Le football nigérien amorce un nouveau chapitre de son histoire. Issaka Adamou a été élu, à l’unanimité, président de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), lors d’une assemblée générale tenue récemment à Niamey. Cette élection marque le début d’une nouvelle dynamique pour le sport roi au Niger, après une période de transition et de défis multiples sur les plans organisationnel et sportif.
Un consensus fort autour d’un homme d’expérience
La désignation d’Issaka Adamou n’a souffert d’aucune contestation. Candidat unique, il a reçu le soutien unanime des délégués venus de toutes les régions du pays. Ancien vice-président de la fédération et figure bien connue du milieu footballistique nigérien, Issaka Adamou bénéficie d’une solide expérience et d’une légitimité renforcée par son engagement constant pour le développement du football local.
Un mandat placé sous le signe de la réforme et de l’ambition
Dès son discours d’investiture, le nouveau président de la FENIFOOT a exprimé sa volonté de refonder les bases du football nigérien. Son programme s’articule autour de plusieurs axes prioritaires : la professionnalisation des clubs, la relance des compétitions nationales, l’amélioration des infrastructures sportives, la formation des cadres techniques, ainsi que la promotion du football féminin.
Issaka Adamou entend également redonner une place centrale au football de jeunes, afin d’assurer une relève durable et compétitive pour les équipes nationales. « Le talent est là, il nous revient de créer un cadre structuré et équitable pour le faire éclore », a-t-il déclaré.
Des défis à relever dans un contexte exigeant
Le football nigérien a traversé ces dernières années une période marquée par des résultats en dents de scie, un manque de visibilité des compétitions locales et des tensions internes au sein de la fédération. La mission d’Issaka Adamou consistera donc à restaurer la confiance, tant auprès des acteurs du football que des partenaires institutionnels et financiers.
Par ailleurs, le contexte régional, avec les enjeux de sécurité et de stabilité, impose une gestion rigoureuse et une vision claire pour permettre au football nigérien de retrouver toute sa vitalité, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale.
Vers une relance espérée des Mena
L’élection d’Issaka Adamou suscite également beaucoup d’attentes autour des Mena, l’équipe nationale fanion, qui peine à s’imposer sur le continent. Le nouveau président s’est engagé à renforcer l’encadrement technique, à soutenir les joueurs locaux et à tisser des partenariats durables avec les pays voisins et les instances internationales.
Avec cette nouvelle équipe dirigeante, le football nigérien espère ainsi tourner définitivement la page de l’instabilité et poser les jalons d’un avenir prometteur.
Le Médiateur de la République du Tchad, M. Saleh Kebzabo, a reçu en audience ce mercredi 2 juillet 2025, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Nigeria à N’Djamena, M. Abdulkhadir Ibrahim Ghani. Cette rencontre, inscrite dans le cadre d’une visite de courtoisie, a été marquée par des échanges constructifs axés sur la consolidation des relations entre les deux pays, notamment dans les domaines de la médiation institutionnelle et de la gestion pacifique des différends.
Un dialogue tourné vers la stabilité et la coopération régionale
Lors de cet entretien, les deux personnalités ont mis l’accent sur l’importance du dialogue, de l’écoute et de la concertation dans la prévention et la résolution des conflits, aussi bien au niveau national que régional. Le Médiateur de la République a salué l’engagement du Nigeria en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique centrale et de l’Ouest, soulignant le rôle stratégique que joue ce pays dans la promotion de la diplomatie préventive.
De son côté, le diplomate nigérian a exprimé son admiration pour les efforts du Tchad dans le domaine de la médiation institutionnelle et a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer les échanges d’expertise, de bonnes pratiques et d’expériences réussies en matière de gouvernance apaisée.
Vers une coopération renforcée en matière de médiation
Les échanges ont permis d’envisager la possibilité d’initiatives conjointes entre les deux États, telles que des séminaires de formation, des plateformes de dialogue entre institutions équivalentes, et des projets de collaboration sur des mécanismes alternatifs de résolution des litiges.
Pour M. Saleh Kebzabo, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique d’ouverture et de partenariat avec les représentations diplomatiques accréditées au Tchad. Il a réitéré la disponibilité de son institution à œuvrer pour le renforcement de la culture de la paix à travers des cadres de coopération régionale.
Une diplomatie au service des peuples
Au-delà des questions institutionnelles, cette audience a également été l’occasion de rappeler les liens historiques, culturels et géographiques qui unissent le Tchad et le Nigeria. Les deux pays partagent non seulement des frontières, mais aussi des enjeux communs en matière de sécurité, de mobilité transfrontalière, et de développement communautaire.
Cette rencontre entre le Médiateur de la République et le Chargé d’Affaires du Nigeria témoigne d’une volonté mutuelle de faire de la diplomatie un outil concret au service de la paix, de la stabilité et du bien-être des populations.
Le Tchad amorce un virage stratégique avec son programme Tchad Connexion 2030, une initiative ambitieuse qui mise sur les infrastructures et les services de base pour stimuler une transformation territoriale inclusive et durable. Ce plan national vise à combler les inégalités régionales, moderniser les équipements publics et renforcer la cohésion nationale à travers une meilleure connectivité et un accès équitable aux services essentiels.
Infrastructures au cœur du développement
À la croisée des chemins entre défis structurels et potentiel économique, le Tchad place les infrastructures au cœur de sa vision de développement. Qu’il s’agisse de routes, d’électrification rurale, d’adduction en eau potable, de réseaux numériques ou d’infrastructures sociales (écoles, centres de santé), le programme entend moderniser l’ensemble du territoire de manière équilibrée.
L’objectif est clair : réduire les disparités territoriales et renforcer l’inclusion des zones périphériques souvent laissées à l’écart des grands projets de développement. Grâce à une planification coordonnée, chaque province est appelée à bénéficier d’investissements ciblés selon ses besoins spécifiques.
Un accès renforcé aux services essentiels
La stratégie repose sur l’amélioration des services publics de base dans l’ensemble des régions. Cela inclut :
Le renforcement des systèmes de santé communautaire à proximité des populations rurales,
L’élargissement de l’accès à une éducation de qualité,
La promotion de l’énergie renouvelable pour les zones non connectées au réseau national,
L’extension des réseaux de télécommunications pour connecter les zones isolées à l’économie numérique.
Ces actions visent à favoriser l’autonomie locale, encourager l’entrepreneuriat rural et soutenir les jeunes dans leurs projets économiques et sociaux.
Une approche participative et multisectorielle
Tchad Connexion 2030 s’appuie sur une approche multisectorielle et inclusive. Les collectivités territoriales, les organisations communautaires, la société civile et le secteur privé sont appelés à jouer un rôle actif dans la planification et la mise en œuvre des projets. Cette démarche vise à assurer une appropriation locale des infrastructures, une meilleure durabilité des services et une plus grande transparence dans l’exécution.
Le programme bénéficie également du soutien de partenaires techniques et financiers internationaux, mobilisés autour d’une vision commune : faire du développement territorial un levier de stabilité, de croissance et de justice sociale.
Une vision d’avenir pour un Tchad équilibré
En misant sur les services essentiels et l’équité territoriale, Tchad Connexion 2030 entend jeter les bases d’un Tchad plus solidaire, mieux connecté et résolument tourné vers l’avenir. Il s’agit d’une réponse concrète aux attentes des populations en matière de justice sociale, d’opportunités économiques et de développement harmonieux du pays.
La ville de Lagos a vibré au rythme de la créativité africaine lors de l’Epic Show 2025, un événement devenu incontournable dans le paysage culturel du continent. Pendant plusieurs jours, la capitale économique nigériane a accueilli des centaines de jeunes talents venus de toute l’Afrique pour exposer leur vision, leur art et leur innovation.
Une vitrine panafricaine de la créativité
Organisé au cœur du quartier vibrant de Victoria Island, l’Epic Show 2025 a rassemblé des créateurs dans des domaines aussi variés que la mode, le design, le cinéma, la musique, les arts visuels et les nouvelles technologies. Cette édition a été marquée par une forte présence de la jeunesse, mettant en avant une génération audacieuse et connectée, bien décidée à réécrire les codes de la création africaine.
Parmi les moments forts, on note les défilés de jeunes stylistes venus du Ghana, du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, qui ont présenté des collections mêlant traditions textiles et inspirations futuristes. Côté innovation, des start-up de réalité augmentée, d’art numérique et de développement durable ont présenté des solutions à fort impact social et culturel.
Des échanges et des opportunités
Au-delà de l’exposition, l’Epic Show a aussi été un espace d’échange d’idées. Des panels, conférences et ateliers ont réuni des figures établies du secteur créatif, des investisseurs, des institutions culturelles et de jeunes entrepreneurs. Les discussions ont porté sur les enjeux de financement, la protection des droits d’auteur, l’accès aux marchés internationaux, et surtout, le rôle stratégique de la culture dans le développement économique de l’Afrique.
« L’Epic Show n’est pas juste une scène artistique, c’est un catalyseur d’opportunités et un tremplin pour les créateurs du continent », a déclaré Ijeoma Eze, directrice du festival.
Une célébration de l’identité africaine
À travers chaque œuvre, chaque performance, chaque intervention, un message fort s’est dégagé : la fierté de l’identité africaine, assumée dans toute sa diversité et son évolution. L’Epic Show 2025 a ainsi illustré la montée en puissance d’une Afrique créative, résolument tournée vers l’avenir, mais enracinée dans ses patrimoines.
L’événement a aussi attiré l’attention de médias internationaux et de plateformes de diffusion numérique, renforçant la visibilité des talents africains sur la scène mondiale.
Le Sénégal a entamé sa campagne dans la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2025 de la plus belle des manières. Les Lionnes de la Téranga ont infligé une large défaite à la République Démocratique du Congo (RDC), dans un match maîtrisé de bout en bout, lançant ainsi un signal fort à l’ensemble des prétendantes au titre.
Un début tonitruant
Sous les projecteurs d’un stade acquis à leur cause, les Sénégalaises ont imposé leur rythme dès les premières minutes. Résultat : un score fleuve qui reflète non seulement leur supériorité technique, mais aussi leur maturité tactique.
Score final : Sénégal 4 – 0 RDC
Les buteuses du jour ont démontré toute la puissance offensive du groupe, combinant vitesse, précision et sang-froid devant les cages adverses.
Une équipe bien en place, un coaching gagnant
L’entraîneur national a opté pour un schéma offensif audacieux, qui a payé. Le milieu de terrain sénégalais s’est montré dominant et créatif, tandis que la défense n’a laissé aucune opportunité aux attaquantes congolaises.
Les remplacements ont également été stratégiques, permettant de préserver les cadres tout en donnant du temps de jeu aux jeunes talents.
Des ambitions affirmées
Avec cette victoire, le Sénégal envoie un message clair : les Lionnes sont là pour jouer les premiers rôles. Dans un groupe relevé, cette entrée en matière idéale pourrait faire toute la différence pour atteindre les quarts, voire plus.
Prochain rendez-vous : un duel attendu contre un adversaire plus expérimenté, qui testera la solidité mentale et physique de l’équipe.
Réactions
“On a respecté notre plan de jeu, maintenant il faut rester concentrées. Le tournoi est long.”
— Capitaine des Lionnes
“C’est une belle victoire, mais ce n’est que le début.”
— Sélectionneur du Sénégal
Un démarrage en fanfare
En battant la RDC avec brio, les Lionnes de la Téranga ont non seulement marqué des points sur le terrain, mais aussi dans les esprits. La CAN féminine 2025 pourrait bien être l’édition de la consécration pour le Sénégal.
Le Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) a officiellement démarré sur l’ensemble du territoire guinéen. Cette vaste opération démographique, attendue depuis plusieurs mois, vise à fournir des données statistiques fiables et actualisées pour orienter les politiques publiques et accompagner les dynamiques de développement du pays.
Un outil stratégique pour le développement
Le RGPH-4, quatrième du genre depuis l’indépendance de la Guinée, a pour principal objectif de :
Connaître avec précision le nombre d’habitants vivant sur le territoire national ;
Identifier la répartition géographique de la population ;
Recueillir des informations sur les caractéristiques socio-économiques des ménages ;
Fournir une base de données pour la planification des politiques publiques, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’aménagement du territoire et des services sociaux de base.
Une mobilisation exceptionnelle sur le terrain
Le recensement mobilise plus de 23 000 agents recenseurs répartis sur tout le territoire national. Ces agents ont été formés spécifiquement pour cette opération et équipés de matériels numériques modernes afin d’assurer une collecte rapide, efficace et fiable.
Le processus se déroulera jusqu’à la fin du mois de juillet, avec une attention particulière accordée à la transparence, à la confidentialité des données et à l’inclusion de toutes les couches de la population, y compris les zones rurales, enclavées et frontalières.
Appel à la collaboration citoyenne
Les autorités guinéennes, à travers le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, ont appelé les populations à accueillir les agents recenseurs et à leur fournir toutes les informations demandées.
Le gouvernement rappelle que les données recueillies ne seront pas utilisées à des fins fiscales ou policières, mais uniquement pour des objectifs de développement.
Un socle pour les politiques à venir
Les résultats du RGPH-4 serviront à :
Réajuster les budgets sectoriels selon les besoins réels ;
Définir les nouvelles circonscriptions électorales ;
Actualiser les cartes sanitaires et éducatives ;
Orienter les investissements publics et privés.
Ce recensement s’inscrit également dans le cadre des engagements de la Guinée envers les Objectifs de Développement Durable (ODD) et contribuera au suivi-évaluation des politiques publiques nationales.
Avec le lancement du RGPH-4, la Guinée franchit une étape cruciale vers une gestion plus rigoureuse et équitable de ses ressources humaines et territoriales. La réussite de cette opération repose sur la mobilisation de tous les citoyens, dans un esprit de responsabilité et de participation active à l’essor du pays.
À moins de deux ans du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal intensifie les préparatifs pour accueillir ce rendez-vous mondial historique, une première sur le continent africain. Plus qu’un événement sportif, les JOJ sont perçus comme un levier de transformation pour le sport, les infrastructures et la jeunesse sénégalaise.
Une ambition au-delà de l’organisation
Sous la coordination du Comité d’organisation Dakar 2026 (COJOJ), les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec le Comité International Olympique (CIO), ont clairement affiché leur ambition : faire de Dakar 2026 un modèle d’organisation et d’héritage durable. Les JOJ ne seront pas simplement un événement de prestige, mais un catalyseur pour le développement du sport à la base, la modernisation des installations sportives et l’implication active des jeunes.
Des infrastructures modernisées et adaptées
La réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives sont en cours, notamment le stade Iba Mar Diop, le centre olympique de Diamniadio et d’autres sites clés à Dakar. Ces installations ont été pensées non seulement pour répondre aux exigences du CIO, mais aussi pour servir à long terme les athlètes locaux, les clubs, les écoles et les fédérations.
Un projet tourné vers la jeunesse
Au-delà du sport de haut niveau, Dakar 2026 mise sur la jeunesse. Plusieurs programmes éducatifs et culturels sont associés à l’événement, visant à promouvoir les valeurs olympiques, l’inclusion sociale, l’égalité des genres et l’engagement citoyen. La jeunesse sénégalaise est au cœur du projet, non seulement comme spectatrice, mais comme actrice.
Un héritage pour l’Afrique
Les JOJ 2026 représentent également une vitrine pour l’Afrique. Pour la première fois, le continent accueille une compétition olympique, un signal fort qui souligne son potentiel croissant dans l’organisation d’événements internationaux. Dakar 2026 ambitionne ainsi de poser les bases d’une nouvelle dynamique continentale dans le domaine du sport et de la jeunesse.
Conclusion
En s’engageant pleinement dans la préparation des JOJ 2026, le Sénégal ne prépare pas uniquement une compétition : il construit un avenir. Un avenir où les infrastructures, les talents, l’éducation et les valeurs sportives convergent pour façonner une génération inspirée et un pays renforcé. Dakar 2026 s’annonce déjà comme un tournant majeur dans l’histoire du sport sénégalais et africain.
« Je suis partie pour mieux revenir ». C’est par ces mots que Coumba Sow, trentenaire née en France de parents sénégalais, résume le virage radical qu’elle a pris en 2022. Coumba Sow a toujours nourri un attachement profond pour le pays de ses ancêtres. En avril 2022, elle saute le pas.Cadre dans une banque renommée à Paris, elle décide de tout quitter pour s’installer au Sénégal. Un choix risqué mais assumé.
Son objectif : investir et développer des projets professionnels, redonner du sens à sa vie tout en contribuant au développement local.
« Je suis née et j’ai grandi en France, mais le Sénégal a toujours été une part importante de ma vie », confie Coumba Sow originaire du Fouta, dans le nord du Sénégal.
Depuis son plus jeune âge, elle passait toutes ses vacances scolaires au pays, au sein d’une association de la diaspora qui organisait des séjours collectifs au village. Ces voyages ont profondément ancré en elle l’amour du Sénégal, de sa culture et de sa langue.
Quitter le confort parisien pour retrouver les racines
Ils sont de plus en nombreux les expatriés prêts à revenir investir et entreprendre dans leur pays d’origine, conscients des opportunités et des nouveaux marchés qui émergent au bercail.
Formée en France, Coumba est diplômée d’un Master en Banque-finance et a exercé en tant que manager dans une agence de la Société Générale à Paris.
Pourtant, au fil des années, l’appel du pays natal se faisait de plus en plus fort.
« J’avais toujours cette envie de contribuer au développement du Sénégal. Et je voyais le pays se transformer, se moderniser. C’était le moment de tenter quelque chose. »
C’est pendant la crise du Covid-19 que le projet prend forme. Coumba se mobilise bénévolement pour aider les membres de la diaspora à obtenir leur pièce d’identité sénégalaise, indispensable pour rentrer au pays en période de fermeture des frontières.
Son engagement se prolonge sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat, où elle fédère une communauté en quête d’informations concrètes : comment obtenir une carte nationale sénégalaise ? Comment s’installer au Sénégal ? Où investir ? Où passer ses vacances ?
Face à cette demande croissante, elle crée en 2021 « Paris Sénégal », une agence de services dédiée aux projets en lien avec le pays.
« On veut faire le pari du Sénégal. Montrer que tout est possible ici », confie-t-elle.
Légende image,Coumba Sow a lancé le projet dénommé « Un terrain pour tous. »
« Pari-Sénégal », un pont entre deux mondes
Installée d’abord à Dakar, Coumba Sow propose des services de conciergerie, de location de vacances, de mise en relation avec des avocats pour des litiges fonciers, et d’accompagnement administratif. Forte de son carnet d’adresses, elle aide ceux qui, comme elle, veulent s’installer, investir ou entreprendre au Sénégal.
L’aventure à Dakar n’est pas de tout repos. Là-bas, elle découvre un pays en mouvement, plein d’opportunités, mais aussi confronté à de nombreux défis.
« J’ai vu à quel point le retour peut être complexe pour les membres de la diaspora. Entre démarches administratives, manque d’informations et désillusions, beaucoup finissent par abandonner », observe-t-elle.
« Entre 2020 et 2022, j’ai répondu à des centaines de questions : comment acheter un terrain ? Créer une entreprise ? Ouvrir un compte bancaire ? » raconte-t-elle.
En novembre 2021, elle organise la première « Rencontre Paris-Sénégal » à Paris.
Près de 300 personnes assistent à l’évènement. Des représentants de l’APIX (Agence Nationale chargée de la Promotion de l’Investissement et des Grands Travaux), de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) et des entrepreneurs de la diaspora partagent leur expérience. Ce fut une réussite et un tournant. « C’est à ce moment que j’ai compris qu’il y avait un vrai besoin, une vraie attente », dit-elle.
De cette prise de conscience naît son projet : Pari-Sénégal. Un dispositif qu’elle a elle-même conçu pour accompagner les membres de la diaspora dans leur retour et leurs investissements. « Je veux leur éviter les erreurs que j’ai commises. Leur montrer qu’il est possible de réussir ici, à condition d’être bien préparé », dit-elle.
Le programme propose un accompagnement personnalisé : conseils juridiques, mise en relation avec des partenaires de confiance, formation sur l’écosystème local, visites sur le terrain… »C’est un accompagnement humain, avec une vraie compréhension des réalités des deux côtés de la Méditerranée. »
S’installer au Sénégal : entre préparation et adaptation
Pour Coumba Sow, réussir son retour au pays passe par une bonne préparation. « Le premier conseil que je donne, c’est de définir une stratégie d’installation. Est-ce que je veux revenir comme entrepreneur ? Comme salarié ? Ou bien je tente l’aventure et je vois sur place ? » explique-t-elle.
Elle insiste aussi sur la nécessité de s’adapter : « Une fois que vous êtes au Sénégal, vous êtes au Sénégal. Il faut comprendre les réalités locales, apprendre à vivre avec, et rester curieux. »
Son dernier conseil : oser. « Il n’y a jamais de moment parfait. Il faut se lancer. L’Afrique, c’est l’avenir. Le Sénégal est un pays magnifique, avec un peuple accueillant, une nature généreuse, et des opportunités partout. »
Aujourd’hui, depuis ses bureaux à Saly, Coumba développe un nouveau projet : Un terrain pour tous. Elle propose des terrains à petit budget en périphérie de la nouvelle voie de contournement de Pointe-Sarène, une zone en pleine transformation. Elle a même construit une maison témoin, destinée à la vente, pour prouver qu’il est possible de bâtir au Sénégal avec un budget modeste.
« L’objectif, c’est de démocratiser l’accès à la propriété, en particulier pour les membres de la diaspora qui veulent investir mais n’osent pas », explique-t-elle.
Légende image,Ces dernières années, une tendance de fond se dessine sur le continent africain : de jeunes diplômés formés à l’étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord, font le choix de retourner dans leur pays d’origine pour y entreprendre.
Le soutien des parents, un moteur essentiel
Quand elle a annoncé son projet de retour, ses parents ont été surpris, mais fiers.
« Quand j’ai expliqué à mes parents que je voulais m’installer au Sénégal, ma mère a été tellement contente, j’avais l’impression que je réalisais son rêve. Et mon père, avec qui j’ai une relation très fusionnelle, m’a juste demandé : qu’est-ce que tu vas faire là-bas exactement ? Je lui ai expliqué que je devais être sur place pour développer mon entreprise. Il m’a dit : ‘Bismillah’ », raconte-t-elle avec émotion.
« Je lui ai dit : Baba, quand tu es venu en France, est-ce que tu aurais pensé qu’un jour j’irais m’installer au Sénégal ? » Il m’a dit non. Il m’a toujours soutenue pour mon retour au pays, il m’a toujours encouragée, mais il n’aurait jamais pensé à ça. Et maintenant, il le comprend, il l’encourage. Il est fier. Quand je me suis installée, il m’appelait tous les jours. Aujourd’hui, il ne m’appelle plus. Il sait que tout va bien, il est fier de moi. Alhamdoulilah », dit-elle, le sourire large.
Pour Coumba Sow, ce retour au pays n’est pas une fin en soi, mais un début. Elle espère contribuer à changer le regard sur l’Afrique et valoriser le potentiel de la diaspora. « On peut être utile autrement. Investir, créer de la valeur, former, transmettre », insiste-t-elle.
La jeune entrepreneure multiplie les rencontres avec des membres de la diaspora porteurs de projets, des collectivités locales et des bailleurs. Son engagement commence à porter ses fruits. « Quand je vois une famille qui parvient à construire un logement décent ou à lancer un petit commerce grâce à notre accompagnement, je me dis que ça valait le coup. »
Légende image,Coumba Sow propose à ses clients des terrains à petit budget pour leur permettre d’accéder à la propriété au Sénégal.
Un appel à la diaspora : « Le Sénégal vous attend »
À ceux qui hésitent encore à franchir le pas, Coumba adresse un message : « Revenir ne veut pas dire échouer en Europe. Cela peut être un acte fort, stratégique et porteur de sens. Mais il faut s’y préparer sérieusement. »
Selon l’OCDE, (Organisation de coopération et de développement économiques), environ 400 000 Sénégalais vivent à l’étranger. Pour Coumba Sow, nombre d’entre eux nourrissent le désir de revenir, motivés par la stabilité politique, la croissance économique ou tout simplement la nostalgie. « Le FMI prévoit un taux de croissance de 9,3 % pour 2025. C’est le moment de croire au pays, de tenter un projet. Même petit. Le Sénégal a besoin de nous tous. »
Entre Paris et Dakar, Coumba Sow incarne une génération de binationaux qui refusent de choisir entre deux identités et préfèrent bâtir des ponts. « J’ai compris que mon avenir ne se limitait pas à un pays ou à une nationalité. Mon avenir, je le construis là où je me sens utile. »
Avec « Pari-Sénégal », Coumba Sow souhaite désormais aller plus loin, en structurant un réseau transnational de compétences, d’opportunités et de solidarité. Une façon de transformer les rêves de retour en projets durables.
Ces dernières années, une tendance de fond se dessine sur le continent africain : de jeunes diplômés formés à l’étranger, notamment en Europe et en Amérique du Nord, font le choix de retourner dans leur pays d’origine pour y entreprendre. Ce mouvement, encore marginal il y a une décennie, gagne aujourd’hui en ampleur. Plusieurs facteurs expliquent cet élan de retour et d’investissement local.
Pour beaucoup, retourner « au pays » est un projet de vie. Le besoin de renouer avec ses racines, de se rapprocher de sa famille ou de donner une autre éducation à ses enfants participe aussi à cette dynamique de retour.
De plus en plus de jeunes Africains de la diaspora sont animés par le désir de « rendre » à leur pays ce qu’ils estiment avoir reçu. Face à des marchés souvent saturés en Occident, les pays africains offrent des opportunités de croissance inédites. La jeunesse de la population, l’émergence d’une classe moyenne et les besoins non couverts dans de nombreux secteurs constituent un terreau fertile pour les entrepreneurs. Pour beaucoup, l’Afrique représente un « marché vierge » où tout reste à bâtir.
Le Burkina Faso renoue avec les compétitions internationales à domicile. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement homologué le stade du 4 Août de Ouagadougou, marquant ainsi le retour des matchs continentaux dans la capitale burkinabè.
Après plusieurs mois de travaux de réhabilitation et de mise aux normes, le mythique stade a satisfait aux critères d’exigence établis par l’instance continentale en matière d’infrastructures sportives : qualité de la pelouse, éclairage, vestiaires, sécurité, tribunes et logistique d’accueil.
Cette homologation est perçue comme une victoire symbolique et stratégique pour le Burkina Faso, qui, depuis plusieurs années, devait jouer ses matchs internationaux en dehors de son territoire, faute de stades répondant aux normes de la CAF.
Le ministère des Sports et de la Jeunesse a salué cette décision, affirmant que cela renforce la souveraineté sportive nationale et redonne aux supporters burkinabè l’occasion d’encourager leurs équipes depuis les gradins.
Le stade du 4 Août pourra désormais accueillir les rencontres des Étalons ainsi que les compétitions interclubs africaines, offrant une vitrine au football burkinabè et un nouveau souffle à la pratique locale du sport roi.
La République de Guinée vient de recevoir le prestigieux prix “Zaizatoul Itssal”, une distinction qui honore la qualité de l’organisation du pèlerinage à La Mecque (Hadji) 2025. Ce prix d’excellence, remis par les autorités saoudiennes, met en lumière les efforts déployés par le pays pour garantir à ses pèlerins des conditions optimales de transport, d’accueil et d’encadrement.
Cette reconnaissance internationale salue une logistique rigoureuse et une gestion efficace du processus du Hadj, dans un contexte où des milliers de fidèles guinéens ont effectué leur voyage vers les lieux saints dans la sérénité et la dignité.
Les autorités guinéennes attribuent cette réussite à la vision du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, dont l’impulsion et le sens de l’organisation ont permis une coordination exemplaire entre les ministères concernés, les agences de voyage agréées et les partenaires saoudiens.
Le prix “Zaizatoul Itssal” est attribué chaque année aux pays ayant démontré un haut niveau de professionnalisme et de respect des normes fixées par les instances islamiques et les autorités saoudiennes en matière d’organisation du pèlerinage.
Pour la Guinée, cette distinction représente non seulement une fierté nationale, mais également un engagement renouvelé à placer le bien-être des citoyens au cœur des politiques publiques, y compris dans les domaines religieux.
C’est donc une Guinée honorée qui revient de cette édition 2025 du Hadj, avec en main un trophée symbolisant la rigueur, l’excellence et la responsabilité.