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Guinée : lancement officiel de la raffinerie d’alumine de Chalco, un jalon industriel majeur du programme Simandou 2040.

Un projet structurant pour la transformation locale des ressources minières

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa, dans l’ouest du pays. L’annonce a été rendue publique le 13 juin 2026 par la présidence, confirmant l’entrée en phase opérationnelle d’un projet industriel d’envergure intégré au programme stratégique Simandou 2040.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale visant à accélérer la transformation locale des ressources minières, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de renforcer la création de valeur ajoutée sur le territoire.

Une cérémonie de lancement à forte portée institutionnelle

La cérémonie officielle a été coprésidée par le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Plusieurs membres du gouvernement, des représentants du partenaire industriel Chalco Hong Kong, filiale du groupe China Aluminium Corporation (Chinalco), ainsi que des autorités locales et des communautés riveraines ont pris part à l’événement.

Un projet issu d’un partenariat stratégique avec Chinalco

Le lancement des travaux intervient à la suite de la signature des accords conclus le 21 mai 2026 à Conakry entre Chalco Hong Kong et l’État guinéen. Ce partenariat illustre la consolidation de la coopération entre la Guinée et le groupe chinois Chinalco, déjà impliqué dans plusieurs projets structurants du secteur minier, notamment Simandou et la Compagnie du Transguinéen (CTG).

La raffinerie de Boffa constitue la troisième unité de transformation de bauxite en alumine engagée dans le pays dans le cadre de cette dynamique industrielle.

Un projet au cœur de la stratégie de souveraineté économique

Pour les autorités guinéennes, ce projet dépasse la seule dimension industrielle. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie nationale, fondée sur la montée en puissance des capacités de transformation locale.

Djiba Diakité a notamment souligné que cette initiative constitue un levier de souveraineté économique, reposant sur la création de valeur ajoutée, le développement de l’emploi et le renforcement des compétences nationales à travers la formation et le transfert de savoir-faire.

Des retombées économiques et sociales attendues

Les autorités estiment que le projet générera environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Il prévoit également la mise en place de programmes de formation, de bourses et la création d’infrastructures dédiées au renforcement des compétences techniques, notamment pour les jeunes de la région de Boffa.

Le préfet de la localité a salué l’implantation de ce projet industriel, appelant la jeunesse à se préparer aux opportunités économiques et professionnelles qu’il devrait engendrer.

Une capacité de production appelée à renforcer la chaîne de valeur locale

Évaluée à environ 1 milliard de dollars, la raffinerie devrait atteindre une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle reposera sur l’exploitation de la bauxite de haute qualité de la région de Boffa, l’une des principales zones minières du pays.

Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de développer une industrie minière intégrée, capable de transformer localement les ressources naturelles et de positionner la Guinée comme un acteur industriel plus structuré dans la chaîne mondiale de valeur de l’aluminium.

Une étape clé dans la stratégie industrielle nationale

Avec ce nouveau chantier, la Guinée poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de valorisation du secteur minier, considérée comme un levier central de développement économique.

Au-delà de la coopération avec Chinalco, les autorités entendent faire du programme Simandou 2040 un cadre global de transformation économique, fondé sur l’industrialisation, la diversification et l’intégration accrue des chaînes de production nationales.

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Sénégal : Ismaïla Diallo quitte la vice-présidence de l’Assemblée nationale.

Une démission annoncée sans explication officielle

Le député Ismaïla Diallo a annoncé, vendredi 12 juin, sa démission de ses fonctions de premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal. L’élu a rendu publique sa décision à travers un message publié sur les réseaux sociaux, sans toutefois préciser les raisons qui ont motivé son départ de l’une des plus hautes responsabilités de l’institution parlementaire.

Dans sa déclaration, il a indiqué avoir pris cette décision « dans un esprit de responsabilité et de fidélité à son engagement », une formulation qui laisse ouvertes plusieurs interprétations mais qui ne s’accompagne, à ce stade, d’aucune explication supplémentaire.

Un engagement parlementaire maintenu

Malgré son retrait du bureau de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo a tenu à rassurer ses électeurs ainsi que ses collègues parlementaires quant à la poursuite de son action politique.

Le député a affirmé qu’il conservait pleinement son mandat au sein de l’hémicycle et qu’il continuerait à défendre les préoccupations des citoyens avec le même niveau d’implication.

Cette précision souligne que sa décision concerne uniquement ses responsabilités au sein de la direction de l’Assemblée nationale et ne remet pas en cause son activité législative ni son rôle de représentant de la nation.

Une décision dans un contexte de réorganisation institutionnelle

Cette démission intervient quelques semaines après un changement majeur à la tête du Parlement sénégalais. À la fin du mois de mai, Ousmane Sonko a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale à la suite du départ de El Malick Ndiaye du perchoir.

Depuis cette transition, la nouvelle équipe dirigeante travaille à la réorganisation des instances de l’institution et à la mise en place de son mode de fonctionnement. Le départ d’Ismaïla Diallo intervient ainsi dans une période de recomposition interne marquée par la redistribution de certaines responsabilités au sein du bureau parlementaire.

Hommage aux députés et soutien à la nouvelle direction

Dans son message, le parlementaire a également exprimé sa gratitude à l’ensemble de ses collègues pour la confiance qui lui a été accordée durant son mandat à la vice-présidence.

Il a par ailleurs adressé ses vœux de succès au président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, soulignant l’importance de préserver la stabilité et l’efficacité du travail parlementaire.

Des interrogations sur la succession

À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite concernant les circonstances exactes de cette démission. Les autorités parlementaires n’ont pas davantage précisé les modalités qui seront retenues pour pourvoir le poste de premier vice-président devenu vacant.

L’évolution de ce dossier sera suivie de près au sein de la classe politique sénégalaise, alors que l’Assemblée nationale poursuit sa réorganisation sous la conduite de sa nouvelle direction.

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Sénégal–ONU : Le Président de la République S.E Bassirou Diomaye Faye et Amina Mohammed réaffirment leur volonté de renforcer le partenariat stratégique.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi à Dakar la Vice-Secrétaire générale de Organisation des Nations Unies, Amina J. Mohammed, dans le cadre d’une audience consacrée au renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution multilatérale.

Cette rencontre a permis aux deux responsables d’évoquer les perspectives de consolidation d’un partenariat historique qui lie le Sénégal aux Nations Unies depuis plusieurs décennies. Les échanges ont porté sur les principaux domaines de coopération ainsi que sur les mécanismes susceptibles de soutenir davantage les priorités de développement du pays.

Un tour d’horizon des enjeux sécuritaires et géopolitiques

Au-delà des questions bilatérales, les discussions ont également porté sur les évolutions du contexte international marqué par de multiples crises politiques, économiques et sécuritaires.

Une attention particulière a été accordée à la situation dans la région du Sahel, confrontée à une dégradation persistante de la sécurité, à la montée des groupes armés et à des défis humanitaires de grande ampleur. Les deux parties ont échangé sur les enjeux liés à la stabilité régionale ainsi que sur les efforts nécessaires pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement durable dans cet espace stratégique pour l’Afrique de l’Ouest.

Cette concertation intervient dans un contexte où les questions de gouvernance, de résilience économique et de sécurité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région et de leurs partenaires internationaux.

L’ONU réitère son engagement aux côtés du Sénégal

Au cours de l’audience, les Nations Unies ont renouvelé leur disponibilité à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de ses priorités de développement. L’organisation a notamment réaffirmé son soutien aux initiatives visant à accélérer la croissance économique, renforcer la résilience des populations et répondre aux défis structurels auxquels le pays est confronté.

Cette coopération couvre plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la gouvernance, la transition écologique ainsi que la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

Un partenariat appelé à se consolider

La rencontre entre le chef de l’État sénégalais et la Vice-Secrétaire générale de l’ONU témoigne de la volonté commune des deux parties de maintenir un dialogue étroit face aux défis contemporains. Elle illustre également l’importance accordée au multilatéralisme et à la coopération internationale comme leviers de développement et de stabilité dans un environnement mondial en constante évolution.

À travers ce rapprochement, Dakar et les Nations Unies entendent poursuivre leur collaboration afin de soutenir les ambitions de développement du Sénégal tout en contribuant aux efforts de paix et de stabilité dans la région ouest-africaine.

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Niger : le nouveau Code pénal criminalise explicitement les relations entre personnes de même sexe.

Des peines de prison prévues par la nouvelle législation

Au Niger, le nouveau Code pénal promulgué par les autorités de transition introduit des dispositions répressives visant les relations entre personnes de même sexe. Le texte prévoit des peines d’emprisonnement allant de cinq à dix ans ainsi que des sanctions financières à l’encontre des personnes reconnues coupables de tels actes.

Selon les dispositions adoptées, les poursuites concernent également toute personne qui commet, tente de commettre ou participe à des actes qualifiés par la loi d’« indécents » ou « contre nature ». Le texte fait notamment référence aux pratiques impliquant des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou appartenant à d’autres minorités sexuelles.

Les associations et organisations également concernées

Au-delà des individus, la nouvelle législation cible également les structures associatives ou les organisations liées aux communautés LGBTQIA+.

Le Code pénal prévoit ainsi des sanctions contre toute personne impliquée dans l’exploitation, la gestion ou l’animation de clubs, associations, sociétés ou organisations considérés comme promouvant l’homosexualité ou les droits des personnes LGBTQIA+.

Cette disposition élargit considérablement le champ d’application de la loi en intégrant non seulement les comportements individuels, mais également les activités collectives liées à ces communautés.

Une mesure justifiée par les autorités au nom des valeurs nationales

Les autorités nigériennes présentent cette réforme comme une mesure destinée à préserver les valeurs sociales, culturelles et morales du pays. Elles estiment que l’homosexualité est incompatible avec les normes traditionnellement défendues au sein de la société nigérienne.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large observée ces dernières années. En 2024, certaines séquences liées à l’éducation sexuelle avaient déjà été retirées ou révisées dans les programmes scolaires, les autorités invoquant la nécessité d’adapter les contenus éducatifs aux réalités socioculturelles nationales.

Une adoption restée relativement discrète

Bien que ces nouvelles dispositions soient en vigueur depuis leur adoption en février dernier, elles n’ont pas fait l’objet d’une communication publique d’envergure. Leur contenu n’a été que progressivement porté à la connaissance du grand public, suscitant depuis plusieurs réactions et débats dans les milieux juridiques, associatifs et de défense des droits humains.

Cette réforme place désormais le Niger parmi les pays africains ayant adopté ou renforcé des législations pénalisant les relations entre personnes de même sexe, dans un contexte continental marqué par des approches très diverses sur les questions liées à l’orientation sexuelle et aux droits des minorités.

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Burkina Faso : les Archives nationales ouvrent leurs portes pour valoriser la mémoire collective.

À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives nationales du Burkina Faso ont inauguré, mardi à Ouagadougou, une série de journées portes ouvertes destinées à sensibiliser le public à l’importance du patrimoine documentaire national. Cette initiative vise à rapprocher les citoyens de leurs archives et à mettre en lumière leur rôle dans la préservation de l’histoire et de la mémoire du pays.

Placée sous le thème « Archives pour la justice : droits, mémoire et avenir », cette édition entend rappeler la contribution essentielle des archives à la construction des sociétés modernes. Au-delà de leur fonction de conservation, les archives constituent des outils stratégiques pour la protection des droits, la transmission des savoirs et la compréhension des évolutions historiques.

Les archives, piliers de l’identité nationale

Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre secrétaire général de la Présidence du Faso, Zakaria Soré, a souligné la place centrale qu’occupent les archives dans la construction de l’identité nationale. Selon lui, ces documents représentent une source précieuse permettant de retracer le parcours historique du Burkina Faso, de préserver la mémoire des générations passées et d’éclairer les décisions des générations présentes et futures.

Il a également insisté sur la nécessité de protéger et de valoriser ce patrimoine documentaire, considéré comme un élément fondamental de la souveraineté culturelle et historique du pays.

Trois jours d’immersion au cœur du patrimoine documentaire

Durant trois jours, les visiteurs auront l’opportunité de découvrir les richesses conservées par les Archives nationales à travers plusieurs activités pédagogiques et culturelles.

Une exposition photographique met notamment en lumière le parcours de personnalités ayant marqué l’histoire politique, sociale et culturelle du Burkina Faso. Des visites guidées permettront par ailleurs au public de mieux comprendre les missions de l’institution, les méthodes de conservation des documents ainsi que les différents fonds archivistiques préservés au sein des collections nationales.

L’objectif est de rendre les archives plus accessibles et de favoriser une meilleure appropriation de ce patrimoine par les citoyens.

Sensibiliser le public à la valeur des archives

La directrice générale par intérim des Archives nationales, Marie Jeanne Diasso, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une démarche de vulgarisation visant à faire connaître davantage les archives auprès de la population. Elle a souligné l’importance de développer une culture de la consultation et de l’exploitation des documents archivistiques, aussi bien pour les chercheurs que pour les administrations et les citoyens.

Les activités ont débuté par une conférence consacrée au rôle des archives dans la vie d’une nation. Les échanges ont notamment porté sur les défis liés à la conservation des documents historiques, à leur numérisation progressive et à leur contribution à la préservation de la mémoire collective.

Un patrimoine discret mais essentiel

À travers ces journées portes ouvertes, les autorités burkinabè entendent attirer l’attention sur un patrimoine souvent méconnu du grand public, mais dont la valeur demeure inestimable pour la compréhension de l’histoire nationale. En conservant les traces du passé, les archives participent non seulement à la sauvegarde de la mémoire collective, mais également à la transmission des repères historiques indispensables à la construction de l’avenir.

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Burkina Faso : le premier « Emprunt patriote » dépasse son objectif et mobilise plus de 151 milliards FCFA.

Une adhésion massive des investisseurs et de la diaspora burkinabè

Le Burkina Faso enregistre un succès notable dans sa stratégie de mobilisation de ressources internes. Le premier emprunt obligataire destiné à la diaspora et aux investisseurs nationaux, baptisé « Emprunt patriote », a permis de lever 151,5 milliards FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 125 milliards FCFA.

Selon les informations relayées par Financial Afrik, cette première phase de souscription, clôturée le 6 juin 2026, témoigne de la confiance accordée par les investisseurs aux perspectives économiques du pays ainsi qu’à la volonté des autorités de financer des projets structurants à travers des mécanismes innovants.

Un instrument financier au service du développement national

Lancé officiellement le 6 mai 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, l’« Emprunt patriote » s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les sources de financement de l’État tout en renforçant la participation des Burkinabè, notamment ceux établis à l’étranger, aux efforts de développement national.

À l’issue de l’opération, le montant collecté dépasse de plus de 26 milliards FCFA l’objectif initial, confirmant l’intérêt suscité par cette initiative auprès des épargnants et des investisseurs.

Cette performance constitue également un signal fort quant à la capacité du Burkina Faso à mobiliser des ressources financières en dehors des circuits traditionnels de financement.

Deux tranches adaptées aux profils des investisseurs

L’opération a été structurée autour de deux tranches distinctes afin d’attirer un large éventail de souscripteurs.

La première tranche, d’un montant de 45 milliards FCFA, offre une maturité de cinq ans avec un taux d’intérêt de 6,75 %. La seconde, évaluée à 80 milliards FCFA, propose une durée de remboursement de sept ans assortie d’un rendement de 6,85 %.

Cette structuration a permis de répondre aux attentes des investisseurs recherchant à la fois rentabilité et sécurité, tout en contribuant au financement de projets d’intérêt national.

Des financements destinés à des projets stratégiques

Les ressources mobilisées serviront à soutenir plusieurs programmes prioritaires identifiés par les autorités burkinabè.

Parmi les projets annoncés figurent la création d’une zone franche industrielle agroalimentaire destinée à stimuler la transformation locale des produits agricoles, le développement d’infrastructures énergétiques, la construction de logements sociaux ainsi que la réalisation d’infrastructures routières.

Ces investissements s’inscrivent dans une vision de long terme visant à renforcer les capacités productives du pays, améliorer les conditions de vie des populations et soutenir la croissance économique.

La diaspora, un levier de financement de plus en plus stratégique

Au-delà du succès financier immédiat, cette opération met en lumière le rôle croissant de la diaspora dans le financement du développement africain.

À l’image de plusieurs pays du continent qui cherchent à mieux valoriser l’épargne de leurs ressortissants vivant à l’étranger, le Burkina Faso ambitionne de bâtir un mécanisme durable capable de canaliser ces ressources vers des investissements productifs.

Les autorités considèrent cette première expérience comme une étape importante vers la mise en place d’un modèle de financement plus autonome, reposant davantage sur les capacités d’investissement nationales et la contribution des communautés burkinabè établies à travers le monde.

Un signal positif pour l’économie burkinabè

Le succès de l’« Emprunt patriote » intervient dans un contexte où les États africains multiplient les initiatives pour sécuriser des ressources destinées au financement de leurs programmes de développement.

En dépassant largement son objectif de collecte, cette opération confirme l’existence d’un potentiel important de mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora. Elle renforce également la crédibilité des instruments financiers innovants mis en place par les autorités burkinabè pour soutenir les investissements stratégiques et accélérer la transformation économique du pays.

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Mali : le gouvernement fixe le cap budgétaire 2027-2029 avec une croissance moyenne visée de 6,5 %.

Bamako prépare sa trajectoire économique pour les trois prochaines années

Le gouvernement malien a franchi une nouvelle étape dans la planification de sa politique économique et financière en examinant, lors du Conseil des ministres du 10 juin 2026, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029. Ce document stratégique prévoit une croissance économique réelle moyenne de 6,5 % sur trois ans et évalue les besoins annuels de financement de l’action publique à près de 4 383 milliards de francs CFA.

Véritable boussole des finances publiques, le DPBEP constitue le cadre de référence qui orientera l’élaboration des prochaines lois de finances et la mise en œuvre des politiques publiques à moyen terme.

Un outil central pour la gestion des finances publiques

Conformément aux principes de la gestion budgétaire moderne, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet aux autorités de définir les grandes orientations économiques, fiscales et budgétaires du pays sur une période minimale de trois ans.

Le document précise notamment les hypothèses de croissance, les perspectives de mobilisation des recettes publiques, les prévisions de dépenses, les objectifs de maîtrise des déficits ainsi que les priorités nationales en matière d’investissement et de développement.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette programmation s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision stratégique nationale « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui constitue le principal cadre d’orientation du développement du pays.

Une croissance soutenue attendue malgré les défis

Pour la période 2027-2029, les autorités maliennes anticipent une croissance économique moyenne de 6,5 % par an.

Cette projection repose sur plusieurs facteurs jugés déterminants : l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles engagées par l’État, le renforcement des investissements publics et privés ainsi qu’une mobilisation accrue des ressources nationales.

Le gouvernement mise également sur les performances des secteurs stratégiques de l’économie, notamment l’agriculture, les mines, les infrastructures et le commerce, afin de soutenir durablement l’activité économique.

Dans un contexte régional et international marqué par de nombreuses incertitudes, cette prévision traduit la volonté des autorités de maintenir une dynamique de croissance capable de soutenir la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Une pression fiscale appelée à progresser

L’un des axes majeurs de cette programmation concerne l’augmentation des recettes fiscales.

Le gouvernement ambitionne de porter progressivement la pression fiscale moyenne à 14,6 % sur la période 2027-2029. Ce taux devrait passer de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, avant d’atteindre 15,1 % en 2029.

Cette stratégie vise à renforcer l’autonomie financière de l’État en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs et en améliorant sa capacité à financer les politiques publiques.

Pour atteindre ces objectifs, les autorités comptent poursuivre les efforts de modernisation des administrations fiscales et douanières, élargir l’assiette fiscale, lutter contre la fraude et améliorer le recouvrement des recettes.

Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour financer les priorités nationales

Le coût global des actions gouvernementales prévues dans le cadre de cette programmation est estimé à 4 382,9 milliards de francs CFA par an en moyenne.

Cette enveloppe devra permettre de répondre aux multiples priorités du pays, notamment le renforcement de la sécurité, l’amélioration des services sociaux de base, le développement des infrastructures économiques, la modernisation de l’administration publique et le soutien aux secteurs productifs.

L’ampleur de ces besoins illustre les défis auxquels le Mali reste confronté dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de développement et de stabilité.

Une trajectoire budgétaire ambitieuse

Le nouveau cadrage économique intervient dans le prolongement de la loi de finances 2026, qui prévoit des recettes budgétaires de 3 057,8 milliards de francs CFA pour des dépenses évaluées à 3 578,2 milliards de francs CFA.

Ce budget laisse apparaître un déficit supérieur à 520 milliards de francs CFA, mettant en évidence la nécessité pour les autorités de renforcer les ressources internes tout en maîtrisant les dépenses publiques.

La programmation 2027-2029 traduit ainsi l’ambition de construire progressivement un équilibre budgétaire plus soutenable tout en maintenant un niveau élevé d’investissement public.

Des défis à relever pour concrétiser les ambitions

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025, ce document devra désormais être soumis à un débat d’orientation budgétaire, étape essentielle permettant d’examiner les grandes priorités économiques avant l’élaboration des futurs budgets de l’État.

Pour les autorités maliennes, l’enjeu est désormais de transformer ces projections en résultats concrets. La réussite de cette trajectoire dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire, des performances agricoles, de la dynamique du secteur minier, de la capacité à mobiliser les recettes fiscales, de l’accès aux financements et de la poursuite des réformes structurelles engagées.

À travers ce cadre de programmation, le Mali affiche sa volonté de consolider sa résilience économique tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive au cours des prochaines années.

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Présidence de la Commission de la CEDEAO : Dakar intensifie sa campagne diplomatique auprès des États de la région

Le Sénégal sollicite le soutien de la Guinée pour la candidature du général Birame Diop

Le Sénégal poursuit activement ses démarches diplomatiques en vue de l’élection du prochain président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Dans ce cadre, une délégation de haut niveau conduite par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Niang, a été reçue mercredi à Conakry par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah.

Cette mission s’inscrit dans une vaste tournée de consultations engagée par Dakar auprès des capitales ouest-africaines afin de mobiliser un large soutien autour de la candidature du général Birame Diop à la tête de l’organe exécutif de l’organisation régionale.

Un message de Bassirou Diomaye Faye transmis aux autorités guinéennes

Selon les autorités guinéennes, les émissaires sénégalais étaient porteurs d’un message officiel du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, adressé au chef de l’État guinéen, le général Mamadi Doumbouya.

Les échanges ont principalement porté sur les enjeux liés à la prochaine désignation du président de la Commission de la CEDEAO, une fonction stratégique chargée de coordonner la mise en œuvre des décisions de l’organisation et d’assurer le suivi de ses priorités politiques, économiques et sécuritaires.

À travers cette démarche, le Sénégal cherche à obtenir l’appui de la Guinée pour renforcer les chances de son candidat dans une compétition qui s’annonce déterminante pour l’avenir de l’institution régionale.

Une élection dans un contexte de recomposition régionale

Cette campagne diplomatique intervient à un moment charnière pour la CEDEAO. L’organisation est confrontée à d’importantes mutations géopolitiques marquées notamment par le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle configuration régionale oblige la CEDEAO à repenser certains équilibres institutionnels et à renforcer sa capacité de dialogue avec l’ensemble des États de la sous-région. Dans ce contexte, le choix du futur président de la Commission revêt une importance particulière, tant pour la stabilité de l’organisation que pour la conduite de ses réformes.

Les autorités sénégalaises considèrent ainsi que la candidature du général Birame Diop s’inscrit dans une volonté de consolider l’action communautaire et de contribuer à la préservation de la cohésion régionale face aux défis sécuritaires, économiques et politiques qui traversent l’Afrique de l’Ouest.

Conakry réserve sa position

À l’issue de la rencontre, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a indiqué que la requête sénégalaise serait transmise au président Mamadi Doumbouya pour examen.

Aucune position officielle n’a toutefois été rendue publique par les autorités guinéennes concernant leur éventuel soutien à la candidature portée par Dakar.

Cette étape à Conakry illustre néanmoins l’importance accordée par le Sénégal à la recherche de consensus régionaux avant les prochaines échéances au sein de la CEDEAO. Elle témoigne également de l’intensification des consultations diplomatiques dans une sous-région où les questions d’intégration, de gouvernance et de sécurité demeurent au cœur des priorités politiques.

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Mondial 2026 : le Sénégal termine sa préparation sans victoire et s’interroge avant le choc face à la France

À quelques jours de leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026, les Lions de la Teranga n’ont pas réussi à dissiper les doutes qui entourent leur préparation. Opposé à l’Arabie saoudite lors de son ultime match amical avant le tournoi, le Sénégal a été tenu en échec sur un score nul et vierge (0-0), quelques jours seulement après sa défaite face aux États-Unis (3-2).

Ce deuxième rendez-vous de préparation confirme les difficultés offensives rencontrées par les champions d’Afrique, toujours en quête de repères collectifs avant leur confrontation très attendue contre la France, programmée le 16 juin prochain.

Pape Thiaw fait tourner avant le grand rendez-vous

Conscient de l’importance de préserver ses cadres tout en évaluant les dernières options disponibles, le sélectionneur Pape Thiaw a procédé à plusieurs ajustements dans son onze de départ.

Devant le gardien Édouard Mendy, la défense était composée de Krépin Diatta, Mamadou Sarr, Moussa Niakhaté et El Hadj Malick Diouf. Au milieu, Pathé Ciss, Lamine Camara et Habib Diarra étaient chargés d’assurer l’équilibre de l’équipe, tandis que l’attaque reposait sur Iliman Ndiaye, Sadio Mané et Chérif Ndiaye.

Les Sénégalais ont affiché une volonté de maîtriser le jeu dès les premières minutes. Toutefois, malgré une possession globalement favorable et quelques séquences intéressantes, les occasions franches sont restées limitées dans une première période marquée par un rythme irrégulier.

Édouard Mendy maintient les Lions à flot

La première véritable alerte est venue du côté sénégalais. À la 32e minute, Édouard Mendy a réalisé une intervention décisive après une déviation involontaire de son coéquipier Pathé Ciss qui menaçait de terminer au fond des filets.

Le portier sénégalais s’est une nouvelle fois illustré quelques minutes plus tard sur un coup franc saoudien, confirmant son rôle de dernier rempart dans une rencontre où les deux équipes peinaient à imposer leur domination.

Du côté offensif, le Sénégal s’est montré dangereux à plusieurs reprises. Une combinaison entre Sadio Mané et El Hadj Malick Diouf a notamment permis à Krépin Diatta de se retrouver en position de frappe, sans toutefois parvenir à tromper le gardien Mohammed Al Owais.

À la pause, le score restait logiquement nul dans une rencontre équilibrée et relativement fermée.

Une seconde période plus ambitieuse mais toujours stérile

Au retour des vestiaires, Pape Thiaw a tenté d’apporter davantage de dynamisme à son équipe. L’entrée d’Ismaïl Jakobs dès la reprise a été suivie, à l’heure de jeu, par celles d’Ismaïla Sarr, de Pape Matar Sarr et de Nicolas Jackson.

Ces changements ont immédiatement apporté davantage de profondeur et de vitesse dans le jeu sénégalais.

À la 68e minute, Ismaïla Sarr a parfaitement débordé sur son côté avant de servir Nicolas Jackson. L’attaquant a vu sa tentative frôler la barre transversale, passant tout près de l’ouverture du score.

Quelques minutes plus tard, sur un coup franc parfaitement exécuté par Jakobs, Ismaïla Sarr a placé une tête puissante, repoussée par Al Owais. Dans la continuité de l’action, un nouveau centre du même Sarr a trouvé la barre transversale, symbole d’un manque de réussite persistant.

Malgré une domination plus nette dans le dernier tiers du match, les Lions n’ont jamais réussi à concrétiser leurs temps forts.

Le retour des cadres terni par l’expulsion de Nicolas Jackson

Dans les dernières minutes de la rencontre, le staff sénégalais a également profité de ce match pour redonner du temps de jeu à plusieurs cadres revenant de blessure.

Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye ont ainsi effectué leur retour à la compétition, tandis qu’Ibrahim Mbaye et Antoine Mendy ont également été lancés.

La fin de match a toutefois été marquée par un incident regrettable. Entré en cours de jeu pour apporter son efficacité offensive, Nicolas Jackson a été expulsé à la 84e minute après avoir reçu deux avertissements en l’espace de quelques instants.

Cette exclusion vient assombrir davantage une soirée déjà frustrante pour le Sénégal et prive le sélectionneur d’un signal positif à quelques jours du début du tournoi.

Des interrogations persistantes avant d’affronter les Bleus

Avec une défaite face aux États-Unis et un match nul contre l’Arabie saoudite, le Sénégal boucle sa préparation sans la moindre victoire. Plus préoccupant encore, les Lions n’ont pas trouvé le chemin des filets lors de leur dernier rendez-vous avant la compétition.

Si plusieurs motifs de satisfaction demeurent, notamment le retour progressif de cadres importants et la solidité défensive affichée par séquences, l’animation offensive continue de susciter des interrogations.

Face à une équipe de France annoncée parmi les principaux favoris du tournoi, les hommes de Pape Thiaw devront rapidement retrouver de l’efficacité et de la confiance pour espérer réussir leur entrée dans cette Coupe du monde 2026.

Le rendez-vous du 16 juin face aux Bleus s’annonce déjà comme un premier test grandeur nature pour mesurer les véritables ambitions du Sénégal sur la scène mondiale.

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À Dakar, les présidents Romuald Wadagni et Bassirou Diomaye Faye plaident pour une coopération ouest-africaine renforcée

Le président béninois Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest par une visite officielle à Dakar, où il a été reçu mardi par son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue régional engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son accession à la magistrature suprême.

Après plusieurs étapes dans la sous-région, notamment au Nigeria et au Niger, Romuald Wadagni multiplie les consultations avec les dirigeants ouest-africains afin de consolider les relations bilatérales et de promouvoir une vision concertée des grands enjeux qui traversent actuellement l’espace régional.

Une convergence de vues sur les défis de la sous-région

Au cours de leurs échanges, les deux chefs d’État ont passé en revue la situation politique, économique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur les défis liés à la stabilité régionale, à la lutte contre l’insécurité transfrontalière, à la coopération économique ainsi qu’au renforcement des mécanismes d’intégration entre les États de la sous-région.

Dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs pays du Sahel, Dakar et Cotonou ont réaffirmé leur attachement au dialogue, à la coopération et à la solidarité entre les nations ouest-africaines.

Renforcer les échanges économiques entre le Sénégal et le Bénin

Au-delà des questions politiques, les deux dirigeants ont également accordé une place importante aux perspectives de coopération économique et commerciale. Les autorités sénégalaises et béninoises ont exprimé leur volonté commune d’intensifier les échanges entre leurs secteurs privés, de favoriser les investissements croisés et de développer davantage les opportunités de partenariat dans des domaines stratégiques.

Cette ambition s’inscrit dans la volonté partagée de stimuler la croissance économique, de créer davantage d’emplois et de renforcer la compétitivité des économies nationales au sein de l’espace ouest-africain.

Une diplomatie de proximité au service de l’intégration régionale

La visite de Romuald Wadagni à Dakar intervient quelques jours après son déplacement à Niamey, une étape particulièrement observée en raison du contexte diplomatique ayant marqué les relations entre le Bénin et le Niger ces dernières années. Elle confirme la priorité accordée par le président béninois au dialogue de proximité avec les pays voisins et aux mécanismes de coopération régionale.

À travers cette tournée, le chef de l’État béninois entend contribuer à la relance de la dynamique d’intégration ouest-africaine, dans un environnement régional confronté à de multiples défis mais également porteur d’importantes opportunités de développement.

Vers un partenariat renforcé entre Dakar et Cotonou

À l’issue de la rencontre, les deux présidents ont réaffirmé leur engagement à approfondir les relations entre le Sénégal et le Bénin, deux pays qui entretiennent de longue date des liens de fraternité, de coopération et de solidarité.

Cette nouvelle séquence diplomatique traduit la volonté des deux capitales de renforcer leur coordination sur les grands dossiers régionaux et de promouvoir une Afrique de l’Ouest plus intégrée, plus résiliente et davantage tournée vers le développement économique partagé.