Vivo CMG 03 360x320

Guinée : Vivo Energy apporte un soutien en carburant aux opérations d’assainissement de Conakry.

Vivo Energy Guinée a remis un don de carburant à l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP) afin de soutenir les opérations de collecte et d’évacuation des déchets dans la capitale. Cette contribution s’inscrit dans une mobilisation du secteur privé coordonnée par la Chambre des Mines de Guinée (CMG), à la suite de la situation d’urgence provoquée par le drame de Dar-es-Salam et de l’appel à la solidarité lancé par le Premier ministre.

L’appui de l’entreprise vise à renforcer les moyens logistiques mobilisés pour transporter les déchets de Conakry vers le nouveau site de Kouria, désengorger les zones de transit et de transfert et assurer la continuité des opérations d’assainissement.

Une mobilisation conjointe des secteurs public et privé

La cérémonie officielle de remise du don s’est tenue au siège de Vivo Energy Guinée, en présence de plusieurs représentants des autorités et des institutions concernées.

Le directeur général de l’entreprise, Massamba Toure, accompagné des membres de son comité de direction, a accueilli Fatoumata Binta Diallo, cheffe de cabinet de la Primature, ainsi que Thierno Souleymane Bah, conseiller chargé de la coordination interministérielle et du suivi des réformes, représentant le Premier ministre.

La Chambre des Mines de Guinée était représentée par son directeur exécutif, François Phopho Kamano. Le don a été remis à Mamoudou Diané, directeur général de l’ANASP, bénéficiaire de cet appui destiné à soutenir les opérations d’assainissement.

Vivo Energy Guinée réaffirme son engagement sociétal

Pour Massamba Toure, cette contribution traduit la volonté de l’entreprise de participer concrètement à la réponse aux difficultés rencontrées par les populations.

« Pour Vivo Energy, la responsabilité sociétale fait partie de notre manière de travailler, avec sécurité, respect de l’environnement et le souci des communautés qui nous accueillent. C’est dans cet esprit, et par solidarité, que nous avons répondu à la sollicitation en appuyant les actions de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique, l’ANASP », a-t-il déclaré.

Le dirigeant a également réaffirmé la volonté de Vivo Energy Guinée de poursuivre sa collaboration avec les institutions publiques et les communautés locales. Il a souligné l’importance du dialogue entre les secteurs public et privé pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux du pays.

La Chambre des Mines salue une solidarité collective

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la mobilisation engagée par la Chambre des Mines de Guinée à la fin du mois de septembre, à la suite de l’appel des autorités nationales.

Au nom du président du conseil d’administration de la CMG, François Phopho Kamano a salué la contribution de Vivo Energy Guinée et exprimé sa reconnaissance à l’entreprise. Il a rappelé que cette démarche illustre la volonté des membres de la Chambre d’accompagner les pouvoirs publics face aux besoins urgents des populations.

La mobilisation des acteurs économiques apparaît ainsi comme un levier de soutien aux dispositifs publics confrontés aux difficultés d’assainissement de la capitale.

L’ANASP confrontée aux conséquences de la fermeture de Dar-es-Salam

Le directeur général de l’ANASP, Mamoudou Diané, a souligné l’importance de cet appui logistique pour maintenir les opérations de gestion des déchets. La fermeture de la décharge de Dar-es-Salam a en effet profondément affecté le dispositif d’assainissement de Conakry, renforçant les besoins en moyens de transport et d’évacuation.

S’exprimant au nom du ministre chargé de l’Assainissement, il a remercié Vivo Energy Guinée, ses collaborateurs et la Chambre des Mines pour leur contribution à la poursuite des opérations.

De son côté, Thierno Souleymane Bah a exprimé la reconnaissance du gouvernement envers les deux acteurs pour leur participation à cet effort national. Il a rappelé que cette mobilisation fait suite à l’appel lancé par le Premier ministre au lendemain du drame de Dar-es-Salam et insisté sur la nécessité d’une réponse concertée entre les autorités et le secteur privé.

Un enjeu environnemental et sanitaire pour Conakry

Au-delà de l’aide immédiate, cette contribution met en évidence le rôle que peuvent jouer les entreprises dans la gestion des urgences environnementales et sanitaires. Le renforcement des moyens d’évacuation des déchets constitue un enjeu important pour limiter les risques liés à leur accumulation et préserver le cadre de vie des populations.

À travers ce don de carburant, Vivo Energy Guinée réaffirme son engagement en matière de responsabilité sociétale et sa volonté de contribuer aux efforts d’assainissement ainsi qu’au développement durable du pays. La poursuite de la coopération entre les pouvoirs publics, les organisations professionnelles et les entreprises demeure un facteur important pour répondre aux besoins de la capitale et améliorer durablement la gestion des déchets.

Images 68 360x320

Mauritanie : Aïssata Lam nommée ministre de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires

Aïssata Lam fait son entrée au gouvernement mauritanien en prenant les rênes du ministère de la Pêche et des Infrastructures maritimes et portuaires. Sa nomination intervient dans le cadre de la formation du gouvernement dirigé par le Premier ministre Mokhtar Ould Djay, marquant un changement à la tête d’un secteur stratégique pour l’économie nationale.

Elle succède à Mokhtar Ould Ahmed Bouceif, appelé à diriger le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local.

Ancienne directrice générale de l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie (APIM), Aïssata Lam apporte à ses nouvelles fonctions une expérience acquise dans le domaine de la promotion des investissements. Son arrivée intervient alors que les enjeux liés à la valorisation des ressources halieutiques, au développement des infrastructures portuaires et à l’attractivité du secteur maritime occupent une place importante dans les perspectives économiques du pays.

Avec cette nomination, la nouvelle ministre prend la responsabilité d’un portefeuille aux implications économiques majeures, notamment en matière d’exploitation durable des ressources marines, de développement des activités portuaires et de création de valeur dans la filière de la pêche.

900x506 cmsv2 49953fb3 dc17 5b2b 9d88 4648e29b934e 9948994 360x320

JOJ Dakar 2026 : Human Rights Watch alerte sur les droits des personnes LGBT+ au Sénégal.

À quelques semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar, Human Rights Watch (HRW) interpelle les autorités sénégalaises sur la situation des personnes LGBT+. Dans un rapport publié lundi, l’organisation de défense des droits humains dénonce une « répression brutale » et exprime ses inquiétudes quant au respect des principes de non-discrimination inscrits dans la Charte olympique.

Prévu du 31 octobre au 13 novembre, cet événement marquera une étape historique pour le mouvement olympique, puisque le Sénégal sera le premier pays africain à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse. Quelque 2 700 athlètes sont attendus dans la capitale sénégalaise pour cette quatrième édition.

Un durcissement de la législation sur l’homosexualité

Les préoccupations de HRW font suite à l’adoption, en mars dernier, d’une loi renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Selon les dispositions rapportées, les personnes reconnues coupables de relations entre personnes de même sexe encourent désormais des peines de cinq à dix ans d’emprisonnement, soit le double des sanctions précédentes.

La nouvelle législation prévoit également des poursuites pénales contre la promotion ou le financement de l’homosexualité. Adoptée à une large majorité par les parlementaires, cette réforme intervient dans un contexte marqué par une forte hostilité sociale envers les minorités sexuelles, au sein d’un pays où les questions liées à l’homosexualité demeurent particulièrement sensibles.

Des arrestations qui suscitent l’inquiétude

Dans son rapport, Human Rights Watch fait état d’une multiplication des arrestations depuis le durcissement de la législation. En août, 71 hommes auraient notamment été renvoyés devant la justice pour « actes contre nature », une expression employée dans le droit sénégalais pour désigner les relations entre personnes de même sexe.

L’organisation affirme par ailleurs que les personnes LGBT+ rencontrent des difficultés croissantes pour accéder à une assistance juridique et à des services de santé. Elle estime que le climat de répression contribue à renforcer la peur et la stigmatisation.

« La répression grandissante menée par le Sénégal à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres porte atteinte à leurs droits, suscite une peur et une stigmatisation grandissantes, et doit cesser immédiatement », déclare HRW dans son rapport.

La Charte olympique au cœur du débat

À l’approche des JOJ, cette situation soulève également la question des obligations du Sénégal en tant que pays hôte d’une compétition olympique. Human Rights Watch rappelle que la Charte olympique interdit toute forme de discrimination et met en avant les exigences de respect des droits humains et de la dignité des personnes.

Larissa Kojoué, chercheuse spécialisée dans les droits des personnes LGBT+ au sein de l’organisation, estime que la campagne menée contre les minorités sexuelles « soulève de graves inquiétudes sur le respect par le Sénégal de la Charte olympique et du droit international ».

Cette interpellation place les autorités sénégalaises face à un enjeu sensible, à l’heure où le pays s’apprête à accueillir un événement international mettant en avant les valeurs du sport, de l’inclusion et du respect entre les participants.

Un durcissement observé dans la région

Human Rights Watch inscrit enfin la situation sénégalaise dans une tendance plus large en Afrique de l’Ouest, où plusieurs pays ont récemment adopté ou renforcé des dispositions pénalisant l’homosexualité.

Selon l’ONG, ces évolutions législatives alimentent la stigmatisation et incitent certaines personnes LGBT+ à dissimuler leur identité ou leurs relations par crainte d’être arrêtées. Elles peuvent également constituer un obstacle à l’accès au dépistage et aux traitements contre le VIH.

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse, les alertes de HRW relancent ainsi le débat sur la conciliation entre les législations nationales, les réalités socioculturelles et les engagements internationaux en matière de droits humains.

Img 20231103 wa0006 360x320

Niger : une éruption incontrôlée de pétrole à Agadem fait craindre une grave catastrophe environnementale.

Depuis le 25 septembre, le Niger fait face à un incident pétrolier majeur dans la région d’Agadem, au nord-est du pays. Une éruption incontrôlée de pétrole brut et de gaz sur un puits exploité par CNPC Niger Petroleum S.A. a conduit les autorités à qualifier la situation d’« incident environnemental d’une gravité exceptionnelle ». Alors que les opérations de confinement se poursuivent, les risques pour les installations voisines et l’environnement suscitent de vives inquiétudes.

L’incident s’est produit sur le puits Goumeri W8, situé à environ 1 700 kilomètres de Niamey, au cœur du bloc pétrolier d’Agadem. Selon le ministère nigérien du Pétrole, d’importantes quantités de pétrole brut et de gaz sont projetées à plus de dix mètres de hauteur depuis le début de l’éruption. Des images diffusées par la télévision nationale montrent une nappe de pétrole qui s’étend sur plusieurs centaines de mètres autour du site.

Les autorités indiquent que la fuite a été partiellement contenue, mais que la situation demeure préoccupante, l’éruption n’étant pas encore totalement maîtrisée. Le gouvernement a confirmé que deux employés exposés dès les premières heures de l’incident avaient été blessés et hospitalisés. Aucune perte en vie humaine n’a toutefois été signalée à ce stade.

Les conséquences pourraient également toucher les installations pétrolières voisines. La plateforme concernée partage en effet des infrastructures avec les puits Goumeri W3 et Goumeri W4. Selon les autorités, les dégradations subies par la structure pourraient compromettre l’intégrité de ces deux puits et accroître les risques techniques et environnementaux.

Les causes exactes de l’accident restent inconnues. Le ministère du Pétrole a écarté les hypothèses d’un acte criminel ou terroriste, tandis qu’une enquête indépendante a été ouverte afin de déterminer les circonstances de l’éruption et d’établir les responsabilités. Des experts algériens doivent contribuer aux investigations. En parallèle, des mesures d’urgence ont été engagées pour sécuriser le site, prévenir les risques d’incendie et limiter la propagation de la pollution.

La situation alimente les préoccupations des organisations de la société civile, notamment dans une région sahélienne où les ressources naturelles sont particulièrement vulnérables. Le Groupe de réflexion et d’action sur les industries extractives au Niger (GREN) a alerté sur les conséquences potentielles de cette pollution pour les pâturages, les troupeaux, les sols et les ressources en eau. Ces milieux sont essentiels aux activités pastorales et aux moyens de subsistance des populations locales.

À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué sur les volumes de pétrole et de gaz libérés ni sur l’étendue exacte des zones contaminées. La durée de l’éruption, l’ampleur des projections et les dommages signalés aux installations voisines rendent toutefois nécessaire une évaluation approfondie des conséquences environnementales.

La priorité reste désormais de maîtriser définitivement la fuite, de sécuriser les installations et de mesurer l’impact de la pollution sur les écosystèmes et les communautés environnantes. Les conclusions de l’enquête indépendante seront déterminantes pour comprendre les causes de cet incident et préciser les responsabilités dans l’un des épisodes les plus préoccupants récemment signalés dans le secteur pétrolier nigérien.

844795524 1633412765152816 7473873666097081694 n 360x320

Vision intégrée du transport en Guinée : Son Excellence le Président Mamadi DOUMBOUYA voyage à bord du train de passagers de la Compagnie du TransGuinéen (CTG)..

La cité portuaire de Morébaya a vécu, ce lundi 12 octobre 2026, une journée historique pour le transport ferroviaire en Guinée. Le Chef de l’État, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a procédé au voyage inaugural du train de voyageurs de la Compagnie du Transguinéen (CTG), au départ de Morébaya.

Peut être une image de une personne ou plus, train, chemin de fer et texte

Ce premier voyage présidentiel par voie ferroviaire s’est déroulé en présence du ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA ; du ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba DIAKITÉ ; du Chef de Cabinet du Président de la République Fodé Amadou FOFANA; de conseillers à la Présidence, de membres du gouvernement et du Comité stratégique ; du corps diplomatique; des autorités et élus locaux, ainsi que des dirigeants de la Compagnie du Transguinéen (CTG).
La locomotive KOMA, baptisée du nom du village du Chef de l’État, a tracté les quatre wagons de voyageurs sur un parcours de 148 km reliant Morébaya, au PK 159, à Kassa, dans la localité d’Ouré Kaba, préfecture de Mamou. À bord, le Chef de l’État et l’importante délégation qui l’accompagnait ont pu apprécier la qualité et le confort de ce train de voyageurs, destiné à relier la cité portuaire de Morébaya aux quatre blocs miniers de Simandou, dans le sud de la Guinée, en traversant les quatre régions naturelles du pays. Ce projet témoigne de la volonté politique affirmée du Chef de l’État et s’inscrit dans sa vision du développement des infrastructures nationales.
Tout au long du trajet, notamment en direction de Mamou, le Président de la République et sa délégation ont également pu admirer les paysages naturels et la richesse de la flore guinéenne, dont le potentiel économique et touristique occupe une place importante dans le Programme Simandou 2040.

La qualité du train de dernière génération et l’infrastructure ferroviaire reliant la cité portuaire de Morébaya aux mines de Simandou constituent un véritable chef-d’œuvre d’ingénierie, ayant mobilisé de nombreuses compétences, notamment guinéennes, conformément à la stratégie du Chef de l’État en matière de contenu local.
La traversée du tunnel de 11,6 km entre Koriba et Kassa, dans la zone de Ouré Kaba, constitue l’un des moments marquants de ce parcours. Présenté comme le plus long tunnel ferroviaire d’Afrique de l’Ouest, cet ouvrage illustre l’ampleur des défis techniques relevés par les ingénieurs pour construire une infrastructure appelée à devenir, dans les années à venir, un maillon essentiel de la chaîne logistique de la Guinée et de la sous-région.

Grâce à la collaboration entre la Guinée et ses partenaires industriels, les efforts ont été mutualisés afin de doter le pays d’une infrastructure ferroviaire d’envergure, en adéquation avec les ambitions nationales de développement et la vision portée par le Chef de l’État.
Après Plus d’une heure de trajet, la locomotive KOMA est arrivée au PK 159, à Kassa, dans la localité de Ouré Kaba, préfecture de Mamou. Le Chef de l’État a visité la plateforme ferroviaire.
À l’issue de cette visite, après avoir procédé aux constatations nécessaires et donné ses instructions, le Chef de l’État a vu la locomotive SANFINA, baptisée du nom du village du président du Comité stratégique de Simandou, Djiba DIAKITÉ, prendre le relais pour assurer le voyage de retour vers la cité portuaire de Morébaya. Le train est arrivé sans encombre à la gare ferroviaire de Morébaya.
Cette première expédition ferroviaire conduite par le Chef de l’État, Mamadi DOUMBOUYA, constitue un signal fort dans le processus de mise en service des infrastructures du projet Simandou. À travers le développement du transport ferroviaire, le Président de la République entend renforcer les capacités logistiques de la Guinée, valoriser son potentiel économique et touristique et consolider les bases de sa transformation structurelle, conformément aux ambitions du programme Simandou 2040.
Les caractéristiques techniques des infrastructures ferroviaires de la Compagnie du Transguinéen (CTG) témoignent de l’ampleur des investissements réalisés.
Sur la ligne principale, le réseau comprend 205 ponts, répartis comme suit : 49 très longs ponts de plus de 500 mètres ; 113 grands ponts de 100 à 500 mètres ;
43 ponts moyens de 20 à 100 mètres.
Le viaduc de Colomo II, situé entre Kassa et Ouré Kaba, est le plus long de la ligne. Il mesure 2 115,94 mètres et compte 64 travées. Le viaduc de Ouré Kaba Kaba se distingue, quant à lui, par les piles les plus hautes du réseau, atteignant 64 mètres.
La ligne principale compte également quatre tunnels, dont celui de Kindia, situé entre Ouré Kaba et Kassa, qui s’étend sur 11,6 km. Ces ouvrages comprennent au total sept puits verticaux et six descenderies inclinées.
À ces infrastructures s’ajoutent : 1 170 dalots, dont 948 en béton armé et 222 en tubes ondulés ; 26 passages à faune, constitués de passages de grande section en tubes ondulés ; 29 passages supérieurs permettant aux routes de franchir la voie ferrée ;
42 ponts-cadres.
Les caractéristiques de l’embranchement secondaire
L’embranchement secondaire comprend cinq ponts, dont un très long et quatre grands ponts. Le pont n° 4 est le plus long de cet embranchement, avec une longueur de 503,6 mètres et 15 travées. Le pont n° 3 possède, quant à lui, les piles les plus hautes, atteignant 29,7 mètres. Cet embranchement dispose également : d’un tunnel de 926 mètres, sans galerie auxiliaire ; de 164 dalots, dont 82 en béton armé, 51 en tubes ondulés et 31 dalots de passage ; d’un passage supérieur ; de 60 ponts-cadres, dont 22 de grande portée, avec une portée supérieure ou égale à sept mètres.
Enfin, les équipements de télécommunication et de signalisation comprennent 139 pylônes de 40 mètres sur la ligne principale et 22 pylônes de 45 mètres sur l’embranchement secondaire. Grâce à ces investissements structurants dans le secteur ferroviaire, l’ambition du Chef de l’État dépasse le seul cadre du projet Simandou. Il s’agit de faire de la Guinée un hub logistique multimodal de référence en Afrique de l’Ouest et, à terme, sur le continent africain.
L’ouverture de la ligne au public se fera de manière progressive. Tout au long du tracé du Transguinéen à double voie, des gares modernes seront aménagées afin d’offrir aux usagers un service accessible, abordable et de qualité, conforme aux meilleurs standards internationaux.
La mise en service de cette ligne ferroviaire devrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les transports, mais également pour les secteurs du commerce et de l’agriculture en Guinée.

Peut être une image de train, chemin de fer et texte

Conçu pour stimuler le dynamisme économique et faciliter les échanges, le Transguinéen représente une étape importante dans la modernisation des infrastructures nationales. Il ouvre de nouvelles perspectives pour le transport des personnes et des marchandises, le désenclavement des territoires et la valorisation des ressources du pays.
Avec le développement du Transguinéen, la Guinée franchit une étape majeure dans la concrétisation de ses ambitions de transformation économique et structurelle, portées par le programme Simandou 2040. De Morébaya à Mamou, ce 12 octobre, le TransGuinéen n’a pas seulement transporté ses premiers passagers officiels. Il a donné un aperçu concret de la Guinée que le projet Simandou ambitionne de construire.

Source : DIRECTION DE LA COMMUNICATION ET DE L’INFORMATION DE LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE (DCI-PRG).

843141771 1036173122812025 8400761457043328945 n 360x320

Guinée : Amadou Oury Bah préside une nouvelle session d’arbitrage sur les projets de souveraineté et de gouvernance.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé la deuxième session d’arbitrage consacrée au pôle Souveraineté et Gouvernance. Cette rencontre a réuni des membres du gouvernement, des représentants des huit départements ministériels concernés ainsi que les responsables des structures chargées du suivi et de la mise en œuvre des projets gouvernementaux.

Parmi les entités présentes figuraient notamment la GDB, la Delivery Unit et l’Agence de gestion et de coopération des grands projets (ACGP), impliquées dans le pilotage et le suivi des initiatives publiques.

Évaluer les progrès depuis la première session

À l’ouverture des travaux, le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, est revenu sur les différents dossiers soumis à l’arbitrage lors de la première session, organisée le 11 septembre dernier.

Les discussions ont ensuite porté sur l’état d’avancement des dossiers examinés, les évolutions enregistrées depuis cette première rencontre et les résultats obtenus par les structures concernées.

Cette deuxième session s’inscrit dans une démarche de suivi de l’action gouvernementale, visant à examiner les progrès réalisés et à faciliter la coordination entre les départements ministériels et les organismes chargés de l’exécution des projets.

L’objectif est de renforcer le pilotage des initiatives relevant du pôle Souveraineté et Gouvernance et d’assurer un meilleur suivi de leur mise en œuvre.

IMG 20261010 WA0022 360x320

Guinée : le FGPE et ECOBANK s’allient pour faciliter le financement du secteur agricole

Le Fonds de Garantie des Prêts aux Entreprises (FGPE) et ECOBANK Guinée ont conclu un partenariat destiné à améliorer l’accès au crédit des acteurs du secteur agricole. La convention a été signée au siège d’ECOBANK Guinée, à Conakry, dans le cadre du mécanisme de Garantie partielle de portefeuille de crédits (GPP), mis en place à travers le Programme de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG), financé par la Banque mondiale.

La cérémonie de signature a été marquée par un échange de parapheurs entre Mamoudou Mara, directeur général du FGPE, et Thierno Amadou Berthe, directeur général adjoint d’ECOBANK Guinée, représentant le directeur général de la banque, Diawadou Bah.

À travers cet accord, les deux institutions entendent renforcer les possibilités de financement des entreprises agricoles, notamment celles qui rencontrent des difficultés à obtenir des prêts en raison de garanties jugées insuffisantes par les établissements financiers.

Un mécanisme de garantie pour faciliter l’accès au crédit

La convention s’inscrit dans le cadre du Fonds de garantie partielle de portefeuille de crédits, un dispositif destiné à encourager les institutions financières à accroître leur soutien aux entreprises. En partageant une partie du risque lié aux crédits accordés, ce mécanisme vise à faciliter l’accès au financement des opérateurs économiques qui ne disposent pas de garanties suffisantes.

Mis en œuvre dans le cadre du PDACG, avec le soutien financier de la Banque mondiale, ce dispositif cible notamment les acteurs des chaînes de valeur agricoles. Il constitue ainsi un levier potentiel pour soutenir les investissements, développer les activités de production et accompagner la structuration des entreprises du secteur.

Le partenariat entre le FGPE et ECOBANK Guinée doit permettre de mobiliser ce mécanisme au profit des opérateurs agricoles, en facilitant leur accès aux ressources financières nécessaires au développement de leurs activités.

ECOBANK réaffirme son engagement envers l’agriculture

À l’occasion de la signature, Thierno Amadou Berthe a salué une collaboration qui, selon lui, traduit la volonté commune des deux institutions de contribuer au développement de l’agriculture guinéenne.

Il a rappelé que ce secteur occupe une place stratégique dans le portefeuille d’activités d’ECOBANK et souligné l’engagement de la banque à renforcer son accompagnement financier en faveur d’un domaine essentiel à l’économie nationale.

Cette orientation vise à soutenir les entreprises agricoles dans leurs besoins de financement et à favoriser le développement des activités économiques tout au long des chaînes de valeur.

Le FGPE mise sur le partenariat avec les banques

De son côté, Mamoudou Mara a insisté sur l’importance de la coopération entre les organismes de garantie et les institutions financières pour améliorer l’accès des entreprises au crédit.

Le directeur général du FGPE a présenté cette convention comme une démarche destinée à faciliter le financement des entreprises, particulièrement celles qui évoluent dans des secteurs à fort potentiel, comme l’agriculture.

Le recours à des mécanismes de garantie peut en effet contribuer à réduire les obstacles liés aux exigences de couverture des prêts et à encourager les banques à examiner les demandes de financement d’un plus grand nombre d’opérateurs économiques.

Des retombées attendues sur l’emploi et les chaînes de valeur agricoles

Au-delà de l’accès au crédit, le partenariat entre le FGPE et ECOBANK Guinée vise à accompagner le développement des entreprises agricoles, à soutenir la création d’emplois et à renforcer les chaînes de valeur du secteur.

L’accès aux financements constitue un enjeu important pour les producteurs, les transformateurs et les autres opérateurs qui souhaitent investir dans leurs activités, améliorer leurs capacités de production ou développer leurs débouchés commerciaux.

La mise en œuvre effective de cette convention sera déterminante pour mesurer sa portée, notamment en matière de crédits mobilisés, d’entreprises bénéficiaires et d’investissements soutenus.

Avec cet accord, le FGPE et ECOBANK Guinée renforcent leur coopération en faveur du financement du secteur privé. L’objectif est de contribuer au développement de l’économie réelle en Guinée, en s’appuyant sur des mécanismes capables de rapprocher les entreprises agricoles des ressources financières dont elles ont besoin.

WhatsApp Image 2026 10 08 at 14 07 51 360x320

Sénégal–Rwanda : onze accords signés pour renforcer la coopération bilatérale.

Le Sénégal et le Rwanda donnent un nouvel élan à leur partenariat avec la signature de onze accords et instruments de coopération. Conclus à l’issue de la première session de leur Grande Commission mixte, tenue les 6 et 7 octobre 2026 à Kigali, ces engagements couvrent plusieurs domaines, allant de la diplomatie à l’économie, en passant par le numérique, la culture, l’enseignement supérieur et la coopération judiciaire.

La délégation sénégalaise était conduite par Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Cette rencontre marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Dakar et Kigali, qui souhaitent consolider leurs relations politiques et élargir leurs échanges économiques.

Onze instruments pour diversifier les domaines de coopération

Les accords conclus portent notamment sur les consultations politiques, le numérique, l’innovation, le tourisme, la jeunesse, la culture, le sport, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la normalisation.

Trois instruments sont consacrés à la coopération judiciaire. Ils concernent l’entraide judiciaire en matière pénale, l’extradition et le transfèrement des personnes condamnées. Ces dispositions visent à renforcer les mécanismes de collaboration entre les deux États dans le domaine de la justice.

Au-delà de ces engagements, le Sénégal et le Rwanda entendent étendre leur partenariat à plusieurs secteurs stratégiques, notamment la défense et la sécurité, l’éducation, l’agriculture, la santé, les infrastructures, le numérique et les investissements.

Les responsables des deux pays ont également souligné l’importance d’assurer un suivi rigoureux des accords conclus. L’enjeu est de traduire les engagements diplomatiques en actions concrètes et en résultats mesurables pour les administrations, les entreprises et les populations.

Le développement des échanges économiques au cœur des discussions

La coopération économique a occupé une place importante dans les travaux de Kigali. En marge de la Grande Commission mixte, un Forum des Affaires et des Investissements Rwanda-Sénégal a réuni des représentants des secteurs public et privé des deux pays.

Organisée avec l’appui de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) du Sénégal et du Rwanda Development Board, cette rencontre a permis de mettre en avant les possibilités de partenariats commerciaux, de promouvoir les investissements et d’identifier de nouvelles perspectives de collaboration entre les entreprises.

Dakar et Kigali souhaitent ainsi renforcer les relations entre leurs opérateurs économiques et favoriser une meilleure exploitation des opportunités offertes par leurs marchés respectifs.

Les deux pays entendent notamment s’appuyer sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour stimuler les échanges commerciaux et les investissements intra-africains. Ce cadre continental constitue un levier potentiel pour faciliter l’accès aux marchés, encourager les partenariats et soutenir l’intégration économique africaine.

Dans la continuité du rapprochement engagé en 2025

Cette nouvelle dynamique s’inscrit dans le prolongement de la visite d’État du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au Rwanda, en octobre 2025. Cette visite avait déjà donné lieu à la conclusion de plusieurs accords et contribué au renforcement des relations entre les deux pays.

La première session de la Grande Commission mixte vise désormais à consolider cette coopération en lui donnant un cadre de concertation et de suivi plus structuré. Elle doit également permettre d’identifier les secteurs dans lesquels les deux États peuvent approfondir leurs échanges et développer des projets communs.

Un mécanisme de suivi pour concrétiser les engagements

Pour assurer la mise en œuvre des décisions prises à Kigali, un comité conjoint sera mis en place. Une réunion d’experts est prévue en 2027 afin d’évaluer les progrès accomplis et d’examiner l’état d’avancement des engagements pris par les deux parties.

La deuxième session de la Grande Commission mixte devrait ensuite se tenir au Sénégal, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.

Au-delà de la signature des onze instruments, le principal défi sera désormais d’assurer leur application effective. Pour Dakar et Kigali, la consolidation du partenariat dépendra de la capacité des deux États à transformer ces engagements en projets opérationnels, à renforcer les échanges entre leurs entreprises et à inscrire leur coopération dans une dynamique durable au service de l’intégration africaine.

841425975 1111631691318408 5172198042339848909 n 360x320

Guinée : la création de la FEPAP-GUI marque une nouvelle étape dans la structuration du patronat de la presse.

La Fédération patronale des associations professionnelles de presse de Guinée (FEPAP-GUI) a officiellement vu le jour le jeudi 8 octobre 2026 à Conakry. Sa mise en place s’inscrit dans la dynamique de restructuration et d’unification du secteur privé guinéen, portée par la Confédération générale des entreprises de Guinée (CGE-GUI). Amadou Tham Camara a été élu à la présidence de cette nouvelle organisation, appelée à représenter les employeurs de la presse dans le dialogue économique et social.

La cérémonie, présidée par Ansoumane Kaba, président de la CGE-GUI, a réuni des représentants des institutions publiques, des organisations professionnelles, des partenaires ainsi que plusieurs acteurs du paysage médiatique. Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a également pris part à la rencontre.

Cette initiative constitue une nouvelle étape dans les efforts visant à doter les différents secteurs de l’économie nationale de structures patronales capables de défendre leurs intérêts et de porter leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux.

Une dynamique de structuration du patronat guinéen

Depuis près de cinq ans, la CGE-GUI s’inscrit dans une démarche de réorganisation du patronat, avec pour objectif de renforcer la représentativité des employeurs et de favoriser leur participation aux grandes discussions économiques et sociales du pays.

Cette orientation s’inspire notamment des principes défendus par l’Organisation internationale du travail (OIT), qui reconnaissent aux organisations d’employeurs un rôle essentiel dans la représentation des entreprises, le dialogue social et la négociation collective.

Dans cette perspective, la structuration des différentes branches professionnelles doit permettre aux entreprises de disposer de cadres de concertation adaptés à leurs réalités et à leurs besoins. La création de la FEPAP-GUI répond à cette logique en réunissant les employeurs du secteur de la presse au sein d’une organisation commune.

Amadou Tham Camara à la tête de la nouvelle fédération

À l’issue du processus constitutif, Amadou Tham Camara a été élu président de la FEPAP-GUI. Le bureau exécutif mis en place est appelé à représenter les différentes composantes de la presse guinéenne, notamment les médias écrits, audiovisuels et en ligne.

La nouvelle fédération ambitionne de devenir un interlocuteur représentatif des entreprises de presse, capable de défendre leurs intérêts économiques et professionnels, de favoriser la concertation entre les acteurs et de contribuer aux discussions relatives à l’évolution du secteur.

Sa création intervient dans un contexte où les entreprises de médias sont confrontées à plusieurs défis, notamment la viabilité économique, la diversification des revenus, la transformation numérique et l’amélioration des conditions de travail.

Le dialogue social au cœur des enjeux

Au-delà de la représentation patronale, la FEPAP-GUI est appelée à jouer un rôle dans le renforcement du dialogue entre les employeurs, les travailleurs et les pouvoirs publics.

L’avancement des négociations autour de la convention collective de la presse figure parmi les enjeux importants pour l’avenir des relations professionnelles dans le secteur. La présence d’une organisation patronale structurée pourrait contribuer à clarifier les positions des employeurs et à faciliter les échanges avec les représentants des travailleurs.

Toutefois, l’efficacité de cette nouvelle instance dépendra de sa capacité à fédérer durablement les entreprises de presse, à porter leurs préoccupations communes et à participer de manière constructive aux négociations professionnelles.

Une nouvelle étape pour l’unification du secteur privé

Pour la CGE-GUI, la mise en place de la FEPAP-GUI s’inscrit dans une vision plus large de structuration du patronat guinéen. L’objectif est de construire une organisation dans laquelle chaque secteur dispose d’une représentation propre, tout en contribuant à une dynamique collective au sein du secteur privé.

Cette démarche vise à renforcer la capacité des entreprises à défendre leurs intérêts, à participer aux politiques économiques et à contribuer au développement national.

La création de la FEPAP-GUI constitue ainsi une étape supplémentaire dans cette stratégie. La nouvelle fédération devra désormais transformer sa mise en place institutionnelle en actions concrètes au bénéfice des entreprises de presse et du dialogue social.

À terme, l’ambition affichée est de consolider un patronat guinéen plus structuré, plus représentatif et davantage en mesure de contribuer aux discussions qui engagent l’avenir de l’économie nationale.

Un bureau exécutif de 11 membres

À l’issue de l’assemblée générale constitutive, les congressistes ont adopté par consensus la composition du Bureau exécutif de la FEPAP-GUI, conduit par Amadou Tham Camara.

Voici la composition de la nouvelle équipe dirigeante :

  • Président : Amadou Tham Camara
  • Vice-président chargé de la presse audiovisuelle : Aboubacar Camara
  • Vice-présidente chargée de la presse écrite : Kadiatou Conté
  • Vice-président chargé de la presse en ligne : Bachir Sylla
  • Secrétaire général : Koffi Grégoire Ankou
  • Secrétaire général adjoint chargé de l’organisation : Ibrahima Diallo
  • Trésorier général : Aboubacar M’mah Soumah
  • Secrétaire chargé des projets : Younoussa Naby Sylla
  • Secrétaire chargé des relations extérieures et du dialogue social : Talibé Barny
  • Secrétaire chargé des affaires juridiques et du plaidoyer : Daouda Yansané
  • Secrétaire chargée de la communication : Oumou Diallo

Avec cette nouvelle fédération, les employeurs de la presse privée guinéenne se dotent d’un cadre commun de représentation. L’enjeu sera désormais de traduire cette structuration en actions concrètes pour renforcer la viabilité économique des médias, améliorer les conditions de travail et accompagner l’évolution du paysage médiatique national.

Feld mit reifer Baumwolle 360x320

Mali : Bamako veut transformer localement au moins 10 % de son coton fibre.

Le Mali veut accélérer la transformation locale de son coton afin d’accroître la valeur ajoutée de cette filière stratégique. L’objectif de Bamako est de transformer sur son territoire au moins 10 % de sa production nationale de coton fibre, une ambition présentée mercredi à New York, à l’occasion de la Journée mondiale du coton.

Lors d’une rencontre organisée par les missions permanentes du Mali et de l’Inde auprès des Nations unies, le représentant malien, Issa Konfourou, a plaidé pour un renforcement des investissements dans la transformation de cette matière première. Son homologue indien, Harish Parvathaneni, a également participé à cette initiative, qui a réuni des représentants de pays producteurs et industrialisés autour des perspectives de développement de la filière.

L’ambition affichée par Bamako est de réduire la dépendance aux exportations de coton brut et de favoriser la création de valeur sur le territoire national. La transformation locale pourrait notamment contribuer au développement des activités textiles, à la diversification industrielle et à la création d’emplois. Toutefois, le calendrier de réalisation de cet objectif et les mécanismes de financement nécessaires restent à préciser.

Le défi concerne l’ensemble des pays africains producteurs de coton. Le Mali, le Bénin, le Burkina Faso et le Tchad constituent le groupe Coton-4 (C-4), formé pour défendre les intérêts de leurs producteurs dans les négociations commerciales internationales. La Côte d’Ivoire s’est ensuite associée à cette dynamique dans le cadre du C-4+.

Ces pays ont notamment contribué à promouvoir la reconnaissance internationale du coton comme enjeu de développement. À leur initiative, l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 7 octobre Journée mondiale du coton en 2021, afin de mettre en lumière le rôle économique et social de cette filière.

Malgré son importance pour les économies de la région, le coton africain reste largement exporté sans transformation industrielle. Selon les données de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) citées dans les informations présentées, environ 98 % du coton de la région est encore commercialisé sous forme de fibre brute. Cette situation limite les retombées industrielles que les pays producteurs pourraient tirer de cette ressource.

Pour inverser cette tendance, le Partenariat pour le coton prévoit de mobiliser cinq milliards de dollars sur dix ans afin de soutenir le développement des activités textiles et de contribuer à la création d’environ 500 000 emplois dans les pays du C-4+.

À l’échelle mondiale, les perspectives de marché restent également déterminantes pour les producteurs. Pour la campagne 2026-2027, la production mondiale de coton est estimée à 25,9 millions de tonnes, contre une consommation prévue de 25,2 millions de tonnes. Les échanges internationaux devraient, quant à eux, diminuer de 2,7 % pour s’établir à 9,6 millions de tonnes, selon les projections du Comité consultatif international du coton présentées à l’OMC.

Pour le Mali, l’enjeu est désormais de traduire son objectif de transformation locale en investissements concrets, en capacités industrielles et en débouchés commerciaux. La réussite de cette stratégie dépendra notamment de l’accès au financement, de la disponibilité des infrastructures et de la capacité à structurer une véritable chaîne de valeur textile.