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Sénégal : la licence de Starlink suspendue provisoirement par la Cour suprême.

La Cour suprême du Sénégal a ordonné, le 7 septembre 2026, la suspension provisoire de l’autorisation accordée à Starlink Sénégal pour la fourniture d’accès à internet par satellite. Cette décision intervient après un recours introduit par Sonatel, qui conteste les conditions dans lesquelles cette autorisation a été délivrée.

La suspension est provisoire et ne préjuge pas de la décision qui sera rendue au terme de l’examen du recours. Elle intervient alors que Starlink avait obtenu en 2026 une autorisation officielle de fournisseur d’accès à internet au Sénégal, référencée dans la documentation de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).

Au cœur de la procédure se trouve la contestation par Sonatel des conditions réglementaires ayant accompagné l’arrivée de Starlink sur le marché sénégalais.

L’opérateur historique estime notamment que les obligations et les conditions économiques imposées aux acteurs traditionnels ne seraient pas comparables à celles applicables au fournisseur d’internet par satellite. Sonatel met en avant les investissements consentis pour le renouvellement de ses concessions ainsi que pour l’acquisition de fréquences 4G et 5G.

Selon l’opérateur, cette différence de traitement pourrait soulever une question d’équité concurrentielle entre les différents acteurs du marché.

Starlink déjà encadré par la réglementation sénégalaise

L’arrivée de Starlink au Sénégal s’inscrit dans un cadre réglementaire spécifique. L’ARTP dispose notamment d’un cahier des charges consacré aux fournisseurs d’accès à internet par satellite et répertorie une autorisation de fournisseur d’accès accordée à Starlink Sénégal SUARL dans sa documentation officielle.

La réglementation sénégalaise soumet par ailleurs la fourniture de services d’accès à internet à une autorisation préalable. L’ARTP avait déjà rappelé cette exigence lors d’une précédente opération de contrôle concernant la commercialisation irrégulière de terminaux Starlink au Sénégal.

La décision de la Cour suprême ne constitue donc pas un jugement définitif sur la légalité de l’autorisation accordée à Starlink. Elle suspend temporairement ses effets dans l’attente de l’examen du recours.

L’issue de cette procédure pourrait apporter des précisions sur les conditions réglementaires applicables aux fournisseurs d’accès à internet par satellite et, plus largement, sur les règles de concurrence dans le secteur des télécommunications au Sénégal.

Pour les utilisateurs de Starlink, la suspension soulève également des interrogations sur la continuité du service et les modalités qui seront applicables pendant la durée de la procédure. La décision finale de la haute juridiction sera déterminante pour l’avenir de l’opérateur sur le marché sénégalais.

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AfPI 2026 : la Guinée renforce sa présence dans l’écosystème africain de l’interconnexion Internet.

La Guinée a participé à la 15e édition de l’African Peering and Interconnection Forum (AfPIF), organisée du 17 au 20 août 2026 à Kigali, au Rwanda. Le pays y était représenté par Abdoulaye Sivory Sakho, secrétaire exécutif de l’IXP-Guinée.

Cette participation, soutenue par le ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation à travers le programme WARDIP Guinée, vise à renforcer la place de l’IXP-Guinée dans l’écosystème africain de l’interconnexion Internet.

Des échanges autour des enjeux de l’interconnexion

Au cours de la rencontre, le représentant guinéen a pris part à plusieurs panels, ateliers et sessions consacrés au développement des infrastructures et services liés à l’Internet.

Les discussions ont notamment porté sur la gouvernance des points d’échange Internet (IXP), la mesure des performances des réseaux, l’accès aux réseaux de diffusion de contenus (CDN), le développement du peering ainsi que le renforcement des compétences techniques et opérationnelles.

Des perspectives de coopération pour la Guinée

La rencontre de Kigali a également permis à l’IXP-Guinée de développer ses échanges avec différents acteurs du secteur et d’identifier de nouvelles possibilités de coopération technique et institutionnelle.

À travers cette participation, la Guinée entend tirer profit des expériences et bonnes pratiques observées au niveau continental afin de contribuer au développement de son infrastructure numérique et à l’amélioration de l’écosystème Internet national.

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Sonatel : le chiffre d’affaires consolidé progresse de 9,3 % au premier semestre 2026.

Le groupe Sonatel, acteur majeur des télécommunications en Afrique de l’Ouest, a enregistré une progression de 9,3 % de son chiffre d’affaires consolidé au premier semestre 2026, comparativement à la même période de l’exercice précédent. Cette performance a été annoncée par les dirigeants du groupe, dont le siège est établi à Dakar.

Présent au Sénégal et à travers ses filiales au Mali, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone, Sonatel poursuit ainsi sa trajectoire de croissance dans un environnement marqué par l’accélération de la transformation numérique et l’augmentation des usages liés aux services de télécommunications.

Une croissance portée par les marchés de la sous-région

La progression enregistrée au cours des six premiers mois de l’année traduit la dynamique des différentes activités du groupe sur ses principaux marchés. L’essor de la connectivité mobile, le développement de l’internet haut débit et la montée en puissance des services numériques contribuent notamment à soutenir les performances du secteur.

Cette évolution intervient alors que les opérateurs télécoms africains doivent répondre à une demande croissante en matière de connectivité, portée à la fois par l’usage généralisé du smartphone, l’expansion de la couverture internet et la digitalisation progressive des services publics et privés.

Pour Sonatel, cette croissance s’inscrit également dans une stratégie visant à consolider ses positions sur les marchés où le groupe est implanté, tout en poursuivant le développement de nouveaux services destinés à accompagner les besoins des particuliers, des entreprises et des administrations.

La transformation numérique au cœur des enjeux

Au-delà des performances financières, le groupe évolue dans un contexte où les télécommunications occupent une place de plus en plus stratégique dans les économies ouest-africaines. L’accès à internet, les services financiers numériques, le commerce électronique et les solutions digitales destinées aux entreprises constituent désormais des leviers essentiels de développement.

La progression du chiffre d’affaires consolidé au premier semestre 2026 confirme ainsi la capacité de Sonatel à tirer parti de cette transformation du paysage numérique régional. Elle intervient également dans un contexte de concurrence accrue entre les opérateurs et de renforcement des investissements nécessaires pour moderniser les réseaux et améliorer la qualité des services.

Avec cette croissance de 9,3 % sur les six premiers mois de 2026, Sonatel consolide donc sa dynamique de développement et confirme le poids stratégique de ses différentes filiales dans la performance globale du groupe. Les résultats du second semestre seront particulièrement scrutés afin d’évaluer la capacité de l’opérateur à maintenir cette trajectoire dans un secteur en pleine mutation.

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Niger Télécoms : le Directeur Général en visite officielle à Agadez pour dynamiser les infrastructures et la connectivité.

Dans le cadre de sa tournée nationale, le Directeur Général de Niger Télécoms a effectué une visite stratégique dans la région d’Agadez, marquant une étape importante dans la modernisation des infrastructures télécoms du pays. Après avoir rencontré les équipes et autorités locales des régions de Maradi, Zinder et Diffa, cette nouvelle étape confirme la volonté de l’opérateur national d’améliorer la qualité des services et d’étendre la couverture réseau sur l’ensemble du territoire.

Cette visite a été l’occasion pour le DG et sa délégation d’échanger avec les autorités régionales, les agents techniques et les acteurs économiques locaux. Les discussions ont porté sur les défis liés à la connectivité dans une zone géographique aussi vaste que stratégique, et sur les projets en cours visant à renforcer l’accès au numérique, soutenir la digitalisation des services publics et accompagner la transformation économique de la région.

En misant sur la modernisation des équipements, le développement des solutions haut débit et l’extension des infrastructures de fibre optique, Niger Télécoms réaffirme son engagement en faveur d’un réseau fiable et inclusif, au service des particuliers, des entreprises et des administrations. Cette tournée illustre la détermination de l’entreprise à faire du numérique un levier majeur de développement et d’inclusion sociale.

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Télécommunications : Starlink accélère son offensive sur le marché africain.

L’opérateur satellitaire américain Starlink, filiale de SpaceX fondée par Elon Musk, intensifie sa stratégie de déploiement en Afrique. Après avoir obtenu des autorisations dans plusieurs pays du continent, la société ambitionne désormais d’étendre sa couverture à de nouvelles zones, encore mal desservies par les infrastructures traditionnelles.

Une réponse aux défis de connectivité

L’Afrique reste l’un des continents les moins connectés au monde, avec d’importants déficits en matière d’accès à Internet, en particulier dans les zones rurales et enclavées. Face à ce constat, Starlink propose une alternative innovante : une connexion Internet haut débit par satellite, sans dépendance aux câbles ou aux infrastructures terrestres coûteuses à déployer.

Déjà opérationnel dans des pays comme le Nigeria, le Rwanda ou encore le Mozambique, Starlink cible désormais des marchés stratégiques tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Zambie ou le Ghana. Des discussions sont également en cours avec d’autres États d’Afrique centrale et australe.

Objectif : réduire la fracture numérique

L’approche technologique de Starlink repose sur une constellation de milliers de satellites en orbite basse, capables d’assurer une couverture Internet quasi mondiale. Ce modèle séduit de plus en plus de gouvernements africains qui souhaitent améliorer l’accès à l’éducation numérique, aux services de santé à distance, ou encore favoriser l’inclusion financière via les outils numériques.

Cependant, cette expansion ne fait pas l’unanimité. Certains acteurs du secteur expriment des réserves, notamment en ce qui concerne la régulation, les prix d’accès — encore élevés pour une majorité de ménages —, et la concurrence potentiellement déstabilisante pour les opérateurs nationaux.

Une révolution numérique en cours

Malgré ces défis, l’arrivée de Starlink constitue un tournant pour le développement numérique du continent. Si les conditions économiques et réglementaires sont réunies, le modèle satellitaire pourrait contribuer à transformer l’accès à Internet en Afrique, et ouvrir la voie à une nouvelle ère de connectivité.