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Administration publique : Son Excellence Mamadi Doumbouya remanie le corps des secrétaires généraux.

Dans le sillage du récent remaniement ministériel, le président Mamadi Doumbouya, a procédé ce mardi 18 août 2026 par décret à un vaste redéploiement des secrétaires généraux.

Voici l’intégralité du décret portant nomination des Secrétaires généraux :

Secrétaire général du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Mme Irène-Marie Hadji-Mahlis

Secrétaire général du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : M. Mohamed Siké Camara

Secrétaire général du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile : M. Moustapha Kobélé Keïta

Secrétaire général du Ministère des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Guinéens Établis à l’Étranger : M. Abdoulaye Youla

Secrétaire général du Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget : M. Amed Tidiane Touré (économiste)

Secrétaire général du Ministère du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement : M. Kabélé Soumah

Secrétaire général du Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique : M. N’Faly Sylla (précédemment conseiller principal au ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation)

Secrétaire général du Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale : Mme Ramatoulaye Camara (précédemment secrétaire générale du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat)

Secrétaire général du Ministère des Mines et de la Géologie : M. Aboubacar Kourouma

Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture : M. Oumar Barry

Secrétaire général du Ministère de l’Élevage : Mme Halimatou Sirandiou Diallo

Secrétaire général du Ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime : M. Morlaye Soumah

Secrétaire général du Ministère de l’Industrie et du Commerce : M. Bamba Oliano (précédemment secrétaire général du ministère du Commerce)

Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Dr Facinet Conté

Secrétaire général du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : M. Julien Bongono (précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi)

Secrétaire général du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : M. Youssouf Boundou Sylla (précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation)

Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique : Dr Mory Keïta

Secrétaire général du Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités : M. Saa Kossa Touré (précédemment secrétaire général du ministère des Infrastructures)

Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse : Mme Bintou Douno (précédemment secrétaire générale du ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME)

Secrétaire général du Ministère des Sports : M. Mohamed Billy Kaba (précédemment secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports)

Secrétaire général du Ministère des Infrastructures : Dr Mamadou Touré (précédemment secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget)

Secrétaire général du Ministère des Transports : M. Mohamed Bakayoko

Secrétaire général du Ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de l’Innovation : M. Souleymane Bah

Secrétaire général du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable : Dr Karim Samoura

Secrétaire général du Ministère de l’Énergie : M. Moussa Koulibaly

Secrétaire général du Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : M. Bachir Camara (précédemment secrétaire général du ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures)

Secrétaire général du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire : M. Ahmed Sékou Keïta (précédemment chef de cabinet du ministère de la Pêche et de l’Économie Maritime)

Secrétaire général adjoint du Gouvernement : Mme Serebe Keïta

Secrétaire général adjoint des Affaires Religieuses : M. Elhadj Ibrahima Ousmane Bah

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Guinée : la Chambre des Mines et la CBG renforcent leur coopération en matière de santé.

La Chambre des Mines de Guinée (CMG) poursuit ses initiatives en faveur du renforcement de la santé dans le secteur minier. Une délégation de l’organisation, conduite par son Directeur exécutif, François Phopho Kamano, a rencontré le 13 août la direction de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), représentée par Mamadou Aliou Barry, Conseiller chargé de mission et Directeur général par intérim.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme Santé de la Chambre des Mines de Guinée, avec un accent particulier sur la prévention et la prise en charge des maladies affectant les communautés et les travailleurs du secteur.

Des échanges autour du Programme Santé

À l’issue de la rencontre avec la direction de la CBG, la délégation de la CMG a tenu une séance de travail avec le comité médical de l’entreprise.

Les discussions ont notamment porté sur la préparation de la remise officielle d’un lot de produits de santé mobilisés auprès du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, avec l’appui du Programme national de lutte contre le VIH/Sida et les Hépatites ainsi que de la Pharmacie centrale de Guinée.

Les participants ont également examiné les modalités de distribution et de dispensation de ces produits, ainsi que les besoins en matière de formation des prestataires de santé et des pairs éducateurs.

Le suivi des indicateurs du programme a constitué un autre volet important des échanges, avec l’objectif de renforcer l’efficacité des actions de prévention et de prise en charge.

Vers un comité santé aux missions élargies

La rencontre a également permis d’aborder la prochaine création du Comité Santé de la Chambre des Mines de Guinée.

Cette nouvelle structure devrait prendre le relais du comité de pilotage consacré au programme VIH/Sida, tout en élargissant son champ d’intervention. Elle devrait notamment intégrer les questions liées aux maladies endémiques, à la santé communautaire ainsi qu’à la santé et à la sécurité au travail.

Cette évolution traduit la volonté de la Chambre des Mines d’inscrire les questions sanitaires dans une approche plus globale, couvrant à la fois les travailleurs du secteur minier et les communautés environnantes.

La santé, un enjeu pour le secteur minier

À travers cette démarche, la CMG entend renforcer la coordination entre les entreprises minières, les structures sanitaires et les autorités publiques afin d’améliorer les dispositifs de prévention et de prise en charge.

La CBG, acteur majeur de l’industrie bauxitique guinéenne, constitue ainsi l’un des partenaires mobilisés dans cette dynamique.

À l’issue des travaux, la Chambre des Mines de Guinée a salué la disponibilité de la direction de la CBG et la qualité des échanges avec son comité médical.

Cette collaboration ouvre ainsi la voie à une approche élargie de la santé dans le secteur minier, avec une attention particulière portée à la prévention, à la santé communautaire et à la sécurité au travail.

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Sénégal : l’Assemblée nationale renforce les obligations de déclaration de patrimoine.

L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté, lundi 18 août, une réforme constitutionnelle renforçant les obligations de transparence financière des plus hauts responsables de l’État. Désormais, le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre devront déclarer et publier leur patrimoine à leur entrée en fonction, mais également à leur départ.

Le texte, qui modifie l’article 37 de la Constitution, a été approuvé par 133 députés sur 165. Il prévoit que la déclaration de patrimoine de sortie soit déposée dans un délai de trois mois suivant la fin des fonctions.

Une obligation de transparence renforcée

La déclaration de patrimoine était déjà inscrite dans la Constitution sénégalaise depuis 2001. Toutefois, elle concernait principalement le début de l’exercice des fonctions. La nouvelle disposition étend désormais cette obligation au terme du mandat ou de la mission exercée.

Cette évolution vise à permettre un meilleur suivi de la situation patrimoniale des responsables concernés et à renforcer les mécanismes de prévention de la corruption et des conflits d’intérêts.

La mesure s’inscrit dans les engagements pris par les autorités issues de l’alternance de 2024, qui avaient placé la reddition des comptes, la transparence et la moralisation de la vie publique au cœur de leur programme.

Une réforme adoptée dans un contexte politique tendu

Au-delà de son objectif institutionnel, le vote intervient dans un contexte politique marqué par la dégradation des relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko.

La proposition initiale, portée par la majorité parlementaire conduite par Ousmane Sonko, concernait uniquement le chef de l’État. Elle a finalement été élargie au président de l’Assemblée nationale et au Premier ministre à la suite d’un amendement gouvernemental.

Cette évolution donne au débat une dimension politique particulière, alors que les deux anciens alliés du Pastef sont désormais engagés dans une relation beaucoup plus conflictuelle.

Des réserves au sein même de la majorité

Les débats parlementaires ont fait apparaître des divergences au sein de la majorité. Certains députés ont notamment exprimé la crainte que le dispositif puisse être utilisé dans le cadre du différend politique opposant les deux principales figures de l’ex-majorité.

Pour ces élus, le renforcement de la transparence doit rester un instrument de gouvernance publique et ne pas devenir un moyen de pression dans les rivalités politiques.

Le ministre de la Justice, Moussa Sarr, présent lors de la séance, a pour sa part accueilli favorablement le principe de la réforme tout en estimant que la question pourrait être intégrée au projet plus large de réforme constitutionnelle annoncé par le président Faye.

Une première réforme institutionnelle majeure

L’adoption de cette modification constitue l’une des premières évolutions institutionnelles importantes depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités en 2024.

Son efficacité dépendra désormais de la mise en œuvre concrète du dispositif, notamment de la publication effective des déclarations et des mécanismes de contrôle associés.

Au-delà de la confrontation politique actuelle, la réforme pose ainsi une question centrale pour la gouvernance sénégalaise : comment transformer les engagements de transparence en mécanismes durables capables de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions ?

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Sénégal : Les députés se penchent sur deux textes majeurs ce mardi

Après l’examen, lundi, de la proposition de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution, les députés poursuivent leurs travaux en séance plénière ce mardi 18 août 2026. Deux textes majeurs sont au cœur de cette journée parlementaire : le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail et le projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale.

Le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail vise à remplacer le Code du travail de 1997. Composé de 458 articles, il cherche à adapter la législation sénégalaise aux évolutions économiques, sociales et technologiques.

Le texte introduit notamment un cadre légal pour le télétravail, la dématérialisation des procédures et le droit à la déconnexion. Il renforce aussi la protection des travailleurs contre le harcèlement, les violences et les discriminations, tout en portant le congé de maternité à 18 semaines.

Le projet assouplit certaines règles relatives aux CDD, encadre davantage la sous-traitance et le travail temporaire, et renforce le dialogue social ainsi que les pouvoirs de l’Inspection du travail.

Il accorde également une place importante à la santé et à la sécurité au travail, avec le droit de retrait en cas de danger grave et imminent. Le chômage technique est plafonné à un an, avec une allocation minimale de 50 % de la rémunération.

Enfin, le texte réforme le règlement des conflits en supprimant la conciliation obligatoire préalable, tout en réintroduisant l’arbitrage et en consacrant la médiation pour les différends collectifs.

Moderniser le système

Quant au  projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale veut moderniser le système sénégalais en remplaçant les lois de 1973 et 1975 par un Code unique de 326 articles.

Sa principale nouveauté est la création d’une pension d’invalidité pour les travailleurs ayant perdu au moins deux tiers de leur capacité de travail. Il instaure également une assurance maladie universelle obligatoire pour les salariés, les indépendants et les personnes sans ressources.

Le texte élargit ainsi la protection sociale aux travailleurs indépendants (artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales, etc.) et renforce le recouvrement des cotisations ainsi que les pouvoirs de contrôle de l’administration.

Le projet n’est toutefois pas encore adopté définitivement : après son examen en plénière le 22 juin 2026, il a été renvoyé en commission pour approfondissement. Plusieurs modalités, notamment l’âge de la retraite et certains taux de cotisation, doivent encore être fixées par décret.

Source : LeSoleil.

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Guinée : le gouvernement ordonne un inventaire général des contrats signés depuis le 5 septembre 2021.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a demandé à l’ensemble des membres du gouvernement de transmettre l’intégralité des contrats signés depuis le 5 septembre 2021 par leurs ministères respectifs ainsi que par les administrations, agences et organismes placés sous leur tutelle.

Cette instruction, rendue publique à travers une correspondance officielle adressée aux différents départements ministériels, marque une nouvelle étape dans la volonté affichée des autorités de renforcer le contrôle sur la gestion des affaires publiques.

Selon les termes de la note, les ministres sont invités à fournir un état complet des conventions et accords conclus depuis l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), à la suite du coup d’État qui a renversé le président Alpha Condé. L’exercice concerne aussi bien les marchés publics que les contrats de prestation, les partenariats institutionnels ou encore les accords conclus avec des entreprises privées.

Une opération de transparence

Si le gouvernement n’a pas détaillé les motifs exacts de cette initiative, plusieurs observateurs y voient une volonté de disposer d’une photographie exhaustive des engagements contractuels de l’État durant les cinq années de transition.

Depuis son arrivée au pouvoir, le CNRD a fait de la lutte contre la corruption et de l’assainissement de la gestion publique l’un des axes majeurs de son discours politique. Plusieurs audits ont déjà été menés dans différents secteurs, notamment les finances publiques, les infrastructures et les entreprises d’État.

Cette nouvelle démarche pourrait ainsi permettre aux autorités de recenser les engagements financiers pris par les différents ministères, d’en mesurer les implications budgétaires et d’évaluer leur conformité avec les procédures administratives en vigueur.

« Il s’agit probablement d’un exercice destiné à centraliser l’information et à disposer d’une visibilité globale sur les obligations contractuelles de l’État », analyse un spécialiste des politiques publiques à Conakry. « De nombreux contrats sont souvent dispersés entre les ministères et les agences sous tutelle, ce qui complique le suivi et l’évaluation des engagements de l’administration. »

Un examen des années de transition

L’initiative présente une particularité notable : elle couvre exclusivement la période ouverte par le changement de régime du 5 septembre 2021.

Contrairement aux audits précédents qui visaient parfois des actes de gestion remontant aux anciens gouvernements, cette revue concerne les contrats conclus sous la responsabilité de l’administration mise en place par les autorités de Conakry.

Ce choix pourrait témoigner d’une volonté de dresser un bilan de la gestion publique durant la période transitoire, alors que le pays s’apprête à entrer dans une phase décisive de son processus de retour à l’ordre constitutionnel.

La mesure intervient également au moment où les dépenses publiques connaissent une hausse importante liée à la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures, à la préparation d’échéances électorales et à l’accélération des investissements dans les secteurs stratégiques.

Des secteurs particulièrement concernés

Bien que la demande du Premier ministre s’adresse à l’ensemble des départements ministériels, certains secteurs pourraient faire l’objet d’une attention particulière.

Les mines, moteur de l’économie guinéenne, concentrent depuis plusieurs années une part importante des conventions conclues par l’État avec des partenaires nationaux et étrangers. Les infrastructures, l’énergie, les transports ou encore les télécommunications figurent également parmi les domaines où les engagements contractuels sont nombreux et souvent assortis d’importantes implications financières.

La centralisation de l’ensemble de ces contrats permettra aux autorités de disposer d’une base de données consolidée et d’identifier d’éventuels doublons, retards d’exécution ou engagements présentant des risques juridiques et budgétaires.

Vers de nouveaux audits ?

À Conakry, plusieurs analystes estiment que cette collecte pourrait constituer une étape préparatoire à des audits plus approfondis.

Dans de nombreux pays, les opérations de recensement contractuel servent de préalable à des vérifications portant sur la conformité des procédures d’attribution, le respect des obligations contractuelles ou encore la performance des projets financés sur fonds publics.

Le gouvernement n’a toutefois annoncé aucune mesure de contrôle spécifique à ce stade et n’a pas indiqué si cette opération pourrait déboucher sur des révisions ou des renégociations de contrats existants.

Pour l’heure, l’objectif affiché semble être avant tout de disposer d’une vision complète des engagements pris par les administrations depuis le début de la transition.

Un test de gouvernance

Au-delà de son aspect technique, la décision d’Amadou Oury Bah revêt une dimension politique. Elle place sous examen une période durant laquelle le pouvoir militaire a concentré entre ses mains l’essentiel des leviers de décision et de gestion.

Dans un pays où les questions de gouvernance et de transparence demeurent au cœur du débat public, la capacité des autorités à rendre compte de l’utilisation des ressources publiques constitue un enjeu majeur de crédibilité.

Reste désormais à savoir si cet inventaire débouchera sur de simples mesures administratives ou sur une véritable évaluation de la gestion contractuelle de l’État durant les années de transition. Une chose est certaine : en demandant à ses ministres d’ouvrir leurs archives contractuelles, le Premier ministre a lancé une opération dont les conclusions pourraient éclairer certains aspects encore méconnus de la gouvernance depuis le 5 septembre 2021.

Source : Les Nouvellesd’Afrique.

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Niger : une raffinerie de 100 000 barils par jour projetée à Dosso.

Le Niger franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation locale de ses ressources pétrolières. L’État nigérien et ZIMAR GROUP ont signé, samedi à Niamey, une convention portant sur la construction à Dosso d’une raffinerie d’une capacité de 100 000 barils par jour, accompagnée d’un complexe pétrochimique.

La convention a été signée à la Primature par le ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, Bakary Yaou Sangaré, et le représentant de ZIMAR GROUP.

Le projet s’inscrit dans le prolongement du mémorandum d’entente conclu en octobre 2024 entre l’État du Niger et un consortium formé par ZIMAR GROUP, société de droit nigérien, et HIGH TECH, entreprise américaine.

Un projet estimé à 1,9 milliard de dollars

La future infrastructure sera réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) selon le modèle BOT, qui prévoit la construction, l’exploitation de l’installation pendant une période déterminée, puis son transfert à l’État.

La raffinerie sera constituée de trois unités de production : une première d’une capacité de 30 000 barils par jour et deux autres pouvant traiter chacune 35 000 barils par jour. L’ensemble portera ainsi la capacité totale de raffinage à 100 000 barils quotidiens.

L’investissement annoncé est évalué à environ 1,9 milliard de dollars. Le calendrier global du projet s’étendrait sur 16 ans, dont trois années consacrées à la construction et treize années d’exploitation.

Vers une réduction de la dépendance aux importations

Pour les autorités nigériennes, cette infrastructure doit contribuer à accroître la transformation du pétrole brut produit dans le pays et à renforcer l’approvisionnement national en produits pétroliers.

La mise en service de cette raffinerie pourrait ainsi réduire progressivement le recours aux importations de produits raffinés et améliorer la capacité du Niger à répondre à sa propre demande énergétique.

Le projet comporte également un volet pétrochimique destiné à accroître la valeur ajoutée générée localement à partir des hydrocarbures.

Le Niger veut devenir un acteur régional du raffinage

Au-delà de la consommation nationale, les autorités ambitionnent de faire de cette infrastructure un pôle régional de raffinage et de production pétrochimique susceptible de desservir plusieurs marchés du Sahel.

Cette orientation s’inscrit dans la volonté affichée par Niamey de mieux exploiter ses ressources naturelles, développer ses capacités industrielles et renforcer sa souveraineté énergétique.

La réalisation effective du projet devra toutefois dépendre du respect du calendrier, de la mobilisation des financements et de la bonne exécution des engagements prévus dans la convention.

Un comité pour suivre la mise en œuvre

Un comité de suivi doit être mis en place afin de contrôler l’exécution du projet et de veiller au respect des engagements contractuels des différentes parties.

Avec cette nouvelle convention, le Niger entend donc franchir une étape supplémentaire dans sa politique de transformation locale du pétrole, d’industrialisation et de création de valeur ajoutée. À terme, la raffinerie de Dosso pourrait constituer l’un des projets structurants de la stratégie énergétique et industrielle du pays.

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Corridor Dakar-Bamako : le fret se reporte vers Moussala

Les attaques répétées sur l’axe Kidira-Kayes-Bamako poussent une partie croissante des transporteurs vers la branche sud, par Kédougou, Saraya et Moussala. Cette solution maintient les marchandises et le carburant en mouvement, mais la route absorbe difficilement l’arrivée des grands convois.

Le tracé habituel relie la frontière sénégalaise de Kidira à Diboli, Kayes, Diéma, Kita puis Bamako. Il constitue la principale voie terrestre d’approvisionnement du Mali depuis le port de Dakar. Selon la Banque mondiale, environ 60 % du commerce extérieur malien emprunte ce corridor, fréquenté en temps normal par près de 1 000 poids lourds par jour.

Cette circulation s’est fortement dégradée après les attaques coordonnées du 25 avril 2026. Des barrages dressés sur le territoire malien, des camions incendiés et l’immobilisation prolongée de chauffeurs ont ensuite perturbé la liaison entre Kayes et Bamako. L’Union des routiers du Sénégal recensait, en juillet, au moins 15 véhicules sénégalais brûlés et plusieurs centaines de camions abandonnés ou bloqués.

Les transporteurs qui poursuivent leurs activités passent désormais par Tambacounda, Kédougou, Saraya et Moussala, avant de rejoindre Kéniéba, Kita puis Bamako.

« Les gens partent, mais lentement », expliquait en juillet Daouda Lo, responsable de l’Union des routiers du Sénégal, en indiquant que cette voie bénéficiait d’une présence militaire.

Ce report est désormais confirmé par les organismes chargés de la circulation des marchandises. Le Conseil sénégalais des chargeurs parle d’une « réorientation massive » du trafic vers Kédougou-Saraya-Moussala, devenue en quelques semaines un important point de passage entre les deux pays.

Le prix du détour

Le 13 août, une mission réunissant le Conseil sénégalais des chargeurs et le Conseil malien des chargeurs a constaté une file de camions longue de 15 kilomètres au poste frontalier de Moussala. Les transporteurs y attendent parfois dans la brousse ou le long de la chaussée, faute de parking aménagé. La délégation a également relevé des difficultés d’hygiène et de sécurité routière, ainsi qu’un tronçon non bitumé de 10 kilomètres.

Cette situation intervient malgré les investissements engagés sur la branche sud. Lancé en novembre 2023, le programme de renforcement de la route Mako-Kédougou-Saraya-Moussala porte sur 136,4 kilomètres et représente 51 milliards de FCFA. Les travaux devaient améliorer la desserte du Mali, mais les aménagements frontaliers restent insuffisants pour recevoir un trafic aussi dense.

L’insécurité a également renchéri le transport. Des chauffeurs interrogés en juillet indiquaient que la rémunération de certains chargements, autrefois fixée autour de 1,4 million de FCFA, atteignait désormais 3,6 à 4 millions. Ce surcoût finit par se répercuter sur les importateurs et les consommateurs maliens.

Bamako maintient parallèlement les convois sous protection militaire. La Direction de l’information et des relations publiques des armées affirme que les FAMa ont escorté 15 589 camions-citernes entre le 1er juin et le 31 juillet, dont 7 417 chargés. Un nouveau convoi de 800 citernes est arrivé dans la capitale le 15 août, mais son itinéraire n’a pas été communiqué.

Moussala offre ainsi une possibilité de contournement, sans pouvoir remplacer durablement l’axe de Kayes dans ses conditions actuelles. La mission conjointe prépare une concertation à Bamako afin d’améliorer le passage frontalier, d’aménager les zones de stationnement et de coordonner l’action des services sénégalais et maliens.

Source : APANews.

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Guinée : de retour de congé, Son Excellence Mamadi Doumbouya reprend immédiatement les dossiers de l’État.

À peine rentré à Conakry après quelques jours de congé annuel en Grèce, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rapidement repris son agenda institutionnel. Quelques heures seulement après son arrivée, le chef de l’État a présidé un Conseil extraordinaire des ministres élargi, donnant le coup d’envoi à une nouvelle séquence de travail gouvernemental.

Cette reprise intervient après une courte période de repos et traduit la volonté affichée de la présidence de maintenir le suivi des principaux dossiers nationaux sans délai.

Une reprise placée sous le signe des responsabilités institutionnelles

Le Conseil extraordinaire a notamment été marqué par la prestation de serment de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Devant le président de la République et les membres du gouvernement, la nouvelle ministre a officiellement pris ses fonctions conformément aux exigences institutionnelles. Cette cérémonie constitue une étape importante dans l’installation de la nouvelle responsable à la tête d’un département stratégique pour l’administration territoriale et la décentralisation.

Au-delà de cet acte solennel, la réunion a également permis d’examiner plusieurs dossiers liés aux priorités du gouvernement et de définir les orientations nécessaires à la poursuite de l’action publique.

Le 2 octobre déjà au centre des préparatifs

Parmi les échéances évoquées figure la prochaine célébration de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre 2026.

La Guinée commémorera à cette occasion le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, proclamée le 2 octobre 1958.

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ».

Cette thématique entend établir un lien entre la mémoire de l’indépendance et les perspectives d’avenir du pays, avec une attention particulière accordée à la jeunesse guinéenne.

La jeunesse au cœur du message

À travers ce thème, les autorités souhaitent mettre en avant le rôle des jeunes dans la transformation économique et sociale du pays. Éducation, entrepreneuriat, innovation, création d’emplois et participation à la vie nationale figurent parmi les enjeux associés à cette orientation.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur de la prochaine fête nationale intervient également dans un contexte où les pouvoirs publics cherchent à renforcer les dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle et du développement des compétences.

Une transition immédiate entre repos et action

Le retour du chef de l’État aura donc été suivi d’une reprise rapide des activités officielles. Du retour à Conakry à la présidence du Conseil extraordinaire des ministres, Mamadi Doumbouya a retrouvé en quelques heures les principaux dossiers de l’agenda gouvernemental.

Cette reprise intervient alors que plusieurs chantiers restent prioritaires pour les autorités, notamment les réformes institutionnelles, le développement des infrastructures, la transformation économique et la préparation des prochaines échéances nationales.

Après quelques jours de congé, le président guinéen renoue ainsi avec le rythme de l’action gouvernementale, dans une période où les attentes restent importantes autour de la mise en œuvre des projets et des engagements annoncés par les autorités.

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Guinée : le général Bienvenu Lamah nommé inspecteur technique

Dans un décret lu à la télévision nationale ce dimanche 16 août 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a nommé le général de brigade Bienvenu Lamah, matricule 19044G, au poste d’inspecteur technique de la Gendarmerie nationale.
Cette nomination intervient après l’acquittement de l’officier général par  le tribunal criminel de Dixinn dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009.
À travers cette nouvelle responsabilité, le général Bienvenu Lamah bénéficie une nouvelle fois de la confiance du chef de l’État et retrouve ainsi une position importante au sein de la Gendarmerie nationale.
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Transition énergétique : Mamadi Doumbouya fixe le cadre d’action de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie

Dans un décret rendu public ce samedi 15 août 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement défini le statut, les attributions ainsi que l’organisation administrative de l’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME). Cette décision marque un tournant stratégique pour la gestion et l’optimisation des ressources énergétiques en Guinée.
Un statut juridique d’autonomie sous tutelle ministérielle
L’Agence de la Maîtrise de l’Énergie (AME) est désormais structurée sous la forme d’un établissement public administratif (EPA). À ce titre, elle bénéficie de la personnalité morale et d’une autonomie financière. Sur le plan institutionnel, l’AME évoluera sous une double tutelle :

  • Tutelle technique : Le Ministère en charge de l’Énergie.
  • Tutelle financière : Le Ministère en charge des Finances.

Une feuille de route axée sur l’efficacité et la régulation
Au cœur de ce décret, l’AME se voit confier la mise en œuvre globale de la politique gouvernementale en matière d’efficacité énergétique. Ses missions s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :

  • Réglementation et certification : Définir les normes, performances et exigences minimales d’étiquetage, tout en gérant l’attribution, le recouvrement et le retrait des labels et certificats de performance énergétique.
  • Contrôle et audits : Assurer la conformité des installations, équipements et bâtiments publics ou privés, et promouvoir ou superviser les audits énergétiques obligatoires et volontaires.
  • Gestion des données : Collecter, analyser et diffuser les indicateurs et bilans énergétiques nationaux.
  • Incitations et finance verte : Proposer des régimes de subventions, des mesures fiscales adaptées, et participer à la politique tarifaire. L’agence est également chargée de canaliser les financements climatiques, fonds verts et mécanismes carbone.
  • Accompagnement et sensibilisation : Appuyer les collectivités, entreprises et institutions dans leurs projets d’efficacité énergétique, former les acteurs du secteur et développer le marché des sociétés de services énergétiques.

Conformément aux dispositions finales du décret, les détails spécifiques de l’organisation interne de l’AME seront élaborés par le Directeur général puis soumis à l’approbation du Conseil d’administration.