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Tchad : Succès Masra bénéficie d’une grâce présidentielle.

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a accordé une grâce présidentielle à l’opposant Succès Masra, condamné à 20 ans de prison. La décision figure dans deux décrets signés et publiés vendredi par la présidence.

La mesure concerne également huit autres responsables politiques issus de l’ex-GCAP, qui avaient eux aussi sollicité la clémence du chef de l’État. Leur libération devrait intervenir prochainement, après les formalités nécessaires auprès du ministère de la Justice.

Les condamnations civiles maintenues

Selon les autorités tchadiennes, la grâce présidentielle entraîne la levée des peines d’emprisonnement, mais ne supprime pas les condamnations civiles. Les dommages et intérêts prononcés contre les bénéficiaires restent donc exécutoires.

Succès Masra avait notamment été condamné à 20 ans de réclusion et à 1 milliard de francs CFA de dommages et intérêts.

Une remise de peine pour d’autres détenus

Un second décret prévoit une remise collective et partielle de peine pour de nombreux détenus à travers le pays. Certaines catégories de condamnés, notamment pour terrorisme, viol ou infractions liées aux stupéfiants, sont exclues du dispositif.

Les personnes condamnées pour corruption pourront, quant à elles, bénéficier d’une réduction de peine, sans toutefois obtenir une grâce totale.

Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par Mahamat Idriss Déby Itno de son intention d’accorder des mesures de clémence à certains condamnés. Elle constitue un geste politique important dans le contexte tchadien.

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Le Tchad annonce son retrait de la CPI.

Le Tchad a officiellement engagé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant une justice internationale marquée par une « sélectivité » au détriment des États africains. Cette décision rapproche N’Djaména de la position adoptée par les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), qui ont également quitté la juridiction de La Haye au nom de la souveraineté judiciaire africaine.

Le Tchad a officiellement notifié lundi au secrétaire général des Nations Unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), dénonçant le caractère « sélectif » de son action et plaidant pour un renforcement des mécanismes judiciaires africains. Cette décision intervient quelques semaines après la notification officielle du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

Dans un communiqué signé par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Ibrahim Adam Mahamat, le gouvernement indique avoir transmis sa notification conformément à l’article 127 du Statut de Rome, qui encadre les modalités de retrait de la juridiction internationale.

Les autorités tchadiennes expliquent que cette décision est le résultat d’un « examen approfondi » du fonctionnement de la CPI depuis son entrée en activité en 2002. Elles estiment que le bilan de la Cour demeure en deçà des attentes ayant présidé à sa création et dénoncent une « sélectivité indéniable érigée en principe ».

À l’appui de cette position, N’Djaména cite des statistiques de la CPI arrêtées au 11 mai 2026. Selon le gouvernement, sur les treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis sa création, neuf concernent des pays africains — l’Ouganda, la République démocratique du Congo, le Darfour (Soudan), la République centrafricaine, le Kenya, la Libye, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi — tandis que les quatre autres situations ouvertes hors du continent n’ont enregistré que des avancées limitées.

Le communiqué relève également qu’au 11 mai 2026, la CPI ne comptait que sept personnes détenues, dont six poursuivies dans des affaires africaines et une seule dans une situation située hors d’Afrique.

Le retrait tchadien s’inscrit dans un contexte de remise en cause croissante de la Cour par plusieurs États africains. Les trois pays de la Confédération des États du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger) ont officiellement notifié leur retrait du Statut de Rome entre le 18 et le 24 juin 2026, après avoir annoncé leur intention de quitter la CPI en septembre 2025. Comme N’Djaména, ils dénoncent une justice internationale jugée partiale et plaident pour le développement de mécanismes judiciaires africains capables de traiter les crimes les plus graves sur le continent.

Le gouvernement tchadien invite en conséquence l’Union africaine et ses États membres à accélérer l’opérationnalisation des mécanismes judiciaires africains afin de bâtir « une justice continentale plus équitable, plus équilibrée, plus crédible et plus efficace », respectueuse des souverainetés nationales.

N’Djaména précise toutefois que ce retrait ne remet pas en cause son engagement dans la lutte contre l’impunité. Les autorités réaffirment leur attachement à la poursuite des auteurs des crimes les plus graves et estiment que les juridictions nationales ainsi que les mécanismes judiciaires africains disposent désormais de capacités croissantes pour assumer cette responsabilité.

Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait du Tchad prendra effet un an après la notification adressée au dépositaire du traité, soit le 27 juillet 2027.

Source : APANews.

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Guinée–Tchad : Conakry et N’Djamena renforcent leur partenariat diplomatique.

Le président Mamadi Doumbouya invité au Forum africain de N’Djamena consacré aux enjeux de l’eau

Les relations entre la Guinée et le Tchad franchissent une nouvelle étape. Le ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a reçu ce jeudi à Conakry son homologue tchadien, Tahir Hamid Nguilin, porteur d’un message officiel du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, destiné au président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, rapporte la télévision nationale.

Cette visite de haut niveau illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération politique et diplomatique, dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre plusieurs États africains autour de priorités communes de développement et d’intégration.

Une invitation officielle au Forum africain de N’Djamena

Au centre des échanges figure l’invitation adressée au chef de l’État guinéen à participer au Forum africain de N’Djamena, prévu les 15 et 16 juillet 2026.

Cette rencontre internationale sera consacrée à la gestion durable des ressources en eau, un enjeu stratégique pour le continent africain face aux défis liés au changement climatique, à la croissance démographique et au développement économique.

Selon le ministre d’État tchadien, le forum est organisé avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Banque mondiale, ainsi que diverses institutions techniques et financières engagées dans la promotion du développement durable en Afrique.

L’objectif est de favoriser une réflexion commune sur les politiques de gestion de l’eau et leur rôle dans la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé publique et la résilience des États africains.

Des relations politiques placées sous le signe de la confiance

À cette occasion, Tahir Hamid Nguilin a mis en avant la qualité des relations entre les présidents Mahamat Idriss Déby Itno et Mamadi Doumbouya, estimant que cette proximité contribue au renforcement du partenariat entre Conakry et N’Djamena.

Le responsable tchadien a également salué les progrès enregistrés par la Guinée en matière de stabilité, de consolidation de la paix et de développement, félicitant les autorités guinéennes pour les réformes engagées.

Conakry salue un geste de fraternité

De son côté, Dr Morissanda Kouyaté a rappelé que les deux chefs d’État avaient déjà échangé à plusieurs reprises, notamment lors de leur rencontre à Nairobi, où ils avaient abordé les perspectives de coopération bilatérale ainsi que plusieurs dossiers relatifs aux enjeux africains et internationaux.

Le chef de la diplomatie guinéenne a qualifié le message transmis par le président tchadien de « signe de considération et de fraternité », y voyant une illustration de la solidité des liens qui unissent les deux pays.

Vers un partenariat renforcé autour des défis africains

Cette visite confirme la volonté commune de la Guinée et du Tchad de consolider leur coopération dans plusieurs domaines stratégiques, notamment le développement durable, l’intégration africaine et les grands défis auxquels le continent est confronté.

À travers ce rapprochement diplomatique, Conakry et N’Djamena entendent poursuivre un dialogue politique étroit et développer des initiatives conjointes au service de la stabilité régionale et du développement de l’Afrique.

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JOJ Dakar 2026 : Le Sénégal trace la voie d’un héritage sportif durable.

À moins de deux ans du coup d’envoi des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal intensifie les préparatifs pour accueillir ce rendez-vous mondial historique, une première sur le continent africain. Plus qu’un événement sportif, les JOJ sont perçus comme un levier de transformation pour le sport, les infrastructures et la jeunesse sénégalaise.

Une ambition au-delà de l’organisation

Sous la coordination du Comité d’organisation Dakar 2026 (COJOJ), les autorités sénégalaises, en étroite collaboration avec le Comité International Olympique (CIO), ont clairement affiché leur ambition : faire de Dakar 2026 un modèle d’organisation et d’héritage durable. Les JOJ ne seront pas simplement un événement de prestige, mais un catalyseur pour le développement du sport à la base, la modernisation des installations sportives et l’implication active des jeunes.

Des infrastructures modernisées et adaptées

La réhabilitation et la construction d’infrastructures sportives sont en cours, notamment le stade Iba Mar Diop, le centre olympique de Diamniadio et d’autres sites clés à Dakar. Ces installations ont été pensées non seulement pour répondre aux exigences du CIO, mais aussi pour servir à long terme les athlètes locaux, les clubs, les écoles et les fédérations.

Un projet tourné vers la jeunesse

Au-delà du sport de haut niveau, Dakar 2026 mise sur la jeunesse. Plusieurs programmes éducatifs et culturels sont associés à l’événement, visant à promouvoir les valeurs olympiques, l’inclusion sociale, l’égalité des genres et l’engagement citoyen. La jeunesse sénégalaise est au cœur du projet, non seulement comme spectatrice, mais comme actrice.

Un héritage pour l’Afrique

Les JOJ 2026 représentent également une vitrine pour l’Afrique. Pour la première fois, le continent accueille une compétition olympique, un signal fort qui souligne son potentiel croissant dans l’organisation d’événements internationaux. Dakar 2026 ambitionne ainsi de poser les bases d’une nouvelle dynamique continentale dans le domaine du sport et de la jeunesse.

Conclusion

En s’engageant pleinement dans la préparation des JOJ 2026, le Sénégal ne prépare pas uniquement une compétition : il construit un avenir. Un avenir où les infrastructures, les talents, l’éducation et les valeurs sportives convergent pour façonner une génération inspirée et un pays renforcé. Dakar 2026 s’annonce déjà comme un tournant majeur dans l’histoire du sport sénégalais et africain.