21c1b443 7a0d 4f2f a9b4 ff9dc4678867 360x320

Guinée : Orange Digital Center sensibilise les jeunes aux métiers de demain.

Orange Digital Center (ODC) a organisé, jeudi 20 août 2026, au siège d’Orange Guinée à Koloma, un Salon de l’orientation consacré aux métiers d’avenir et aux nouvelles compétences recherchées sur le marché de l’emploi.

La rencontre a réuni une centaine de jeunes ainsi que plusieurs professionnels des ressources humaines, de la data, de la stratégie et du numérique. D’autres participants ont suivi les échanges à distance.

Le numérique au cœur des nouvelles opportunités

Selon Philippe Kolama Guilavogui, manager d’Orange Digital Center, l’objectif était d’aider les jeunes à mieux comprendre les transformations du monde professionnel et à choisir des parcours de formation correspondant aux besoins futurs des entreprises.

Les échanges ont notamment mis en avant la data, l’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité et l’Internet des objets. Des domaines appelés à prendre une place croissante dans de nombreux secteurs, au-delà des métiers traditionnellement associés aux technologies.

Pour les organisateurs, cette évolution concerne également les étudiants issus des sciences sociales et d’autres filières. La maîtrise des outils numériques devient progressivement une compétence transversale dans un marché du travail en pleine mutation.

Anticiper les besoins des entreprises

Cheick Oumar Barry, responsable de la prospective RH, a pour sa part insisté sur l’importance d’anticiper les besoins en compétences. Les entreprises peuvent déjà rencontrer des difficultés à identifier certains profils spécialisés correspondant aux nouveaux métiers.

Le développement des services numériques, des solutions de paiement digital et des grands projets économiques en Guinée devrait contribuer à accroître cette demande de compétences nouvelles.

Encourager les jeunes à se préparer dès maintenant

Pour les participants, le salon a également permis de découvrir des secteurs encore peu connus. Certains jeunes ont notamment exprimé leur intérêt pour la data et l’intelligence artificielle.

À travers cette initiative, Orange Digital Center entend ainsi encourager les jeunes Guinéens à mieux anticiper les évolutions du marché de l’emploi et à intégrer les compétences numériques dans leur parcours.

L’enjeu est désormais de rapprocher formation, compétences et besoins des entreprises, afin de permettre à la jeunesse guinéenne de mieux se positionner sur les emplois qui émergeront dans les prochaines années.

IMG 0880 1024x683 1 360x320

Guinée : Son Excellence Mamadi Doumbouya officialise la signature électronique.

​Le président Mamadi Doumbouya, a pris ce mercredi 19 août 2026 un décret fixant les modalités d’application de l’article 1003 du Code civil guinéen. Ce texte encadre l’usage de la signature électronique pour garantir la sécurité juridique et la fiabilité des échanges numériques au sein des administrations publiques, du secteur privé et entre particuliers.

​Le présent décret a pour objet de fixer les modalités d’application des dispositions de l’article 1003 du Code civil de la République de Guinée relatif à la signature électronique.

Il vise à renforcer la sécurité et la fiabilité des échanges électroniques au sein de l’administration publique, des entreprises privées et entre particuliers.

​Article 2 : Définitions

​Au sens du présent décret, on entend par :
​Signature électronique : Un mécanisme juridique permettant de garantir l’intégrité d’un document électronique et l’authentification de son auteur, tout en favorisant sa sécurité et sa fiabilité.

​Prestataire de services de certification électronique : Une entité agréée par l’autorité compétente de l’État, chargée de la délivrance des certificats électroniques.

​Article 3 : Champ d’application

​Le présent décret s’applique à tous les actes juridiques électroniques et documents numériques nécessitant une authentification par signature électronique, notamment :
​Les documents administratifs et formulaires électroniques émis par l’administration publique ;
​Les actes et documents électroniques émis par les acteurs du secteur privé ;
​Les actes et documents électroniques émis entre particuliers ;
​Les actes et documents électroniques émis entre particuliers et professionnels.

​Article 4 : Valeur juridique et critères de validité

​Une signature électronique a la même force probante que l’écrit sur support papier, à condition qu’elle identifie la personne dont elle émane et qu’elle soit établie et conservée dans les conditions définies par la loi et le présent décret.

​Pour être valide, la signature doit répondre aux critères suivants :

​Authentique : L’identité du signataire doit être clairement mentionnée sur l’acte de manière certaine.

​Infalsifiable : Elle doit être apposée de manière à éviter toute possibilité de falsification.

​Non réutilisable : Elle doit rendre impossible toute réutilisation sur un autre acte et fait partie intégrante du document signé.

​Inaltérable : L’acte signé doit être insusceptible de toute modification ultérieure.

​Irrévocable : La signature mentionnée sur l’acte est irrévocable par son auteur.

​Article 5 : Agrément des prestataires de services de certification

​Toute personne désireuse d’exercer des prestations de services de certification électronique en République de Guinée doit être agréée par l’autorité compétente.
​Les conditions d’agrément prennent en compte la conformité aux standards internationaux de sécurité, de fiabilité et de confidentialité des données.

​Article 6 : Obligations des prestataires

​Les prestataires de services de certification électronique sont tenus de mettre en œuvre tous les moyens et technologies garantissant :
​La sécurité de la création et de la vérification des signatures électroniques ;
​La protection des données à caractère personnel des signataires ;
​La traçabilité des opérations de certification.
​Remarque : Les solutions de signature électronique doivent se conformer aux normes techniques et de sécurité définies par arrêté conjoint du ministère en charge des Télécommunications et de l’Économie numérique et du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme.

​Article 7 : Autorité compétente

​L’Agence nationale de digitalisation de l’État (ANDE) est désignée comme l’autorité compétente pour l’agrément, le contrôle, la supervision et l’audit des prestataires de services de certification électronique.
​Elle est la seule entité habilitée à délivrer la certification attestant de la capacité des prestataires à fournir des services conformes aux normes de sécurité en vigueur.

​Article 8 : Obligation de conservation

​Toute personne physique ou morale détentrice d’une signature électronique a l’obligation de conserver les supports d’archivage pour une durée minimale de 10 ans à compter de la date d’émission de la signature.

​Article 9 : Sanctions

​Toute violation des dispositions du Code civil et du présent décret expose ses auteurs aux sanctions prévues par la législation en vigueur, notamment en matière de cybercriminalité et de protection des données à caractère personnel.

​Toute falsification, altération ou utilisation frauduleuse d’une signature électronique sera punie conformément aux lois de la République.

​Article 10 : Dispositions finales
​Le présent décret, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, prend effet à compter de sa date de signature. Il sera enregistré et publié au Journal Officiel de la République.

Source : Guinée360.

WhatsApp Image 2026 08 20 at 13 12 09 360x320

Sénégal–ONU : Dakar veut renforcer le partenariat autour de l’Agenda Sénégal 2050.

Le Sénégal souhaite approfondir sa coopération avec le système des Nations Unies afin d’accompagner la mise en œuvre des priorités de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Cette ambition a été au centre d’une rencontre tenue jeudi 20 août 2026 entre le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo et Hannan Sulieman, Directrice générale adjointe de l’UNICEF et responsable de la gestion de la Maison des Nations Unies à Diamniadio.

Le capital humain au cœur des échanges

Les discussions ont porté sur les principaux axes de coopération entre le Sénégal, l’UNICEF et les différentes agences des Nations Unies. Le développement du capital humain figure parmi les priorités mises en avant, notamment à travers l’éducation et la formation professionnelle.

Le gouvernement entend consolider les acquis dans ces secteurs et développer de nouvelles initiatives destinées à renforcer les compétences des jeunes et leurs perspectives d’insertion.

Une administration mieux préparée

La coopération devrait également concerner le renforcement des capacités de l’administration publique. L’objectif est d’accompagner les départements ministériels dans l’amélioration de leur organisation, de leur fonctionnement et de leur capacité à mettre en œuvre efficacement les politiques publiques.

Pour Dakar, cette dimension institutionnelle constitue un élément essentiel de la réussite de l’Agenda Sénégal 2050, qui ambitionne de faire de l’administration un levier plus performant de transformation économique et sociale.

Diamniadio au cœur de la présence onusienne

Les échanges ont enfin porté sur le transfert progressif du système des Nations Unies vers Diamniadio, conformément au calendrier établi.

Cette évolution accompagne la montée en puissance de la ville comme nouveau pôle administratif et institutionnel du Sénégal. La délégation de l’UNICEF a également salué l’engagement de Dakar en faveur du multilatéralisme et de l’intégration régionale.

À travers ce partenariat renforcé, le Sénégal entend ainsi mobiliser l’expertise et l’appui du système des Nations Unies au service de ses priorités nationales, avec une attention particulière portée à la jeunesse, au capital humain et à la modernisation de l’action publique.

779323305 1517063027128053 8691406829064301026 n 360x320

Guinée : la Présidence et le Gouvernement instaurent un nouveau cadre de dialogue avec les médias.

Les porte-paroles de la Présidence de la République et du Gouvernement ont rencontré, mercredi 19 août 2026 à Conakry, des représentants des médias nationaux et internationaux. Cette rencontre de prise de contact marque la mise en place d’un nouveau cadre d’échanges destiné à renforcer les relations entre les institutions publiques et les professionnels de l’information.

Vers une communication publique plus ouverte

Le ministre secrétaire général de la Présidence et porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a réaffirmé la volonté des autorités de favoriser une communication fondée sur la transparence, la disponibilité et l’accès à une information fiable.

« L’information publique appartient aux citoyens », a-t-il rappelé, en soulignant le rôle des porte-paroles dans la transmission des informations officielles et le renforcement du lien entre les institutions et les médias.

De son côté, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique et porte-parole du Gouvernement, Faya François Bourouno, a présenté les principales orientations de la politique de modernisation de l’État portée par le président Mamadi Doumbouya.

Le numérique au cœur de la modernisation

Les échanges ont notamment porté sur la transformation numérique de l’administration. Plusieurs plateformes, dont DAMANDA, TELEMO, SONEYA, TRESOR PAY, FUGAS et GEDA, ont été présentées comme des outils destinés à améliorer l’efficacité des services publics, renforcer la traçabilité des procédures et faciliter l’accès des citoyens aux démarches administratives.

Cette digitalisation constitue l’un des axes de la modernisation engagée par les autorités guinéennes.

Des rencontres avec les médias tous les deux mois

La principale annonce de la rencontre concerne la création d’un mécanisme régulier de dialogue avec les médias.

Le dispositif prévoit notamment des rencontres bimestrielles, des points de contact dédiés et des briefings thématiques sur les principaux sujets d’intérêt national.

À travers cette initiative, la Présidence et le Gouvernement souhaitent instaurer un dialogue plus régulier avec les professionnels de l’information et favoriser une meilleure circulation de l’information publique.

Cette nouvelle plateforme d’échanges devrait ainsi permettre de rapprocher davantage les institutions et les médias, tout en renforçant l’accès des citoyens à une information officielle, claire et vérifiable.

415948a9 7d44 4b04 af60 21be68fc7e9d 360x320

Guinée : la Présidence défend la sanction du magistrat Algassimou.

Au cours de la rencontre de prise de contact entre les porte-parole de la Présidence et du Gouvernement, le porte-parole adjoint de la Présidence s’est prononcé sur la sanction du magistrat Algassimou. Dans son intervention axée sur les exigences de rigueur au sein de l’appareil d’État, Thierno Mamadou Bah a vivement critiqué les partisans du « laxisme institutionnel ».

En confirmant la sanction infligée au magistrat Algassimou, l’exécutif pose un acte fort et invite la corporation des journalistes à troquer les spéculations contre le véritable travail d’investigation.

De la pédagogie à l’exemplarité

« Le général Amara l’a dit clairement, dans l’administration, on sanctionne. »

Le message est d’une clarté limpide. En comparant la gestion de l’État à la rigueur d’une chefferie de famille où l’on recadre les enfants turbulents, la Présidence entend siffler la fin de la récréation. Trop longtemps habitués à observer un État indulgent ou spectateur de ses propres dérives, les citoyens assistent ici à un tournant. L’argument est massue : lorsqu’une sanction tombe, les réflexes épidermiques crient immédiatement à l’acharnement cerné sur un individu.

Le défi jeté aux journalistes : Exit les « il paraît que « mais là où le discours prend une tournure éminemment professionnelle, c’est lorsqu’il interpelle directement notre caste. La Présidence l’admet : l’information est officielle, elle est confirmée. Finies les supputations de couloir et les vagues rumeurs distillées sur les réseaux sociaux.

Le pouvoir tend la main, mais pose une exigence de taille : changer de méthode : Ne plus se contenter des on-dit. Aller à la source : Franchir le seuil du ministère de la Justice pour exiger les motifs réels de cette sanction.

Source : GuinéeNews.

780141462 2970724756604579 6954654093911710172 n 360x320

Guinée : le ministère de la Santé clarifie la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen.

Face aux interrogations suscitées par l’évacuation et la fermeture temporaire du CHU Ignace Deen, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a apporté, mercredi 19 août 2026, des précisions sur les raisons de cette décision.

Selon le département dirigé par Khaïté Sall, cette mesure constitue une étape préparatoire au projet de reconstruction et de modernisation de l’établissement, l’un des principaux centres hospitaliers historiques de Guinée.

Les activités transférées au Camp Camayenne

Dans le cadre de cette transition, les activités du CHU Ignace Deen seront temporairement délocalisées vers le Camp Camayenne. Le ministère indique que ce transfert doit permettre de libérer et de sécuriser le site avant le démarrage effectif des travaux.

À compter du mercredi 19 août, aucune nouvelle hospitalisation ni intervention programmée ne sera donc admise au CHU Ignace Deen.

Les patients déjà hospitalisés feront, quant à eux, l’objet d’un suivi afin d’assurer la continuité des soins. Les personnes nécessitant une prise en charge seront orientées vers les structures sanitaires disposant des capacités adaptées à leur état et à leur pathologie.

Un projet destiné à moderniser l’offre hospitalière

Pour le ministère, la reconstruction du CHU Ignace Deen répond à la nécessité de moderniser les infrastructures sanitaires et d’améliorer les conditions de prise en charge des patients.

Le projet vise notamment à renforcer la qualité et la sécurité des soins, ainsi que les capacités nationales dans la prise en charge des pathologies complexes.

À terme, les autorités souhaitent également réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger en développant davantage les capacités spécialisées disponibles en Guinée.

Une fermeture temporaire avant la reconstruction

Le ministère précise que la fermeture actuelle ne constitue donc pas un abandon du CHU Ignace Deen, mais une phase transitoire liée au lancement de sa reconstruction.

Une fois le transfert achevé, les services de l’établissement poursuivront temporairement leurs activités au Camp Camayenne pendant la durée des travaux.

Ils devraient réintégrer le site après l’achèvement du chantier et la mise en service du nouveau CHU Ignace Deen, dans le cadre de la modernisation du système hospitalier guinéen.

Peut être une image de texte
780380844 1506914814812019 633414475457754228 n 360x320

Programme Simandou 2040 : Vers une gouvernance juridique anticipée et maîtrisée.

Le Secrétariat général du Gouvernement a présenté, ce 19 août 2026, à Conakry, les diligences juridiques relatives à la première vague du programme Simandou 2040. L’objectif de cette démarche est de lancer le chantier de sécurisation juridique de ce mégaprojet.

Actualités Conakry

À l’ouverture des travaux, la Secrétaire adjointe du Gouvernement, Sirégbè Kéita, a rappelé la « vision ambitieuse de transformation de la Guinée » portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, et son « engagement constant en faveur de la refondation de l’État ».

Poursuivant son allocution, elle a souligné que « le programme Simandou 2040 constitue aujourd’hui le principal instrument de concrétisation de cette vision à travers un portefeuille de 122 mégaprojets et de réformes destiné à impulser une croissance durable, inclusive et souveraine ».

Revenant sur l’objectif de la rencontre, elle a indiqué qu’elle vise à « partager une compréhension commune des enjeux de sécurisation juridique des projets, à identifier les diligences nécessaires et à renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans leur mise en œuvre ». Elle a ajouté : « Comme le rappelle notre démarche de programmation budgétaire, celle-ci constitue une étape essentielle, mais elle doit impérativement être accompagnée d’une sécurisation juridique efficace afin de permettre le lancement, les contractualisations et l’exécution des projets dans les délais prévus. »

Selon elle, « les analyses réalisées dans le cadre de la première vague du projet Simandou 2040 révèlent l’ampleur du défi qui nous attend ». Le portefeuille examiné comprend 331 projets recensés dans cette première vague, répartis sur les sites miniers stratégiques.

Toutefois, les travaux préparatoires démontrent que la réussite de ces initiatives ne dépend pas seulement de leur financement ou de leur maturité technique : elle exige aussi un environnement juridique adéquat, capable de sécuriser les procédures, d’encadrer les interventions des parties prenantes et de garantir l’efficacité des investissements publics.

Politique

Elle a précisé que sur « un portefeuille analysé de 248 projets inscrits à la loi de finances initiale 2026, 179 nécessitent encore une sécurisation juridique de la documentation et des actes requis pour leur exécution ». La priorité est d’autant plus forte que 163 d’entre eux requièrent un cadre juridique opérationnel dès cette année.

Face à ces défis, la Secrétariat générale adjointe du Gouvernement insiste sur la nécessité de conjuguer célérité, rigueur et coordination interministérielle. « Les secteurs des infrastructures, des transports et des technologies, qui représentent à eux seuls près de 59 % du portefeuille de la première vague, appellent une attention accrue, sans pour autant négliger les autres secteurs de transformation de notre pays », a-t-elle relevé.

« Nos échanges devront permettre de partager un diagnostic commun, d’identifier les tâches nécessaires à chaque projet, de clarifier les responsabilités institutionnelles et de convenir d’une méthodologie de suivi garantissant une plus grande célérité dans la production et l’adoption des actes juridiques », a-t-elle martelé. Et de conclure : « Notre ambition commune doit être claire : faire en sorte qu’aucun projet prioritaire du programme Simandou 2040 ne soit retardé pour des raisons de préparation juridique ou réglementaire. À travers une collaboration étroite entre le Secrétariat général du Gouvernement, les ministères sectoriels, les budgets spéciaux d’investissement (BSI) et la structure de Simandou, nous devons bâtir un dispositif de suivi performant fondé sur l’anticipation, la responsabilité et les résultats. »

Pour sa part, le Délégué général de la Delivery Unit, Mamadou Angelo Diallo, a rappelé que la Guinée s’est engagée « dans un voyage irréversible. Un voyage qui a pour mission de faire de notre pays une nation émergente à l’horizon 2026. (…) Mais ce qui est encore plus important, ce sont les actions pour mettre en œuvre toutes ces politiques sectorielles, tout le contenu des discours politiques. »

Diallo est conscient que « les conditions de mise en vigueur ont été pendant très longtemps un goulet d’étranglement. Aujourd’hui, nous devons faire en sorte que l’administration publique et nos propres procédures ne deviennent pas des freins à l’exécution de nos programmes de développement. C’est pourquoi nous devons travailler ensemble dans une intelligence collective et mettre en avant notre capacité -au-delà des prérogatives et des missions- à nous retrouver et à collaborer pour un seul objectif : réaliser ce programme qui consiste à donner corps et âme à la vision que le Président de la République a eue pour son pays. »

Au nom du ministre du Plan et de la Coopération internationale, Kabélé Soumah a indiqué que « l’enjeu est clair : passer d’une gestion des textes dans l’urgence à une gouvernance juridique anticipée, planifiée et maîtrisée. Les diligences nécessaires doivent être identifiées pour chaque projet et programme, selon des échéances réalistes, suivies de manière continue et traitées avec célérité. »

Il a ajouté : « La sécurisation juridique ne constitue pas une formalité administrative isolée. Elle est une condition de crédibilité de notre action publique, de confiance pour les investisseurs et les partenaires techniques et financiers, de mobilisation des ressources et, surtout, d’exécution effective des projets structurants du programme Simandou 2040. »

Enfin, le ministre Secrétaire général du Gouvernement a appuyé les arguments de ses prédécesseurs concernant la sécurisation des fondements juridiques, dont les réformes concourent toutes vers les priorités du président Mamadi Doumbouya. Selon lui, l’objectif est de conférer à l’action publique une solidité juridique incontestable afin que les transformations reposent sur un socle normatif rigoureux. « Nous devons passer d’une gestion d’urgence à une démarche planifiée. Nous ne concurrençons pas les ministères, nous les appuyons », a-t-il conclu.

Source : GuinéeNews.

780074795 2146582185896999 8483896324867713889 n 360x320

Hôpital International Indo-Guinéen : la ministre de la Santé évalue l’état d’avancement avant l’inauguration.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté SALL, a effectué une visite de terrain sur le chantier de l’Hôpital International Indo-Guinéen, situé à Gbessia Cité de l’Air, à Conakry.

Accompagnée de plusieurs cadres de son département, la ministre s’est rendue sur le site afin d’évaluer le niveau de réalisation de cette infrastructure sanitaire et de s’assurer de son état de préparation avant sa prochaine inauguration.

Une infrastructure de 160 lits extensible à 400

L’Hôpital International Indo-Guinéen est conçu pour disposer, dans sa configuration initiale, d’une capacité de 160 lits, avec une possibilité d’extension pouvant porter cette capacité à 400 lits.

Lors de la visite, Khaïté SALL a inspecté plusieurs installations destinées à assurer la prise en charge des patients et le fonctionnement de l’établissement. La délégation s’est notamment rendue dans l’unité de soins intensifs, le bloc opératoire, le centre de transfusion sanguine et le service de pédiatrie.

Le bloc administratif ainsi que la morgue ont également fait l’objet d’une inspection.

Des orientations avant la mise en service

La visite a permis à la ministre d’échanger directement avec les responsables du site sur l’état des différentes installations et les dernières étapes à accomplir avant l’ouverture de l’établissement.

À travers cette démarche, le ministère entend disposer d’une évaluation globale de l’infrastructure et identifier les éventuels ajustements nécessaires à son fonctionnement.

Khaïté SALL a ainsi donné des orientations aux équipes concernées afin de préparer les conditions de mise en service de l’hôpital.

Renforcer l’offre de soins

Avec sa capacité importante et ses différents services spécialisés, l’Hôpital International Indo-Guinéen doit contribuer au renforcement de l’offre sanitaire à Conakry.

Sa prochaine inauguration constituera une nouvelle étape dans le développement des infrastructures de santé et l’amélioration des capacités de prise en charge des populations.

La visite ministérielle intervient ainsi dans la phase préparatoire précédant l’ouverture officielle du centre, dont les autorités souhaitent assurer le bon fonctionnement dès sa mise en service.

Assemblee nationale 1200x800 1 360x320

CRÉDITS SPÉCIAUX : L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU SENEGAL SUSPEND L’EXAMEN DE LA PROPOSITION DE LOI

L’Assemblée nationale a décidé de suspendre la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi portant sur le régime juridique des crédits spéciaux, initialement prévue ce mercredi 19 août 2026.

Dans un communiqué publié ce mardi 18 août, l’institution parlementaire affirme que l’Exécutif a saisi le Conseil constitutionnel d’un recours visant à faire déclarer que certaines dispositions de cette proposition de loi relèvent du pouvoir réglementaire.

L’Assemblée nationale estime que cette saisine intervient dans un contexte d’« obstruction systématique » au processus législatif visant, selon elle, à renforcer la transparence dans la gestion des deniers publics.

Malgré l’absence, selon le communiqué, de disposition prévoyant expressément un effet suspensif du recours, l’Assemblée nationale dit avoir choisi de suspendre la plénière « soucieuse de la stabilité, de l’élégance républicaine et du dialogue entre les Institutions ».

Les autres travaux maintenus

Le Parlement précise toutefois que cette suspension ne concerne pas les autres travaux inscrits à son agenda.

Ainsi, les travaux relatifs à la ratification des propositions de résolution portant création de commissions d’enquête parlementaire sont maintenus pour le jeudi 20 août 2026.

Il en est de même pour l’examen du projet de loi n° 25/2026 portant sur la protection des infrastructures d’information critiques et la sécurité numérique.

Source : RTS.

80d7880f 0408 451d b021 a02a9120d50e 360x320

Sénégal : le gouvernement saisit le Conseil constitutionnel sur les crédits spéciaux.

Le gouvernement sénégalais a saisi le Conseil constitutionnel pour contester la recevabilité d’une proposition de loi portant sur le régime juridique des crédits spéciaux. Cette démarche intervient alors que l’Assemblée nationale doit examiner le texte en séance plénière ce mercredi 19 août 2026.

Dans un communiqué, la Primature indique que la proposition de loi n°34/2026, déjà adoptée en commission, doit être soumise aux députés à partir de 10 heures. L’Exécutif estime toutefois que certaines de ses dispositions relèvent du domaine réglementaire et non de celui de la loi.

Un désaccord sur les compétences de l’Assemblée

Le gouvernement s’appuie notamment sur les articles 67 et 76 de la Constitution pour considérer que certaines mesures prévues par le texte relèvent de la compétence réglementaire du pouvoir exécutif.

Il a donc opposé l’irrecevabilité à la proposition de loi avant de saisir le Conseil constitutionnel, conformément à la procédure prévue par l’article 83 de la Constitution.

Au cœur du différend figure notamment la question de l’encadrement et du contrôle des crédits spéciaux, des fonds dont l’utilisation fait régulièrement l’objet de débats sur la transparence et la gouvernance des finances publiques.

Un texte déjà discuté en commission

Lors de l’examen en commission, le gouvernement avait proposé de limiter le champ du texte aux crédits spéciaux attribués à la Présidence de la République, à l’Assemblée nationale et à la Primature.

L’Exécutif souhaitait par ailleurs que les modalités pratiques de leur contrôle soient fixées par voie réglementaire.

Le Conseil constitutionnel devra désormais déterminer si les dispositions contestées peuvent être inscrites dans le domaine de la loi ou si elles empiètent effectivement sur les prérogatives réglementaires du gouvernement.

Une nouvelle séquence institutionnelle

Cette saisine intervient au lendemain d’un autre vote important de l’Assemblée nationale. Lundi, les députés ont adopté, par 133 voix contre 2, une modification de l’article 37 de la Constitution renforçant les obligations de déclaration et de publication du patrimoine des principaux responsables de l’État.

Le nouvel épisode autour des crédits spéciaux intervient donc dans un contexte de débats institutionnels particulièrement soutenus.

Pour la Primature, la saisine du Conseil constitutionnel vise à préserver « l’ordre juridique républicain » et à clarifier la répartition des compétences entre le pouvoir législatif et le pouvoir réglementaire.

La décision des Sages sera ainsi déterminante avant l’examen définitif du texte par les députés.