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Guinée : L’Enseignement Supérieur s’ouvre davantage aux femmes avec un cap ambitieux de 250 doctorats d’ici 2035

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape en matière d’égalité des chances dans l’enseignement supérieur. Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation a dévoilé un objectif clair : atteindre 250 femmes titulaires d’un doctorat d’ici 2035, contre seulement 35 recensées à ce jour dans les universités publiques.

Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de la Recherche et de l’Innovation (2022-2035), qui vise à rééquilibrer la représentativité genrée dans le domaine académique et scientifique.

Un effort structurel et inclusif

La stratégie prévoit des mesures concrètes pour encourager l’accès des jeunes filles aux cycles supérieurs :

  • Des bourses spécifiques pour les femmes en master et doctorat,

  • La création de pôles d’excellence féminins dans les universités,

  • Le renforcement des capacités des encadreurs et encadreuses,

  • Un accompagnement personnalisé pour les femmes scientifiques dans la recherche et la publication.

L’approche se veut inclusive, en intégrant les régions rurales et en prenant en compte les obstacles culturels et sociaux qui freinent encore la progression des jeunes filles dans le parcours académique.

Pour une science plus représentative

Selon les autorités, augmenter la part des femmes dans la recherche est un levier clé de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, du numérique et des énergies renouvelables.

Ce plan illustre la volonté de créer une élite féminine scientifique guinéenne, capable de porter des projets d’innovation au service de la société.

Une vision portée au plus haut niveau

Ce programme s’aligne avec la vision du Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, de bâtir une Guinée moderne, équitable et compétitive sur le plan régional et international. La promotion du leadership féminin dans la recherche scientifique devient ainsi un enjeu stratégique.

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Mines : Le Général Doumbouya retire officiellement la concession minière de GAC

Le Président de la Transition, Général Mamadi Doumbouya, vient de franchir une étape décisive dans la réforme du secteur minier guinéen. Par décret présidentiel en date du 31 juillet 2025, il a acté le retrait de la concession minière de la Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), l’un des plus importants projets bauxitiques du pays.

Une décision à forte portée économique et politique

Ce retrait intervient après des mois de tensions entre les autorités guinéennes et GAC concernant le non-respect des engagements contractuels, notamment autour de la construction d’une raffinerie d’alumine et d’une infrastructure ferroviaire dédiée. Le gouvernement reprochait à GAC de privilégier l’exportation de la bauxite brute, sans réelle valeur ajoutée pour l’économie locale.

Ce désengagement officiel illustre la volonté des autorités de mettre fin à ce qu’elles qualifient de “partenariats déséquilibrés”, au profit d’une politique de transformation locale des ressources et de meilleure redistribution des revenus miniers.

Un signal fort pour le secteur extractif

La Guinée, détentrice des plus grandes réserves de bauxite au monde, cherche à réorienter sa stratégie minière vers un modèle plus intégré et plus bénéfique pour sa population. Le retrait de la concession de GAC marque un tournant symbolique et stratégique, renforçant le message selon lequel “les mines doivent d’abord servir les intérêts nationaux”, comme l’a plusieurs fois souligné le chef de l’État.

Et après ?

L’avenir du site auparavant opéré par GAC reste à déterminer. Les autorités devraient lancer un appel à manifestation d’intérêt en vue de reprendre l’exploitation sous de nouvelles conditions, cette fois alignées avec les orientations de la Charte minière révisée.

Une stratégie cohérente

Ce retrait s’inscrit dans une dynamique plus large de nettoyage du secteur minier. Plusieurs permis ont été suspendus ou retirés ces derniers mois, conformément à l’engagement du gouvernement à mettre fin à la spéculation sur les titres miniers et à rendre transparent et responsable le secteur extractif.

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Gouvernance en Guinée : Le Président Doumbouya hausse le ton face à son gouvernement

Dans un discours empreint de fermeté et de lucidité, le président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, a adressé un message sans équivoque à son tout nouveau gouvernement. Réuni ce jeudi au palais Mohammed V pour son premier Conseil interministériel depuis le remaniement, l’exécutif guinéen a été exhorté à passer à l’action… et vite.

« Gouverner autrement » : l’exigence d’un cap clair et de résultats concrets

Face à ses ministres, le chef de l’État a clairement exprimé son exaspération face aux lenteurs administratives, au manque d’initiatives, mais surtout à l’absence de résultats visibles dans plusieurs secteurs clés. Il a ainsi lancé un appel pressant à la responsabilité, l’efficacité et la rigueur, rappelant que la mission du gouvernement n’est pas de « plaire », mais de servir avec loyauté l’intérêt national.

« Le temps des discours est révolu. Il nous faut maintenant passer aux actes, car la population attend des réponses tangibles », a-t-il martelé.

Un cap : l’action, la redevabilité, et la proximité

Le Général Doumbouya a insisté sur la nécessité pour chaque membre du gouvernement de maîtriser ses dossiers, de faire preuve d’anticipation et de dialoguer régulièrement avec les citoyens. Il a également souligné l’importance du suivi des projets, du respect des délais, et du sens de l’État.

Dans la même veine, il a appelé à la transparence dans la gestion des ressources, au patriotisme dans l’exercice des fonctions, et à la solidarité gouvernementale. L’échec de l’un sera considéré comme l’échec de tous.

Une transition sous pression : entre attentes sociales et échéances politiques

Alors que la Guinée s’achemine vers la mise en œuvre de sa nouvelle Constitution, avec en ligne de mire des échéances électorales majeures, les attentes des citoyens sont immenses : infrastructures, emploi, sécurité, éducation, santé… autant de domaines où l’impatience grandit.

Le message du Président sonne donc comme un ultimatum clair : il n’y aura pas de place pour la complaisance. Ce remaniement ne doit pas être cosmétique, mais un vrai tournant dans l’efficacité gouvernementale.

  • Le Président Doumbouya veut un gouvernement d’action, pas de discours ;

  • Les ministres doivent prouver leur compétence et leur engagement sans délai ;

  • La réussite de la transition repose sur des résultats concrets et une gouvernance exemplaire.

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Simandou : le FMI appelle à la prudence économique

Le Projet Simandou, l’un des plus grands projets miniers d’Afrique et atout majeur pour la Guinée, continue de susciter l’attention des partenaires techniques et financiers. Le Fonds Monétaire International (FMI), à travers une récente note d’analyse, appelle les autorités guinéennes à adopter une approche prudente et structurée afin de maximiser les bénéfices de cette opération stratégique, tout en limitant les risques macroéconomiques.

Un projet d’envergure à fort potentiel…

Le gisement de fer de Simandou, considéré comme le plus riche et le plus vaste non exploité au monde, pourrait transformer radicalement l’économie guinéenne. Les investissements projetés sont colossaux, avec des impacts attendus sur l’emploi, les recettes fiscales et les infrastructures, notamment via la construction de chemins de fer et d’un port minéralier.

Le FMI reconnaît cet immense potentiel, notamment dans la mobilisation accrue des recettes publiques, la diversification des exportations et le renforcement des infrastructures stratégiques du pays. À moyen terme, Simandou pourrait représenter une source importante de financement pour le développement durable de la Guinée.

… mais des risques structurels à surveiller

Le Fonds avertit cependant contre plusieurs risques économiques et de gouvernance :

  • Endettement excessif : le projet pourrait entraîner une augmentation importante de la dette si les garanties publiques ou les engagements implicites ne sont pas bien encadrés.

  • Pressions inflationnistes et risques de surchauffe économique, notamment si les flux financiers externes dépassent la capacité d’absorption de l’économie locale.

  • Risques budgétaires liés à une anticipation prématurée des revenus miniers (phénomène connu sous le nom de “malédiction des ressources”).

  • Manque de transparence et de suivi dans l’utilisation des revenus futurs, qui pourrait nuire à la stabilité macroéconomique et à la gouvernance publique.

Les recommandations du FMI

Face à ces enjeux, le FMI recommande plusieurs axes prioritaires :

  1. Adopter un cadre fiscal rigoureux pour la gestion des revenus miniers, incluant un fonds de stabilisation ou d’investissement à long terme.

  2. Renforcer la transparence contractuelle et la publication des accords miniers, en conformité avec les principes de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).

  3. Maîtriser la dette publique en limitant les garanties souveraines et en évaluant les projets selon leur viabilité économique.

  4. Renforcer les capacités institutionnelles pour la négociation, le suivi et l’exécution des grands projets.

  5. Soutenir la formation et l’insertion professionnelle afin de maximiser les retombées locales.

Une opportunité historique à sécuriser

Pour le gouvernement guinéen, le Projet Simandou constitue une opportunité rare de bâtir une économie résiliente et prospère. Mais cette ambition ne pourra être atteinte qu’à condition d’intégrer une gestion rigoureuse, une planification prudente et une gouvernance transparente.

À l’heure où la mise en œuvre opérationnelle du projet entre dans une phase cruciale, l’équilibre entre exploitation minière, discipline macroéconomique et bénéfices sociaux sera déterminant pour inscrire Simandou dans l’histoire comme un levier de transformation, et non comme un piège de dépendance.

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Digitalisation de l’état civil en Guinée : le Ministère de la Justice reçoit des équipements dans le cadre du projet “État Civil 2”

La Guinée franchit un nouveau cap dans la modernisation de son système d’état civil. Dans le cadre du projet « État Civil 2 », financé par l’Union Européenne à hauteur de 5 millions d’euros, une importante remise d’équipements informatiques a été organisée en présence du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Monsieur Yaya Kaïraba Kaba.

Ce projet, mis en œuvre par Enabel, l’agence belge de développement, vise à renforcer durablement le système d’état civil guinéen en misant sur sa digitalisation, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux et la protection des données personnelles.

Un appui technologique pour cinq juridictions pilotes

Les juridictions de Forécariah, Dubréka, Télimélé, Pita et Dalaba ont été identifiées comme pilotes pour le déploiement initial. Elles ont reçu :

  • Des ordinateurs Lenovo Tiny (Intel, SSD 500GB, Wifi 6)

  • Des ordinateurs portables HP EliteBook 650

  • Des imprimantes multifonctions LaserJet Pro

  • Des scanners mobiles Workforce ES-580W

  • Du mobilier de bureau et des fournitures diverses

Ce matériel servira au déploiement des modules 1 et 2 de l’application E-RENÉC, dédiée à la dématérialisation des jugements supplétifs et à la production d’actes d’état civil sécurisés.

Trois résultats attendus

Le projet vise à atteindre trois résultats majeurs :

  1. La mise en place d’un cadre légal et technique sécurisé pour le traitement des données de l’état civil.

  2. Le développement d’un projet pilote opérationnel dans les zones sélectionnées.

  3. Le renforcement des capacités des acteurs de l’état civil, via la formation et l’accompagnement technique.

L’installation des équipements est confiée à des équipes mixtes composées d’experts d’Enabel et de partenaires nationaux, en collaboration avec le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN-RAVEC).

Un engagement gouvernemental fort

Dans son allocution, le ministre Yaya Kaïraba Kaba a salué cette initiative conjointe, soulignant l’importance de la coordination intersectorielle, et remerciant les partenaires techniques et financiers, dont l’Union Européenne et Enabel. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la digitalisation de l’état civil une priorité nationale, dans le respect des standards internationaux.

Cette action s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pour un État moderne, fiable, et protecteur des droits de ses citoyens.

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Inondations meurtrières à Conakry : l’État en alerte face aux risques accrus de pluies diluviennes

La capitale guinéenne est de nouveau confrontée à un drame climatique. De fortes pluies survenues dans la nuit du 30 au 31 juillet ont provoqué des inondations meurtrières, faisant au moins sept morts dans différents quartiers de Conakry, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités.

Ces pluies diluviennes ont engendré la montée rapide des eaux, piégeant plusieurs habitations dans les communes de Matoto, Ratoma et Matam. Des glissements de terrain ont également été signalés dans certaines zones à flanc de colline, aggravant les dégâts matériels et mettant en danger la vie des habitants.

Alerte météo pour les prochaines 72 heures

Face à cette situation, l’Agence nationale de la météorologie a lancé une alerte rouge pour de fortes précipitations dans les régions de Conakry, Kindia, Dubréka, Coyah, Mamou, Boffa et Boké, appelant les populations à la vigilance. Des inondations supplémentaires, des débordements de cours d’eau et des éboulements sont à craindre dans les zones les plus exposées.

Mobilisation des secours et actions d’urgence

Le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a annoncé le déploiement d’unités d’intervention dans les zones sinistrées pour venir en aide aux victimes et évacuer les habitations à haut risque. Plusieurs familles ont déjà été relogées temporairement dans des écoles et centres communautaires.

Le Premier ministre Amadou Oury Bah, en concertation avec les ministères concernés, a promis une réponse rapide et coordonnée :

« Nous mettons tout en œuvre pour secourir les sinistrés, prévenir de nouveaux drames et renforcer les infrastructures vulnérables. »

Un défi croissant dans le contexte du changement climatique

Les inondations récurrentes à Conakry soulignent l’urgence d’un plan d’adaptation climatique et d’assainissement durable. L’urbanisation anarchique, le manque de canalisations adéquates et l’obstruction des drains continuent d’exposer la capitale à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et meurtrières.

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CAN Mini-Foot 2027 : La Guinée désignée pays hôte après une performance remarquée en Libye

La Guinée vient de franchir une nouvelle étape dans sa montée en puissance sur la scène sportive africaine. À l’issue de la Coupe d’Afrique des Nations de Mini-Football 2025, organisée en Libye, la Guinée a été officiellement choisie pour accueillir la prochaine édition en 2027. Une décision saluée par les autorités sportives et les passionnés de cette discipline en pleine expansion.

Un parcours remarquable

Durant l’édition 2025, l’équipe nationale guinéenne s’est illustrée par un jeu discipliné, offensif et audacieux, atteignant les demi-finales avec brio. Malgré une élimination en fin de tournoi, les prestations des joueurs ont suscité admiration et respect, plaçant la Guinée parmi les nations montantes du mini-football africain.

Une reconnaissance continentale

La désignation de la Guinée comme pays hôte pour 2027 marque une reconnaissance du dynamisme de sa fédération et de son engagement dans le développement de cette discipline. Elle reflète aussi la confiance des instances africaines en la capacité du pays à organiser un événement d’envergure continentale.

Un levier pour le sport et le tourisme

Au-delà de l’impact purement sportif, cette annonce constitue une opportunité stratégique pour la Guinée. Elle permettra :

  • de stimuler les investissements dans les infrastructures sportives locales,

  • de renforcer la diplomatie sportive du pays,

  • de dynamiser le tourisme et l’économie locale, notamment à travers l’accueil des délégations et supporters.

Une mobilisation à venir

Le ministère des Sports, en collaboration avec la Fédération Guinéenne de Mini-Football, devrait dévoiler dans les prochains mois un comité d’organisation, un calendrier préparatoire, ainsi que les villes susceptibles d’abriter les matchs.


La Guinée s’apprête ainsi à écrire une nouvelle page de son histoire sportive, avec comme horizon 2027, une vitrine continentale qu’elle entend transformer en réussite populaire et organisationnelle.

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Relance d’Air Guinée : un nouveau souffle pour l’aviation nationale

Après plusieurs décennies d’absence, la compagnie nationale Air Guinée pourrait prochainement reprendre ses activités. Un mémorandum d’entente a été signé ce mardi entre l’Autorité Guinéenne de l’Aviation Civile (AGAC) et le groupe Gewan Africa, marquant une étape décisive vers la renaissance du pavillon national.

Un symbole de souveraineté et de développement

Le ministère des Transports, par le biais de son Service Communication et Relations Publiques, a précisé que cette relance vise à réhabiliter une compagnie nationale de transport aérien. Au-delà de l’enjeu symbolique lié à la souveraineté, le projet est perçu comme un levier stratégique pour le développement économique, le désenclavement du pays et l’amélioration de la connectivité régionale et internationale.

Une coopération à plusieurs volets

Le partenariat entre l’AGAC et Gewan Africa ne se limite pas à l’exploitation de lignes aériennes. Il inclut également :

  • La création de services aériens modernes en Guinée ;

  • Le renforcement des compétences locales dans le domaine de l’aviation civile ;

  • L’échange de bonnes pratiques pour accompagner la modernisation du secteur.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de transformation du transport aérien guinéen, déjà illustrée par :

  • L’extension en cours de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré à Conakry ;

  • La reconstruction des quatre aérodromes régionaux, destinée à améliorer la desserte intérieure.

Un retour attendu

Fondée en 1960, Air Guinée avait cessé ses opérations au début des années 2000. Sa relance représente un enjeu fort d’identité nationale et de fierté pour les Guinéens, tout en répondant à des besoins économiques et logistiques concrets. Si les engagements pris dans le mémorandum sont tenus, la Guinée pourrait voir renaître une compagnie aérienne nationale robuste, adaptée aux standards internationaux, et capable de rivaliser sur le marché sous-régional.

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Énergie : Une centrale électrique de 24 MW inaugurée à Coyah pour soutenir l’industrialisation locale

La Guinée franchit un nouveau cap dans sa quête d’autonomie énergétique avec l’inauguration officielle d’une centrale électrique d’une capacité de 24 mégawatts (MW) dans la localité de Kouria, préfecture de Coyah. Cette infrastructure stratégique, développée par le groupe espagnol Himoinsa, vise à soutenir directement les besoins énergétiques d’une usine métallurgique locale, tout en participant à la dynamisation économique de la région.

Un projet structurant au service du développement industriel

La mise en service de cette centrale marque un tournant pour l’approvisionnement énergétique de Coyah et ses environs. En fournissant une source stable et autonome d’électricité, elle répond à un double enjeu : garantir la continuité des activités industrielles et réduire la dépendance au réseau national, encore fragile dans certaines zones.

L’usine métallurgique bénéficiaire, pilier de l’activité économique locale, pourra désormais fonctionner à plein régime, avec des retombées positives attendues en matière de création d’emplois, accroissement de la production et amélioration de la compétitivité.

Partenariat international et expertise technologique

Fruit d’une coopération entre la Guinée et Himoinsa, spécialiste mondial des solutions de production d’énergie, ce projet illustre la volonté des autorités guinéennes de s’appuyer sur des partenaires technologiques de référence pour accélérer l’électrification du pays et renforcer son attractivité pour les investisseurs.

La centrale est conçue pour fonctionner de manière flexible, avec des dispositifs de monitoring avancés, assurant une efficacité énergétique optimale et une maintenance préventive.

Une contribution à l’objectif d’autonomie énergétique

Cette nouvelle infrastructure s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale d’électrification du gouvernement, qui entend renforcer la couverture électrique des zones industrielles et rurales. Elle vient compléter les efforts en cours pour diversifier les sources d’énergie, intégrer davantage de solutions hybrides (solaire thermique et thermique classique), et appuyer la relance du tissu industriel local.

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Santé publique en Guinée : la variole du singe (Mpox) progresse dans 15 districts, un premier décès enregistré

La Guinée fait face à une alerte sanitaire sérieuse : la variole du singe, également connue sous le nom de Mpox, se propage rapidement à travers le pays. Selon les dernières données de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire (ANSS), au moins 15 districts sanitaires sont désormais touchés, marquant une accélération préoccupante de l’épidémie.

L’ANSS a confirmé un premier décès lié à la maladie, renforçant l’urgence d’une mobilisation nationale pour limiter sa propagation.

Un virus à surveiller de près

Le Mpox est une maladie virale zoonotique, généralement transmise de l’animal à l’homme, mais qui peut également se transmettre par contact étroit entre humains, notamment à travers la peau, les muqueuses ou les fluides corporels. Bien que souvent moins létale que la variole classique, elle peut entraîner des complications graves, en particulier chez les personnes vulnérables.

Des mesures de riposte en cours

Face à cette flambée, les autorités sanitaires intensifient la surveillance épidémiologique, le traçage des cas contacts, et mènent des campagnes de sensibilisation communautaire dans les zones affectées. Des équipes de santé sont également déployées pour renforcer les capacités de prise en charge dans les structures sanitaires locales.

Le ministère de la Santé appelle la population à respecter les gestes barrières, éviter tout contact avec des animaux malades ou sauvages, et à se rendre dans un centre de santé en cas de symptômes (fièvre, éruptions cutanées, douleurs musculaires).

Appel à la vigilance collective

Alors que la Guinée continue de renforcer son système de santé, cette situation rappelle l’importance d’une préparation continue aux épidémies. Les autorités appellent à la collaboration des citoyens, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile pour limiter les risques de propagation.