FMI 360x320

Dette du Sénégal : les garanties des créanciers officiels, étape décisive pour le programme du FMI

Le déblocage du nouveau programme économique du Sénégal dépend désormais principalement des garanties de financement attendues de ses créanciers officiels, a précisé le Fonds monétaire international.

Selon Zeine Ould Zeidane, directeur du département Afrique du FMI, Dakar n’a pas besoin de finaliser immédiatement tous les accords individuels de traitement de sa dette. L’essentiel, à ce stade, est d’obtenir l’engagement du comité des créanciers officiels sur la proposition sénégalaise. Ces assurances permettraient au Fonds de soumettre le programme à son conseil d’administration.

Le Sénégal et les services du FMI ont déjà conclu un accord technique portant sur un financement d’environ 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Sa validation définitive reste cependant conditionnée à l’approbation du conseil d’administration, à la mise en œuvre de mesures correctrices et à l’obtention des assurances financières nécessaires. imf.org

Les discussions avec les principaux créanciers bilatéraux sont jugées positives. Le FMI mobilise également ses bons offices dans le cadre de la Table ronde mondiale sur la dette souveraine afin de faciliter les négociations entre le Sénégal et ses créanciers officiels et privés.

Aucune échéance précise n’a toutefois été annoncée. Après l’obtention des garanties officielles et l’examen du programme par le FMI, le Sénégal devra poursuivre les négociations avec chaque créancier pour définir les modalités concrètes du traitement de sa dette.

Barils de petrols 360x320

Mali : les réserves de gasoil remontent de près de 38 % à Kayes

Les réserves de gasoil disponibles dans la région malienne de Kayes ont enregistré une hausse de 37,84 % en une semaine, après deux semaines consécutives de baisse.

Selon la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, le stock est passé de 299 152 à 412 343 litres, soit un apport supplémentaire de 113 191 litres. De nouvelles citernes sont également arrivées dans la région le 15 octobre.

La situation demeure toutefois contrastée pour l’essence. Les réserves ont reculé de 32,68 %, passant de 2,807 millions à 1,890 million de litres. Malgré ces fluctuations, les prix des carburants sont restés stables et les volumes disponibles demeurent supérieurs aux seuils d’alerte.

Frontalière du Sénégal, la région de Kayes occupe une position stratégique sur le corridor Dakar–Bamako, essentiel à l’approvisionnement du Mali. Les autorités continuent donc de surveiller étroitement les flux d’hydrocarbures, régulièrement perturbés par l’insécurité sur certains axes routiers.

Jad20231116 eco senegal woodside fisc 360x320

Sénégal : Sangomar exporte 2,94 millions de barils en septembre, GTA maintient ses performances gazières.

Les projets pétroliers et gaziers du Sénégal affichent des résultats contrastés en septembre 2026. Le champ pétrolier de Sangomar a exporté 2,94 millions de barils de pétrole brut, tandis que le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) a expédié deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), selon les données communiquées sur les performances des deux sites.

Sangomar : des exportations importantes malgré un recul de la production

Au cours du mois de septembre, trois cargaisons de pétrole brut issues du champ de Sangomar ont été commercialisées sur le marché international, pour un volume total de 2,94 millions de barils.

Ces exportations interviennent toutefois dans un contexte de ralentissement de la production. Le site a enregistré une baisse de son plateau de production, liée à la diminution du débit journalier. Cette évolution souligne les variations auxquelles reste soumise l’exploitation du champ pétrolier.

De son côté, le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim a exporté deux cargaisons de gaz naturel liquéfié en septembre, représentant un volume total de 0,33 million de mètres cubes.

Contrairement à Sangomar, le projet a maintenu son plateau de production au cours de la période. Cette stabilité témoigne de la continuité des opérations sur le site, qui constitue un actif important dans le développement de la filière gazière sénégalaise.

Deux projets stratégiques pour le secteur des hydrocarbures

Les performances de septembre illustrent des trajectoires différentes pour les deux grands projets d’hydrocarbures du Sénégal : un recul de la production pétrolière à Sangomar, face à la stabilité des opérations gazières de GTA.

Ces deux sites occupent une place importante dans les ambitions énergétiques du pays, notamment en matière d’exportations et de valorisation des ressources naturelles. L’évolution de leur production et de leurs volumes commercialisés restera déterminante pour suivre les performances du secteur sénégalais des hydrocarbures.

848512763 1552412200238015 7735842152170268434 n 360x320

Guinée : Mohamed Bangoura « Bangs » nommé à la tête de l’Office guinéen de publicité.

L’Office guinéen de publicité (OGP) connaît un changement de direction. Dans un décret rendu public le jeudi 15 octobre, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a nommé Mohamed Bangoura, connu sous le surnom de « Bangs », au poste de directeur général de cette institution publique.

Présenté comme un expert en communication, le nouveau responsable prend ainsi les commandes de l’OGP, chargé notamment de l’encadrement du secteur de la publicité en Guinée.

Mohamed Bangoura succède à Aladji Cellou Camara, qui occupait jusque-là cette fonction.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans la direction de l’institution, dont les missions s’inscrivent dans la régulation et l’organisation du paysage publicitaire guinéen.

853049153 1522368656462427 8518804295065142956 n 360x320

Guinée : le Hackathon Future Champions 2026 vise plus de 2 000 jeunes entrepreneurs.

Le Hackathon Future Champions 2026 a été officiellement lancé le jeudi 15 octobre à Conakry. Pour cette deuxième édition, le programme ambitionne de mobiliser plus de 2 000 jeunes entrepreneurs et de recueillir plus de 1 500 projets, avec pour objectif de stimuler l’innovation, de soutenir l’entrepreneuriat et de contribuer au développement du tissu économique guinéen.

Portée par Rio Tinto, en partenariat avec Ecobank et TotalEnergies, et mise en œuvre par Intellact, cette initiative vise à identifier les talents, à accompagner les porteurs de projets et à faciliter leur accès aux opportunités de financement. L’ambition est de transformer des idées innovantes en entreprises viables et durables, capables de générer de la valeur et des emplois en Guinée.

Une deuxième édition ouverte aux jeunes start-up

Après une première édition marquée par la soumission d’environ 800 projets et la désignation de sept lauréats, le programme élargit son champ d’action. En plus des étudiants des établissements d’enseignement supérieur guinéens, les start-up créées depuis moins de deux ans peuvent désormais participer.

Cette évolution traduit la volonté des organisateurs de toucher un public plus large et de renforcer les passerelles entre innovation, entrepreneuriat et financement, avec l’appui de partenaires issus des secteurs minier, énergétique et bancaire.

« Ecobank, TotalEnergies et Rio Tinto s’unissent pour soutenir l’entrepreneuriat jeune en Guinée », a déclaré Aboubacar Koulibaly, directeur général de Rio Tinto. Il a également réaffirmé l’engagement des partenaires en faveur du développement économique et du contenu local, tout en soulignant leur volonté d’augmenter le nombre de candidatures et de renforcer les récompenses destinées aux porteurs de projets.

Les candidats ont jusqu’au 15 novembre 2026 pour soumettre leur dossier sur la plateforme officielle : hackathonriotinto.com.

Intellact mise sur l’accompagnement des entrepreneurs

Pour Ibrahima Camara, directeur général d’Intellact, l’ouverture aux jeunes start-up constitue une évolution importante du dispositif. Au-delà de la compétition, le programme entend accompagner les participants dans la structuration et le développement de leurs initiatives.

« Notre objectif reste inchangé : élever les standards de nos jeunes entrepreneurs pour en faire des acteurs économiques pérennes en Guinée », a-t-il indiqué.

Le dispositif prévoit notamment des séances de coaching et de mentorat destinées à consolider les projets, à renforcer les compétences entrepreneuriales des candidats et à mieux les préparer aux exigences du marché ainsi qu’aux possibilités de financement.

Le GDB place l’entrepreneuriat au cœur du contenu local

Présente à la cérémonie, Kadé Camara, directrice générale adjointe du Guinea Development Board (GDB), a salué une initiative susceptible de favoriser la création d’emplois et l’émergence d’entreprises nationales.

Établissant un lien entre l’entrepreneuriat local et la vision Simandou 2040 portée par le président Mamadi Doumbouya, elle a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités productives du pays et de faire émerger des acteurs économiques guinéens capables de répondre aux besoins du marché.

« L’image d’un pays ne s’achète pas : elle se prouve par ce qu’il produit et par ceux qui y entreprennent », a-t-elle affirmé.

S’adressant aux candidats, la responsable du GDB les a invités à privilégier les solutions concrètes et la mise en œuvre de leurs idées. Elle a également réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les jeunes porteurs de projets.

La cérémonie de lancement s’est achevée par la présentation de projets lauréats de la première édition, illustrant les perspectives offertes par le programme.

Avec cette deuxième édition, le Hackathon Future Champions entend ainsi renforcer la place de l’entrepreneuriat des jeunes dans le développement économique de la Guinée. La concrétisation de cette ambition dépendra notamment de la capacité à transformer les projets sélectionnés en entreprises pérennes, créatrices d’emplois et de valeur locale.

845543904 1459971586059296 571449635312693179 n 360x320

Guinée : l’intelligence artificielle au cœur de la modernisation de l’administration publique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé à Conakry la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum international des Secrétariats généraux du Gouvernement, consacrée au thème : « L’intelligence artificielle au service de la performance gouvernementale ».

La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, des hauts cadres de l’administration publique ainsi que des personnalités invitées, parmi lesquelles le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara.

Les échanges portent sur les possibilités offertes par l’intelligence artificielle pour accélérer la transformation numérique de l’administration, améliorer la coordination de l’action gouvernementale et renforcer l’efficacité des services publics.

À travers ce forum, les participants disposent d’un cadre de réflexion sur l’intégration des nouvelles technologies dans les pratiques administratives, dans un contexte où la modernisation de l’État constitue un enjeu majeur de gouvernance.

La participation du ministre de l’Énergie s’inscrit dans cette dynamique de transformation de l’action publique. L’innovation technologique et la numérisation des procédures sont notamment présentées comme des leviers susceptibles d’optimiser les processus administratifs et de soutenir les objectifs de développement de la Guinée.

96054357 gryakro 360x320

Mali–Côte d’Ivoire : vers un rapprochement sécuritaire après plusieurs années de tensions.

Le Mali et la Côte d’Ivoire amorcent un rapprochement dans le domaine de la sécurité. Vassiriki Traoré, coordonnateur national du renseignement ivoirien, est attendu à Bamako pour une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération entre les services de renseignement des deux pays et à l’amélioration du partage d’informations dans la lutte contre le terrorisme.

Cette visite, organisée à l’invitation du général Modibo Koné, directeur de l’Agence nationale de la sécurité d’État (ANSE) du Mali, intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de tensions diplomatiques entre Bamako et Abidjan.

Elle traduit une volonté de relancer le dialogue sécuritaire entre les deux voisins, alors que la menace jihadiste continue de peser sur plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Pour les autorités ivoiriennes comme maliennes, la coordination des services de renseignement constitue un levier essentiel pour anticiper les menaces et limiter les risques d’extension des violences.

La sécurité transfrontalière au cœur des échanges

Au-delà de la portée diplomatique de cette rencontre, les enjeux sont directement liés à la sécurisation de la frontière entre les deux pays. Le partage de renseignements et la coordination des dispositifs de surveillance peuvent contribuer à mieux prévenir les mouvements de groupes armés et à renforcer la capacité de réaction des services compétents.

Ce rapprochement intervient alors que les États de la sous-région sont confrontés à des défis sécuritaires qui dépassent leurs frontières nationales et nécessitent une coopération renforcée.

La visite de Vassiriki Traoré à Bamako pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase dans les relations sécuritaires entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Sa portée dépendra toutefois de la concrétisation des échanges en mécanismes opérationnels durables, dans un contexte où les divergences politiques entre les deux pays restent un enjeu de leurs relations bilatérales.

830351433 1090190310605320 3561576637131160656 n 360x320

Guinée : Son Excellence Mamadi Doumbouya nomme Mohamed Keita ambassadeur en Russie et Oumar Fanta Kaba à l’aviation civile.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé à deux nominations par décret, mercredi 14 octobre 2026. Les décisions ont été rendues publiques dans la soirée sur les antennes de la Radiodiffusion télévision guinéenne (RTG), à travers la lecture des textes par le général Amara Camara, ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence.

La première décision, consignée dans le décret D/2026/306/PRG/GG, porte sur la nomination de Mohamed Keita, ancien ministre, au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la Fédération de Russie.

La seconde nomination concerne le secteur des transports. Par le décret D/2026/304/PRG/GG, Oumar Fanta Kaba est nommé directeur adjoint de l’Autorité guinéenne de l’aviation civile (AGAC).

Ces deux décrets officialisent ainsi de nouveaux changements au sein de la représentation diplomatique guinéenne et de l’administration chargée de l’aviation civile.

Francis Kere ©️ Lars Borges 360x320

Las Vegas : l’architecte burkinabè Francis Kéré signe un futur musée d’art au cœur du désert

À Las Vegas, aux États-Unis, le futur Las Vegas Museum of Art (LVMA) ambitionne de renforcer la place de la culture dans une ville mondialement connue pour son industrie touristique et ses divertissements. Imaginé par l’architecte burkinabè Francis Kéré, le projet mise sur une architecture durable, inspirée des paysages désertiques et pensée pour favoriser les rencontres entre l’art et le public.

Le Las Vegas Museum of Art doit devenir le premier musée d’art indépendant de la ville. D’une superficie d’environ 5 500 m², l’établissement s’inscrit dans une ambition portée par Elaine Wynn et développée en collaboration avec le Los Angeles County Museum of Art (LACMA). Il entend élargir l’offre culturelle locale, encourager la découverte artistique et faciliter l’accès aux œuvres pour les habitants comme pour les visiteurs.

Une architecture inspirée du désert de Mojave

Implanté à Symphony Park, le futur musée prendra place sur un site marqué par plusieurs strates de l’histoire locale, notamment le patrimoine ferroviaire de l’Union Pacific et les terres ancestrales du peuple Paiute du Sud.

Pour concevoir le bâtiment, Francis Kéré puise son inspiration dans les paysages du désert de Mojave et de la Vallée de Feu. La façade, composée de pierre locale, doit reprendre les nuances chaudes des formations rocheuses environnantes. Au-delà de sa dimension esthétique, ce choix architectural vise également à tenir compte des contraintes climatiques et de l’exposition au soleil.

L’édifice s’inscrit dans l’approche défendue par l’architecte, lauréat du prix Pritzker en 2022, qui privilégie l’adaptation au climat, le choix des matériaux et le dialogue entre construction et environnement. Le projet cherche ainsi à concilier identité du lieu, confort des visiteurs et préoccupations environnementales.

Un musée conçu comme un espace de rencontre

Le programme architectural prévoit deux niveaux consacrés aux expositions, installés au-dessus d’un hall modulable ouvert sur une vaste place extérieure, prolongée par un parc de sculptures. Pensée comme un grand porche, cette esplanade doit offrir un lieu de rassemblement accessible au public, protégé du soleil par un large auvent et par le retrait du rez-de-chaussée.

Les façades vitrées renforceront la relation entre le bâtiment et son environnement. Cette transparence doit contribuer à rendre le musée plus accueillant, y compris pour les personnes peu familières des institutions artistiques.

À l’intérieur, un escalier monumental baptisé « escalier du canyon » constituera l’un des éléments centraux du projet. Sa structure en béton aux tonalités rouges évoquera les formes du paysage désertique et jouera également un rôle dans la stabilité de l’édifice. Une vaste verrière permettra, quant à elle, de diffuser une lumière naturelle indirecte dans les galeries supérieures.

Francis Kéré poursuit son dialogue entre architecture et identité culturelle

Avec le LVMA, Francis Kéré prolonge une démarche architecturale qui associe les références culturelles, les réalités climatiques et les usages quotidiens. Le musée est pensé non seulement comme un lieu d’exposition, mais aussi comme un espace de circulation, de partage et de découverte.

Pour Las Vegas, l’enjeu dépasse la construction d’un nouvel équipement culturel. Le projet entend contribuer à diversifier l’image de la ville, soutenir l’éducation artistique et stimuler la créativité locale, tout en inscrivant davantage les arts dans la vie urbaine.

À travers cette réalisation, l’architecte burkinabè apporte sa signature à un projet qui ambitionne de rapprocher l’art, les habitants et le paysage, dans un environnement où les défis climatiques occupent une place centrale.

Gettyimages 487284232 0 360x320

Guinée : les élections régionales fixées au 29 novembre, les sénatoriales au 20 décembre.

Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a fixé au 29 novembre les élections des conseils régionaux et au 20 décembre les élections sénatoriales, selon un décret lu à la télévision nationale. Ces deux scrutins doivent compléter la mise en place des institutions prévues par la nouvelle Constitution et constituer une étape majeure dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel.

Les électeurs seront d’abord appelés aux urnes le 29 novembre pour désigner les membres des conseils régionaux dans les différentes régions du pays, ainsi qu’à Conakry. Le 20 décembre, ils participeront à l’élection des deux tiers des membres du Sénat. Le tiers restant sera nommé par le président de la République, conformément au dispositif institutionnel annoncé.

Une nouvelle étape après les législatives

Ces échéances interviennent quelques mois après les élections législatives organisées en mai dernier. À l’issue du scrutin, la coalition présidentielle et ses alliés ont obtenu plus de 80 % des sièges au Parlement. Cette large victoire s’est toutefois dessinée dans un contexte marqué par l’absence de plusieurs grandes formations de l’opposition, notamment l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), dissous par les autorités en mars. Ces partis avaient appelé au boycott des élections.

Arrivé au pouvoir à la suite du coup d’État de septembre 2021, Mamadi Doumbouya a été élu président de la République lors du scrutin de décembre 2025. Depuis, sa gouvernance fait l’objet de critiques récurrentes de la part de formations politiques et d’organisations de défense des droits humains. Celles-ci dénoncent notamment les restrictions aux libertés publiques, les mesures visant plusieurs partis politiques et les procédures engagées contre des figures de l’opposition et de la société civile.

Un processus électoral sous tension

Les manifestations sont interdites depuis 2022, tandis que plusieurs opposants ont été arrêtés, condamnés ou contraints à l’exil. Ces restrictions alimentent les inquiétudes sur les conditions d’exercice des libertés politiques et sur la participation des différentes sensibilités au processus institutionnel en cours.

Pour les autorités, les élections régionales et sénatoriales doivent permettre d’achever l’architecture institutionnelle prévue par la nouvelle Constitution. Pour leurs détracteurs, ces scrutins se tiendront dans un environnement politique fragilisé par la réduction de l’espace démocratique et l’absence de plusieurs acteurs majeurs de l’opposition.

Au-delà du calendrier électoral, l’enjeu sera donc aussi celui de la crédibilité du processus et de sa capacité à favoriser une représentation politique suffisamment pluraliste.