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Guinée : le gouvernement veut accélérer la transformation de l’agriculture avec le PDACG II

Le ministre de l’Agriculture, Félix Lamah, a présidé mardi 6 octobre 2026 à Conakry une rencontre de haut niveau avec le Groupe de la Banque mondiale consacrée à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG II) et à l’initiative AgriConnect. Le gouvernement entend faire de ces deux programmes des leviers de modernisation du secteur agricole et de diversification de l’économie nationale.

Entouré des hauts cadres de son département, Félix Lamah a inscrit cette démarche dans la vision du président Mamadi Doumbouya et dans le premier pilier du programme Simandou 2040. L’objectif affiché est de faire évoluer l’agriculture guinéenne d’un modèle principalement extensif vers une agriculture plus moderne, productive et davantage connectée aux marchés.

Pour le ministre, cette transformation doit permettre à la Guinée de renforcer sa souveraineté alimentaire tout en développant l’emploi et les activités industrielles liées aux chaînes de valeur agricoles. Une attention particulière doit être accordée aux jeunes et aux femmes, considérés comme des acteurs majeurs de la diversification économique.

La stratégie repose notamment sur un principe : produire davantage localement, transformer une part plus importante de la production et créer de la valeur sur l’ensemble des chaînes agricoles. Le PDACG II et AgriConnect doivent ainsi contribuer à structurer un véritable écosystème autour de filières prioritaires, notamment le riz, le fonio et l’aviculture.

Le gouvernement mise également sur l’amélioration de l’accès au financement, le développement de la transformation locale et une plus forte implication du secteur privé. Des réformes institutionnelles sont prévues afin de créer un environnement plus favorable aux investissements et à la mobilisation de capitaux privés.

Des objectifs importants pour les filières agricoles

Dans le secteur rizicole, la Guinée ambitionne d’aménager 150 000 hectares dans le cadre de la Stratégie nationale de développement de la filière rizicole de deuxième génération. Le pays vise également plus de 500 000 hectares de riz cultivés à l’horizon 2027.

Pour le fonio, l’objectif annoncé est de porter la production à 15 000 tonnes et d’accélérer s

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Agriculture : la Côte d’Ivoire prépare une assurance pour protéger les récoltes de riz face aux aléas climatiques.

La Côte d’Ivoire avance sur la mise en place d’une assurance récolte fondée sur des indicateurs mesurables. Le riz fait partie des trois premières filières retenues par le PASSIR, aux côtés du coton et du palmier à huile. Pour les producteurs, l’enjeu est de mieux absorber les pertes provoquées par les aléas climatiques, alors que l’État multiplie en parallèle les investissements dans l’irrigation, les semences et la mécanisation.

Une mauvaise saison ne se résume pas à quelques sacs de riz en moins. Pour un exploitant qui a déjà payé ses semences, ses engrais, la préparation de la parcelle ou la main-d’œuvre, une sécheresse prolongée ou des pluies mal réparties peuvent déséquilibrer toute une campagne. La récolte diminue, mais les dépenses engagées restent.

C’est sur ce risque que la Côte d’Ivoire cherche désormais à agir avec le Projet de mise en place d’un mécanisme d’Assurance récolte indicielle en Côte d’Ivoire (PASSIR). Du 2 au 4 septembre, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières réunissait ainsi à Yamoussoukro producteurs, administrations, experts de l’assurance et acteurs financiers de la filière riz. L’objectif était encore largement pédagogique : expliquer le fonctionnement de l’assurance indicielle, présenter l’avancement du projet et préparer son appropriation par les futurs bénéficiaires. Les études de faisabilité ont retenu trois premières filières : le coton, le palmier à huile et le riz. Le PASSIR bénéficie d’un financement obtenu auprès de la Banque ouest-africaine de développement.

Une assurance au fonctionnement différent

Le principe diffère d’une assurance agricole classique. Après un sinistre, l’indemnisation n’est pas nécessairement calculée à partir d’une expertise individuelle de chaque parcelle. Elle repose sur un indice défini à l’avance. Selon les dispositifs, celui-ci peut être construit autour des précipitations, du rendement constaté dans une zone ou d’autres données permettant d’objectiver un choc agricole.

Lorsque le seuil prévu par le contrat est atteint, le mécanisme peut déclencher un paiement selon les conditions établies. Pour des exploitations nombreuses et dispersées, l’intérêt est évident : limiter le recours systématique aux expertises individuelles et accélérer le traitement des indemnisations.

Toutefois, une assurance de ce type n’est utile que si les données utilisées correspondent suffisamment aux réalités rencontrées sur le terrain. Le montant des cotisations, la nature des contrats et la qualité des indicateurs sont autant d’aspects à expliciter pour générer une plus grande adhésion chez les producteurs.

Alors que la Côte d’Ivoire continue d’affiner ce nouveau mécanisme au sein du secteur du coton, la protection des récoltes de riz est autrement plus pressante au vu des besoins du pays en la matière. Le PND 2026-2030 indique que la production nationale couvrait 63 % des besoins en 2024. La trajectoire inscrite dans le plan vise 76 % en 2026, 95 % en 2028 puis 106 % en 2030. Les efforts à fournir seront considérables et avec eux s’affirmera le besoin grandissant d’en protéger les résultats.

Mieux protéger pour faciliter l’investissement

Le mécanisme peut également agir sur une difficulté moins visible : le financement des exploitations. Accorder un crédit à un agriculteur dont le revenu dépend fortement des conditions météorologiques expose une banque ou une institution de microfinance à une incertitude importante. Une récolte assurée n’élimine pas ce risque, mais elle peut en absorber une partie. Le ministère de l’Agriculture voit ainsi dans l’assurance indicielle un moyen de protéger les investissements des producteurs tout en créant de nouvelles possibilités d’intervention pour les institutions financières.

Cette protection vient compléter d’autres actions déjà engagées dans la riziculture. En juin, des producteurs de Daloa et de Yamoussoukro ont notamment reçu des tracteurs, vingt tonnes de semences améliorées de riz ainsi que des engrais dans le cadre des appuis à la production vivrière. La maîtrise de l’eau constitue un autre volet. Fin août, le ministère s’est intéressé au barrage hydro-agricole de Gbemou, dans la Bagoué. L’ouvrage dispose d’un potentiel aménageable de 600 hectares, dont 214 sont actuellement exploités pour le riz, le maïs et les cultures maraîchères. L’extension des superficies irriguées doit permettre de moins dépendre du calendrier des pluies et de mieux stabiliser les rendements.

Construire une filière plus résistante aux chocs

La politique ivoirienne s’inscrit aussi dans une évolution régionale. En février 2026, la Banque africaine de développement, AfricaRice et la CEDEAO ont lancé à Bouaké le programme REWARD-AfricaRice. Doté de 8,5 millions de dollars et concernant quatorze pays d’Afrique de l’Ouest, il doit renforcer les chaînes de valeur rizicoles à travers l’amélioration des systèmes semenciers, des pratiques agricoles plus durables, de nouvelles technologies de transformation et une meilleure coordination entre les pays.

Les différents outils ne répondent pas au même besoin. Les semences et la recherche peuvent améliorer les rendements. L’irrigation réduit la dépendance aux précipitations. La mécanisation facilite certaines étapes de la production. L’assurance, elle, prend le relais lorsque le risque ne peut pas être totalement évité. Son efficacité devra cependant être mesurée dans la durée. L’un des points sensibles de l’assurance indicielle est le décalage possible entre l’indicateur choisi et la situation réelle d’un exploitant. Une parcelle peut subir des pertes alors que le seuil prévu par le contrat n’est pas franchi. À l’inverse, un indice trop large ou mal calibré risque de mal refléter les différences entre territoires.

La disponibilité de meilleures données agricoles devient donc importante. En 2026, la Côte d’Ivoire a publié pour la première fois les résultats de son Enquête agricole annuelle 2024-2025, menée avec l’appui de la FAO, de la Banque mondiale et de l’initiative 50×2030. Cette publication doit renforcer la connaissance des exploitations et des productions, dans un secteur qui représente plus de 15 % du PIB national.

Si l’étape de Yamoussoukro était celle de la préparation, le mouvement est toutefois engagé. À côté des investissements consacrés à l’eau, aux intrants, à la mécanisation et à la recherche, la gestion du risque commence à trouver sa place dans la politique rizicole ivoirienne : pour donner aux exploitants les moyens de mieux résister aux aléas et augmenter durablement la production.

Source : FinancialAfrika 

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Ecobank prévoit 2,6 milliards de dollars pour financer les entreprises dirigées par des femmes et l’agriculture en Afrique.

Le groupe bancaire panafricain Ecobank a annoncé, jeudi 24 septembre 2026 à Lomé, un engagement de financement de 2,6 milliards de dollars à l’horizon 2030 en faveur de deux secteurs jugés stratégiques pour les économies africaines : les entreprises dirigées par des femmes et les chaînes de valeur agricoles.

L’annonce a été faite lors de la conférence Ecobank@40, organisée à l’occasion de la clôture des célébrations du 40ᵉ anniversaire du groupe. Présent dans 34 pays d’Afrique subsaharienne, Ecobank entend inscrire cette nouvelle enveloppe dans une phase de développement axée sur la transformation économique, l’inclusion financière et l’intégration régionale.

2 milliards de dollars pour les entrepreneures

Sur les 2,6 milliards de dollars annoncés, 2 milliards seront consacrés au financement des entreprises dirigées par des femmes à travers le programme Ellevate by Ecobank.

Le groupe prévoit notamment de porter à 400 000 le nombre d’entreprises formelles accompagnées par le programme d’ici 2030. Ecobank indique également vouloir élargir l’accès au financement à jusqu’à un million de micro-entrepreneures grâce au développement de ses dispositifs numériques et d’inclusion financière.

Cette initiative s’appuie sur une dynamique déjà engagée. En 2025, Ecobank avait accordé 780 millions de dollars de prêts à des entreprises dirigées par des femmes, contre 265 millions de dollars en 2024, soit une progression de 194 %. Le programme Ellevate comptait alors plus de 103 000 entrepreneures enregistrées.

600 millions de dollars pour les chaînes de valeur agricoles

Le second volet de l’engagement porte sur l’agriculture. Ecobank prévoit de consacrer 600 millions de dollars aux petites et moyennes entreprises spécialisées dans l’agriculture d’ici 2030.

Le financement doit couvrir l’ensemble de la chaîne « de la ferme à l’assiette », notamment les producteurs, les agrégateurs, les transformateurs, les entreprises de logistique, les négociants et les exportateurs.

Le groupe entend également privilégier des solutions liées à l’agriculture résiliente au climat, aux paiements numériques dans les zones rurales et au financement du commerce. L’objectif affiché est de contribuer au développement des marchés alimentaires régionaux et à la réduction de la dépendance du continent aux importations alimentaires.

Faciliter l’accès aux marchés africains

Ecobank prévoit par ailleurs de s’appuyer sur son Single Market Trade Hub, une plateforme numérique qui met en relation des entreprises africaines et facilite les échanges transfrontaliers.

Selon le groupe, cette infrastructure doit permettre aux entrepreneures et aux PME agroalimentaires d’accéder plus facilement à de nouveaux acheteurs, fournisseurs et mécanismes de paiement dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large d’Ecobank en faveur du commerce intra-africain. En mai 2026, le groupe avait annoncé un engagement de 3 milliards de dollars destiné au financement du commerce, avec un accent notamment sur les PME, les entreprises dirigées par des femmes et les jeunes entrepreneurs.

Une stratégie axée sur le financement et le renforcement des capacités

Pour accompagner ces engagements, Ecobank prévoit de combiner prêts, mécanismes de garantie et dispositifs de partage des risques avec des institutions financières de développement. Le groupe souhaite également renforcer les capacités des bénéficiaires à travers des formations en gestion, en préparation à l’exportation et en développement d’entreprise.

L’annonce intervient alors que le financement des entreprises dirigées par des femmes et celui des chaînes de valeur agricoles restent des enjeux importants pour le développement économique du continent.

À travers cette enveloppe de 2,6 milliards de dollars, Ecobank entend ainsi renforcer son soutien aux entrepreneures et aux acteurs agricoles tout en favorisant les échanges commerciaux et l’intégration des économies africaines à l’horizon 2030.

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Guinée : le ministère de l’Agriculture accélère la modernisation du Laboratoire national des sols.

La ministre guinéenne de l’Agriculture, Aminata Kaba, a présidé, mercredi 20 mai 2026, la cérémonie officielle de remise d’équipements modernes au Laboratoire national des sols, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation des infrastructures agricoles et scientifiques du pays.

L’événement a également été marqué par le lancement d’une session de formation destinée aux cadres techniques du département, dans le cadre du renforcement des capacités nationales en matière d’analyse des sols et d’agriculture de précision.

Une réforme au cœur de la stratégie agricole nationale

À travers cette initiative, le ministère de l’Agriculture entend renforcer les outils techniques de l’État afin d’améliorer la productivité agricole, la gestion durable des terres et la résilience du secteur face aux défis climatiques et alimentaires.

Les autorités guinéennes considèrent en effet la maîtrise de la qualité des sols comme un levier essentiel pour accroître les rendements agricoles, orienter les politiques de fertilisation et accompagner la transformation structurelle de l’économie rurale.

La cérémonie s’est tenue en présence de cadres du département ministériel ainsi que de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment Banque islamique de développement et Institut international de recherche en agroforesterie.

Des équipements modernes pour une agriculture plus performante

Selon le ministère, la rénovation du laboratoire et l’acquisition de nouveaux équipements doivent permettre d’améliorer les capacités d’analyse scientifique et de renforcer la qualité des services techniques fournis aux producteurs agricoles.

Lors de son intervention, Aminata Kaba a insisté sur la nécessité de développer une agriculture plus compétitive, productive et durable, tout en mettant l’accent sur l’exigence de rigueur et d’efficacité dans les formations destinées aux cadres techniques.

Cette modernisation s’inscrit dans la volonté des autorités de doter les administrations publiques d’outils performants capables d’accompagner les ambitions nationales en matière de souveraineté alimentaire et de transformation économique.

Une montée en compétence des cadres agricoles

Dans le prolongement de cette dynamique, une formation spécialisée sera également organisée au sein de Université Mohammed VI Polytechnique, au Maroc.

L’objectif affiché est de renforcer durablement le capital humain du secteur agricole guinéen et de favoriser l’émergence d’une expertise nationale capable d’accompagner les mutations engagées dans le cadre du programme Simandou 2040.

Les autorités souhaitent ainsi développer des compétences locales dans les domaines scientifiques, techniques et agronomiques afin de réduire la dépendance extérieure et soutenir une agriculture davantage fondée sur l’innovation et la recherche.

Le programme Simandou 2040 comme fil conducteur

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya à travers le programme Simandou 2040, qui place la transformation structurelle de l’économie, la modernisation des services publics et la souveraineté alimentaire parmi les priorités stratégiques de l’État.

À travers la modernisation du Laboratoire national des sols, le gouvernement guinéen cherche notamment à construire les bases d’une agriculture plus résiliente, fondée sur la recherche scientifique, l’innovation technique et l’amélioration durable des performances agricoles.

Pour le ministère de l’Agriculture, cette nouvelle étape illustre la volonté des autorités de faire des infrastructures scientifiques et techniques un pilier central du développement économique et rural de la Guinée.

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Sénégal : le gouvernement fixe ses priorités entre dialogue social, santé et agriculture.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présidé, mercredi 15 avril 2026, un Conseil des ministres marqué par l’examen de plusieurs dossiers stratégiques. Au cœur des échanges : la consolidation du dialogue social, la réforme du système de santé et les préparatifs de la prochaine campagne agricole, dans un contexte de fortes attentes sociales et économiques.

Dialogue social : vers un Livre blanc et une nouvelle conférence sociale

Souhaitant apaiser le climat social et structurer la réponse de l’État aux revendications syndicales, le chef de l’État a instruit le gouvernement de publier, avant le 30 avril 2026, un Livre blanc consacré à la prise en charge des doléances des centrales syndicales.

Dans la même dynamique, il a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux des tensions sociales et annoncé la tenue prochaine de la cinquième Conférence sociale. Cette rencontre devrait être axée sur la question de la productivité au travail, un enjeu central pour la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Santé : accélérer les réformes pour un meilleur accès aux soins

L’amélioration du système de santé a également occupé une place importante lors de ce Conseil. Le président a demandé une accélération du processus d’adoption du Code de la santé, ainsi que la mise en œuvre d’une nouvelle carte sanitaire visant à mieux répartir l’offre de soins sur le territoire.

Les orientations fixées incluent aussi le renforcement des ressources humaines, l’amélioration de la gouvernance hospitalière et l’ouverture d’une réflexion approfondie sur le financement durable de la couverture sanitaire universelle, un pilier des politiques sociales.

Agriculture : anticiper la campagne 2026 et sécuriser les approvisionnements

À l’approche de l’hivernage, les autorités ont été appelées à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement de la campagne agricole 2026. Il s’agit notamment d’assurer la disponibilité des semences, des intrants et des mécanismes de financement au profit des producteurs.

Le président a également insisté sur l’adoption prochaine de textes encadrant les activités agricoles et pastorales. Dans la perspective de la Tabaski, il a demandé un approvisionnement suffisant du marché en moutons, afin d’éviter toute tension sur les prix.

Réformes et gouvernance : rationalisation et valorisation des ressources publiques

Le Premier ministre a, pour sa part, présenté plusieurs chantiers en cours, portant notamment sur la réforme de l’Imprimerie nationale, la maîtrise des dépenses publiques et la valorisation des infrastructures étatiques sous-exploitées.

Dans cette optique, un Conseil interministériel consacré aux infrastructures devrait se tenir dans les prochaines semaines, avec pour objectif d’optimiser l’utilisation des équipements publics existants et d’améliorer leur rentabilité.

Activité législative et nominations

Au titre des textes examinés, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de loi, dont ceux relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale, deux instruments clés pour l’encadrement du marché de l’emploi et la protection sociale.

Enfin, plusieurs nominations ont été entérinées au sein de l’administration territoriale et de différents départements ministériels, traduisant la poursuite de la réorganisation de l’appareil d’État.

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Le Sénégal engage une dynamique structurée vers l’autosuffisance en blé

Le Sénégal amorce un tournant stratégique dans sa politique agricole. Longtemps dépendant des importations pour couvrir ses besoins en blé, le pays affiche désormais une ambition claire : produire localement une part significative de cette céréale essentielle à la consommation nationale.

Cette orientation a été réaffirmée par le chercheur Amadou Tidiane Sall, de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), à l’occasion d’une visite de terrain dans la zone de Dagana, au nord du pays. L’information a été relayée par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS).

Une dépendance structurelle coûteuse

Le blé constitue la deuxième céréale la plus consommée au Sénégal, derrière le riz. Pain, pâtes alimentaires, farine industrielle : la demande nationale est soutenue et en constante progression.

Pourtant, la production locale demeure marginale. Le pays importe chaque année plusieurs centaines de milliers de tonnes de blé, représentant une facture estimée à plus de 150 milliards de francs CFA. Cette dépendance expose l’économie nationale aux fluctuations des marchés internationaux, aux tensions géopolitiques et aux perturbations logistiques mondiales.

Dans un contexte marqué par la volatilité des prix et les crises d’approvisionnement, la question n’est plus seulement agricole : elle est stratégique.

Des expérimentations techniques encourageantes

Pour inverser la tendance, des essais de culture de blé sont en cours dans la vallée du fleuve Sénégal, notamment sur des périmètres irrigués. L’approche repose sur :

  • l’introduction de variétés adaptées aux conditions agroclimatiques locales,

  • la maîtrise de l’irrigation,

  • l’accompagnement technique des producteurs.

L’ISRA a déjà homologué plusieurs variétés de blé tendre et de blé dur adaptées au contexte sénégalais. Les premiers résultats sont jugés prometteurs, démontrant que, malgré un climat tropical, une production viable est envisageable sous irrigation contrôlée.

Il ne s’agit pas d’une expérimentation symbolique, mais d’une démarche structurée visant à tester la rentabilité, la productivité et la durabilité du modèle.

Enjeux économiques et souveraineté alimentaire

Au-delà de la performance agronomique, l’enjeu est double :

  1. Réduction du déficit commercial : substituer progressivement les importations par une production nationale.

  2. Renforcement de la souveraineté alimentaire : sécuriser l’approvisionnement en produits de base.

La stratégie s’inscrit dans une vision plus large de transformation agricole, où la recherche scientifique, les politiques publiques et l’investissement privé doivent converger.

Toutefois, atteindre l’autosuffisance complète à court terme reste un défi ambitieux. Les contraintes sont réelles : compétitivité face au blé importé, coûts de production, structuration de la filière, mécanisation, accès aux intrants et financement.

La réussite du projet dépendra donc d’une coordination rigoureuse entre l’État, les instituts de recherche, les producteurs et les industriels meuniers.

Une ambition réaliste, mais progressive

L’objectif affiché n’est pas une rupture brutale avec les importations, mais une montée en puissance progressive. L’expérience d’autres filières agricoles montre que la durabilité repose sur la planification, la discipline et la constance dans l’exécution.

Le Sénégal pose ainsi les bases d’une politique agricole plus résiliente, ancrée dans l’innovation locale et la valorisation de ses ressources hydriques.

Le chantier est exigeant. Mais il répond à une évidence économique : produire ce que l’on consomme renforce non seulement l’économie, mais aussi la souveraineté.

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Sénégal : le budget 2026 du ministère de l’Agriculture arrêté à 427 milliards FCFA en autorisations d’engagement.

Le projet de budget 2026 du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE) a été examiné et adopté ce mardi par la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, élargie à la Commission du Développement rural. Le document a été défendu devant les députés par le ministre Mabouba Diagne.

Selon la note présentée par le ministère, le budget 2026 est arrêté à 427 006 218 466 FCFA en autorisations d’engagement (AE) et 247 586 752 366 FCFA en crédits de paiement (CP).

Une hausse marquée des autorisations d’engagement

Comparé à la Loi de Finances Initiale (LFI) 2025, le budget du MASAE connaît une augmentation de 117 321 302 138 FCFA en AE, soit une progression de +37,88 %.

Selon le ministère, cette hausse s’explique principalement par :

  • la prévision de nouvelles conventions de financement,

  • l’arrivée de nouveaux projets et programmes,

  • le recours accru aux ressources extérieures pour soutenir le secteur agricole.

Cette dynamique traduit la volonté de renforcer les investissements structurants dans l’agriculture, un pilier central de la souveraineté alimentaire du pays.

Une baisse des crédits de paiement liée à la fin de plusieurs programmes

Contrairement aux AE, les crédits de paiement connaissent une baisse notable de 56 896 163 962 FCFA, soit –18,69 % par rapport à 2025.

Cette diminution s’explique, selon le ministère, par :

  • la clôture en 2025 de plusieurs projets arrivés à terme,

  • la réduction des dépenses liées à des programmes finalisés,

  • la réorientation budgétaire vers de nouvelles initiatives en phase de préparation.

Un budget pour relancer l’investissement agricole

Le projet de budget 2026 intervient dans un contexte où le Sénégal accélère ses efforts pour atteindre une souveraineté alimentaire durable. Le ministère ambitionne, à travers ce budget :

  • d’intensifier les investissements agricoles,

  • de soutenir l’élevage et les chaînes de valeur agroalimentaires,

  • de moderniser les outils et infrastructures de production,

  • et de dynamiser l’innovation dans le secteur, notamment via l’usage des technologies agricoles.

Une étape importante avant l’adoption finale

Après son examen en commission, le projet de budget 2026 du MASAE devra être soumis à la séance plénière de l’Assemblée nationale pour adoption définitive dans le cadre du vote global de la Loi de Finances 2026.

Avec cet arbitrage, le ministère confirme sa volonté de renforcer l’investissement agricole et d’adapter les dépenses aux priorités stratégiques du pays.

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Claudia Senghor : une pionnière de l’agriculture nouvelle génération dans le classement Forbes Afrique 30 Under 30.

À 28 ans, Claudia Senghor fait partie de cette jeunesse africaine qui bouscule les modèles traditionnels. À la tête d’Agrobabe, une initiative qui lie agriculture durable, éducation et innovation numérique, elle est aujourd’hui reconnue parmi les 30 jeunes Africains les plus influents selon Forbes Afrique.

Installée entre Dakar et Montréal, Claudia appartient à cette génération de femmes africaines qui repensent le rapport à la terre. Formée à l’Université Laval en agroéconomie et développement durable, elle allie rigueur scientifique, sens de la pédagogie et esprit entrepreneurial pour faire émerger un nouveau récit agricole.

Avec Agrobabe, elle accompagne les jeunes dans la création et la gestion de projets agricoles, tout en vulgarisant les bonnes pratiques pour un impact durable. Sur les réseaux sociaux, où elle rassemble une large communauté de plus de 350 000 abonnés sur Instagram, elle démocratise le savoir agricole à travers des formats accessibles, surtout pour les femmes et les jeunes en quête d’autonomie.

Son ouvrage Planifier et réussir son projet agricole connaît un grand succès : conçu comme un outil pratique, il rend concrets les défis du secteur à travers des conseils simples, des illustrations parlantes et une approche directement issue du terrain.

Militante d’une agriculture résiliente et inclusive, Claudia est également ambassadrice de la plateforme panafricaine MANSAAH. Elle œuvre pour redonner aux jeunes Africains la confiance nécessaire pour investir les espaces ruraux, convaincue que le changement passe aussi par des récits porteurs d’espoir : « Ce ne sont pas les terres qui manquent, mais les récits inspirants. »

Son parcours, à la croisée de l’action locale et de la vision continentale, incarne l’émergence d’une Afrique connectée, audacieuse et tournée vers un avenir durable.

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Sénégal : La suspension des exportations d’arachides fragilise la filière

La campagne arachidière 2024/2025 au Sénégal traverse une période difficile, plus de deux mois après la décision gouvernementale de suspendre les exportations. Cette mesure, destinée à protéger le marché local, génère des tensions tant chez les producteurs que chez les transformateurs.

La Sonacos, premier huilier du pays, fait face à des difficultés majeures. Selon le bulletin du service commercial N’kalô du 25 janvier, ses quatre établissements n’ont collecté que 76 424 tonnes d’arachides, bien loin de l’objectif fixé à 300 000 tonnes. Le prix plancher fixé par le gouvernement à 305 FCFA le kilogramme, contre 280 FCFA l’année précédente, complique la situation. L’entreprise doit débourser 335 FCFA le kilogramme auprès des opérateurs privés stockeurs (OPS), ce qui fragilise sa trésorerie et ralentit ses achats dans le bassin arachidier.

Les producteurs expriment leur mécontentement face à cette situation. Habitués à vendre leurs récoltes à l’export à des prix pouvant atteindre 500 FCFA le kilogramme, ils se retrouvent contraints de se tourner vers la Sonacos ou de céder leur production à des commerçants en dessous du prix plancher, entre 280 et 290 FCFA le kilogramme. Comme l’explique Cheikh Tidiane Cissé, Secrétaire général des agriculteurs du Bassin arachidier : « Nous espérions au moins 500 FCFA pour récompenser nos efforts, mais le Gouvernement nous a déçus. »

Les exportateurs, quant à eux, restent dans l’expectative. Bien que le gouvernement ait promis de nouvelles autorisations d’exportation une fois les huiliers locaux approvisionnés, la situation demeure bloquée. Le service N’kalô souligne l’urgence d’une « bonne réactivité des autorités » pour éviter des pertes importantes aux producteurs, d’autant que les capacités de transformation locales ne peuvent absorber que la moitié de la production nationale, estimée à un million de tonnes. Cette situation est d’autant plus regrettable que la demande chinoise s’intensifie, en raison d’une mauvaise récolte, poussant les importateurs à se tourner vers le Soudan et l’Inde.

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Transformation Agricole en Casamance : Un Partenariat Stratégique

Le Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage (MASAE) vient de conclure un accord majeur avec Bonifiche Ferraresi International, traçant une nouvelle voie pour le développement agricole sénégalais.

Ce partenariat public-privé, soutenu par le Plan Mattei du gouvernement italien et intégré au Plan Diomaye, vise à métamorphoser la région de Sédhiou en un pôle agricole moderne et intégré. Sur un vaste domaine de 10 000 hectares, le projet ambitionne de révolutionner simultanément l’agriculture, l’élevage et la pisciculture.

L’enjeu est crucial : réduire drastiquement la dépendance alimentaire du Sénégal. Actuellement, le pays dépense annuellement 1070 milliards de FCFA en importations alimentaires, une hémorragie économique que ce projet entend endiguer.

Les retombées attendues sont multiples et prometteuses. Au-delà de la production agricole, le projet générera des milliers d’emplois pour les jeunes et les femmes, favorisera l’émergence de coopératives agricoles communautaires et développera des infrastructures socio-économiques structurantes.

« Un pays qui importe autant de nourriture, exporte des emplois », a déclaré le Ministre Dr Mabouba Diagne, martelant la nécessité d’une approche nouvelle de souveraineté alimentaire.

Le MASAE s’engage dans une stratégie ambitieuse à moyen et long terme, visant à atteindre une autosuffisance alimentaire durable. L’objectif est clair : construire une agriculture résiliente, source de prospérité nationale.

Cette initiative symbolise plus qu’un simple projet agricole. C’est une vision transformatrice pour un Sénégal maître de son destin alimentaire, économique et social.