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Paris rend hommage aux tirailleurs sénégalais lors de la 9ᵉ édition des Journées de mémoire.

La 9ᵉ édition des Journées des Tirailleurs sénégalais s’est tenue dimanche 10 mai 2026 à Paris, en présence de nombreuses personnalités politiques, diplomatiques, culturelles et religieuses venues honorer la mémoire des soldats africains engagés aux côtés de la France durant les grands conflits du XXᵉ siècle.

Cette cérémonie de commémoration a une nouvelle fois rappelé le rôle majeur joué par les tirailleurs africains dans l’histoire militaire française, mais aussi les sacrifices consentis par des milliers d’hommes venus d’Afrique de l’Ouest pour combattre loin de leurs terres.

La figure de Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta mise à l’honneur

Parmi les personnalités célébrées cette année, celle de Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta a particulièrement marqué les esprits.

Tirailleur sénégalais, fils du vénérable Cheikh Bou Kounta de Ndiassane et père de l’actuel Khalife général des Khadres du Sénégal, il symbolise à la fois l’héritage spirituel de la confrérie Qadiriyya et l’engagement des soldats africains dans les conflits mondiaux.

Son parcours illustre cette génération d’hommes issus des grandes familles religieuses sénégalaises qui ont participé aux guerres au nom de valeurs qu’ils associaient à la justice, à la dignité et à la paix.

Un hommage porté par la famille Kounta

En marge de la cérémonie, Cheikhal Khalifa Kounta, représentant de la famille Kounta à Paris et porte-parole d’Ahlul Kountiyou, a rendu un vibrant hommage à Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta.

Dans son intervention, il a décrit le tirailleur sénégalais comme une figure incarnant la foi, le courage et la dignité.

Il a rappelé que ces soldats africains avaient quitté leurs terres, leurs familles et leurs traditions pour participer à une guerre qui n’était pas la leur à l’origine, mais qu’ils avaient fini par considérer comme un combat pour la paix et la liberté entre les peuples.

Entre héritage spirituel et mémoire militaire

Cheikhal Khalifa Kounta a également insisté sur la dimension spirituelle de l’engagement de Mame Cheikh Sidy Makhtar Kounta.

Selon lui, ce dernier appartenait à une lignée de guides religieux profondément enracinée dans l’histoire de l’islam ouest-africain et portait en lui l’héritage moral et spirituel de plusieurs générations.

Le représentant de la famille Kounta a aussi rappelé l’engagement massif des tirailleurs sénégalais issus des différentes confréries religieuses du Sénégal, notamment mourides et tidjanes, qui avaient rejoint les fronts européens malgré les conditions extrêmement difficiles des combats.

Une mémoire longtemps marginalisée

Au cours de son allocution, Cheikhal Khalifa Kounta a également évoqué les injustices historiques subies par de nombreux anciens tirailleurs africains après les guerres.

Il a notamment rappelé les longues années de revendications autour des pensions gelées, des inégalités de traitement et de l’effacement progressif de la mémoire des soldats africains dans certains récits historiques officiels.

Selon lui, les cérémonies de mémoire organisées aujourd’hui permettent non seulement d’honorer ces hommes, mais aussi de réhabiliter leur place dans l’histoire collective.

Préserver la mémoire des tirailleurs pour les générations futures

Clôturant son intervention, le porte-parole d’Ahlul Kountiyou a appelé à transmettre cette mémoire aux jeunes générations, aussi bien en France qu’au Sénégal.

Il a insisté sur l’importance de préserver l’héritage des tirailleurs africains afin de rappeler que les combats pour la liberté et la dignité ont également été portés par des milliers d’Africains.

À travers cette nouvelle édition des Journées des Tirailleurs sénégalais, les organisateurs entendent ainsi poursuivre le travail de mémoire autour de ces anciens combattants dont l’histoire reste profondément liée à celle de la France et de l’Afrique de l’Ouest.

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Africa Forward 2026 : les patronats africains et français appellent à un nouveau pacte économique stratégique.

À Nairobi, au Kenya, le Sommet Africa Forward 2026 aura marqué une étape importante dans la redéfinition des relations économiques entre l’Afrique et la France. Réunis du 11 au 13 mai, plusieurs grands acteurs du secteur privé africain et européen ont signé une déclaration conjointe ambitieuse appelant à une transformation profonde du partenariat économique entre les deux espaces.

Le texte a été porté par Business Africa, le MEDEF International, la Kenya Private Sector Alliance ainsi que l’Alliance des Patronats Francophones.

Au-delà des intentions diplomatiques, cette déclaration dessine les contours d’un nouveau modèle de coopération fondé sur l’investissement productif, la co-industrialisation et le développement des chaînes de valeur locales. Pour le Sénégal, engagé dans une dynamique de transformation structurelle à travers le Plan Sénégal 2050, cette initiative intervient dans un contexte particulièrement stratégique.

Vers la fin d’un modèle de coopération déséquilibré

Les signataires plaident pour une rupture avec les anciennes logiques de coopération centrées sur les aides fragmentées et les flux financiers dispersés. Ils défendent désormais un modèle davantage orienté vers des investissements structurants capables de soutenir durablement la transformation économique du continent.

La déclaration fait de l’investissement productif un levier central pour renforcer la souveraineté industrielle africaine, stimuler la création d’emplois et accélérer l’industrialisation locale.

Cette orientation résonne particulièrement au Sénégal, alors que le pays entre dans une nouvelle phase économique portée par l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières. Depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, les questions liées à la souveraineté économique, à la transformation locale et à la maîtrise des ressources stratégiques occupent une place centrale dans le débat public.

Des secteurs stratégiques ciblés pour accélérer l’industrialisation

Le document identifie plusieurs filières prioritaires appelées à bénéficier de futurs fonds franco-africains conjoints. Parmi elles figurent l’agro-industrie, la transformation minière, les énergies, la santé, le numérique, la mobilité, les industries culturelles ainsi que les infrastructures.

Les organisations signataires plaident notamment pour l’identification concertée de chaînes de valeur prioritaires et pour la création de fonds sectoriels capables de financer l’ensemble des étapes de production, depuis l’amont jusqu’à la distribution.

Pour le Sénégal, les perspectives apparaissent nombreuses. Ces mécanismes pourraient favoriser le développement de projets dans la transformation agricole au sein du bassin arachidier, dans les énergies renouvelables à Thiès ou Saint-Louis, mais également dans les infrastructures numériques autour du projet Dakar Digital City.

La « blended finance », nouvelle piste pour financer les PME africaines

Parmi les propositions les plus concrètes figure la généralisation de la « blended finance », un mécanisme de financement mixte associant subventions publiques, prêts concessionnels, garanties financières et capitaux privés.

La déclaration appelle également à la création d’un guichet unique franco-africain dédié à l’ingénierie financière afin d’aider les PME africaines à structurer des projets bancables.

Dans un pays comme le Sénégal, où de nombreuses petites et moyennes entreprises peinent à accéder au crédit faute de garanties suffisantes, cette approche pourrait constituer un levier important de soutien au secteur privé.

Les signataires demandent par ailleurs aux bailleurs internationaux de prendre davantage de risques financiers pour accompagner les projets africains, dans une critique implicite des approches jugées trop prudentes des institutions de financement du développement.

Un appel direct aux États africains sur le climat des affaires

La déclaration interpelle également les gouvernements africains sur la nécessité d’améliorer l’environnement des investissements.

Les patronats réclament davantage de stabilité réglementaire et fiscale, ainsi qu’un renforcement de la sécurité juridique des investisseurs privés et des contrats public-privé.

Autre proposition phare : la création d’une « carte digitale d’affaires » destinée à faciliter la mobilité des entrepreneurs africains et français. Cette mesure vise notamment à réduire les difficultés administratives et consulaires qui freinent souvent les déplacements professionnels entre les deux continents.

Jeunesse, formation et entrepreneuriat au centre des priorités

La question démographique occupe une place importante dans cette feuille de route économique. Les signataires considèrent le développement des compétences et l’emploi des jeunes comme des enjeux majeurs pour la stabilité et la croissance du continent.

Dans cette perspective, ils proposent la création de campus sectoriels franco-africains spécialisés dans les métiers de l’énergie, du numérique, de l’agro-industrie et des infrastructures.

Le texte prévoit également un accompagnement renforcé en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes à travers des dispositifs ciblés de financement et de formation.

Pour le Sénégal, dont plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, ces orientations rejoignent directement les priorités affichées par les autorités en matière d’emploi et d’insertion économique.

Un label « Co-produit Afrique-France » pour valoriser les projets communs

Afin d’incarner ce nouveau partenariat économique, les organisations signataires proposent la création d’un label « Co-produit Afrique-France ».

Ce label aurait pour vocation de valoriser les projets intégrant le co-investissement, le contenu local, le transfert de compétences et la formation.

Dans un contexte de demande croissante pour des produits traçables et à forte valeur éthique sur les marchés internationaux, cette initiative pourrait offrir de nouvelles opportunités aux entreprises sénégalaises désireuses de renforcer leur présence à l’export.

Une feuille de route appelée à être suivie de près

Contrairement à de nombreuses déclarations d’intention restées sans suite, le texte prévoit la mise en place d’un comité de suivi franco-africain associant acteurs publics et privés afin d’assurer la mise en œuvre concrète des engagements pris à Nairobi.

Une étude d’impact annuelle devrait également être publiée afin d’évaluer les investissements mobilisés, les emplois créés, les volumes de co-investissements et les transferts de technologies réalisés.

La déclaration a été signée par Baidy Agne, Ahmed Cissé, Carole Kariuki et Philippe Labonne.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la déclaration de Luanda adoptée lors du sommet Union européenne – Union africaine de novembre 2024. Pour le Sénégal, l’enjeu sera désormais de transformer ces ambitions en investissements concrets et en projets structurants capables d’avoir un impact réel sur l’économie nationale.

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Journal de campagne : la HAC fixe l’ordre de passage des partis, candidats indépendants.

Alors que la campagne pour les élections communales s’ouvre ce lundi 11 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a procédé au tirage au sort de l’ordre de passage des partis politiques, mouvements politiques et candidats indépendants des 13 communes de la zone spéciale de Conakry. Cette opération s’inscrit dans le cadre du journal de campagne qui sera diffusé sur les radios communautaires et les médias privés partenaires.

Études de communication

La rencontre a réuni les représentants des différentes formations politiques concernées, dans le but de garantir un accès équitable aux médias durant la période électorale.

À cette occasion, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a exhorté les candidats à adopter des discours responsables et apaisés tout au long de la campagne.

« Vous pouvez compter sur l’impartialité de la HAC quant à la répartition des temps d’antenne. Nous voulons des discours responsables, pas des propos qui divisent. Nous vous souhaitons bonne chance. Nous voulons qu’après les élections, nous ayons des maires représentatifs. Je souhaite que les élus portent haut le drapeau national », a-t-il déclaré.

Ordre de passage dans les radios communautaires et privées

Commune de Dixinn :

  1. Union Démocratique de Guinée
  2. GMD
  3. Dixinn Won Yêtêfé

Commune de Gbessia :

  1. Avenir Guinée Nouvelle
  2. FRONDEG
  3. Gbessia d’abord
  4. Gbessia Uni
  5. UDG
  6. GMD
  7. Mouvement Alternatif Démocratique

Commune de Kagbelen :

  1. GMD
  2. Guinée Ensemble
  3. Union Démocratique de Guinée
  4. Coalition des mouvements Bâtir Ensemble

Commune de Kaloum :

  1. Kaloum Yigui
  2. GMD
  3. Kaloum, vers un avenir inclusif et durable
  4. Monument Libre

Commune de Kassa :

  1. GMD
  2. Sossalé Anoun Kassa
  3. Union Progrès Développement
  4. Mouvement Souri Toumbouyi

Commune de Lambandji :

  1. Union Démocratique de Guinée
  2. GMD
  3. Union des Forces du Changement

Commune de Maneah :

  1. Ménéah Fé
  2. Coalition pour la mouvance présidentielle
  3. Alliance pour le Développement Intégré de Maneah
  4. Coalition citoyenne pour le développement de Ménéah
  5. GMD

Commune de Matam :

  1. Collectif des Leaders de Matam
  2. FRONDEG
  3. Matam pour Tous
  4. GMD
  5. Matam Ma Priorité
  6. OSONS
  7. Union des Forces du Changement

Commune de Matoto :

  1. Matoto Renouveau
  2. FRONDEG
  3. Rassemblement Guinéen du Travail
  4. Union Démocratique de Guinée
  5. GMD

Commune de Ratoma :

  1. Parti pour le Progrès et le Changement
  2. GMD
  3. Ratoma Nouvelle

Commune de Sanoyah :

  1. Union Démocratique de Guinée
  2. GMD

Commune de Sonfonia :

  1. Sonfonia Yigui
  2. Sonfonia Fé
  3. Parti pour le Progrès et le Changement
  4. GMD

Commune de Tombolia :

  1. La Voix de Tombolia
  2. Mouvement Mo Tananbé
  3. Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance
  4. Révolution de la jeunesse de Tombolia
  5. Mouvement pour la prospérité de Tombolia
  6. Alliance Citoyenne pour le Développement
  7. Parti des Démocrates pour l’Espoir
  8. Union Démocratique de Guinée
  9. FRONDEG
  • GMD
  • Bloc Libéral

Radios retenues par circonscription pour la campagne

  • Kassa : Radio communautaire de Kassa
  • Kaloum : Tropical FM
  • Matam : Horizon FM
  • Matoto : Cavi FM
  • Dixinn : Continental FM
  • Ratoma : Évasion FM
  • Gbessia : Familia FM
  • Tombolia : Nako FM
  • Lambandji : Soleil FM
  • Sonfonia : Afrikinfo FM
  • Kagbelen : Gnouma FM
  • Sanoyah : Bonheur FM
  • Maneah : Sabari FM

À travers cette initiative, la HAC entend promouvoir une campagne électorale placée sous le signe du respect, de la cohésion sociale et du fair-play politique dans les différentes communes de la capitale.

Source : GuinéeNews.org

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Africa Forward Summit : Mamadi Doumbouya multiplie les échanges diplomatiques à Nairobi.

Le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a accordé ce lundi 11 mai 2026 une série d’audiences présidentielles et participé à plusieurs activités diplomatiques de haut niveau en marge de l’Africa Forward Summit, qui réunit plusieurs chefs d’État africains ainsi que des partenaires stratégiques du continent.
La première journée, marquée par une intense séquence diplomatique à l’hôtel Radisson, a été consacrée à des rencontres bilatérales avec plusieurs personnalités africaines de premier plan. Introduites par le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda KOUYATÉ, ces audiences se sont tenues en présence du conseiller principal du Chef de l’État et ancien Premier ministre, Dr Bernard GOUMOU, de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré SYLLA, ainsi que du conseiller à la Présidence, Ousmane DOUMBOUYA.
Le Chef de l’État a successivement échangé avec le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, puis avec le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération africaine, les enjeux de l’intégration régionale ainsi que les perspectives de partenariat économique et institutionnel entre les États du continent.
La Guinée sous le magistère du Président Mamadi DOUMBOUYA est perçue aujourd’hui comme un exemple de transition réussie et un pilier de stabilité régionale. À ce titre, le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a sollicité l’appui du Président Mamadi DOUMBOUYA afin de soutenir les pays voisins et de jouer un rôle de leadership au sein de la sous-région. Il a également mis l’accent sur les réformes engagées sous son magistère, notamment le développement du projet minier de Simandou et la mise en œuvre du programme Simandou 2040.
En réponse, le Président Mamadi DOUMBOUYA a affirmé que la Guinée maintient une approche humanitaire envers ses voisins, tout en rappelant que la priorité demeure le bien-être des Guinéens. Il s’est également réjoui de la désignation officielle de la Guinée pour accueillir le siège du Centre africain de développement minier (CADM), décision prise lors du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine tenu à Addis-Abeba en février 2026. Il a enfin salué le retour de la Guinée au sein de l’Union africaine.
En définitive, ces rencontres bilatérales ont permis d’aborder plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les investissements structurants, les échanges commerciaux, les infrastructures ainsi que la consolidation des relations entre les pays africains dans un contexte de transformation économique du continent.
La journée s’est achevée par un dîner officiel offert au State House en présence des chefs d’État et des invités de marque.
À travers cette participation active aux travaux et rencontres de Nairobi, le Président Mamadi DOUMBOUYA réaffirme la volonté de la Guinée de consolider sa présence diplomatique sur la scène africaine, tout en renforçant les partenariats économiques et stratégiques susceptibles d’accompagner les ambitions de développement et de transformation du pays, conformément aux orientations fixées par le programme Simandou 2040.

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Bassirou Diomaye Faye à Nairobi pour le sommet « Africa Forward ».

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce dimanche matin à destination de Nairobi, au Kenya, où il prendra part au sommet « Africa Forward », prévu jusqu’au 13 mai.

Cette rencontre internationale marque le lancement d’un nouveau cadre de dialogue entre l’Afrique et la France. Elle réunira plusieurs chefs d’État, responsables d’institutions financières, investisseurs et acteurs économiques autour des principaux défis liés au développement du continent africain.

Au cœur des discussions figurent notamment les questions du financement des économies africaines, de la paix, de la sécurité, ainsi que de la souveraineté économique et politique des États africains dans un contexte mondial en pleine recomposition.

À travers sa participation, le Sénégal entend défendre une vision d’une Afrique plus affirmée dans ses choix stratégiques, capable de mobiliser des partenariats équilibrés pour soutenir son développement durable et renforcer son autonomie économique.

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Coopération économique Guinée–Sénégal : une dynamique de relance au sommet de l’État.

Le Premier ministre reçoit la Chambre de commerce de Dakar pour consolider les partenariats

Conakry, le 5 mai 2026 — Le Premier ministre, chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a reçu en audience une délégation de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), conduite par son président Abdoulaye Sow, également à la tête de l’Union nationale des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS).

Cette rencontre s’inscrit dans un contexte de relance des relations économiques entre la Guinée et le Sénégal, deux pays liés par des échanges commerciaux soutenus et des intérêts stratégiques convergents en Afrique de l’Ouest. Elle prolonge les engagements pris lors de la grande commission mixte tenue en mars 2025, qui avait permis de poser les bases d’une coopération bilatérale renforcée.

Au cœur des discussions : la promotion des investissements croisés, le développement des échanges commerciaux et la création d’un environnement favorable aux opérateurs économiques des deux pays. Les représentants du secteur privé sénégalais ont exprimé leur volonté d’intensifier leur présence en Guinée, notamment dans des secteurs à fort potentiel tels que l’agro-industrie, les infrastructures et les services.

Pour les autorités guinéennes, cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stimuler le secteur privé, à diversifier l’économie nationale et à renforcer l’intégration économique sous-régionale. Le rôle des chambres consulaires apparaît, à cet égard, comme un levier essentiel pour faciliter les partenariats d’affaires et accompagner les entreprises dans leur expansion.

Cette audience traduit ainsi une volonté commune de passer d’une coopération institutionnelle à des actions économiques concrètes, capables de générer de la valeur, de l’emploi et une croissance partagée entre les deux pays.

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Mali : Assimi Goïta renforce son emprise sur la Défense.

Une décision stratégique annoncée à la télévision nationale
Le 4 mai 2026, dans un message officiel diffusé sur la télévision nationale, les autorités maliennes ont annoncé une réorganisation majeure au sommet de l’État. Le président de la Transition, Assimi Goïta, cumule désormais ses fonctions avec celles de ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Un contrôle direct des enjeux sécuritaires
Ce choix traduit une volonté affirmée de centraliser la gestion des questions militaires au plus haut niveau de l’État, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des menaces persistantes. En prenant personnellement en charge ce portefeuille stratégique, le chef de l’État entend renforcer la réactivité et la coordination des opérations de défense.

Réaménagement gouvernemental et nouvelle architecture
Cette évolution institutionnelle s’accompagne d’un ajustement de l’équipe gouvernementale. Le poste précédemment occupé par le général Sadio Camara disparaît dans sa configuration initiale. Pour assurer la continuité opérationnelle, le général de division Oumar Diarra est nommé ministre délégué auprès de la Défense.

Chargé d’assister le président dans la gestion quotidienne du département, il occupe une place stratégique dans l’appareil gouvernemental, comme en témoigne son rang protocolaire élevé.

Un recentrage du pouvoir autour de la présidence
Au-delà de ces ajustements, cette décision illustre un mouvement de recentrage du pouvoir exécutif sur les questions de sécurité et de défense. Dans un environnement régional instable, les autorités maliennes semblent privilégier une gouvernance resserrée, axée sur le pilotage direct des priorités sécuritaires.

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Port de Bargny-Sendou : un projet stratégique proche de l’achèvement, mais freiné par l’enjeu de l’eau.

Le Premier ministre sénégalais a effectué un point d’étape sur l’avancement du Port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou (PMVB), l’un des projets structurants majeurs de la politique d’infrastructures du pays. Conçu pour accompagner la transformation économique du Sénégal, ce port est appelé à jouer un rôle clé dans la gestion des flux de produits miniers, pétroliers et céréaliers, tout en contribuant à désengorger durablement le Port autonome de Dakar.

Un chantier avancé à 90 %

Développé par la société Senegal Minergy Port, le projet affiche un taux d’exécution estimé à près de 90 %, traduisant une progression significative vers sa mise en service. Cette infrastructure portuaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités logistiques nationales et à soutenir la compétitivité des échanges commerciaux.

Un blocage lié à l’alimentation en eau

Malgré cet état d’avancement, l’entrée en exploitation du port reste conditionnée à la résolution d’une contrainte technique majeure : l’approvisionnement en eau potable du site. Ce facteur, essentiel au fonctionnement des installations, constitue à ce stade le principal obstacle au démarrage des activités.

Face à cette situation, le chef du gouvernement a instruit le ministre des Infrastructures, en coordination avec les ministres en charge des Finances et de l’Hydraulique, d’obtenir de l’opérateur un engagement formel pour la mise en place d’un dispositif de stockage. Cette solution transitoire vise à garantir un approvisionnement minimal en attendant la réalisation d’une infrastructure pérenne.

Vers une solution durable financée par l’État

Dans le même temps, le Premier ministre a demandé l’inscription, dans la loi de finances rectificative pour 2026, des ressources nécessaires à la mise en œuvre d’une solution définitive d’alimentation en eau potable. Le coût de cette intervention est estimé à 8 milliards de FCFA, sur la base des recommandations techniques formulées par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).

Un enjeu stratégique pour la logistique nationale

Au-delà de ses aspects techniques, le PMVB représente un levier essentiel pour la modernisation du système portuaire sénégalais. En permettant une meilleure spécialisation des flux et une décongestion des infrastructures existantes, il s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la souveraineté économique et de valorisation des ressources naturelles.

La finalisation de ce projet dépend désormais de la capacité des acteurs impliqués à lever rapidement les contraintes résiduelles, afin de permettre au port de jouer pleinement son rôle dans le dispositif logistique national.

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Mali : le pouvoir renforce sa stratégie sécuritaire après les attaques du 25 avril.

Quatre jours après les attaques coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du pays, les autorités maliennes resserrent leur dispositif sécuritaire. Réuni le 29 avril 2026 à Koulouba, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a procédé à une évaluation approfondie de la situation et défini de nouvelles orientations stratégiques.

Une réponse coordonnée face à des attaques d’envergure

Autour du chef de l’État, les principaux responsables civils et militaires, dont le Premier ministre et le chef d’état-major général des armées, ont analysé les enseignements de ces offensives simultanées.

À l’issue de la rencontre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a décrit des opérations « minutieusement préparées » par des groupes armés poursuivant des objectifs stratégiques ciblés. Il a néanmoins assuré que la riposte des forces maliennes a permis d’infliger des pertes significatives aux assaillants, contraints de se replier.

De nouvelles orientations pour renforcer le dispositif national

Dans ce contexte, le président de la Transition a arrêté une série de seize orientations visant à consolider les capacités de défense et de sécurité. Si leur contenu détaillé n’a pas été rendu public, ces mesures traduisent une volonté claire de durcir la réponse face à la persistance des menaces sécuritaires.

Hommage au général Sadio Camara

La réunion a également été marquée par un hommage appuyé au général Sadio Camara, ministre de la Défense, décédé lors des attaques. Les autorités ont salué son engagement au service de la souveraineté nationale et son rôle dans la structuration de l’appareil sécuritaire malien.

Une situation jugée sous contrôle, appel à la vigilance

Selon les autorités, la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a mis en avant la réactivité des forces armées ainsi que la contribution des populations, notamment en matière de renseignement.

Dans ce contexte, les autorités appellent au calme et à la vigilance, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre la lutte contre les groupes armés et à préserver l’intégrité territoriale du pays.

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Mali : Assimi Goïta réaffirme le contrôle de la situation après les attaques.

Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a effectué une réapparition publique ce mardi, à l’issue de plusieurs jours de silence ayant suscité interrogations et spéculations. Dans une allocution télévisée diffusée sur la chaîne nationale, le chef de l’État a assuré que la situation sécuritaire était « sous contrôle », malgré une dégradation notable sur le terrain.

Une crise sécuritaire d’une ampleur inédite

Cette prise de parole intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série d’attaques coordonnées lancées depuis le week-end dans plusieurs zones stratégiques du pays. Les groupes armés, toujours positionnés dans le nord, ont mené des offensives d’envergure, que le chef de la junte lui-même a qualifiées de situation « d’une extrême gravité ».

Ces événements, parmi les plus importants enregistrés depuis plus d’une décennie, témoignent d’une évolution préoccupante de la menace sécuritaire au Mali.

Une alliance armée aux conséquences majeures

Les affrontements ont impliqué une coalition inédite entre les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda. Cette convergence stratégique entre acteurs historiquement distincts renforce la complexité du conflit et accentue la pression sur les forces gouvernementales.

Face à cette situation, les autorités ont annoncé un renforcement des dispositifs sécuritaires, ainsi que la poursuite d’opérations de ratissage, de collecte de renseignements et de sécurisation des zones sensibles.

Un appel à l’unité nationale

Dans son intervention, Assimi Goïta a appelé la population à faire preuve de sang-froid et à rejeter toute tentative de division. Il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, affirmant que le pays avait besoin de « clarté et non de panique » face à la crise.

Cette communication vise à rassurer l’opinion publique dans un contexte marqué par des menaces directes, notamment celles évoquant un possible encerclement de la capitale Bamako.

Un soutien international réaffirmé

À l’issue de cette rencontre, le diplomate russe a réitéré l’engagement de son pays à accompagner le Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Ce soutien s’inscrit dans une coopération sécuritaire renforcée entre les deux pays, dans un contexte de recomposition des alliances au Sahel.

Dans l’ensemble, cette séquence illustre à la fois la gravité de la crise en cours et la volonté des autorités maliennes d’affirmer leur capacité de réponse face à une menace multidimensionnelle.