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Mali : Assimi Goïta réaffirme le contrôle de la situation après les attaques.

Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a effectué une réapparition publique ce mardi, à l’issue de plusieurs jours de silence ayant suscité interrogations et spéculations. Dans une allocution télévisée diffusée sur la chaîne nationale, le chef de l’État a assuré que la situation sécuritaire était « sous contrôle », malgré une dégradation notable sur le terrain.

Une crise sécuritaire d’une ampleur inédite

Cette prise de parole intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série d’attaques coordonnées lancées depuis le week-end dans plusieurs zones stratégiques du pays. Les groupes armés, toujours positionnés dans le nord, ont mené des offensives d’envergure, que le chef de la junte lui-même a qualifiées de situation « d’une extrême gravité ».

Ces événements, parmi les plus importants enregistrés depuis plus d’une décennie, témoignent d’une évolution préoccupante de la menace sécuritaire au Mali.

Une alliance armée aux conséquences majeures

Les affrontements ont impliqué une coalition inédite entre les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda. Cette convergence stratégique entre acteurs historiquement distincts renforce la complexité du conflit et accentue la pression sur les forces gouvernementales.

Face à cette situation, les autorités ont annoncé un renforcement des dispositifs sécuritaires, ainsi que la poursuite d’opérations de ratissage, de collecte de renseignements et de sécurisation des zones sensibles.

Un appel à l’unité nationale

Dans son intervention, Assimi Goïta a appelé la population à faire preuve de sang-froid et à rejeter toute tentative de division. Il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, affirmant que le pays avait besoin de « clarté et non de panique » face à la crise.

Cette communication vise à rassurer l’opinion publique dans un contexte marqué par des menaces directes, notamment celles évoquant un possible encerclement de la capitale Bamako.

Un soutien international réaffirmé

À l’issue de cette rencontre, le diplomate russe a réitéré l’engagement de son pays à accompagner le Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Ce soutien s’inscrit dans une coopération sécuritaire renforcée entre les deux pays, dans un contexte de recomposition des alliances au Sahel.

Dans l’ensemble, cette séquence illustre à la fois la gravité de la crise en cours et la volonté des autorités maliennes d’affirmer leur capacité de réponse face à une menace multidimensionnelle.

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Mali : une riposte déterminée pour défendre l’État et préserver la stabilité.

Dans un contexte marqué par le deuil national consécutif au décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a livré, lundi 27 avril 2026, une lecture politique des attaques récentes ayant frappé plusieurs localités du pays.

Selon lui, ces assauts dépassent le cadre strictement militaire et s’inscrivent dans une stratégie visant à fragiliser les institutions et à compromettre le processus de transition en cours.

Une stratégie de déstabilisation assumée

Le chef du gouvernement estime que les groupes armés impliqués cherchaient avant tout à semer la peur au sein de la population, à fissurer la cohésion nationale et à remettre en cause l’autorité de l’État. Cette analyse met en lumière une volonté de déstabilisation globale, au-delà des objectifs tactiques habituels.

Une riposte militaire présentée comme décisive

Face à cette offensive, les autorités mettent en avant la réactivité des forces armées. Abdoulaye Maïga évoque une « riposte cinglante », affirmant que l’armée a réussi à contenir les attaques et à neutraliser un nombre significatif d’assaillants sur plusieurs fronts.

Il a salué l’engagement et le professionnalisme des forces déployées, qu’il considère comme déterminants dans la préservation de la stabilité institutionnelle.

Des soupçons de soutiens extérieurs

Les autorités maliennes décrivent ces attaques comme une opération coordonnée d’envergure, susceptible d’avoir bénéficié d’appuis extérieurs. Sans désigner explicitement d’acteurs, le Premier ministre a évoqué l’existence de « sponsors du terrorisme », laissant entendre l’implication de soutiens internationaux dans la planification ou l’exécution des assauts.

Vers une adaptation du dispositif sécuritaire

Malgré la réponse militaire, le gouvernement reconnaît la nécessité d’ajuster son dispositif face à une menace qualifiée d’asymétrique. Des mesures de renforcement de la sécurité et d’anticipation de nouvelles attaques sont annoncées, dans un contexte de pression sécuritaire persistante.

Hommage aux victimes et affirmation de la détermination de l’État

Le Premier ministre a rendu hommage aux victimes civiles et militaires de ces violences, tout en réaffirmant la détermination des autorités à poursuivre la lutte contre les groupes armés jusqu’à leur neutralisation.

Au-delà du bilan opérationnel, le message du gouvernement se veut clair : si les attaques visaient à ébranler l’État, la réponse entend démontrer sa capacité de résilience et sa volonté de maintenir le cap de la transition.

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Attaques au Mali : la Guinée exprime sa solidarité et son soutien.

Le gouvernement de la République de Guinée a fait part de sa vive émotion à la suite des attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs villes du Mali, ayant entraîné d’importantes pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

Dans une déclaration officielle lue le 27 avril 2026 à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, les autorités guinéennes ont exprimé leur profonde consternation face à ces événements tragiques.

Une solidarité fondée sur des liens historiques

Le gouvernement guinéen a rappelé les relations de fraternité et de solidarité qui unissent de longue date les peuples guinéen et malien. Il a souligné être resté en contact étroit avec les autorités de Mali dès l’annonce des attaques, témoignant d’une coordination diplomatique active dans ce contexte de crise.

Condoléances officielles et soutien aux victimes

Au nom du peuple guinéen, les autorités ont adressé leurs condoléances les plus attristées au peuple malien ainsi qu’au président de la transition, Assimi Goïta. Une pensée particulière a été exprimée en mémoire des victimes, parmi lesquelles figurent des responsables militaires ayant perdu la vie lors de ces attaques.

Le gouvernement a également formulé des vœux de prompt rétablissement à l’endroit des blessés, tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette épreuve.

Un appel à la paix et à la stabilité

Au-delà de l’émotion suscitée par ces événements, la Guinée a réitéré son attachement à la paix et à la sécurité dans la sous-région. Les autorités ont ainsi exprimé leurs prières pour un retour durable à la stabilité au Mali, confronté à des défis sécuritaires persistants liés à la menace terroriste.

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Mali : décès du général Sadio Camara et instauration d’un deuil national.

Les autorités maliennes ont officiellement confirmé, à travers un communiqué diffusé sur les antennes de Office de Radio et Télévision du Mali, le décès du général Sadio Camara, survenu le samedi 25 avril 2026. Cette disparition marque la perte d’une figure centrale de l’appareil sécuritaire du pays.

Une annonce officielle après plusieurs rumeurs

La nouvelle, qui circulait avec insistance depuis plusieurs heures, a été formellement validée par les autorités de la transition. Le général Sadio Camara occupait les fonctions de ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, un poste clé dans le contexte sécuritaire actuel du Mali.

Deux jours de deuil national décrétés

En hommage au défunt, la présidence de la transition a décrété une période de deuil national de deux jours sur l’ensemble du territoire. Ce recueillement officiel débutera le mercredi 29 avril 2026.

Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics, conformément aux usages protocolaires en vigueur, tandis que la nation est appelée à rendre hommage à la mémoire de l’ancien ministre.

Une figure majeure de la transition

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, le général Sadio Camara s’était imposé comme un acteur clé de la transition politique et sécuritaire du Mali. Sa disparition intervient dans un contexte marqué par des défis importants en matière de défense et de stabilité, soulignant l’importance de son rôle au sein de l’appareil d’État.

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Logistique régionale sous tension : plus de 4 000 conteneurs vides bloqués au Mali.

La chaîne logistique entre le Mali et le Sénégal connaît une nouvelle perturbation majeure. Selon un communiqué diffusé mardi 3 février par le Conseil malien des chargeurs (CMC), structure rattachée au ministère malien des Transports, plus de 4 000 conteneurs vides sont actuellement immobilisés sur le territoire malien, en attente de leur réacheminement vers le port de Dakar.

Cette situation marque un renversement de la crise logistique observée ces derniers mois. En novembre dernier, ce sont en effet des conteneurs pleins bloqués au Sénégal, destinés au Mali, qui avaient provoqué des tensions entre Bamako et Dakar. Le dysfonctionnement touche désormais l’autre extrémité de la chaîne, illustrant la fragilité persistante des échanges commerciaux entre les deux pays.

L’insécurité au cœur du blocage

Selon le Conseil malien des chargeurs, ce blocage est principalement lié au contexte sécuritaire dégradé sur certains axes routiers stratégiques, régulièrement ciblés par des attaques jihadistes. Les transporteurs et les opérateurs logistiques hésitent à engager des convois de retour, notamment sur les corridors les plus exposés, ce qui ralentit considérablement la rotation des conteneurs.

À ces contraintes sécuritaires s’ajoutent d’autres facteurs, notamment les lourdeurs administratives, la disponibilité limitée des transporteurs et la coordination insuffisante entre les différents acteurs de la chaîne logistique régionale.

Des conséquences économiques redoutées

Le maintien de milliers de conteneurs vides hors du circuit normal de rotation pourrait avoir des répercussions économiques significatives. Pour les opérateurs maliens, cette situation risque d’entraîner une pénurie de conteneurs disponibles pour les importations, une hausse des coûts logistiques et des retards supplémentaires dans l’acheminement des marchandises.

Du côté sénégalais, le port de Dakar, principal débouché maritime du Mali, pourrait également être affecté par un déséquilibre prolongé des flux, au moment où la plateforme portuaire cherche à consolider sa position de hub logistique régional.

Face à cette nouvelle alerte, les acteurs du transport et les autorités concernées sont appelés à renforcer la concertation et à trouver des solutions durables, afin de sécuriser les corridors commerciaux et de préserver la fluidité des échanges entre les deux pays.

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Sanctions contre le Mali : la Cour de justice de l’UEMOA tranche en faveur de Bamako.

Les mesures de 2022 jugées contraires au droit communautaire

La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a annulé les sanctions économiques et financières imposées au Mali entre janvier et juillet 2022, estimant qu’elles avaient été prises en dehors du cadre juridique de l’organisation. Dans un arrêt rendu public le 29 janvier, la juridiction communautaire donne ainsi raison aux autorités de transition maliennes, qui dénonçaient depuis le départ le caractère « illégal » de ces mesures.

Les sanctions concernées — fermeture des frontières entre États membres, gel des avoirs financiers et suspension de certains échanges commerciaux — avaient été adoptées par l’UEMOA à la suite de décisions initialement prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Elles visaient à contraindre les autorités de transition à présenter et à respecter un calendrier de retour à l’ordre constitutionnel après les changements politiques intervenus à Bamako.

Une compétence strictement économique rappelée

Dans sa décision, la Cour rappelle avec insistance la nature et les limites du mandat de l’UEMOA. Organisation à vocation essentiellement économique et monétaire, l’Union n’a, selon la juridiction, ni compétence politique ni pouvoir de sanction dans des contextes liés à des changements de régime ou à des transitions institutionnelles. En endossant des décisions prises par la CEDEAO, l’UEMOA a donc outrepassé ses prérogatives, estime la Cour.

Plusieurs juristes ont salué la clarté de cette position. L’ancien ministre malien de la Justice, Mamadou Ismaïla Konaté, souligne que la CEDEAO et l’UEMOA relèvent de cadres juridiques distincts, avec des missions, des instruments et des champs d’action clairement différenciés. Selon lui, l’arrêt vient rappeler un principe fondamental de droit communautaire souvent mis à l’épreuve dans les périodes de crise politique régionale.

Un succès juridique et politique pour les autorités maliennes

Sur le plan politique, cette décision constitue une victoire symbolique et stratégique pour Bamako. Dès février 2022, les autorités de transition avaient engagé une contestation formelle des sanctions, très impopulaires au Mali en raison de leur impact sur l’économie et le quotidien des populations. La saisine de la Cour de justice de l’UEMOA s’inscrivait dans une démarche assumée de contestation sur le terrain du droit.

Mamadou Ismaïla Konaté relève toutefois que ce choix procédural relevait d’une stratégie juridique bien calculée. Selon lui, une action similaire portée devant la Cour de justice de la CEDEAO n’aurait probablement pas abouti au même résultat, compte tenu du rôle politique assumé par cette organisation dans la gestion des crises institutionnelles au sein de l’espace ouest-africain.

Un arrêt aux implications régionales

Au-delà du cas malien, cet arrêt pourrait faire jurisprudence et relancer le débat sur l’articulation des compétences entre les organisations d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Il pose notamment la question de la coordination entre institutions économiques et politiques, ainsi que des limites à ne pas franchir en matière de sanctions communautaires. Autant d’enjeux susceptibles d’influencer, à l’avenir, la gestion des crises politiques dans la sous-région.

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Industrie minière : le Mali se dote d’une capacité nationale de production d’explosifs civils.

Le Mali franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur minier avec son entrée directe dans la production d’explosifs civils. L’État malien a acquis une participation majoritaire dans une société spécialisée dans la fabrication d’articles pyrotechniques, marquant ainsi une avancée stratégique vers l’industrialisation locale et la sécurisation des intrants sensibles utilisés dans les mines.

Selon un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre des réformes engagées depuis l’adoption du nouveau Code minier, qui vise à renforcer la souveraineté nationale sur les ressources extractives et les chaînes de valeur associées.

Une prise de contrôle stratégique

L’État détient désormais 51 % du capital de la Société Industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-SA, une entreprise créée en partenariat avec la société chinoise Auxin, à la suite d’un pacte d’actionnaires signé en novembre 2024. Cette prise de participation majoritaire permet à l’État de jouer un rôle central dans la gouvernance, l’orientation stratégique et le contrôle des activités de la société.

Sécuriser l’approvisionnement et renforcer la surveillance

L’objectif affiché est multiple : améliorer la gestion et la traçabilité des explosifs à usage civil, développer une industrie locale capable de répondre aux besoins nationaux et renforcer les mécanismes de surveillance et de sécurité liés à l’utilisation de ces produits sensibles. Les explosifs civils sont en effet indispensables à l’exploitation aurifère industrielle, aux carrières, ainsi qu’à certains travaux de génie civil.

Dans un contexte sécuritaire marqué par des défis persistants, les autorités entendent également réduire les risques de détournement et mieux encadrer l’utilisation de ces substances à haut potentiel.

Réduire la dépendance aux importations

Pays parmi les premiers producteurs d’or en Afrique, le Mali dépendait jusqu’ici largement des importations pour son approvisionnement en explosifs civils. La création de FARATCHI-CO-SA vise à corriger cette vulnérabilité structurelle, tout en favorisant le transfert de compétences, la création d’emplois qualifiés et l’essor d’un tissu industriel local.

À travers cette initiative, Bamako affirme sa volonté de reprendre la main sur des segments stratégiques de l’activité minière, en cohérence avec sa politique de valorisation nationale des ressources et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

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Mali : la présidence se dote d’un ministère stratégique pour reprendre la main sur le secteur minier.

Le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a franchi une nouvelle étape dans la restructuration de la gouvernance économique du pays avec la création d’un poste ministériel spécifiquement chargé de la supervision du secteur minier. Cette décision, annoncée par décret, marque un renforcement significatif du contrôle direct de la présidence sur une industrie clé, au premier rang desquelles figure l’or, pilier central de l’économie malienne.

Pour occuper cette fonction stratégique, le chef de l’État a nommé Hilaire Bebian Diarra, un expert reconnu des sciences de la terre, ancien cadre de la société minière canadienne Barrick Mining. Ce choix illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur un profil technique aguerri, à la fois familier des standards internationaux et des réalités du secteur aurifère malien.

Des prérogatives élargies, jusque-là dévolues au ministère des Mines

Le nouveau ministre aura pour mission de superviser la mise en œuvre de la politique minière nationale, de veiller au respect du code minier, et d’examiner les rapports d’activités transmis par les titulaires de titres miniers. Ces attributions, auparavant du ressort du ministère des Mines, traduisent une recentralisation du pouvoir décisionnel autour de la présidence, dans un contexte de redéfinition des relations entre l’État et les compagnies extractives.

Un acteur clé des négociations minières récentes

Hilaire Bebian Diarra n’est pas un inconnu dans les cercles du pouvoir. Il a rejoint l’équipe gouvernementale l’an dernier alors qu’il était directement impliqué, pour le compte de Barrick Mining, dans les négociations autour du contrôle du complexe aurifère stratégique de Loulo-Gounkoto, l’un des plus importants du pays.

Au cœur d’un bras de fer intense entre Bamako et la compagnie canadienne, le spécialiste malien avait été nommé conseiller spécial à la présidence, à un moment où le gouvernement de transition exigeait une hausse substantielle des taxes minières et une participation accrue de l’État dans les projets d’exploitation.

Un signal fort adressé aux compagnies étrangères

La création de ce ministère et la nomination de Hilaire Bebian Diarra ont été largement interprétées par les observateurs comme un coup stratégique porté aux grands groupes miniers internationaux, en particulier aux opérateurs historiques. Elles s’inscrivent dans une dynamique plus large de souveraineté économique revendiquée par les autorités de transition, déterminées à maximiser les retombées nationales de l’exploitation des ressources naturelles.

À travers cette réforme institutionnelle, le pouvoir malien affiche clairement son ambition : reprendre la maîtrise d’un secteur vital, renforcer la part de l’État dans la rente aurifère et rééquilibrer les rapports de force avec les multinationales opérant sur son sol.

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Mali : le gouvernement adopte un décret pour encadrer l’usage des drones civils.

Lors du Conseil des ministres du 16 janvier 2026, le gouvernement malien a adopté un projet de décret visant à encadrer strictement l’utilisation des drones civils et de leurs accessoires sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative intervient dans un contexte où ces appareils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à faible coût, suscitent des préoccupations sécuritaires majeures.

Des drones aux usages multiples… et risqués

Selon le texte adopté, les drones civils peuvent être détournés de leur usage initial et utilisés à des fins malveillantes :

  • Attaques terroristes ou violences ciblées ;

  • Surveillance illicite de personnes ou d’infrastructures sensibles ;

  • Transport de charges dangereuses, incluant des explosifs ou produits chimiques.

Ces risques croissants, associés à la démocratisation rapide de ces technologies, ont conduit le gouvernement à considérer l’encadrement légal comme une priorité nationale.

Un cadre réglementaire pour l’acquisition et l’usage

Présenté par le ministre de la Sécurité, général de division Daoud Aly Mohammedine, le décret a pour objectif de réglementer plusieurs aspects de la circulation des drones civils :

  • Acquisition : formalités d’achat et enregistrement obligatoire des appareils ;

  • Utilisation : restrictions liées aux zones de vol, altitudes maximales et conditions d’emploi ;

  • Circulation et importation : contrôle des dispositifs et accessoires susceptibles d’être détournés à des fins criminelles.

Le texte se veut une réponse globale et adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques posés par l’usage croissant de ces engins dans la vie civile.

Vers une sécurité renforcée et une utilisation responsable

Avec ce décret, le Mali rejoint une tendance internationale visant à encadrer l’usage des drones, combinant innovation technologique et sécurité publique. L’objectif affiché est de garantir que ces appareils, dont le potentiel économique et logistique est reconnu, soient utilisés de manière responsable et conforme aux règles de sécurité, tout en limitant les risques pour les citoyens et les infrastructures stratégiques du pays.

Le décret devrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines, accompagnant des campagnes de sensibilisation et d’information pour les propriétaires et utilisateurs de drones civils.

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Mali : Le mensuel Jeune Afrique interdit de diffusion, la rédaction dénonce une mesure « diffamatoire »

Le gouvernement de transition au Mali a décidé de suspendre tous les supports de diffusion du magazine panafricain (site internet, réseaux sociaux et version papier). Cette décision fait suite à la publication d’articles jugés attentatoires à la souveraineté nationale et au moral des troupes.

La position de Bamako

Les autorités maliennes justifient cette mesure par plusieurs griefs :

  • Accusations de diffamation : Le gouvernement qualifie les récents écrits du journal de « mensongers » et « malveillants ».

  • Atteinte à la sécurité : Les autorités estiment que certains articles visent à démoraliser les Forces Armées Maliennes (FAMa) et à créer une instabilité politique.

  • Souveraineté : Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de contrôler le récit national face à ce que Bamako considère comme une « guerre informationnelle » menée depuis l’étranger.

La réponse de Jeune Afrique

De son côté, la rédaction du mensuel basé à Paris rejette fermement ces accusations :

  • Défense du journalisme : La direction maintient que ses informations sont vérifiées et sourcées.

  • Dénonciation de la censure : Le média voit dans cette interdiction une nouvelle entrave à la liberté de la presse et une tentative de « faire taire » les voix critiques.

  • Continuité : Le journal a affirmé qu’il continuerait de couvrir l’actualité malienne malgré l’impossibilité d’être diffusé physiquement dans le pays.


Un contexte régional sous haute tension

Cette interdiction n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une tendance lourde observée dans la région du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) :

  1. Suspensions en série : Avant Jeune Afrique, d’autres médias tels que RFI, France 24 et LCI ont déjà été interdits de diffusion dans ces pays.

  2. Crise diplomatique : Les relations entre Bamako et Paris sont au plus bas, ce qui impacte directement les médias français ou perçus comme tels.

  3. Réorganisation de l’information : Les autorités locales privilégient désormais des canaux de communication nationaux ou des partenariats avec de nouveaux alliés (notamment russes).

Note : Cette situation inquiète les organisations de défense de la presse, comme Reporters sans frontières (RSF), qui alertent sur le rétrécissement constant de l’espace démocratique pour les journalistes indépendants dans la zone.