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Guinée : l’État signe la convention de base de Nimba Mining Company, sa première société minière publique.

La République de Guinée a signé, mercredi au Palais présidentiel, la convention de base de Nimba Mining Company (NMC), une société minière détenue à 100 % par l’État guinéen et financée par des capitaux nationaux. Les autorités présentent cette étape comme un tournant dans leur stratégie de souveraineté sur les ressources minières.

La cérémonie, présidée par Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, intervient un an après la création de NMC et l’octroi de son permis d’exploitation.

Selon le gouvernement, cette convention marque l’entrée de la Guinée dans une nouvelle phase où l’État participe directement à l’exploitation et à la commercialisation de ses ressources minières.

Le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a indiqué que cet accord s’inscrit dans la continuité de l’accord transactionnel global signé en mai 2026. Il vise à renforcer la gouvernance du secteur, sécuriser les investissements et accroître les retombées économiques des ressources naturelles.

5 millions de tonnes de bauxite déjà extraites

Le directeur général de Nimba Mining Company, Patrice Huillier, a annoncé que la société a déjà extrait 5 millions de tonnes de bauxite depuis sa création. L’objectif est d’atteindre 10 millions de tonnes produites et exportées en 2026.

L’entreprise emploie, avec ses sous-traitants, près de 2 000 personnes, dont 98 % de Guinéens, selon ses dirigeants.

Vers la transformation locale de la bauxite

Les autorités ambitionnent de faire de NMC un acteur majeur de la transformation des ressources minières. À terme, la Guinée prévoit de développer une industrie locale capable de produire de l’alumine, puis de l’aluminium, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.

La convention prévoit également des engagements en matière de contenu local, de formation, d’emploi, de développement communautaire et de transparence dans la gestion des ressources minières.

Pour le gouvernement, cette signature constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040, qui vise à faire du secteur minier un levier de développement économique, d’industrialisation et de création d’emplois en Guinée.

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Guinée : Dansa Kourouma appelle les nouveaux députés à mettre les vacances parlementaires à profit pour se former.

Le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a exhorté les nouveaux députés à profiter de la période des vacances parlementaires pour approfondir leur connaissance des règles, des procédures et du fonctionnement de l’institution. Il s’est exprimé lors de la première séance plénière de la nouvelle législature, tenue le 3 août.

Cette recommandation intervient dans un contexte de renouvellement du Parlement. La nouvelle Assemblée nationale compte 147 députés, dont plusieurs effectuent leur première expérience parlementaire, après la transition assurée par le Conseil national de la transition (CNT).

S’adressant aux nouveaux élus, Dansa Kourouma a rappelé que le mandat parlementaire implique bien plus que la participation aux débats en séance ou la représentation des électeurs. Il a insisté sur la nécessité de maîtriser les institutions, les procédures législatives ainsi que les responsabilités attachées à la fonction de député.

Le président de l’Assemblée nationale a invité les parlementaires débutants à faire de cette période de pause un temps de formation, en s’appuyant sur la Constitution, le règlement intérieur de l’Assemblée et les lois de la République pour renforcer leurs compétences.

Selon lui, une bonne connaissance du cadre juridique et institutionnel constitue une condition essentielle pour exercer efficacement le mandat parlementaire et prendre des décisions conformes à l’intérêt général.

Par cette intervention, Dansa Kourouma place le renforcement des capacités des députés parmi les priorités de la nouvelle législature, avec l’objectif de consolider l’efficacité du travail parlementaire.

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African Mining Week 2026 : la Guinée, l’Égypte et le Nigeria présenteront leurs stratégies pour attirer les investissements miniers

Des responsables de haut niveau de la Guinée, de l’Égypte et du Nigeria participeront à l’édition 2026 de l’African Mining Week (AMW), prévue du 14 au 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud. Cette rencontre réunira gouvernements, entreprises minières et investisseurs autour des enjeux liés au développement du secteur minier africain.

Considéré comme l’un des principaux forums miniers du continent, l’AMW 2026 mettra l’accent sur l’exploration, la transformation locale des ressources, le financement des projets et les réformes visant à renforcer l’attractivité des marchés africains.

Parmi les intervenants annoncés figurent Daouda Diakité, conseiller principal du ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Yasser Ramadan, président de l’Autorité égyptienne des ressources minérales et des industries minières (MRMIA), ainsi que Martins Imonitie, directeur général de la Nigerian Mining Corporation.

Les représentants des trois pays présenteront leurs politiques publiques et leurs initiatives destinées à accélérer l’exploitation des ressources naturelles, développer les chaînes de valeur locales et attirer davantage de capitaux privés dans un secteur stratégique pour la croissance économique du continent.

La Guinée mise sur Simandou 2040 pour transformer son potentiel minier

Pour la Guinée, l’AMW 2026 sera une occasion de mettre en avant son potentiel minier, notamment ses importantes réserves de bauxite et de minerai de fer, ainsi que la stratégie Simandou 2040, présentée comme un programme majeur d’industrialisation et de développement des infrastructures.

Conakry poursuit également des réformes visant à améliorer la gouvernance minière, renforcer la planification économique et créer un environnement plus favorable aux investisseurs. Le pays estime que ses ressources minières peuvent jouer un rôle central dans le financement de son développement national.

L’Égypte et le Nigeria accélèrent leurs politiques minières

De son côté, l’Égypte poursuit la modernisation de son secteur minier à travers de nouveaux programmes d’exploration et de valorisation des ressources. Le pays a notamment lancé en 2026 un programme de levés géophysiques aéroportés afin d’identifier de nouveaux gisements et développer des projets liés à l’or, au phosphate et au minerai de fer.

Le Nigeria, engagé dans une stratégie de diversification économique au-delà des hydrocarbures, entend également faire du secteur minier un nouveau moteur de croissance. Abuja met en avant les investissements réalisés dans l’exploration de minerais stratégiques tels que le lithium, l’or, le nickel, le cuivre et les terres rares.

Avec 44 ressources minérales identifiées, le pays cherche à renforcer la participation du secteur privé et à accroître la contribution de l’exploitation minière à son économie.

À travers cette édition 2026, l’African Mining Week ambitionne de devenir une plateforme majeure de dialogue sur l’avenir de l’industrie minière africaine, en mettant en lumière les réformes, les opportunités d’investissement et les stratégies de transformation du secteur.

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États-Unis : les Guinéens devront désormais verser jusqu’à 20 000 dollars de caution pour certains visas.

À compter de ce 3 août 2026, les ressortissants guinéens sollicitant un visa américain temporaire pour les affaires ou le tourisme (B-1/B-2) pourront être contraints de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars américains. Cette mesure, qui relevait jusque-là d’un programme pilote, devient désormais permanente à la suite de l’entrée en vigueur d’une règle définitive adoptée par le département d’État des États-Unis.

Auparavant, dans le cadre du programme expérimental lancé le 20 août 2025, le montant maximal de cette caution était fixé à 15 000 dollars. Désormais, le plafond est relevé à 20 000 dollars, tandis que l’option de 5 000 dollars est supprimée.

Change et devises

Dans son avis officiel, le département d’État rappelle que « cette règle définitive rend permanent le règlement provisoire entré en vigueur le 20 août 2025, qui avait lancé un programme pilote de caution pour les visas d’une durée de 12 mois, et établit un programme permanent de caution pour les visas ».

Garantir le respect des conditions du visa

Selon les autorités américaines, cette caution a pour objectif de s’assurer que le bénéficiaire respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis à l’expiration de la durée autorisée.

« Les agents consulaires peuvent exiger des demandeurs concernés le versement d’une caution pouvant atteindre 20 000 dollars comme condition de délivrance du visa, à leur discrétion », précise le département d’État.

Autrement dit, cette caution ne sera pas automatiquement imposée à tous les demandeurs. Sa mise en œuvre dépendra de l’appréciation des agents consulaires, en fonction de la situation de chaque candidat au visa.

Une réponse aux dépassements de séjour

Les Etats-Unis justifient ce durcissement par le nombre élevé d’étrangers qui demeurent sur le territoire américain après l’expiration de leur visa.

Le département d’État rappelle qu’en application de la loi de 2000 sur l’amélioration de la gestion des données de l’immigration (Immigration and Naturalization Service Data Management Improvement Act), les États-Unis disposent d’un système intégré d’enregistrement des entrées et des sorties du territoire.

Les rapports transmis chaque année au Congrès recensent notamment les titulaires de visas non-immigrants pour lesquels aucune sortie du territoire n’a été enregistrée à l’issue de leur séjour autorisé.

Selon les autorités américaines, l’analyse de ces données sur plus d’une décennie montre que des centaines de milliers de visiteurs non-immigrants ne quittent pas les États-Unis dans les délais prévus par leur visa, justifiant ainsi la mise en place de ce mécanisme de caution.

Pourquoi la Guinée est concernée

La Guinée figure parmi une liste de 50 pays, dont 30 sont situés en Afrique, dont les ressortissants peuvent être soumis à cette exigence.

Les autorités américaines expliquent leur décision par plusieurs critères, notamment des pays qui :

présentent un taux élevé de dépassement de séjour (« overstay ») ;

assurent un partage d’informations jugé insuffisant avec les États-Unis ;

disposent de mécanismes de vérification de l’identité ou des antécédents judiciaires considérés comme insuffisants ;

doivent renforcer leurs procédures de contrôle, de filtrage et de sécurisation des documents de voyage et d’état civil, notamment dans le processus d’octroi de la nationalité.

Heure et calendriers

Le département d’État précise que la liste des pays concernés pourra être révisée au fil du temps, avec l’ajout ou le retrait de certains États en fonction de l’évolution de leur situation.

Source : GuinéeNews

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Assemblée nationale : les députés examinent plusieurs textes stratégiques en inter-commission avant la plénière.

En prélude à la séance plénière de ce lundi, les députés de l’Assemblée nationale se sont réunis en inter-commission sous la présidence du président de la Commission des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains. Cette séance de travail a mobilisé les membres des différentes commissions permanentes autour de l’examen de plusieurs projets de loi inscrits à l’ordre du jour de la prochaine plénière.

Cette étape préparatoire vise à permettre aux députés d’analyser en profondeur les textes soumis par le Gouvernement avant leur examen et leur éventuelle adoption en séance plénière.

Parmi les principaux dossiers examinés figure le projet de loi d’habilitation, destiné à autoriser le Président de la République à prendre, par ordonnance, certaines mesures relevant du domaine de la loi afin de répondre avec célérité aux priorités nationales, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Les députés se sont également penchés sur le projet de loi portant ratification de la convention minière conclue entre l’État guinéen, Chalco Guinée et la Société de Raffinerie. Ce texte vise à renforcer la valorisation des ressources minières nationales, à promouvoir la transformation locale de la bauxite, à attirer davantage d’investissements et à générer des emplois ainsi que des retombées économiques au profit des populations.

Dans le secteur de l’énergie, les parlementaires ont examiné le projet de loi portant ratification de l’ordonnance relative à l’interconnexion électrique entre la Guinée et le Mali. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’intégration énergétique sous-régionale et ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité, de renforcer la sécurité de l’approvisionnement et de favoriser les échanges d’énergie entre les deux pays.

Les travaux ont également porté sur le projet de loi ratifiant l’ordonnance relative à la convention de financement du projet de bitumage de la route nationale Faranah–Dabola. Ce projet d’infrastructure routière, considéré comme stratégique, vise à améliorer la mobilité des personnes et des biens, à désenclaver les zones concernées et à soutenir le développement économique des localités traversées.

À l’issue de cette phase d’examen technique, les différents projets de loi seront soumis à l’appréciation de l’ensemble des députés en séance plénière, en présence des membres du Gouvernement, en vue de leur adoption.

Cette réunion en inter-commission illustre la volonté de l’Assemblée nationale d’assurer un examen rigoureux des textes législatifs, dans le respect des procédures parlementaires et au service des intérêts de la Nation.

Compte rendu : Souleymane Diallo

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Ghana : les producteurs de cacao risquent jusqu’à 20 ans de prison selon un projet de loi.

Le Parlement ghanéen a adopté un projet de loi visant à renforcer la protection des exploitations cacaoyères, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement pour certains contrevenants. Le texte, dont le contenu a été rendu public dimanche, n’a toutefois pas encore été promulgué par le président John Mahama.

Selon une copie du projet de loi consultée par l’Associated Press, toutes les exploitations de cacao bénéficieraient d’un statut protégé. Leur conversion à d’autres usages sans autorisation gouvernementale constituerait une infraction pénale.

Des sanctions particulièrement lourdes contre l’orpaillage illégal

Les peines les plus sévères concernent notamment l’exploitation illégale de l’or sur des terres cacaoyères. Les personnes reconnues coupables pourraient être condamnées à une peine comprise entre 10 et 20 ans de prison, assortie d’une importante amende calculée en fonction du nombre de cacaoyers concernés.

Cette disposition suscite cependant des inquiétudes parmi certains producteurs, qui estiment que la protection des plantations doit s’accompagner d’un soutien accru de l’État.

« Si la loi reste telle qu’elle est actuellement, ce n’est pas juste », a déclaré Moses Djan Asiedu, administrateur de la Ghana Cooperative Cocoa Farmers and Marketing Association Limited et producteur de cacao. Il souligne que de nombreux agriculteurs financent eux-mêmes l’acquisition, la mise en valeur et l’entretien de leurs plantations, parfois pendant plusieurs années avant de générer des revenus significatifs.

Le cacao, un secteur stratégique pour l’économie ghanéenne

La mesure intervient dans un pays où le cacao constitue un pilier de l’économie agricole. Des centaines de milliers de producteurs en Afrique de l’Ouest dépendent de cette culture pour leurs revenus.

Au Ghana, les fèves de cacao représentent près de 15 % des recettes d’exportation, tandis qu’en Côte d’Ivoire voisine, premier producteur mondial, elles génèrent environ 40 % des recettes d’exportation.

Pour protéger les producteurs contre les fluctuations des cours internationaux, les autorités ghanéennes fixent chaque saison un prix d’achat et encadrent la commercialisation des fèves à travers des opérateurs agréés.

Des cours mondiaux très volatils

Le secteur reste toutefois exposé aux fortes fluctuations du marché international. En 2024, les contrats à terme sur le cacao ont dépassé 12 000 dollars la tonne, atteignant leur niveau le plus élevé depuis plusieurs décennies, avant de retomber autour de 4 000 dollars lorsque l’offre a commencé à dépasser la demande.

Le projet de loi doit désormais être soumis à la signature du président John Mahama. Son adoption définitive pourrait renforcer la protection du patrimoine cacaoyer ghanéen, mais ouvre également un débat sur l’équilibre entre la préservation d’une filière stratégique et les droits ainsi que les conditions de vie des producteurs.

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Guinée : le GDB appelle à renforcer les investissements égyptiens autour du programme Simandou.

Alors que la Guinée multiplie les initiatives pour renforcer son attractivité économique et diversifier ses partenariats, le programme Simandou s’impose comme l’un des principaux leviers de la stratégie de développement du pays.

Lors d’une rencontre tenue lundi 3 août 2026 à la Primature avec une délégation d’investisseurs égyptiens, le directeur général du Guinea Development Board (GDB), Namory Camara, a présenté les perspectives économiques de la Guinée et plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires internationaux autour du programme Simandou.

Le Simandou au cœur de la stratégie économique

Selon Namory Camara, la conjoncture économique actuelle offre des perspectives encourageantes pour les investisseurs. Il a notamment évoqué une dynamique qu’il juge favorable, affirmant que « les indicateurs économiques sont au vert ».

Le responsable du GDB a également souligné l’importance du programme Simandou, présenté par les autorités comme un cadre de référence pour la transformation économique du pays. Il estime que sa réussite nécessite l’implication d’un éventail élargi de partenaires, au-delà des acteurs traditionnels déjà présents en Guinée.

Conakry veut renforcer ses relations économiques avec Le Caire

Les échanges ont également porté sur les relations entre la Guinée et l’Égypte. Namory Camara a rappelé la profondeur des liens historiques entre les deux pays, tout en appelant à renforcer leur dimension économique.

Selon lui, la coopération entre Conakry et Le Caire, déjà établie sur le plan diplomatique, pourrait davantage s’étendre aux investissements et aux échanges commerciaux. La Guinée souhaite ainsi attirer davantage de capitaux et d’expertises égyptiens dans ses secteurs prioritaires.

Diversifier les partenariats autour de Simandou

Cette rencontre s’inscrit dans la stratégie du gouvernement guinéen visant à développer de nouveaux partenariats économiques et à attirer des investisseurs étrangers.

À travers le programme Simandou, les autorités ambitionnent de transformer le potentiel minier du pays en un moteur de développement plus large, notamment grâce au renforcement des infrastructures, à l’industrialisation et à la création de valeur ajoutée locale.

L’enjeu pour Conakry est désormais de convertir l’intérêt croissant des investisseurs en projets concrets, capables de soutenir durablement la croissance économique et de produire des retombées significatives pour l’économie nationale.

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Aéroport International Ahmed Sékou TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA quitte Conakry pour un congé annuel en Grèce

Le Président de la République de Guinée, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a quitté Conakry ce lundi 3 août 2026 à destination de la République hellénique (Grèce), où il effectuera un séjour privé de quelques jours avec sa famille.
À l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, le départ du Chef de l’État a mobilisé les principales figures de l’appareil institutionnel, politique et diplomatique du pays. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, le Chef de Cabinet de la Présidence Fodé Amadou FOFANA, les conseillers à la Présidence ainsi que les hauts responsables militaires, les représentants des institutions républicaines et du corps diplomatique accrédité en Guinée étaient présents pour saluer le Président avant son envol.
À 14 heures, l’avion transportant le Chef de l’État a quitté le tarmac de l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ, marquant le début d’une parenthèse de repos après cinq années d’une intense activité consacrée aux affaires de l’État.
Mais ce déplacement dépasse le simple cadre d’un congé présidentiel. Il constitue un événement inédit dans la vie publique guinéenne. Pour la première fois, un Président de la République informe officiellement la Nation de son départ en congé annuel, une démarche qui tranche avec les pratiques traditionnelles et qui place la transparence institutionnelle au cœur de la relation entre le pouvoir et les citoyens.
À travers cette communication, le Chef de l’État affiche une volonté de renforcer le lien de confiance avec le peuple souverain de Guinée, en faisant de l’information des citoyens un élément essentiel de l’exercice du pouvoir.
Après plusieurs années d’engagement au sommet de l’État, cette période de repos apparaît comme une étape nécessaire avant la reprise des grands chantiers inscrits dans le cadre du développement durable et responsable du pays. Une pause qui doit permettre au Président de la République de revenir avec une énergie renouvelée pour poursuivre les réformes et les projets engagés pour la transformation de la Guinée.
Au-delà des images protocolaires de l’aéroport, ce départ restera marqué comme un moment symbolique dans l’histoire politique récente du pays : celui d’un Président qui choisit d’associer les citoyens à un moment personnel de sa vie tout en réaffirmant son attachement aux principes de transparence et de responsabilité publique.

Source : DCI-PRG

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ECO : la Guinée mise sur son franc national.

Alors que la Cédéao prépare le lancement progressif de la monnaie unique ECO à partir de 2027, la Guinée réaffirme son attachement au franc guinéen, considéré par le président Mamadi Doumbouya comme un instrument de souveraineté économique et un levier de développement national. Conakry a également obtenu son intégration à la Task Force présidentielle chargée du programme de l’ECO.

Alors que la Cédéao a réaffirmé son ambition de lancer progressivement la monnaie unique ECO à partir de 2027, la Guinée a réaffirmé son attachement au franc guinéen, présenté comme un instrument majeur de sa souveraineté économique. Le pays a par ailleurs obtenu son intégration à la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique régionale.

Dans son message au Conseil des ministres du jeudi 30 juillet 2026, le président guinéen Mamadi Doumbouya a insisté sur l’importance de la monnaie nationale dans la stratégie économique du pays, rappelant que la Guinée « bat sa monnaie depuis plus de 65 ans » et qu’elle a développé une politique monétaire visant à préserver les intérêts de sa population.

« La République de Guinée reste attachée à sa souveraineté économique pour continuer à décider de son avenir économique à travers le franc guinéen », a déclaré le chef de l’État, faisant de cette monnaie un « élément essentiel d’expression » de cette souveraineté et un pilier de la stratégie nationale de développement.

Cette position intervient quelques jours après le 69ᵉ sommet ordinaire de la Cédéao tenu à Lungi, en Sierra Leone, où les dirigeants ouest-africains ont confirmé leur volonté de lancer l’ECO en 2027 selon une approche progressive. La première phase concernera uniquement les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique, tandis que les autres États bénéficieront d’un accompagnement pour rejoindre ultérieurement le dispositif.

Réunie le 19 juillet, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement a également approuvé la demande de la Guinée de rejoindre la Task Force présidentielle sur le programme de la monnaie unique. Cette instance devra poursuivre les travaux techniques sur les conditions de mise en œuvre de l’ECO avant le prochain sommet ordinaire prévu en décembre 2026.

Le débat sur la future monnaie régionale intervient dans un contexte marqué par la coexistence de plusieurs systèmes monétaires en Afrique de l’Ouest. Aux côtés du franc guinéen, plusieurs monnaies nationales circulent encore dans l’espace communautaire, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le leone sierra-léonais, le dollar libérien et l’escudo cap-verdien. Huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) utilisent pour leur part le franc CFA.

Pour Conakry, l’intégration aux discussions sur l’ECO ne remet pas en cause, à ce stade, la place du franc guinéen dans l’économie nationale. Le gouvernement guinéen entend maintenir une politique monétaire indépendante tout en participant aux réflexions régionales sur l’avenir de l’intégration économique ouest-africaine.

Le président Mamadi Doumbouya a également rappelé aux membres du gouvernement leur obligation de résultats dans la mise en œuvre du programme « Simandou 2040 », affirmant que chaque ministre sera évalué sur sa capacité à traduire les engagements gouvernementaux en réalisations concrètes.

Source : APANews

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Guinée : Dre Diaka Sidibé et Patricia Lamah nommées conseillères à la présidence.

Dans un décret lu à la télévision nationale ce jeudi 30 juillet, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux nouvelles conseillères à la Présidence de la République.

Au titre des nominations, l’ancienne Dre Diaka Sidibé est nommée conseillère chargée de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique.

De son côté, l’ancienne ministre Pauline Patricia Adeline Lamah est nommée conseillère chargée des questions de la femme, de la famille et des solidarités.