Le ministre secrétaire général et porte-parole de la Présidence de la République, le général Amara Camara, a réaffirmé la volonté des autorités guinéennes de renforcer la formation professionnelle et l’insertion des jeunes. Il s’exprimait le mercredi 28 octobre 2026 à Timbi Madina, dans la préfecture de Pita, région de Mamou, à l’occasion de l’inauguration d’un centre régional de l’Agence du service civique d’action pour le développement (ASCAD).
Devant les populations et les jeunes présents à la cérémonie, le responsable a rappelé la place de la jeunesse dans les ambitions de développement du pays. « La jeunesse est notre présent, notre force et notre espérance », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de donner aux nouvelles générations les moyens de se former, d’acquérir des compétences et de participer à la transformation économique de la Guinée.
La formation professionnelle comme levier d’insertion
Pour Amara Camara, les centres de formation professionnelle ne doivent pas être considérés comme de simples infrastructures, mais comme des espaces d’apprentissage et de préparation à la vie active. Ils doivent permettre aux jeunes d’acquérir des compétences pratiques, de renforcer leur autonomie et d’accéder à de nouvelles perspectives professionnelles.
Le porte-parole de la Présidence a notamment insisté sur le lien entre la qualification de la main-d’œuvre et la capacité du pays à valoriser ses ressources naturelles. Le développement de compétences locales apparaît ainsi comme un enjeu important pour accompagner les projets industriels et les investissements attendus dans le cadre du programme Simandou 2040.
Il a également encouragé les jeunes à croire en leurs capacités, à se former et à entreprendre, estimant que leur participation sera déterminante dans la construction de l’avenir économique et social du pays.
Simandou 2040 et le développement du capital humain
Au cours de son intervention, Amara Camara a attribué cette orientation à la politique menée par le président Mamadi Doumbouya, qui place, selon lui, la jeunesse et les femmes parmi les priorités de l’action publique.
La formation professionnelle constitue en effet un enjeu stratégique pour la Guinée, confrontée à la nécessité de diversifier son économie, de développer l’emploi et de mieux préparer sa main-d’œuvre aux besoins des entreprises. Les projets miniers et les infrastructures associés à Simandou 2040 pourraient générer des opportunités, à condition que les compétences disponibles correspondent aux qualifications recherchées.
Dans cette perspective, le développement des centres régionaux de formation vise également à rapprocher les dispositifs d’apprentissage des populations et à élargir l’accès des jeunes aux possibilités de qualification.
Un défi : transformer les formations en emplois
L’ouverture du centre de Timbi Madina marque une nouvelle étape dans le déploiement des infrastructures destinées à la formation et à l’engagement citoyen des jeunes. Toutefois, les retombées de cette initiative dépendront notamment des filières proposées, de la qualité de l’encadrement, des équipements disponibles et des liens établis avec les entreprises.
Au-delà des infrastructures, l’enjeu sera donc de garantir des formations adaptées aux besoins du marché du travail et de faciliter l’insertion professionnelle des bénéficiaires.
À Timbi Madina, le message porté par le représentant de la Présidence est ainsi centré sur la qualification, l’autonomie et la participation des jeunes au développement national. Reste à traduire cette ambition en débouchés professionnels concrets et durables.

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