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Burkina Faso : le HCDH entame la fermeture de son bureau à Ouagadougou après la suspension de ses activités.

Une procédure de six mois engagée dans un contexte de tensions avec les autorités burkinabè

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a officiellement engagé le processus de fermeture de son bureau au Burkina Faso, conformément aux dispositions prévues par l’accord de siège liant l’organisation internationale aux autorités burkinabè. Cette procédure, qui devrait s’étendre sur une période de six mois, intervient après la suspension des activités du bureau décidée par le gouvernement en avril 2026.

Le coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a été reçu mardi par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré/Kaboré.

Au cours de cette rencontre, le responsable onusien, accompagné de la représentante résidente du HCDH, a informé les autorités burkinabè de la décision d’activer la clause de fermeture prévue dans l’accord de siège en cas d’interruption prolongée des activités du bureau.

Une rupture provoquée par des divergences sur la situation des droits humains

La suspension des activités du HCDH avait été annoncée par le gouvernement burkinabè en avril dernier, après des déclarations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, mettant en cause les restrictions présumées de l’espace civique dans le pays.

Les autorités burkinabè avaient contesté ces prises de position, estimant qu’elles portaient atteinte à la souveraineté nationale et ne reflétaient pas la réalité de la situation sécuritaire et politique du pays.

Face à l’absence de reprise des activités, le HCDH a donc décidé d’engager la procédure administrative de fermeture de sa représentation à Ouagadougou.

Les Nations Unies souhaitent maintenir un cadre de coopération

Dans le cadre de cette démarche, les responsables du HCDH ont demandé au gouvernement burkinabè de désigner un point focal national chargé d’assurer la coordination du processus de fermeture.

Ils ont également exprimé leur volonté d’ouvrir un nouveau dialogue avec les autorités afin de définir les futures modalités de collaboration entre le Burkina Faso et le système des Nations Unies.

Cette approche vise notamment à préserver les canaux de coopération institutionnelle malgré les tensions apparues ces derniers mois autour des questions liées aux droits humains.

Ouagadougou réaffirme ses exigences de souveraineté

En réponse, le ministre burkinabè des Affaires étrangères a appelé les représentants des organisations internationales à respecter strictement les principes encadrant leur présence dans le pays.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment dénoncé l’attitude de certains acteurs internationaux qui, selon lui, auraient tendance à « se comporter en super policiers » en dépassant les limites fixées par les accords de siège.

Le chef de la diplomatie burkinabè a estimé que la position du gouvernement constitue un « signal clair » adressé aux partenaires qui ne respecteraient pas, selon lui, la souveraineté du Burkina Faso et ses intérêts nationaux.

Il a toutefois indiqué prendre acte de la procédure engagée par le HCDH ainsi que de la demande de désignation d’un point focal, tout en réaffirmant la disponibilité des autorités à poursuivre des partenariats fondés sur le respect mutuel et la coopération.

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Guinée–CEDEAO : l’ambassadeur Aka Brou salue un net réchauffement des relations à l’issue de sa mission.

Reçu par le Premier ministre, le représentant résident sortant dresse un bilan marqué par le retour du dialogue entre Conakry et l’organisation régionale

En fin de mission en Guinée, le représentant résident sortant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ambassadeur Aka Brou, a été reçu en audience ce mardi 30 juin 2026 par le Premier ministre, Amadou Oury Bah. À l’issue de cette rencontre, le diplomate s’est félicité des progrès enregistrés dans les relations entre la Guinée et l’organisation sous-régionale depuis sa prise de fonctions, selon des informations communiquées par la Primature.

Nommé à Conakry en septembre 2022, Aka Brou est arrivé dans un contexte marqué par de fortes tensions entre les autorités guinéennes de la transition et la CEDEAO. Près de quatre ans plus tard, il estime que les efforts de dialogue entrepris de part et d’autre ont permis de restaurer progressivement un climat de confiance.

« Lorsque j’ai pris fonction en septembre 2022, les relations entre la CEDEAO et la Guinée étaient marquées par de fortes tensions. Aujourd’hui, la Guinée a réintégré toutes les instances internationales et le Président de la République est invité aux prochains sommets de la CEDEAO », a déclaré le diplomate, cité par la Primature.

Des avancées institutionnelles saluées

Parmi les principales réalisations de son mandat, Aka Brou a mis en avant la signature de l’Accord de siège de la représentation de la CEDEAO en Guinée. Ce texte, attendu depuis dix-sept ans, constitue selon lui une étape majeure dans l’institutionnalisation des relations entre l’organisation régionale et les autorités guinéennes.

Le diplomate considère cette avancée comme l’un des symboles du rapprochement opéré ces dernières années entre Conakry et la CEDEAO, dans un contexte régional marqué par des enjeux politiques et sécuritaires majeurs.

Un hommage au rôle du Premier ministre

Au cours de cette audience d’adieu, Aka Brou a également salué l’implication du Premier ministre Amadou Oury Bah dans le renforcement du dialogue entre les différentes parties.

Le représentant résident sortant a rendu hommage au chef du gouvernement pour son rôle dans la consolidation des échanges entre la Guinée et l’organisation sous-régionale.

« Vous êtes un facilitateur. Vous avez su nous motiver », a-t-il déclaré à l’adresse du Premier ministre.

Vers une nouvelle étape du rapprochement avec la CEDEAO

Le départ d’Aka Brou intervient alors que les relations entre Conakry et la CEDEAO semblent entrer dans une nouvelle phase. Le prochain sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, initialement prévu à la mi-juin, se tiendra finalement le 25 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone, à la demande du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio.

À cette rencontre, le président de la République, Mamadi Doumbouya, figure parmi les dirigeants attendus, un signal qui traduit la normalisation progressive des rapports entre la Guinée et l’organisation ouest-africaine après plusieurs années de tensions liées au processus de transition.

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CEDEAO : S.E Mamadi Doumbouya annoncé aux prochains sommets de l’organisation sous-régionale

Le représentant résident sortant évoque une nouvelle étape dans le rapprochement entre la Guinée et la CEDEAO

Le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, devrait prendre part aux prochains sommets de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’annonce a été faite ce mardi 30 juin par le représentant résident sortant de l’organisation en Guinée, l’ambassadeur Aka Brou, à l’issue d’une audience d’adieu accordée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah.

En fin de mission après près de quatre années passées à Conakry, le diplomate a indiqué que la participation annoncée du chef de l’État guinéen aux prochaines rencontres des dirigeants ouest-africains témoigne d’une évolution positive des relations entre la Guinée et l’organisation régionale.

Vers une normalisation des relations avec l’organisation régionale

Cette annonce intervient dans un contexte de rapprochement progressif entre Conakry et la CEDEAO, après plusieurs années de relations marquées par des tensions liées au processus de transition politique engagé à la suite du changement de pouvoir intervenu en septembre 2021.

Depuis lors, les échanges entre les autorités guinéennes et l’organisation sous-régionale se sont intensifiés autour des questions relatives au calendrier de la transition, aux réformes institutionnelles et au retour à l’ordre constitutionnel.

La participation de Mamadi Doumbouya aux prochains sommets pourrait ainsi constituer un nouveau signal d’ouverture et de dialogue entre la Guinée et ses partenaires ouest-africains.

Le sommet de Freetown reporté au 25 juillet

Le prochain sommet ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO se tiendra finalement le 25 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone.

Initialement programmée à la mi-juin, cette rencontre a été reportée à la demande du président en exercice de l’organisation, Julius Maada Bio, également président de la Sierra Leone.

Ce rendez-vous réunira les dirigeants de la sous-région autour des principaux enjeux politiques, économiques et sécuritaires de l’espace communautaire, dans un contexte marqué par les défis de l’intégration régionale, de la stabilité institutionnelle et de la coopération entre les États membres.

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Burkina Faso : la Présidence dément une fausse circulaire appelant au rapatriement des familles vivant en France.

Ouagadougou dénonce une opération de désinformation dans un contexte de tensions avec Paris

La Présidence du Faso a fermement démenti, mardi, l’authenticité d’une circulaire diffusée sur les réseaux sociaux et présentée à tort comme un document officiel appelant les agents de l’État à rapatrier leurs familles établies en France. Les autorités dénoncent une tentative de manipulation visant à alimenter la confusion au sein de l’opinion publique.

Le document, largement relayé sur plusieurs plateformes numériques, invitait les fonctionnaires burkinabè dont les proches résident en France, notamment pour des études, des soins médicaux ou des séjours touristiques, à organiser leur retour au Burkina Faso.

La Présidence dénonce un faux document

Dans un communiqué officiel, la Direction de la communication de la Présidence du Faso a catégoriquement rejeté l’authenticité de cette circulaire, la qualifiant de « totalement fausse ».

Selon la Présidence, cette publication est l’œuvre « d’individus malveillants » dont l’objectif serait de créer un climat de psychose et de désinformation au sein de la population.

Les autorités ont également précisé qu’elles ne sauraient être tenues responsables de cette fausse information et ont annoncé se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs, coauteurs et éventuels commanditaires de cette diffusion.

Un contexte diplomatique particulièrement sensible

La circulation de ce faux document intervient dans un climat marqué par une forte dégradation des relations entre le Burkina Faso et la France.

Quelques jours auparavant, Ouagadougou avait officiellement annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Paris, une décision justifiée par les autorités burkinabè au nom de la défense de la souveraineté nationale. Le gouvernement accuse notamment la France de mener des actions qu’il estime contraires aux intérêts du Burkina Faso.

Des relations franco-burkinabè en profonde recomposition

Cette nouvelle polémique s’inscrit dans un contexte de refroidissement progressif des relations entre les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022.

Depuis cette date, plusieurs décisions ont illustré cette recomposition diplomatique, notamment la dénonciation des accords de coopération militaire, le départ des forces françaises stationnées au Burkina Faso, la suspension de plusieurs médias français et le renforcement des partenariats du pays avec les membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi qu’avec de nouveaux partenaires internationaux.

Face à la multiplication des fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, les autorités burkinabè appellent les citoyens à privilégier les canaux officiels de communication et à faire preuve de vigilance avant de relayer des documents dont l’authenticité n’est pas établie.

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Guinée : le ministre Mourana Soumah explore un partenariat stratégique avec Alibaba pour accélérer la transformation numérique.

Vers la création d’un hub logistique et numérique en Afrique de l’Ouest

En déplacement en Chine, le ministre guinéen de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, poursuit une série de rencontres avec des acteurs majeurs de l’industrie technologique mondiale. À Shanghai, il s’est entretenu avec des responsables du groupe Alibaba afin d’explorer de nouvelles opportunités de coopération dans les domaines du commerce électronique, de la logistique et des infrastructures numériques.

Les échanges ont notamment réuni les dirigeants d’Alibaba en charge des régions Moyen-Orient, Asie et Afrique, ainsi que le directeur général de Cainiao, la filiale logistique du groupe spécialisée dans les solutions de livraison et de gestion des chaînes d’approvisionnement.

Alibaba intéressé par le potentiel logistique guinéen

Au cœur des discussions : la possibilité de faire de la Guinée le premier hub logistique d’Alibaba en Afrique de l’Ouest. Une ambition qui s’appuie sur l’expertise de Cainiao, l’un des leaders mondiaux du secteur, capable de traiter près de 100 millions de colis quotidiennement à travers le monde.

Pour les autorités guinéennes, ce partenariat potentiel représente une opportunité de positionner le pays comme une plateforme régionale dans le commerce numérique et les échanges internationaux.

Le ministre Mourana Soumah a insisté sur l’importance d’avancer rapidement dans l’étude et la mise en œuvre de cette coopération, considérée comme un levier stratégique pour accompagner la modernisation économique du pays.

Renforcer la souveraineté numérique de la Guinée

Les discussions ont également porté sur le déploiement d’infrastructures Cloud en Guinée. Ces technologies pourraient contribuer à accélérer la transformation digitale de l’administration publique, améliorer les services destinés aux citoyens et offrir de nouveaux outils aux entreprises.

À travers ces investissements numériques, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté technologique du pays et de créer un environnement favorable au développement de l’économie numérique.

Une démarche alignée sur la vision Simandou 2040

Selon le ministre, cette coopération s’inscrit dans la dynamique portée par le programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée un acteur économique majeur à travers le développement des infrastructures, l’innovation et la diversification des secteurs de croissance.

Au-delà des enjeux technologiques, cette démarche traduit la volonté des autorités guinéennes de positionner le pays comme un carrefour régional capable de soutenir l’intégration économique ouest-africaine grâce à des infrastructures numériques adaptées aux exigences de l’économie moderne.

À travers ces échanges avec les grands groupes internationaux, le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation entend ainsi renforcer les partenariats stratégiques susceptibles d’accompagner la transformation digitale et le développement économique de la Guinée.

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Guinée : plus de 5 000 fonctionnaires radiés dans le cadre de l’assainissement de la fonction publique.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la réforme de l’administration publique. À travers plusieurs arrêtés signés le 18 juin 2026, les autorités ont prononcé la radiation de 5 125 agents de l’État, une mesure présentée comme un levier majeur de l’assainissement du fichier de la fonction publique et de la maîtrise de la masse salariale.

Cette opération, pilotée par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’efficacité de l’appareil administratif, à fiabiliser les effectifs de l’État et à lutter contre les irrégularités dans la gestion des ressources humaines.

Plus de 4 900 agents sanctionnés pour abandon de poste

Selon les arrêtés pris par le ministre Faya François Bourouno, 4 906 fonctionnaires ont été radiés pour abandon de poste, tandis que 219 autres ont perdu leur statut d’agent de l’État pour avoir dépassé la durée réglementaire de leur mise en disponibilité, fixée à cinq ans.

Les radiations concernent un large éventail d’administrations publiques. Parmi les structures touchées figurent notamment la Présidence de la République ainsi que plusieurs ministères clés, dont ceux des Affaires étrangères, de l’Éducation, de la Santé, de la Justice, de la Sécurité, de l’Environnement et du Tourisme.

Une procédure encadrée par la réglementation

Le ministère précise que les agents sanctionnés avaient, dans un premier temps, fait l’objet d’une suspension conservatoire de leurs droits pendant une période de trois mois. En l’absence de reprise effective du service à l’issue de ce délai, leur radiation a été prononcée conformément aux dispositions prévues par la législation en vigueur.

Les textes indiquent toutefois que cette mesure administrative ne remet pas en cause les droits à pension des fonctionnaires concernés, lesquels demeurent garantis par les dispositions réglementaires applicables.

Une réforme pour moderniser l’administration publique

Cette opération s’appuie sur les dispositions de la loi de 2018 relative à l’organisation de l’administration publique ainsi que sur le Statut général des agents de l’État, adopté en 2019.

Elle s’inscrit dans le vaste chantier de modernisation engagé par les autorités guinéennes, qui vise à disposer d’une administration plus performante, à éliminer les dysfonctionnements liés à la gestion des effectifs et à optimiser les dépenses publiques.

À travers cette réforme, le gouvernement entend renforcer la discipline administrative, améliorer la gouvernance des ressources humaines de l’État et garantir une meilleure utilisation des finances publiques, dans un contexte où la rationalisation de la fonction publique constitue l’un des axes prioritaires de l’action gouvernementale.

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Sénégal : des chercheurs de l’UCAD découvrent une nouvelle bactérie prometteuse pour la lutte contre la malnutrition infantile.

Une équipe de chercheurs de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a identifié une nouvelle espèce bactérienne, baptisée Neobacillus camarae, à partir du microbiote du lait maternel sénégalais. Cette découverte scientifique, publiée dans une revue internationale spécialisée, ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la malnutrition chez les jeunes enfants grâce au développement de probiotiques innovants.

Cette avancée est le résultat d’un programme de recherche mené en collaboration entre l’UCAD, l’IHU Méditerranée Infection et l’Université d’Aix-Marseille. Les travaux s’inscrivent dans une dynamique de recherche visant à mieux comprendre le rôle du microbiote humain dans la santé infantile et à développer des solutions thérapeutiques adaptées aux défis nutritionnels auxquels sont confrontés de nombreux pays, notamment en Afrique.

Une découverte issue du microbiote du lait maternel

Les chercheurs ont isolé cette nouvelle espèce bactérienne à partir d’échantillons de lait maternel recueillis au Sénégal. Le microbiote du lait maternel est aujourd’hui reconnu comme un élément essentiel du développement immunitaire et digestif du nourrisson, en raison des micro-organismes bénéfiques qu’il transmet au nouveau-né dès les premiers jours de vie.

Selon les scientifiques, l’identification de Neobacillus camarae constitue une étape importante dans la compréhension des bactéries naturellement présentes dans le lait maternel et de leur potentiel thérapeutique.

À terme, cette découverte pourrait contribuer à la mise au point de nouveaux probiotiques capables de renforcer la santé nutritionnelle des enfants et de prévenir certaines formes de malnutrition.

Un hommage au professeur Makhtar Camara

La nouvelle espèce bactérienne a été nommée Neobacillus camarae en hommage au professeur Makhtar Camara, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’UCAD.

Cette distinction scientifique vient saluer sa contribution aux recherches en microbiologie ainsi que son engagement dans le développement des sciences biomédicales au Sénégal.

Une reconnaissance du savoir-faire scientifique sénégalais

Pour les responsables de l’UCAD, cette découverte illustre la capacité des chercheurs sénégalais à produire des travaux de haut niveau répondant à des enjeux majeurs de santé publique.

Le recteur de l’université, le professeur Alioune Badara Kandji, a adressé ses félicitations au professeur Makhtar Camara ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe de recherche. Il estime que cette reconnaissance internationale contribue au rayonnement de l’UCAD, du Sénégal et, plus largement, de la recherche scientifique africaine.

L’université souligne que cette avancée confirme son engagement en faveur d’une recherche d’excellence, tournée vers l’innovation et la recherche de solutions concrètes aux défis sanitaires auxquels le continent est confronté.

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Davos d’Été 2026, en Chine : la diplomatie économique guinéenne en mode solutions.

Pékin – Dalian – Shanghai, du 23 au 27 juin 2026 – En marge de sa participation remarquée à la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Davos d’Été, la visite officielle du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, en République populaire de Chine s’est distinguée par une démarche orientée vers la recherche de solutions concrètes aux défis structurels de la Guinée.

10005483001Accompagné d’une délégation composée du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, de conseillers techniques de la Présidence en charge des infrastructures et de l’économie, de conseillers de la Primature, du Directeur général de l’Agence guinéenne de développement ainsi que de hauts cadres des ministères des Mines et de la Géologie et des Affaires étrangères, le Chef du Gouvernement a fait le choix de mettre à profit chaque étape de cette mission pour échanger avec les principaux acteurs industriels, technologiques et institutionnels chinois.

L’approche traduit la conviction forte de faire des grands forums internationaux des lieux où se nouent des partenariats capables d’apporter des réponses opérationnelles aux préoccupations quotidiennes des populations.

En 2026, la Guinée représentait l’Afrique à plusieurs séquences majeures du Forum économique mondial. Cette responsabilité diplomatique s’est accompagnée d’une intense activité de terrain, tournée vers les expériences les plus avancées de la Chine dans des secteurs directement liés aux priorités nationales.

Le monde

Trouver une piste de solution durable à la gestion des déchets

IMG 20260630 WA0004La visite du centre de valorisation énergétique des déchets de Shanghai SIIC Baojingang Hills s’inscrit dans cette logique. Face aux défis de l’assainissement de la ville de Conakry et des principales villes du pays, la délégation guinéenne a étudié, à Shanghai, un modèle capable de traiter quotidiennement 3 800 tonnes de déchets, de produire de l’électricité et de transformer les résidus en matériaux de construction.

 

Au-delà de la performance technologique, cette visite a permis d’engager des discussions avec des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans la collecte, le tri, la valorisation énergétique des déchets et la réhabilitation des décharges urbaines.

 

Pour le Gouvernement, il s’agit d’une piste sérieuse afin d’accélérer les réformes engagées dans le secteur de l’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Observer les infrastructures qui dessinent l’économie du futur

IMG 20260630 WA0011Au Port de Shanghai, premier port à conteneurs au monde, le Premier ministre et sa délégation ont découvert un niveau d’automatisation qui redéfinit les standards mondiaux de la logistique. Pilotage intelligent, robotisation des opérations, exploitation du big data, gestion écologique des terminaux : autant d’innovations qui nourrissent la réflexion engagée sur la modernisation des infrastructures stratégiques guinéennes.

Pour un pays engagé dans le développement du corridor de Simandou, l’aménagement de hubs logistique au nord et dans l’amélioration de sa compétitivité logistique, cette immersion offre des enseignements précieux.

Faire de Simandou un moteur d’industrialisation

IMG 20260630 WA0009La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les grands groupes industriels partenaires de la Guinée. Les visites successives auprès de CHINALCO, SPIC, puis de Baosteel, premier producteur mondial d’acier et acteur majeur du Projet Simandou, ont porté sur une ambition commune : faire du développement minier un levier de transformation industrielle.

IMG 20260630 WA0008La délégation guinéenne a pu mesurer le niveau d’intégration industrielle atteint par ces groupes, dont les chaînes de production hautement automatisées illustrent les perspectives offertes par une meilleure valorisation locale des ressources naturelles.

Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, consistant à dépasser l’exportation des matières premières pour développer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de compétences industrielles en Guinée.

Accélérer la transformation numérique

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 11 scaledLa visite du centre de recherche et développement de Huawei à Shanghai a ouvert un autre champ de coopération. Les solutions présentées en matière de connectivité, de cybersécurité, de gouvernance numérique, de réseaux intelligents, de supervision énergétique et d’exploitation minière assistée par l’intelligence artificielle rejoignent plusieurs chantiers prioritaires engagés par le Gouvernement suivant les orientations stratégiques du Chef de l’Etat.

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 25 scaledL’objectif est de mettre les technologies numériques au service de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité économique et de la modernisation des services rendus aux citoyens.

La coopération sino-guinéenne est appelée à se diversifier

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 5 scaledAvec le gouvernement municipal de Shanghai, la délégation guinéenne a également exploré de nouvelles perspectives de coopération décentralisée dans les domaines de l’investissement, de l’industrie, de la logistique portuaire, de la recherche scientifique, de la formation, du tourisme et des échanges culturels. Les autorités de Shanghai ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre les engagements pris par les Présidents des deux pays, en développant des partenariats concrets avec la Guinée.

Une mission tournée vers l’action

Dans un contexte où la Guinée accélère la mise en œuvre de ses grands projets structurants, la mission conduite par le Premier ministre en Chine illustre une approche fondée sur l’observation des meilleures pratiques internationales, le développement de partenariats stratégiques et la recherche de solutions immédiatement mobilisables au bénéfice des populations. Au-delà de la représentation diplomatique de la Guinée au Forum économique mondial, la participation guinéenne traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque coopération extérieure un levier de transformation économique, d’innovation et de création de valeur pour le pays.

Le monde

Gestion durable des déchets, modernisation portuaire, industrialisation autour de Simandou, transition numérique, innovation technologique et coopération territoriale, sont autant de domaines dans lesquels les échanges engagés en Chine ouvrent des perspectives nouvelles pour accompagner la transformation économique de la Guinée.

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Guinée : un vaste programme de 670 millions de dollars pour révolutionner l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Le gouvernement guinéen a franchi une nouvelle étape dans sa politique de modernisation des infrastructures publiques en lançant, ce lundi 29 juin 2026, le Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry (PEAG). Doté d’un financement global de près de 670 millions de dollars américains pour la période 2025-2031, ce projet d’envergure ambitionne de transformer durablement l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement dans la capitale guinéenne et sa périphérie.

Face à une croissance démographique soutenue et à une demande toujours plus forte en infrastructures de base, ce programme entend répondre à l’un des défis majeurs du développement urbain en Guinée.

Le gouvernement promet un changement de paradigme

Lors de la cérémonie de lancement, le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a qualifié cette initiative de véritable tournant pour le pays.

Selon lui, la Guinée, souvent présentée comme le « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », ne pouvait plus accepter que sa capitale continue de faire face à des difficultés récurrentes d’approvisionnement en eau potable malgré son important potentiel hydrique.

Le ministre a rappelé que les premières réflexions autour de ce projet remontent au Forum national de l’Eau de 2023, alors qu’il dirigeait encore la Société des Eaux de Guinée (SEG). Il a souligné que la concrétisation du PEAG est le fruit de plusieurs années de négociations techniques, de mobilisation financière et de concertation avec les partenaires au développement.

« Ce programme représente près de 670 millions de dollars d’investissements mobilisés entre 2025 et 2031. Derrière cette enveloppe se cachent plusieurs années de travail, de négociations, de missions techniques et d’efforts constants pour convaincre les partenaires de soutenir cette vision », a-t-il expliqué.

Aboubacar Camara a également rendu hommage au ministre directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, dont il a salué l’implication dans l’aboutissement du projet.

Plus de 2,6 millions de personnes concernées

Le coordonnateur du Programme Eau et Assainissement du Grand Conakry, Arafan Bayo, a présenté les principales composantes de cette vaste réforme.

Le programme repose sur cinq axes majeurs :

  • le renforcement de l’accès à l’eau potable dans le Grand Conakry ;
  • la modernisation du secteur de l’eau et de l’assainissement à travers des réformes institutionnelles ;
  • l’amélioration de la gestion des ressources hydriques ;
  • l’appui à la coordination, au suivi et à l’exécution du programme ;
  • un mécanisme d’intervention d’urgence en cas de crise.

Selon lui, plus de 2,6 millions de personnes bénéficieront directement des retombées du PEAG.

Le coordonnateur a assuré que la mise en œuvre du projet reposera sur les principes de transparence, de redevabilité et de performance, afin de répondre aux fortes attentes des populations.

La Banque mondiale souligne un impact économique et social majeur

Présent à la cérémonie, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, a salué l’ampleur de cette initiative, qu’il considère comme un levier majeur de développement.

Il a indiqué que le programme permettra notamment à près de 570 000 personnes d’accéder pour la première fois à une source d’eau potable améliorée.

Au-delà des bénéfices sanitaires, il estime que les investissements prévus contribueront également à améliorer les conditions de vie, à renforcer la productivité économique et à créer de nouvelles opportunités pour les populations.

Le représentant de la Banque mondiale a toutefois insisté sur un enjeu essentiel : la durabilité des infrastructures.

Selon lui, la mobilisation des financements et la réalisation des ouvrages constituent une première étape, mais leur entretien, leur gestion efficace et leur maintenance régulière demeurent indispensables pour garantir un service public performant sur le long terme.

Avec le lancement du PEAG, les autorités guinéennes affichent ainsi leur ambition de réduire durablement le déficit en infrastructures hydrauliques et d’accompagner la croissance du Grand Conakry à travers un accès plus équitable à l’eau potable et aux services d’assainissement.

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Crise diplomatique : Paris dénonce la rupture des relations décidée par Ouagadougou.

La France a vivement réagi à la décision du Burkina Faso de mettre fin aux relations diplomatiques entre les deux pays, qualifiant cette initiative d’« hostile et sans fondement ». Paris annonce par ailleurs l’examen de mesures de réciprocité, tout en affirmant maintenir son attachement aux liens historiques entre les deux peuples.

Dans une déclaration publiée samedi, le porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a indiqué que la France « prenait acte » de la décision burkinabè, tout en regrettant une rupture qu’elle considère comme une nouvelle étape dans la dégradation des relations bilatérales.

Selon les autorités françaises, cette décision « illustre la dérive préoccupante des autorités burkinabè » et ne repose sur aucun élément justifiant une telle mesure. Paris précise que les dispositions de réciprocité qui pourraient en découler sont actuellement à l’étude.

Paris réaffirme son soutien au peuple burkinabè

Malgré la rupture diplomatique, la France assure vouloir préserver les liens humains et historiques qui unissent les deux nations. Les autorités françaises ont renouvelé leur « solidarité avec la population du Burkina Faso », estimant que la décision politique prise par Ouagadougou ne remet pas en cause la profondeur des relations entre les deux peuples.

Paris indique également suivre avec attention la situation sécuritaire de ses ressortissants ainsi que celle de ses agents présents au Burkina Faso, appelant la communauté française sur place à renforcer sa vigilance.

Ouagadougou justifie une rupture au nom de la souveraineté

La décision burkinabè, annoncée la veille avec effet immédiat, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux capitales depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré en septembre 2022.

Les autorités burkinabè expliquent cette rupture par une volonté de redéfinir leurs partenariats internationaux sur la base du respect de la souveraineté nationale, de la non-ingérence et d’une coopération jugée plus équilibrée.

Ouagadougou accuse notamment la France de mener un « activisme incessant » contre ses intérêts, évoquant des accusations liées à des ambitions néocoloniales, au soutien présumé à des réseaux subversifs et à des groupes armés actifs dans la région du Sahel. Ces accusations sont rejetées par Paris.

Une nouvelle étape dans le rapprochement avec l’AES

Cette rupture diplomatique s’inscrit dans une série de décisions prises par les autorités burkinabè depuis 2022 : dénonciation des accords militaires avec la France, départ des forces françaises du territoire, suspension de médias français comme France Médias Monde à travers ses antennes Radio France Internationale et France 24, ainsi qu’un rapprochement accru avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie.

Elle intervient également dans le cadre du repositionnement régional du Burkina Faso au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Mali et du Niger.

Maintien des liens humains malgré la crise politique

De son côté, Ouagadougou assure que cette décision ne remet pas en cause la protection des citoyens français vivant sur son territoire ni les relations culturelles et humaines établies depuis plusieurs décennies.

Cette nouvelle crise diplomatique confirme toutefois la profonde transformation des relations entre la France et plusieurs pays du Sahel, marquées par une redéfinition des alliances stratégiques et une remise en question de l’influence française dans la région.