Le Sénégal pourrait franchir une nouvelle étape dans le développement de son offre de soins spécialisés. La société égyptienne Safe Call Bank envisage d’investir 10 millions de dollars dans la construction d’un centre thérapeutique consacré aux cellules souches à Dakar. Le projet a été présenté, dimanche 4 octobre 2026, au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, lors de son séjour à El-Alamein, en Égypte.
La proposition a été exposée par le Dr Hisham Issa, directeur général de l’entreprise égyptienne. Selon les informations communiquées, Safe Call Bank prévoit de financer la réalisation de cette infrastructure sur fonds propres. Aucun calendrier précis de construction ou de mise en service n’a toutefois été annoncé.
Dakar ciblée pour accueillir des patients de la sous-région
Le futur établissement devrait accueillir des patients sénégalais, mais également des personnes venant d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. À travers cette initiative, les promoteurs entendent rapprocher les soins spécialisés des populations de la région et réduire la nécessité pour certains patients de se rendre à l’étranger pour bénéficier de traitements spécifiques.
Si le projet se concrétise, il pourrait contribuer à diversifier l’offre médicale disponible au Sénégal et à renforcer l’attractivité de Dakar dans le domaine des soins spécialisés. Il s’inscrit également dans une dynamique de coopération économique entre le Sénégal et l’Égypte, qui explorent plusieurs possibilités de partenariat dans différents secteurs.
Les enjeux médicaux des thérapies par cellules souches
Les cellules souches suscitent un intérêt important dans la recherche biomédicale en raison de leur capacité à se différencier en plusieurs types de cellules. Certaines applications médicales sont déjà établies, tandis que d’autres font encore l’objet de recherches et d’essais cliniques.
Leur utilisation dépend notamment de la pathologie concernée, du type de cellules employé et des données scientifiques disponibles. Toutes les thérapies présentées comme fondées sur les cellules souches ne disposent donc pas du même niveau de validation médicale. La mise en place d’un centre spécialisé devra s’accompagner d’exigences rigoureuses en matière d’autorisation, de sécurité des traitements, de qualification des équipes et de suivi des patients.
À ce stade, les informations rendues publiques ne précisent pas les maladies qui seront prises en charge dans le futur établissement, les traitements qui y seront proposés ni les modalités de contrôle médical et réglementaire prévues.
Un projet au service des ambitions sanitaires du Sénégal
Au-delà de son volet médical, cet investissement annoncé s’inscrit dans l’ambition de positionner le Sénégal comme un pôle régional de santé capable d’attirer des capitaux privés, des technologies et des compétences spécialisées.
L’implantation d’infrastructures de pointe pourrait contribuer au renforcement des capacités nationales et à une meilleure prise en charge des patients dans la sous-région. Ses retombées dépendront toutefois de la concrétisation du projet, de son accessibilité financière et de la qualité des services proposés.
Pour le Sénégal, l’enjeu sera ainsi de transformer cette annonce d’investissement en une infrastructure opérationnelle, répondant aux normes médicales en vigueur et aux besoins réels des populations.

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