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Guinée : après l’incendie de Sonfonia, la Protection civile rassure sur l’essentiel préservé

Au lendemain de l’incendie survenu le 6 avril 2026 à la centrale électrique de Sonfonia Casse, les autorités se veulent rassurantes. La Protection civile confirme qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, malgré des dégâts matériels visibles sur le site.

Des installations stratégiques épargnées

Selon le directeur régional de Conakry, l’incendie a pu être rapidement contenu, limitant ainsi sa propagation. « La centrale n’est pas affectée. C’est ce qui est le plus important », a-t-il indiqué, précisant que le foyer résiduel provenait principalement de rouleaux de câbles entreposés.

Le colonel Ibrahima Sory Kaba a confirmé que l’essentiel des installations a été préservé. L’outil de production n’a pas été touché, seuls les stocks de câbles ayant subi des dommages.

Une situation progressivement maîtrisée

Grâce à l’intervention des équipes de secours, les flammes ont été maîtrisées, bien que des foyers résiduels aient nécessité des opérations complémentaires pour éviter toute reprise du feu.

Un retour progressif de l’électricité

Dans les heures qui ont suivi l’incident, la Électricité de Guinée avait annoncé des perturbations dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment à Yattayah, Sonfonia, Wanindara, Tombolia, Dabompa, Samataran et Ansoumaniah.

Quelques heures plus tard, la situation s’est nettement améliorée, avec le rétablissement de l’électricité dans cinq des sept zones initialement touchées.

Si l’incident n’a pas affecté les capacités de production, il rappelle néanmoins la vulnérabilité des infrastructures énergétiques et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de sécurité.

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Guinée : un incendie à la centrale électrique de Sonfonia provoque d’importants dégâts.

Un incendie s’est déclaré dans l’après-midi du lundi 6 avril 2026 à la centrale électrique de Sonfonia Casse, située dans la commune de Sonfonia, en périphérie de la capitale guinéenne.

Un départ de feu en pleine journée

Selon les premières informations, le sinistre a débuté aux alentours de 15 heures, touchant principalement des installations électriques, notamment des câbles, et occasionnant des dégâts matériels significatifs.

Une intervention toujours en cours

Rapidement dépêchés sur les lieux, les sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour circonscrire les flammes. Toutefois, au moment de la rédaction, l’incendie n’était pas encore totalement maîtrisé, témoignant de l’ampleur du brasier.

Un dispositif de sécurité renforcé

Les forces de l’ordre ont également été déployées afin de sécuriser le périmètre et prévenir tout risque supplémentaire, notamment en raison de la sensibilité des installations électriques concernées.

Les causes exactes de l’incendie restent, à ce stade, indéterminées, et une enquête devrait être ouverte pour établir les circonstances de cet incident.

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Niger : de nouvelles déchéances de nationalité au nom de la sécurité intérieure.

Les autorités nigériennes poursuivent leur politique de fermeté en matière de sécurité. Le général Abdourahamane Tiani a signé, mercredi 1er avril 2026, un décret ordonnant le retrait provisoire de la nationalité nigérienne à deux nouvelles personnes, portant à une vingtaine le nombre de cas enregistrés depuis octobre 2024.

Deux nouveaux noms inscrits sur la liste

Selon l’Agence nigérienne de presse, les personnes concernées sont Aminata Takoubakoye Boureima et Djibo Yaya. Les autorités leur reprochent des activités jugées de nature à « perturber la paix et la sécurité publiques », ainsi que la diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public.

Le communiqué officiel évoque également des faits de diffamation et d’injures via des moyens de communication électronique, ainsi que des accusations d’apologie du terrorisme.

Un dispositif juridique renforcé depuis 2024

Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’ordonnance du 27 août 2024, révisée le 7 octobre de la même année. Ce texte prévoit notamment la création d’un fichier national recensant les personnes impliquées dans des activités terroristes ou portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État.

Depuis son entrée en vigueur, ce mécanisme a conduit à des mesures similaires visant plusieurs figures publiques, parmi lesquelles Rhissa Ag Boulla, Hassoumi Massoudou et Abou Mahamadou Tarka.

Une stratégie sécuritaire assumée

À travers ces décisions, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie entend consolider son dispositif de lutte contre les menaces sécuritaires, dans un contexte marqué par des défis persistants en matière de stabilité et de lutte contre le terrorisme.

Les personnes visées sont désormais inscrites dans un registre officiel, dont les modalités d’inscription, de radiation ainsi que les conséquences juridiques sont encadrées par les textes en vigueur.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye réaffirme le rôle stratégique des Daaras dans le système éducatif.

À l’occasion de la Journée nationale des Daaras, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de la valorisation de l’enseignement coranique, pilier historique du système éducatif sénégalais.

Un héritage éducatif et culturel séculaire

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a souligné l’importance des Daaras dans la transmission des valeurs et des savoirs : « Depuis des siècles, les Daaras transmettent bien plus que des connaissances. Ils forment des consciences, inculquent une éthique et façonnent une vision du monde ».

Cette reconnaissance s’inscrit dans une volonté de préserver un héritage éducatif profondément ancré dans la société sénégalaise, tout en l’adaptant aux mutations contemporaines.

Vers une modernisation encadrée du système des Daaras

Le président a mis en avant les conclusions des Assises nationales des Daaras, qui dessinent, selon lui, « une voie claire » reposant sur l’écoute des acteurs, l’ancrage territorial et une ambition collective partagée.

Dans cette perspective, l’État prévoit une série de réformes visant à :

  • améliorer les conditions d’apprentissage ;
  • renforcer le statut des maîtres coraniques ;
  • intégrer les Daaras dans la dynamique de refondation du système éducatif national.

Un enjeu de souveraineté éducative

Pour Bassirou Diomaye Faye, la valorisation des Daaras dépasse le cadre éducatif et s’inscrit dans une logique de souveraineté culturelle. « Il ne peut y avoir de souveraineté durable sans maîtrise de nos références éducatives », a-t-il affirmé.

Une vision ancrée dans les valeurs nationales

En conclusion, le chef de l’État a réitéré la volonté du Sénégal d’avancer « avec confiance et fidélité à ses valeurs », en plaçant les Daaras au cœur de sa vision éducative, culturelle et sociale pour les générations futures.

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CAN 2025 : le procès en appel des supporters sénégalais renvoyé au 13 avril à Rabat.

Le procès en appel des supporters sénégalais interpellés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, initialement prévu ce lundi à Rabat, a été reporté au 13 avril 2026.

Des condamnations en première instance

Le 19 février dernier, le tribunal de première instance de Rabat avait condamné plusieurs supporters à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme, pour des faits liés à des troubles à l’ordre public lors d’un événement sportif.

Les incidents remontent au 18 janvier 2026, à l’issue de la finale opposant le Maroc au Sénégal au Complexe sportif Moulay Abdellah, où des violences avaient éclaté dans les tribunes, entraînant l’interpellation de plusieurs personnes.

Un report lié à une demande de la défense

Selon des sources concordantes, ce renvoi est motivé par la demande d’un mis en cause de nationalité franco-algérienne, nécessitant un délai supplémentaire dans l’examen du dossier.

Les prévenus sont poursuivis pour hooliganisme, une qualification juridique couvrant notamment des actes de violence contre les forces de l’ordre, des dégradations d’infrastructures sportives, des invasions de terrain et des jets de projectiles.

Des répercussions sportives toujours en suspens

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire continue d’avoir des conséquences sur le plan sportif. Le 17 mars, la Confédération africaine de football a déclaré le Sénégal forfait en finale, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), conformément au règlement de la compétition.

La Fédération sénégalaise de football a contesté cette décision et saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que l’instance se conformait à la décision de sa commission d’appel, tout en précisant qu’aucune communication supplémentaire ne serait faite dans l’attente du verdict du TAS.

Une affaire toujours en cours

En attendant l’issue de la procédure devant les juridictions sportives internationales, le volet judiciaire se poursuit au Maroc, avec une audience désormais attendue à la mi-avril, dans un dossier qui continue de susciter une forte attention au Sénégal comme à l’international.

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Sénégal : l’aéroport de Ziguinchor attendu pour le 30 avril 2026.

Le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, a confirmé l’ouverture de l’aéroport de Ziguinchor prévue le 30 avril 2026, réaffirmant l’engagement de l’État à respecter ce calendrier. Cette annonce intervient à l’issue d’une tournée dans le sud du pays, au cours de laquelle les autorités ont assuré que les travaux progressent conformément aux exigences de coût, de délai et de qualité.

Une modernisation accélérée des infrastructures aéroportuaires

Le ministre s’exprimait lors de la cérémonie d’inauguration du salon d’honneur de l’Aéroport international Blaise Diagne, où il a mis en avant la volonté du gouvernement d’accélérer la modernisation du réseau aéroportuaire national.

Dans cette dynamique, une visite de terrain est prévue le 7 avril, en présence du ministre des Transports aériens, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux à Ziguinchor.

Une ouverture symbolique et opérationnelle

L’ouverture officielle pourrait être marquée par l’atterrissage d’un avion transportant de hautes autorités, soulignant la portée stratégique de cette infrastructure pour la région sud. Dès le 1er mai 2026, un vol commercial inaugural est également annoncé, traduisant la volonté des autorités de rendre rapidement l’aéroport pleinement opérationnel.

Un levier de développement pour la Casamance

Selon Dethié Fall, l’aéroport de Ziguinchor jouera un rôle déterminant dans le désenclavement de la Casamance, facilitant la mobilité des personnes et des biens, tout en stimulant le développement économique local, notamment dans les secteurs du tourisme et du commerce.

D’autres projets structurants en perspective

Au-delà de Ziguinchor, le gouvernement poursuit ses efforts de modernisation avec des projets d’extension de l’aéroport de Saint-Louis, ainsi que la relance du programme de reconstruction de plusieurs infrastructures aéroportuaires, notamment à Matam et Ourossogui.

Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à renforcer la connectivité du territoire et à soutenir la croissance économique du Sénégal.

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Massacre de Thiaroye : l’État français condamné pour avoir dissimulé la mort d’un tirailleur africain

Plus de 80 ans après les faits, l’histoire du Massacre de Thiaroye continue de révéler ses zones d’ombre. La justice française vient de reconnaître la responsabilité de l’État pour avoir dissimulé les circonstances exactes de la mort d’un tirailleur africain tué lors de cette tragédie coloniale survenue en 1944 au Sénégal. 

Une décision judiciaire symbolique

Le tribunal administratif de Paris a condamné l’État français pour ne pas avoir entrepris toutes les démarches nécessaires afin d’éclaircir les circonstances du décès d’un tirailleur africain abattu lors du massacre. La justice estime que les autorités françaises ont manqué à leur devoir d’information et ont entretenu pendant des décennies une version incomplète, voire trompeuse, des faits. 

Dans cette affaire, le soldat avait été présenté à tort comme un « déserteur » dans les archives militaires. La décision du tribunal reconnaît désormais que cette version officielle a contribué à masquer la réalité de sa mort. L’État français a été condamné à verser 10 000 euros de réparation morale à son fils. 

Le drame de Thiaroye, une page sombre de l’histoire coloniale

Le massacre remonte au 1er décembre 1944, dans le camp militaire de Thiaroye, près de Dakar. Des tirailleurs africains, anciens prisonniers de guerre revenus d’Europe après la Seconde Guerre mondiale, réclamaient le paiement de leurs soldes et indemnités promises par l’armée française. 

Face à cette revendication, la répression fut brutale. Les forces coloniales françaises ouvrirent le feu sur les soldats africains. Le bilan officiel a longtemps évoqué 35 morts, mais plusieurs historiens estiment que le nombre réel de victimes pourrait atteindre plusieurs centaines. 

Une bataille mémorielle toujours en cours

Pendant des décennies, les circonstances exactes du massacre ont été contestées. Des familles de tirailleurs et des chercheurs ont dénoncé un silence institutionnel et une sous-évaluation du nombre de victimes.

La décision judiciaire récente marque donc un tournant symbolique. Elle constitue une première reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la dissimulation d’une partie de la vérité sur cet épisode tragique de l’histoire coloniale. 

Vers une reconnaissance plus complète ?

Cette condamnation relance les appels à une transparence totale sur les archives et à une reconnaissance plus large du massacre. Au Sénégal comme ailleurs en Afrique, le souvenir de Thiaroye reste profondément ancré dans la mémoire collective, symbole du sacrifice de soldats africains qui ont combattu pour la France avant d’être victimes d’une répression sanglante.

Plus de huit décennies après les faits, la quête de vérité et de justice autour du massacre de Thiaroye se poursuit, portée par les familles des victimes, les historiens et les défenseurs de la mémoire coloniale.

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Bassin du Niger : la Guinée renforce sa coopération régionale pour une gestion durable de l’eau.

Une rencontre stratégique autour des enjeux hydriques et agricoles
La ministre de l’Agriculture, Aminata Kaba, a reçu, le 25 mars 2026, une mission de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), conduite par son secrétaire exécutif, Kocou Armand Houanye. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation régionale visant à renforcer la coopération autour de la gestion des ressources en eau.

Accélérer les investissements pour un développement intégré
Au cœur des échanges : la nécessité de consolider les partenariats entre l’ABN, les autorités nationales et les bailleurs de fonds, afin d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants liés à l’eau. L’objectif est de promouvoir un développement intégré, durable et résilient dans l’ensemble du Bassin du Niger, un espace stratégique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et centrale.

Une tournée régionale pour mobiliser les États membres
Le secrétaire exécutif de l’ABN a rappelé que cette mission s’inscrit dans une tournée couvrant les neuf pays membres de l’organisation : la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Cameroun et le Tchad. Il a, à cette occasion, plaidé pour un engagement politique renforcé en faveur de projets structurants, notamment le Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le Bassin du Niger (PIDACC).

Des priorités axées sur la sécurité alimentaire et la résilience climatique
Les discussions ont également porté sur les défis liés à la gestion durable des ressources hydriques, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique. Les initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer la résilience des systèmes agricoles ont été au centre des préoccupations exprimées par les différentes parties.

Un engagement réaffirmé des autorités guinéennes
La ministre de l’Agriculture a salué cette démarche et réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes, sous le leadership du président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah, en faveur de l’intégration régionale.

Elle a notamment insisté sur la nécessité d’accélérer l’exécution des projets structurants, tout en alertant sur les risques liés à la prolifération non encadrée des forages, susceptibles de fragiliser les ressources en eau. Elle a également plaidé pour le développement d’infrastructures rurales durables, indispensables au désenclavement des zones agricoles.

Vers une meilleure articulation avec les priorités nationales
Enfin, la ministre a souligné l’importance d’un alignement des initiatives régionales avec les grandes orientations nationales, notamment le programme Simandou 2040, qui place l’agriculture au cœur de la stratégie de développement du pays.

À travers cette dynamique de coopération, les acteurs régionaux entendent renforcer les bases d’une sécurité alimentaire durable et d’une meilleure résilience climatique à l’échelle du Bassin du Niger.

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Guinée : le commandant Toumba Diakité décède en détention à la prison de Coyah

Le commandant Aboubacar Sidiki Diakité, dit “Toumba”, est décédé dans la nuit du 25 mars 2026, alors qu’il purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel publié par la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, relevant du ministère guinéen de la Justice et des Droits de l’Homme.

Selon le document, le décès est survenu à 04 heures 35 minutes, après une dégradation progressive de son état de santé malgré une prise en charge médicale.

Une détérioration progressive de son état de santé

D’après le communiqué, un rapport médical circonstancié établi le 4 mars 2026 par les professeurs Houssein Fofana, chirurgien, et Elhadj Yaya Baldé, cardiologue au Centre hospitalo-universitaire Ignace Deen, avait déjà mis en évidence plusieurs problèmes de santé.

Le tableau clinique présenté par le détenu faisait état notamment :

  • d’une tuméfaction épigastrique,

  • de douleurs abdominales persistantes,

  • d’une constipation chronique,

  • ainsi que de troubles du sommeil.

Ce rapport médical avait été établi en présence du procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah ainsi que de son avocat.

Une évacuation d’urgence avant le décès

Le communiqué précise que dans la nuit du 23 mars 2026, le commandant Toumba Diakité a été victime d’un malaise en milieu carcéral. Il a alors été évacué en urgence vers l’hôpital militaire du Camp Samory Touré, où il a été pris en charge par une équipe médicale spécialisée.

Malgré les soins administrés, l’évolution de son état de santé s’est révélée défavorable.

Les médecins ont finalement conclu à un décès lié à une hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, selon les termes du rapport médical.

Une procédure judiciaire en cours

Les autorités pénitentiaires ont indiqué qu’un rapport détaillé et circonstancié sera transmis aux autorités judiciaires compétentes afin d’éclairer les circonstances exactes du décès et de permettre toute suite de droit.

Dans son communiqué, la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion a également exprimé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches et à l’ensemble de ses relations.

Une figure centrale du procès du 28 septembre

Le commandant Toumba Diakité était l’un des principaux protagonistes du procès lié aux événements tragiques du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, un dossier judiciaire majeur dans l’histoire récente de la Guinée.

Son décès en détention intervient alors que cette affaire demeure profondément ancrée dans la mémoire collective et continue de susciter de nombreux débats sur la justice et la responsabilité dans les crimes commis durant cette période.

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Rapatriement de ressortissants sierra-léonais : Freetown confirme le retour de 942 personnes depuis la Guinée.

Le gouvernement de Sierra Leone a annoncé, le 24 mars 2026, le retour de 942 de ses ressortissants en provenance de la Guinée. Cette opération intervient dans un contexte marqué par des actions de déguerpissement menées dans la capitale guinéenne.

Des opérations de contrôle dans les zones informelles de Conakry

Dans un communiqué, le ministère sierra-léonais de l’Information et de l’Éducation civique précise avoir été informé par les autorités guinéennes d’opérations visant à démanteler des campements informels et à identifier les étrangers en situation irrégulière.

Ces interventions ont notamment ciblé la zone portuaire de Boulbinet, où plusieurs ressortissants sierra-léonais ont été interpellés le 23 mars. Selon les autorités, les personnes disposant de documents valides ont été libérées, tandis que celles en situation irrégulière ont été reconduites vers leur pays d’origine.

Une coordination diplomatique pour un retour encadré

Le gouvernement sierra-léonais, basé à Freetown, indique avoir engagé des échanges avec les autorités guinéennes, via son ambassade à Conakry, afin de garantir que les opérations de rapatriement se déroulent « de manière ordonnée et humaine », dans le respect des droits des personnes concernées.

Accueil et prise en charge à la frontière

Le processus de retour est coordonné au niveau du poste frontalier de Kambia, où les autorités sierra-léonaises assurent l’accueil, l’enregistrement et la prise en charge des personnes rapatriées avant leur réinstallation dans leurs localités d’origine.

À ce stade, 942 personnes, dont des femmes et des enfants, ont déjà été recensées.

Appel au calme et suivi de la situation

Les autorités de Sierra Leone affirment suivre de près l’évolution de la situation et maintenir le dialogue avec la Guinée pour garantir le respect des procédures et la protection de leurs ressortissants.

Elles appellent par ailleurs la population à faire preuve de calme et à se référer exclusivement aux informations diffusées par les canaux officiels.