secrétaire général jouant un rôle de facilitateur entre États membres, société civile et secteur privé, tout en intégrant des enjeux transversaux comme l’intelligence artificielle, les migrations ou encore les violences faites aux femmes.

Enfin, le troisième axe concerne la gouvernance interne de l’Organisation. Il plaide pour une rationalisation des structures, une simplification des प्रक्रés et une optimisation des ressources, notamment grâce à un financement plus prévisible et à un recours accru aux outils numériques.

Un profil politique et international expérimenté

Macky Sall met en avant un parcours de plus de quatre décennies au sommet de l’État et des institutions. Ancien directeur général de PETROSEN, il a occupé plusieurs fonctions clés au Sénégal, dont celles de ministre des Mines, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et chef de l’État entre 2012 et 2024.

Sur la scène internationale, il a également exercé des responsabilités majeures, notamment à la tête de l’Union africaine (2022–2023), de la CEDEAO (2015–2016) et du NEPAD (2013–2019). Il a notamment contribué à l’intégration de l’Afrique au G20, renforçant ainsi la visibilité du continent dans les instances économiques mondiales.

Une stratégie continentale assumée

Le choix d’une présentation portée par l’Union africaine, plutôt que par le seul Sénégal, traduit une stratégie diplomatique assumée. En faisant de Macky Sall le candidat des 55 États membres, l’organisation continentale entend maximiser son poids au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Cette approche collective vise à renforcer la crédibilité de la candidature africaine et à inscrire la démarche dans une dynamique d’unité, à un moment où les équilibres du multilatéralisme sont en pleine recomposition.

« Mon objectif stratégique consiste à restaurer la confiance dans le multilatéralisme », affirme Macky Sall dans sa déclaration. Une ambition qui s’accompagne d’un appel à l’action, invitant les États membres à faire preuve de clarté, de courage et de discipline pour permettre à l’ONU de se réinventer face aux défis contemporains.

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Décès de l’Ayatollah Khamenei Guide suprême iranien : l’ambassade d’Iran ouvre un registre de condoléances à Conakry.

La représentation diplomatique de la Iran en Conakry a annoncé, dans un communiqué officiel publié le 3 mars 2026, le décès de Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique. Une disparition que l’ambassade qualifie de « profonde tristesse » et qu’elle présente comme consécutive à une « agression aérienne » survenue le 28 février.

Une perte majeure pour le monde musulman

Dans sa note diplomatique, l’ambassade évoque une épreuve d’une grande ampleur pour la communauté musulmane, soulignant l’influence religieuse et politique du Guide suprême iranien, figure centrale du système institutionnel de la République islamique depuis plusieurs décennies.

Face à cette disparition, la mission diplomatique iranienne en Guinée a décidé d’organiser un hommage officiel afin de permettre aux autorités religieuses et aux fidèles de témoigner leur solidarité.

Un appel à la mobilisation des autorités religieuses

Les imams, les responsables de mosquées ainsi que l’ensemble des croyants sont invités à prendre part à ce moment de recueillement. L’ambassade entend ainsi associer la communauté religieuse locale à cet hommage, dans un esprit de communion et de solidarité.

Ouverture d’un livre de condoléances

Un registre de condoléances sera mis à disposition au siège de l’ambassade, situé à la Cité ministérielle, sur la Corniche Nord à Donka, selon le calendrier suivant :

  • Jeudi 5 mars 2026 : de 14h00 à 17h00

  • Vendredi 6 mars 2026 : de 08h00 à 12h00

Des circonstances dénoncées par Téhéran

Le communiqué, signé par les services diplomatiques iraniens, dénonce fermement les conditions de cette disparition, imputées à une opération militaire étrangère. Cette prise de position intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par une recrudescence des affrontements et des rivalités géopolitiques au Moyen-Orient.

Au-delà de l’hommage, cette annonce souligne également les répercussions internationales de la disparition d’une figure majeure de la scène politique et religieuse iranienne.

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Crise au Moyen-Orient : des Guinéens bloqués en Inde après la paralysie du trafic aérien.

Des ressortissants guinéens se retrouvent actuellement immobilisés en Inde, conséquence directe des perturbations du trafic aérien liées aux tensions militaires entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Parmi eux figure Abdoul Aziz Sow, sélectionneur du Syli national de mini-football, contraint de prolonger son séjour dans un contexte incertain.

Des déplacements suspendus et des aéroports saturés

Initialement attendu à Conakry ce mercredi 4 mars, le technicien guinéen voit son retour compromis par la fermeture de plusieurs aéroports et la suspension de nombreux vols internationaux dans la région.

Contacté sur place, il décrit une situation particulièrement tendue dans les principaux hubs aériens indiens, notamment à l’Aéroport international Chhatrapati-Shivaji, où l’afflux de passagers et l’immobilisation des avions ont rapidement conduit à une saturation des infrastructures.

Selon son témoignage, l’engorgement ne se limite pas aux vols internationaux : les liaisons domestiques sont également affectées, compliquant davantage les déplacements internes pour les voyageurs en attente de solutions alternatives.

Une communauté en difficulté

Au-delà de sa propre situation, Abdoul Aziz Sow alerte sur les difficultés rencontrées par de nombreux compatriotes. Plusieurs ressortissants guinéens, notamment des commerçantes venues effectuer des achats en prévision du Ramadan, se retrouvent bloqués avec leurs bagages, sans perspective immédiate de retour.

D’autres voyageurs, présents en Inde pour des raisons médicales, font également face à une impasse, faute de vols disponibles. Cette situation alimente une inquiétude croissante au sein de la communauté guinéenne, confrontée à des conditions de séjour prolongé et imprévu.

Une attente suspendue à l’évolution du conflit

Dans ce contexte, marqué par l’incertitude autour de l’évolution de la crise au Moyen-Orient, aucune reprise du trafic aérien n’a encore été annoncée. Les voyageurs restent ainsi dans l’expectative, espérant un rétablissement rapide des liaisons internationales.

Pour ces ressortissants guinéens, l’urgence est désormais de pouvoir regagner leur pays dans les meilleurs délais, alors que la situation géopolitique continue de peser lourdement sur la mobilité internationale.

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Escalade au Moyen-Orient : le Sénégal exprime une vive inquiétude.

Dans un communiqué officiel publié le 28 février 2026, le gouvernement du Sénégal a fait part de sa « profonde préoccupation » face à la montée des tensions militaires au Moyen-Orient. Les autorités sénégalaises condamnent fermement le recours à la force et alertent sur les conséquences potentiellement graves de cette escalade pour la stabilité internationale.

Un appel pressant à la retenue et au cessez-le-feu

Fidèle à sa tradition diplomatique fondée sur le dialogue et la médiation, Dakar appelle l’ensemble des parties impliquées à observer un cessez-le-feu immédiat et à faire preuve de la plus grande retenue. Dans ce contexte, le ministère des Affaires étrangères insiste sur la primauté de la voie diplomatique, considérée comme « l’unique issue crédible et durable » à la crise.

Les autorités sénégalaises réaffirment également leur attachement au respect du droit international ainsi qu’aux principes consacrés par la Organisation des Nations unies, qu’elles jugent essentiels pour préserver la paix et la sécurité internationales.

Le Sénégal disposé à soutenir les initiatives de paix

Dans la continuité de ses positions, le Sénégal se dit prêt à appuyer toute initiative portée par la communauté internationale en faveur de la désescalade. Cette posture s’inscrit dans une volonté affirmée de contribuer activement aux efforts de stabilisation et de promotion de la paix dans une région marquée par des tensions récurrentes.