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Crise en Iran : la Guinée rapatrie un premier groupe de ressortissants et active un dispositif d’urgence.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran consécutive aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique, les autorités guinéennes ont engagé une opération d’urgence visant à assurer la protection et le rapatriement de leurs ressortissants présents sur le territoire iranien.

Sur instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les actions de suivi, d’assistance et d’évacuation des citoyens guinéens exposés aux risques liés au conflit.

Une cellule de crise mobilisée pour suivre la situation

Depuis le déclenchement des hostilités, plusieurs réunions de coordination ont été organisées sous la supervision du ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin d’évaluer l’évolution de la situation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens.

Les autorités diplomatiques guinéennes, en lien avec leurs partenaires et les représentations concernées, ont travaillé à l’identification des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les familles confrontées à des difficultés de déplacement dans un contexte régional particulièrement tendu.

Cette mobilisation s’inscrit dans la politique de protection consulaire mise en avant par les autorités guinéennes, qui accordent une attention particulière à la sécurité des citoyens vivant à l’étranger en période de crise.

Un premier contingent de 48 Guinéens de retour à Conakry

Les efforts engagés ont permis l’évacuation d’un premier groupe de ressortissants. Selon un reportage diffusé par la télévision nationale, 48 Guinéens sont arrivés à l’aube du jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.

Ce premier contingent était composé principalement de femmes et d’enfants, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’opération de rapatriement. À leur arrivée, de nombreuses scènes d’émotion ont marqué les retrouvailles avec leurs proches, illustrant le soulagement ressenti après plusieurs jours d’incertitude.

Entre gratitude et soulagement

Pour les personnes évacuées, cette opération représente bien plus qu’un simple retour au pays. Plusieurs rapatriés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités guinéennes pour les démarches entreprises dans un contexte particulièrement complexe.

« Aujourd’hui, ma plus grande fierté, c’est d’abord d’être Guinéen. Cette évacuation a été une épreuve difficile pour nous, mais nous remercions sincèrement le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Ils nous ont véritablement sauvé la vie », a confié l’un des ressortissants rapatriés à son arrivée à Conakry.

Une vigilance maintenue face à l’évolution de la crise

Les autorités guinéennes poursuivent le suivi de la situation des compatriotes qui se trouvent encore en Iran ou dans les zones concernées par les tensions régionales. La cellule de crise reste mobilisée afin de coordonner d’éventuelles nouvelles opérations d’assistance ou d’évacuation selon l’évolution du contexte sécuritaire.

Cette première évacuation témoigne de la volonté de l’État guinéen de renforcer la protection de ses ressortissants à l’étranger et de réagir rapidement face aux crises internationales susceptibles de mettre en danger ses citoyens.

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MMA : Francis Ngannou attendu à Conakry pour la quatrième édition du Challenge Fighting Championship.

La capitale guinéenne s’apprête à accueillir l’une des figures les plus emblématiques du sport africain. Le champion camerounais de MMA, Francis Ngannou, est attendu à Conakry le 27 juin 2026 à l’occasion de la quatrième édition du Challenge Fighting Championship (CFC 4), un événement qui ambitionne de positionner la Guinée parmi les places fortes des arts martiaux mixtes en Afrique de l’Ouest.

Organisée sous l’égide de la Francis Ngannou Foundation, cette compétition réunira des combattants venus de plusieurs pays du continent et mettra en lumière une nouvelle génération d’athlètes africains dans une discipline en pleine expansion.

Conakry, capitale africaine du MMA le temps d’une soirée

Prévu aux Chapiteaux by Issa à partir de 20 heures, le Challenge Fighting Championship 4 proposera une programmation riche mêlant combats préliminaires et affrontements principaux. Des athlètes guinéens y croiseront le fer avec des compétiteurs issus de différentes nations africaines, dans un format destiné à promouvoir le niveau croissant du MMA sur le continent.

L’événement constitue également une occasion unique pour les passionnés de sports de combat de rencontrer Francis Ngannou, dont le parcours est devenu une source d’inspiration bien au-delà des cages. Ancien champion du monde des poids lourds, le Camerounais s’est imposé comme l’une des personnalités sportives africaines les plus influentes de sa génération.

Une plateforme de promotion pour la jeunesse africaine

Au-delà de la dimension sportive, le Challenge Fighting Championship s’inscrit dans une démarche de développement humain portée par la Fondation Francis Ngannou. L’initiative vise à offrir davantage de visibilité aux talents africains tout en sensibilisant les jeunes aux valeurs de discipline, de persévérance, de courage et de dépassement de soi.

Les organisateurs estiment que le sport peut constituer un puissant levier d’insertion, d’émancipation et de cohésion sociale. À travers cette compétition, ils entendent encourager les jeunes Africains à croire en leur potentiel et à poursuivre leurs ambitions malgré les obstacles.

Cette philosophie reflète d’ailleurs le parcours personnel de Francis Ngannou, passé d’une enfance modeste au Cameroun à une carrière exceptionnelle sur la scène mondiale des sports de combat.

Predictive Discovery s’associe à l’événement

La quatrième édition du CFC bénéficie du soutien de Predictive Discovery Limited, société minière active dans l’exploration aurifère en Guinée. L’entreprise a officiellement annoncé son partenariat avec la Fondation Francis Ngannou, affirmant partager les valeurs véhiculées par le champion camerounais.

Selon son directeur général, Matthew Wilcox, cet engagement s’inscrit dans une vision à long terme visant à accompagner les initiatives favorisant l’émergence des talents locaux et la création d’opportunités durables pour les communautés guinéennes.

Pour l’entreprise, soutenir un événement de cette envergure revient également à contribuer à la promotion de modèles de réussite inspirants pour la jeunesse.

Une ambition régionale affirmée

Avec la présence annoncée de Francis Ngannou et la participation de nombreux combattants africains, le Challenge Fighting Championship entend franchir un nouveau cap et renforcer son statut parmi les principales compétitions de MMA du continent.

Cette quatrième édition pourrait ainsi marquer une étape importante dans le développement des sports de combat en Guinée et en Afrique de l’Ouest. En réunissant athlètes, passionnés et partenaires autour d’un même événement, Conakry ambitionne de devenir, le temps d’une soirée, l’un des centres névralgiques du MMA africain.

Au-delà des combats, le rendez-vous se veut également une célébration du talent africain, de l’excellence sportive et du potentiel d’une jeunesse en quête de nouvelles perspectives.

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VivaTech 2026 : le Sénégal met en vitrine son écosystème d’innovation et ses startups à fort potentiel.

Le Sénégal a officiellement lancé sa participation à l’édition 2026 de VivaTech, l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés à l’innovation, à la technologie et à l’entrepreneuriat. À travers une délégation composée de 15 startups innovantes, le pays entend renforcer sa visibilité auprès des investisseurs internationaux, des grandes entreprises technologiques et des acteurs majeurs de l’économie numérique mondiale.

Coordonnée par la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), la participation sénégalaise s’inscrit dans une stratégie plus large visant à accélérer l’internationalisation des jeunes entreprises nationales et à positionner le Sénégal comme un acteur incontournable de l’innovation en Afrique de l’Ouest.

Un écosystème mobilisé autour des champions nationaux

Pour cette cinquième participation consécutive à VivaTech, les startups sénégalaises bénéficient d’un accompagnement institutionnel et stratégique associant la DER/FJ, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’Ambassade de France au Sénégal ainsi que Wave Sénégal.

L’inauguration officielle du Pavillon Sénégal s’est tenue le 17 juin en présence de plusieurs personnalités du secteur public et privé, parmi lesquelles Baye Moctar Diop, Aïssatou Mbodji, le directeur général de Wave Sénégal El Hadji Malick Gueye, le directeur général de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Hamidou Dathe, ainsi qu’Aymar Pringent, attaché de coopération et d’innovation à l’Ambassade de France au Sénégal.

Cette présence institutionnelle témoigne de l’importance accordée au développement de l’économie numérique et à l’émergence d’un tissu entrepreneurial capable de répondre aux défis économiques et technologiques contemporains.

Un partenariat stratégique pour soutenir l’innovation

L’un des temps forts de cette première journée a été la signature d’une convention de partenariat entre la DER/FJ et Wave Sénégal dans le cadre du programme LionsTech.

Cet accord vise à renforcer durablement les mécanismes d’accompagnement des entrepreneurs innovants, à faciliter l’accès au financement et à créer un environnement plus favorable à la croissance des startups sénégalaises.

La délégation a également échangé avec Sandra Kassab, représentante du groupe Agence française de développement (AFD). Les discussions ont porté sur les perspectives de renforcement de la coopération entre les deux institutions, déjà engagées dans les programmes PAVIE I et PAVIE II, consacrés au financement et à l’accompagnement des petites et moyennes entreprises.

Faire émerger des champions africains de la technologie

À travers sa participation à VivaTech, la DER/FJ poursuit plusieurs objectifs stratégiques : favoriser l’accès des startups sénégalaises à de nouveaux marchés, développer des partenariats internationaux, attirer des investisseurs et renforcer la visibilité des innovations développées localement.

Cette dynamique a été saluée par Modou Mbène Guèye, qui a exprimé la volonté de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX) de rejoindre l’initiative dès la prochaine édition afin de soutenir davantage la conquête des marchés internationaux par les entreprises innovantes sénégalaises.

Un rendez-vous décisif pour les startups sénégalaises

Le programme de la délégation se poursuit jusqu’au 20 juin avec une série de rencontres d’affaires, de séances de réseautage et d’échanges avec des partenaires techniques et financiers venus du monde entier.

L’un des moments les plus attendus est prévu à l’AfricaTech Lab, où Dr Aïssatou Mbodji animera une conférence consacrée au financement du pré-amorçage en Afrique de l’Ouest francophone. Cette intervention sera suivie d’une session de présentation des startups sénégalaises devant un public composé d’investisseurs, d’incubateurs et d’acteurs internationaux de l’innovation.

Quinze startups pour représenter le savoir-faire sénégalais

La délégation sénégalaise rassemble quinze jeunes entreprises évoluant dans des secteurs variés allant de la fintech à l’agritech, en passant par l’économie circulaire, la cybersécurité, les services numériques et les technologies à impact social.

Les startups sélectionnées sont : DOCSEN, FAJMA, AFRICANITY GROUP, SAHKAN’NA, NGOM RECYCLAGE TRANSFORMATION (NRT), FOSSETIC, TELLURIQ, ANDAKIA, LAFRICAMOBILE, LINKUP, OGUNSEC, BERCO PLUS, ABSAR GROUP, SEN-ITI et BAAMTU.

À travers cette représentation, le Sénégal confirme son ambition de devenir un hub régional de l’innovation et de l’entrepreneuriat, porté par un écosystème en pleine expansion, des politiques publiques volontaristes et une nouvelle génération d’entrepreneurs déterminés à conquérir les marchés internationaux.

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Francophonie : la Guinée et la Cité internationale de la langue française renforcent leur coopération culturelle.

En visite de travail à Villers-Cotterêts, une délégation guinéenne conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a exploré de nouvelles perspectives de coopération avec la Cité internationale de la langue française. Les échanges ont porté sur la promotion du livre, de la littérature et du patrimoine francophone, ainsi que sur l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique et culturelle au sein de l’espace francophone. Une délégation officielle conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, accompagnée du chargé d’affaires de l’Ambassade de Guinée en France, a effectué mardi une visite de travail à la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts.

Installée au sein du château historique de Villers-Cotterêts, lieu emblématique de l’histoire de la langue française, cette institution constitue aujourd’hui un centre de référence dédié à la promotion du français, à la valorisation des cultures francophones et au dialogue entre les peuples partageant un patrimoine linguistique commun.

Une rencontre tournée vers le livre et la création culturelle

La délégation guinéenne a été accueillie par Paul Rondin, directeur de la Cité internationale de la langue française, figure reconnue du monde culturel français, notamment pour son passage à la direction du Festival d’Avignon et son engagement en faveur de l’innovation culturelle.

Les discussions ont permis d’identifier plusieurs axes de coopération destinés à renforcer les échanges culturels entre la Guinée et la France. Parmi les projets évoqués figurent l’organisation d’une exposition dédiée à la Guinée, la mise en lumière de la littérature guinéenne auprès des publics francophones ainsi que l’accompagnement du futur Musée du Livre de Conakry, présenté comme l’un des projets structurants de la politique culturelle nationale.

Les deux parties ont également exprimé leur volonté de développer une collaboration durable autour du livre, de la lecture publique et de la promotion de la francophonie, avec pour ambition de favoriser une meilleure circulation des œuvres, des auteurs et des initiatives culturelles entre les deux pays.

Le futur Musée du Livre de Conakry au cœur des échanges

Au-delà des projets immédiats, la rencontre a accordé une place importante au futur Musée du Livre de Conakry, considéré par les autorités guinéennes comme un outil majeur de préservation et de valorisation du patrimoine intellectuel national.

Cette future institution ambitionne de mettre en lumière l’histoire de l’écriture, de l’édition et de la création littéraire en Guinée, tout en contribuant au développement de la lecture et à la transmission du savoir auprès des jeunes générations.

La délégation guinéenne a salué l’ouverture et la disponibilité de la Cité internationale de la langue française à accompagner cette ambition, dans un contexte où les industries culturelles et créatives occupent une place croissante dans les stratégies de développement des États africains.

Des perspectives concrètes de partenariat

À l’issue des échanges, plusieurs pistes de collaboration ont été retenues. Elles incluent notamment la participation de Paul Rondin aux grands rendez-vous littéraires organisés en Guinée ainsi que l’établissement d’un partenariat structurant entre la Cité internationale de la langue française et le futur Musée du Livre de Conakry.

Pour les deux parties, ces initiatives constituent des leviers importants pour renforcer les liens culturels entre la Guinée et la France, tout en faisant du livre, de la lecture et de la langue française des instruments privilégiés de dialogue, de transmission du savoir et de rapprochement entre les peuples.

Cette visite s’inscrit dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer le rayonnement culturel du pays sur la scène internationale et de consolider sa place au sein de l’espace francophone, à travers des partenariats fondés sur la coopération, l’innovation et la valorisation du patrimoine culturel.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal chute face à la France malgré une prestation encourageante.

Le Sénégal a manqué son entrée dans la Coupe du monde 2026 en s’inclinant 3-1 face à la France, mardi à East Rutherford, dans le New Jersey. Malgré une prestation globalement convaincante et une première période de grande qualité, les Lions de la Teranga ont fini par céder face à l’efficacité d’une équipe française portée par un Kylian Mbappé décisif.

Cette rencontre, disputée dans le cadre de la première journée du groupe I, a néanmoins démontré que la sélection sénégalaise possède les ressources nécessaires pour rivaliser avec les meilleures nations du football mondial.

Un Sénégal ambitieux et entreprenant en première période

Dès le coup d’envoi, les hommes de Pape Thiaw ont affiché leurs intentions. Grâce à un pressing intense et une organisation tactique rigoureuse, ils ont rapidement perturbé les Bleus, contraints de subir plusieurs séquences de domination sénégalaise.

Plus agressifs dans les duels et inspirés dans leurs transitions offensives, les Lions se sont procuré les occasions les plus nettes de la première période. Nicolas Jackson est passé tout près de l’ouverture du score avec une frappe repoussée par le poteau, tandis qu’Ismaïla Sarr a manqué une opportunité franche après un excellent service de Sadio Mané.

Malgré ces situations favorables, le Sénégal n’est pas parvenu à concrétiser sa domination, permettant aux deux équipes de rejoindre les vestiaires sur un score vierge.

La réaction française fait basculer la rencontre

Au retour des vestiaires, la physionomie du match a progressivement changé. Plus maîtrisés dans la possession et plus précis dans leurs enchaînements, les Français ont pris le contrôle des débats.

Cette montée en puissance a été récompensée à la 66e minute lorsque Kylian Mbappé a trouvé l’ouverture, profitant d’un moment de flottement dans la défense sénégalaise. Ce premier but a libéré les Bleus, qui ont ensuite accentué leur domination.

À la 82e minute, Bradley Barcola a doublé la mise, plaçant la France dans une position confortable à l’approche du coup de sifflet final.

Un sursaut sénégalais insuffisant

Alors que la rencontre semblait définitivement pliée, le Sénégal a refusé d’abdiquer. Dans le temps additionnel, Ibrahim Mbaye a redonné espoir aux siens en réduisant l’écart grâce à une réalisation qui a récompensé les efforts des Lions.

Mais cet espoir a été de courte durée. Quelques instants plus tard, Kylian Mbappé a inscrit son deuxième but personnel de la soirée, mettant définitivement fin aux ambitions sénégalaises et scellant la victoire française.

Grâce à ce doublé, le capitaine des Bleus entre un peu plus dans l’histoire du football français en devenant le meilleur buteur de tous les temps de la sélection nationale.

Des enseignements positifs malgré la défaite

Si le résultat est décevant, la prestation du Sénégal offre plusieurs motifs de satisfaction. Pendant une grande partie de la rencontre, les Lions ont démontré leur capacité à rivaliser techniquement et tactiquement avec l’un des principaux favoris de la compétition.

Le principal regret restera l’inefficacité offensive affichée lors du premier acte. En convertissant leurs occasions, les Sénégalais auraient pu modifier le cours du match et mettre davantage de pression sur leurs adversaires.

Cette rencontre confirme toutefois le potentiel d’un groupe qui conserve toutes ses chances dans la course à la qualification.

Un rendez-vous déjà décisif face à la Norvège

Avec cette défaite inaugurale, le Sénégal se retrouve dans l’obligation de réagir lors de sa prochaine sortie face à la Norvège, prévue le 23 juin.

Une victoire apparaît désormais essentielle pour préserver les ambitions de qualification pour les huitièmes de finale et relancer la dynamique des Lions dans ce groupe particulièrement relevé.

De son côté, la France prend provisoirement la tête du groupe I avec trois points et confirme son statut de prétendante sérieuse à la conquête du titre mondial.

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Mali : Air France met fin à sa représentation locale après des années de turbulences.

Air France tournera officiellement une page de son histoire au Mali à la fin du mois de juin 2026. La compagnie aérienne française a annoncé la cessation des activités de sa représentation locale à Bamako à compter du 30 juin, confirmant ainsi son retrait commercial du pays après plusieurs années marquées par des interruptions de service et des tensions autour de la reprise de ses opérations.

Cette décision symbolise la fin d’une présence historique dans le paysage aérien malien et intervient dans un contexte de profondes mutations du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

Une fermeture officialisée auprès des partenaires locaux

La décision a été notifiée dans une correspondance datée du 15 juin et adressée à la Direction générale d’ATS, partenaire local de la compagnie. Signée par Awa Traoré Diakité, directrice pays d’Air France au Mali, la lettre informe officiellement les partenaires de la fermeture de la représentation nationale tout en saluant les relations de collaboration entretenues au fil des années.

Désormais, les demandes d’assistance et les démarches commerciales seront traitées à distance par le biais du service numérique dédié aux agences de voyages, le Help Desk AGV. Ce changement confirme la volonté du groupe de centraliser la gestion de ses activités dans la région sans maintenir de présence physique permanente à Bamako.

Une présence progressivement réduite depuis 2023

La fermeture du bureau intervient dans le prolongement d’un retrait opérationnel amorcé il y a près de trois ans. Le 7 août 2023, Air France avait suspendu ses vols vers Bamako dans un contexte marqué par la fermeture de l’espace aérien nigérien et les perturbations géopolitiques affectant plusieurs pays du Sahel.

Avant cette interruption, Bamako représentait l’une des principales destinations du groupe en Afrique subsaharienne. La compagnie assurait alors sept vols hebdomadaires entre la capitale malienne et Paris, un volume supérieur aux dessertes proposées vers Ouagadougou ou Niamey.

La liaison Paris-Bamako constituait un axe stratégique, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les flux de la diaspora malienne établie en Europe.

Plusieurs tentatives de reprise restées sans suite

La suspension des opérations n’a pas été définitive dans les intentions affichées par Air France. En février 2022 déjà, la compagnie avait renforcé sa présence avec un vol quotidien assuré par un Boeing 777-200ER reliant Paris-Charles-de-Gaulle à Bamako.

Cette desserte représentait plus de 4 000 sièges disponibles chaque semaine sur l’axe aller-retour, témoignant de l’importance du marché malien pour le transporteur.

À l’automne 2023, Air France avait également étudié un scénario de reprise partielle avec trois vols hebdomadaires opérés par un appareil affrété auprès d’EuroAtlantic Airways. Cependant, les autorités maliennes avaient maintenu la suspension du dossier, estimant que l’arrêt initial des vols avait été décidé de manière unilatérale par la compagnie.

Depuis lors, aucune relance effective des opérations n’a été enregistrée.

Un marché africain qui demeure stratégique pour le groupe

Cette fermeture intervient alors même que l’Afrique continue de représenter un marché important pour Air France-KLM. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 33 milliards d’euros et enregistré un résultat opérationnel supérieur à 2 milliards d’euros.

Les activités en Afrique subsaharienne ont généré à elles seules près de 3,5 milliards d’euros de revenus, confirmant le poids croissant du continent dans la stratégie du transporteur européen.

Toutefois, les évolutions géopolitiques, les contraintes sécuritaires et les transformations du marché régional conduisent les compagnies aériennes à revoir leurs dispositifs de présence locale et leurs modèles opérationnels.

Une page se tourne pour l’aviation malienne

Pour les agences de voyages, les partenaires économiques et les milliers de voyageurs qui empruntaient régulièrement la liaison entre Bamako et Paris, la fermeture de la représentation locale d’Air France marque la fin d’une époque.

Au-delà de l’aspect administratif, cette décision illustre les recompositions en cours dans le transport aérien ouest-africain, où de nouveaux acteurs cherchent à renforcer leur position sur des marchés autrefois dominés par les grandes compagnies européennes.

Dans un environnement régional marqué par des défis diplomatiques, sécuritaires et économiques persistants, le retrait d’Air France de Bamako apparaît comme le symbole d’un secteur en pleine mutation, contraint de s’adapter à de nouvelles réalités géopolitiques et commerciales.

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Bénin–Niger : vers une réouverture de la frontière et une relance durable de la coopération bilatérale.

Le Bénin et le Niger poursuivent leur processus de normalisation diplomatique. Les deux pays ont officialisé, le 16 juin 2026, les conclusions d’un premier cycle de concertations techniques à travers un communiqué conjoint marquant une avancée significative vers la réouverture de leur frontière commune et la relance de leur coopération bilatérale.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la visite effectuée à Niamey, le 2 juin dernier, par le président béninois Romuald Wadagni, quelques jours seulement après son investiture. Cette rencontre avec le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, avait ouvert une nouvelle séquence diplomatique entre les deux pays, après plusieurs mois de tensions liées à la fermeture de la frontière consécutive aux événements politiques survenus au Niger en juillet 2023.

Des travaux techniques jugés encourageants

Selon le communiqué conjoint, les experts béninois et nigériens ont achevé une première phase de consultations consacrée à l’examen des différents dossiers liés à la normalisation des relations entre les deux États.

Les autorités des deux pays saluent des résultats qualifiés de « fructueux », fruits de quinze jours d’échanges techniques approfondis. Les conclusions de ces travaux ont été transmises aux gouvernements respectifs et serviront de base aux prochaines décisions politiques.

Les délégations ont également convenu de poursuivre leurs discussions dans les prochains jours afin de finaliser un rapport commun destiné aux chefs d’État des deux pays. Cette étape est considérée comme essentielle pour concrétiser les engagements pris au plus haut niveau.

La réouverture de la frontière au cœur des priorités

Parmi les principaux objectifs poursuivis figure la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger, un enjeu majeur pour les populations, les opérateurs économiques et les échanges commerciaux régionaux.

La fermeture de cet axe stratégique a eu des répercussions importantes sur les activités économiques des deux pays, notamment sur le transit des marchandises et les flux commerciaux dans le corridor reliant le port de Cotonou au Niger.

À travers ce dialogue renouvelé, Niamey et Cotonou affichent leur volonté commune de lever progressivement les obstacles qui entravent leurs relations et de restaurer un climat de confiance propice à une coopération renforcée.

Sécurité et lutte contre le terrorisme : une préoccupation partagée

Au-delà des questions économiques, les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les deux pays.

Le communiqué souligne la détermination des gouvernements béninois et nigérien à renforcer leur coordination dans la lutte contre le terrorisme, le banditisme transfrontalier et les différentes formes de criminalité qui affectent la sous-région.

Cette orientation reflète une prise de conscience commune face à l’expansion des menaces sécuritaires dans l’espace sahélien et ouest-africain, où la coopération entre États apparaît de plus en plus indispensable pour préserver la stabilité régionale.

Une volonté de relancer les mécanismes de coopération

Les deux pays ont également convenu de redynamiser la commission mixte de coopération nigéro-béninoise, principal cadre institutionnel chargé de piloter les projets communs et de favoriser le dialogue entre les administrations des deux États.

Cette relance devrait permettre d’aborder de manière structurée les questions économiques, commerciales, sécuritaires et sociales qui lient les deux voisins.

Un signal positif pour la stabilité régionale

La dynamique engagée entre le Bénin et le Niger intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions politiques et sécuritaires. En privilégiant le dialogue et la concertation, les deux capitales affichent leur volonté de reconstruire une relation fondée sur la confiance mutuelle et les intérêts partagés.

Les autorités ont par ailleurs confirmé le principe d’une future visite du président Abdourahamane Tiani au Bénin, dont les modalités restent à définir. Cette perspective constitue un nouveau signal de rapprochement et pourrait contribuer à consolider davantage le processus de normalisation engagé entre les deux pays.

À travers cette démarche, Cotonou et Niamey cherchent à ouvrir une nouvelle page de leurs relations bilatérales, avec l’ambition de renforcer la coopération, de faciliter les échanges et de répondre ensemble aux défis communs qui se posent à la sous-région.

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Le Sénégal «peut faire face à n’importe quelle équipe » (Pape Thiaw).

À la veille de l’entrée en lice des Lions face à la France, mardi 16 juin, le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a affiché sa confiance tout en appelant son équipe à rester humble face à l’un des favoris du tournoi.

Le sélectionneur sénégalais Pape Thiaw a estimé lundi 15 juin que les Lions de la Teranga avaient les moyens de rivaliser avec la France, qu’ils affrontent ce mardi 16 juin pour leur premier match de la Coupe du monde 2026.

« Je pense qu’on peut faire face à n’importe quelle équipe. Dans l’humilité, on est très ambitieux, mais pas prétentieux », a déclaré l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw en conférence de presse d’avant-match.

Pour le technicien sénégalais, une bonne entame de compétition est essentielle. « Débuter bien dans des compétitions comme la Coupe du Monde, c’est très bien pour une équipe », a-t-il souligné, en référence aux précédentes entrées réussies du Sénégal lors des éditions 2002 et 2018.

L’entraîneur sénégalais Pape Thiaw s’est également voulu rassurant concernant l’état de son groupe, notamment après les interrogations suscitées par l’absence de certains cadres lors de la préparation.

« Tout mon effectif est à ma disposition. Maintenant, c’est à moi et à mon staff de faire les choix », a-t-il assuré. Face à une équipe de France finaliste de la dernière Coupe du monde et championne du monde en 2018, le sélectionneur des Lions reconnaît la qualité de l’adversaire, tout en rappelant les atouts de son équipe.

« La France, sur ces dix dernières années, c’est deux fois finaliste, une fois vainqueur. Mais nous aussi, nous sommes une grande équipe avec des joueurs de classe mondiale », a affirmé Pape Thiaw.

Interrogé sur les nombreuses individualités françaises, l’entraîneur sénégalais a mis en avant la force collective de son groupe.

« Nous, on se repose plus sur notre collectif. Espérons que demain (ce mardi), la réponse sera là », a-t-il indiqué. L’ancien international sénégalais, présent lors de l’exploit historique de 2002 contre la France, estime toutefois que cette victoire appartient désormais au passé.

« Pour moi, 2002, maintenant, c’est passé. L’histoire ne joue pas sur le terrain », a déclaré l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw.

Au-delà du parcours du Sénégal, le technicien a également exprimé son souhait de voir les sélections africaines franchir un nouveau cap dans la compétition.

« Mon souhait, c’est de voir deux équipes africaines se rencontrer dans une demi-finale de la Coupe du Monde, ou bien en quart de finale », a-t-il conclu.

Source : fr.apanews.net

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Guinée–ONU : Conakry consolide son positionnement diplomatique sur les questions de paix et de sécurité internationales.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique sur la scène internationale. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a reçu ce 15 juin 2026 à Conakry Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération multilatérale.

Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables guinéens, parmi lesquels le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi que des représentants du système des Nations unies en Guinée.

Une reconnaissance du rôle de la Guinée dans les opérations de paix

Porteur d’un message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Jean-Pierre Lacroix a salué la contribution historique de la Guinée aux missions de maintien de la paix déployées sous mandat onusien.

Depuis plusieurs décennies, les contingents guinéens participent à diverses opérations de paix sur le continent africain, contribuant aux efforts de stabilisation dans des zones affectées par des crises sécuritaires et humanitaires. Cette implication a permis à la Guinée de renforcer sa crédibilité au sein des mécanismes internationaux de gestion des conflits.

Le responsable onusien a également mis en avant les efforts engagés par les autorités guinéennes en faveur de la cohésion sociale, de la stabilité institutionnelle et du développement, estimant que ces initiatives participent à l’amélioration de l’image du pays sur la scène régionale et internationale.

Un dialogue centré sur les défis sécuritaires mondiaux

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales, notamment la prévention des conflits, les opérations de maintien de la paix et les mécanismes de coopération destinés à renforcer la stabilité dans les régions fragiles.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires et des tensions géopolitiques, Jean-Pierre Lacroix a encouragé la Guinée à poursuivre son engagement en faveur du multilatéralisme et du dialogue entre les nations.

Il a notamment souligné l’importance d’une coopération étroite entre les États, les organisations internationales et les partenaires au développement pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Une diplomatie guinéenne en quête d’influence accrue

Cette visite intervient alors que plusieurs partenaires internationaux saluent le renforcement de la présence diplomatique de la Guinée dans les grandes enceintes multilatérales.

Ces derniers mois, plusieurs responsables africains et internationaux ont souligné la volonté de Conakry de jouer un rôle plus actif dans les initiatives visant à promouvoir la stabilité régionale, la prévention des conflits et la coopération continentale.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement diplomatique portée par les autorités guinéennes, qui cherchent à renforcer l’influence du pays au sein des organisations internationales.

Des avancées saluées au sein des institutions internationales

Au cours de la rencontre, le président Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs succès diplomatiques récents enregistrés par la Guinée sur la scène internationale.

Le chef de l’État s’est notamment félicité de l’élection du pays au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), une instance clé chargée des questions liées au développement économique, social et environnemental.

Il a également salué l’entrée de la Guinée au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une désignation qui intervient dans un contexte marqué par les efforts de modernisation du système sanitaire national et de renforcement des capacités de réponse aux crises de santé publique.

Pour les autorités guinéennes, ces élections constituent une reconnaissance de la participation croissante du pays aux grandes initiatives internationales ainsi que des progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.

La Guinée réaffirme son engagement pour la paix et la coopération internationale

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a réitéré l’attachement de la Guinée aux principes de paix, de sécurité collective et de règlement pacifique des différends.

Le chef de l’État a confirmé la volonté de son pays de poursuivre sa participation aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, particulièrement sur le continent africain, où les défis sécuritaires demeurent nombreux.

Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les États et les institutions internationales afin de répondre efficacement aux enjeux liés à la sécurité, au développement et à la stabilité régionale.

Une nouvelle étape dans l’ouverture diplomatique de la Guinée

Cette audience illustre la volonté de la Guinée de consolider sa place dans les débats internationaux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement durable.

À travers le renforcement de ses partenariats multilatéraux et son implication dans les grandes instances internationales, Conakry cherche à affirmer son rôle d’acteur responsable et crédible sur les scènes africaine et mondiale.

La rencontre avec le responsable des opérations de paix des Nations unies apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture diplomatique engagée par les autorités guinéennes, qui ambitionnent de faire du pays un partenaire incontournable dans les efforts de stabilité et de coopération internationale.

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Mali–Mauritanie : Bamako et Nouakchott maintiennent le dialogue sur fond d’enjeux sécuritaires et frontaliers.

Un message du président mauritanien remis à Assimi Goïta

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi à Koulouba le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, porteur d’un message écrit du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Cette audience, qui s’est tenue en présence du ministre malien délégué à la Défense et aux Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays voisins, confrontés à des défis sécuritaires communs dans l’espace sahélien.

À l’issue de la rencontre, l’émissaire mauritanien a indiqué avoir transmis au chef de l’État malien les salutations fraternelles du président Ghazouani ainsi qu’un message officiel dont le contenu n’a pas été rendu public. Il a également souligné la solidité des liens historiques unissant le Mali et la Mauritanie, fondés sur la proximité géographique, les échanges humains et une coopération ancienne.

Des relations marquées par des intérêts stratégiques communs

Partageant plusieurs centaines de kilomètres de frontière, le Mali et la Mauritanie entretiennent des relations étroites, nourries par d’importants mouvements de populations, des échanges commerciaux permanents et des liens culturels profondément enracinés.

Cette frontière constitue un espace stratégique où circulent quotidiennement éleveurs, commerçants et familles vivant de part et d’autre des deux pays. Elle demeure également au cœur des préoccupations sécuritaires des autorités des deux États, confrontées aux défis liés à l’instabilité persistante dans certaines zones sahéliennes.

Dans ce contexte, la coopération bilatérale apparaît comme un levier essentiel pour la gestion des questions de sécurité, de mobilité transfrontalière et de développement local.

Une coopération confrontée à des tensions récurrentes

Malgré la volonté affichée de préserver des relations constructives, plusieurs épisodes ont récemment mis à l’épreuve les rapports entre Bamako et Nouakchott.

Au cours des dernières années, des incidents impliquant des ressortissants mauritaniens en territoire malien ont suscité des préoccupations du côté mauritanien, notamment dans les régions frontalières. Les autorités de Nouakchott ont à plusieurs reprises exprimé leur vigilance concernant la sécurité de leurs citoyens, tandis que Bamako souligne les contraintes liées à la lutte contre les groupes armés opérant dans ces zones sensibles.

Les tensions ont connu un nouvel épisode en mars 2026, lorsque des accusations ont émergé au sujet de la présence présumée de militaires maliens évadés d’un camp situé en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes avaient alors rejeté ces allégations et proposé des mécanismes de vérification afin d’apaiser les incompréhensions.

La question des populations frontalières au cœur des préoccupations

Au-delà des enjeux strictement sécuritaires, plusieurs dossiers continuent d’alimenter les discussions entre les deux pays.

Les restrictions de déplacement imposées à certains éleveurs transhumants, les difficultés rencontrées par des opérateurs économiques mauritaniens exerçant au Mali ainsi que les mouvements de populations dans les zones frontalières figurent parmi les sujets régulièrement abordés lors des échanges bilatéraux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans une région où les activités économiques et sociales reposent largement sur la libre circulation des personnes et des biens.

Le défi humanitaire des réfugiés maliens

La Mauritanie demeure également l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés maliens ayant fui l’insécurité dans leur pays. Le camp de Mbera, situé dans le sud-est mauritanien, accueille depuis plusieurs années des dizaines de milliers de réfugiés.

Cette situation place naturellement la crise malienne au centre des préoccupations humanitaires et sécuritaires de Nouakchott, qui suit avec attention l’évolution de la situation dans les régions voisines du Mali.

Un dialogue préservé malgré les divergences

La visite de Hanana Ould Sidi à Bamako témoigne de la volonté des deux capitales de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les sujets de friction qui subsistent.

Alors que les défis sécuritaires, migratoires et économiques continuent de peser sur l’ensemble de la bande sahélienne, le maintien d’un dialogue politique régulier apparaît comme un élément essentiel pour préserver la stabilité régionale et renforcer la coopération entre deux pays dont les destins demeurent étroitement liés.