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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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FORA’ESS 2026 : le Sénégal appelle l’Afrique à faire de l’économie sociale et solidaire un moteur de souveraineté et d’emploi.

Le Sénégal ambitionne de placer l’économie sociale et solidaire (ESS) au cœur de la transformation économique du continent. À l’ouverture de la deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS), le Premier ministre, Mouhamadou Al Amine Lo, a invité les États africains à accélérer la mise en œuvre de la stratégie décennale de l’Union africaine afin de faire de l’ESS un levier de souveraineté économique, d’intégration régionale et de création d’emplois.

Organisé à Dakar du 6 au 9 juillet 2026, le forum rassemble plus de 1 500 participants issus de 30 pays, parmi lesquels des ministres, des représentants d’institutions internationales, des acteurs de l’économie sociale et solidaire ainsi que des partenaires techniques et financiers. Placée sous le thème « L’économie sociale et solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique », cette rencontre vise à renforcer la coopération continentale autour d’un modèle de développement fondé sur la solidarité, l’inclusion et la valorisation des ressources locales.

Passer des engagements aux actions concrètes

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement sénégalais a rappelé que l’adoption par l’Union africaine de la Stratégie décennale de l’économie sociale et solidaire (2023-2032) constitue une avancée majeure. Il estime toutefois que le véritable défi réside désormais dans sa mise en œuvre effective.

Mouhamadou Al Amine Lo a appelé les États africains à traduire cette vision en politiques publiques concrètes à travers l’adoption de cadres juridiques harmonisés, la création de mécanismes de financement adaptés, le renforcement des dispositifs d’accompagnement des acteurs de l’ESS et la mise en place d’outils statistiques capables de mesurer la contribution réelle du secteur aux économies nationales.

Selon lui, ces réformes sont indispensables pour faire de l’économie sociale et solidaire un moteur durable de croissance inclusive et de résilience économique.

Vers un modèle africain de développement

Au-delà des aspects économiques, le Premier ministre a défendu l’idée d’un modèle de développement inspiré des valeurs historiques de solidarité propres aux sociétés africaines.

Il a rappelé que les principes de l’économie sociale et solidaire trouvent leurs racines dans des références historiques telles que la Charte du Mandé de 1236 ou encore la Charte de la Révolution torodo de 1776, qui consacraient déjà les notions de responsabilité collective, de partage des richesses et de justice sociale.

Pour les autorités sénégalaises, ces héritages démontrent que l’Afrique dispose de ses propres fondements pour bâtir un modèle économique répondant à ses réalités, sans se limiter à reproduire des schémas extérieurs.

L’économie sociale et solidaire au cœur de la vision Sénégal 2050

Le gouvernement sénégalais inscrit cette ambition dans le cadre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui fait de l’économie sociale et solidaire un pilier de la stratégie de développement du pays.

Le Premier ministre a rappelé que le président Bassirou Diomaye Faye a décrété l’année 2026 « Année de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire », avec pour objectif de stimuler la création d’emplois décents, de renforcer les coopératives productives et de promouvoir un développement davantage ancré dans les territoires.

Pour Dakar, l’organisation de cette deuxième édition du FORA’ESS constitue également une reconnaissance du rôle joué par le Sénégal dans la promotion des politiques publiques dédiées à l’ESS et dans l’opérationnalisation de la stratégie continentale adoptée par l’Union africaine.

Renforcer la coopération continentale

Le chef du gouvernement a également plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques entre les États africains afin de favoriser l’émergence d’un véritable marché continental de l’économie sociale et solidaire.

Il a notamment proposé la création d’un Observatoire africain de l’ESS, chargé de suivre les progrès réalisés, d’évaluer l’impact des initiatives menées sur le continent et de faciliter le partage des bonnes pratiques entre les pays.

Selon lui, une gouvernance commune permettrait de faire de l’économie sociale et solidaire un instrument majeur de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, tout en renforçant les capacités du continent à relever les défis liés à l’emploi, à l’inclusion sociale, à la résilience économique et au développement durable.

À travers le FORA’ESS Dakar 2026, le Sénégal entend ainsi contribuer à l’émergence d’une vision africaine du développement, fondée sur la solidarité, l’innovation sociale et la coopération entre les États, au service d’une croissance plus inclusive et durable.

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Sénégal : les autorités alertent sur la prolifération de sachets d’eau et de boissons fabriqués clandestinement.

Dans un communiqué publié lundi, le ministère indique que ces sachets d’eau et de boissons sont souvent produits sans respecter les exigences d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité imposées aux fabricants agréés. Les autorités précisent que certains de ces produits peuvent être conditionnés à partir d’eau non traitée ou d’ingrédients de qualité incertaine, dans des installations ne répondant pas aux standards requis.

Des risques sanitaires importants pour les consommateurs

Selon le ministère, la consommation de ces produits expose la population à de nombreux risques pour la santé. Les autorités évoquent notamment des intoxications alimentaires, des diarrhées aiguës ainsi que plusieurs maladies d’origine hydrique, dont la fièvre typhoïde et le choléra.

Les enfants, les personnes âgées ainsi que les personnes souffrant de pathologies ou en situation de vulnérabilité sont considérés comme les plus exposés aux conséquences de la consommation de produits non conformes.

Face à cette situation, le ministère invite les consommateurs à faire preuve de vigilance en privilégiant les boissons et sachets d’eau issus d’unités de production agréées. Il recommande également de vérifier que les produits sont vendus dans des emballages correctement scellés et comportent un étiquetage conforme permettant d’identifier leur origine.

Les autorités encouragent par ailleurs les citoyens à signaler aux services compétents toute activité suspecte de fabrication ou de commercialisation de produits clandestins.

Des contrôles renforcés et des sanctions prévues

Le ministère rappelle que les producteurs et distributeurs impliqués dans ces activités illicites s’exposent à des sanctions prévues par la législation sénégalaise. Celles-ci peuvent inclure la saisie et la destruction des marchandises, des amendes, la fermeture des unités de production concernées ainsi que des poursuites judiciaires.

Afin de garantir la sécurité des consommateurs, les opérations de contrôle seront intensifiées sur l’ensemble du territoire national. Les services compétents auront pour mission d’identifier, de retirer du marché et de détruire les produits jugés non conformes aux normes sanitaires.

Un produit de grande consommation au cœur d’un double enjeu sanitaire et environnemental

Très répandus au Sénégal, notamment pendant les périodes de fortes chaleurs, les sachets d’eau vendus à 50 FCFA constituent une source d’hydratation accessible pour une large partie de la population. Leur faible coût explique leur forte consommation dans les grandes villes, les transports publics et les zones à forte affluence.

Toutefois, au-delà des préoccupations liées à la santé publique, ces emballages plastiques alimentent également les débats sur la protection de l’environnement. Leur abandon dans les rues, les caniveaux et les espaces publics contribue à la pollution urbaine et à l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux pluviales, malgré les efforts engagés par les autorités pour limiter l’utilisation des plastiques à usage unique et promouvoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

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Guinée : le FDSI et l’UNICEF présentent une analyse stratégique des ménages inscrits au Registre Social Unifié.

La Direction générale du Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI), placée sous la tutelle du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, organisera le mercredi 8 juillet 2026 à Conakry un atelier consacré à la présentation du rapport d’analyse du profil socio-démographique et socio-économique des ménages inscrits au Registre Social Unifié (RSU). Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’UNICEF et réunira les principaux acteurs de la protection sociale en Guinée.

Prévu à partir de 9 heures à l’Hôtel Palm Camayenne, l’événement rassemblera des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de développement ainsi que des acteurs impliqués dans les politiques sociales. L’objectif est de partager les résultats de cette étude, d’en discuter les principaux enseignements et de renforcer la concertation autour de l’exploitation des données issues du Registre Social Unifié.

Un outil stratégique au service des politiques sociales

Le rapport d’analyse du RSU constitue un instrument d’aide à la décision destiné à améliorer la planification et l’efficacité des politiques publiques en matière de protection sociale. Il dresse un état des lieux détaillé des caractéristiques socio-démographiques et socio-économiques des ménages vulnérables enregistrés dans la base nationale.

Grâce aux données collectées, les décideurs disposent d’informations fiables pour mieux identifier les populations les plus exposées à la précarité, affiner le ciblage des bénéficiaires des programmes sociaux et optimiser l’allocation des ressources publiques.

Cette approche fondée sur des données probantes vise également à renforcer l’impact des interventions sociales, à améliorer la transparence dans la mise en œuvre des programmes d’assistance et à favoriser une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.

Renforcer la protection sociale grâce à des données fiables

Organisé avec l’appui technique et financier de l’UNICEF, cet atelier traduit la volonté commune du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, du Fonds de Développement Social et de l’Indigence et de son partenaire de promouvoir un système de protection sociale davantage fondé sur l’analyse des données et les besoins réels des populations.

Les organisateurs estiment que le Registre Social Unifié constitue aujourd’hui un levier essentiel pour améliorer l’efficacité des politiques publiques en faveur des ménages vulnérables, dans un contexte où les enjeux liés à la pauvreté, à l’inclusion sociale et à la résilience des populations demeurent au cœur des priorités nationales.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à consolider les mécanismes de protection sociale, à développer des politiques publiques plus équitables et à favoriser un développement inclusif reposant sur une meilleure connaissance des réalités socio-économiques des ménages les plus fragiles.

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CEE 2026 : plus de 63 % de réussite au niveau national, des résultats équilibrés entre filles et garçons.

La Direction générale des examens, du contrôle scolaire, des concours et passerelles (DGECS-CP) a publié, ce lundi 6 juillet 2026, les résultats statistiques nationaux de l’Examen de fin d’études élémentaires (CEE), session 2026. Les chiffres officiels font état d’un taux de réussite national supérieur à 63 %, confirmant des performances globalement satisfaisantes et une quasi-parité entre les filles et les garçons.

Selon les données communiquées par la DGECS-CP, 497 970 candidats étaient inscrits à cette session, dont 338 392 garçons et 159 578 filles. Au total, 478 378 élèves ont effectivement pris part aux épreuves, soit 324 403 garçons et 153 975 filles, traduisant un fort taux de participation à cet examen qui marque la fin du cycle primaire.

À l’issue des délibérations, 302 948 candidats ont été déclarés admis, parmi lesquels 205 516 garçons et 97 432 filles, portant le taux de réussite national à un niveau supérieur à 63 %.

Des performances presque identiques dans l’enseignement général

Dans l’enseignement général (EG), 440 381 candidats ont composé, dont 295 591 garçons et 144 790 filles. Les résultats montrent que 280 047 élèves ont obtenu leur admission, répartis entre 188 108 garçons et 91 939 filles.

Le taux de réussite s’établit ainsi à 63,64 % chez les garçons contre 63,50 % chez les filles. Cet écart très faible confirme une égalité de performance entre les deux sexes, illustrant les progrès réalisés en matière d’accès et de réussite scolaire.

Des résultats également encourageants dans le Franco-Arabe

Les candidats de l’option Franco-Arabe (FA) affichent également des résultats globalement satisfaisants. Sur les 37 997 élèves ayant participé aux épreuves, dont 28 812 garçons et 9 185 filles, 22 901 ont été déclarés admis.

Dans cette filière, le taux de réussite atteint 60,42 % chez les garçons contre 59,80 % chez les filles, des niveaux qui témoignent, là encore, d’une faible différence entre les performances des candidats.

Une quasi-parité au niveau national

Toutes filières confondues, les statistiques nationales révèlent un taux de réussite de 63,35 % chez les garçons et de 63,28 % chez les filles. Ces résultats confirment que les performances scolaires sont pratiquement identiques entre les deux catégories de candidats, reflétant une évolution positive vers une plus grande équité dans le système éducatif.

La publication de ces statistiques marque une étape importante dans le déroulement des examens nationaux de la session 2026. Après les résultats du CEE, l’attention des candidats, des familles et des acteurs du secteur éducatif se tourne désormais vers les prochaines délibérations du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Baccalauréat unique, dont les résultats sont attendus dans les prochains jours.

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Mali : l’Union africaine condamne les attaques terroristes coordonnées et réaffirme son soutien à Bamako.

La Commission de l’Union africaine a fermement condamné la série d’attaques terroristes coordonnées qui ont visé plusieurs localités du Mali, dans le nord, le centre et le sud du pays. Ces offensives, menées simultanément contre plusieurs positions stratégiques, illustrent une nouvelle fois la persistance de la menace jihadiste dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant pour le Mali et l’ensemble de la région sahélienne.

Selon les informations disponibles, les attaques ont débuté aux premières heures de la matinée du 4 juillet, aux environs de 5 heures. Parmi les principales cibles figurent les villes de Gao et de Sévaré, deux centres névralgiques des dispositifs sécuritaires et militaires du pays.

Dans le centre du Mali, la localité de Kéniéroba a également été touchée. Le centre de garde pénitentiaire de la ville, où sont notamment détenues des personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes armés terroristes, aurait fait partie des infrastructures visées par les assaillants.

L’Union africaine exprime sa solidarité avec le Mali

Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et réaffirmé le soutien total de l’organisation continentale aux autorités maliennes.

Il a rappelé que ces nouvelles attaques démontrent que le terrorisme et l’extrémisme violent demeurent des menaces majeures non seulement pour le Mali, mais également pour l’ensemble du Sahel et du continent africain.

Le président de la Commission a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération régionale et internationale afin d’intensifier la lutte contre les groupes armés, tout en veillant au respect du droit international humanitaire et à la protection des populations civiles.

Une recrudescence des violences au Sahel

Cette nouvelle vague d’attaques intervient un peu plus de deux mois après les offensives coordonnées menées les 25 et 26 avril 2026 contre plusieurs villes stratégiques maliennes. La multiplication de ces assauts témoigne de la capacité des groupes terroristes à conduire des opérations simultanées sur plusieurs fronts, malgré les dispositifs sécuritaires déployés par les autorités.

Face à cette détérioration de la situation, la Commission de l’Union africaine réaffirme son engagement à accompagner les autorités maliennes ainsi que les initiatives régionales et continentales destinées à combattre le terrorisme et à favoriser un retour durable de la paix dans le pays.

Un défi sécuritaire majeur pour le Mali

Membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger, le Mali demeure confronté depuis plus d’une décennie à une crise sécuritaire multidimensionnelle. Le pays fait face à la fois aux actions des groupes jihadistes affiliés à des organisations terroristes internationales et aux tensions liées aux mouvements indépendantistes touaregs dans le nord.

Cette instabilité chronique continue de peser lourdement sur la sécurité des populations, le fonctionnement des institutions et les perspectives de développement économique, faisant du Mali l’un des principaux foyers de crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya met fin à l’exportation de l’or brut après une période transitoire de 90 jours.

Le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a décidé de durcir l’encadrement de la filière aurifère en interdisant l’exportation de l’or brut à l’issue d’une période transitoire de 90 jours. La mesure est contenue dans un décret présidentiel lu le vendredi 3 juillet 2026 à la Radio Télévision Guinéenne (RTG), et marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur minier.

Selon les dispositions du texte, les opérateurs disposent d’un délai de trois mois à compter de la publication officielle du décret pour se conformer à la nouvelle réglementation. Passé ce délai, toute exportation d’or brut sera formellement interdite sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie des autorités guinéennes visant à accroître la maîtrise de la chaîne de valeur des ressources minières, à renforcer la traçabilité de la production aurifère et à favoriser une meilleure valorisation des richesses nationales avant leur commercialisation sur les marchés internationaux.

Un dispositif de sanctions renforcé

Le décret prévoit un arsenal de sanctions administratives et pénales à l’encontre des personnes physiques ou morales qui enfreindraient cette nouvelle réglementation.

Sur le plan administratif, les autorités pourront procéder à la suspension ou au retrait des autorisations d’exportation accordées aux opérateurs concernés. Le texte autorise également l’immobilisation, la consignation ainsi que la saisie des cargaisons d’or faisant l’objet d’une exportation irrégulière, conformément aux dispositions du Code minier, du Code des douanes et des autres textes législatifs et réglementaires en vigueur.

Le volet pénal du décret est tout aussi dissuasif. Toute exportation frauduleuse d’or brut réalisée en violation de cette interdiction sera désormais considérée comme une infraction à la fois douanière et minière. Les contrevenants s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires et aux sanctions prévues par la législation guinéenne.

Une réforme pour mieux valoriser les ressources minières

À travers cette mesure, le gouvernement entend renforcer la gouvernance du secteur minier, lutter contre les circuits illicites d’exportation et améliorer les retombées économiques de l’exploitation aurifère pour l’État.

Premier secteur d’exportation du pays, les mines occupent une place stratégique dans l’économie guinéenne. Les autorités ambitionnent désormais de développer davantage la transformation locale des ressources, d’améliorer le contrôle des flux d’exportation et de garantir une exploitation plus transparente et plus bénéfique pour l’économie nationale.

L’interdiction de l’exportation de l’or brut constitue ainsi un nouveau levier de la politique de souveraineté économique engagée par les autorités de la transition, avec pour objectif de mieux préserver les intérêts de la Guinée dans la gestion de ses ressources naturelles.,

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Gbessia : les conseillers communaux de la GMD affichent leur soutien au nouveau maire Mamadou Saliou Fofana.

Quelques jours après son élection à la tête de la commune urbaine de Gbessia, le maire Mamadou Saliou Fofana a reçu, dimanche 5 juillet, une délégation des conseillers communaux de la Génération pour la Modernisation et le Développement (GMD), conduite par leur chef de file, Mory Diakité, ancien président de la délégation spéciale de la commune. Cette visite de courtoisie visait à féliciter le nouvel édile et à réaffirmer la volonté de la GMD de contribuer au développement de la collectivité, au-delà des appartenances politiques.

Au cours des échanges, les représentants de la GMD ont adressé leurs félicitations au maire nouvellement élu, tout en lui formulant leurs vœux de réussite dans l’exercice de son mandat. Ils ont également assuré de leur disponibilité à collaborer avec l’exécutif communal afin de répondre aux attentes des habitants de Gbessia.

Prenant la parole au nom de la délégation, le porte-parole de la GMD, M. Conté, a insisté sur la nécessité de privilégier l’intérêt général et de dépasser les clivages politiques pour faire avancer les projets de développement de la commune.

« Nous sommes appelés à travailler ensemble. Si le maire échoue dans sa mission, ce sont les 45 conseillers communaux qui auront échoué », a-t-il déclaré, soulignant que la responsabilité du développement local incombe à l’ensemble des élus municipaux.

En réponse, Mamadou Saliou Fofana a salué cette initiative, qu’il a qualifiée de geste de responsabilité et d’ouverture. Selon lui, cette démarche traduit une volonté commune de placer l’intérêt des citoyens au-dessus des considérations partisanes.

Le maire a également rappelé les relations qu’il entretient avec les responsables de la GMD. Il a indiqué avoir, dans un premier temps, envisagé de porter les couleurs de cette formation politique avant de se présenter finalement sous la bannière du Mouvement des Alliés pour le Développement (MAD).

« Le MAD et la GMD, c’est la même famille », a-t-il affirmé, avant d’inviter l’ensemble des conseillers communaux à unir leurs efforts afin de relever les défis de développement auxquels la commune est confrontée.

« J’appelle tous les conseillers communaux à conjuguer leurs efforts pour le développement de Gbessia », a-t-il insisté.

Cette rencontre, marquée par un climat de cordialité, s’est achevée par une prière collective en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement de la commune. Un symbole d’unité qui intervient à un moment où les nouvelles autorités locales sont attendues sur la mise en œuvre de projets susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

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Hydrocarbures : Sangomar maintient son rythme de production, trois cargaisons de GNL exportées depuis GTA en juin.

Les projets pétrolier de Sangomar et gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) poursuivent leur montée en puissance. Selon le rapport de production du mois de juin 2026, les deux infrastructures stratégiques ont enregistré des performances conformes à leurs objectifs opérationnels, confirmant la stabilité des opérations et la poursuite des exportations vers les marchés internationaux.

Pour le champ pétrolier offshore de Sangomar, trois cargaisons de pétrole brut ont été expédiées et commercialisées au cours du mois de juin, représentant un volume total de 2,94 millions de barils. Ce niveau de production témoigne de la bonne tenue du gisement ainsi que de la fiabilité des installations de production et d’exportation.

Les responsables du projet soulignent que le plateau de production est maintenu, une performance qui confirme le bon comportement du réservoir et l’efficacité des infrastructures mises en service. Cette stabilité constitue un indicateur important pour la rentabilité du projet et le maintien des recettes issues des exportations pétrolières.

Du côté du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, trois cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont également été exportées au cours du mois de juin 2026. Ces expéditions représentent un volume total de 0,49 million de mètres cubes de GNL, confirmant la poursuite des opérations commerciales après l’entrée en production du projet.

Le développement simultané de Sangomar et de GTA marque une étape majeure dans l’ambition du Sénégal de s’imposer comme un acteur émergent du secteur des hydrocarbures en Afrique. Les revenus générés par ces projets sont attendus comme un levier important pour soutenir la croissance économique, renforcer les finances publiques et financer des investissements structurants, tout en exigeant une gouvernance rigoureuse afin de garantir une gestion transparente et durable des ressources naturelles.

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Diplomatie : Romuald Wadagni en visite d’État en Mauritanie pour renforcer le partenariat entre Cotonou et Nouakchott.

Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue ce lundi 6 juillet une visite d’État en Mauritanie à l’invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce déplacement officiel à Nouakchott s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement du dialogue politique entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques.

Selon un communiqué publié dimanche par la présidence béninoise, le chef de l’État béninois sera reçu au palais présidentiel de Nouakchott pour un entretien en tête-à-tête avec le président mauritanien. Cette rencontre de haut niveau sera suivie d’échanges élargis entre les délégations des deux pays, avec pour objectif d’identifier de nouvelles perspectives de coopération.

Les discussions porteront principalement sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie, ainsi que sur les différents axes du partenariat bilatéral. Les deux chefs d’État devraient notamment examiner les opportunités de collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, les infrastructures, l’énergie et les échanges institutionnels.

Au-delà des questions bilatérales, Romuald Wadagni et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani feront également le point sur les principaux dossiers régionaux. Les échanges devraient aborder les défis liés à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, au développement économique, ainsi qu’aux efforts d’intégration en Afrique de l’Ouest et dans l’espace sahélo-saharien, où les enjeux de stabilité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région.

Cette visite intervient dans le prolongement de la politique diplomatique impulsée par Romuald Wadagni depuis son accession à la magistrature suprême. Le président béninois multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération avec les pays africains et à rétablir un dialogue constructif avec l’ensemble des partenaires de la sous-région.

Au cours des dernières semaines, le chef de l’État s’est notamment rendu dans plusieurs capitales ouest-africaines, y compris dans des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces déplacements ont contribué à relancer les échanges avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, alors que les relations entre Cotonou et ces trois États avaient connu une période de fortes tensions avant son arrivée au pouvoir.

À travers cette visite officielle en Mauritanie, les autorités béninoises entendent poursuivre leur stratégie d’ouverture diplomatique et consolider les partenariats africains autour d’une vision commune fondée sur la coopération, le développement durable, la sécurité collective et l’intégration régionale.

Un communiqué conjoint devrait être publié à l’issue des entretiens afin de rendre compte des principales décisions et orientations arrêtées par les deux chefs d’État pour approfondir les relations entre le Bénin et la Mauritanie.