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Mondial 2026 : battu par la Norvège, le Sénégal compromet sérieusement ses chances de qualification.

Le Sénégal traverse une phase délicate dans cette Coupe du monde 2026. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions de la Teranga ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), compromettant fortement leurs ambitions de qualification pour les huitièmes de finale.

Dans une rencontre où les erreurs défensives ont coûté cher, les hommes de Pape Thiaw ont une nouvelle fois payé leur manque de solidité face à une sélection norvégienne efficace et emmenée par un Erling Haaland décisif.

Une première période marquée par les difficultés sénégalaises

Conscients de l’importance du rendez-vous, les Sénégalais avaient pourtant l’occasion de relancer leur campagne mondiale. Mais dès les premières minutes, les Lions ont affiché des difficultés dans l’organisation du jeu et une certaine fébrilité dans les phases défensives.

Face à des Norvégiens entreprenants, le gardien Édouard Mendy a longtemps maintenu son équipe dans le match. Multipliant les interventions décisives, le portier sénégalais a retardé l’ouverture du score grâce à plusieurs arrêts de grande classe.

Cependant, juste avant la pause, la résistance sénégalaise a fini par céder. À la 43e minute, une erreur de relance de Kalidou Koulibaly profite à Marcus Pedersen, entré en jeu quelques minutes plus tôt après la blessure de Julian Ryerson. Le milieu norvégien conclut l’action à bout portant et donne l’avantage aux Scandinaves.

Ce but encaissé dans les derniers instants de la première période a constitué un véritable coup dur pour le Sénégal.

Haaland punit une défense en difficulté

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw choisit de maintenir son onze de départ. Un choix rapidement mis à l’épreuve par l’efficacité norvégienne.

À peine deux minutes après la reprise, Erling Haaland profite d’un nouveau manque de vigilance de la défense sénégalaise pour inscrire le deuxième but de son équipe. L’attaquant norvégien confirme ainsi son statut de leader offensif et de joueur capable de faire basculer une rencontre à tout moment.

Malgré ce nouveau coup du sort, les Lions refusent de renoncer. Portés par leur volonté de revenir dans le match, ils trouvent la faille grâce à Ismaïla Sarr, auteur du but de la réduction du score.

Cet espoir renaissant sera toutefois de courte durée. Quelques minutes plus tard, une nouvelle erreur défensive permet à Haaland de signer un doublé et de redonner deux buts d’avance à la Norvège.

Dans le temps additionnel, Ismaïla Sarr inscrit un second but personnel et réduit à nouveau l’écart. Mais cette réaction tardive ne suffit pas à empêcher une nouvelle défaite sénégalaise.

Une qualification désormais suspendue à un exploit

Avec zéro point après deux journées, le Sénégal se retrouve dans une situation particulièrement compliquée avant son dernier match de groupe.

Les Lions devront impérativement s’imposer face à l’Irak lors de l’ultime journée et espérer un scénario favorable dans les autres rencontres afin de conserver une chance d’accéder à la phase à élimination directe parmi les meilleurs troisièmes.

Au-delà du résultat, l’encadrement technique devra rapidement trouver des solutions pour corriger les insuffisances défensives observées lors des deux premières sorties. Malgré un potentiel offensif capable de rivaliser avec les meilleures équipes, les erreurs individuelles et le manque de rigueur collective fragilisent considérablement les ambitions sénégalaises.

Face à l’Irak, les Lions joueront donc une véritable finale avec l’obligation de l’emporter et de soigner leur différence de buts pour espérer prolonger leur aventure mondiale.

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Diamniadio : le Sénégal relance son ambition textile avec l’inauguration d’Avci Global Textile.

Le Sénégal veut renouer avec son histoire industrielle et reconstruire une filière textile capable de créer de la valeur localement. C’est dans cette perspective que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé samedi 20 juin 2026 à l’inauguration de l’usine Avci Global Textile, implantée au sein de la Zone économique spéciale (ZES) de Diamniadio.

Fruit d’un investissement de 6 milliards de francs CFA porté par un groupe turc, cette nouvelle unité industrielle marque une étape importante dans la stratégie de souveraineté économique défendue par les autorités sénégalaises. L’ambition affichée est de mettre en place une chaîne de production complète, allant de la culture du coton jusqu’à la confection de vêtements, notamment destinés aux besoins des forces de défense et de sécurité.

Accompagné du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo et du ministre du Commerce et de l’Industrie Serigne Guèye Diop, le chef de l’État a présenté cette inauguration comme le symbole d’un Sénégal engagé dans une nouvelle phase de transformation industrielle.

Diamniadio, nouveau pôle de production et d’emplois

Installée sur une superficie de 4 680 mètres carrés dans la Plateforme industrielle intégrée de Diamniadio, l’usine Avci Global Textile constitue, selon le président Bassirou Diomaye Faye, la concrétisation d’un engagement pris lors de sa visite officielle en Turquie.

Le chef de l’État a salué le rôle joué par l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (APIX), ainsi que par l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (APROSI), dans l’accompagnement et la réalisation du projet.

Pour lui, cette implantation dépasse le cadre d’un simple investissement privé. Elle traduit la volonté du gouvernement de faire des zones économiques spéciales de véritables espaces de transformation productive, de création d’emplois et de développement des compétences nationales.

« Ce ne sont pas des enclaves où des entreprises étrangères viendraient uniquement profiter d’avantages fiscaux. Ce sont des espaces de transformation structurelle, de montée en compétences pour notre jeunesse et d’ancrage industriel durable dans notre territoire », a déclaré le président de la République.

Reconstruire l’héritage textile sénégalais

À travers cette nouvelle usine, les autorités entendent réhabiliter un secteur qui a longtemps occupé une place stratégique dans l’économie nationale. Bassirou Diomaye Faye a notamment évoqué le souvenir de la Société textile du Sénégal (SOTIBA), ancienne référence industrielle dont le déclin a marqué la disparition progressive d’un savoir-faire national.

Selon le chef de l’État, le Sénégal dispose encore d’un important potentiel dans ce domaine, qu’il souhaite désormais remettre au service d’un modèle économique plus intégré.

Cette ambition repose sur la création d’une chaîne de valeur complète : production du coton, transformation en fibre, fabrication du fil, production du tissu et confection des vêtements finis. Un modèle qui permettrait au pays de capter davantage de richesse et de réduire sa dépendance aux importations.

Le coton sénégalais au cœur de la stratégie

Le gouvernement mise notamment sur le renforcement de la production cotonnière, en particulier à travers la Société de développement des fibres textiles (SODEFITEX) implantée à Vélingara.

L’objectif est de connecter davantage l’agriculture et l’industrie afin que le coton produit au Sénégal puisse être transformé localement avant d’être commercialisé sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux.

Cette orientation s’inscrit également dans les opportunités offertes p

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Burkina Faso : un accord de 1 milliard de dollars pour soutenir la transformation économique du pays.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de mobilisation de financements en faveur de son développement économique. Le gouvernement burkinabè a conclu un accord-cadre de financement d’un montant d’un milliard de dollars américains avec la Société internationale islamique pour le financement du commerce (ITFC), institution membre du Groupe de la Banque islamique de développement (BID).

Cet engagement financier, qui couvre la période 2026-2030, vise à accompagner les priorités économiques du pays à travers le financement de secteurs jugés essentiels à la croissance, à la sécurité alimentaire et au développement du secteur privé.

Un partenariat scellé en marge des Assemblées annuelles de la BID

L’accord a été signé le 19 juin à Bakou, en Azerbaïdjan, à l’occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque islamique de développement. Le document a été paraphé par le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, et le directeur général de l’ITFC, Adeeb Yousuf Al-Aama.

Cette signature illustre la volonté des autorités burkinabè de consolider leurs relations avec les institutions financières internationales tout en diversifiant leurs sources de financement dans un contexte économique marqué par d’importants besoins d’investissement.

Des ressources destinées aux secteurs stratégiques

Selon les autorités, ce financement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030, feuille de route gouvernementale destinée à accélérer la transformation économique et sociale du pays.

Les ressources mobilisées permettront notamment de soutenir l’approvisionnement du Burkina Faso en produits énergétiques, en intrants agricoles, en denrées alimentaires essentielles ainsi qu’en produits pharmaceutiques. Ces secteurs sont considérés comme prioritaires pour garantir la résilience économique du pays et répondre aux besoins croissants des populations.

L’accord prévoit également un accompagnement des filières exportatrices stratégiques, notamment le coton et l’anacarde, deux produits qui occupent une place importante dans les recettes d’exportation du Burkina Faso et dans les revenus de milliers de producteurs.

Un appui au financement du secteur privé

Au-delà du soutien aux échanges commerciaux, une partie des fonds sera orientée vers les établissements bancaires locaux sous forme de lignes de crédit. L’objectif est de renforcer l’accès au financement pour les entreprises nationales, en particulier les petites et moyennes entreprises qui constituent un moteur essentiel de la création d’emplois et de la croissance économique.

Cette approche vise à stimuler l’investissement productif, encourager l’entrepreneuriat local et renforcer la compétitivité du tissu économique burkinabè.

Une stratégie de diversification des partenariats financiers

Pour les deux parties, cet accord témoigne de la solidité du partenariat entre le Burkina Faso et l’ITFC ainsi que de leur volonté commune d’intensifier les échanges commerciaux et les investissements entre le pays et ses partenaires arabes et africains.

La signature intervient dans un contexte où Ouagadougou multiplie les initiatives destinées à élargir son réseau de partenaires économiques et financiers afin de mobiliser davantage de ressources pour financer ses projets de développement et soutenir sa transformation structurelle.

À travers cet accord de grande envergure, les autorités burkinabè espèrent renforcer les capacités productives du pays, soutenir les secteurs stratégiques de l’économie et créer les conditions d’une croissance plus durable et inclusive au cours des prochaines années.

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Diplomatie : Le Niger et le Bénin scellent un accord de principe pour rouvrir leur frontière

Après près de trois ans d’impasse et de tensions diplomatiques, le Niger et le Bénin viennent de franchir une étape historique vers la normalisation de leurs relations. Au terme de 48 heures de négociations intensives à Cotonou, les deux pays voisins sont parvenus à un accord de principe majeur, ouvrant concrètement la voie à la réouverture de leur frontière commune.
Cette avancée décisive est le fruit d’une mission de haut niveau entamée dans la capitale économique béninoise par une importante délégation nigérienne. À sa tête, le général de division Mohamed Toumba, ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, est venu concrétiser la volonté de rapprochement affichée par les deux États depuis le début du mois.

Un compromis global : Sécurité, économie et justice

Les discussions, qualifiées de franches et constructives, ont permis de débloquer plusieurs dossiers sensibles qui empoisonnaient les relations bilatérales. Les deux parties se sont accordées sur des principes clés articulés autour de trois grands piliers :

  1. Le verrou sécuritaire : Priorité absolue des deux nations, un cadre de coopération renforcé a été défini pour sécuriser les zones frontalières et coordonner la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
  2. La normalisation économique : Les délégations se sont entendues sur des mesures de facilitation du commerce, incluant l’exonération de certaines taxes sur le transit, la révision de diverses charges douanières et logistiques, ainsi que l’interdiction de mise en consommation de catégories spécifiques de marchandises.
  3. Le volet juridique : Un terrain d’entente a été trouvé pour solder les contentieux en suspens qui freinaient la reprise économique.

« Nous avons verrouillé la priorité sécuritaire. Nous avons également jeté les bases d’une normalisation économique et juridique », s’est félicité le général Mohamed Toumba, insistant sur le fait que le choix du dialogue était le seul moyen de créer « de la valeur pour nos économies, de la sécurité pour nos populations et de l’espoir pour notre jeunesse ».

Le retour de la confiance mutuelle

Du côté béninois, l’heure est également au soulagement et à l’optimisme. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Oleshegun Adjadi Bakari, a salué le rétablissement d’un climat de confiance mutuelle indispensable. « Après 48 heures passées ensemble, nous formons une seule délégation avec un seul objectif : refaire naître cet amour et ce lien séculaire entre nos deux peuples », a-t-il déclaré avec émotion.
Ces conclusions encourageantes doivent désormais être soumises à la validation formelle des plus hautes autorités de Niamey et de Cotonou avant leur mise en œuvre effective sur le terrain.

L’aboutissement d’un processus progressif

Ce dénouement n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans la continuité d’un dégel amorcé le 2 juin dernier à Niamey lors d’un tête-à-tête crucial entre le président béninois Romuald Wadagni et le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Les travaux récents d’un comité d’experts bilatéraux avaient déjà balisé le terrain en annonçant des résultats jugés « fructueux ».
Au-delà de la réouverture prochaine des barrières frontalières, les deux voisins prévoient déjà de relancer la grande commission mixte de coopération Niger-Bénin. Preuve que le rapprochement est pris très au sérieux, les canaux diplomatiques étudient d’ores et déjà les modalités d’une future visite officielle de réciprocité du général Tiani sur le sol béninois.
Après des mois d’asphyxie économique pour les commerçants et les transporteurs des deux bords, le corridor Niger-Bénin s’apprête enfin à revivre.

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Guinée : Le Président de la République, S.E Mamadi Doumbouya engage une rupture historique avec l’exportation d’or brut.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de souveraineté économique en annonçant une réforme majeure du secteur aurifère guinéen. Lors d’une rencontre stratégique tenue le 19 juin 2026 avec les acteurs de l’industrie minière, le chef de l’État a affirmé sa volonté de mettre un terme à l’exportation de l’or brut et d’imposer sa transformation intégrale sur le territoire national.

Cette décision marque un tournant dans la gestion des ressources minières du pays, deuxième détenteur de réserves aurifères en Afrique de l’Ouest. Elle s’inscrit dans une politique plus large visant à renforcer l’industrialisation de la Guinée et à accroître les retombées économiques des richesses naturelles pour les populations.

Une réforme présentée comme un impératif de justice économique

Dans une intervention particulièrement ferme, Mamadi Doumbouya a justifié cette orientation par la nécessité de corriger ce qu’il considère comme une injustice historique.

S’adressant aux opérateurs du secteur minier, il a rappelé que les ressources du sous-sol guinéen ont longtemps profité davantage aux acteurs étrangers qu’aux communautés vivant dans les zones d’exploitation.

Le président a évoqué les populations de Siguiri et de Kérouané, régions emblématiques de la production aurifère nationale, pour illustrer le contraste entre l’abondance des ressources extraites et les difficultés socio-économiques auxquelles restent confrontés de nombreux habitants.

Selon lui, la richesse minière du pays ne doit plus quitter la Guinée sans générer sur place les emplois, les investissements industriels et les recettes fiscales susceptibles de transformer durablement l’économie nationale.

Une orientation amorcée depuis 2022

Les autorités rappellent que cette réforme ne constitue pas une initiative isolée. Dès avril 2022, Mamadi Doumbouya avait annoncé sa volonté de revoir en profondeur le modèle économique du secteur extractif afin de favoriser la transformation locale des matières premières.

Cette stratégie a déjà commencé à se matérialiser dans la filière bauxite, où le gouvernement encourage le développement d’unités de transformation industrielle. Le secteur aurifère devient désormais l’un des principaux axes de cette politique de montée en gamme.

Pour l’exécutif, il ne s’agit plus seulement d’extraire et d’exporter les ressources naturelles, mais de bâtir un tissu industriel capable de générer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La raffinerie Nimba Gold Refinery au cœur du dispositif

La mise en œuvre de cette nouvelle politique repose en grande partie sur l’entrée en activité prochaine de la raffinerie Nimba Gold Refinery, installée à Gbessia, dans la périphérie de Conakry.

Présentée par les autorités comme la plus importante raffinerie d’or du continent africain, cette infrastructure doit permettre à la Guinée de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur du métal précieux, depuis le raffinage jusqu’à la certification des produits destinés à l’exportation.

Le gouvernement estime que cet outil industriel ouvrira la voie à une meilleure valorisation de la production nationale, tout en renforçant la traçabilité des exportations et les recettes fiscales associées.

À terme, l’ambition affichée est de faire de Conakry un centre régional de raffinage et de commercialisation de l’or africain.

Fin des exportations d’or brut : des sanctions annoncées

L’une des mesures phares annoncées par le chef de l’État concerne l’interdiction définitive des exportations d’or brut.

Désormais, toute production aurifère issue des mines guinéennes devra être raffinée localement avant d’être exportée vers les marchés internationaux.

Le président a averti que les entreprises qui ne respecteraient pas cette nouvelle réglementation s’exposeraient à des sanctions sévères, allant de la suspension de leur agrément à la résiliation de leurs conventions minières, voire à des poursuites judiciaires.

Cette position traduit la volonté des autorités de faire appliquer strictement cette réforme, considérée comme un élément central de la nouvelle doctrine économique du pays.

Un nouveau cadre pour les investisseurs étrangers

Malgré la fermeté de son discours, Mamadi Doumbouya a tenu à rassurer les investisseurs internationaux sur la volonté de la Guinée de maintenir un environnement favorable aux affaires.

Le chef de l’État a souligné que cette réforme ne visait pas à remettre en cause les partenariats étrangers, mais à établir une nouvelle relation fondée sur le partage de la valeur créée localement.

Il a notamment cité les grands projets en cours dans les régions de Simandou, Boffa et Boké comme illustration de la capacité du pays à attirer des investissements structurants tout en défendant ses intérêts stratégiques.

Selon lui, les entreprises souhaitant investir en Guinée devront désormais intégrer pleinement les objectifs nationaux d’industrialisation et de transformation locale.

 

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Simandou 2040, symbole d’une nouvelle ambition économique

Le président a également replacé cette réforme dans le cadre plus large de la vision Simandou 2040, présentée par les autorités comme la feuille de route de la transformation économique du pays.

Cette stratégie vise à faire évoluer la Guinée d’une économie essentiellement exportatrice de matières premières vers un modèle davantage fondé sur la transformation industrielle, la création d’emplois qualifiés et le développement des infrastructures.

Pour le chef de l’État, cette orientation doit permettre au pays d’occuper une place plus importante dans les chaînes de valeur mondiales et de tirer un meilleur profit de ses ressources naturelles.

Faire de la richesse minière un moteur du développement national

Au-delà des considérations économiques, Mamadi Doumbouya a insisté sur la dimension sociale de cette réforme.

Les revenus générés par l’exploitation et la transformation de l’or doivent, selon lui, contribuer davantage au financement des infrastructures publiques, de l’éducation, de la santé et de l’emploi.

Les autorités estiment que la valorisation locale des ressources minières constitue un levier essentiel pour améliorer durablement les conditions de vie des populations et réduire les inégalités entre les zones de production et le reste du pays.

Avec cette réforme, la Guinée affiche clairement son ambition de reprendre un contrôle accru sur l’exploitation de ses ressources stratégiques et d’inscrire leur gestion dans une logique de développement industriel à long terme.

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Souveraineté économique : le Président Mamadi Doumbouya scelle la fin de l’exportation de l’or brut en Guinée

C’est un virage historique et hautement stratégique que vient d’amorcer la République de Guinée. Sous l’impulsion du Président de la République, le Chef de l’État Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, le pays s’engage de manière irréversible dans l’industrialisation et la transformation locale de ses ressources minières, en mettant officiellement fin à l’exportation de son or brut.
Vendredi 19 juin 2026, le Palais présidentiel a été le théâtre d’une rencontre décisive. Le Chef de l’État a réuni autour d’une même table les plus hauts responsables sécuritaires et économiques du pays (notamment les ministres de la Présidence, des Mines, de la Sécurité, ainsi que le haut commandement de la gendarmerie et la direction des douanes) face aux acteurs majeurs du secteur aurifère : compagnies industrielles, semi-industrielles, artisans et responsables des comptoirs d’achat.
Le message délivré par le Président de la République a été d’une clarté absolue : la Guinée ne sera plus le simple fournisseur de matières premières des usines du reste du monde.

De la bauxite à l’or : une vision globale de transformation

Cette réforme majeure n’est pas un fait isolé, mais la suite logique d’une doctrine économique amorcée dès le 8 avril 2022. À cette époque, le Président Doumbouya avait sommé les compagnies minières de respecter leurs engagements en construisant des infrastructures de transformation de la bauxite. Un pari qui porte aujourd’hui ses fruits avec la construction en cours de trois raffineries d’alumine sur le territoire guinéen.
Désormais, c’est au secteur aurifère de basculer dans cette nouvelle ère. L’ambition nationale est de créer la richesse, former les compétences et générer l’emploi directement en Guinée.

La « Nimba Gold Refinery » : le fleuron de la souveraineté aurifère

Pour soutenir cette ambition, la Guinée s’appuie sur une infrastructure industrielle de pointe : la Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air (Conakry). Cette usine ultramoderne incarne le pivot de cette politique de transformation locale.
Dotée de technologies de dernière génération, la raffinerie affiche des caractéristiques techniques impressionnantes :

  • Une capacité industrielle hors norme : Le complexe peut traiter 2 000 kg d’or par jour, une capacité pouvant s’étendre à 4 000 kg en fonctionnement continu (24h/24), pour un traitement mensuel estimé à 520 tonnes.
  • Une technologie de pointe : Les lignes de production bénéficient d’une automatisation avancée limitant les pertes, de processus de récupération des métaux secondaires (comme l’argent) et d’un système de traçabilité numérique intégrale des lots.
  • Des standards mondiaux : L’usine produit des lingots d’or certifiés aux normes internationales tout en intégrant des systèmes de contrôle environnemental rigoureux pour minimiser les émissions toxiques.
Un levier économique pour les générations futures

Cette mutation industrielle s’inscrit en droite ligne avec les ambitions du programme national Simandou 2040, pensé pour propulser la Guinée au rang de puissance industrielle émergente.
En retenant la valeur ajoutée de l’or sur son sol, l’État guinéen ne vise pas seulement l’indépendance industrielle. Les retombées attendues touchent directement le quotidien des populations et la solidité de l’État : création de milliers d’emplois directs et indirects, stricte application du contenu local pour les sous-traitants, maximisation des recettes fiscales, et constitution de réserves d’or stratégiques et souveraines pour le pays.
En fermant définitivement la porte à l’exportation de son or brut, la Guinée prouve qu’elle a choisi de prendre son destin économique en main. Sous la direction du Général Mamadi Doumbouya, le cap vers une industrialisation nationale et irréversible est désormais solidement fixé.

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Transport aérien : Air Transat inaugure la première liaison directe entre Montréal et Dakar.

Air Transat a officiellement lancé, le 18 juin 2026, sa nouvelle liaison directe entre Montréal et Dakar, marquant une étape importante dans le développement de sa présence sur le continent africain. Cette ouverture intervient quelques semaines après l’inauguration de la desserte Montréal–Agadir, au Maroc, et confirme la volonté de la compagnie canadienne de renforcer sa connectivité avec l’Afrique.

Le premier vol a atterri à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), à Diass, sous les regards des autorités sénégalaises et canadiennes venues célébrer l’événement. Cette nouvelle route constitue une avancée majeure dans les échanges entre les deux pays et ouvre une nouvelle perspective pour les voyageurs, les étudiants, les entrepreneurs et les membres des diasporas établies de part et d’autre de l’Atlantique.

Une première historique pour l’aviation canadienne en Afrique de l’Ouest

Assurée à bord d’un Airbus A321LR, la liaison sera exploitée à raison de deux vols hebdomadaires, les mercredis et samedis, jusqu’au 21 octobre 2026.

Cette desserte revêt une portée particulière puisqu’elle devient la première liaison aérienne directe opérée par une compagnie canadienne entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest. Une avancée qui témoigne du potentiel croissant des relations économiques, culturelles et humaines entre le Sénégal et le Canada.

Pour les responsables d’Air Transat, cette ouverture répond à une demande réelle de mobilité et vient renforcer les liens entre deux pays unis par une importante communauté sénégalaise installée au Canada, particulièrement au Québec.

Un levier pour les échanges économiques, éducatifs et culturels

Lors de la cérémonie d’accueil du vol inaugural, plusieurs intervenants ont souligné la portée stratégique de cette nouvelle connexion aérienne.

Les représentants canadiens ont mis en avant une initiative tournée vers l’avenir, destinée à soutenir le développement des échanges commerciaux, universitaires et culturels entre les deux pays. Cette liaison est perçue comme un outil facilitant les partenariats institutionnels, les investissements et les projets de coopération dans de nombreux secteurs.

Les autorités québécoises ont notamment insisté sur la dimension humaine de cette nouvelle route, appelée à rapprocher davantage les populations et à encourager la circulation des talents, des étudiants et des entrepreneurs.

Dakar consolide son rôle de hub régional

Pour les gestionnaires de l’Aéroport international Blaise Diagne, l’arrivée d’Air Transat renforce le positionnement stratégique de Dakar comme plateforme régionale de connectivité entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord.

Cette nouvelle liaison devrait contribuer à accroître les flux de voyageurs internationaux tout en favorisant le développement du transport d’affaires et du tourisme. Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du secteur aérien sénégalais et dans l’ambition du pays de devenir un carrefour incontournable des échanges internationaux en Afrique de l’Ouest.

Une opportunité pour le tourisme sénégalais

Les acteurs du tourisme sénégalais voient également dans cette desserte un levier important pour accroître l’attractivité de la destination Sénégal sur le marché nord-américain.

L’amélioration de la connectivité aérienne est considérée comme un facteur essentiel de croissance du secteur touristique, en facilitant l’accès au pays pour les visiteurs canadiens et les voyageurs en provenance d’autres régions du continent américain.

Les professionnels du secteur espèrent que cette liaison s’inscrira durablement dans le paysage aérien et contribuera à soutenir les ambitions du Sénégal en matière de développement touristique.

Une dimension humaine et académique

Le vol inaugural transportait également plusieurs jeunes Sénégalais participant à des programmes de formation et d’échanges au Canada, notamment dans les domaines de l’environnement et de la préservation des écosystèmes marins et côtiers.

Leur présence à bord illustre la dimension humaine de cette nouvelle connexion aérienne, qui dépasse largement le cadre commercial pour devenir un outil de rapprochement entre les peuples et de renforcement de la coopération académique.

Une liaison stratégique dans un contexte international dynamique

L’ouverture de cette route intervient dans un contexte particulier marqué par l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Cette nouvelle liaison pourrait ainsi faciliter les déplacements liés aux événements sportifs, économiques, culturels et universitaires prévus dans les mois à venir.

Au-delà du transport aérien, cette desserte directe entre Montréal et Dakar apparaît comme un instrument stratégique destiné à renforcer les échanges entre le Canada et l’Afrique de l’Ouest, tout en consolidant les liens historiques, économiques et humains qui unissent les deux pays.

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Guinée–FMI : des consultations stratégiques pour accompagner les réformes économiques et la vision Simandou 2040.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement en séjour à Conakry dans le cadre des consultations économiques périodiques menées avec les autorités guinéennes. Conduite par Papa Ndiaye, directeur adjoint du Département Afrique de l’institution, la délégation multiplie les rencontres avec les principaux responsables gouvernementaux et financiers du pays afin d’évaluer la situation macroéconomique nationale et d’examiner les perspectives de coopération entre la Guinée et le FMI.

Au cœur des échanges figurent les réformes structurelles engagées par les autorités, les orientations de la politique économique nationale, ainsi que les ambitions de transformation portées par le programme Simandou 2040, présenté comme la feuille de route stratégique du développement économique et social du pays.

Une mission d’évaluation au titre de l’Article IV

Cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations prévues par l’Article IV des Statuts du FMI, un mécanisme qui permet à l’institution de procéder régulièrement à l’évaluation des économies de ses États membres. Ces consultations visent notamment à analyser les politiques budgétaires, monétaires et financières mises en œuvre, à identifier les risques éventuels et à formuler des recommandations destinées à renforcer la stabilité économique et la croissance durable.

Dans ce contexte, la délégation du FMI a été reçue par le Premier ministre Bah Oury, avec qui elle a échangé sur les priorités économiques du gouvernement, les perspectives de croissance et les réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires et les conditions de vie des populations.

Le FMI salue les ambitions de la vision Simandou 2040

À l’issue de cette rencontre, Papa Ndiaye a souligné la qualité des discussions et salué l’ambition du programme de transformation porté par les autorités guinéennes.

Selon lui, la vision Simandou 2040 constitue un projet structurant susceptible de modifier durablement le profil économique du pays. Il a notamment mis en avant la volonté affichée par les autorités de faire des ressources minières un levier de diversification économique, de création d’emplois et d’amélioration du bien-être des populations.

Le responsable du FMI a réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner la Guinée dans cette trajectoire de transformation, en appui aux efforts engagés pour renforcer les fondamentaux économiques du pays.

Le gouvernement réaffirme son engagement réformateur

Pour sa part, le Premier ministre Bah Oury a rappelé la détermination du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles considérées comme essentielles à la réussite des grands projets de développement en cours.

Le chef du gouvernement a souligné que les autorités entendent maintenir le cap des réformes économiques et institutionnelles afin de créer les conditions favorables à une croissance inclusive, durable et résiliente. Il a également assuré la mission du FMI de la pleine disponibilité de l’administration guinéenne pour faciliter le déroulement des travaux et fournir toutes les informations nécessaires à l’évaluation en cours.

Discussions approfondies avec la Banque centrale

En parallèle des rencontres gouvernementales, la mission du FMI s’est entretenue avec les responsables de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Les échanges ont porté sur la conduite de la politique monétaire, la stabilité du système financier, la gestion des réserves internationales ainsi que les perspectives macroéconomiques à moyen terme.

Les discussions ont également abordé la possibilité de mettre en place un Programme de Facilité élargie de crédit (FEC), un mécanisme de soutien financier du FMI destiné aux pays engagés dans des programmes de réformes économiques d’envergure.

Des indicateurs économiques en amélioration

À l’occasion de cette rencontre, la Banque centrale a présenté plusieurs indicateurs témoignant, selon elle, d’une évolution favorable de la situation économique nationale.

L’institution met notamment en avant l’assouplissement progressif de sa politique monétaire avec une baisse du taux directeur, passé de 10,75 % à 9,50 %, ainsi qu’une réduction du coefficient des réserves obligatoires des banques. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué par une forte progression de la liquidité bancaire.

La BCRG souligne également le renforcement des réserves internationales du pays, dont près d’un quart est désormais constitué d’or, traduisant une stratégie de diversification des actifs de réserve destinée à consolider la résilience financière nationale.

L’impact croissant du projet Simandou

Les autorités monétaires attribuent une part importante de l’amélioration des indicateurs extérieurs au développement du projet minier de Simandou, considéré comme l’un des plus importants projets d’exploitation de minerai de fer au monde.

Les flux d’investissements directs étrangers enregistrés en 2025 ainsi que l’amélioration significative de la balance des paiements illustrent, selon la Banque centrale, l’effet d’entraînement du projet sur l’économie guinéenne et sur l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.

Le premier vice-gouverneur de la BCRG, El Hadj Mohamed Lamine Conté, a insisté sur la nécessité de maintenir une gestion prudente de la politique monétaire afin de soutenir la croissance sans compromettre la stabilité des prix. Il a également souligné l’importance stratégique des réserves en or, présentées comme un instrument de protection contre les chocs économiques extérieurs.

Une étape importante pour la coopération entre Conakry et le FMI

L’arrivée de cette mission intervient dans un contexte économique particulier, marqué par l’accélération des grands projets structurants, l’augmentation des investissements étrangers et la volonté des autorités de consolider les équilibres macroéconomiques du pays.

Au-delà de l’évaluation annuelle prévue par l’Article IV, les consultations en cours pourraient ouvrir la voie à un approfondissement de la coopération entre la Guinée et le FMI, notamment à travers un éventuel Programme de Facilité élargie de crédit destiné à accompagner les réformes économiques engagées.

Pour Conakry, cette séquence constitue une occasion de mettre en avant les progrès réalisés, tout en renforçant la confiance des partenaires techniques et financiers dans les perspectives de développement du pays à l’horizon 2040.

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Niger : une attaque contre l’aéroport international de Niamey rapidement neutralisée.

L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une attaque armée dans les premières heures de la journée du jeudi 18 juin 2026. L’assaut, attribué par les autorités nigériennes à des éléments qualifiés de terroristes, a brièvement perturbé les activités de cette infrastructure essentielle avant d’être rapidement maîtrisé par les forces de défense et de sécurité.

Selon plusieurs sources locales, les assaillants auraient tenté de pénétrer dans l’enceinte aéroportuaire en s’approchant notamment à bord de véhicules civils, dont certains taxis. Leur objectif présumé était de franchir le dispositif de sécurité déployé à l’entrée principale de l’aéroport, principal point d’accès aérien du pays et site stratégique pour les activités civiles et sécuritaires du Niger.

Une intervention rapide des forces nigériennes

Face à cette menace, les forces de défense et de sécurité ont été immédiatement mobilisées. Leur intervention a permis de repousser les assaillants et de reprendre rapidement le contrôle de la zone concernée.

À l’issue de l’opération, le périmètre de l’aéroport a été entièrement sécurisé afin de garantir la reprise normale des activités. Aucun bilan officiel détaillé n’avait encore été communiqué au moment de la rédaction de cet article. Toutefois, plusieurs sources évoquent la neutralisation de plusieurs assaillants lors de l’intervention.

Les autorités poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’attaque, l’identité des auteurs et leurs éventuels réseaux de soutien.

L’Union africaine condamne fermement l’attaque

La réaction de l’Union africaine n’a pas tardé. Dans un communiqué officiel publié à la suite des événements, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec fermeté cette attaque visant une infrastructure civile stratégique.

Le responsable continental a exprimé sa solidarité envers les autorités nigériennes ainsi qu’envers les populations affectées par cet acte de violence. Il a également adressé ses condoléances aux familles des victimes et formulé ses vœux de prompt rétablissement aux personnes blessées.

Le président de la Commission a par ailleurs salué la réactivité des forces de sécurité nigériennes, soulignant que leur intervention rapide a permis de contenir l’attaque et d’éviter des conséquences potentiellement plus graves.

Un contexte sécuritaire toujours préoccupant

Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte de forte pression sécuritaire au Niger, confronté depuis plusieurs années à l’activisme de groupes armés opérant dans différentes régions du pays, notamment dans les zones frontalières du Sahel.

Les infrastructures stratégiques figurent régulièrement parmi les cibles potentielles de ces groupes, qui cherchent à déstabiliser les institutions et à perturber les activités économiques et administratives.

En janvier 2026, la base aérienne 101 de Niamey, située à proximité immédiate de l’aéroport international Diori Hamani, avait déjà fait l’objet d’une attaque. Cet épisode avait alimenté les tensions diplomatiques régionales après des déclarations du président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, mettant en cause certains acteurs étrangers dans les tentatives de déstabilisation du pays.

La lutte contre le terrorisme au cœur des priorités régionales

Au-delà de l’incident de Niamey, cette attaque rappelle la persistance des défis sécuritaires auxquels sont confrontés plusieurs États du Sahel. Face à l’évolution des menaces terroristes et à leur capacité d’adaptation, les organisations régionales et les gouvernements africains multiplient les initiatives visant à renforcer la coopération sécuritaire, le partage du renseignement et la protection des infrastructures critiques.

L’Union africaine a réaffirmé, à cette occasion, son engagement à soutenir les efforts des États membres dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, considérés comme des obstacles majeurs à la stabilité, au développement économique et à la paix durable sur le continent.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya donne le feu vert à un vaste réseau de vidéosurveillance urbaine

Le président Mamadi Doumbouya a officiellement autorisé la mise en œuvre du projet de sécurité urbaine « Guinea Safe City ». À travers un décret lu ce mardi 16 juin 2026 à la télévision nationale, il a promulgué la loi ordinaire L/2026/009/CNT autorisant la ratification de l’accord de prêt concessionnel signé entre le gouvernement guinéen et la Banque d’import-export de Chine (China Exim Bank).

Conclu le 30 juin 2025, cet accord de financement vise à soutenir la réalisation de ce programme destiné à renforcer les capacités de sécurité et de gestion urbaine dans plusieurs villes du pays.

Présentant le dossier devant le Conseil national de la transition (CNT) le 13 mars dernier, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, avait précisé que le prêt accordé par la partie chinoise s’élève à 385,3 millions de renminbi, soit environ 54 millions de dollars américains.

Selon lui, ce financement permettra le déploiement d’infrastructures technologiques destinées à améliorer la sécurité dans les centres urbains guinéens.

Le ministre avait également rappelé que « Guinea Safe City » représente le premier projet concret issu du partenariat stratégique renforcé établi entre la Guinée et la Chine à l’issue du Forum sur la coopération sino-africaine 2024.

Soutenu par l’expertise technologique de Huawei, le programme prévoit notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance intelligentes, la création de centres de commandement numériques et la mise en place d’un système moderne de gestion et de régulation du trafic routier.

Selon les autorités, ce projet vise à moderniser les mécanismes de sécurité publique, à améliorer la fluidité de la circulation et à renforcer les capacités d’intervention des services de défense et de sécurité face aux défis liés à l’urbanisation rapide et à la croissance démographique.

Dans sa phase opérationnelle, « Guinea Safe City » prévoit l’installation de 324 sites de vidéosurveillancerépartis dans huit villes, la création de huit centres de commandement, la mise à disposition de 900 terminaux portables pour les forces de sécurité, l’intégration de 100 équipements embarqués dans les véhicules d’intervention ainsi que le déploiement de six stations LTE destinées à sécuriser les communications.

Les autorités guinéennes présentent cette initiative comme un outil stratégique de modernisation visant à rapprocher Conakry et les principales agglomérations du pays des standards internationaux en matière de sécurité urbaine, tout en améliorant la gestion du trafic et l’efficacité opérationnelle des forces de défense et de sécurité.

Source : Guinée 360.