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Législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo élu député de la diaspora Afrique.

La diaspora guinéenne établie en Afrique a désormais son représentant à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections législatives, Elhadj Amadou Diarouga Diallo a été élu député de la circonscription de la diaspora Afrique, consacrant ainsi un parcours marqué par l’engagement communautaire et la proximité avec les Guinéens vivant hors du territoire national.

Cette victoire intervient dans un contexte où la participation de la diaspora aux grandes décisions nationales occupe une place croissante dans le débat public. Acteurs économiques majeurs, contributeurs au développement local et ambassadeurs de la Guinée à travers le continent, les Guinéens de l’extérieur voient leur rôle politique se renforcer à travers cette représentation parlementaire.

Une confiance accordée par les Guinéens de l’extérieur

L’élection d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo traduit la confiance que lui ont accordée les électeurs de la diaspora africaine. Tout au long de la campagne, le nouveau député a multiplié les échanges avec les communautés guinéennes installées dans plusieurs pays du continent, portant un message centré sur la représentation, l’écoute et la défense des intérêts des citoyens vivant à l’étranger.

Son élection est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’une volonté des électeurs de voir leurs préoccupations mieux prises en compte au sein des institutions nationales.

Porter la voix de la diaspora au Parlement

En accédant à l’Assemblée nationale, Elhadj Amadou Diarouga Diallo aura pour mission de porter les attentes des Guinéens établis en Afrique sur des questions aussi diverses que la protection consulaire, l’investissement de la diaspora, la mobilité, l’accès aux services administratifs ou encore la participation au développement économique du pays.

La diaspora guinéenne représente en effet un levier stratégique pour la Guinée, tant par ses transferts financiers que par son apport en compétences, en expertise et en réseaux économiques.

Un mandat placé sous le signe du rapprochement

Au-delà de la représentation institutionnelle, cette élection ouvre une nouvelle étape dans les relations entre la Guinée et sa diaspora. Les attentes sont importantes concernant le renforcement des mécanismes de dialogue entre les autorités nationales et les communautés guinéennes établies à travers le continent africain.

Pour de nombreux électeurs, le mandat d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo devra contribuer à rapprocher davantage la diaspora des centres de décision et à faire entendre sa voix dans les politiques publiques nationales.

Avec cette victoire, le nouveau député devient l’un des visages de la représentation des Guinéens de l’extérieur et hérite de la responsabilité de transformer les aspirations de la diaspora africaine en propositions concrètes au service du développement de la Guinée.

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Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures de santé.

Entièrement financés par le budget national au titre de l’exercice 2026, ces investissements s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités des établissements de santé face à une demande croissante de services médicaux.

Un investissement majeur pour améliorer l’offre de soins

Selon le rapport adopté par le Conseil des ministres, le montant mobilisé, précisément évalué à 24 671 907 314 FCFA TTC, permettra d’accélérer la réalisation de projets prioritaires dans le secteur sanitaire. L’objectif est de doter les structures de santé d’infrastructures adaptées et d’équipements modernes capables d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

Les projets concernent notamment la construction de nouveaux bâtiments sanitaires dans plusieurs localités du pays ainsi que le renforcement des capacités techniques des formations sanitaires grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Répondre aux besoins croissants du secteur sanitaire

Le gouvernement justifie le recours à une procédure spécifique par l’urgence de répondre aux besoins du système de santé et par la nécessité de réduire les délais de mise en œuvre des projets.

Cette décision intervient dans un contexte où les infrastructures sanitaires sont fortement sollicitées, notamment en raison de la croissance démographique, des défis liés à la couverture sanitaire et de la nécessité d’améliorer l’accès aux soins dans les zones éloignées.

Les autorités estiment que ces investissements contribueront à renforcer la résilience du système de santé tout en améliorant les conditions de travail des professionnels du secteur.

Une ambition de modernisation à l’échelle nationale

À travers ce programme d’investissement, le Burkina Faso entend accroître les capacités d’accueil de ses structures sanitaires, améliorer leur niveau d’équipement et rapprocher davantage les services de santé des populations.

L’initiative s’inscrit dans une politique plus large de modernisation des services publics et de renforcement du capital humain, considérée comme un levier essentiel pour le développement du pays.

En mobilisant près de 25 milliards FCFA pour le secteur sanitaire, les autorités burkinabè affichent leur volonté de faire de l’amélioration de l’offre de soins une priorité, dans un contexte où l’accès à des services de santé de qualité demeure un enjeu majeur pour de nombreuses communautés à travers le territoire national.

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Mali : prolongation de sept ans des fonds de garantie pour soutenir le financement du secteur privé.

Le gouvernement malien a décidé de maintenir pour une durée de sept ans les ressources logées au Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP), un dispositif clé destiné à faciliter l’accès au crédit des entreprises. L’enveloppe concernée dépasse 28 milliards de FCFA et vise à renforcer les mécanismes de soutien au financement dans un contexte économique marqué par plusieurs contraintes structurelles.

La décision a été actée lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026, tenu à Bamako sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta. Elle porte sur la signature d’un avenant à la convention de gestion conclue en juin 2023 entre l’État et le FGSP.

Une enveloppe issue des dispositifs post-COVID et des fonds affectés

Le prolongement concerne deux principales lignes de financement : les « Fonds COVID-19 », évalués à 20 milliards de FCFA, et les « Fonds affectés », d’un montant de 8,482 milliards de FCFA, soit un total global de 28,482 milliards de FCFA.

Selon les autorités, ces ressources ont déjà permis de soutenir le système de financement de l’économie en sécurisant les risques bancaires liés aux prêts accordés aux entreprises. À l’approche de l’échéance initiale des fonds COVID-19, le FGSP a sollicité leur alignement sur la durée des fonds affectés afin d’assurer la continuité des interventions.

Un levier pour l’accès au crédit des entreprises

Le Fonds de garantie pour le secteur privé est un établissement financier public chargé de faciliter l’accès au crédit en partageant le risque avec les banques et les institutions financières décentralisées. Il intervient principalement en faveur des petites et moyennes entreprises, souvent confrontées à des difficultés d’accès au financement en raison du manque de garanties ou du niveau de risque perçu.

L’extension décidée par les autorités vise à renforcer la capacité du dispositif à encourager les établissements financiers à accroître leurs prêts au secteur productif, en réduisant une partie du risque supporté.

Des résultats déjà significatifs dans le financement de l’économie

Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, le FGSP a enregistré près de 500 milliards de FCFA d’engagements de garantie entre 2015, date du démarrage effectif de ses activités, et la fin de l’année 2023.

Ces interventions ont permis de mobiliser environ 1 200 milliards de FCFA de financements bancaires au profit d’environ 20 000 entreprises, contribuant à la création ou à la préservation d’environ 205 000 emplois.

Le Fonds dispose par ailleurs d’un capital social supérieur à 12 milliards de FCFA et intervient sans se substituer aux banques, mais en partageant le risque afin de faciliter la prise de décision en matière de crédit.

Un contexte économique encore contraint

Cette prolongation intervient dans un environnement économique marqué par des défis persistants, notamment les contraintes sécuritaires, les tensions énergétiques, les pressions sur les finances publiques et les difficultés d’accès au financement pour les entreprises.

Dans ce contexte, l’accès au crédit demeure un enjeu central pour le tissu productif, en particulier pour les investissements, le fonds de roulement et la modernisation des équipements.

Le Fonds monétaire international prévoit une croissance réelle de 5,5 % pour le Mali en 2026, mais les autorités reconnaissent que cette dynamique reste exposée à plusieurs risques, notamment les chocs climatiques et les incertitudes sécuritaires.

Des modalités encore à préciser

Le communiqué du Conseil des ministres ne précise pas les secteurs prioritaires, les plafonds de garantie, les critères d’éligibilité ni la répartition des ressources entre les différentes catégories d’entreprises. Ces éléments devront être définis ultérieurement par les autorités financières en concertation avec le FGSP et les partenaires du système bancaire.

La prolongation des « Fonds de résilience » vise ainsi à assurer la continuité d’un dispositif jugé stratégique pour le financement de l’économie malienne et le soutien au secteur privé au cours des prochaines années.

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Mali : Bamako mise sur sa diaspora pour stimuler l’investissement productif.

Le gouvernement malien entend renforcer la contribution économique de sa diaspora en organisant la deuxième édition du Forum international de la diaspora, prévue du 16 au 18 juillet 2026 à Bamako. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du 3 juin, présidé par le Général d’Armée Assimi Goïta.

Placée sous le thème « La diaspora malienne et les investissements productifs : bâtir un Mali économiquement fort et durable », cette rencontre vise à encourager les Maliens établis à l’étranger à investir davantage dans des secteurs créateurs de richesse et d’emplois, au-delà des transferts financiers traditionnels destinés à la consommation des ménages.

Faire de la diaspora un moteur de développement

Le forum réunira des représentants du gouvernement, des institutions publiques, des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, des organisations professionnelles, des collectivités territoriales ainsi que des membres de la diaspora malienne venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs.

L’objectif affiché est de renforcer les liens économiques entre le Mali et ses ressortissants établis à l’étranger, tout en favorisant les partenariats d’affaires, le transfert de compétences et le financement de projets structurants.

Au programme figurent des panels consacrés au financement des investissements, à l’amélioration du climat des affaires et à la valorisation de l’expertise de la diaspora. Des rencontres B2B, des expositions et des présentations de projets à fort potentiel sont également prévues. Les autorités annoncent par ailleurs la mise en place d’un guichet unique destiné à accompagner les investisseurs issus de la diaspora dans leurs démarches administratives et financières.

Des transferts de fonds essentiels pour l’économie malienne

La diaspora malienne constitue l’un des principaux soutiens financiers de l’économie nationale. Présente en grand nombre en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Mauritanie et au Niger, mais également en Europe, particulièrement en France, en Espagne et en Italie, elle contribue chaque année de manière significative aux revenus des ménages maliens.

Selon les estimations disponibles, les transferts de fonds des migrants maliens ont dépassé 1,2 milliard de dollars en 2024, représentant plus de 5 % du produit intérieur brut du pays. Ces ressources financent principalement les dépenses liées à l’éducation, à la santé, au logement et à la consommation courante.

Orienter davantage les ressources vers l’investissement

Face aux défis économiques auxquels le pays est confronté, les autorités souhaitent désormais canaliser une part plus importante de ces ressources vers des investissements productifs. L’ambition est de soutenir des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les petites et moyennes entreprises, l’immobilier, les services, les infrastructures locales et les projets de développement portés par les collectivités.

Cette stratégie s’inscrit dans une volonté plus large de mobiliser toutes les sources de financement disponibles pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités d’emploi, notamment pour les jeunes.

Après une première édition organisée en 2025, le Forum international de la diaspora entend ainsi devenir un cadre permanent de dialogue et de coopération entre le Mali et ses ressortissants à l’étranger. Pour Bamako, l’enjeu est de transformer le potentiel financier et humain de la diaspora en un véritable levier de développement durable, dans un contexte marqué par d’importants besoins d’investissement et de modernisation de l’économie.

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Sénégal : Ousmane Sonko acte sa rupture avec S.E le Président Bassirou Diomaye Faye et remet en cause la nouvelle équipe gouvernementale.

La fracture politique entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, apparaît désormais au grand jour. Lors d’une déclaration à la presse ce mardi, l’ancien Premier ministre a livré un récit détaillé de ses relations avec le chef de l’État, tout en multipliant les critiques à l’égard du nouvel exécutif récemment mis en place.

Cette prise de parole marque une nouvelle étape dans les tensions qui agitent le sommet du pouvoir sénégalais, moins de trois ans après l’accession au pouvoir du tandem qui incarnait alors l’alternance politique portée par le parti Pastef.

Sonko revendique l’existence d’un accord politique fondateur

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko a affirmé qu’un accord politique avait été conclu entre lui et Bassirou Diomaye Faye avant l’élection présidentielle de 2024. Selon lui, cet engagement aurait constitué l’un des fondements de la stratégie politique ayant permis à leur camp d’accéder au pouvoir.

L’ancien chef du gouvernement a expliqué que les discussions remontaient à la période où il était détenu à la prison du Cap Manuel, alors que le paysage politique sénégalais traversait une période de fortes incertitudes et que plusieurs scénarios étaient envisagés concernant l’organisation du scrutin présidentiel.

« Il y a réellement eu un protocole de Cap Manuel », a-t-il déclaré, soutenant que cet accord dépassait la seule question de la candidature présidentielle et portait également sur les orientations futures du pouvoir ainsi que sur les perspectives politiques du mouvement après l’échéance de 2024.

Un récit personnel sur les origines de leur alliance

Dans un témoignage particulièrement personnel, Ousmane Sonko a affirmé avoir confirmé à Bassirou Diomaye Faye sa décision de le désigner comme candidat du mouvement à la présidentielle alors que plusieurs options étaient encore évoquées au sein de leur camp.

L’ancien opposant a également indiqué que leurs échanges avaient abordé les équilibres politiques à long terme, allant jusqu’à évoquer la perspective de l’élection présidentielle de 2029.

Pour appuyer ses déclarations, il a assuré s’exprimer avec sincérité, affirmant dire « la vérité devant Dieu et le Saint Coran ».

Une prise de distance nette avec le nouveau gouvernement

Au-delà du rappel des événements passés, c’est surtout la situation politique actuelle qui a occupé une place centrale dans son intervention.

Quelques heures après la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo, Ousmane Sonko a clairement pris ses distances avec la nouvelle équipe ministérielle. Selon lui, les membres de Pastef ayant conservé des fonctions gouvernementales ne représentent plus officiellement le parti.

« Pastef n’a aucun ministre dans ce gouvernement. Ceux qui sont restés y sont pour leur propre compte », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté de marquer une séparation politique nette entre la direction du parti et les responsables qui ont choisi de poursuivre leur participation au sein du nouvel exécutif.

La menace de sanctions internes

L’ancien Premier ministre est allé plus loin en laissant entendre que certains responsables pourraient être amenés à rendre des comptes devant les instances du parti.

Cette mise en garde témoigne de la volonté de la direction de Pastef de réaffirmer son autorité organisationnelle dans un contexte de recomposition politique marqué par des divergences de plus en plus visibles entre les différentes composantes du pouvoir.

Parallèlement, Ousmane Sonko a exprimé des réserves sur la solidité politique du nouvel exécutif. Il estime que celui-ci manque d’ancrage populaire et pourrait rencontrer des difficultés à mobiliser les bases militantes qui avaient largement contribué à la victoire de 2024.

À l’inverse, il a rendu hommage aux ministres ayant quitté le gouvernement, qu’il a présentés comme des responsables demeurés fidèles aux principes et aux engagements initiaux du mouvement.

La fin d’un tandem qui symbolisait l’alternance

Cette sortie publique confirme l’ampleur de la détérioration des relations entre les deux hommes qui, pendant plusieurs années, ont incarné ensemble l’espoir d’une alternance politique au Sénégal.

Le slogan « Diomaye mooy Sonko », devenu l’un des symboles de la campagne présidentielle de 2024, traduisait alors une unité politique présentée comme indissociable. Aujourd’hui, cette alliance semble avoir laissé place à une confrontation assumée entre deux figures majeures de la vie politique sénégalaise.

Alors que le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire politique, cette rupture pourrait redessiner les équilibres au sein de la majorité et avoir des conséquences durables sur l’avenir du pouvoir issu de l’alternance de 2024.

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Décès du professeur Moustapha Kassé : le Sénégal perd une figure majeure de la pensée économique africaine.

Le Sénégal est en deuil. Le professeur Moustapha Kassé, économiste de renom et figure incontournable de la réflexion économique en Afrique, est décédé ce lundi 1er juin, selon plusieurs sources relayées par la presse sénégalaise.

Avec sa disparition, le monde universitaire, les milieux économiques et financiers ainsi que l’ensemble du continent africain perdent l’un de leurs intellectuels les plus respectés. Enseignant, chercheur, analyste et penseur du développement, Moustapha Kassé a consacré plusieurs décennies à l’étude des grandes questions économiques africaines, laissant une empreinte durable sur plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et de décideurs publics.

Une carrière dédiée à la transmission du savoir

Tout au long de son parcours, le professeur Kassé s’est illustré par son engagement en faveur de la formation des élites africaines. Ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, il a joué un rôle central dans l’encadrement de nombreux cadres appelés à occuper des fonctions stratégiques au Sénégal et dans plusieurs pays du continent.

Son rayonnement dépassait largement les frontières nationales. Membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques du Maroc, il entretenait également des liens étroits avec plusieurs institutions universitaires et centres de recherche en Afrique, en Europe et dans le monde arabe.

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle et sa capacité à vulgariser les enjeux économiques les plus complexes, il était régulièrement sollicité pour éclairer les débats sur les politiques publiques, l’intégration régionale, la gouvernance économique et les perspectives de développement de l’Afrique.

Un défenseur d’une Afrique économiquement souveraine

Profondément attaché à l’avenir du continent, Moustapha Kassé a toujours plaidé pour une Afrique capable de construire ses propres modèles de développement et de renforcer sa souveraineté économique.

Ses interventions publiques étaient souvent marquées par une vision panafricaniste assumée, fondée sur l’idée que les États africains devaient davantage miser sur la coopération régionale, la valorisation de leurs ressources et le renforcement de leurs capacités productives pour accélérer leur transformation économique.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’une des voix les plus écoutées sur les questions liées à l’intégration économique africaine, à la compétitivité des économies du continent et aux défis de la mondialisation.

Une approche pragmatique des politiques économiques

Contrairement à certaines analyses plus idéologiques, le professeur Kassé défendait une approche pragmatique des relations entre les États africains et les grandes institutions financières internationales.

S’il soulignait régulièrement les limites de certaines politiques économiques inspirées par le néolibéralisme, il estimait néanmoins que les pays africains devaient avant tout se concentrer sur la mise en place de stratégies cohérentes, capables d’attirer les investissements, de stimuler la production locale et de créer durablement de la richesse.

Pour lui, le développement ne pouvait être le fruit de discours ou de postures, mais devait reposer sur des politiques publiques efficaces, une gouvernance rigoureuse et une vision stratégique de long terme.

Un héritage intellectuel durable

La disparition du professeur Moustapha Kassé laisse un vide considérable dans le paysage intellectuel africain. Son œuvre, ses enseignements et ses nombreuses contributions continueront toutefois d’alimenter la réflexion sur les défis économiques auxquels le continent est confronté.

Au-delà de l’universitaire et de l’économiste, beaucoup retiendront l’image d’un homme de conviction, profondément engagé dans la recherche de solutions concrètes pour le développement de l’Afrique et la promotion d’une croissance inclusive au service des populations.

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Sénégal : un nouveau gouvernement nommé.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a nommé ce 1er juin les membres du gouvernement dirigé par Ahmadou Al-Aminou Lo. Il est composée de 30 membres dont des ministres du gouvernement SONKO. 

Voici la liste de l’équipe gouvernementale

M. Yankoba Diémé, ministre des Forces armées

M. Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan

M. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique

M. Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur

M. Moussa Sarr, ministre de la Justice, garde des Sceaux

Mme Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités

M. Boubacar Camara, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

M. El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Énergie et du Pétrole

M. Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce

M. Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement

M. Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale

M. Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique

M. Moussa Bala Fofana, ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires

M. Dethié Fall, ministre des Infrastructures

M. Bakary Sarr, ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, porte-parole du Gouvernement

M. Alioune Dione, ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire

M. Serigne Oumar Ba, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage

M. Samba Diouf, ministre des Télécommunications et du Numérique

M. Mamoudou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public

Mme Djireye Clotilde COLY, ministre de la Jeunesse et des Sports

M. Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme

M. Idrissa Samb, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique

M. Cheikh Oumar Ciss, ministre des Mines et de la Géologie

M. Aliou Gory Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique

M. Abdou Khadre Ndiaye, ministre des Transports terrestres et aériens

Mme Ami Mbengue Ndao, ministre des Pêches et de l’Économie maritime

Les ministres délégués

M. Bassirou Sarr, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé du Budget

M. Allé Nar Diop, ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, chargé de l’Économie, du Plan et de la Coopération

M. Ousmane Diagne, ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage

Mme Mame Coumba Diop, ministre auprès du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique

Article 2. Le présent décret sera publié au journal officiel de la République du Sénégal.

Source : lesnouvellesdafrique.info

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Cohabitation au sommet : Pastef ne participera pas au prochain gouvernement, annonce Ousmane Sonko

Moins d’une semaine après avoir pris les rênes de l’Assemblée nationale, le leader des Patriotes frappe un grand coup politique. Ousmane Sonko a annoncé que sa formation, le Pastef, ne figurerait pas dans la prochaine équipe ministérielle en cours de constitution à la présidence. Une décision majeure qui redessine brutalement l’exercice du pouvoir au Sénégal.

C’est un pavé dans la mare qui vient doucher les espoirs d’un consensus gouvernemental rapide. À peine installé au perchoir de l’hémicycle après son départ de la Primature, le nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a formellement acté le retrait de son parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), des consultations pour la formation du prochain gouvernement.

Le Comité exécutif de la formation politique a d’ailleurs enfoncé le clou à travers des directives strictes répercutées dans ses rangs : le parti exige des orientations programmatiques claires avant toute forme de collaboration avec l’exécutif. Pour s’assurer du respect rigoureux de cette consigne, la direction a prévenu que tout militant ou cadre qui choisirait de participer individuellement à la future équipe ministérielle « aura agi à titre strictement personnel », s’exposant de facto à une rupture de ban avec le parti.

« On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef »

Ce refus de participer à l’attelage gouvernemental s’accompagne d’une posture de cohabitation résolue et d’un avertissement sans frais envoyé directement au palais présidentiel. Lors de ses récentes prises de parole, Ousmane Sonko s’est montré particulièrement incisif à l’égard de la conduite actuelle du pouvoir exécutif, lançant une formule qui résonne déjà comme un slogan de résistance institutionnelle : « On ne peut pas faire du Pastef sans le Pastef ».

Pour le leader de la majorité parlementaire — largement acquise depuis le scrutin législatif —, il est hors de question de servir de faire-valoir ou de diluer l’identité et les promesses originelles du parti dans un compromis de façade. En se positionnant en dehors de l’appareil ministériel, Ousmane Sonko entend préserver la pureté de sa ligne politique tout en exerçant un droit de regard inflexible sur l’action publique.

L’Assemblée nationale érigée en bastion de contrôle

Cette décision éclaire d’un jour nouveau le discours d’investiture prononcé par Ousmane Sonko au perchoir, où il revendiquait la mise en place d’un « contre-pouvoir vigilant ». En privant le pouvoir exécutif du soutien direct de ses cadres au sein des ministères, le président de l’Assemblée nationale sanctuarise le pouvoir législatif.

L’hémicycle ne sera pas une simple chambre d’enregistrement, mais le véritable centre de gravité où seront examinés, validés ou bloqués les choix de l’exécutif. Pour le camp présidentiel de Bassirou Diomaye Faye, la tâche s’annonce complexe : la composition du futur gouvernement devra tenir compte de cette majorité parlementaire vigilante, sous peine de se heurter à un mur législatif lors du vote des lois de finances ou des réformes structurelles.

Le Sénégal entre ainsi de plain-pied dans une ère inédite de sa trajectoire démocratique. Le bras de fer feutré mais bien réel entre le perchoir et le palais présidentiel promet de redéfinir les équilibres institutionnels, sous le regard attentif d’une population qui attend de voir comment s’articulera cette cohabitation d’un genre nouveau.

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Dakar accueille le FIPE-UEMOA 2026, un rendez-vous stratégique pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest.

La capitale sénégalaise s’apprête à devenir l’épicentre des réflexions sur le développement économique régional avec la tenue, du 24 au 26 juin 2026, du Forum International de la Presse Économique de l’Afrique de l’Ouest (FIPE-UEMOA). Placée sous le haut patronage du président de la Commission de l’UEMOA, cette rencontre ambitionne de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème économique ouest-africain autour d’une réflexion commune sur les leviers d’une croissance durable et inclusive.

Organisé autour du thème « Innover pour l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest », le forum se veut un espace de dialogue, de partage d’expériences et de mise en relation entre médias spécialisés, décideurs publics, institutions financières, investisseurs, entrepreneurs et partenaires au développement.

Une plateforme régionale au service de l’intégration économique

Portée par la Plateforme des Médias de l’UEMOA en partenariat avec la Commission de l’UEMOA, cette première édition bénéficie également du soutien de plusieurs institutions majeures de la sous-région, notamment la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).

À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent renforcer les synergies entre les différents acteurs du développement économique régional tout en valorisant le rôle stratégique de l’information économique dans les processus de transformation des États.

L’ambition affichée est de faire du FIPE-UEMOA un cadre permanent d’échanges capable de favoriser une meilleure compréhension des enjeux économiques, de promouvoir les opportunités d’investissement et de contribuer à une intégration plus efficace des économies ouest-africaines.

Le rôle clé des médias dans les dynamiques de développement

Au-delà des questions économiques, le forum entend mettre en lumière la place grandissante de la presse spécialisée dans l’accompagnement des politiques publiques et des réformes économiques.

Dans un environnement marqué par une accélération des mutations technologiques, financières et industrielles, les promoteurs du FIPE-UEMOA estiment qu’une presse économique forte, compétente et crédible constitue un levier essentiel pour améliorer la qualité du débat public, renforcer la transparence et favoriser l’attractivité des économies africaines auprès des investisseurs.

Les organisateurs rappellent que l’espace UEMOA enregistre des performances économiques encourageantes, mais reste confronté à plusieurs défis structurels, notamment en matière d’infrastructures, de gouvernance, de compétitivité et de réduction des inégalités sociales.

Dans ce contexte, les médias économiques sont appelés à jouer un rôle accru dans l’analyse des politiques publiques, la vulgarisation des enjeux économiques et la promotion des initiatives porteuses de croissance.

Un programme riche autour des grands défis de la sous-région

Durant trois jours, les participants prendront part à un programme articulé autour de conférences, panels de haut niveau, ateliers de renforcement des capacités, expositions de projets innovants, rencontres d’affaires B2B et B2G ainsi que plusieurs tables rondes thématiques.

Les discussions porteront sur des sujets stratégiques pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest, notamment la gouvernance économique, l’attractivité des investissements, les partenariats public-privé, l’innovation technologique, la finance numérique, les villes intelligentes, l’intégration régionale, la transformation économique et les perspectives de développement à l’horizon 2040.

Cette diversité de thématiques reflète la volonté des organisateurs d’aborder les enjeux du développement sous un angle transversal, en associant les dimensions économiques, technologiques, institutionnelles et sociales.

Favoriser les partenariats et stimuler l’investissement régional

Le FIPE-UEMOA ambitionne également de devenir un catalyseur de partenariats entre les secteurs public et privé. En réunissant décideurs, institutions financières, investisseurs et entrepreneurs, le forum entend contribuer à la création d’opportunités concrètes d’affaires et d’investissement dans l’espace communautaire.

Une soirée de gala marquera par ailleurs l’événement avec la remise du Prix du Meilleur Média Économique de l’UEMOA, destiné à récompenser l’excellence journalistique et à encourager la production d’informations économiques de qualité dans la sous-région.

À travers cette première édition, les initiateurs espèrent poser les bases d’un rendez-vous de référence capable d’accompagner les ambitions économiques de l’Afrique de l’Ouest, tout en renforçant le rôle des médias dans la promotion de l’intégration régionale et du développement durable.

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Mondial 2026 : le Sénégal chute face aux États-Unis.

À moins de trois semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le Sénégal a enregistré un premier revers préoccupant dans sa campagne de préparation. Opposés aux États-Unis ce samedi 31 mai lors d’un match amical international, les Lions de la Teranga se sont inclinés sur le score de 3 buts à 2, au terme d’une rencontre marquée par de nombreuses fragilités défensives.

Cette défaite met fin à une série de dix matchs consécutifs sans revers pour les champions d’Afrique, dont la dernière défaite remontait à novembre 2025 face au Brésil.

Une entame de match difficile pour les Lions

Dès les premières minutes, les hommes de Pape Thiaw ont été mis sous pression par une sélection américaine particulièrement agressive dans l’utilisation du ballon et efficace dans les transitions offensives.

Les Américains ont rapidement pris les commandes de la rencontre grâce à leurs principales individualités. À la 7e minute, Sergiño Dest a ouvert le score après un service précis de Christian Pulisic, profitant d’un manque de vigilance de la défense sénégalaise.

Dominateurs dans le jeu, les États-Unis ont accentué leur avance à la 20e minute. Cette fois, Christian Pulisic s’est illustré en trouvant lui-même le chemin des filets, confirmant son rôle de leader technique de la sélection américaine.

Mené 2-0 après seulement vingt minutes de jeu, le Sénégal a longtemps peiné à trouver des solutions face à un bloc américain bien organisé.

Sadio Mané relance l’espoir avant la pause

Progressivement, les Lions sont parvenus à hausser leur niveau d’intensité et à se montrer plus dangereux offensivement.

Leur réaction a été récompensée juste avant la mi-temps. Bien lancé dans la profondeur par Habib Diarra, Sadio Mané a réduit l’écart d’un tir croisé parfaitement maîtrisé à la 43e minute.

Ce but a permis au Sénégal de rejoindre les vestiaires avec un retard d’un seul but et l’espoir de renverser la rencontre lors du second acte.

Des ajustements sans effet sur les difficultés défensives

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw a tenté de redynamiser son équipe en procédant à plusieurs changements. Abdoulaye Seck, Ismaïla Jakobs et Lamine Camara ont cédé leur place à Pape Gueye, El Hadj Malick Diouf et Moustapha Mbow.

Malgré ces ajustements, les difficultés défensives observées en première période ont persisté. Les Américains ont d’ailleurs cru inscrire un troisième but dès les premières minutes de la seconde période par l’intermédiaire de Folarin Balogun, avant que celui-ci ne soit annulé pour une position de hors-jeu.

Dans la foulée, le Sénégal a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score. À la suite d’une belle initiative de Nicolas Jackson, Sadio Mané a signé un doublé à la 52e minute, portant son total à 56 réalisations sous le maillot national.

Les États-Unis profitent des erreurs sénégalaises

Alors que les Lions semblaient avoir repris l’ascendant psychologique, leurs insuffisances défensives ont de nouveau été exploitées par les Américains.

À la 63e minute, Folarin Balogun a finalement trouvé l’ouverture et redonné l’avantage aux États-Unis, profitant d’un nouveau manque de coordination au sein de l’arrière-garde sénégalaise.

Pape Thiaw a alors multiplié les changements offensifs avec les entrées de Chérif Ndiaye, Bamba Dieng et Assane Diao afin de tenter d’arracher l’égalisation.

Malgré plusieurs situations intéressantes en fin de rencontre, les Lions n’ont pas réussi à revenir au score.

Un avertissement avant la Coupe du monde

Au-delà du résultat, cette rencontre constitue un signal d’alerte pour le staff sénégalais à l’approche du Mondial. Si l’animation offensive a montré des signes encourageants, notamment grâce à l’efficacité retrouvée de Sadio Mané, les nombreuses erreurs défensives observées tout au long du match soulèvent des interrogations.

Le Sénégal dispose toutefois encore d’un ultime rendez-vous de préparation pour corriger ces insuffisances. Les Lions affronteront l’Arabie saoudite le 9 juin prochain avant leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026.

Ce dernier test sera particulièrement scruté, alors que le Sénégal nourrit de grandes ambitions dans une compétition où il espère confirmer son statut parmi les meilleures sélections du continent africain.