Bassirou Diomaye Faye

Le Sénégal lance son « New Deal Technologique » pour une transformation numérique ambitieuse

Le Sénégal s’apprête à franchir une étape majeure dans sa transformation numérique avec le lancement officiel de sa nouvelle stratégie, le « New Deal Technologique », prévu le 24 février 2025 au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD). Cette initiative, portée par le président Bassirou Diomaye Faye, vise à positionner le pays comme un leader de l’innovation numérique en Afrique d’ici à 2034.

Une Vision Ambitieuse pour 2034

Le « New Deal Technologique » s’inscrit dans le cadre de l’Agenda National de Transformation – Vision 2050, reflétant la volonté des autorités sénégalaises de moderniser l’administration publique et de renforcer l’efficacité des services administratifs grâce à des plateformes numérisées et digitalisées. Cette stratégie succède au plan « Sénégal Numérique 2025 » adopté en 2016, en apportant une perspective renouvelée et des objectifs ambitieux pour la décennie à venir. 

Les Quatre Piliers du « New Deal Technologique »

La nouvelle stratégie numérique du Sénégal repose sur quatre axes principaux :

1.Modernisation de l’Administration Publique : Mise en place de plateformes numériques pour améliorer l’efficacité et la transparence des services publics.

2.Développement des Infrastructures Numériques : Renforcement des infrastructures pour assurer une connectivité fiable et accessible sur l’ensemble du territoire.

3.Promotion de l’Innovation et de l’Entrepreneuriat : Soutien aux startups et aux entreprises technologiques locales pour stimuler la créativité et la compétitivité.

4.Renforcement de la Souveraineté Numérique : Mise en place de politiques et de cadres réglementaires pour protéger les données et les infrastructures critiques du pays. 

Enjeux et Défis

Bien que le « New Deal Technologique » soit une initiative prometteuse, sa mise en œuvre devra surmonter plusieurs défis, notamment :

Formation et Éducation : Assurer que la population dispose des compétences numériques nécessaires pour tirer parti des nouvelles opportunités.

Financement : Mobiliser les ressources financières adéquates pour soutenir les projets ambitieux prévus dans la stratégie.

Inclusion Numérique : Garantir que toutes les régions du pays, y compris les zones rurales, bénéficient des avancées technologiques. 

Perspectives d’Avenir

Le lancement du « New Deal Technologique » marque une étape cruciale dans la transformation numérique du Sénégal. En s’appuyant sur une vision claire et des objectifs définis, le pays aspire à devenir un hub technologique en Afrique, attirant investissements et talents, et offrant à sa population des services publics modernisés et efficaces. La réussite de cette stratégie dépendra de la collaboration entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile pour créer un écosystème numérique inclusif et prospère.

GAC Guinea Alumina Corporation

Guinée : La Guinea Alumina Corporation (GAC) face au risque de perte de son permis minier

La Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), traverse une période de tensions avec les autorités guinéennes, mettant en péril son permis minier. Plusieurs facteurs sont en jeu, notamment le non-respect des engagements contractuels et les difficultés logistiques entravant ses opérations.

Suspension des exportations de bauxite

En octobre 2024, le gouvernement guinéen a suspendu les exportations de bauxite de GAC. Cette décision repose sur des différends liés à la mise en œuvre de projets d’industrialisation locale, en particulier la construction d’une raffinerie d’alumine. Conakry exige que GAC respecte ses engagements en faveur de la transformation locale du minerai afin de maximiser les retombées économiques pour le pays.

Arrêt du transport ferroviaire

En novembre 2024, GAC a informé ses employés de l’arrêt du transport de sa bauxite vers le port de Kamsar. Cet événement a perturbé la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise et a entraîné des difficultés logistiques majeures. L’utilisation du chemin de fer de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) étant une infrastructure cruciale pour l’acheminement du minerai, toute interruption met en péril les exportations et les revenus de l’entreprise.

Non-respect des engagements contractuels

L’une des principales sources de conflit entre GAC et l’État guinéen réside dans le non-respect des engagements pris lors de l’obtention du permis minier. Parmi ces engagements figure la construction d’une raffinerie d’alumine sur le sol guinéen, une condition imposée par le gouvernement pour favoriser l’industrialisation locale. Toutefois, le projet accuse un retard significatif, ce qui a suscité des critiques de la part des autorités et a renforcé la pression sur l’entreprise.

Conséquences potentielles pour GAC

Si la situation ne se débloque pas rapidement, GAC risque de perdre son permis minier, ce qui aurait des conséquences lourdes sur ses activités en Guinée. La suspension prolongée des exportations pourrait entraîner des pertes financières considérables, affectant à la fois l’entreprise et les milliers d’employés qui en dépendent directement et indirectement.

Quelles perspectives ?

Pour désamorcer la crise, GAC doit engager un dialogue constructif avec les autorités guinéennes et présenter un plan concret pour honorer ses engagements en matière d’industrialisation locale. L’entreprise devra également trouver des solutions pour assurer la continuité de ses exportations tout en respectant les exigences du gouvernement.

L’issue de ce bras de fer entre GAC et Conakry sera déterminante pour l’avenir de l’industrie minière en Guinée, un secteur stratégique pour l’économie du pays.

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Pose de la première pierre du commissariat central de Dinguiraye

Le 14 février 2025, dans le cadre de la politique de modernisation des infrastructures sécuritaires, le Premier ministre a posé la première pierre du nouveau commissariat central de Dinguiraye. Ce bâtiment de type R+1 vise à améliorer les conditions de travail des forces de sécurité et à renforcer la protection des citoyens. 

Lors de la cérémonie, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Bachir Diallo, a déclaré : « Ce commissariat incarne notre engagement à rapprocher la police des citoyens. Il ne sera pas seulement un centre opérationnel, mais aussi un espace de dialogue et de prévention, essentiel au maintien de l’ordre et à la sécurité de tous. » 

Le Premier ministre a souligné l’importance des forces de l’ordre dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale, affirmant que leur présence est indispensable pour protéger les plus vulnérables et garantir un climat de sécurité et de sérénité. 

Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement pour moderniser les infrastructures sécuritaires à travers le pays, avec pour objectif de renforcer la confiance entre la police et la population.

Primature – Cellule de Communication du Gouvernement

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Kankan : Le Gouvernement engage deux projets majeurs pour le développement régional.

Voici une version réécrite de l’article avec un ton plus fluide et dynamique :

Kankan : Le gouvernement lance deux projets structurants pour dynamiser l’économie locale

Kankan, 15 février 2025 – Dans le cadre de sa tournée d’immersion à travers le pays, la délégation gouvernementale menée par le Premier ministre Amadou Oury Bah a poursuivi son périple en quittant la région de Faranah pour rejoindre Kankan. Fidèle à son engagement de proximité, cette mission vise à renforcer l’écoute, le dialogue et la concertation en faveur du développement et du bien-être des populations. À son arrivée, la délégation a été chaleureusement accueillie par les autorités locales.

Deux projets majeurs ont été lancés pour accompagner la dynamique économique de la région. Le premier concerne la construction d’un centre régional dédié aux PME, situé dans le quartier Kankankoura. Conçu en R+1, cet espace moderne et fonctionnel offrira un environnement adapté pour soutenir la structuration et la compétitivité des petites et moyennes entreprises locales.

Le second projet porte sur l’implantation d’une agence régionale de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Kankan. Cette nouvelle infrastructure vise à offrir aux entrepreneurs et artisans un accompagnement de proximité et des services adaptés pour dynamiser leurs activités et stimuler l’investissement dans la région.

Lors de son allocution, le Premier ministre Amadou Oury Bah a salué ces initiatives stratégiques et exhorté les entreprises en charge des travaux à respecter les délais contractuels pour assurer une mise en service rapide de ces infrastructures essentielles à la croissance économique locale.

Primature – Cellule de Communication du Gouvernement

Assimi Goïta

Crise énergétique au Mali : Assimi Goïta mise sur le Ghana pour mettre fin aux délestages

La crise énergétique au Mali atteint un niveau critique, mettant à rude épreuve les ménages, les entreprises et les services publics. Face à cette situation préoccupante, le président de la transition, Assimi Goïta, multiplie les initiatives pour stabiliser l’approvisionnement en électricité. Parmi les solutions envisagées, un partenariat stratégique avec le Ghana pourrait permettre de réduire la dépendance énergétique du pays et mettre fin aux délestages récurrents.

Une crise énergétique persistante

Depuis plusieurs années, le Mali est confronté à de graves difficultés en matière d’approvisionnement énergétique. La société Énergie du Mali (EDM-SA), chargée de la production et de la distribution de l’électricité, peine à répondre à la demande croissante, en raison de :

  • Insuffisance de la production locale, aggravée par le vieillissement des infrastructures énergétiques.
  • Forte dépendance aux importations, notamment de la Côte d’Ivoire, dont les relations diplomatiques avec le Mali ont été mises à rude épreuve.
  • Problèmes financiers d’EDM-SA, limitant les investissements dans de nouvelles infrastructures et la maintenance du réseau existant.

Les conséquences sont lourdes pour la population : des coupures de courant prolongées, des entreprises paralysées, et un ralentissement des activités économiques et industrielles.

Les actions engagées par les autorités maliennes

Face à cette situation, le gouvernement malien a mis en place plusieurs mesures visant à réduire la dépendance énergétique et renforcer les capacités nationales :

  • Construction de centrales solaires à Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro pour diversifier les sources d’énergie et réduire la consommation de combustibles fossiles.
  • Acquisition de groupes électrogènes : Un premier lot de 15 groupes électrogènes a été remis à EDM-SA, avec un second lot de 10 unités en cours d’acheminement, pour renforcer la production d’électricité.
  • Déblocage d’un fonds de 6 milliards de FCFA pour financer l’achat de carburant destiné aux centrales thermiques, assurant une alimentation plus stable du réseau.
  • Cependant, ces initiatives restent insuffisantes pour répondre durablement aux besoins énergétiques du pays.

Un partenariat stratégique avec le Ghana

Dans un contexte où la dépendance énergétique du Mali à la Côte d’Ivoire devient un enjeu géopolitique, les autorités maliennes se tournent désormais vers un partenariat avec le Ghana. Accra dispose d’une capacité de production plus stable et pourrait fournir une partie de son surplus énergétique au Mali.

Cette coopération pourrait permettre :

  •  Une diversification des sources d’approvisionnement en électricité.
  • Une réduction de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs historiques, limitant ainsi les risques liés aux tensions diplomatiques.
  • Une amélioration de la stabilité du réseau électrique malien en renforçant la sécurité énergétique du pays.

Ce rapprochement énergétique s’inscrit dans une dynamique régionale, où les pays du Sahel cherchent à renforcer leur indépendance et leur souveraineté dans des secteurs stratégiques.

Défis et perspectives

Si cette initiative est prometteuse, plusieurs défis restent à surmonter pour garantir une résolution durable de la crise énergétique au Mali :

  • Mobilisation des investissements nécessaires pour moderniser les infrastructures de transport et de distribution d’électricité.
  • Fiabilité et mise en œuvre du partenariat avec le Ghana, qui doit être structuré sur des bases solides et pérennes.
  • Développement des énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et garantir un approvisionnement durable.

Le succès de cette stratégie dépendra de la capacité des autorités maliennes à mener des réformes énergétiques efficaces et à renforcer les coopérations régionales pour assurer une meilleure résilience du secteur.

Le Mali se trouve à un tournant crucial dans la gestion de sa crise énergétique. L’engagement du président Assimi Goïta dans la recherche de solutions durables, notamment à travers un partenariat avec le Ghana, pourrait marquer une étape décisive vers la stabilisation du réseau électrique national. Toutefois, la réussite de cette démarche nécessitera des investissements conséquents et une gestion optimisée des ressources énergétiques du pays.

Mpo

La crise sécuritaire dans les pays de l’AES : une menace pour l’équilibre du Sahel

La situation sécuritaire au Sahel continue de se détériorer, particulièrement dans les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Confrontés à une montée en puissance des groupes djihadistes, ces États doivent faire face à une crise qui menace non seulement leur stabilité, mais aussi celle de toute la région.

Une insécurité grandissante

Depuis plusieurs années, les groupes terroristes comme le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) et l’État Islamique au Sahel (EIS) multiplient les attaques contre les forces armées et les populations civiles. Embuscades, attentats à la bombe, enlèvements et massacres sont devenus monnaie courante, mettant à rude épreuve les efforts sécuritaires des gouvernements concernés.

Rien qu’en janvier et février 2025, plusieurs attaques de grande ampleur ont été recensées, ciblant aussi bien des camps militaires que des villages entiers. Les conséquences sont dramatiques : des milliers de personnes déplacées, des infrastructures détruites et une économie locale paralysée.

Des armées locales dépassées

Malgré des opérations militaires menées par les forces de l’AES, les armées nationales peinent à contenir la menace. Manque de moyens, insuffisance de coordination et désertions fragilisent les dispositifs de défense. Le retrait des forces internationales, notamment françaises et onusiennes, a accentué cette vulnérabilité, laissant un vide sécuritaire exploité par les groupes terroristes.

Face à cette situation, les autorités de l’AES prônent une stratégie d’autonomie militaire, axée sur le renforcement des capacités nationales et la coopération entre les trois pays. Toutefois, l’efficacité de cette approche reste à prouver dans un contexte où les groupes armés gagnent du terrain.

Les populations en première ligne

Si les forces armées sont en difficulté, ce sont surtout les populations civiles qui paient le prix fort. Les attaques visent souvent des villages, forçant des milliers de familles à fuir leurs terres. Les écoles et les centres de santé sont détruits, aggravant une crise humanitaire déjà alarmante.

Les organisations humanitaires peinent à intervenir dans certaines zones en raison de l’insécurité, rendant l’accès aux soins et à l’aide alimentaire de plus en plus difficile. Le Sahel est ainsi confronté à une double crise : sécuritaire et humanitaire.

Un avenir incertain pour le Sahel

Face à cette montée de l’insécurité, plusieurs questions restent en suspens. L’Alliance des États du Sahel sera-t-elle en mesure de restaurer l’ordre et de sécuriser durablement ses territoires ? La coopération régionale et internationale suffira-t-elle à enrayer la progression des groupes armés ?

Si des initiatives comme le renforcement des armées locales et la mise en place de nouvelles stratégies de lutte contre le terrorisme sont en cours, la stabilité du Sahel dépendra avant tout de la capacité des gouvernements à répondre aux défis socio-économiques et sécuritaires qui alimentent ces conflits.

L’urgence est donc d’adopter une approche globale combinant sécurité, développement et gouvernance pour espérer endiguer cette crise qui menace l’équilibre de toute la région.

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Immersion gouvernementale à Dabola : l’éducation et la santé au cœur des priorités

Le 13 février 2025, dans le cadre de l’immersion gouvernementale visant à évaluer les réalités du terrain et à renforcer l’action publique, une délégation conduite par le Chef du Gouvernement s’est rendue à l’École Régionale des Arts et Métiers (ERAM) de Dabola. Lors de cette visite, le Chef du Gouvernement a exprimé sa préoccupation concernant le faible effectif d’enseignants et d’étudiants au sein de l’établissement.

Poursuivant leur mission, la délégation a inauguré un centre de santé moderne dans le quartier Sincery. Composé de trois blocs équipés et doté d’un forage, ce centre illustre l’engagement du Gouvernement à améliorer l’accès aux services essentiels, notamment dans les zones reculées.

Les habitants de Dabola ont exprimé leur soutien au programme de société du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, en saluant les initiatives déjà entreprises et celles prévues pour l’avenir.

Cette immersion gouvernementale reflète la volonté des autorités de rapprocher l’administration des réalités locales, d’écouter directement les préoccupations des citoyens et d’évaluer l’impact des politiques publiques sur le terrain.

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Décès du guitariste Djimy Mbaye du groupe Super Étoile : Le monde de la musique sénégalaise endeuillé

Dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 février 2025, le guitariste légendaire Djimy Mbaye, membre emblématique du groupe Super Étoile de Dakar, s’est éteint à l’âge de 68 ans des suites d’une courte maladie. Son décès marque une immense perte pour la musique sénégalaise et africaine.

Un musicien au parcours exceptionnel

Né en 1957 à Dakar, Djimy Mbaye s’est rapidement passionné pour la musique. Son talent à la guitare lui a permis de rejoindre Youssou N’Dour et El Hadji Faye en 1979 pour fonder le Super Étoile de Dakar, groupe qui a révolutionné la musique sénégalaise et popularisé le mbalax à travers le monde. Son jeu unique et ses arrangements audacieux ont contribué à l’essor de ce genre musical, fusionnant rythmes traditionnels et sonorités modernes.

Tout au long de sa carrière, il a enregistré avec le Super Étoile de nombreux albums devenus cultes, influençant des générations de musiciens au Sénégal et à l’international.

Un hommage unanime

L’annonce de son décès a suscité une vague d’émotions dans le monde artistique. Plusieurs personnalités, musiciens et fans ont exprimé leur tristesse sur les réseaux sociaux. « Une grande perte pour la musique africaine », ont déclaré de nombreux artistes en hommage à celui qui a tant apporté à la culture sénégalaise.

Ses funérailles, organisées le jeudi 13 février 2025, se sont déroulées dans l’intimité, en présence de sa famille, de proches et de figures de la scène musicale. Plusieurs musiciens, locaux et internationaux, ont tenu à rendre un dernier hommage à cet artiste d’exception.

Un héritage musical inaltérable

Le départ de Djimy Mbaye laisse un vide immense, mais son œuvre demeure éternelle. Ses compositions, ses riffs mémorables et son engagement envers la musique continueront d’inspirer les jeunes artistes. Son apport au mbalax et à la musique sénégalaise est inestimable et restera gravé dans l’histoire culturelle du pays.

Djimy Mbaye restera une légende. Son art, son talent et sa passion continueront de vibrer à travers sa musique, perpétuant son héritage pour les générations à venir.

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Barrick Gold au Mali : Entre croissance des réserves et tensions politiques, l’avenir incertain de Loulo-Gounkoto

Barrick Gold, géant minier canadien, renforce sa présence en Afrique avec cinq mines d’or clés, dont le complexe malien Loulo-Gounkoto, au cœur d’un litige croissant avec les autorités de Bamako. Alors que la production africaine de Barrick a atteint 1,5 million d’onces en 2023, dont 36 % provenaient de Loulo-Gounkoto, les réserves du groupe dans la région Afrique et Moyen-Orient ont continué de croître, passant de 17,69 millions d’onces en 2022 à 19 millions en 2024 11. Cette augmentation repose en grande partie sur l’extension des gisements à haute teneur de Yalea, un puits souterrain du complexe malien, dont les réserves sont passées de 6,7 à 7,3 millions d’onces entre 2022 et 2024, avec une teneur en or améliorée à 4 g/t 11.

Un actif stratégique sous pression politique

Le Mali, qui abrite plus d’un tiers des réserves africaines de Barrick, est désormais le théâtre d’un bras de fer entre le gouvernement et la multinationale. Depuis 2023, Bamako exige une révision des termes du partenariat, réclamant une augmentation de sa participation dans Loulo-Gounkoto de 20 % à 30 %, conformément au nouveau code minier adopté en 2023 11. Le ministre malien des Finances, Alousséni Sanou, a menacé de ne pas renouveler le permis d’exploitation de la mine, qui expire en 2026, si Barrick refuse d’appliquer ces modifications 11.

Cette tension s’est exacerbée en janvier 2025 lorsque les autorités maliennes ont saisi près de 3 tonnes d’or (évaluées à 245 millions de dollars) sur le site de Loulo-Gounkoto, invoquant des arriérés fiscaux présumés de 5,5 milliards de dollars – un montant faramineux que Barrick conteste vigoureusement 814. En réponse, la société a suspendu ses opérations dans le pays, une décision qui pourrait réduire ses bénéfices de 11 % en 2025 selon les analystes.

Négociations tendues et enjeux régionaux

Les pourparlers, repris fin janvier 2025 après des semaines de blocage, visent à résoudre ce conflit qui s’inscrit dans une tendance régionale : les gouvernements ouest-africains, notamment au Mali, au Burkina Faso et au Niger, renégocient activement les contrats miniers pour accroître leurs revenus, profitant des prix élevés de l’or 8. Barrick, qui nie toute dette fiscale, affirme avoir versé 85 millions de dollars en octobre 2024 dans le cadre des négociations et plaide pour un règlement amiable.

Cyril Mutombo, directeur pays de Barrick en RDC, présent à Mining Indaba 2025, a réaffirmé les efforts de la compagnie pour « progresser vers une résolution » tout en soulignant l’importance de la paix pour les investissements miniers 11. Mark Bristow, PDG de Barrick, a rappelé que le groupe collabore avec le Mali depuis 30 ans et que les différends passés ont toujours été résolus par le dialogue 4.

Implications économiques et perspectives d’avenir

La situation reste fragile. L’application du nouveau code minier malien réduirait la participation de Barrick dans Loulo-Gounkoto à 75 %, avec 5 % supplémentaires réservés aux investisseurs locaux 11. Cette restructuration pourrait affecter les réserves déclarées par la société, actuellement calculées sur une base de 80 % de participation 11. Par ailleurs, la suspension des exportations d’or depuis novembre 2024 et l’insécurité persistante dans l’Est du pays ajoutent une pression supplémentaire sur les opérations.

Malgré ces défis, Loulo-Gounkoto reste un pilier de l’économie malienne, ayant contribué à hauteur de 278 milliards de FCFA (433 millions de dollars) à l’État en 2023. Sa fermeture prolongée menacerait non seulement les finances publiques, mais aussi des milliers d’emplois locaux.

Un équilibre à trouver entre souveraineté et partenariat

Alors que Barrick mise sur l’automatisation et les énergies vertes pour moderniser Kibali (RDC), son avenir au Mali dépendra de sa capacité à concilier les exigences de Bamako avec la viabilité de ses investissements. La résolution de ce conflit sera un test clé pour les relations entre les multinationales minières et les États africains, dans un contexte où la quête de souveraineté économique s’intensifie. Comme l’a déclaré Mark Bristow, « c’est dans la paix que nous partageons les richesses » – un mantra qui devra guider les deux parties pour éviter un effritement mutuellement dommageable 11.

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Guinée: Le Premier Ministre Amadou Oury Bah renforce le dialogue et l’action pour un développement inclusif

Dans le cadre de l’initiative d’immersion gouvernementale, une démarche stratégique visant à renforcer la cohésion sociale et à impulser un développement inclusif, le Premier Ministre Amadou Oury Bah, accompagné d’une délégation ministérielle, s’est rendu à Yomou. Cette visite s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui prône un rapprochement entre l’administration et les populations pour mieux comprendre leurs préoccupations et co-construire des solutions durables.

Un dialogue direct avec les populations

Accueilli par des citoyens mobilisés et engagés, le Chef du Gouvernement a réaffirmé que la stabilité, le progrès et l’émergence de la Guinée reposent sur des valeurs essentielles telles que la paix, la solidarité et une culture du travail rigoureuse. Il a salué l’adhésion des populations aux orientations du Chef de l’État et souligné l’importance du dialogue pour consolider les relations entre les acteurs locaux et les services publics.

« Cette immersion nous permet de mieux appréhender les défis sur le terrain et de travailler ensemble à des solutions concrètes et durables », a déclaré Amadou Oury Bah.

Optimisation des services essentiels : eau et électricité

Lors de cette immersion, une attention particulière a été portée aux services publics essentiels, notamment l’eau et l’électricité, qui sont au cœur du bien-être des populations. Le Premier Ministre et sa délégation ont effectué une visite approfondie des agences préfectorales de la Société des Eaux de Guinée (SEG) et d’EDG SA.

Avec EDG SA, les échanges ont porté sur les avancées enregistrées en matière de desserte électrique, mais aussi sur les défis persistants. Il a été convenu de renforcer la continuité du service et d’accélérer le déploiement des compteurs à prépaiement. Cette mesure vise à garantir une gestion plus efficace et transparente de la consommation énergétique, tout en améliorant la qualité du service offert aux usagers.

Avec la SEG, les discussions ont exploré les pistes d’optimisation pour maintenir et améliorer la desserte en eau potable. L’accent a été mis sur la montée en compétences des agents, un levier essentiel pour assurer une gestion performante et durable des infrastructures hydrauliques.

Une immersion ancrée dans l’action et le pragmatisme

Cette initiative gouvernementale traduit une volonté affirmée d’agir au plus près des réalités locales. En allant à la rencontre des populations et des cadres en charge des services publics, le gouvernement démontre son engagement à anticiper les besoins, à écouter les préoccupations et à ajuster ses actions pour répondre aux attentes des citoyens.

« Gouverner, c’est anticiper, écouter et ajuster. Cette immersion nous permet de conjuguer engagement et action pour bâtir une Guinée plus forte, plus moderne et plus résiliente », a souligné le Premier Ministre.

Vers une Guinée plus forte et inclusive

La visite à Yomou s’inscrit dans une série d’immersions gouvernementales qui visent à renforcer la confiance entre l’État et les populations, tout en accélérant la mise en œuvre de projets de développement local. En plaçant le dialogue et l’action au cœur de sa démarche, le gouvernement entend créer les conditions d’un développement inclusif et durable, capable de répondre aux aspirations de tous les Guinéens.

Cette immersion à Yomou marque ainsi une étape importante dans la consolidation des relations entre l’administration et les citoyens, tout en posant les bases d’une collaboration renforcée pour relever les défis du développement. Avec une approche pragmatique et tournée vers l’action, le gouvernement continue de travailler à la construction d’une Guinée plus prospère et plus équitable.