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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye annonce un projet de parti pour fédérer ses soutiens

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’apprête à franchir une nouvelle étape majeure dans sa gouvernance. À l’issue d’une intense rencontre avec les élus locaux de sa majorité, le chef de l’État a exprimé son intention de créer une formation politique unifiée pour rassembler ses soutiens. Cette annonce stratégique survient en pleine période de reconfiguration politique, marquée par des divergences profondes avec son ancien allié Ousmane Sonko autour d’un projet de révision constitutionnelle.
C’est à la suite d’une audience de quatre heures au Palais de la République avec les 306 maires de la « Coalition Diomaye Président » que la décision a été officialisée. Venus des 14 régions du pays, ces élus locaux ont réitéré leur adhésion au projet de transformation systémique et territoriale promu par le pouvoir exécutif. Saisissant cette tribune, Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa volonté d’évoluer vers une « unité plus organique » des forces politiques qui l’accompagnent au quotidien en jetant les bases d’un parti présidentiel.

Aminata Touré à la manœuvre pour concevoir la nouvelle structure

Afin de donner corps à cette ambition dans les plus brefs délais, le président de la République a officiellement confié les rênes de la réflexion à Aminata Touré, superviseuse générale de la coalition. Elle est chargée de piloter un comité de réflexion dont la mission consistera à définir et préparer l’ensemble des éléments constitutifs de cette future cellule politique.
Pour les responsables de la coalition, cette initiative marque un « tournant historique ». Les élus territoriaux y voient l’opportunité de consolider un bloc uni et structuré en perspective des prochaines échéances électorales, tout en garantissant un relais politique direct entre le sommet de l’État et les différentes collectivités locales du pays.

Le contexte d’une rupture consommée avec Ousmane Sonko

Ce choix d’officialiser un appareil politique propre intervient alors que le paysage politique sénégalais subit de profondes mutations. Les relations entre le président Faye et Ousmane Sonko se sont progressivement détériorées, aboutissant en mai 2026 à l’éviction de ce dernier de son poste de Premier ministre. Désormais installé au perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko conserve le contrôle d’une solide majorité parlementaire, positionnant l’appareil législatif dans une dynamique d’équilibre — ou de confrontation — face à l’exécutif.

Arbitrage par référendum : le nœud du débat constitutionnel

Les frictions entre les deux figures de l’ex-parti Pastef se cristallisent de façon aiguë autour de la révision de la Constitution adoptée le 29 juin par les députés. Ce projet prévoit des modifications institutionnelles substantielles, à savoir la transformation du Conseil constitutionnel en Cour constitutionnelle, l’extension des prérogatives du Parlement, ainsi qu’une clause interdisant formellement au président de la République de diriger simultanément une formation politique.
C’est sur la modalité de validation de cette réforme que le désaccord est total :

  • La position d’Ousmane Sonko : Le président de l’Assemblée nationale soutient que le texte, ayant réuni la majorité qualifiée requise au Parlement, peut faire l’objet d’une promulgation directe par le chef de l’État, s’appuyant pour cela sur la jurisprudence constitutionnelle.
  • La position de Bassirou Diomaye Faye : À l’inverse, le chef de l’État refuse de contourner l’expression directe des citoyens. Il a annoncé sa ferme volonté de soumettre cette réforme globale à l’arbitrage d’un référendum populaire, estimant qu’un tel bouleversement institutionnel doit être directement tranché par le peuple sénégalais.

Bien qu’aucun calendrier officiel n’ait encore été arrêté pour la tenue de ce scrutin référendaire, la création imminente de ce nouveau parti apparaît clairement comme le fer de lance de la stratégie présidentielle pour aborder les batailles électorales à venir.

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Mali : L’armée revendique des succès tactiques face à une recrudescence d’offensives coordonnées

D’après les informations d’APA News Une nouvelle flambée de violence secoue le centre et le nord du Mali. Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs alliés d’Africa Corps, affirment avoir vigoureusement repoussé plusieurs vagues d’attaques majeures, tandis que les mouvements rebelles de l’Azawad préviennent que les opérations ne font que commencer.
La situation sécuritaire reste volatile et extrêmement tendue sur le territoire malien. Au cours du premier week-end de juillet 2026, l’état-major général des armées a fait état d’une série d’affrontements intenses consécutifs à des attaques coordonnées visant plusieurs localités stratégiques. Selon les communiqués officiels de Bamako, la riposte militaire a permis d’endiguer la progression des assaillants dans plusieurs secteurs clés du centre du pays.
Riposte coordonnée à Konna et Somadougou
Les combats les plus significatifs des dernières heures se sont concentrés autour des localités de Konna et de Somadougou. Selon l’armée malienne, des groupes armés qualifiés de « terroristes » ont mené une tentative d’assaut en arrivant « en surnombre » sur le terrain à Konna. Une contre-offensive menée conjointement par les FAMa et les éléments du partenaire stratégique Africa Corps a permis de repousser les assaillants.
Simultanément, un autre groupement d’assaillants qui s’était massé à Somadougou dans le but d’attaquer la localité de Soufroulaye a été intercepté. L’état-major a revendiqué la mise en déroute de ce groupe grâce à une opération aéroterrestre d’envergure. Bien que les autorités militaires évoquent un bilan humain et matériel « particulièrement lourd dans les rangs ennemis », aucun chiffre précis concernant les pertes de part et d’autre n’a encore été officiellement communiqué.
Une offensive généralisée sur plusieurs fronts
Ces événements font suite à une matinée de haute tension où des tentatives d’attaques simultanées ont visé des positions militaires névralgiques à Gao, Aguelhok, Anéfis, Sévaré et Kéniéroba. Face à cette simultanéité des assauts, Africa Corps a confirmé être engagé dans des opérations de combat actif aux côtés des forces régulières pour stabiliser les lignes de défense.
Du côté des insurgés, le Front de libération de l’Azawad (FLA) affiche une posture offensive claire. Le mouvement a annoncé avoir lancé une large opération pour la « libération d’Anéfis ». Le porte-parole du FLA, Elmaouloud Radamane, a averti que les combats allaient se prolonger, déclarant qu’« une longue nuit attendait les forces maliennes et leurs alliés », maintenant ainsi une forte pression psychologique et militaire sur les forces de défense.
Le silence du JNIM et le spectre d’avril 2026
Élément notable de cette configuration : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), entité djihadiste majeure affiliée à Al-Qaïda et habituellement très active dans ces régions, s’est muré dans le silence, n’émettant aucune revendication ni commentaire officiel concernant les attaques de la journée.
Cette recrudescence des affrontements fait écho à la vaste offensive coordonnée du 25 avril 2026. À l’époque, une action conjointe du JNIM et du FLA avait ébranlé plusieurs centres urbains d’importance, dont la capitale Bamako, Kati, Gao et Kidal. Ces affrontements printaniers avaient conduit au retrait des FAMa et d’Africa Corps de la ville stratégique de Kidal, passée depuis sous le contrôle du FLA. Les combats actuels s’inscrivent ainsi dans la continuité directe d’une guerre de position acharnée pour le contrôle territorial du Mali.

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Économie sociale et solidaire : Dakar veut accélérer l’adoption de cadres juridiques à l’échelle africaine.

Dix pays africains sont actuellement engagés dans l’élaboration de législations dédiées à l’économie sociale et solidaire (ESS), une dynamique que le 2ᵉ Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) entend accompagner. Prévu du 7 au 9 juillet 2026 à Dakar, cet événement réunira gouvernements, institutions régionales, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers ainsi que les principaux acteurs du secteur afin de renforcer les politiques publiques en faveur de l’ESS sur le continent.

Un forum au service de la structuration de l’ESS en Afrique

Lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, le président du comité d’organisation du FORA’ESS, Malick Diop, a indiqué que cette deuxième édition aura pour ambition d’accompagner plusieurs États africains dans la mise en place de cadres juridiques et institutionnels capables de structurer durablement l’économie sociale et solidaire.

Selon lui, l’objectif est de doter les pays africains d’outils législatifs favorisant le développement des coopératives, mutuelles, associations, entreprises sociales et autres structures de l’économie solidaire, considérées comme des leviers importants de création d’emplois, d’inclusion économique et de développement local.

L’Union africaine au cœur des échanges

Les travaux bénéficieront de la participation de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union africaine, qui a adopté en 2025 une stratégie décennale consacrée au développement de l’économie sociale et solidaire.

Des représentants de l’organisation continentale prendront part aux discussions avec les ministres africains en charge du secteur afin d’examiner les mécanismes permettant d’accélérer la mise en œuvre de cette stratégie et de renforcer la coopération entre les États.

Collectivités locales et partenaires financiers mobilisés

Le programme du forum prévoit plusieurs séquences stratégiques. Une séance plénière sera consacrée au rôle des collectivités territoriales, appelées à devenir des acteurs majeurs du développement de l’ESS à travers leurs politiques locales.

Une autre plénière réunira les partenaires techniques et financiers afin d’explorer les solutions destinées à améliorer le financement des initiatives portées par les acteurs de l’économie sociale et solidaire et à renforcer leur accompagnement.

Plus de 2 500 participants attendus à Dakar

Le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a annoncé que le forum accueillera plus de 2 500 participants issus de 33 pays d’Afrique et d’Europe.

Plus de vingt ministres en charge de l’économie sociale et solidaire participeront également aux travaux, qui s’articuleront autour de 23 ateliers thématiques consacrés aux enjeux de gouvernance, de financement, d’innovation sociale, de formation et de coopération régionale.

Le Sénégal veut consolider son leadership continental

Pour Dr Alioune Dione, l’organisation de cette rencontre internationale confirme la place croissante du Sénégal comme référence africaine en matière d’économie sociale et solidaire.

Le ministre a rappelé que le pays s’est progressivement doté d’un dispositif institutionnel complet comprenant un ministère dédié, une loi d’orientation, un décret d’application ainsi que plusieurs mécanismes de financement et d’accompagnement des acteurs du secteur.

Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans une ambition plus large consistant à faire du Sénégal un véritable pôle continental de l’économie sociale et solidaire.

Vers un Observatoire africain de l’ESS

Parmi les principales perspectives attendues à l’issue du forum figure la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire.

Cette structure aurait pour mission de renforcer la production de données fiables, d’assurer le suivi des politiques publiques, de mesurer l’impact des initiatives engagées et de favoriser le partage des bonnes pratiques entre les États africains.

À travers cette nouvelle édition du FORA’ESS, les organisateurs espèrent ainsi faire de l’économie sociale et solidaire un pilier majeur des stratégies africaines de développement inclusif, de création d’emplois et de réduction des inégalités.

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Guinée : MSHP Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

MSHP | Présentation des résultats de la VIème Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI)

Conakry, le 2 juillet 2026 – Le Gouvernement, à travers les ministères du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, de la Santé et de l’Hygiène Publique, ainsi que l’Institut National de la Statistique (INS), a procédé ce jeudi à la présentation officielle des résultats de la 6ᵉ Enquête Démographique et de Santé (EDS-VI).

Réalisée entre 2024 et 2025 avec l’appui des partenaires au développement, cette enquête nationale constitue un outil stratégique d’aide à la décision. Elle fournit des données fiables et actualisées sur la situation démographique, sanitaire et sociale de la Guinée.

Dans son allocution, Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Khaïté SALL, a exprimé sa profonde satisfaction face aux résultats de l’EDS-VI. Les données révèlent une avancée notable : la mortalité infantile a reculé de 67 % en 2018 à 61 % en 2025, tandis que la mortalité infanto-juvénile est passée de 111 % à 95 %.
« Ces avancées sont le fruit de choix politiques courageux, portés par le Chef de l’État et soutenus par nos partenaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ces données ne dormiront pas dans des tiroirs. Pour le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, elles constituent un engagement sacré. Chaque décision, chaque budget, chaque déploiement de personnel devra désormais être guidé par une obsession unique : sauver des vies et améliorer la qualité des soins dans nos structures. »

Le Ministre du Plan, de la Coopération Internationale et du Développement, M. Ismael NABÉ, a abondé dans le même sens, soulignant que cette enquête permettra à la Guinée de mieux suivre ses engagements internationaux, notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD), l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les autres cadres auxquels le pays a souscrit.

« Les statistiques ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles deviennent des politiques publiques. Les rapports n’ont de valeur que s’ils conduisent à des décisions concrètes. Les indicateurs ne sont utiles que s’ils améliorent effectivement la vie des populations. La publication de l’EDS-VI marque donc le début d’une nouvelle étape où chaque ministère, chaque collectivité locale, chaque partenaire et chaque chercheur devra s’approprier ces résultats pour mieux agir », a-t-il affirmé.

Cette enquête d’envergure a couvert plus de 8 000 ménages répartis sur l’ensemble du territoire national.
Au nom du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Ministre Directeur de Cabinet de la Primature, Dr Daouda Kamissoko, a salué cette avancée. Il a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables et actualisées constitue le socle de la bonne gouvernance, de la transparence et de la prise de décisions fondées sur des faits probants.
« Le Gouvernement veillera à ce que les résultats soient immédiatement exploités pour anticiper les mesures futures en matière de santé, d’éducation et de protection sociale ; planifier les investissements publics structurants dans le domaine sanitaire ; et renforcer l’alignement des politiques sectorielles sur les priorités nationales du développement humain », a-t-il précisé.

L’aboutissement de cette 6ᵉ enquête, après celle de 2018, s’inscrit pleinement dans le 5ᵉ pilier Santé et Bien-être du programme stratégique Simandou 2040.

Source : sante.gov.gn

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Guinée–Tchad : Conakry et N’Djamena renforcent leur partenariat diplomatique.

Le président Mamadi Doumbouya invité au Forum africain de N’Djamena consacré aux enjeux de l’eau

Les relations entre la Guinée et le Tchad franchissent une nouvelle étape. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a reçu ce jeudi à Conakry son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin, porteur d’un message officiel du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, destiné au président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, rapporte la télévision nationale.

Cette visite de haut niveau illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération politique et diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre plusieurs États africains autour de priorités communes de développement et d’intégration.

Une invitation officielle au Forum africain de N’Djamena

Au centre des échanges figure l’invitation adressée au chef de l’État guinéen à participer au Forum africain de N’Djamena, prévu les 15 et 16 juillet 2026.

Cette rencontre internationale sera consacrée à la gestion durable des ressources en eau, un enjeu stratégique pour le continent africain face aux défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au développement économique.

Selon le ministre d’État tchadien, le forum est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, ainsi que diverses institutions techniques et financières engagées dans la promotion du développement durable en Afrique.

L’objectif est de favoriser une réflexion commune sur les politiques de gestion de l’eau et leur rôle dans la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé publique et la résilience des États africains.

Des relations politiques placées sous le signe de la confiance

À cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a mis en avant la qualité des relations entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Mamadi Doumbouya, estimant que cette proximité contribue au renforcement du partenariat entre Conakry et N’Djamena.

Le responsable tchadien a également salué les progrès enregistrés par la Guinée en matière de stabilité, de consolidation de la paix et de développement, félicitant les autorités guinéennes pour les réformes engagées.

Conakry salue un geste de fraternité

De son côté, Dr Morissanda Kouyaté a rappelé que les deux chefs d’État avaient déjà échangé à plusieurs reprises, notamment lors de leur rencontre à Nairobi, où ils avaient abordé les perspectives de coopération bilatérale ainsi que plusieurs dossiers relatifs aux enjeux africains et internationaux.

Le chef de la diplomatie guinéenne a qualifié le message transmis par le président tchadien de « signe de considération et de fraternité », y voyant une illustration de la solidité des liens qui unissent les deux pays.

Vers un partenariat renforcé autour des défis africains

Cette visite confirme la volonté commune de la Guinée et du Tchad de consolider leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le développement durable, l’intégration africaine et les grands défis auxquels le continent est confronté.

À travers ce rapprochement diplomatique, Conakry et N’Djamena entendent poursuivre un dialogue politique étroit et développer des initiatives conjointes au service de la stabilité régionale et du développement de l’Afrique.

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Dakar : l’artiste Sayon Camara reçue en audience à l’Ambassade de Guinée

Une rencontre de courtoisie autour des préparatifs de la fête de l’indépendance du 2 octobre 2026

L’icône de la musique guinéenne, Sayon Camara, accompagnée de sa délégation, a effectué ce mardi 30 juin une visite de courtoisie à l’Ambassade de Guinée au Sénégal, où elle a été reçue par l’ambassadeur, Son Excellence Mandjou Djoubaté.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs des festivités commémorant la fête de l’indépendance de la Guinée, prévue le 2 octobre 2026 à Dakar. À cette occasion, les échanges ont porté sur l’organisation artistique et culturelle de l’événement, qui ambitionne de mettre en valeur le patrimoine musical guinéen et de renforcer les liens entre la diaspora et la représentation diplomatique.

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Selon les informations issues de l’audience, le choix de l’artiste Sayon Camara a été retenu pour assurer l’animation culturelle de cette célébration, dans une volonté d’offrir au public une programmation à la fois festive et représentative de la richesse artistique guinéenne.

À l’issue de la rencontre, l’artiste a exprimé sa satisfaction et sa gratitude pour la confiance placée en elle. Elle a remercié l’ensemble du personnel diplomatique pour l’accueil et a réaffirmé son engagement à contribuer au rayonnement de la célébration du 2 octobre 2026 à Dakar, sous l’impulsion de l’Ambassadeur Mandjou Djoubaté.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture guinéenne à l’étranger et de mobilisation de la communauté autour des grandes dates symboliques du pays.

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Burkina Faso : les exportations d’or propulsent un excédent commercial record au premier trimestre 2026

Portée par la forte progression des ventes d’or, l’économie burkinabè affiche un taux de couverture des importations supérieur à 213 %

Le Burkina Faso a enregistré un excédent commercial historique au premier trimestre 2026, porté par une envolée des exportations de produits miniers, en particulier de l’or. Selon les données officielles relayées par le média spécialisé Horonya Finance, la balance commerciale du pays a dégagé un solde positif de 1 232,7 milliards de FCFA, un niveau inédit qui reflète le dynamisme du secteur extractif.

Cette performance confirme le rôle stratégique de l’or dans l’économie burkinabè, dans un contexte marqué par la hausse des cours internationaux du métal précieux.

Les exportations progressent de 72 % grâce à l’or

Entre janvier et mars 2026, les exportations de biens ont atteint 2 319,3 milliards de FCFA, soit une progression de 72 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Cette hausse est largement attribuable aux exportations d’or brut, dont la valeur a augmenté de 968,2 milliards de FCFA, représentant une progression de 82,2 % sur un an. Cette évolution résulte à la fois d’une augmentation des volumes exportés et du maintien de prix élevés sur les marchés internationaux.

Le secteur minier domine désormais très largement le commerce extérieur du pays. Les produits miniers représentent 92,7 % des exportations totales, loin devant les produits agricoles et les produits transformés.

Parmi les principales filières agricoles, le coton affiche une progression de 63,6 % en valeur, tandis que le sésame connaît un net recul de 60,7 %. Les produits primaires, qui comprennent notamment le coton, le sésame et la noix de cajou, ne représentent plus que 5,8 % des exportations, contre 1,5 % pour les produits transformés.

Une hausse modérée des importations

À l’inverse, les importations ont connu une évolution beaucoup plus limitée. Elles se sont établies à 1 086,6 milliards de FCFA, en hausse de 9,3 % sur un an.

Cette progression est principalement alimentée par l’augmentation des achats de produits pétroliers raffinés, en hausse de 12,4 %, ainsi que par les importations de fer, de fonte et d’acier, qui progressent de 45,9 %.

En revanche, les importations de machines électriques et mécaniques enregistrent un recul respectif de 13,3 % et 2,5 %, une évolution qui pourrait traduire un ralentissement des investissements productifs.

Les biens de consommation demeurent la principale composante des importations, avec 66,5 % des achats extérieurs. Ils sont suivis des biens intermédiaires (17,1 %) et des biens d’équipement (16,4 %).

Un taux de couverture historique

Grâce à cette forte progression des exportations, le Burkina Faso affiche un taux de couverture des importations par les exportations de 213,5 %, contre un niveau nettement inférieur un an plus tôt.

Cet indicateur, en hausse de 77,8 points sur un an, témoigne du renforcement de la capacité du pays à financer ses importations grâce à ses recettes d’exportation.

Si cette performance souligne la solidité du secteur aurifère, elle met également en évidence la forte dépendance de l’économie burkinabè aux revenus miniers, dans un contexte où la diversification des exportations demeure un enjeu majeur pour assurer une croissance plus résiliente et durable.

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Guinée : lancement d’un programme présidentiel pour aménager 1 500 hectares au profit des producteurs de riz et de maïs.

Une initiative destinée à renforcer la sécurité alimentaire et à faire de l’agriculture un pilier du projet Simandou 2040

Le gouvernement guinéen a officiellement lancé, ce mercredi 1er juillet, l’Initiative présidentielle d’appui à la mise en valeur de 1 500 hectares en faveur des petits producteurs de riz et de maïs. Porté par le ministère de l’Agriculture, ce programme ambitionne de stimuler la production agricole, d’accompagner les exploitations familiales et de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du pays.

La cérémonie de lancement s’est tenue sous la présidence de Facinet Sylla, ministre des Infrastructures, représentant le ministre directeur de Cabinet de la Présidence de la République, Djiba Diakité.

Faire de l’agriculture un moteur de transformation économique

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale qui vise à faire du projet Simandou un véritable levier de transformation économique et sociale. Au-delà de son volet minier, le programme Simandou 2040 entend favoriser le développement de secteurs structurants tels que l’agriculture afin de diversifier l’économie guinéenne.

Le projet prévoit, dans sa phase pilote, l’aménagement de 1 500 hectares de terres agricoles, dont 100 hectares destinés à la culture du riz. Les bénéficiaires recevront un accompagnement complet comprenant la fourniture de semences améliorées, d’intrants agricoles, les travaux de labour, un encadrement technique ainsi que l’appui aux opérations de récolte.

L’objectif est d’améliorer les rendements agricoles tout en renforçant les capacités de production des exploitations familiales.

Un programme au bénéfice des producteurs et de l’emploi rural

Selon les autorités, l’initiative devrait profiter directement à 80 organisations agricoles réparties dans les zones concernées.

Le programme prévoit également la création de près de 5 000 emplois, contribuant ainsi au développement économique des localités traversées par le corridor de Simandou.

À travers cette approche, le gouvernement entend faire de l’agriculture un secteur créateur de richesse, d’emplois et de revenus, tout en consolidant la résilience alimentaire des populations.

L’appel à une appropriation par les producteurs

Intervenant au nom de Djiba Diakité, Facinet Sylla a rappelé que cette initiative traduit la volonté du président de la République de placer l’agriculture au cœur de la politique de développement du pays.

Il a souligné qu’aucun développement durable ne saurait être envisagé sans une véritable souveraineté alimentaire, invitant les producteurs à s’approprier pleinement ce programme afin d’en assurer la réussite.

Avant de procéder au lancement officiel de l’initiative, le ministre des Infrastructures a également plaidé pour que la contribution financière de 30 % demandée aux bénéficiaires ne constitue pas un frein à la mise en œuvre du projet ni à l’atteinte des objectifs fixés, au bénéfice des producteurs et des communautés rurales.

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Sécurité routière : la Guinée interdit provisoirement la circulation nocturne des gros porteurs sur les routes nationales.

Le gouvernement renforce les mesures pour freiner la recrudescence des accidents de la circulation

Face à la multiplication des accidents de la route, souvent meurtriers, le gouvernement guinéen durcit sa politique de sécurité routière. Réuni ce mercredi 1er juillet avec les représentants des principales organisations de transporteurs, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a annoncé une série de mesures destinées à réduire le nombre de drames enregistrés sur les axes routiers du pays.

Cette rencontre, tenue au siège du ministère, s’inscrit dans un contexte marqué par une forte préoccupation des autorités face à l’augmentation des accidents de la circulation, qui continuent de faire de nombreuses victimes et de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique.

Le facteur humain au cœur des préoccupations

Les échanges ont notamment porté sur le récent accident survenu à Mamou, dont les premières conclusions privilégient une erreur humaine comme principale cause.

Pour le ministre des Transports, cette tragédie rappelle l’urgence de renforcer la discipline sur les routes et de responsabiliser l’ensemble des acteurs du secteur. Il a ainsi appelé les transporteurs, les conducteurs et les propriétaires de véhicules à respecter rigoureusement le Code de la route et à abandonner les comportements à risque qui contribuent à la répétition des accidents.

Selon les autorités, plusieurs facteurs reviennent de manière récurrente dans les enquêtes menées après les sinistres. Parmi eux figurent la surcharge des véhicules, les excès de vitesse, l’absence de contrôles techniques réguliers ainsi que la fatigue des conducteurs, particulièrement sur les longues distances.

Une interdiction temporaire de circulation pour les gros porteurs

À l’issue de la réunion, le gouvernement et les représentants des transporteurs se sont accordés sur plusieurs mesures immédiates.

La décision phare porte sur l’interdiction provisoire, pour une durée de trois mois, de la circulation nocturne de l’ensemble des véhicules gros porteurs sur les routes nationales.

Les autorités estiment que cette mesure préventive permettra de réduire les risques d’accidents graves durant les heures de faible visibilité, période où la fatigue des conducteurs constitue également un facteur aggravant.

Cette restriction s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer durablement la sécurité routière et à limiter les pertes en vies humaines.

Vers un renforcement du contrôle routier

Le ministère des Transports annonce également un suivi rigoureux de l’application des nouvelles dispositions.

Les services compétents seront chargés de veiller au respect de cette interdiction et des autres règles de circulation, tandis que les acteurs du transport sont invités à s’impliquer pleinement dans cette démarche de prévention.

À travers ces mesures, le gouvernement entend instaurer une culture de responsabilité partagée afin de rendre les routes guinéennes plus sûres et de réduire significativement le nombre d’accidents et de victimes au cours des prochains mois.

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Coupe du monde 2026 : le Sénégal face à la Belgique, un duel décisif pour une place en huitièmes.

Qualifié pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 au terme d’une phase de groupes mouvementée, le Sénégal s’apprête à disputer un rendez-vous capital ce mercredi à Seattle. Les Lions de la Teranga affrontent la Belgique avec un objectif clair : décrocher une place en huitièmes de finale et poursuivre leur parcours dans le tournoi.

Cette confrontation met aux prises deux équipes aux dynamiques contrastées, mais portées par une même ambition : prolonger leur rêve mondial.

Les Lions retrouvent leur confiance au meilleur moment

Après un début de compétition marqué par des difficultés à trouver leur rythme, les Sénégalais ont progressivement retrouvé leur identité de jeu. Leur prestation spectaculaire face à l’Irak, conclue par une large victoire 5-0, a relancé la confiance du groupe dirigé par Pape Thiaw et permis aux Lions de valider leur qualification pour la phase à élimination directe.

Cette montée en puissance arrive au moment le plus important de la compétition. Solide dans les duels, discipliné dans son organisation et capable d’exploiter rapidement les espaces offensifs, le Sénégal dispose d’atouts importants pour rivaliser avec les meilleures nations engagées dans ce Mondial.

Avec des cadres comme Sadio Mané, Ismaïla Sarr, Idrissa Gana Gueye ou encore Édouard Mendy, la sélection sénégalaise possède une expérience internationale précieuse. La capacité des Lions à gérer les grands rendez-vous pourrait être déterminante face à une équipe belge habituée aux rencontres à haute pression.

La Belgique, un favori en quête de confirmation

De son côté, la Belgique aborde cette rencontre avec le statut de favorite. Les Diables Rouges ont terminé premiers de leur groupe après une démonstration offensive contre la Nouvelle-Zélande (5-1), affichant une efficacité retrouvée après des premiers matchs plus hésitants.

La sélection belge peut compter sur un effectif riche en talents, avec notamment Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Leandro Trossard, capables de faire basculer une rencontre sur une inspiration individuelle ou une action collective.

Toutefois, malgré son statut et son expérience, la Belgique sait qu’elle devra se méfier d’une équipe sénégalaise capable de hausser son niveau dans les moments décisifs.

Un rendez-vous qui dépasse le cadre sportif

Cette affiche revêt une importance particulière pour le football africain. Seul représentant du continent dans cette partie du tableau, le Sénégal porte les espoirs de nombreux supporters africains qui espèrent voir une sélection du continent franchir un nouveau cap dans cette Coupe du monde élargie.

Pour les Lions de la Teranga, l’enjeu est également historique. Après avoir marqué les esprits lors de précédentes campagnes internationales, la génération actuelle ambitionne d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais.

Face à une Belgique ambitieuse mais pas inaccessible, le Sénégal sait qu’il faudra livrer une prestation complète, alliant solidité défensive, maîtrise tactique et efficacité offensive. Une seule rencontre décidera de la suite de l’aventure : 90 minutes pour continuer à rêver d’un exploit mondial.