
Logistique régionale sous tension : plus de 4 000 conteneurs vides bloqués au Mali.
La chaîne logistique entre le Mali et le Sénégal connaît une nouvelle perturbation majeure. Selon un communiqué diffusé mardi 3 février par le Conseil malien des chargeurs (CMC), structure rattachée au ministère malien des Transports, plus de 4 000 conteneurs vides sont actuellement immobilisés sur le territoire malien, en attente de leur réacheminement vers le port de Dakar.
Cette situation marque un renversement de la crise logistique observée ces derniers mois. En novembre dernier, ce sont en effet des conteneurs pleins bloqués au Sénégal, destinés au Mali, qui avaient provoqué des tensions entre Bamako et Dakar. Le dysfonctionnement touche désormais l’autre extrémité de la chaîne, illustrant la fragilité persistante des échanges commerciaux entre les deux pays.
L’insécurité au cœur du blocage
Selon le Conseil malien des chargeurs, ce blocage est principalement lié au contexte sécuritaire dégradé sur certains axes routiers stratégiques, régulièrement ciblés par des attaques jihadistes. Les transporteurs et les opérateurs logistiques hésitent à engager des convois de retour, notamment sur les corridors les plus exposés, ce qui ralentit considérablement la rotation des conteneurs.
À ces contraintes sécuritaires s’ajoutent d’autres facteurs, notamment les lourdeurs administratives, la disponibilité limitée des transporteurs et la coordination insuffisante entre les différents acteurs de la chaîne logistique régionale.
Des conséquences économiques redoutées
Le maintien de milliers de conteneurs vides hors du circuit normal de rotation pourrait avoir des répercussions économiques significatives. Pour les opérateurs maliens, cette situation risque d’entraîner une pénurie de conteneurs disponibles pour les importations, une hausse des coûts logistiques et des retards supplémentaires dans l’acheminement des marchandises.
Du côté sénégalais, le port de Dakar, principal débouché maritime du Mali, pourrait également être affecté par un déséquilibre prolongé des flux, au moment où la plateforme portuaire cherche à consolider sa position de hub logistique régional.
Face à cette nouvelle alerte, les acteurs du transport et les autorités concernées sont appelés à renforcer la concertation et à trouver des solutions durables, afin de sécuriser les corridors commerciaux et de préserver la fluidité des échanges entre les deux pays.

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