1069609968 0 0 1171 879 1920x0 80 0 0 41917a08849a90c2448339445b4846c3 360x320

Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo appelle à renforcer la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

Le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé, mercredi à Ouagadougou, les pays africains à renforcer leur souveraineté informationnelle en développant leur capacité à produire, vérifier et diffuser leurs propres contenus. Il s’exprimait à l’ouverture de la 15e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO).

Représentant le président Ibrahim Traoré à cette rencontre, le chef du gouvernement a fait de la maîtrise du récit national et continental un enjeu majeur dans un environnement médiatique marqué par la multiplication des sources d’information et des stratégies d’influence.

« L’Afrique doit désormais apprendre à parler d’elle-même », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, estimant que les États africains doivent être en mesure de raconter leur histoire, d’expliquer leurs choix et de faire connaître leurs réalités à travers leurs propres productions médiatiques.

Selon lui, la capacité à maîtriser l’information constitue désormais une composante de la souveraineté. Il a notamment insisté sur la nécessité de renforcer les compétences permettant de produire une information fiable, de vérifier les contenus et de lutter contre les manipulations.

Cette réflexion est au cœur de la 15e édition des UACO, placée sous le thème : « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? » La rencontre réunit des professionnels et acteurs du secteur autour des mutations de l’espace informationnel, de la désinformation et des stratégies d’influence.

Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (AES) et parrain de l’événement, Bassolma Bazié, a pour sa part dénoncé ce qu’il considère comme une utilisation de l’information à des fins de déstabilisation contre les pays membres de l’organisation sahélienne.

Il a notamment accusé certains acteurs de chercher à « dénigrer, désinformer, manipuler » et à « intoxiquer » l’opinion publique au sujet des États de l’AES.

De son côté, le ministre burkinabè chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé les participants à réfléchir à des réponses adaptées aux transformations du secteur. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité, la crédibilité et la responsabilité des professionnels de l’information et de la communication.

À travers ces échanges, les UACO entendent ainsi nourrir la réflexion sur l’évolution du paysage médiatique africain et sur les moyens dont disposent les professionnels pour répondre aux nouveaux défis liés à la circulation de l’information, à la désinformation et aux rapports de force communicationnels.

825351807 1816738639740998 5209392891552404250 n 360x320

Guinée-Chine : Amadou Oury Bah célèbre l’amitié sino-guinéenne à bord de l’Auspicious Ark

Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah a pris part, mardi 6 octobre à Conakry, à la commémoration du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La cérémonie s’est tenue à bord de l’« Auspicious Ark », le navire-hôpital militaire chinois déployé en Guinée dans le cadre de la mission médicale Harmony 2026.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, de collaborateurs de son cabinet et de responsables militaires, le chef du gouvernement a été accueilli à bord du bâtiment, arrivé au Port autonome de Conakry le 3 octobre pour une semaine de soins médicaux gratuits au bénéfice des populations guinéennes.

Au-delà de la commémoration, cette visite a permis au Premier ministre de découvrir les installations médicales du navire et de s’informer du déroulement de la mission. Les équipes chinoises y assurent des consultations, des examens et différentes interventions dans plusieurs spécialités, avec un dispositif comprenant notamment des services de chirurgie, d’ophtalmologie, de radiologie et de réanimation.

Selon les informations communiquées lors de la visite, plus de 1 500 patients avaient déjà été pris en charge depuis le début des opérations, le 3 octobre. Les équipes médicales chinoises visent près de 5 000 patients avant le départ du navire, prévu le 10 octobre.

L’escale de l’Auspicious Ark s’inscrit dans la mission Harmony 2026, une opération médicale internationale de la marine chinoise. La Guinée constitue l’une des étapes de cette tournée, qui prévoit plusieurs escales en Afrique et en Asie du Sud. Il s’agit par ailleurs de la première visite d’un navire-hôpital militaire chinois en Guinée.

À travers cette présence, la coopération entre Conakry et Pékin se manifeste ainsi dans le domaine sanitaire, avec la mise à disposition de soins spécialisés gratuits pour les populations. La mission prévoit également des activités de formation et d’échanges médicaux avec des professionnels guinéens.

La commémoration du 77e anniversaire de la République populaire de Chine à bord du navire donne donc une dimension particulière à l’événement. Elle intervient alors que la mission Harmony 2026 met concrètement en avant l’un des volets de la coopération sino-guinéenne : l’assistance médicale et les échanges dans le secteur de la santé.

À quelques jours de la fin de son escale à Conakry, l’Auspicious Ark constitue ainsi un point de convergence entre les relations diplomatiques entre la Guinée et la Chine et une opération humanitaire destinée à renforcer temporairement l’accès des populations à des soins spécialisés.

838699373 1076076465303719 8690472057460572134 n 360x320

Guinée : le gouvernement veut accélérer la transformation de l’agriculture avec le PDACG II

Le ministre de l’Agriculture, Félix Lamah, a présidé mardi 6 octobre 2026 à Conakry une rencontre de haut niveau avec le Groupe de la Banque mondiale consacrée à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG II) et à l’initiative AgriConnect. Le gouvernement entend faire de ces deux programmes des leviers de modernisation du secteur agricole et de diversification de l’économie nationale.

Entouré des hauts cadres de son département, Félix Lamah a inscrit cette démarche dans la vision du président Mamadi Doumbouya et dans le premier pilier du programme Simandou 2040. L’objectif affiché est de faire évoluer l’agriculture guinéenne d’un modèle principalement extensif vers une agriculture plus moderne, productive et davantage connectée aux marchés.

Pour le ministre, cette transformation doit permettre à la Guinée de renforcer sa souveraineté alimentaire tout en développant l’emploi et les activités industrielles liées aux chaînes de valeur agricoles. Une attention particulière doit être accordée aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs majeurs de la diversification économique.

La stratégie repose notamment sur un principe : produire davantage localement, transformer une part plus importante de la production et créer de la valeur sur l’ensemble des chaînes agricoles. Le PDACG II et AgriConnect doivent ainsi contribuer à structurer un véritable écosystème autour de filières prioritaires, notamment le riz, le fonio et l’aviculture.

Le gouvernement mise également sur l’amélioration de l’accès au financement, le développement de la transformation locale et une plus forte implication du secteur privé. Des réformes institutionnelles sont prévues afin de créer un environnement plus favorable aux investissements et à la mobilisation de capitaux privés.

Des objectifs importants pour les filières agricoles

Dans le secteur rizicole, la Guinée ambitionne d’aménager 150 000 hectares dans le cadre de la Stratégie nationale de développement de la filière rizicole de deuxième génération. Le pays vise également plus de 500 000 hectares de riz cultivés à l’horizon 2027.

Pour le fonio, l’objectif annoncé est de porter la production à 15 000 tonnes et d’accélérer s

Ges2uPsW0AIo6LQ 360x320

Sénégal : la rentrée scolaire reportée au 12 octobre en raison des intempéries.

Initialement prévue les 7 et 8 octobre selon les communications diffusées, la rentrée scolaire des élèves est finalement reportée au lundi 12 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national. Le ministère de l’Éducation nationale invoque l’évolution de la situation météorologique et la nécessité de garantir la sécurité des élèves.

La décision intervient après les fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions du Sénégal, qui ont affecté des établissements scolaires et perturbé la circulation. Le délai supplémentaire doit permettre aux services de l’État, aux collectivités territoriales et aux communautés de poursuivre les opérations de nettoyage, d’assainissement, de désinfection et de remise en état des écoles touchées.

Le ministère précise que l’impact des intempéries varie d’une académie à l’autre. Il a néanmoins retenu une mesure nationale afin de garantir l’équité territoriale et l’égalité des chances, en permettant aux élèves de reprendre les cours dans des conditions aussi homogènes que possible.

D’ici au 12 octobre, une mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative est attendue. Personnels de l’éducation, parents d’élèves, collectivités territoriales, services de l’État, organisations de jeunesse, société civile et communautés sont appelés à contribuer à la préparation de la reprise.

Le ministère souligne toutefois que ce report ne devrait pas être prolongé. L’organisation prochaine des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 aura en effet des incidences sur le fonctionnement de certains établissements. Les autorités souhaitent donc préserver au maximum le temps scolaire et le volume horaire consacré aux enseignements.

La reprise des cours est ainsi fixée au lundi 12 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire. Le principal enjeu sera désormais de permettre aux établissements affectés par les intempéries de retrouver des conditions d’accueil adaptées, tout en limitant les perturbations du calendrier scolaire.

835596655 1535257538638301 8535236352532948748 n 360x320

Guinée : la 10ᵉ législature ouvre sa session sous le signe de l’efficacité parlementaire.

L’Assemblée nationale guinéenne a officiellement effectué sa rentrée parlementaire lundi 5 octobre 2026 au Palais du Peuple, à Conakry. Cette cérémonie a marqué l’ouverture de la session unique 2026-2027 de la 10ᵉ législature, avec un message centré sur la qualité du travail législatif, le contrôle de l’action publique et la proximité avec les citoyens.

Après la période de vacances parlementaires, les députés ont repris leurs activités dans le cadre d’une cérémonie solennelle organisée en présence du Premier ministre Amadou Oury Bah, de membres du gouvernement, de représentants du corps diplomatique ainsi que de délégations parlementaires venues de plusieurs pays africains.

La cérémonie, organisée au Palais du Peuple, a débuté dans la matinée avant l’intervention du président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma. Dans un discours de plus de trente minutes, il a présenté les principales orientations de cette nouvelle séquence parlementaire et rappelé les responsabilités liées au mandat des élus.

Au cœur de son intervention figure la volonté de renforcer la qualité des lois. Pour le président de l’institution, le travail parlementaire ne doit pas être évalué uniquement à partir du nombre de textes adoptés, mais également à leur qualité, leur applicabilité et leur impact sur les citoyens. Il a également insisté sur la nécessité d’une analyse sérieuse des conséquences juridiques, économiques, sociales et financières des textes examinés.

Le contrôle de l’action gouvernementale constitue également l’un des axes majeurs annoncés. Dansa Kourouma a souligné que cette mission ne devait être assimilée ni à une opposition systématique ni à une complaisance envers l’exécutif. Elle doit, selon lui, permettre de vérifier l’utilisation des ressources publiques, le respect des engagements et les résultats obtenus par les politiques publiques.

La proximité entre les députés et les citoyens figure aussi parmi les priorités affichées. Le président de l’Assemblée nationale a appelé les élus à renforcer leur présence dans leurs circonscriptions et à mieux faire remonter les préoccupations des populations au sein de l’hémicycle. Il a notamment défendu une représentation qui ne se limite pas aux périodes électorales.

Cette nouvelle législature devra également accompagner la mise en œuvre des grandes orientations nationales, notamment autour de Simandou 2040. Dansa Kourouma a rappelé que ce programme ne devait pas être considéré comme l’affaire d’un seul gouvernement ou d’une seule législature, mais comme un projet appelé à s’inscrire dans la durée.

L’ouverture de cette session intervient par ailleurs dans une phase de consolidation des institutions de la Ve République. Plusieurs textes organiques doivent encore préciser le fonctionnement et les compétences des institutions prévues par la nouvelle Constitution, ce qui place le travail législatif parmi les principaux enjeux de la période à venir.

La rentrée parlementaire ne se limite pas à la cérémonie d’ouverture. Elle donne également le coup d’envoi de la Semaine de la rentrée parlementaire, programmée jusqu’au 11 octobre. Au programme figurent notamment une visite du chantier du futur siège de l’Assemblée nationale, des conférences-débats et des panels consacrés à la diplomatie parlementaire et à l’évaluation des politiques publiques.

Avec cette session unique 2026-2027, la 10ᵉ législature entre ainsi dans une nouvelle phase de son mandat. Entre production législative, contrôle de l’action gouvernementale, évaluation des politiques publiques et représentation des citoyens, son principal défi sera désormais de traduire les orientations annoncées en résultats concrets.

8e6cb6d7 cad3 4838 9013 903f7edb4076 scaled 2550x1434 1 360x320

Guinée : Ousmane Diagana réaffirme l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du Président Mamadi Doumbouya.

En visite de travail en Guinée, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a été reçu mardi 6 octobre 2026 par le président Mamadi Doumbouya. Les échanges ont porté sur les priorités économiques du pays et le renforcement de la coopération avec l’institution.

À la tête d’une délégation de la Banque mondiale, Ousmane Diagana a salué les orientations économiques des autorités guinéennes, notamment les investissements structurants, les réformes engagées et les efforts de consolidation du cadre macroéconomique.

La délégation a été introduite auprès du chef de l’État par la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla. Elle a présenté les résultats de la mission menée par les représentants de l’institution, marquée par la signature de plusieurs accords de financement et l’annonce de nouveaux investissements dans des secteurs stratégiques.

Ces ressources doivent soutenir des projets structurants, avec des objectifs portant notamment sur la croissance, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.

La rencontre intervient au lendemain du lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033, qui prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements en faveur de la Guinée. Le programme met l’accent sur la création d’emplois, le développement du secteur privé, le capital humain et la transformation des revenus miniers en retombées durables.

Cette nouvelle étape de la coopération intervient alors que Conakry cherche à accélérer sa transformation économique, notamment à travers les investissements liés à Simandou. La Banque mondiale entend, pour sa part, poursuivre son appui aux priorités nationales et aux réformes engagées par les autorités.

Jad20260814 ass gf guinee itw bah oury 1 360x320

Guinée : le gouvernement veut accélérer l’exécution des priorités sociales.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé, lundi 5 octobre 2026 à Conakry, la session du Comité interministériel de coordination et de suivi du Pôle 4, consacré au capital humain et à la solidarité. Huit dossiers prioritaires ont été examinés, avec pour objectif d’accélérer leur mise en œuvre et d’améliorer le suivi de l’action gouvernementale.

Le gouvernement guinéen entend renforcer le pilotage de ses politiques publiques dans les secteurs sociaux. Réuni autour du Pôle 4, le Comité interministériel de coordination et de suivi a examiné huit dossiers présentés par les départements concernés.

Créé dans le cadre de la nouvelle organisation gouvernementale présentée en août, le Pôle 4 regroupe sept départements ministériels intervenant notamment dans l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, la santé, la jeunesse, les sports, la solidarité et la culture. Ce dispositif vise à favoriser une meilleure coordination entre des secteurs dont les politiques ont un impact direct sur les conditions de vie des populations.

Des arbitrages pour accélérer l’action

Au cours de la session, les huit dossiers prioritaires ont fait l’objet d’examens et d’arbitrages. Des délais ont également été fixés aux départements concernés afin de finaliser les fiches de suivi et d’intégrer les ajustements nécessaires.

Pour Amadou Oury Bah, l’enjeu est désormais de réduire l’écart entre les décisions prises et leur concrétisation sur le terrain.

« Nous devons veiller à ce que les décisions prises deviennent rapidement opérationnelles et produisent des résultats concrets au bénéfice des populations », a déclaré le Premier ministre, rappelant la nécessité d’un suivi régulier des engagements gouvernementaux.

Ce mécanisme constitue l’un des objectifs de la réorganisation de l’action gouvernementale autour de quatre pôles. Ces comités interministériels doivent notamment permettre d’examiner les dossiers transversaux, de lever les contraintes et de préparer les arbitrages nécessaires à la mise en œuvre des priorités nationales.

Un premier cycle consacré aux quatre pôles

Le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a, de son côté, salué les résultats du premier cycle de travail consacré aux quatre pôles gouvernementaux.

Selon lui, le prochain cycle devra permettre de mesurer les avancées réalisées, d’identifier les insuffisances et d’améliorer encore le fonctionnement de ce mécanisme de pilotage.

La démarche traduit ainsi la volonté des autorités de renforcer la coordination interministérielle et de suivre plus étroitement l’exécution des décisions publiques.

Pour le Pôle 4, dont les domaines touchent directement l’éducation, la santé, la jeunesse et la solidarité, le principal enjeu sera désormais de transformer les orientations arrêtées en actions effectivement visibles pour les populations.

À travers ce nouveau mode de coordination, le gouvernement cherche ainsi à passer d’une logique centrée sur la prise de décision à un pilotage davantage axé sur l’exécution et les résultats.

01003300026571 web tete 360x320

Sénégal : le TGI de Pikine-Guédiawaye expérimente une IA pour les archives judiciaires.

Le Tribunal de grande instance (TGI) de Pikine-Guédiawaye a lancé lundi un projet pilote visant à développer une application locale d’intelligence artificielle (IA) pour numériser, gérer et exploiter les archives judiciaires.

Le projet est mené avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le soutien de l’État de Corée. Il vise à accélérer la transformation numérique de la justice sénégalaise en facilitant l’accès et l’exploitation des documents judiciaires grâce aux technologies d’intelligence artificielle.

Dans le cadre de cette initiative, du matériel informatique et de numérisation a été remis à la Direction de la Dématérialisation et de l’Automatisation (DDA), notamment un NVIDIA DGX Spark, ainsi que des équipements destinés à la numérisation et au stockage des données.

Pikine-Guédiawaye, juridiction pilote

Le TGI de Pikine-Guédiawaye a été retenu comme juridiction pilote. D’ici vendredi, les équipes doivent mettre en place le processus de numérisation et d’intégration des documents judiciaires, notamment les décisions de justice.

Ces documents serviront ensuite à alimenter et à tester l’application dans des conditions réelles. Des sessions de formation sont également prévues afin de permettre au personnel concerné de maîtriser les nouveaux outils et les procédures associées.

Vers une extension à l’ensemble des juridictions

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la plateforme e-Justice, développée avec l’appui du PNUD pour accompagner la digitalisation des procédures internes des juridictions sénégalaises.

À l’issue de la phase pilote, le dispositif pourrait être progressivement déployé dans d’autres juridictions du pays. L’objectif est de renforcer la numérisation des archives judiciaires et d’améliorer leur exploitation grâce à des outils d’intelligence artificielle.

833857413 1107034185592310 6544981789882000839 n 360x320

Guinée-Sénégal : l’ambassadeur Mandjou Dioubaté et le député de la diaspora Elhadj Diarouga Diallo participe à une rencontre avec la diaspora guinéenne à Dakar

L’ambassadeur de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a pris part, samedi 3 octobre 2026 à Dakar, à la Convergence de la Diaspora Guinéenne. Organisée par le député de la diaspora guinéenne, Elhadj Diarouga Diallo, la rencontre a réuni plusieurs représentants et acteurs de la communauté guinéenne autour des préoccupations de la diaspora.

La communauté guinéenne établie au Sénégal a été au cœur d’une rencontre consacrée à ses enjeux et à ses préoccupations. Samedi 3 octobre 2026, l’ambassadeur de la République de Guinée au Sénégal, Mandjou Dioubaté, a participé à la Convergence de la Diaspora Guinéenne, organisée à Dakar par l’honorable Elhadj Diarouga Diallo, député de la diaspora guinéenne.

La rencontre a rassemblé différents acteurs de la communauté guinéenne autour d’échanges portant notamment sur les réalités vécues par les Guinéens établis au Sénégal et sur les questions liées à leur participation à la vie économique et sociale de leur pays d’origine.

 

File 000000005f1881f4b3700ec379b0d61c 360x320

Guinée–Banque mondiale : plus de 3 milliards de dollars annoncés pour accélérer la transformation économique.

La Guinée et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé, le 5 octobre 2026, leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2027-2033. Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus, ce programme entend soutenir la transformation économique du pays, renforcer le secteur privé et favoriser la création d’emplois. L’enjeu central reste toutefois de convertir la croissance attendue, notamment grâce au projet minier de Simandou, en améliorations concrètes des conditions de vie des populations.

La Guinée ouvre une nouvelle étape de sa coopération avec le Groupe de la Banque mondiale. Le lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033 fixe les grandes orientations de l’appui de l’institution au développement économique et social du pays pour les sept prochaines années.

Présenté le 5 octobre 2026, ce cadre prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements destinés à accompagner les priorités nationales. Au-delà du volume des financements annoncés, les autorités guinéennes et leurs partenaires mettent l’accent sur une question essentielle : comment faire en sorte que les investissements, en particulier ceux liés au secteur minier, produisent des retombées durables pour l’ensemble de la population ?

Lors de la cérémonie de lancement, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a insisté sur la nécessité de transformer les perspectives de croissance en emplois, en opportunités économiques et en amélioration du niveau de vie.

Une croissance portée par Simandou, mais encore à traduire en résultats

Les projections présentées à l’occasion du lancement du partenariat font état d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 8,6 % en 2026. Celle-ci pourrait ensuite atteindre une moyenne annuelle de 10,1 % sur la période 2027-2030, notamment sous l’effet de l’activité minière, des investissements dans les infrastructures et de leurs retombées sur les autres secteurs.

Ces perspectives sont encourageantes, mais elles ne garantissent pas, à elles seules, une amélioration des conditions de vie. C’est le message défendu par Mariama Ciré Sylla, qui appelle à placer les retombées sociales de la croissance au cœur des politiques publiques.

« La croissance, elle seule, ne suffit pas. Elle doit se traduire par des emplois, par une amélioration des conditions de vie des populations et par davantage d’opportunités pour nos concitoyens », a-t-elle souligné.

Cette exigence revêt une importance particulière dans un pays où, selon les données citées par la ministre, plus de 70 % de la population a moins de 35 ans. Pour les autorités, cette jeunesse représente un potentiel majeur, mais également un défi en matière d’emploi, de formation et d’insertion économique.

« Notre responsabilité collective est donc claire : transformer la croissance en emplois, réduire la pauvreté et faire en sorte que les fruits du développement bénéficient à toutes les régions de notre pays », a déclaré la ministre.

Simandou 2040, un levier pour diversifier l’économie

Le programme Simandou 2040 occupe une place importante dans cette ambition. Selon Mariama Ciré Sylla, il pourrait représenter plus de 300 milliards de dollars d’investissements sur quinze ans, dont 40 % attendus du secteur privé.

L’objectif affiché dépasse ainsi l’exploitation des ressources minières. Il s’agit de faire émerger autour de ces investissements des activités économiques capables de créer de la valeur ajoutée, de développer les compétences locales et de soutenir les entreprises guinéennes.

La ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les revenus issus des ressources extractives en actifs durables, en institutions solides et en opportunités pour les générations futures.

Cette orientation suppose notamment de renforcer les infrastructures, d’améliorer la gestion des ressources publiques et de favoriser les liens entre le secteur minier et le reste de l’économie. Sans ces mécanismes, la hausse de la production minière risque de ne pas se traduire suffisamment par une diversification économique et une amélioration généralisée des revenus.

1,5 million d’emplois à créer d’ici 2030

Le défi de l’emploi a également été au centre de l’intervention d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon les chiffres qu’il a présentés, la Guinée devra créer 1,5 million d’emplois d’ici 2030. Or, entre 2021 et 2024, le pays aurait généré en moyenne 121 000 nouveaux emplois par an. L’atteinte de l’objectif fixé nécessitera donc une accélération significative du rythme de création d’emplois.

Pour Ousmane Diagana, cette ambition impose de revoir les approches traditionnelles et de faire de l’emploi une priorité explicite des politiques économiques.

« Nous ne pouvons pas atteindre l’objectif d’emploi simplement en faisant davantage de ce que nous avons fait aujourd’hui », a-t-il averti, appelant à « changer d’échelle » et à « changer de modèle ».

Il s’agit notamment de ne plus considérer l’emploi comme une conséquence indirecte de la croissance, mais de l’intégrer dès la conception des politiques publiques et des investissements.

Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant. Les entreprises étant les principales créatrices d’emplois, leur développement dépendra notamment de l’amélioration de l’accès au financement, de la disponibilité de l’électricité, de la qualité des infrastructures et de la logistique, mais aussi de l’accès aux marchés et de la prévisibilité du cadre réglementaire et fiscal.

Simandou : mesurer les retombées au-delà des exportations minières

Ousmane Diagana considère le projet Simandou comme une opportunité historique pour la Guinée. Il rappelle toutefois que l’exploitation des ressources naturelles ne garantit pas automatiquement une économie diversifiée, inclusive et créatrice d’emplois.

Pour lui, l’enjeu consiste à mesurer les retombées du projet au-delà des volumes de minerai exportés : combien d’emplois seront créés, combien d’entreprises pourront se développer, quelles compétences seront acquises et quels investissements profiteront durablement aux Guinéens ?

Cette approche vise à faire de Simandou un moteur de transformation de l’ensemble de l’économie, plutôt qu’un secteur isolé du reste du tissu productif.

Le responsable de la Banque mondiale met également en garde contre le risque d’une « Guinée à deux vitesses », dans laquelle un secteur minier moderne et performant coexisterait avec une économie informelle vulnérable, dont une grande partie de la population dépend pour ses revenus.

Pour éviter ce scénario, le nouveau partenariat accorde une place importante à la gestion des ressources publiques, au développement du capital humain, au soutien aux entreprises et à une croissance plus inclusive.

Quatre accords de financement de 320,8 millions de dollars

Le lancement du Cadre de partenariat pays a été marqué par la signature de quatre accords représentant un total de 320,8 millions de dollars de nouveaux financements.

Le premier accord porte sur la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale, avec un financement de 116 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.

Le deuxième concerne le Projet Compétences pour l’innovation, la résilience et les aspirations (SIRA). Il bénéficie de 100 millions de dollars de l’IDA, auxquels s’ajoutent 2 millions de dollars du Fonds fiduciaire multi-donateurs du Partenariat pour l’apprentissage précoce (ELP), soit un total de 102 millions de dollars.

Le troisième accord prévoit 75 millions de dollars de l’IDA pour le Projet de mobilisation des recettes intérieures et de gestion des dépenses publiques. Celui-ci constitue la première phase d’une approche-programme à phases multiples destinée à renforcer la mobilisation des ressources nationales et l’efficacité de la gestion budgétaire.

Enfin, 27,8 millions de dollars supplémentaires sont consacrés à la deuxième phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité. Cette enveloppe vient compléter les 132,3 millions de dollars approuvés le 30 juin 2025, portant le financement total de cette phase à 160,1 millions de dollars.

Ces accords ciblent ainsi plusieurs leviers de développement : l’agriculture commerciale, les compétences, la mobilisation des recettes publiques et l’accès à l’électricité. Ils constituent une première traduction opérationnelle du nouveau cadre de partenariat, sans représenter à eux seuls l’ensemble des engagements prévus pour la période 2027-2033.

Formation, santé et agriculture : les retombées sociales attendues

Le partenariat entend également renforcer l’accès aux services essentiels et développer les compétences nécessaires à la transformation de l’économie.

Selon les chiffres présentés par Mariama Ciré Sylla, le cadre prévoit une amélioration de la formation pour plus de 650 000 élèves. Le programme SIRA devrait, pour sa part, toucher plus de deux millions de jeunes, notamment grâce à la modernisation de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle dans des secteurs stratégiques.

Dans le domaine de la santé et de la nutrition, environ quatre millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux services.

L’agriculture commerciale figure également parmi les priorités. Le projet dédié à ce secteur devrait contribuer, selon les projections communiquées par la ministre, à la création de près de 66 000 emplois et bénéficier à plus de 250 000 agriculteurs et ménages ruraux.

Ces objectifs traduisent la volonté de soutenir des secteurs susceptibles de générer des activités et des revenus au-delà de l’industrie extractive. Leur réalisation dépendra toutefois de la mise en œuvre effective des projets, de leur suivi et de leur capacité à atteindre les populations ciblées.

De l’engagement financier à l’impact sur les populations

Pour les autorités guinéennes, le succès du nouveau partenariat ne devra pas être évalué uniquement à l’aune des financements obtenus ou du nombre de projets approuvés. Il devra surtout se mesurer aux changements observés dans la vie quotidienne des citoyens.

« La réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre de projets approuvés ni au volume des financements mobilisés. Elle se mesurera à ce qui changera concrètement dans la vie des Guinéens », a affirmé Mariama Ciré Sylla.

La ministre a ainsi appelé à passer « de l’ambition à l’exécution, des financements aux résultats, des projets aux emplois ».

Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus sur la période 2027-2033, la Guinée dispose d’un nouveau cadre de coopération pour accompagner ses ambitions économiques et sociales. Mais les perspectives de croissance, les investissements attendus autour de Simandou et les financements de la Banque mondiale devront désormais se traduire par des résultats mesurables.

La création des 1,5 million d’emplois visés d’ici 2030, la réduction de la pauvreté, le développement des entreprises locales et l’amélioration de l’accès aux services essentiels constitueront autant d’indicateurs pour évaluer la portée réelle de ce partenariat.

Le principal défi sera donc de transformer la croissance annoncée en prospérité partagée, afin que les ressources naturelles et les investissements contribuent durablement au développement de toutes les régions de la Guinée.