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Djiba Diakité : «le capital humain est la première richesse de la Guinée»

Simandou 2040 et la Vision du Président Doumbouya pour la Jeunesse Guinéenne

À la clôture de la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN), le 5 juin 2026, le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba Diakité, a livré un message puissant : la vraie richesse de la Guinée, ce sont ses hommes et ses femmes — bien avant son minerai.

Pendant trois jours, Conakry a vibré au rythme du SADEN — le Salon des Entrepreneurs et de l’Emploi de Guinée, dans sa 5ème édition. Des entrepreneurs venus des quatre coins du pays, des institutions engagées, des partenaires techniques et financiers, et par-dessus tout : une jeunesse déterminée, créative, prête à bâtir. C’est dans ce contexte que M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Suivi du Projet Simandou, a pris la parole pour clore cette édition. Son discours n’était pas un simple mot de fin. C’était une feuille de route, une déclaration d’intention, et un appel vibrant à toute une génération.

Un pays ne change pas grâce à ses ressources. Il change grâce à ses hommes.

M. Diakité a posé d’emblée une vérité que peu de dirigeants osent formuler avec autant de franchise. Cette déclaration résume l’âme de Simandou 2040 — le grand programme de développement socio-économique porté par S.E. Mamadi Doumbouya, Président de la République.

“Un pays ne change pas parce qu’il possède des ressources. Un pays change lorsque ses ressources créent des emplois, des entreprises, des compétences et de la richesse pour sa population.”, poursuit Djiba Diakité.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent encore, Simandou 2040 n’est pas simplement un projet d’exploitation minière. C’est le socle d’une transformation économique et sociale durable pour toute la nation guinéenne. Sa réussite ne se mesurera pas aux tonnes de minerai extraites. Elle se mesurera aux emplois créés, aux entreprises nationales qui émergeront, et aux portes ouvertes à la jeunesse guinéenne.

Simandou Academy : Quand le Président investit dans l’Humain

Au cœur de cette vision se trouve une conviction centrale du Chef de l’État : le capital humain est la première richesse de la Guinée. Et pour que cette conviction devienne réalité concrète, il faut une institution à la hauteur de l’ambition. C’est le sens profond de Simandou Academy — l’initiative présidentielle dédiée à la formation de la prochaine génération de bâtisseurs guinéens.

“Il y a des diplômés — mais ce qui est important, ce sont les compétences.”
— M. Djiba Diakité

Dans un monde où la concurrence est mondiale et les exigences sans cesse croissantes, la Guinée ne peut pas se permettre de former pour former. Elle doit former pour transformer. Simandou Academy ambitionne ainsi de produire des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs armés pour les métiers de demain — capables d’innover, de prendre des risques, et de répondre aux exigences réelles d’une économie en pleine mutation. L’objectif n’est pas le parchemin. L’objectif, c’est la capacité à agir.

La jeunesse guinéenne, première ressource de la nation

Le moment le plus fort du discours fut sans doute celui où M. Diakité s’est adressé directement aux jeunes présents dans la salle — et à travers eux, à toute une génération. Il a reconnu leur attente sans détour : un emploi, une chance de prouver leur valeur, la possibilité de construire leur avenir ici, en Guinée.

“Votre formation, votre énergie, votre exigence sont les premières ressources de la Guinée — bien avant le minerai.”
— M. Djiba Diakité

Cette phrase dit tout. Elle inverse la hiérarchie traditionnelle des richesses. Elle place le jeune Guinéen — avec ses idées, son énergie, sa créativité — au sommet de ce que la nation possède de plus précieux. Investir dans la jeunesse, selon la vision du Président Doumbouya incarnée dans ce discours, n’est pas un acte de charité. C’est l’acte fondateur du développement national.

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Un appel à l’action pour les entrepreneurs

M. Diakité a également adressé un message clair aux PME et TPME guinéennes. Les opportunités liées à Simandou 2040 seront considérables — mais elles ne tomberont pas du ciel. Elles appartiennent à ceux qui se préparent. Compétitivité, qualité, formation et capacité à collaborer : telles sont les clés pour que les entreprises guinéennes soient au rendez-vous de cette transformation historique. Le SADEN lui-même incarne cet esprit — un espace d’anticipation où se construisent, année après année, les alliances et les ambitions de la Guinée de demain.

Le discours de M. Djiba Diakité à la clôture du SADEN 2026 restera comme l’un des énoncés les plus clairs et les plus inspirants de la vision présidentielle pour la Guinée. Une vision qui ne mise pas uniquement sur ce que la terre contient, mais sur ce que les hommes et les femmes de ce pays sont capables d’accomplir. Simandou 2040 est un pont vers la prospérité. Mais ce pont, c’est la jeunesse guinéenne qui le bâtira.

“Croyez en vos capacités. Croyez en vos idées. Surtout, croyez en votre pays. Car la Guinée de demain se construira à travers vos projets, votre créativité et votre courage à prendre des risques pour entreprendre.”
— M. Djiba Diakité

Source : www.financialafrik.com

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Conakry accueille la CEDEAO autour d’une nouvelle stratégie forestière régionale 2026-2035

La capitale guinéenne abrite, ce lundi 8 juin, l’atelier régional de validation du Plan de Convergence Forestier révisé de la CEDEAO couvrant la période 2026-2035. La rencontre se tient sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, et rassemble les représentants des États membres ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Une feuille de route pour renforcer la gouvernance environnementale

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux visant à améliorer la gestion durable des ressources forestières en Afrique de l’Ouest. Les travaux portent sur la validation d’un cadre stratégique commun destiné à renforcer la gouvernance forestière, à restaurer les zones dégradées et à promouvoir une exploitation plus durable des écosystèmes.

Dans une région où la pression sur les ressources naturelles s’intensifie sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique et de certaines pratiques agricoles, la révision du plan de convergence apparaît comme un instrument central de coordination des politiques environnementales.

Une mobilisation régionale et des enjeux transfrontaliers

Les forêts ouest-africaines jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique, la régulation du climat et le soutien aux économies rurales. Leur dégradation progressive constitue un défi commun aux États de la CEDEAO, nécessitant une approche concertée et harmonisée.

La participation des experts et partenaires internationaux à cet atelier traduit la volonté de renforcer les mécanismes de financement, de suivi et de mise en œuvre des politiques forestières à l’échelle régionale.

La Guinée met en avant le massif du Fouta Djallon

À cette occasion, la Guinée a réaffirmé son engagement en faveur de la préservation de l’environnement, en mettant particulièrement en avant le processus de classement du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que son inscription envisagée comme réserve mondiale de biosphère.

Ce massif, considéré comme un véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, revêt une importance stratégique pour l’alimentation en eau de plusieurs grands bassins fluviaux de la région.

Une étape clé pour la coopération environnementale régionale

La validation du Plan de Convergence Forestier 2026-2035 marque une étape importante dans la consolidation de la coopération environnementale au sein de la CEDEAO. Elle illustre la volonté des États membres de renforcer leur action collective face aux défis de la déforestation, de la perte de biodiversité et des changements climatiques.

Cette dynamique devrait permettre d’harmoniser les politiques nationales et de favoriser des actions coordonnées en faveur de la protection durable des forêts ouest-africaines.

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Sénégal : S.E Bassirou Diomaye Faye célèbre les champions d’Afrique U17 et U15 et plaide pour l’alliance entre sport et éducation.

Le chef de l’État honore une génération prometteuse du football sénégalais

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, lundi 8 juin au Palais de la République à Dakar, les sélections nationales U17 et U15 de football, récemment sacrées championnes d’Afrique. Une cérémonie solennelle qui a permis au chef de l’État de rendre hommage à ces jeunes athlètes dont les performances renforcent la réputation du Sénégal comme l’une des grandes nations du football africain.

Cette réception officielle intervient après une séquence particulièrement faste pour le sport sénégalais. Les Lionceaux U17 ont remporté la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie au Maroc, tandis que les U15 se sont imposés lors du Championnat d’Afrique de football scolaire de la Confédération africaine de football (CAF), disputé au Zimbabwe.

Un message axé sur les valeurs et la formation

Face aux jeunes champions, le président de la République a tenu à rappeler que les succès sportifs doivent s’accompagner d’une solide formation humaine et académique. Il a insisté sur l’importance du respect, de l’humilité et du fair-play, des valeurs qu’il considère comme essentielles dans la construction d’une carrière durable.

Selon lui, si le talent permet de remporter des rencontres, c’est la force de caractère qui permet de bâtir les plus grandes réussites. Un message destiné à encourager ces jeunes joueurs à rester concentrés sur leur développement personnel malgré la notoriété acquise grâce à leurs performances sportives.

Le chef de l’État a également mis l’accent sur la nécessité de concilier pratique sportive et parcours scolaire. Il a rappelé que l’éducation demeure un pilier fondamental pour l’avenir de chaque jeune, soulignant que le football ne doit jamais se substituer à la formation académique.

Des parcours exemplaires salués par les autorités

Revenant sur le sacre des U15 au Zimbabwe, Bassirou Diomaye Faye a salué un modèle qui démontre que l’excellence sportive peut parfaitement coexister avec la réussite scolaire. Cette compétition continentale, dédiée au football scolaire, illustre précisément cette volonté de promouvoir une jeunesse à la fois performante sur le terrain et engagée dans son parcours éducatif.

Concernant les U17, le président a mis en avant leur détermination et leur maturité tout au long de la compétition continentale. Leur victoire en finale à Rabat, obtenue à l’issue d’une séance de tirs au but particulièrement disputée, témoigne selon lui d’une remarquable capacité à gérer la pression dans les moments décisifs.

Distinctions et soutien financier pour les champions

La cérémonie a également été marquée par la remise de la Médaille Gaïndé de la performance aux joueurs ainsi qu’aux membres des encadrements techniques des deux sélections. Cette distinction récompense leur contribution au rayonnement du sport sénégalais sur la scène africaine.

Au-delà de l’hommage symbolique, le président de la République a annoncé un accompagnement financier global de 311,42 millions de francs CFA. Cette enveloppe bénéficiera aux joueurs, aux staffs techniques ainsi qu’aux structures de formation qui ont contribué à l’émergence de ces talents.

Selon la présidence sénégalaise, cet appui comprendra notamment des bourses scolaires et de formation, une couverture médicale ainsi que des équipements pédagogiques destinés à accompagner le développement des jeunes sportifs.

Le Sénégal déjà tourné vers le Mondial U17 au Qatar

Cette réception intervient alors que le Sénégal prépare déjà les prochaines échéances internationales. Grâce à son sacre continental, la sélection U17 figure parmi les dix représentants africains qualifiés pour la Coupe du monde U17 de la FIFA, prévue du 19 novembre au 13 décembre 2026 au Qatar.

Les Lionceaux y retrouveront plusieurs autres nations africaines qualifiées, dont l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Mali, le Maroc, le Mozambique, l’Ouganda et la Tanzanie.

À travers cette cérémonie, les autorités sénégalaises ont voulu envoyer un signal fort : le sport constitue un levier de rayonnement national, mais son développement doit s’inscrire dans une démarche globale de formation, d’éducation et de promotion des valeurs citoyennes. Une vision qui place la jeunesse au cœur du projet de développement du Sénégal.

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Mali–Burkina Faso : Bamako et Ouagadougou renforcent leur coopération face aux défis climatiques et pastoraux.

La Quinzaine de l’environnement au cœur du dialogue entre les deux pays

Le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu lundi à Bamako le ministre délégué burkinabè chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, à l’occasion de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement. Cette rencontre illustre la volonté du Mali et du Burkina Faso d’intensifier leur coopération autour des enjeux climatiques, agricoles et pastoraux, devenus stratégiques pour la stabilité et le développement de la région sahélienne.

Organisée cette année autour des thématiques de la résilience climatique et de la restauration des pâturages, la Quinzaine de l’environnement a été officiellement lancée le 6 juin au Parc national de Bamako, en présence de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) ainsi que de plusieurs États voisins.

Agriculture et élevage, des secteurs vitaux pour les économies sahéliennes

Les échanges entre les deux responsables ont mis en lumière l’importance des secteurs agricoles et pastoraux dans les économies malienne et burkinabè. Selon les données de la Banque mondiale, l’agriculture, la foresterie et la pêche représentaient près de 33,5 % du produit intérieur brut du Mali en 2024, contre 18,6 % pour le Burkina Faso.

Ces activités constituent une source essentielle de revenus, d’emplois et de sécurité alimentaire pour des millions de ménages ruraux. Elles sont toutefois confrontées à des défis croissants liés à la dégradation des terres, à la raréfaction des ressources en eau et aux effets du changement climatique.

L’élevage demeure également un pilier majeur des deux économies. Les estimations de la FAO font état d’un cheptel de plus de 115 millions de têtes au Mali et de plus de 81 millions au Burkina Faso. Dans ce contexte, la préservation des pâturages, l’accès aux ressources hydriques et la gestion des couloirs de transhumance apparaissent comme des enjeux déterminants pour la stabilité des communautés rurales.

Une convergence de vues au sein de l’AES

Présent à Bamako pour les travaux de la Quinzaine de l’environnement, Amadou Dicko a salué l’accueil réservé à la délégation burkinabè et sollicité les orientations des autorités maliennes sur les réponses à apporter aux défis environnementaux qui touchent l’ensemble du Sahel.

Le ministre burkinabè a également transmis une invitation officielle aux autorités maliennes pour participer aux activités prévues dans le cadre de la Journée nationale de l’environnement que le Burkina Faso célébrera à la fin du mois de juin.

Au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Abdoulaye Maïga a salué la présence de la délégation burkinabè, estimant qu’elle traduit la volonté commune des États membres de l’AES de développer des réponses concertées aux défis climatiques et environnementaux.

Le climat, nouvel axe stratégique de coopération régionale

Au-delà de la dimension environnementale, cette rencontre témoigne de l’élargissement progressif des domaines de coopération entre les pays de l’AES. Alors que les questions sécuritaires dominent souvent l’agenda régional, le changement climatique s’impose désormais comme un enjeu majeur de gouvernance et de développement.

Dans une région où des millions de personnes vivent directement de l’agriculture et de l’élevage, la dégradation des ressources naturelles accentue les vulnérabilités économiques et sociales. Les autorités maliennes et burkinabè entendent ainsi renforcer leur coordination afin de promouvoir une gestion durable des ressources pastorales et agricoles, considérée comme un levier essentiel de résilience pour les populations sahéliennes.

Cette rencontre de Bamako confirme ainsi la volonté des deux pays de faire des questions environnementales et pastorales un pilier de leur coopération au sein de l’espace sahélien.

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Diplomatie : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya nomme de nouveaux ambassadeurs en Arabie saoudite et en Chine

Par décret présidentiel lu ce lundi 8 juin 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République de Guinée.

À ce titre, Mohamed Ahmed Diallo, précédemment superviseur général du soutien technique pour le Hadj, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée auprès du Royaume d’Arabie saoudite.

De son côté, Loucény Condé, jusqu’alors ambassadeur de Guinée auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, est désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la représentation diplomatique guinéenne auprès de partenaires stratégiques du pays.

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BOA Niger : une envolée boursière malgré une forte dégradation des résultats.

Alors que son bénéfice a fortement chuté en 2025, la banque nigérienne BOA Niger continue de séduire les investisseurs. Cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), l’action de l’établissement figure parmi les meilleures performances du secteur bancaire au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec une progression de près de 40 % au cours des six derniers mois.

Cette dynamique boursière contraste pourtant avec les difficultés opérationnelles auxquelles la banque a été confrontée au cours du dernier exercice.

Un résultat net lourdement affecté par le coût du risque

Le 20 février 2026, le Conseil d’administration de BOA Niger avait alerté le marché à travers un « profit warning », annonçant une baisse prévisionnelle de 92 % du résultat net pour l’exercice 2025 par rapport à l’année précédente.

Selon la banque, cette contre-performance s’explique principalement par une forte augmentation du coût du risque, conséquence d’importantes dotations exceptionnelles constituées pour couvrir les risques de crédit et renforcer les provisions face à la détérioration du portefeuille.

Cette situation reflète les tensions qui affectent l’ensemble du secteur bancaire nigérien dans un contexte économique marqué par des incertitudes sécuritaires, une activité économique ralentie et une contraction du financement de l’économie.

Un environnement bancaire sous pression

Les données du secteur montrent en effet une dégradation progressive des indicateurs bancaires au Niger. En 2025, les encours de crédit du système bancaire ont reculé de 4,1 %, tandis que les dépôts n’ont progressé que de 1 %.

BOA Niger a enregistré une évolution encore plus marquée. Son portefeuille de crédits s’est contracté de 21 %, signe d’un ralentissement important de son activité de financement, malgré une hausse de 4 % des dépôts collectés auprès de sa clientèle.

Parallèlement, la qualité des actifs s’est détériorée. Le taux de créances en souffrance du secteur bancaire nigérien est passé de 24,4 % à 28,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025, obligeant les établissements financiers à renforcer leurs mécanismes de couverture des risques.

Pourquoi les investisseurs continuent-ils d’acheter le titre ?

Malgré ces résultats préoccupants, les marchés financiers semblent adopter une lecture davantage tournée vers l’avenir. Les investisseurs considèrent majoritairement que les difficultés enregistrées en 2025 relèvent d’un contexte exceptionnel plutôt que d’une fragilité structurelle du modèle économique de BOA Niger.

Cette confiance repose notamment sur la solidité financière de l’établissement, dont les ratios prudentiels demeurent conformes aux exigences réglementaires de l’UEMOA. Elle s’appuie également sur le soutien du groupe panafricain Bank Of Africa, présent dans plusieurs pays du continent et reconnu pour sa capacité de résilience face aux cycles économiques difficiles.

La Bourse anticipe déjà l’après-crise

L’évolution récente du titre illustre un mécanisme bien connu des marchés financiers : les investisseurs valorisent davantage les perspectives futures que les performances passées.

Dans le cas de BOA Niger, la progression spectaculaire de l’action traduit l’anticipation d’un redressement progressif de l’activité et d’une amélioration des résultats au cours des prochaines années. Une confiance qui contraste avec les défis encore nombreux auxquels reste confronté le secteur bancaire nigérien, mais qui témoigne de la capacité des marchés à se projeter au-delà des difficultés conjoncturelles.

Alors que les comptes de 2025 mettent en lumière l’ampleur des tensions économiques et financières actuelles, la BRVM semble déjà miser sur une phase de reprise pour l’une des principales banques du Niger.

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La Guinée rejoint le Conseil économique et social des Nations unies pour le mandat 2027-2029.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein des institutions multilatérales. Le pays a été élu membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, à l’issue d’un vote organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.

L’annonce a été faite ce samedi 6 juin 2026 par le ministère guinéen du Plan et de la Coopération internationale, qui a salué une avancée diplomatique majeure pour le pays sur la scène internationale.

Une présence renforcée au sein du système onusien

Considéré comme l’un des principaux organes des Nations unies, l’ECOSOC joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et environnementales de l’organisation. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et favorise le dialogue entre les États membres, les institutions spécialisées et les différents acteurs du développement.

L’élection de la Guinée lui permettra de participer activement aux travaux du Conseil et de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux mondiaux liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement et à la coopération internationale.

Une opportunité pour porter les priorités nationales

À travers ce mandat, Conakry disposera d’une tribune supplémentaire pour défendre les priorités de développement du pays et faire entendre la voix de l’Afrique dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance économique mondiale.

Cette présence au sein de l’ECOSOC intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts pour renforcer sa visibilité diplomatique et accroître sa participation dans les grandes instances décisionnelles internationales.

Cap sur le Forum politique de haut niveau

Cette élection intervient également à quelques semaines d’un rendez-vous important pour les autorités guinéennes. En juillet prochain, la Guinée présentera à New York son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies.

Ce document permettra d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale et la croissance économique durable.

Une dynamique africaine au sein des Nations unies

L’entrée de la Guinée à l’ECOSOC s’inscrit dans une dynamique plus large portée par plusieurs États africains, qui cherchent à renforcer leur représentation au sein des organes stratégiques des Nations unies. Cette présence accrue vise à permettre au continent de peser davantage sur les décisions relatives au développement, au financement international et aux réformes de la gouvernance mondiale.

Pour la Guinée, cette élection constitue à la fois une reconnaissance de son engagement diplomatique et une opportunité de contribuer davantage aux grandes orientations économiques et sociales discutées au sein de l’organisation internationale.

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Festival International du Djembé et des Percussions 2026 : la Guinée veut affirmer son statut de capitale mondiale du rythme.

La Guinée a officiellement lancé, samedi à Conakry, les préparatifs de la deuxième édition du Festival International du Djembé et des Percussions (FID 2026), un rendez-vous culturel majeur qui se tiendra du 8 au 13 décembre prochain. Organisée au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), la cérémonie de lancement a réuni autorités gouvernementales, artistes, acteurs culturels et partenaires autour d’un objectif commun : faire de la Guinée la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

À travers cette nouvelle édition, les organisateurs entendent renforcer le positionnement du pays comme berceau historique du djembé tout en valorisant un patrimoine culturel qui a largement contribué au rayonnement de la Guinée sur la scène internationale.

Un hommage aux maîtres de la percussion guinéenne

La cérémonie a été marquée par plusieurs prestations artistiques mettant à l’honneur des figures emblématiques de la musique traditionnelle guinéenne. Les doyens Fatou Abou Camara et Famoudou Konaté, véritables références de l’art du djembé, ont partagé la scène avec l’artiste Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et le groupe Sabou Gnouma.

À travers leurs performances, ces artistes ont rappelé la richesse et la diversité d’un héritage culturel qui continue d’influencer les musiques du monde et de former des générations de percussionnistes bien au-delà des frontières guinéennes.

Un festival au service du développement culturel et économique

Dans son intervention, Miryam Sylla, cheffe de projet de Circus Baobab chargée de la mise en œuvre du festival, a souligné la portée stratégique de l’événement pour la promotion de la culture guinéenne. Elle a salué l’engagement des autorités ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux mobilisés autour de cette initiative.

Selon elle, le festival s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation du patrimoine culturel national et dans la vision de développement portée par le programme Simandou 2040, qui accorde une place importante aux industries culturelles et créatives.

Cette édition bénéficie également du soutien institutionnel de plusieurs membres du gouvernement. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, en assure le marrainage, tandis que le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, en est le parrain.

Matam au cœur du dispositif culturel

L’une des principales innovations annoncées pour cette édition concerne la mise en place d’un vaste village du festival dans la commune de Matam, considérée comme l’un des hauts lieux historiques du djembé en Guinée.

Pendant toute la durée de l’événement, le site accueillera des ateliers de formation, des espaces de fabrication d’instruments traditionnels, des spectacles, des concerts, des conférences et des rencontres professionnelles. Les organisateurs ambitionnent ainsi de transformer Matam en véritable centre international des percussions africaines.

Pour Ousmane Boudaouné, porte-parole du comité international d’experts, cette initiative témoigne du retour progressif de la Guinée sur la scène culturelle mondiale. Il a rappelé l’héritage laissé par des figures majeures telles que Fodéba Keïta, les Ballets africains et les grands maîtres percussionnistes qui ont contribué à faire connaître la culture guinéenne à travers le monde.

Faire du djembé un levier de rayonnement international

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a insisté sur la dimension stratégique du festival pour le développement culturel et touristique du pays.

Revenant sur l’histoire de cette manifestation, il a rappelé que la première édition avait été organisée en 1999 avant de connaître une relance en 2024. Selon lui, le Festival International du Djembé et des Percussions constitue aujourd’hui un outil essentiel pour structurer l’écosystème culturel national, préserver les savoir-faire traditionnels et créer de nouvelles opportunités économiques autour des industries créatives.

Le ministre a également souligné que la Guinée dispose d’un patrimoine unique, porté par plusieurs générations de djembéfolas et d’artistes qui ont exporté leur talent sur tous les continents.

Un rendez-vous mondial attendu en décembre

Du 8 au 13 décembre 2026, Conakry accueillera ainsi des artistes, chercheurs, professionnels de la culture et passionnés de percussion venus de plusieurs pays. Concerts, ateliers, expositions, conférences et rencontres interculturelles rythmeront cette semaine consacrée à la célébration du djembé et des traditions musicales africaines.

À travers cette édition, les organisateurs ambitionnent de renforcer la transmission des savoirs, préserver la mémoire des grands maîtres et promouvoir l’attractivité culturelle et touristique de la Guinée.

L’objectif affiché est clair : consacrer durablement la Guinée comme la terre d’origine et la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

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Hydrocarbures : Le géant italien Eni décroche une licence d’exploration pétrolière offshore en Gambie

La Gambie accélère son positionnement sur la carte énergétique de l’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement de Banjul a officiellement octroyé une licence d’exploration pour un bloc pétrolier offshore stratégique au géant italien Eni, marquant une nouvelle étape dans l’attractivité du bassin sédimentaire MSGBC.

Le secteur des hydrocarbures est en pleine ébullition dans la sous-région. La major pétrolière italienne Eni vient de consolider sa présence en Afrique de l’Ouest en obtenant les droits d’exploration exclusifs sur un bloc en haute mer en Gambie. Cette signature s’inscrit dans la stratégie agressive du gouvernement gambien visant à imiter le succès de ses voisins sénégalais et mauritaniens, qui ont transformé le bassin MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée-Conakry) en un nouvel eldorado pétrolier et gazier mondial.

Pour Eni, cette acquisition représente une opportunité majeure de diversifier son portefeuille d’actifs en Afrique, un continent où le groupe est déjà historiquement très puissant, notamment en Afrique du Nord, au Nigeria, au Congo et au Mozambique.

Les détails de l’accord et les engagements d’Eni

L’accord de partage de production (PSC) signé entre les autorités gambiennes et la multinationale italienne fixe une feuille de route stricte pour les prochaines années. Durant la première phase d’exploration, Eni s’est engagée à mener des études géologiques poussées, incluant :

  • L’acquisition et le traitement de données sismiques 3D de pointe pour cartographier avec précision le sous-sol marin.
  • Le forage d’un premier puits d’exploration afin de tester le potentiel commercial des structures identifiées.
  • Le transfert de technologies et le renforcement des capacités, Eni devant financer des programmes de formation pour le personnel du ministère gambien du Pétrole et de l’Énergie ainsi que pour la compagnie nationale GNPC.
Un enjeu économique vital pour Banjul

Pour la Gambie, l’entrée en scène d’un opérateur de la taille d’Eni est une immense victoire politique et économique. Jusqu’ici, malgré plusieurs campagnes de forages menées par d’autres compagnies (comme FAR ou Australian Woodside), aucune découverte commerciale majeure n’avait encore été confirmée dans les eaux gambiennes.
L’arrivée d’une « major » disposant d’une force de frappe financière et technologique colossale relance l’espoir de voir le pays basculer dans le club des producteurs d’or noir. Une découverte majeure permettrait à Banjul de sécuriser sa souveraineté énergétique, de générer des revenus fiscaux massifs et de stimuler l’emploi local, dans un pays où l’économie reste encore très dépendante du tourisme et de l’agriculture.
Les yeux des géologues et des investisseurs sont désormais tournés vers l’océan Atlantique, où les premiers navires de prospection d’Eni devraient rapidement entrer en action.

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Programme Simandou 2040 : La Guinée lance un plan agricole historique de plus de 18 milliards de dollars

En marge des gigantesques investissements miniers, Conakry accélère sa transition économique. Le gouvernement a officiellement lancé le volet agricole du programme « Simandou 2040 ». Un projet titanesque de 18 milliards de dollars destiné à bâtir l’autosuffisance et à transformer la Guinée en puissance agro-industrielle d’ici quinze ans.

C’est un tournant stratégique majeur pour la République de Guinée. Le vendredi 5 juin 2026, le chapiteau du Palais du Peuple à Conakry a abrité la cérémonie officielle de lancement du Pilier 1 (Agriculture) du programme national « Simandou 2040 ». L’événement, qui a réuni des membres du gouvernement, le Comité stratégique Simandou et la direction du Guinea Development Board, jette les bases d’une économie post-mineure résiliente.
La ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Aminata Kaba, a dévoilé à cette occasion une feuille de route articulée autour de cinq programmes majeurs. Rappelant que la Guinée dispose d’un trésor de 13,7 millions d’hectares de terres arables, elle a inscrit cette démarche dans la vision du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya :
« Il ne saurait y avoir de souveraineté véritable sans souveraineté alimentaire. Aujourd’hui, nous posons les fondations d’une nouvelle agriculture guinéenne : moderne, industrielle, productive, compétitive, inclusive et durable », a-t-elle martelé.
Des infrastructures massives et une restructuration rurale
Pour rentabiliser ce colossal budget de plus de 18 milliards de dollars étalé sur 15 ans, le gouvernement guinéen mise sur une transformation en profondeur du monde rural et des circuits logistiques. Les objectifs opérationnels affichés sont particulièrement ambitieux :

  • Structuration du monde paysan : Création et accompagnement de 5 000 coopératives agricoles à travers le pays.
  • Soutien à la filière : Développement d’une centaine d’agrégateurs et mise en place de centres d’agrégation modernes pour assurer le stockage, le tri, la calibration et la conservation des récoltes.
  • Désenclavement des bassins de production : Construction et réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales pour connecter directement les champs aux grands centres de consommation.
  • Chaîne logistique : Déploiement de centres de collecte et de magasins communautaires afin de réduire drastiquement les pertes post-récolte qui plombent actuellement les revenus des producteurs.

Un partenariat public-privé (PPP) à 70%
Le financement de cette méga-infrastructure agricole répond à un modèle économique collaboratif. Prenant la parole au nom du chef de l’État, le ministre secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, a détaillé la clé de répartition des investissements : l’État guinéen prendra en charge 30 % du budget global, tandis que les 70 % restants proviendront des investissements du secteur privé.
« Cela signifie que ce programme de développement se réalisera avec la participation de tous […]. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour accompagner le développement de notre pays », a indiqué le Général Amara Camara, appelant opérateurs privés et partenaires au développement à se saisir de ces opportunités d’affaires.
Le soutien des partenaires internationaux
Présente à la cérémonie, la représentante pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) a salué, au nom des partenaires techniques et financiers, la pertinence de ce plan de rupture. Elle a rappelé que dans un contexte mondial bouleversé par le changement climatique et l’instabilité des prix alimentaires, investir dans la production nationale n’est plus une option, mais une exigence absolue de sécurité nationale. Les partenaires internationaux ont réitéré leur engagement ferme à accompagner Conakry dans la mobilisation et la mise en œuvre de ce programme historique.
En arrimant l’avenir de son agriculture au méga-projet minier de Simandou, la Guinée espère réussir là où de nombreuses économies rentières ont échoué : convertir la richesse éphémère du sous-sol en une prospérité verte, durable et partagée par l’ensemble de sa population.