Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé à Bangui pour une visite officielle de deux jours, marquant une étape importante dans la tentative de relance des relations entre la France et la République centrafricaine.
À son arrivée, le chef de la diplomatie française a été accueilli par son homologue centrafricaine, Sylvie Notefe. Cette visite constitue la première mission d’un responsable français de ce niveau dans le pays depuis près de sept ans.
Une tentative de réchauffement des relations bilatérales
Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de normalisation diplomatique après plusieurs années de relations tendues entre Paris et Bangui. Ces tensions s’étaient notamment cristallisées autour du rapprochement progressif des autorités centrafricaines avec Russie et de l’influence croissante de Moscou dans ce pays d’Afrique centrale.
La visite intervient également dans la continuité de la reprise du dialogue politique entre le président français Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra, officialisée en avril 2024.
Une rencontre attendue avec le président Touadéra
Au cours de son séjour, Jean-Noël Barrot doit notamment s’entretenir avec le président Faustin-Archange Touadéra. Cette rencontre intervient peu après le retour du chef de l’État centrafricain d’une visite officielle d’une semaine à Moscou, durant laquelle il a rencontré le président russe Vladimir Poutine.
L’influence russe au cœur des équilibres sécuritaires
Depuis plusieurs années, les autorités centrafricaines se tournent de plus en plus vers des partenaires russes pour faire face à l’instabilité persistante qui touche le pays. Dans ce contexte, Bangui s’appuie notamment sur les combattants du Groupe Wagner pour soutenir ses forces de sécurité.
En contrepartie de leur appui militaire, ces acteurs bénéficient de contrats dans plusieurs secteurs économiques stratégiques, notamment l’exploitation de l’or, du diamant et des ressources forestières.
La visite du chef de la diplomatie française intervient ainsi dans un contexte géopolitique complexe, marqué par la concurrence d’influence entre puissances internationales dans cette région stratégique de l’Afrique centrale.

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