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Guinée : lancement officiel de la Fédération Nationale d’E-sport (FNEG).

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la promotion des industries numériques et de l’innovation. Ce samedi, le pays a officiellement inauguré sa Fédération Nationale d’E-sport (FNEG), destinée à structurer, réguler et promouvoir le sport électronique à l’échelle nationale.

La cérémonie, organisée dans un réceptif hôtelier de Conakry, a rassemblé un public diversifié et prestigieux : membres du gouvernement, représentants du corps diplomatique, acteurs du secteur privé, professionnels de la société civile, ainsi que la presse nationale et internationale. L’événement a symbolisé non seulement la reconnaissance officielle de l’e-sport, mais aussi la volonté de la Guinée de s’ouvrir aux opportunités économiques et technologiques offertes par le gaming.

🔹 Objectifs et missions de la FNEG

Le président de la FNEG a présenté la vision de la fédération : former et soutenir une nouvelle génération de joueurs guinéens, organiser des compétitions locales et internationales, et valoriser les talents nationaux dans un secteur en pleine expansion. Il a également souligné l’importance de l’e-sport comme levier d’innovation, de créativité et d’emploi, notamment pour la jeunesse urbaine et connectée.

Le gouvernement, représenté lors de la cérémonie par le ministère de la Jeunesse et des Sports, a salué l’initiative et réaffirmé son engagement à accompagner la structuration du secteur, à travers la création d’un cadre légal clair, le développement d’infrastructures adaptées et la mise en place de programmes de formation spécialisés.

🔹 Un secteur en pleine expansion

L’e-sport est aujourd’hui une industrie mondiale pesant plusieurs milliards de dollars, et de nombreux pays africains commencent à investir dans ce domaine pour générer de la valeur économique et sociale. Avec la création de la FNEG, la Guinée rejoint ce mouvement et se positionne comme acteur émergent sur la scène africaine du gaming, capable de participer à des compétitions régionales et internationales et de développer un écosystème numérique compétitif.

🔹 Une opportunité pour la jeunesse et l’innovation

La Fédération entend également créer des synergies avec les écoles, universités et start-ups technologiques, afin de promouvoir l’apprentissage des métiers du numérique et du jeu vidéo. Selon les organisateurs, cette initiative permettra de dynamiser le secteur entrepreneurial, favoriser l’emploi des jeunes et renforcer la visibilité de la Guinée dans l’e-sport continental.

En lançant officiellement la FNEG, la Guinée marque ainsi un tournant majeur dans son développement numérique et culturel, offrant à ses jeunes talents l’opportunité de briller sur la scène internationale tout en participant activement à l’essor de l’économie digitale nationale.

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Sénégal : une délégation gouvernementale aux Assemblées du FMI pour discuter d’un nouveau programme économique.

Le Sénégal confirme sa volonté d’ancrer sa trajectoire économique dans la stabilité et la réforme. En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, une délégation gouvernementale sénégalaise, conduite par le ministre des Finances et du Budget, prend part aux travaux afin d’examiner les contours d’un nouveau programme économique avec l’institution de Bretton Woods.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de réorientation stratégique de la politique économique nationale, impulsée par le président Bassirou Diomaye Faye, qui place la souveraineté économique, la bonne gouvernance et la transformation structurelle au cœur de son agenda.

 Vers un nouveau cadre de coopération économique

Les échanges entre la délégation sénégalaise et les équipes du FMI visent à définir un programme adapté aux priorités nationales, notamment la maîtrise de l’inflation, la réduction du déficit budgétaire, la diversification des sources de croissance et la relance des secteurs productifs. Le futur cadre pourrait succéder à l’actuel Programme de politique économique et financière (PPEF), arrivé à son terme, tout en intégrant de nouveaux mécanismes de financement plus souples et axés sur les résultats.

Selon des sources proches des négociations, le Sénégal souhaite obtenir un appui budgétaire conséquent pour soutenir ses réformes structurelles, en particulier dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la digitalisation et de l’éducation. Des discussions portent également sur la mobilisation des ressources intérieures et le renforcement de la transparence fiscale, des éléments jugés cruciaux pour assurer une croissance durable et équitable.

Un contexte économique exigeant mais porteur

Malgré un contexte mondial tendu — marqué par les effets post-pandémiques, les tensions géopolitiques et la volatilité des prix —, le Sénégal affiche une résilience économique notable, avec une croissance estimée à plus de 6 % en 2025 selon les projections du FMI. L’entrée en production des projets pétroliers et gaziers, combinée à une politique d’investissement public plus ciblée, pourrait consolider cette dynamique.

Cependant, le gouvernement reste conscient des défis persistants : chômage des jeunes, inégalités sociales, endettement et vulnérabilité climatique. D’où la nécessité, selon les autorités, d’un nouveau partenariat équilibré avec les institutions financières internationales, fondé sur le respect des priorités nationales plutôt que sur des conditionnalités rigides.

Renforcer la confiance des partenaires

En marge des travaux, la délégation sénégalaise mène également plusieurs rencontres bilatérales avec des représentants de la Banque mondiale, de la Société financière internationale (IFC) et d’investisseurs institutionnels. L’objectif : attirer davantage de capitaux vers les secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, la transition énergétique et l’économie numérique.

Le ministre des Finances a rappelé, lors d’un panel organisé à Washington, que le Sénégal est « déterminé à faire du partenariat avec le FMI un levier de souveraineté, et non de dépendance », soulignant que la réussite du nouveau programme reposera sur la confiance mutuelle et la redevabilité.

 Une vision portée par la jeunesse et l’innovation

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la vision du président Bassirou Diomaye Faye, qui ambitionne de bâtir un modèle sénégalais de développement autonome, fondé sur l’innovation, la valorisation des ressources locales et l’investissement dans le capital humain. Le programme en préparation devrait notamment inclure un axe fort sur la formation professionnelle, la promotion des PME et la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.

À travers cette participation de haut niveau, le Sénégal réaffirme sa place de partenaire crédible et réformateur sur la scène économique africaine. Plus qu’un simple rendez-vous financier, ces discussions à Washington symbolisent la volonté d’un pays en mouvement, conscient de ses défis, mais résolument tourné vers un avenir de souveraineté et de prospérité partagée.

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Japon–Sénégal : plus de 13,7 milliards FCFA pour renforcer la mécanisation agricole et la formation technique à Diamniadio.

Le Japon et le Sénégal renforcent leur coopération dans les domaines de l’agriculture et de la formation technique. Ce vendredi, un accord de financement d’un montant de 13,7 milliards FCFA a été signé entre les deux pays, visant à accélérer la mécanisation agricole et à améliorer les capacités de formation au Centre de formation professionnelle et technique de Diamniadio.

Ce partenariat stratégique s’inscrit dans le cadre du Programme de coopération économique entre le Japon et le Sénégal, qui vise à soutenir la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, notamment dans les secteurs clés que sont l’agriculture, la jeunesse et l’emploi.

Grâce à cet appui, le Sénégal bénéficiera de nouveaux équipements agricoles modernes, destinés à augmenter la productivité, réduire la pénibilité du travail rural et favoriser l’autonomie des producteurs. Parallèlement, le centre de Diamniadio verra ses infrastructures renforcées et son offre de formation technique et professionnelle élargie, afin de mieux répondre aux besoins du marché.

La signature de cet accord illustre la solidité des relations entre Tokyo et Dakar, fondées sur la confiance, le développement durable et le partage de compétences. Elle traduit également la volonté commune de promouvoir une croissance inclusive, au bénéfice des populations sénégalaises.

Le Japon, partenaire de longue date du Sénégal, demeure un acteur clé dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture et des infrastructures. Ce nouveau financement consolide un engagement historique tourné vers l’innovation, la jeunesse et la souveraineté alimentaire.

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MUSIQUE- Meilleure artiste d’Afrique de l’Ouest au PRIMUD: La Guinéenne Djélykaba Bintou Kouyaté sacrée devant Mia Guissé et Bass Thioung.

La chanteuse guinéenne Djélykaba Bintou Kouyaté continue de faire briller la musique guinéenne au-delà des frontières. Lors de la cérémonie du PRIMUD 2025 (Prix International des Musiques Urbaines et du Coupé-Décalé), tenue à Abidjan, elle a été sacrée Meilleure artiste d’Afrique de l’Ouest, devançant notamment la Sénégalaise Mia Guissé et le chanteur Bass Thioung.

Cette distinction prestigieuse vient couronner une année exceptionnelle pour l’artiste, dont le titre « N’Kelenta » connaît un succès fulgurant sur les plateformes musicales et figure parmi les chansons africaines les plus écoutées du moment.

Émue et reconnaissante, Djélykaba Bintou a dédié son trophée à la jeunesse guinéenne et aux femmes africaines, soulignant que « ce prix est la preuve qu’avec du travail, de la discipline et de la foi, les rêves deviennent réalité ».

Déjà nominée pour la 68ᵉ édition des GRAMMY Awards® dans la catégorie Best African Music Performance, la chanteuse confirme ainsi son ascension internationale et son statut d’icône de la musique guinéenne moderne.

Entre tradition et modernité, Djélykaba Bintou incarne une nouvelle génération d’artistes africains qui font rayonner le continent sur la scène mondiale.

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Cameroun : le dépouillement en cours après la fermeture des bureaux de vote.

Le Cameroun vit ce lundi une soirée décisive. Après la fermeture des bureaux de vote à travers le pays, les opérations de dépouillement sont désormais en cours dans plusieurs localités, marquant une nouvelle étape du processus électoral.

Selon les premières informations recueillies auprès des autorités électorales, le scrutin s’est globalement déroulé dans le calme, malgré quelques retards signalés dans certains centres urbains. Les observateurs nationaux et internationaux déployés sur le terrain supervisent actuellement le décompte des bulletins afin d’assurer la transparence et la crédibilité du vote.

Le Conseil électoral (ELECAM) a rappelé que les résultats provisoires seront publiés dans les prochains jours, conformément au calendrier légal. D’ici là, les candidats et formations politiques sont appelés à faire preuve de retenue et de responsabilité, dans un climat apaisé.

Ce scrutin revêt une importance particulière pour le pays, dans un contexte socio-politique marqué par de fortes attentes citoyennes en matière de gouvernance, de stabilité et de développement.

Les regards sont désormais tournés vers Yaoundé, où seront centralisés les résultats avant leur proclamation officielle.

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Guinée U17 : match nul face au Sénégal et cap sur la Sierra Leone

Les U17 guinéens ont arraché un match nul 1-1 contre le Sénégal, ce jeudi, lors de la deuxième journée du tournoi UFOA-A qualificatif pour la CAN U17.

Le héros du jour côté guinéen est Seydouba Sylla, qui a trouvé le chemin des filets à la 88ᵉ minute, offrant ainsi un point crucial à son équipe dans ce duel intense et équilibré. Malgré une domination partagée et plusieurs occasions franches, la Guinée n’a pas réussi à faire plier un Sénégal solide et organisé.

Ce résultat laisse les Guinéens dans la course à la qualification, mais ils devront relever la barre lors du prochain match contre la Sierra Leone, programmé le 12 octobre 2025 au stade Ouezzin Coulibaly, à 15h TU. Une victoire sera nécessaire pour continuer à rêver d’une place en demi-finales et se rapprocher de la CAN U17.

L’équipe nationale U17 guinéenne montre détermination, cohésion et talent, et les supporters peuvent s’attendre à un match spectaculaire face à la Sierra Leone. La jeunesse guinéenne continue de porter haut les couleurs du pays et de montrer que le futur du football guinéen est prometteur.

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Sénégal : l’intelligence artificielle au cœur de la transformation du système éducatif.

e ministère de l’Éducation nationale (MEN) du Sénégal a lancé un ambitieux programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle (IA). Cette initiative, inédite dans la sous-région, s’inscrit dans la stratégie du gouvernement sénégalais visant à faire de l’école un véritable levier d’innovation et d’inclusion à l’ère du numérique.

Doté d’un plan de déploiement sur plusieurs années, le programme entend former plus de 50 000 enseignants à l’usage des outils numériques, à la compréhension de l’IA et à son intégration dans les pratiques pédagogiques. Objectif : renforcer les capacités du corps enseignant pour mieux préparer les élèves aux métiers du futur et à la société digitale qui se dessine.

Lors du lancement officiel à Dakar, le ministre de l’Éducation nationale a souligné que cette initiative répond à un impératif d’adaptation du système éducatif :

« L’intelligence artificielle n’est pas un luxe pour nos écoles, c’est une nécessité. Nous devons doter nos enseignants et nos élèves des compétences qui feront d’eux des acteurs du changement. »

Le programme prévoit également la création de laboratoires d’innovation éducative, la mise en place de plateformes d’apprentissage numérique, et le développement de contenus pédagogiques interactifs, y compris en langues nationales.

Avec cette réforme, le Sénégal ambitionne de devenir un modèle africain d’intégration du numérique dans l’éducation. En favorisant une approche inclusive, innovante et adaptée aux réalités locales, le pays entend donner à chaque élève les moyens de s’approprier les technologies émergentes et d’en faire un outil de progrès collectif.

Une initiative qui place l’intelligence artificielle non pas comme une menace, mais comme une opportunité pour réinventer l’école sénégalaise et préparer la jeunesse à un avenir connecté.

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Forum Invest In Sénégal 2025 : cap sur la souveraineté économique et la coopération Sud-Sud.

Le Sénégal accueille cette semaine la deuxième édition du Forum Invest In Sénégal, rebaptisé FII Sénégal 2025, un rendez-vous majeur dédié à la promotion des investissements et au renforcement des partenariats économiques. Organisé par l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX), l’événement se déroule au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, sous le thème de la souveraineté, de la résilience et de la coopération Sud-Sud.

Pendant deux jours, dirigeants politiques, investisseurs internationaux, institutions financières et acteurs du secteur privé se réunissent pour repenser les modèles de croissance et accélérer la transformation économique du Sénégal et du continent africain. Ce forum s’inscrit pleinement dans la Vision Sénégal 2050, feuille de route du pays pour bâtir une économie diversifiée, compétitive et durable.

🔹 Un espace de rencontre entre ambition nationale et investissement international

L’objectif affiché du forum est clair : mobiliser les capitaux et stimuler les investissements directs étrangers dans les secteurs prioritaires de l’économie sénégalaise. L’APIX ambitionne de générer plus de 10 000 milliards de FCFA d’intentions d’investissement, soit près du double de la première édition en 2023, qui avait enregistré 6 394 milliards de FCFA.

Les échanges s’articulent autour de rencontres B2B, B2G et PPP, permettant de rapprocher les investisseurs des décideurs publics et des entrepreneurs locaux. Cette approche pragmatique vise à transformer les intentions en projets concrets, créateurs de valeur et d’emplois durables.

🔹 Des secteurs porteurs au cœur des priorités

Le forum met en avant des secteurs stratégiques tels que :

  • Les infrastructures et la logistique, piliers de la compétitivité régionale ;

  • Les énergies renouvelables et la transition verte, pour renforcer l’autonomie énergétique du pays ;

  • L’agro-industrie et la sécurité alimentaire, enjeu majeur de souveraineté ;

  • Le numérique et l’innovation, moteurs d’un développement inclusif ;

  • L’économie bleue et les mines, sources de richesse et de diversification.

En valorisant ces secteurs, le Sénégal ambitionne de devenir un hub économique régional, capable de connecter les opportunités du continent et d’attirer les investisseurs du monde entier.

🔹 Souveraineté et coopération Sud-Sud au centre du discours

Dans son allocution d’ouverture, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité pour les pays africains de reprendre la main sur leur développement : « Investir au Sénégal, c’est investir dans une Afrique souveraine, résiliente et innovante. Nous devons bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur la confiance et la réciprocité. »

Cette vision trouve un écho particulier auprès des délégations étrangères, notamment venues du Burkina Faso, du Maroc, du Rwanda et du Nigéria, qui plaident pour une coopération Sud-Sud renforcée. Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné que « l’avenir du continent se jouera dans sa capacité à unir ses forces et à créer des synergies régionales au service du développement durable ».

🔹 Une dynamique d’émergence confirmée

Le Forum Invest In Sénégal 2025 illustre la volonté du pays de consolider ses acquis économiques tout en attirant des partenaires stratégiques. En faisant de Diamniadio le centre névralgique de l’investissement africain, le Sénégal confirme sa place parmi les économies les plus dynamiques du continent.

Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui s’impose : celle d’une Afrique qui investit en elle-même, confiante dans son potentiel et résolue à tracer sa propre voie vers la prospérité.

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Forum Invest In Senegal : le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo en visite officielle à Dakar.

Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est arrivé ce lundi soir à Dakar pour prendre part au Forum Invest In Senegal, prévu les 7 et 8 octobre 2025 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.
Accueilli à sa descente d’avion par son homologue sénégalais Ousmane Sonko, cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens économiques et diplomatiques entre les deux pays.

Organisé sous le thème « Connecter les opportunités, bâtir l’avenir », le Forum Invest In Senegal 2025 se veut une plateforme stratégique d’échanges entre acteurs publics, investisseurs privés, institutions financières et entrepreneurs africains et internationaux. Il ambitionne de promouvoir le Sénégal comme destination privilégiée pour l’investissement, tout en favorisant la coopération intra-africaine.

Pour le Burkina Faso, cette participation est un signal fort. Dans un contexte régional marqué par des défis économiques et sécuritaires, le pays entend mettre en avant sa résilience, son potentiel économique et sa volonté de bâtir des partenariats durables.
Selon des sources proches de la Primature, la délégation burkinabè devrait profiter de ce forum pour présenter plusieurs projets d’investissement prioritaires dans les secteurs de l’énergie, de l’agro-industrie et des infrastructures.

Au-delà des échanges économiques, cette visite symbolise également le rapprochement entre Ouagadougou et Dakar, deux capitales qui partagent une vision commune d’un développement fondé sur la solidarité régionale et la souveraineté économique africaine.
Le Premier ministre Ouédraogo participera à plusieurs panels et rencontres bilatérales avec des partenaires techniques, des investisseurs privés et des représentants d’organisations internationales.

Le Forum Invest In Senegal, désormais événement phare de la diplomatie économique ouest-africaine, illustre la volonté du continent de prendre en main son destin économique, en misant sur la coopération Sud-Sud et les solutions africaines.
Cette 3ᵉ édition se déroule dans un contexte d’effervescence régionale, où plusieurs pays multiplient les initiatives pour attirer les capitaux et valoriser leurs atouts.

🔹 « Connecter les opportunités, bâtir l’avenir » : une devise qui résonne comme un appel à l’action, au moment où l’Afrique redessine sa place dans l’économie mondiale.

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Niger : la Banque mondiale salue une économie résiliente et prépare un nouveau partenariat quinquennal.

En visite officielle au Niger, le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a salué la résilience de l’économie nigérienne et annoncé la préparation d’un nouveau partenariat quinquennal entre l’institution et les autorités du pays. Cette visite marque une étape importante dans la relance de la coopération entre Niamey et la Banque mondiale, dans un contexte de reprise progressive après une période de fortes turbulences politiques et économiques.

Une économie en reprise malgré les défis

Selon les données de la Banque mondiale, le Niger a enregistré en 2024 une croissance estimée à 8,4 %, portée par la montée en puissance des exportations pétrolières et une bonne performance agricole. Une évolution saluée par l’institution, qui y voit le signe d’une économie capable de s’adapter aux chocs internes et externes, malgré les pressions sécuritaires, climatiques et régionales.

« Le Niger a démontré une remarquable capacité de résilience. Cette performance est le résultat d’une vision économique claire et d’un engagement fort des autorités à maintenir les fondamentaux macroéconomiques », a déclaré Ousmane Diagana à l’issue de sa rencontre avec le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général Abdourahamane Tiani.

L’émissaire de la Banque mondiale a également rencontré plusieurs membres du gouvernement pour faire le point sur les projets en cours et discuter des orientations futures du partenariat.

Un nouveau cadre stratégique en préparation

L’un des principaux objectifs de cette mission était de poser les bases d’un nouveau cadre de partenariat pays (CPF), qui couvrira la période 2025-2030. Ce document stratégique orientera les interventions de la Banque mondiale au Niger pour les cinq prochaines années.

D’après les premières discussions, ce futur partenariat devrait s’articuler autour de quatre priorités majeures :

  1. Diversification économique : réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole et de l’agriculture pluviale, en stimulant les secteurs productifs tels que l’agro-industrie, les services et les énergies renouvelables.

  2. Renforcement du capital humain : investir dans l’éducation, la santé et la formation professionnelle afin de mieux préparer la jeunesse aux défis du marché du travail.

  3. Amélioration des infrastructures : développer les routes, l’accès à l’énergie et les réseaux hydrauliques pour désenclaver les régions et soutenir le commerce.

  4. Résilience climatique et sécurité alimentaire : renforcer la gestion des ressources naturelles et soutenir des projets structurants comme le Programme Kandaji, un vaste projet hydro-agricole et énergétique sur le fleuve Niger.

Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Niger dépasse 4,4 milliards de dollars US, répartis sur plus de 25 projets actifs couvrant l’agriculture, l’énergie, le transport, l’eau, la gouvernance et le développement social.

Une reprise prudente après une période d’incertitude

Depuis la suspension partielle de la coopération internationale à la suite du changement de régime en juillet 2023, le Niger a entrepris des efforts pour rétablir la confiance avec ses partenaires.
La Banque mondiale, qui avait temporairement gelé certains décaissements, a progressivement repris ses activités, saluant la continuité de plusieurs projets jugés essentiels pour les populations.

Cette reprise s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions diplomatiques et économiques, notamment au sein de la CEDEAO. Malgré cela, le pays a su maintenir sa stabilité financière et éviter un effondrement de son économie.

« Nous travaillons main dans la main avec le Niger pour que les projets financés profitent directement aux citoyens et contribuent à la transformation du pays. L’objectif est d’aller au-delà de la résilience pour construire une croissance inclusive et durable », a souligné M. Diagana.

Des vulnérabilités à surveiller

La Banque mondiale reste toutefois prudente. Dans son dernier rapport économique, elle avertit que le Niger demeure exposé à plusieurs risques structurels : dépendance à l’agriculture pluviale, vulnérabilité aux chocs climatiques, inflation persistante et situation sécuritaire instable dans certaines zones rurales.

Le pays fait également face à un niveau élevé de risque d’endettement, conséquence de la baisse des recettes publiques et de la hausse des dépenses de sécurité.
Pour préserver la viabilité de ses finances publiques, le gouvernement devra poursuivre ses efforts en matière de mobilisation des ressources internes, de bonne gouvernance et d’efficacité dans l’exécution des projets publics.

Vers un partenariat fondé sur la performance et la durabilité

Avec ce nouveau cadre de coopération, la Banque mondiale entend renforcer son engagement auprès du Niger et améliorer la qualité de son portefeuille.
Il s’agira, selon ses responsables, de mieux aligner les projets sur les priorités nationales, d’en accélérer la mise en œuvre et de renforcer les capacités institutionnelles pour garantir des résultats concrets.

Le gouvernement nigérien, de son côté, espère que ce partenariat quinquennal permettra d’accélérer la transformation économique du pays, en tirant parti de son potentiel énergétique, agricole et démographique.

Une économie sur le chemin de la consolidation

En dépit d’un environnement régional incertain, le Niger semble amorcer une phase de stabilisation et de consolidation.
Le soutien renouvelé de la Banque mondiale, combiné à la volonté affichée des autorités d’assurer une gestion rigoureuse et inclusive, pourrait contribuer à poser les fondations d’un développement durable et partagé.

Le défi, désormais, sera de transformer cette résilience en un véritable moteur de prospérité à long terme — un objectif que Niamey et ses partenaires semblent décidés à poursuivre ensemble.