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Sénégal–Gabon : Libreville s’intéresse au bracelet électronique pour moderniser son système pénitentiaire.

La Direction générale de l’Administration pénitentiaire (DGAP) du Sénégal a reçu, le 19 octobre 2026, une délégation du ministère gabonais de la Justice conduite par Augustin Emane, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains et de la Sécurité pénitentiaire. Cette visite de travail était consacrée au partage d’expériences sur la surveillance électronique.

Introduit au Sénégal en 2020, le bracelet électronique constitue une alternative à l’incarcération dans le cadre de la diversification des mesures pénales. Le Gabon souhaite s’inspirer de cette expérience pour explorer des solutions face à la surpopulation carcérale et améliorer les conditions de détention, dans le respect des droits humains.

Cette rencontre vise à renforcer les échanges techniques entre les deux pays et à favoriser le partage de bonnes pratiques en matière de gestion pénitentiaire.

À travers cette coopération, Dakar et Libreville entendent explorer des approches adaptées à leurs réalités respectives pour moderniser leurs systèmes pénitentiaires et diversifier les réponses pénales.

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Burkina Faso : une rizerie de 100 tonnes par jour inaugurée à Bagré.

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a inauguré mardi une rizerie d’une capacité de traitement de 100 tonnes de riz paddy par jour à Bagré, dans le Centre-Est du pays. Financée sur les ressources propres de l’État, l’infrastructure est gérée par la société publique Faso Agropôles (SOFA).

Inscrite dans le cadre de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028, cette unité dispose d’une chaîne complète de transformation, du nettoyage du riz paddy au conditionnement du riz blanc.

Elle doit notamment permettre de valoriser les stocks de riz achetés auprès des producteurs locaux, d’améliorer les débouchés commerciaux et de renforcer la transformation agricole nationale.

Lors de l’inauguration, le chef du gouvernement a souligné que l’autosuffisance alimentaire constituait un enjeu de souveraineté nationale. Il a appelé les populations à préserver l’infrastructure et confié à la SOFA la responsabilité d’en assurer l’exploitation durable.

Le Premier ministre a également annoncé l’installation prochaine d’autres unités industrielles dans plusieurs régions, afin d’accélérer la transformation locale des produits agricoles et de consolider la sécurité alimentaire du Burkina Faso.

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WCAF 2026 : la Guinée mise sur les infrastructures routières pour concrétiser les ambitions de Simandou 2040.

La 5ᵉ édition du West and Central Africa Forum (WCAF) s’est ouverte ce mardi 20 octobre 2026 en Guinée, avec pour ambition de renforcer les relations économiques entre le Royaume-Uni et les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre réunit des acteurs institutionnels et économiques autour des perspectives de coopération commerciale et d’investissement durable.

La plateforme entend notamment favoriser les échanges entre le Royaume-Uni et 16 pays francophones d’Afrique subsaharienne, en mettant en avant les opportunités d’affaires et les projets susceptibles de soutenir la transformation économique de la région.

Présidée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, la cérémonie d’ouverture a été suivie d’un panel de haut niveau consacré au thème : « Simandou 2040 : de la richesse minérale à une économie diversifiée et inclusive ». Le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, y a pris part aux côtés d’autres membres du gouvernement et de responsables d’institutions guinéennes.

Les infrastructures routières au cœur de Simandou 2040

Les échanges ont notamment porté sur les infrastructures prioritaires nécessaires à la mise en œuvre du programme Simandou 2040, en particulier celles destinées à améliorer la connectivité entre les différentes localités du pays et à renforcer les liaisons avec les États de la sous-région.

À cette occasion, Facinet Sylla a souligné le rôle stratégique des infrastructures routières dans la réussite de ce programme de développement. L’amélioration du réseau routier constitue, selon les orientations présentées, un levier essentiel pour faciliter la circulation des personnes et des marchandises, fluidifier les échanges commerciaux et accompagner l’activité économique.

Le ministre a également évoqué plusieurs projets routiers déjà engagés ainsi que d’autres chantiers envisagés. Ces investissements visent à améliorer la mobilité sur le territoire national et à renforcer les connexions nécessaires à l’intégration économique régionale.

Au-delà des besoins liés au développement du secteur minier, l’enjeu est de faire des infrastructures un moteur de diversification économique, en facilitant l’accès aux marchés et en créant des conditions favorables au développement d’autres secteurs d’activité.

La Guinée appelle les investisseurs britanniques à s’engager

Le ministre des Infrastructures a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de la Guinée à collaborer avec l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers pour accompagner la réalisation de ses projets structurants.

Il a notamment invité les entrepreneurs britanniques à approfondir leurs relations avec le pays et à explorer les possibilités d’investissement offertes, particulièrement dans le domaine des infrastructures.

La participation guinéenne au WCAF 2026 s’inscrit ainsi dans une démarche de mobilisation de partenaires internationaux autour des priorités nationales. Pour Conakry, l’objectif est de favoriser l’émergence de nouvelles collaborations susceptibles de contribuer au financement et à la réalisation des projets inscrits dans le programme Simandou 2040.

À travers ce forum, la Guinée entend donc renforcer sa coopération économique avec le Royaume-Uni et promouvoir les infrastructures routières comme un pilier de sa stratégie de transformation économique et de développement inclusif.

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Sénégal : une taxonomie verte pour mobiliser les investissements durables.

Le Sénégal a adopté, lundi 19 octobre 2026, une taxonomie verte destinée à orienter les investissements vers des projets respectueux de l’environnement. Porté par les ministères concernés, avec l’appui technique de la Coopération allemande (GIZ), cet outil vise à renforcer la transparence financière et à attirer davantage de capitaux privés.

La classification concerne plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, les transports, l’industrie, l’agriculture, la construction et l’assainissement. Elle doit permettre aux investisseurs, aux banques et aux entreprises d’identifier plus facilement les activités durables, tout en limitant les risques d’écoblanchiment.

Selon le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, cette démarche vise à concilier croissance économique, création d’emplois et préservation des ressources naturelles. L’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Kai Baldow, souligne également le potentiel de ces investissements pour renforcer la compétitivité et développer de nouvelles filières économiques.

Plus de 7 500 milliards de FCFA nécessaires d’ici à 2030

Le Sénégal estime à 13 milliards de dollars, soit environ 7 595 milliards de FCFA, les besoins de financement de sa Contribution déterminée au niveau national (CDN) à l’horizon 2030. Sur ce montant, 8,2 milliards de dollars correspondent à des financements conditionnels.

Face à ces besoins, les autorités misent sur une mobilisation accrue des financements publics et privés. La taxonomie verte doit ainsi faciliter l’orientation des capitaux vers des projets durables et soutenir la transition écologique du pays.

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Mauritanie : les exportations de GNL bondissent de 16 % au troisième trimestre 2026.

Les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) de la Mauritanie ont progressé de 16 % au troisième trimestre 2026, atteignant environ 603 000 tonnes, contre 521 000 tonnes à la même période en 2025. Ces chiffres, rapportés par la plateforme spécialisée Attaqa, traduisent la montée en puissance du pays sur le marché international du gaz.

Sur les neuf premiers mois de 2026, les volumes exportés ont atteint près de 1,97 million de tonnes, contre 823 000 tonnes durant la même période de l’année précédente, soit une hausse de plus de 139 %.

La Chine et le Bangladesh en tête des clients

La répartition des exportations a également évolué au troisième trimestre. La Chine et le Bangladesh se sont imposés comme les principales destinations du GNL mauritanien, absorbant à eux deux 48 % des volumes exportés.

Toutefois, les données font état d’un léger ralentissement en septembre 2026. Pour la première fois depuis le début des expéditions commerciales vers les marchés internationaux, début 2025, les exportations ont enregistré un recul de 0,5 % sur un an.

Le projet GTA, moteur des exportations gazières

Cette progression s’appuie notamment sur le développement du projet gazier offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), exploité conjointement par la Mauritanie et le Sénégal. La production commerciale a débuté en 2025, ouvrant la voie à la liquéfaction et à l’exportation du gaz vers les marchés internationaux.

Le gaz est traité à bord d’une unité flottante de liquéfaction dont la capacité opérationnelle atteint 2,5 millions de tonnes par an.

Avec la hausse des volumes exportés, la Mauritanie renforce progressivement sa présence sur le marché mondial du GNL. L’évolution des expéditions au cours des prochains mois permettra de mesurer la capacité du projet GTA à soutenir durablement cette dynamique.

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Guinée : la recherche scientifique et l’innovation au cœur de la stratégie Simandou 2040.

La Guinée entend faire de la recherche scientifique et de l’innovation technologique des moteurs de sa transformation économique et sociale. Cette ambition a été mise en avant lors de la rentrée solennelle de l’Académie des sciences, organisée le samedi 17 octobre 2026 autour du thème : « Simandou 2040 : la technologie et l’innovation comme levier stratégique du développement durable ».

À cette occasion, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a souligné le rôle de l’Académie dans la promotion de la recherche, la valorisation de l’expertise nationale et l’accompagnement scientifique des décisions publiques.

Rapprocher la recherche des priorités nationales

Le ministère entend renforcer sa collaboration avec l’Académie afin d’orienter davantage les travaux scientifiques vers les besoins du pays et les priorités de son économie. L’objectif est de mieux intégrer les connaissances produites par les chercheurs aux politiques publiques et aux projets de développement.

Cette démarche vise à faire de la recherche un outil concret de transformation, capable de soutenir l’innovation, d’améliorer les performances économiques et de répondre aux défis sociaux.

Simandou 2040 : miser sur les compétences locales

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui ambitionne de faire des ressources nationales un levier de développement durable. Au-delà de l’exploitation minière, la réalisation de ces objectifs repose notamment sur la formation, le transfert de technologies et le renforcement des compétences nationales.

À travers Simandou Academy, les autorités mettent ainsi l’accent sur le développement du capital humain afin de préparer les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre des grands projets du pays.

Universités et chercheurs mobilisés pour l’innovation

La réussite de cette stratégie dépendra également de la capacité des universités, des chercheurs et des acteurs économiques à travailler ensemble. Leur mobilisation doit favoriser l’émergence de solutions innovantes, stimuler la création de valeur locale et renforcer la contribution de l’expertise guinéenne au développement national.

En plaçant la science et la technologie au cœur de Simandou 2040, la Guinée affiche ainsi sa volonté de dépasser la seule valorisation de ses ressources naturelles pour construire une économie davantage fondée sur les connaissances, l’innovation et les compétences locales.

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Guinée : Amara Camara clarifie les mesures de grâce, les évacuations sanitaires et le dossier foncier de Wanindara.

Le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, est revenu sur plusieurs dossiers majeurs de l’actualité guinéenne lors d’une conférence de presse conjointe avec les porte-parole du gouvernement, lundi 19 octobre 2026 à Conakry. La grâce présidentielle accordée à des détenus, les évacuations sanitaires d’anciens hauts responsables, le programme Simandou et la déclassification de terres à Wanindara figuraient parmi les principaux sujets abordés.

Grâce présidentielle : la réinsertion comme prolongement de la clémence

Revenant sur la grâce présidentielle accordée à des détenus à l’occasion de la fête nationale, Amara Camara a rappelé que cette mesure ne constitue pas une annulation des décisions judiciaires et ne prive pas les victimes de leurs droits, notamment en matière de réparation.

Le porte-parole de la Présidence a insisté sur la nécessité d’accompagner les bénéficiaires dans leur retour à la vie sociale et professionnelle. Un dispositif élaboré avec les ministères de la Justice et de la Défense prévoit notamment des stages d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion.

L’objectif, selon lui, est de faciliter le retour des anciens détenus dans leurs familles et leurs communautés, tout en favorisant leur réintégration dans la société.

Kassory Fofana et Damaro Camara : des évacuations sanitaires à caractère humanitaire

Le général Amara Camara s’est également expliqué sur les autorisations d’évacuation sanitaire accordées à l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana et à l’ancien président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara.

Il a précisé que ces décisions, motivées par des considérations sanitaires, ne constituent ni une grâce ni une remise en cause des procédures judiciaires. Les décisions de justice restent donc applicables, a-t-il souligné, tout en rappelant que le droit aux soins doit être pris en compte indépendamment des fonctions précédemment exercées par les personnes concernées.

Sidya Touré : un appel au recueillement

Évoquant le décès de l’ancien Premier ministre Sidya Touré, survenu à Paris le 25 septembre 2026, le porte-parole de la Présidence a appelé à la retenue et au respect de la mémoire de cette figure politique guinéenne.

Il a invité les citoyens à privilégier le recueillement et les prières en hommage à celui qui a occupé la primature de 1996 à 1999.

Simandou 2040 : les ambitions de transformation économique réaffirmées

Au cours de cette rencontre avec la presse, Amara Camara a également évoqué le programme Simandou 2040, présenté par les autorités comme un levier de transformation économique et sociale. Il a notamment mis en avant le rôle des infrastructures et les perspectives de développement associées à ce programme.

La stratégie défendue par les autorités vise à faire des ressources nationales un moteur de croissance, de création d’emplois et de développement des compétences locales.

Wanindara : plus de 38 hectares déclassifiés, la régularisation foncière attendue

Autre dossier abordé : la déclassification de plus de 38 hectares de terres dans la zone de Wanindara, une décision destinée à répondre aux préoccupations foncières de nombreux occupants.

Amara Camara a indiqué que cette mesure ouvre la voie à la régularisation progressive des situations foncières. Les démarches administratives nécessaires devront être menées avant la délivrance des titres, tandis que des travaux d’aménagement sont également prévus.

Le porte-parole a assuré que les autorités entendaient accompagner les occupants actuels dans ce processus, afin de sécuriser leurs droits et d’organiser le développement de la zone.

À travers ces différents dossiers, la Présidence a défendu une ligne associant application des décisions judiciaires, prise en compte des considérations humanitaires et poursuite des projets de développement. La mise en œuvre effective des mesures annoncées, notamment en matière de réinsertion et de sécurisation foncière, constituera désormais un enjeu important pour les populations concernées.

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Grands chantiers du programme Simandou 2040 : le président Mamadi DOUMBOUYA visite la cité administrative de Koloma, les logements sociaux de Sonfonia et l’ancienne zone réservée de Wanindara récemment déclassée.

Infrastructures administratives, logements sociaux et foncier : le président de la République, Mamadi Doumbouya, a consacré la matinée de ce lundi 19 octobre 2026 à une série de visites de terrain à Conakry. De Koloma à Sonfonia, jusqu’à Wanindara, cette tournée présidentielle a mis en lumière les projets structurants engagés dans le cadre de la vision de développement durable et responsable portée par le programme Simandou 2040, ainsi que les attentes des populations en matière de logement et de sécurité foncière.

Vêtu d’un boubou blanc immaculé, le chef de l’État a enchaîné les étapes d’un déplacement placé sous le signe du suivi des grands projets et de la proximité avec les citoyens. Une matinée au cours de laquelle les infrastructures en construction, les ambitions de modernisation de l’administration publique et les préoccupations sociales des populations se sont croisées au fil des visites.

C’est cité administrative de Koloma, dans la commune de Ratoma, que le président de la République a entamé cette tournée. Sur ce vaste site, les imposants bâtiments en cours d’achèvement témoignent de l’ampleur des investissements consacrés au développement des infrastructures publiques.

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L’objectif est de doter l’administration guinéenne d’un cadre de travail moderne, fonctionnel et adapté aux exigences d’un service public plus performant. Au-delà de leur dimension architecturale, ces édifices répondent à un enjeu stratégique : regrouper progressivement les services administratifs, contribuer au désengorgement de Kaloum et réduire les charges supportées chaque année par l’État pour la location de bâtiments destinés à ses administrations.

À travers ce projet, c’est toute l’organisation spatiale de l’appareil administratif qui est appelée à évoluer, avec l’ambition de rationaliser les dépenses publiques et d’améliorer les conditions de travail des agents de l’État.

Sur le même site, le président Mamadi DOUMBOUYA a également visité le chantier du futur siège de l’Assemblée nationale. Cette infrastructure, destinée à accueillir l’institution parlementaire, occupe une place particulière dans le dispositif des grands équipements publics en cours de réalisation.

La visite a permis au chef de l’État de constater l’état d’avancement des travaux et de mesurer le chemin restant à parcourir avant la mise en service de ces infrastructures.

Après Koloma, le cortège présidentiel a mis le cap sur Sonfonia Lac, où se trouvent les logements sociaux récemment inaugurés.

Dans un contexte marqué par une forte demande en logements décents, l’accès à un habitat adapté demeure un enjeu majeur pour de nombreux ménages. Les projets de logements sociaux visent ainsi à apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les familles, notamment celles qui aspirent à disposer d’un cadre de vie stable et sécurisé.

Au-delà des constructions, l’enjeu est humain et social : permettre aux bénéficiaires de vivre dans des conditions dignes, de consolider leur stabilité familiale et de mieux préparer l’avenir.

Cette étape de la tournée présidentielle a ainsi placé la question de l’habitat au centre des préoccupations, en rappelant que le développement ne se mesure pas uniquement à la hauteur des bâtiments ou à l’ampleur des investissements, mais également à leur capacité à améliorer les conditions de vie des citoyens.

C’est toutefois à Wanindara que cette journée a pris une dimension particulièrement sociale.

Sur le chemin du retour vers le palais présidentiel Mohammed V, le cortège du chef de l’État a été accueilli par une foule nombreuse. Cris de joie, chants et acclamations ont rythmé cette rencontre spontanée entre le président et des habitants venus exprimer leur satisfaction.

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Au centre de cette mobilisation : la question foncière et la décision de déclassement de la zone de Wanindara, longtemps restée une réserve foncière de l’État.

Pour les populations concernées, cette décision représente un motif d’espoir et de soulagement. Derrière les enjeux administratifs liés au statut des terrains se dessinent des préoccupations quotidiennes : préserver son habitation, sécuriser son patrimoine et offrir à ses enfants un avenir moins incertain.

Car la question foncière dépasse largement les limites d’une parcelle. Elle touche à la stabilité des ménages, à la sécurité de l’habitat et à l’attachement des familles à leur cadre de vie.

À Wanindara, l’accueil réservé au président de la République a ainsi donné une traduction concrète à ces attentes. Les manifestations de joie observées témoignent de l’importance que les habitants accordent à cette décision, dans l’espoir qu’elle contribue à apporter une réponse durable à leurs préoccupations foncières.

De Ratoma à Sonfonia, en passant par Wanindara et les zones environnantes, cette tournée présidentielle a mis en évidence plusieurs dimensions complémentaires de l’action publique : la modernisation des institutions, le développement de l’habitat social et la prise en compte des préoccupations foncières des populations.

Ces différents chantiers et initiatives s’inscrivent dans une ambition plus large de transformation économique et sociale du pays, portée notamment par le programme Simandou 2040.

L’enjeu est de faire en sorte que les investissements structurants se traduisent par des changements perceptibles dans la vie des citoyens. Des bâtiments administratifs modernes doivent contribuer à améliorer le fonctionnement de l’État. Des logements sociaux doivent favoriser l’accès à un habitat décent. Des décisions foncières doivent, quant à elles, apporter davantage de visibilité et de sécurité aux familles concernées.

Cette approche met en lumière une exigence essentielle : rapprocher les politiques publiques des réalités du terrain et veiller à ce que les projets de développement répondent aux besoins concrets des populations.

En parcourant ces différents sites, Mamadi DOUMBOUYA a placé le suivi des projets et le contact avec les populations au cœur de son agenda. Une démarche qui met en avant la nécessité de passer des engagements aux réalisations, tout en accordant une attention particulière aux attentes exprimées sur le terrain.

Des infrastructures qui sortent de terre, des logements destinés aux familles et des décisions attendues sur le foncier : de Koloma à Wanindara, cette journée présidentielle aura illustré les multiples visages d’une même ambition, celle d’une Guinée qui entend moderniser ses institutions, renforcer son développement et placer les préoccupations de ses citoyens au cœur de son action.

DIRECTION DE LA COMMUNICATION ET DE L’INFORMATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE (DCI-PRG)

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Grand Bal de Bercy : les Ballets Africains de Guinée célèbrent le patrimoine culturel guinéen à Paris.

Les Ballets Africains de Guinée ont marqué le Grand Bal de Bercy, à l’Accor Arena de Paris, par une prestation mettant à l’honneur la richesse du patrimoine culturel guinéen. Danses traditionnelles, percussions et acrobaties ont rythmé leur passage sur scène, offrant au public un spectacle célébrant les traditions artistiques du pays.

L’événement s’est déroulé en présence d’une importante délégation gouvernementale guinéenne, conduite par le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla. Cette participation s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture guinéenne et de rapprochement entre les peuples guinéen et sénégalais.

Au cours de la soirée, l’artiste sénégalais Youssou N’Dour a salué le talent de la troupe et rendu hommage à la Guinée, déclarant : « La Guinée travaille, son peuple est enthousiaste, sa musique est extraordinaire. »

À travers cette prestation, les Ballets Africains de Guinée ont contribué au rayonnement de la création artistique nationale sur la scène internationale, tout en illustrant le rôle de la culture comme vecteur de dialogue, de fraternité et de rapprochement entre les peuples africains.

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Guinée : les députés approuvent un prêt de 300 millions d’euros pour la route Labé-Tougué.

Les députés guinéens ont approuvé, samedi 17 octobre 2026, un accord-cadre de prêt de 300 millions d’euros destiné au financement du projet routier Labé-Tougué. L’initiative comprend également l’aménagement de la bretelle Banti-Koubia et la construction d’un pont sur le fleuve Bafing.

Ce projet vise à améliorer la desserte de plusieurs localités de la Moyenne-Guinée, notamment dans les préfectures de Labé, Tougué et Koubia. Il s’inscrit dans la stratégie nationale de modernisation des infrastructures de transport et de désenclavement des zones rurales.

Un levier pour la mobilité et l’économie locale

La réalisation de ces infrastructures devrait faciliter les déplacements des populations, renforcer les échanges commerciaux et améliorer l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également favoriser l’accès aux services essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Le pont sur le fleuve Bafing constitue un autre volet important du projet. Il doit contribuer à sécuriser les traversées et à maintenir les liaisons entre plusieurs zones, notamment pendant la saison des pluies.

L’exécution des travaux attendue

L’approbation de cet accord de prêt marque une étape dans la mise en œuvre du projet. La concrétisation de ses objectifs dépendra toutefois du démarrage effectif des travaux, du respect des délais et de la qualité des infrastructures réalisées.

Avec ce financement de 300 millions d’euros, les autorités guinéennes ambitionnent de renforcer la connectivité de la Moyenne-Guinée et de soutenir son développement économique. Les populations attendent désormais des avancées concrètes sur le terrain.