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Eco : la BCRG défend le maintien du franc guinéen et appelle à la prudence.

Le débat sur l’avenir monétaire de la Guinée se poursuit alors que le projet de monnaie unique de la CEDEAO, l’Eco, continue d’être discuté à l’échelle régionale. Le gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba, s’est prononcé en faveur du maintien du franc guinéen, estimant que les conditions nécessaires à l’adoption d’une monnaie commune ne sont pas encore réunies.

S’exprimant mardi 11 août 2026 lors d’une conférence de presse consacrée notamment au nouveau programme économique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), le gouverneur a soutenu la décision des autorités guinéennes de conserver, pour le moment, la monnaie nationale.

Selon lui, une adhésion précipitée à l’Eco pourrait exposer la Guinée à plusieurs contraintes économiques et institutionnelles.

Des critères de convergence encore difficiles à respecter

Le principal argument avancé concerne les critères de convergence macroéconomique fixés dans le cadre du projet de monnaie unique ouest-africaine. Ces exigences visent notamment à garantir une certaine stabilité des finances publiques, de l’inflation et des principaux équilibres économiques avant l’intégration des États dans une même union monétaire.

Dr Karamo Kaba estime que peu de pays de la région remplissent actuellement l’ensemble de ces critères. Il affirme que la Guinée en respecte plusieurs, mais reste notamment confrontée aux exigences liées au déficit public.

Pour le gouverneur, cette situation montre que le calendrier d’une éventuelle mise en circulation de l’Eco doit être abordé avec prudence. Une monnaie commune, souligne-t-il, ne peut fonctionner durablement sans une convergence suffisamment solide entre les économies participantes.

La nécessité d’un mécanisme de solidarité

Au-delà des critères économiques, le gouverneur de la BCRG insiste sur la nécessité de prévoir des mécanismes de transfert entre les États membres.

Dans une union monétaire, les pays ne disposent plus de la même liberté pour ajuster leur politique monétaire ou leur taux de change en fonction de leur situation économique. Des mécanismes de solidarité financière seraient donc nécessaires pour accompagner les pays confrontés à des déficits ou à des chocs économiques spécifiques.

Cette question constitue, selon lui, l’une des conditions essentielles à la viabilité d’une future monnaie commune ouest-africaine.

La gouvernance de la future banque centrale en question

La question de la gouvernance monétaire régionale constitue également un point majeur des réserves exprimées par le gouverneur.

Dr Karamo Kaba estime que l’adoption de l’Eco entraînerait pour la Guinée un transfert de compétences de sa banque centrale nationale vers une institution supranationale. Il s’interroge notamment sur le poids réel dont disposerait Conakry dans les décisions d’une éventuelle banque centrale commune.

Le gouverneur souligne, à cet égard, le poids économique et démographique du Nigeria au sein de la CEDEAO. Selon son analyse, la répartition du pouvoir au sein d’une future institution monétaire régionale pourrait accorder une influence importante à Abuja.

Cette perspective soulève, à ses yeux, la question de l’équilibre entre intégration régionale et préservation de la souveraineté monétaire des États.

Conserver le franc guinéen pour le moment

Pour Dr Karamo Kaba, ces différents éléments plaident en faveur d’une approche progressive. Le maintien du franc guinéen permettrait à la Guinée de conserver la maîtrise de sa politique monétaire tout en poursuivant les discussions régionales sur les conditions nécessaires à une éventuelle monnaie commune.

Cette position ne signifie pas un rejet définitif du projet de l’Eco, mais plutôt une volonté de privilégier la prudence et la préparation avant toute décision d’adhésion.

Le débat reste ainsi ouvert entre les impératifs d’intégration économique régionale et la volonté de préserver une autonomie monétaire nationale, deux enjeux qui devraient continuer à alimenter les discussions sur l’avenir économique de la Guinée et de la CEDEAO.

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JOJ Dakar 2026 : le Sénégal entre dans la dernière ligne droite des préparatifs.

À 80 jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal accélère les préparatifs afin de finaliser les infrastructures, renforcer les dispositifs de transport et de sécurité et assurer la mise en service des principaux équipements avant l’arrivée des délégations.

Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a présidé mardi, au Building administratif Président Mamadou Dia, un Conseil interministériel consacré à l’état d’avancement des préparatifs. La réunion a permis de faire le point sur les réalisations et de fixer plusieurs échéances pour les travaux restant à achever.

Des infrastructures déjà largement avancées

Plusieurs équipements majeurs ont déjà été réceptionnés, notamment le stade Iba Mar Diop et la Piscine olympique. Le Village olympique ainsi que certains autres sites sont en phase de finalisation.

Le programme sportif définitif a également été arrêté avec les fédérations internationales et le Comité international olympique (CIO). Sur le volet de l’hébergement, 74 conventions ont été conclues avec des établissements hôteliers, représentant près de 2 500 chambres réservées.

Le dispositif de sécurité est, pour sa part, finalisé et son déploiement a débuté. Le programme du Brevet olympique civique et sportif a également permis de sensibiliser plus d’un million de jeunes à travers le pays.

Des échéances rapprochées

Plusieurs opérations doivent toutefois être achevées dans les prochaines semaines. Le Village olympique devra être terminé au plus tard le 15 août et remis au Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) avant le 31 août. Le Centre équestre de Diamniadio doit être finalisé avant le 20 août.

Les travaux de voirie et d’aménagement prévus à Dakar, Diamniadio et Saly devront, quant à eux, être achevés au plus tard le 30 septembre.

Le transport constitue également un enjeu majeur. Le gouvernement vise la mise en exploitation de la liaison TER Diamniadio-AIBD avant le 27 septembre, ainsi que la disponibilité de la flotte de bus destinée aux personnes accréditées avant le 30 septembre. Des mesures spécifiques sont également prévues pour fluidifier la circulation sur les axes routiers et autoroutiers.

Santé, salubrité et mobilisation

Le dispositif sanitaire devra être pleinement opérationnel avant la fin du mois d’août. L’hôpital des enfants de Diamniadio, désigné comme établissement officiel des JOJ, devra disposer des équipements et du personnel nécessaires avant le 31 août. L’approvisionnement en médicaments des sites d’hébergement et de compétition est prévu d’ici au 30 août.

La question de la salubrité fait également l’objet d’un calendrier spécifique. Un programme de maintien de la propreté sera déployé à partir du 17 août à Dakar, Diamniadio et Saly, notamment autour des sites de compétition, du Village olympique et du parcours du TER.

Le gouvernement prévoit par ailleurs un important dispositif de mobilisation populaire. Un plan de mobilisation sociale et communautaire doit être présenté avant le 14 août, tandis que les actions de communication seront renforcées à partir du 15 août. Un programme d’animations culturelles dans la banlieue dakaroise et les régions doit également être finalisé avant le 22 août.

Préparer l’après-JOJ

Au-delà de l’organisation des compétitions, les autorités travaillent déjà sur l’héritage de l’événement à travers le programme « JOJ Impacts ». Celui-ci doit notamment porter sur la maintenance et l’exploitation durable des infrastructures ainsi que sur le développement de l’industrie des rencontres et événements professionnels.

À 80 jours du coup d’envoi, le Sénégal entre ainsi dans une phase décisive. Si plusieurs infrastructures et dispositifs sont déjà opérationnels ou en voie de finalisation, le respect des prochaines échéances sera déterminant pour garantir des JOJ Dakar 2026 pleinement fonctionnels et préparer leur héritage à long terme.

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Guinée : Amadou Oury Bah félicite les 26 lauréats admis dans les grandes écoles africaines de statistique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a reçu en audience les 26 candidats guinéens admis dans plusieurs grandes écoles africaines spécialisées en statistique et en démographie, à la suite du concours d’entrée organisé par l’Institut national de la statistique.

Cette performance marque une progression notable pour la formation de compétences nationales dans les domaines de la statistique, de la démographie et de l’analyse des données. Parmi les 26 admis, 21 sont issus des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba, témoignant des résultats obtenus par cette filière dans la préparation des jeunes aux formations scientifiques de haut niveau.

Les statistiques au service de la gouvernance

Lors de la rencontre, Amadou Oury Bah a félicité les lauréats pour leurs résultats et les a encouragés à poursuivre leur parcours avec rigueur et détermination.

Le chef du Gouvernement a également souligné l’importance stratégique de la statistique dans la conduite des politiques publiques. Selon lui, la disponibilité de données fiables et de qualité constitue un outil essentiel pour anticiper les évolutions, planifier les investissements et orienter efficacement les décisions de l’État.

Cette rencontre met ainsi en lumière l’importance accordée au développement des compétences scientifiques et techniques en Guinée. La formation de statisticiens et de démographes qualifiés doit notamment contribuer à améliorer la production et l’analyse des données nécessaires à la planification du développement national.

À travers cette réussite, les 26 lauréats représentent une nouvelle génération de compétences appelées à jouer un rôle dans la modernisation de l’administration publique et dans l’amélioration de la gouvernance fondée sur les données.

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Guinée : le projet de crédit carbone au cœur des échanges entre le ministère de l’Environnement et West Africa Blue.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu lundi une délégation de la société West Africa Blue pour faire le point sur l’avancement de son projet de crédit carbone en République de Guinée.

Conduite par le directeur pays de l’entreprise, Mohamed Dansoko, la délégation a présenté au ministre les principales avancées du projet, ainsi que les perspectives de son développement. La rencontre intervient dans un contexte où la Guinée cherche à renforcer les mécanismes de financement de la protection de ses écosystèmes.

Préserver les mangroves et générer des revenus

Le projet repose notamment sur la conservation et la restauration des forêts de mangroves, avec pour objectif de générer des crédits carbone destinés aux marchés internationaux.

Selon Mohamed Dansoko, cette initiative doit permettre de créer des retombées économiques pour plusieurs parties prenantes. Les revenus issus de la vente des crédits carbone seraient ainsi répartis entre l’État, les communautés riveraines des zones concernées et le promoteur du projet.

Au-delà de son volet financier, le dispositif vise à contribuer à la préservation des mangroves, des écosystèmes essentiels à la biodiversité et à la protection des zones côtières.

Un mécanisme au service de la transition écologique

Les échanges entre le ministre et les responsables de West Africa Blue ont également porté sur les conditions nécessaires à la mise en œuvre du projet et à son développement en Guinée.

À travers cette initiative, les promoteurs entendent associer protection de l’environnement, mobilisation de financements climatiques et développement local. Le projet s’inscrit ainsi dans les efforts engagés pour renforcer la résilience des communautés et valoriser les ressources naturelles de manière durable.

Pour le ministère de l’Environnement et du Développement durable, l’enjeu consiste désormais à accompagner les initiatives susceptibles de concilier les impératifs de conservation des écosystèmes avec la création de nouvelles opportunités économiques au bénéfice des populations locales.

Le projet de West Africa Blue apparaît ainsi comme l’une des initiatives explorant le potentiel du marché du carbone pour soutenir les politiques guinéennes de transition écologique et de protection des ressources naturelles.

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Sénégal : Ousmane Diagne prend la tête du Conseil constitutionnel et réaffirme l’indépendance du juge.

Installé mardi à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal, Ousmane Diagne entend placer son mandat sous le signe de la primauté de la Constitution, de l’indépendance de la justice et du renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions.

Sa prise de fonctions intervient après le décès de son prédécesseur, Mamadou Badio Camara, survenu le 10 avril 2025. Le nouveau président prend ainsi la direction d’une institution majeure de l’architecture institutionnelle et démocratique sénégalaise.

Lors de son discours d’installation, Ousmane Diagne a insisté sur les exigences liées à sa fonction, appelant à l’exercer avec humilité, retenue, discernement et sens du devoir. Il a notamment rappelé que la solidité des institutions dépend de la manière dont ceux qui les servent respectent leur mission et les principes constitutionnels.

La primauté du droit au cœur du mandat

Le nouveau président du Conseil constitutionnel a également réaffirmé la vocation strictement juridictionnelle de l’institution. Il a souligné que celle-ci n’a pas vocation à intervenir dans la conduite de l’action politique, mais à veiller au respect du droit et de la Constitution.

Cette position prend une importance particulière au regard du rôle du Conseil constitutionnel dans la régulation de la vie institutionnelle et électorale du pays, notamment à travers les contentieux relevant de sa compétence et la proclamation des résultats définitifs de certains scrutins.

Restaurer et consolider la confiance

Ousmane Diagne a par ailleurs placé la confiance des citoyens parmi les priorités de son mandat. Pour lui, les décisions de l’institution doivent contribuer à instaurer un climat de respect, de sérénité et de confiance dans la justice constitutionnelle.

Il a également insisté sur l’importance de la collégialité, mettant en avant l’expérience et la diversité des compétences réunies au sein du Conseil constitutionnel. Selon cette approche, la confrontation des points de vue doit contribuer à renforcer la qualité et la légitimité des décisions rendues.

À travers son discours d’installation, Ousmane Diagne dessine ainsi une ligne directrice fondée sur la défense de la Constitution, l’indépendance du juge et la consolidation de la confiance dans les institutions républicaines.

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EMPLOI ET PROTECTION SOCIALE : LE GOUVERNEMENT ACCÉLÈRE LES RÉFORMES POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES GUINÉENS

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury Bah, a présidé la cérémonie de présentation du portefeuille de programmes et des projets de réformes du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté du Gouvernement de placer l’emploi, le travail décent et la protection sociale au cœur de la transformation économique et sociale du pays.

Dans son discours, le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mort Condé, a annoncé le renforcement du système d’information sur le marché du travail, en vue de mieux mesurer les emplois générés par les investissements publics et privés.

Il a également insisté sur l’adéquation entre la formation et les besoins de l’économie, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie, du numérique et de la logistique. Il a souligné que le déploiement progressif de maisons régionales de l’emploi et de l’entrepreneuriat doit contribuer à rapprocher les jeunes des entreprises et à faciliter leur insertion professionnelle.

Il a en outre mentionné un autre axe majeur : la formalisation progressive de l’économie informelle à travers le statut de l’entrepreneur. L’objectif, selon lui, est de faciliter l’accès au financement, aux marchés et à l’accompagnement et, à terme, à la protection sociale.

Le Premier ministre a souligné que la finalité de l’action gouvernementale reste l’amélioration des conditions de vie des populations, rappelant que la croissance économique doit permettre de créer davantage de richesses et de les partager équitablement.

Dans cette perspective, il a appelé à renforcer les investissements dans les secteurs productifs, particulièrement l’agriculture, l’élevage et la pêche, considérés comme des leviers essentiels de création d’emplois et de réduction de la pauvreté : « J’invite les partenaires sociaux à privilégier le dialogue et la co-construction, indispensables à la stabilité, à l’investissement et au développement durable. »

La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies en Guinée, les partenaires sociaux ainsi que des représentants du patronat.

Source : PrimatureGuinée.

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Sénégal : une ligne de refinancement de 2 milliards FCFA pour renforcer la microfinance.

Le Fonds national de la Microfinance (FONAMIF) et la Caisse des Marchés publics (CDMP SA), filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC Sénégal), ont signé, vendredi 7 août 2026, une convention-cadre portant sur la mise en place d’une ligne de refinancement de 2 milliards de francs CFA destinée aux institutions de microfinance (IMF).

Ce mécanisme vise à renforcer les capacités de financement des IMF afin de faciliter l’accès au crédit pour les entrepreneurs, PME, femmes, jeunes, coopératives et acteurs de l’Économie sociale et solidaire.

La convention s’inscrit dans le cadre du Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle (PACTIFU), porté par le ministère de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire avec l’appui de l’Association professionnelle des Institutions de Microfinance (APIM) et de plusieurs partenaires publics.

Le PACTIFU prévoit de mobiliser plus de 683 milliards de francs CFA entre 2025 et 2029 pour accélérer l’inclusion financière et soutenir le financement des activités productives. La nouvelle ligne de refinancement constitue ainsi l’un des instruments destinés à rapprocher les financements des populations et des entreprises, notamment dans les territoires où l’accès au crédit demeure limité.

Au-delà du montant mobilisé, le dispositif doit permettre aux institutions de microfinance de mieux répondre aux besoins des acteurs économiques et de soutenir davantage les initiatives génératrices de revenus.

Cette initiative s’inscrit également dans les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui fait de l’inclusion financière, du développement économique et de la promotion de l’Économie sociale et solidaire des leviers importants de transformation du pays.

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Guinée : le ministère de l’Environnement et la FAO renforcent leur coopération sur les enjeux climatiques.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a reçu une délégation de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour faire le point sur plusieurs projets consacrés à la restauration des écosystèmes, à la lutte contre la déforestation et à l’adaptation au changement climatique en Guinée.

Conduite par Dr Mamadou Tanou Diallo, assistant du représentant de la FAO chargé des programmes, la délégation comprenait notamment le coordinateur national, Mohamed Gassimou Keïta, ainsi que Mahamadou Diallo. Le ministre était entouré de plusieurs responsables de son département, dont le secrétaire général, le chef de cabinet, le conseiller principal et le directeur général adjoint du Bureau de stratégie et de développement.

Plusieurs projets examinés

Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des programmes mis en œuvre conjointement par la FAO et le ministère de l’Environnement. Les discussions ont notamment permis d’identifier les principales avancées, mais également certaines contraintes rencontrées dans l’exécution des activités sur le terrain.

Parmi les projets examinés figure celui consacré à la restauration des écosystèmes et à la gestion intégrée des paysages dégradés, notamment en Guinée forestière et en Haute-Guinée.

Les deux parties ont également fait le point sur les initiatives liées à la réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, à travers notamment le programme REDD+, ainsi que sur les actions d’adaptation au changement climatique déployées en Moyenne-Guinée, en Haute-Guinée et en Guinée forestière.

Ces programmes visent notamment à renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique et à favoriser une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FAO sollicite un accompagnement renforcé

Selon Dr Mamadou Tanou Diallo, la rencontre avait également pour objectif de présenter un état des lieux des projets et de solliciter un appui accru du ministère afin de faciliter la résolution de certaines contraintes administratives et opérationnelles.

L’objectif est de permettre une accélération de la mise en œuvre des programmes et d’améliorer leur impact sur les territoires et les communautés bénéficiaires.

À l’issue des échanges, le ministre Fassou Théa a réaffirmé la disponibilité de son département à accompagner la FAO dans le suivi et l’exécution de ces initiatives.

Cette coopération s’inscrit dans les efforts engagés par la Guinée pour renforcer la protection de ses écosystèmes, lutter contre la dégradation des ressources naturelles et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

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Guinée : un accord de 425 millions de dollars avec le FMI.

Guinée–FMI : 425 millions de dollars et un pacte de discipline pour transformer l’essai de Simandou

La Guinée vient d’obtenir un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) même si un accord n’est jamais un simple transfert de devises. Mais plutôt mjun brevet de crédibilité décerné à une  politique économique, assorti d’un cahier des charges rigoureux.

La signature à Conakry d’un accord ce lundi 10 août au niveau des services (Staff-Level Agreement) pour un programme de 41 mois soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) s’inscrit exactement dans cette tradition. Sous réserve de la validation par le Conseil d’administration du FMI prévue en septembre prochain, la Guinée obtiendra un tirage d’environ 425 millions de dollars américains.

Mais le véritable enjeu de cet accord ne se chiffre pas en millions de dollars. Il se mesure à la capacité de Conakry à gérer un choc d’abondance imminent.

Sur le papier, les indicateurs macroéconomiques guinéens affichent une bonne santé. Après une expansion de 7,1 % en 2025, le Produit intérieur brut (PIB) devrait bondir de 8,6 % en 2026.

Une accélération directement tirée par l’extraction minière et la montée en puissance du mégaprojet de fer de Simandou et de ses infrastructures connexes.

Pourtant, c’est précisément lorsque les voyants sont au vert que les risques d’asphyxie structurelle sont les plus élevés. L’histoire économique continentale regorge d’exemples où des boom miniers se sont traduits par le « syndrome hollandais » : appréciation réelle de la monnaie, perte de compétitivité des secteurs agricoles et industriels, et creusement des inégalités.

En s’inscrivant dans un programme de 41 mois avec le FMI, les autorités guinéennes cherchent un ancrage de discipline. L’objectif avoué est d’éviter les dérapages budgétaires, d’accumuler des réserves de change protectrices face aux volatilités des cours des matières premières et de garantir la soutenabilité de la dette publique.

Le programme négocié entre le 16 juin et début août s’articule autour de axes fondamentaux :

La capture de la rente minière : Mobiliser durablement les recettes publiques en renforçant la transparence fiscale sur les ressources naturelles. L’enjeu est de s’assurer que l’État perçoive sa juste part de la valeur ajoutée générée par les géants miniers.

La rigueur de l’investissement public : Améliorer le cadrage, la sélection et l’exécution des projets d’infrastructures pour éliminer les déperditions financières et maximiser l’impact économique.

La résilience financière : Consolider les réserves internationales de la Banque Centrale pour armer le pays contre les chocs exogènes.

La gouvernance institutionnelle : Renforcer les mécanismes de redevabilité et la lutte contre les lourdeurs bureaucratiques.

La diversification hors-mine : Transformer la manne extractive en capital humain, en appui au secteur privé local et en créations d’emplois pérennes.

« L’accord au niveau des services constitue une étape majeure, mais non une fin en soi. »

Un accord avec le FMI débloque rarement les problèmes d’un pays par la seule magie de sa signature. Il agit comme un catalyseur. L’ancrage macroéconomique fourni par la FEC doit servir d’effet de levier pour rassurer les bailleurs de fonds internationaux et le secteur privé international, dont les capitaux seront indispensables pour financer la diversification économique.

La réussite de ce plan de 41 mois ne se jugera pas au volume de devises engrangées dans les caisses de la Banque Centrale à Conakry, mais à la concrétisation sur le terrain : des routes praticables, une alimentation électrique stable pour les PME, des écoles formées aux métiers de demain et une économie capable de respirer le jour où le cycle des matières premières se retournera. La Guinée dispose aujourd’hui du cadre ; il lui reste à démontrer sa capacité d’exécution.

Source : GuinéeNews.
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Une nouvelle liaison aérienne rapproche Bamako et Lagos.

Depuis le 1er août, Bamako dispose d’une nouvelle liaison aérienne avec Lagos assurée par la compagnie nigériane Air Peace. Derrière cette ouverture commerciale se dessine aussi un rapprochement entre le Mali et le Nigéria, qui cherchent à préserver leurs échanges bilatéraux malgré la recomposition politique de l’Afrique de l’Ouest.

Le premier vol de la nouvelle desserte entre le Nigéria et le Malia quitté Lagos le samedi 1er août. Air Peace avait annoncé début juillet l’ouverture de l’axe Lagos–Bamako–Conakry, exploité les mardi, jeudi et samedi. Bamako rejoint ainsi le réseau régional de la compagnie nigériane avec une liaison directe vers Lagos, avant la poursuite du trajet vers la capitale guinéenne.

Pour les voyageurs maliens, cette desserte facilite surtout l’accès au Nigéria sans passer par un autre hub ouest-africain. Lagos permet également des correspondances vers Abuja, Kano, Port Harcourt et plusieurs autres villes nigérianes desservies par Air Peace.

La compagnie présente l’ouverture comme une extension de son réseau africain, mais son arrivée à Bamako intervient dans un calendrier diplomatique qui donne à l’opération une dimension plus large.

Une coopération relancée

Le 14 juillet, moins de trois semaines avant le vol inaugural, le Mali et le Nigéria avaient convenu à Abuja de relancer leur Commission mixte de coopération, restée peu active ces dernières années. La ministre nigériane des Affaires étrangères, Bianca Odumegwu-Ojukwu, et l’ambassadeur du Mali au Nigéria, Oumar Coulibaly, avaient identifié plusieurs secteurs prioritaires, notamment la sécurité, le commerce, l’énergie, la migration irrégulière, la traite des personnes et le transport aérien.

L’accord bilatéral sur les services aériens, connu sous l’acronyme BASA, figure expressément parmi les dossiers que les deux gouvernements veulent réactiver. Abuja avait également insisté sur la nécessité de faciliter les déplacements et les contacts entre les populations, en considérant la connectivité comme l’un des instruments du rapprochement bilatéral.

Cette orientation avait déjà été affichée au plus haut niveau. En mai 2025, lors de la réception des lettres de créance de l’ambassadeur malien, le président Bola Ahmed Tinubu avait appelé au renforcement des relations économiques avec Bamako et assuré que le Nigéria souhaitait continuer à travailler avec le Mali malgré les nouvelles dynamiques régionales.

Des liens maintenus malgré la rupture avec la Cédéao

Le contexte est particulier. Le Mali, avec le Burkina Faso et le Niger, a officiellement quitté la Cédéao le 29 janvier 2025 pour poursuivre son intégration au sein de la Confédération des États du Sahel. Cette rupture institutionnelle n’a toutefois pas interrompu les relations avec Abuja, siège de la Cédéao et acteur majeur de l’organisation régionale.

La Cédéao a elle-même maintenu, jusqu’à nouvel ordre, la circulation sans visa des ressortissants des trois pays sortants ainsi que le traitement de leurs marchandises selon le régime commercial communautaire, en attendant la définition des futures relations avec l’AES.

Dans ce paysage en recomposition, la liaison Bamako–Lagos apporte donc un élément concret. Pour Bamako et Abuja, l’aérien devient ainsi l’un des premiers terrains visibles de cette coopération bilatérale relancée.