FB IMG 1777391140938 1140x570 1 360x320

Sénégal : le numérique au cœur des priorités stratégiques de l’État.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce mardi les membres du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), conduits par leur président, Oumar Diène Sakho.

Au-delà du caractère protocolaire de cette audience, la rencontre s’inscrit dans un contexte de transformation accélérée du secteur des télécommunications, devenu un levier central de développement économique et de souveraineté.

Un secteur en mutation rapide

Le paysage numérique connaît aujourd’hui des évolutions majeures, marquées par le déploiement progressif de la 5G, l’essor de l’intelligence artificielle et l’intensification des enjeux liés à la cybersécurité. Ces mutations redéfinissent les équilibres économiques et technologiques, tout en posant de nouveaux défis aux États en matière de régulation et de gouvernance.

Dans ce contexte, le Sénégal cherche à adapter ses politiques publiques afin d’accompagner ces transformations et de renforcer la compétitivité de son écosystème numérique.

La régulation, un outil stratégique

Face à ces enjeux, la régulation s’impose comme un instrument déterminant, à l’intersection des dimensions économiques, technologiques et politiques. Les autorités sénégalaises mettent en avant la ضرورة d’ajuster les mécanismes de contrôle et d’encadrement à un environnement en constante évolution, marqué par une concurrence accrue et des innovations rapides.

L’ARTP est ainsi appelée à jouer un rôle central, non seulement dans l’organisation du marché, mais également dans la protection des consommateurs et la promotion d’un cadre équitable pour les acteurs du secteur.

Une gouvernance renforcée pour accompagner la transformation

La composition du Collège de l’ARTP, issue d’un processus d’appel à candidatures selon les autorités, traduit une volonté de consolider la crédibilité et la légitimité de l’institution. Cette approche vise à renforcer la transparence et l’efficacité de la régulation, dans un contexte où les enjeux dépassent largement le cadre technique.

Numérique et souveraineté : un enjeu de long terme

À travers cette rencontre, les autorités sénégalaises réaffirment la place stratégique du numérique dans les politiques publiques. Au-delà des considérations économiques, la régulation du secteur touche désormais à des questions de souveraineté, d’inclusion numérique et de développement durable.

Dans un environnement international marqué par une compétition accrue sur les technologies, le Sénégal entend structurer son écosystème pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par la transformation digitale.

Diomaye 1024x682 1 360x320

Sénégal : vers une refonte majeure des institutions et du système électoral.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé, le 27 avril 2026, la finalisation de quatre avant-projets de loi structurants, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des dialogues nationaux inclusifs organisés en 2024 et 2025.

Ces concertations, consacrées respectivement à la réforme de la justice et à la refonte du système politique, constituent le socle d’un vaste chantier de transformation institutionnelle engagé par les autorités sénégalaises.

Des réformes au cœur de l’architecture institutionnelle

Les textes finalisés portent sur des domaines clés de la gouvernance. Ils concernent notamment la révision de la Constitution, la réforme de la loi organique encadrant la Cour constitutionnelle du Sénégal, l’élaboration d’un nouveau Code électoral ainsi que l’encadrement du fonctionnement des partis politiques.

Parmi les innovations envisagées figure également la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), destinée à renforcer la transparence et la crédibilité des processus électoraux.

Une traduction des recommandations issues des dialogues nationaux

Selon les autorités, ces avant-projets traduisent fidèlement les principales recommandations formulées lors des concertations nationales. Leur mise à disposition sur une plateforme officielle marque une étape avancée dans le processus, en favorisant la transparence et l’appropriation par les citoyens et les acteurs politiques.

Une dynamique parlementaire en cours

En parallèle, l’Assemblée nationale du Sénégal est appelée à examiner une proposition de loi portant modification du Code électoral, notamment ses articles L29 et L30. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du cadre électoral, dans un contexte de recomposition du paysage politique.

À travers ces réformes, les autorités sénégalaises affichent leur volonté de consolider l’État de droit et de renforcer les mécanismes démocratiques, dans un environnement marqué par de fortes attentes en matière de gouvernance et de transparence.

FB IMG 1777307231370 360x320

Mali : une riposte déterminée pour défendre l’État et préserver la stabilité.

Dans un contexte marqué par le deuil national consécutif au décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a livré, lundi 27 avril 2026, une lecture politique des attaques récentes ayant frappé plusieurs localités du pays.

Selon lui, ces assauts dépassent le cadre strictement militaire et s’inscrivent dans une stratégie visant à fragiliser les institutions et à compromettre le processus de transition en cours.

Une stratégie de déstabilisation assumée

Le chef du gouvernement estime que les groupes armés impliqués cherchaient avant tout à semer la peur au sein de la population, à fissurer la cohésion nationale et à remettre en cause l’autorité de l’État. Cette analyse met en lumière une volonté de déstabilisation globale, au-delà des objectifs tactiques habituels.

Une riposte militaire présentée comme décisive

Face à cette offensive, les autorités mettent en avant la réactivité des forces armées. Abdoulaye Maïga évoque une « riposte cinglante », affirmant que l’armée a réussi à contenir les attaques et à neutraliser un nombre significatif d’assaillants sur plusieurs fronts.

Il a salué l’engagement et le professionnalisme des forces déployées, qu’il considère comme déterminants dans la préservation de la stabilité institutionnelle.

Des soupçons de soutiens extérieurs

Les autorités maliennes décrivent ces attaques comme une opération coordonnée d’envergure, susceptible d’avoir bénéficié d’appuis extérieurs. Sans désigner explicitement d’acteurs, le Premier ministre a évoqué l’existence de « sponsors du terrorisme », laissant entendre l’implication de soutiens internationaux dans la planification ou l’exécution des assauts.

Vers une adaptation du dispositif sécuritaire

Malgré la réponse militaire, le gouvernement reconnaît la nécessité d’ajuster son dispositif face à une menace qualifiée d’asymétrique. Des mesures de renforcement de la sécurité et d’anticipation de nouvelles attaques sont annoncées, dans un contexte de pression sécuritaire persistante.

Hommage aux victimes et affirmation de la détermination de l’État

Le Premier ministre a rendu hommage aux victimes civiles et militaires de ces violences, tout en réaffirmant la détermination des autorités à poursuivre la lutte contre les groupes armés jusqu’à leur neutralisation.

Au-delà du bilan opérationnel, le message du gouvernement se veut clair : si les attaques visaient à ébranler l’État, la réponse entend démontrer sa capacité de résilience et sa volonté de maintenir le cap de la transition.

IMG 0880 1024x683 1 360x320

Attaques au Mali : la Guinée exprime sa solidarité et son soutien.

Le gouvernement de la République de Guinée a fait part de sa vive émotion à la suite des attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs villes du Mali, ayant entraîné d’importantes pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

Dans une déclaration officielle lue le 27 avril 2026 à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, les autorités guinéennes ont exprimé leur profonde consternation face à ces événements tragiques.

Une solidarité fondée sur des liens historiques

Le gouvernement guinéen a rappelé les relations de fraternité et de solidarité qui unissent de longue date les peuples guinéen et malien. Il a souligné être resté en contact étroit avec les autorités de Mali dès l’annonce des attaques, témoignant d’une coordination diplomatique active dans ce contexte de crise.

Condoléances officielles et soutien aux victimes

Au nom du peuple guinéen, les autorités ont adressé leurs condoléances les plus attristées au peuple malien ainsi qu’au président de la transition, Assimi Goïta. Une pensée particulière a été exprimée en mémoire des victimes, parmi lesquelles figurent des responsables militaires ayant perdu la vie lors de ces attaques.

Le gouvernement a également formulé des vœux de prompt rétablissement à l’endroit des blessés, tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette épreuve.

Un appel à la paix et à la stabilité

Au-delà de l’émotion suscitée par ces événements, la Guinée a réitéré son attachement à la paix et à la sécurité dans la sous-région. Les autorités ont ainsi exprimé leurs prières pour un retour durable à la stabilité au Mali, confronté à des défis sécuritaires persistants liés à la menace terroriste.

Colonel 1200x675 1 360x320

Mali : décès du général Sadio Camara et instauration d’un deuil national.

Les autorités maliennes ont officiellement confirmé, à travers un communiqué diffusé sur les antennes de Office de Radio et Télévision du Mali, le décès du général Sadio Camara, survenu le samedi 25 avril 2026. Cette disparition marque la perte d’une figure centrale de l’appareil sécuritaire du pays.

Une annonce officielle après plusieurs rumeurs

La nouvelle, qui circulait avec insistance depuis plusieurs heures, a été formellement validée par les autorités de la transition. Le général Sadio Camara occupait les fonctions de ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, un poste clé dans le contexte sécuritaire actuel du Mali.

Deux jours de deuil national décrétés

En hommage au défunt, la présidence de la transition a décrété une période de deuil national de deux jours sur l’ensemble du territoire. Ce recueillement officiel débutera le mercredi 29 avril 2026.

Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics, conformément aux usages protocolaires en vigueur, tandis que la nation est appelée à rendre hommage à la mémoire de l’ancien ministre.

Une figure majeure de la transition

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, le général Sadio Camara s’était imposé comme un acteur clé de la transition politique et sécuritaire du Mali. Sa disparition intervient dans un contexte marqué par des défis importants en matière de défense et de stabilité, soulignant l’importance de son rôle au sein de l’appareil d’État.

677927250 122285855774033258 6574389822376397953 n 360x320

Gaz : Dakar acte le retrait de partenaires étrangers du bloc Yakaar-Teranga.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a annoncé ce jeudi 23 avril 2026 la signature d’un accord entérinant le retrait de Kosmos Energy et de PETROSEN de la licence du bloc gazier offshore de Cayar, connu sous le nom de Yakaar-Teranga.

Selon le chef du gouvernement, cet accord a été conclu sans contrepartie financière pour l’État sénégalais, qu’il présente comme une avancée significative dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Vers une licence entièrement détenue par l’État sénégalais

Le retrait des partenaires actuels doit encore être formalisé par arrêté ministériel. À l’issue de ce processus, une nouvelle licence sera attribuée exclusivement à PETROSEN, qui assurera seule l’exploitation du gisement.

Considéré comme l’un des plus importants projets gaziers du Sénégal, Yakaar-Teranga constitue un enjeu stratégique majeur pour l’indépendance énergétique et le développement économique du pays.

Une décision inscrite dans une relecture des contrats extractifs

Dans sa déclaration, Ousmane Sonko est revenu sur les conditions initiales d’attribution du bloc, remontant à la présidence de Macky Sall. Il a évoqué des procédures qu’il juge insuffisamment transparentes, notamment lors de l’implication de l’homme d’affaires Frank Timis.

Le Premier ministre inscrit cette décision dans une démarche plus large de révision des contrats liés aux ressources naturelles, avec pour objectif de mieux défendre les intérêts nationaux. Il a ainsi affirmé la volonté des autorités de renégocier, voire de récupérer, les actifs jugés défavorables à l’État.

Une stratégie affirmée de souveraineté économique

Le chef du gouvernement a salué l’implication du ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, ainsi que celle du directeur général de PETROSEN, Alioune Gueye, dans la conduite de ce dossier.

Cette opération s’inscrit dans la stratégie de souveraineté économique portée par les nouvelles autorités sénégalaises, qui entendent renforcer le contrôle national sur les ressources extractives. D’autres révisions contractuelles sont d’ores et déjà annoncées dans le secteur, traduisant une volonté de rééquilibrage au profit de l’État.

Pdt Diomaye 1200x798 jpg 360x320

À Vélingara, le président Bassirou Diomaye Faye met en lumière le rôle stratégique du coton.

En déplacement à Vélingara, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a marqué une étape significative de sa tournée économique par la visite de l’usine de la SODEFITEX. Cette séquence illustre l’importance accordée par les autorités à la filière cotonnière, considérée comme un levier majeur de développement territorial et de souveraineté économique au Sénégal.

Une filière structurante au cœur des économies rurales

Au cours de cette visite, le chef de l’État a souligné le rôle déterminant du coton dans l’économie nationale, en particulier dans les zones rurales. Forte de plus d’un demi-siècle d’existence, la filière s’est progressivement imposée comme un pilier structurant, contribuant à la stabilisation des revenus des producteurs, au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’ancrage économique des territoires.

Les indicateurs témoignent de cette dynamique : plus de 16 000 producteurs encadrés, environ 20 000 hectares exploités et près d’un demi-million de personnes vivant directement ou indirectement de cette activité. À ces chiffres s’ajoutent entre 400 et 700 emplois directs selon les campagnes agricoles, dont près de 270 postes permanents, ainsi qu’une redistribution annuelle estimée à 3,5 milliards de francs CFA au bénéfice des acteurs ruraux.

Un levier de souveraineté économique et d’industrialisation

Au-delà des performances économiques, cette visite présidentielle traduit une orientation stratégique claire : promouvoir un modèle de développement fondé sur des filières à forte valeur ajoutée, au plus près des bassins de production. Dans cette perspective, la SODEFITEX apparaît comme un instrument clé de souveraineté économique, favorisant l’industrialisation locale et l’inclusion socio-économique, notamment des jeunes et des femmes.

La relance en cours de la filière ouvre également des perspectives encourageantes. Pour la campagne 2025-2026, la production est estimée à plus de 25 000 tonnes de coton graine et plus de 10 000 tonnes de coton fibre. À l’horizon 2030, les autorités visent un objectif de 100 000 tonnes, un cap ambitieux qui suppose le renforcement des capacités productives, industrielles et organisationnelles.

Une ambition tournée vers une prospérité durable

À travers cette immersion à Vélingara, le président de la République réaffirme la place centrale des filières agricoles dans la stratégie de transformation économique du Sénégal. La consolidation de la chaîne de valeur cotonnière apparaît ainsi comme un facteur déterminant pour impulser une croissance inclusive et durable, en lien étroit avec les réalités des territoires ruraux.

Microfinance islamique jpeg 360x320

Sénégal : lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique, un nouvel outil pour l’inclusion financière.

La cérémonie officielle de lancement du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI) s’est tenue mardi 21 avril 2026 à Dakar. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire visant à renforcer la place de la finance islamique dans l’architecture financière nationale et à accroître son rayonnement international.

Un instrument stratégique pour la période 2026-2030

Le FDMI entend déployer son action sur la période 2026-2030, conformément à son plan stratégique de développement. Selon son administrateur général, Abdou Diaw, sa mise en place constitue une étape structurante dans l’évolution de la microfinance islamique au Sénégal.

Doté désormais d’une personnalité juridique et d’une autonomie de gestion, le Fonds bénéficie d’une plus grande flexibilité opérationnelle. Cette configuration doit lui permettre de mobiliser, structurer et orienter des ressources conformes aux principes de la finance islamique vers les institutions de microfinance partenaires, chargées de les redistribuer aux bénéficiaires finaux, notamment les petites et moyennes entreprises, les micro-entrepreneurs et les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Un levier d’innovation financière et d’inclusion

Le FDMI se veut également un cadre de développement de produits financiers innovants adaptés aux besoins des populations exclues du système bancaire classique. L’approche repose sur une coopération renforcée avec les institutions financières islamiques, afin de promouvoir des mécanismes de financement conformes aux principes de partage des risques et d’ancrage dans l’économie réelle.

Cette orientation est présentée comme une réponse aux limites du système financier traditionnel, qui exclut encore une partie importante des populations rurales, périurbaines et urbaines.

Une vision politique axée sur une croissance inclusive

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a inscrit ce lancement dans une vision politique plus large de transformation économique. Il a rappelé l’ambition du Sénégal d’atteindre une croissance comprise entre 6 et 7 % du PIB à l’horizon 2050 et de tripler le revenu par habitant.

Selon lui, cette dynamique ne peut être durable que si elle est inclusive et repose sur des mécanismes permettant une meilleure redistribution des richesses. Dans cette perspective, la microfinance islamique est appelée à jouer un rôle de catalyseur, en complément des dispositifs classiques de financement.

Une architecture institutionnelle renforcée

Le ministre a également souligné la transformation du FDMI, issu du Programme de microfinance islamique (PROMISE), désormais restructuré et doté d’une gouvernance renforcée. L’objectif est de garantir davantage de transparence, d’efficacité et de crédibilité dans la gestion des ressources.

Il a insisté sur la nécessité d’une synergie entre les acteurs publics et les institutions de microfinance afin de maximiser l’impact des financements sur l’économie réelle, notamment dans les secteurs agricoles et industriels.

Un instrument contre l’exclusion financière

Au-delà de l’aspect économique, la finance islamique est présentée comme un levier d’inclusion sociale. En excluant les mécanismes d’intérêt et de spéculation, elle repose sur une logique de partage des risques et de financement adossé à des actifs réels, ce qui la rend accessible à une partie de la population souvent exclue des circuits bancaires traditionnels.

Une ambition de transformation économique et sociale

En conclusion, le ministre a appelé les institutions de microfinance à saisir les opportunités offertes par ce nouveau cadre juridique afin de diversifier leurs offres et de répondre à une demande sociale croissante. Il a également souligné que cette dynamique vise à créer de la valeur ajoutée locale, à soutenir l’industrialisation des chaînes de valeur agricoles et à contribuer à la réduction de l’exode rural et de l’émigration irrégulière.

Le lancement du FDMI est ainsi présenté comme un instrument au service d’une transformation économique fondée sur l’éthique, la solidarité et la performance.

Ministre de lAgriculture Mabouba Diagne a Diamniadio e1762930211791 360x320

Sénégal : une campagne agricole 2026-2027 anticipée et sécurisée.

Le Sénégal aborde la campagne agricole 2026-2027 avec une avance stratégique, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des intrants agricoles. Les autorités mettent en avant une politique d’anticipation visant à garantir la disponibilité des engrais et à sécuriser la production nationale.

Une stratégie fondée sur la souveraineté et l’anticipation

En visite sur le site des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) à Mbao, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a mis en avant une approche proactive.

Le responsable gouvernemental a insisté sur la nécessité de réduire la dépendance extérieure en sécurisant en amont les intrants essentiels à la campagne.

Des stocks d’engrais déjà constitués

Selon les données communiquées, le pays dispose actuellement de 125 000 tonnes d’engrais NPK et DAP. À ces volumes s’ajoutent 18 000 tonnes d’urée déjà disponibles, ainsi que plus de 30 000 tonnes supplémentaires en cours d’acheminement.

Ces niveaux de stock visent à garantir un approvisionnement régulier des producteurs, dès le lancement de la campagne.

Une attention accrue à la fertilité des sols

Au-delà des engrais conventionnels, les autorités intègrent une dimension durable dans leur stratégie agricole. Sont ainsi prévues 30 000 tonnes d’engrais organiques, 30 000 tonnes de chaux agricole et 30 000 tonnes de phosphate, destinées à améliorer la fertilité des sols et à soutenir la productivité à long terme.

Innovation et partenariats industriels

Dans une logique de modernisation, un partenariat a été conclu avec le groupe Indorama afin d’enrichir les formulations d’engrais en oligo-éléments et macro-éléments, essentiels au développement des cultures et à l’amélioration des rendements.

Un investissement structurant pour l’agriculture

Cette stratégie repose sur un investissement global estimé à 126 milliards de francs CFA. L’objectif est de porter la capacité de production nationale à 400 000 tonnes par an, tout en positionnant le Sénégal comme un hub industriel régional dans le domaine des intrants agricoles.

Un message de confiance aux producteurs

Les autorités entendent rassurer les agriculteurs quant aux conditions de la prochaine campagne. Des instructions ont été données pour un démarrage anticipé de la distribution des intrants dès le mois de mai.

À travers cette approche, le gouvernement affiche une ligne directrice claire : anticiper, produire et sécuriser, afin de construire une agriculture plus souveraine, résiliente et performante.

WhatsApp Image 2026 02 05 at 10 06 49 360x320

Sénégal : le port de Bargny-Sendou se profile comme un futur hub logistique stratégique.

En chantier depuis plusieurs années, le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou devrait être livré d’ici la fin de l’année 2026. Présenté comme une infrastructure structurante pour l’économie nationale, il ambitionne de transformer en profondeur le paysage logistique du pays, avec une capacité cible de 20 millions de tonnes de marchandises traitées par an et la création attendue d’environ 2 600 emplois.

Une montée en puissance progressive des capacités

Selon les responsables du projet, le port entamera ses activités avec une capacité initiale de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation. Cette capacité devrait ensuite évoluer progressivement pour atteindre 12 millions, avant de culminer à 20 millions de tonnes par an, positionnant ainsi le site comme l’un des principaux pôles logistiques de la sous-région.

Un levier pour la compétitivité économique

Située à une quarantaine de kilomètres de Dakar, cette infrastructure vise à désengorger le port autonome de la capitale et à fluidifier les chaînes d’approvisionnement.

En visite sur le site, le sous-secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Richard Michaels, a mis en avant le potentiel du projet pour renforcer la compétitivité de l’économie sénégalaise. Il a notamment évoqué les importantes capacités de stockage prévues pour les céréales, les hydrocarbures et d’autres types de marchandises.

Un projet encore dépendant de financements complémentaires

Malgré ses ambitions, la concrétisation complète du projet reste conditionnée à la mobilisation de financements additionnels estimés à 400 millions de dollars. Des discussions sont actuellement en cours entre les autorités sénégalaises et des partenaires américains afin de sécuriser ces ressources.

La visite du chantier a réuni plusieurs personnalités, dont l’ambassadrice des États-Unis au Sénégal, Jennifer Davis Paguada, ainsi que le directeur général de Senegal Minergy Port, Dame Diané.

Un projet au cœur des attentes économiques

À terme, le port de Bargny-Sendou est appelé à devenir un hub logistique majeur, capable de soutenir la croissance des échanges commerciaux et d’accompagner le développement industriel du Sénégal. Son aboutissement constitue ainsi un enjeu stratégique pour les autorités, dans un contexte de forte demande en infrastructures modernes et performantes.