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Guinée : Ousmane Diagana réaffirme l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du Président Mamadi Doumbouya.

En visite de travail en Guinée, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a été reçu mardi 6 octobre 2026 par le président Mamadi Doumbouya. Les échanges ont porté sur les priorités économiques du pays et le renforcement de la coopération avec l’institution.

À la tête d’une délégation de la Banque mondiale, Ousmane Diagana a salué les orientations économiques des autorités guinéennes, notamment les investissements structurants, les réformes engagées et les efforts de consolidation du cadre macroéconomique.

La délégation a été introduite auprès du chef de l’État par la ministre de l’Économie et des Finances, Mariama Ciré Sylla. Elle a présenté les résultats de la mission menée par les représentants de l’institution, marquée par la signature de plusieurs accords de financement et l’annonce de nouveaux investissements dans des secteurs stratégiques.

Ces ressources doivent soutenir des projets structurants, avec des objectifs portant notamment sur la croissance, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie.

La rencontre intervient au lendemain du lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033, qui prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements en faveur de la Guinée. Le programme met l’accent sur la création d’emplois, le développement du secteur privé, le capital humain et la transformation des revenus miniers en retombées durables.

Cette nouvelle étape de la coopération intervient alors que Conakry cherche à accélérer sa transformation économique, notamment à travers les investissements liés à Simandou. La Banque mondiale entend, pour sa part, poursuivre son appui aux priorités nationales et aux réformes engagées par les autorités.

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Guinée–Banque mondiale : plus de 3 milliards de dollars annoncés pour accélérer la transformation économique.

La Guinée et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé, le 5 octobre 2026, leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2027-2033. Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus, ce programme entend soutenir la transformation économique du pays, renforcer le secteur privé et favoriser la création d’emplois. L’enjeu central reste toutefois de convertir la croissance attendue, notamment grâce au projet minier de Simandou, en améliorations concrètes des conditions de vie des populations.

La Guinée ouvre une nouvelle étape de sa coopération avec le Groupe de la Banque mondiale. Le lancement du Cadre de partenariat pays 2027-2033 fixe les grandes orientations de l’appui de l’institution au développement économique et social du pays pour les sept prochaines années.

Présenté le 5 octobre 2026, ce cadre prévoit plus de 3 milliards de dollars d’engagements destinés à accompagner les priorités nationales. Au-delà du volume des financements annoncés, les autorités guinéennes et leurs partenaires mettent l’accent sur une question essentielle : comment faire en sorte que les investissements, en particulier ceux liés au secteur minier, produisent des retombées durables pour l’ensemble de la population ?

Lors de la cérémonie de lancement, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a insisté sur la nécessité de transformer les perspectives de croissance en emplois, en opportunités économiques et en amélioration du niveau de vie.

Une croissance portée par Simandou, mais encore à traduire en résultats

Les projections présentées à l’occasion du lancement du partenariat font état d’une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel de 8,6 % en 2026. Celle-ci pourrait ensuite atteindre une moyenne annuelle de 10,1 % sur la période 2027-2030, notamment sous l’effet de l’activité minière, des investissements dans les infrastructures et de leurs retombées sur les autres secteurs.

Ces perspectives sont encourageantes, mais elles ne garantissent pas, à elles seules, une amélioration des conditions de vie. C’est le message défendu par Mariama Ciré Sylla, qui appelle à placer les retombées sociales de la croissance au cœur des politiques publiques.

« La croissance, elle seule, ne suffit pas. Elle doit se traduire par des emplois, par une amélioration des conditions de vie des populations et par davantage d’opportunités pour nos concitoyens », a-t-elle souligné.

Cette exigence revêt une importance particulière dans un pays où, selon les données citées par la ministre, plus de 70 % de la population a moins de 35 ans. Pour les autorités, cette jeunesse représente un potentiel majeur, mais également un défi en matière d’emploi, de formation et d’insertion économique.

« Notre responsabilité collective est donc claire : transformer la croissance en emplois, réduire la pauvreté et faire en sorte que les fruits du développement bénéficient à toutes les régions de notre pays », a déclaré la ministre.

Simandou 2040, un levier pour diversifier l’économie

Le programme Simandou 2040 occupe une place importante dans cette ambition. Selon Mariama Ciré Sylla, il pourrait représenter plus de 300 milliards de dollars d’investissements sur quinze ans, dont 40 % attendus du secteur privé.

L’objectif affiché dépasse ainsi l’exploitation des ressources minières. Il s’agit de faire émerger autour de ces investissements des activités économiques capables de créer de la valeur ajoutée, de développer les compétences locales et de soutenir les entreprises guinéennes.

La ministre a notamment insisté sur la nécessité de transformer les revenus issus des ressources extractives en actifs durables, en institutions solides et en opportunités pour les générations futures.

Cette orientation suppose notamment de renforcer les infrastructures, d’améliorer la gestion des ressources publiques et de favoriser les liens entre le secteur minier et le reste de l’économie. Sans ces mécanismes, la hausse de la production minière risque de ne pas se traduire suffisamment par une diversification économique et une amélioration généralisée des revenus.

1,5 million d’emplois à créer d’ici 2030

Le défi de l’emploi a également été au centre de l’intervention d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon les chiffres qu’il a présentés, la Guinée devra créer 1,5 million d’emplois d’ici 2030. Or, entre 2021 et 2024, le pays aurait généré en moyenne 121 000 nouveaux emplois par an. L’atteinte de l’objectif fixé nécessitera donc une accélération significative du rythme de création d’emplois.

Pour Ousmane Diagana, cette ambition impose de revoir les approches traditionnelles et de faire de l’emploi une priorité explicite des politiques économiques.

« Nous ne pouvons pas atteindre l’objectif d’emploi simplement en faisant davantage de ce que nous avons fait aujourd’hui », a-t-il averti, appelant à « changer d’échelle » et à « changer de modèle ».

Il s’agit notamment de ne plus considérer l’emploi comme une conséquence indirecte de la croissance, mais de l’intégrer dès la conception des politiques publiques et des investissements.

Dans cette perspective, le secteur privé est appelé à jouer un rôle déterminant. Les entreprises étant les principales créatrices d’emplois, leur développement dépendra notamment de l’amélioration de l’accès au financement, de la disponibilité de l’électricité, de la qualité des infrastructures et de la logistique, mais aussi de l’accès aux marchés et de la prévisibilité du cadre réglementaire et fiscal.

Simandou : mesurer les retombées au-delà des exportations minières

Ousmane Diagana considère le projet Simandou comme une opportunité historique pour la Guinée. Il rappelle toutefois que l’exploitation des ressources naturelles ne garantit pas automatiquement une économie diversifiée, inclusive et créatrice d’emplois.

Pour lui, l’enjeu consiste à mesurer les retombées du projet au-delà des volumes de minerai exportés : combien d’emplois seront créés, combien d’entreprises pourront se développer, quelles compétences seront acquises et quels investissements profiteront durablement aux Guinéens ?

Cette approche vise à faire de Simandou un moteur de transformation de l’ensemble de l’économie, plutôt qu’un secteur isolé du reste du tissu productif.

Le responsable de la Banque mondiale met également en garde contre le risque d’une « Guinée à deux vitesses », dans laquelle un secteur minier moderne et performant coexisterait avec une économie informelle vulnérable, dont une grande partie de la population dépend pour ses revenus.

Pour éviter ce scénario, le nouveau partenariat accorde une place importante à la gestion des ressources publiques, au développement du capital humain, au soutien aux entreprises et à une croissance plus inclusive.

Quatre accords de financement de 320,8 millions de dollars

Le lancement du Cadre de partenariat pays a été marqué par la signature de quatre accords représentant un total de 320,8 millions de dollars de nouveaux financements.

Le premier accord porte sur la deuxième phase du Projet de développement de l’agriculture commerciale, avec un financement de 116 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale.

Le deuxième concerne le Projet Compétences pour l’innovation, la résilience et les aspirations (SIRA). Il bénéficie de 100 millions de dollars de l’IDA, auxquels s’ajoutent 2 millions de dollars du Fonds fiduciaire multi-donateurs du Partenariat pour l’apprentissage précoce (ELP), soit un total de 102 millions de dollars.

Le troisième accord prévoit 75 millions de dollars de l’IDA pour le Projet de mobilisation des recettes intérieures et de gestion des dépenses publiques. Celui-ci constitue la première phase d’une approche-programme à phases multiples destinée à renforcer la mobilisation des ressources nationales et l’efficacité de la gestion budgétaire.

Enfin, 27,8 millions de dollars supplémentaires sont consacrés à la deuxième phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité. Cette enveloppe vient compléter les 132,3 millions de dollars approuvés le 30 juin 2025, portant le financement total de cette phase à 160,1 millions de dollars.

Ces accords ciblent ainsi plusieurs leviers de développement : l’agriculture commerciale, les compétences, la mobilisation des recettes publiques et l’accès à l’électricité. Ils constituent une première traduction opérationnelle du nouveau cadre de partenariat, sans représenter à eux seuls l’ensemble des engagements prévus pour la période 2027-2033.

Formation, santé et agriculture : les retombées sociales attendues

Le partenariat entend également renforcer l’accès aux services essentiels et développer les compétences nécessaires à la transformation de l’économie.

Selon les chiffres présentés par Mariama Ciré Sylla, le cadre prévoit une amélioration de la formation pour plus de 650 000 élèves. Le programme SIRA devrait, pour sa part, toucher plus de deux millions de jeunes, notamment grâce à la modernisation de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle dans des secteurs stratégiques.

Dans le domaine de la santé et de la nutrition, environ quatre millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux services.

L’agriculture commerciale figure également parmi les priorités. Le projet dédié à ce secteur devrait contribuer, selon les projections communiquées par la ministre, à la création de près de 66 000 emplois et bénéficier à plus de 250 000 agriculteurs et ménages ruraux.

Ces objectifs traduisent la volonté de soutenir des secteurs susceptibles de générer des activités et des revenus au-delà de l’industrie extractive. Leur réalisation dépendra toutefois de la mise en œuvre effective des projets, de leur suivi et de leur capacité à atteindre les populations ciblées.

De l’engagement financier à l’impact sur les populations

Pour les autorités guinéennes, le succès du nouveau partenariat ne devra pas être évalué uniquement à l’aune des financements obtenus ou du nombre de projets approuvés. Il devra surtout se mesurer aux changements observés dans la vie quotidienne des citoyens.

« La réussite de ce partenariat ne se mesurera pas au nombre de projets approuvés ni au volume des financements mobilisés. Elle se mesurera à ce qui changera concrètement dans la vie des Guinéens », a affirmé Mariama Ciré Sylla.

La ministre a ainsi appelé à passer « de l’ambition à l’exécution, des financements aux résultats, des projets aux emplois ».

Avec plus de 3 milliards de dollars d’engagements prévus sur la période 2027-2033, la Guinée dispose d’un nouveau cadre de coopération pour accompagner ses ambitions économiques et sociales. Mais les perspectives de croissance, les investissements attendus autour de Simandou et les financements de la Banque mondiale devront désormais se traduire par des résultats mesurables.

La création des 1,5 million d’emplois visés d’ici 2030, la réduction de la pauvreté, le développement des entreprises locales et l’amélioration de l’accès aux services essentiels constitueront autant d’indicateurs pour évaluer la portée réelle de ce partenariat.

Le principal défi sera donc de transformer la croissance annoncée en prospérité partagée, afin que les ressources naturelles et les investissements contribuent durablement au développement de toutes les régions de la Guinée.

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Washington : Bassirou Diomaye Faye obtient le soutien de la Banque mondiale pour les priorités du Sénégal.

En déplacement à Washington, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu, lundi 14 septembre 2026, avec Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur les principales priorités économiques et sociales du Sénégal, notamment l’emploi des jeunes, le coût de l’énergie, la protection sociale et l’amélioration du climat des affaires.

Un partenariat stratégique réaffirmé

Reçu au siège de l’institution financière internationale, le chef de l’État était accompagné d’une importante délégation ministérielle. Cette rencontre a permis de réaffirmer le rôle du Groupe de la Banque mondiale comme partenaire majeur du Sénégal dans la mise en œuvre de ses politiques de développement.

La coopération entre Dakar et la Banque mondiale s’est notamment renforcée ces dernières années. Le 6 août 2026, trois nouveaux accords avaient été signés à Dakar dans les domaines de l’agriculture, de la connectivité des zones de production ainsi que du développement des régions orientales et méridionales du pays.

Un accompagnement confirmé pour les politiques publiques

Au cours des échanges, la Banque mondiale a confirmé sa volonté de poursuivre son accompagnement du Sénégal dans la stabilisation du cadre macroéconomique et la transformation structurelle de son économie.

L’institution s’est également engagée à maintenir son appui au financement soutenable des politiques publiques au cours des prochaines années. Cette position intervient alors que le Sénégal poursuit ses efforts de consolidation des finances publiques et de restauration de la confiance de ses partenaires financiers.

Cette dynamique intervient également quelques semaines après la conclusion d’un accord technique avec le Fonds monétaire international, le 1er septembre 2026, sur un nouveau programme économique et financier.

L’emploi des jeunes au cœur des échanges

La question de l’emploi des jeunes a occupé une place importante dans les discussions. Pour le président Bassirou Diomaye Faye, la jeunesse constitue un levier essentiel de la transformation économique du Sénégal et doit bénéficier de conditions favorables à l’insertion professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Le partenariat avec la Banque mondiale devrait ainsi contribuer à développer de nouveaux mécanismes de financement destinés aux entrepreneurs et aux porteurs de projets, avec l’objectif de favoriser la création d’activités et d’emplois.

Réduire le coût de l’énergie et renforcer la protection sociale

Les échanges ont également porté sur des enjeux qui touchent directement les ménages et les entreprises. La réduction du coût de l’énergie figure parmi les priorités évoquées, avec l’ambition de diminuer la pression exercée par les dépenses énergétiques sur le pouvoir d’achat et sur la compétitivité des entreprises.

Le renforcement de la protection sociale constitue un autre axe important du partenariat. Il s’agit notamment de mieux accompagner les populations les plus vulnérables pendant la période de consolidation économique.

L’amélioration du climat des affaires a également été évoquée afin de favoriser l’investissement productif et de soutenir davantage la dynamique entrepreneuriale.

Une attention particulière aux territoires

Le partenariat devra aussi accompagner le développement des corridors économiques et la territorialisation des politiques publiques. L’objectif affiché est de favoriser une croissance mieux répartie sur l’ensemble du territoire, en valorisant les potentialités propres aux différentes régions.

Cette approche s’inscrit dans la volonté des autorités sénégalaises de réduire la concentration des activités économiques dans la région de Dakar et de renforcer les complémentarités entre les différents pôles de développement du pays.

La Banque mondiale réaffirme sa disponibilité

À l’issue de la rencontre, Ajay Banga a réaffirmé la disponibilité du Groupe de la Banque mondiale à poursuivre et à renforcer son accompagnement du Sénégal.

Pour Dakar, cette coopération doit permettre de soutenir les réformes engagées tout en répondant aux préoccupations économiques et sociales les plus urgentes, notamment l’emploi, le pouvoir d’achat, la protection sociale et le développement territorial.

La mission américaine du président Bassirou Diomaye Faye devait se poursuivre mardi avec un entretien avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, avant une étape aux Émirats arabes unis.

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Sénégal : la Banque mondiale annonce un financement de 340 milliards de FCFA pour soutenir les réformes.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, mercredi, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette rencontre s’est conclue par l’annonce d’un nouveau financement de 340 milliards de FCFA destiné à accompagner plusieurs projets prioritaires du Sénégal.

Selon la présidence sénégalaise, ces ressources serviront à financer des initiatives dans les secteurs de l’agriculture, des transports, ainsi que des programmes de résilience économique et sociale en faveur des jeunes et des femmes.

La Banque mondiale a également confirmé un appui budgétaire direct à l’État sénégalais et l’élargissement des financements basés sur les résultats, témoignant de sa confiance dans les réformes engagées par les autorités.

Les échanges ont porté sur plusieurs priorités stratégiques, notamment la réduction du coût de l’énergie, l’accélération du développement du solaire, le renforcement de la résilience agricole afin de soutenir la souveraineté alimentaire, l’amélioration du climat des affaires, ainsi que la modernisation de la gouvernance et des finances publiques.

Les deux parties ont enfin évoqué la préparation d’un nouveau cadre de partenariat qui définira la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale pour les dix prochaines années, en cohérence avec les objectifs de la Vision Sénégal 2050.

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Sénégal : la Banque mondiale renforce son partenariat autour de la Vision Sénégal 2050.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, effectue une visite officielle au Sénégal du 4 au 8 août 2026 afin de consolider le partenariat stratégique entre l’institution et les autorités sénégalaises dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Cette mission vise à approfondir le dialogue avec le gouvernement et à mieux aligner les interventions du Groupe de la Banque mondiale sur les priorités nationales. Les échanges porteront également sur une meilleure coordination entre les différentes entités du Groupe, notamment l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Au cours de son séjour, Ousmane Diagana rencontrera le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, ainsi que plusieurs membres du gouvernement en charge notamment de l’Énergie, de l’Agriculture et de l’Éducation.

Les discussions seront centrées sur plusieurs programmes prioritaires, dont Mission 300, destiné à accélérer l’accès universel à l’électricité, AgriConnect, consacré à la transformation agricole et à la création d’emplois, ainsi que Place à l’eau (Water Forward), qui vise à améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Les deux parties examineront également les projets liés aux infrastructures de transport, au développement agricole, à la résilience des populations, à l’amélioration du climat des affaires, ainsi qu’au renforcement de la couverture sanitaire universelle et du capital humain.

Selon la Banque mondiale, cette visite permettra d’évaluer les progrès du partenariat avec le Sénégal et d’identifier de nouvelles pistes pour renforcer son impact sur le développement économique et social du pays.

À ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal comprend 27 projets d’investissement financés par l’IDA pour un montant total de 4,2 milliards de dollars. L’IFC dispose d’un portefeuille de 658 millions de dollars, tandis que les engagements bruts de la MIGA atteignent 1,005 milliard de dollars.

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Afrique subsaharienne : la Banque mondiale alerte sur un ralentissement de la croissance en 2026.

L’économie de l’Afrique subsaharienne devrait connaître un léger ralentissement en 2026, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des pressions inflationnistes et une marge de manœuvre budgétaire de plus en plus réduite pour de nombreux États. C’est le constat dressé par la Banque mondiale dans son dernier rapport sur les Perspectives économiques mondiales.

L’institution prévoit une croissance régionale de 4 % en 2026, contre 4,1 % en 2025. Une évolution modeste, mais révélatrice des difficultés auxquelles la région demeure confrontée alors que les effets du conflit au Moyen-Orient, la volatilité des marchés énergétiques et le ralentissement de la demande mondiale continuent d’affecter l’activité économique.

Une révision à la baisse des prévisions

Selon la Banque mondiale, les perspectives de croissance pour l’Afrique subsaharienne ont été revues à la baisse de 0,3 point de pourcentage par rapport aux projections publiées en début d’année.

Les répercussions des tensions internationales devraient en effet neutraliser une partie des bénéfices attendus des réformes économiques engagées dans plusieurs pays ainsi que des nouveaux accords commerciaux destinés à stimuler les échanges.

Cette dégradation du contexte mondial intervient alors que la région avait enregistré une amélioration relative de ses performances en 2025, portée notamment par la hausse des prix de certaines matières premières stratégiques telles que l’or, le cuivre et le café, ainsi que par un recul progressif de l’inflation dans plusieurs économies.

L’énergie, principal facteur de vulnérabilité

La Banque mondiale souligne que la majorité des pays d’Afrique subsaharienne demeurent fortement dépendants des importations énergétiques. Cette situation les expose directement aux fluctuations des prix mondiaux du pétrole et du gaz.

La hausse des coûts de l’énergie entraîne mécaniquement une augmentation des dépenses liées au transport, aux intrants agricoles et à la production industrielle. Les prix des engrais, du carburant et de nombreux produits de consommation pourraient ainsi continuer à progresser, accentuant les tensions inflationnistes déjà ressenties par les ménages.

Cette pression sur les prix risque de réduire le pouvoir d’achat des populations et de freiner la consommation intérieure, qui constitue un moteur essentiel de la croissance dans de nombreux pays africains.

Des signaux encourageants malgré un environnement difficile

Malgré ces défis, l’institution financière internationale met en avant plusieurs facteurs susceptibles de soutenir l’activité économique du continent.

Parmi eux figure la prolongation jusqu’à fin 2026 de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), mécanisme qui facilite l’accès de nombreux produits africains au marché américain.

La décision de la Chine de supprimer les droits de douane sur l’ensemble des importations africaines est également perçue comme une opportunité majeure pour renforcer les exportations du continent et améliorer son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Par ailleurs, les réformes économiques en cours dans plusieurs pays, notamment en Afrique du Sud, en Éthiopie et au Nigeria, devraient contribuer à améliorer l’environnement des affaires et à attirer davantage d’investissements privés.

La ZLECAf comme levier de transformation économique

La Banque mondiale estime également que l’approfondissement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait jouer un rôle déterminant dans la transformation économique du continent.

En facilitant les échanges entre pays africains, cette initiative est appelée à stimuler le commerce intra-africain, à renforcer les chaînes de production régionales et à réduire la dépendance du continent vis-à-vis des marchés extérieurs.

À moyen terme, cette dynamique pourrait favoriser une croissance plus résiliente et davantage portée par les marchés régionaux.

Une croissance insuffisante pour réduire la pauvreté

Malgré ces perspectives relativement positives, la Banque mondiale estime que les progrès resteront insuffisants pour améliorer significativement les conditions de vie des populations.

La croissance du PIB réel par habitant ne devrait atteindre que 1,6 % en 2026, un niveau considéré comme trop faible pour permettre une réduction substantielle de l’extrême pauvreté.

Dans le même temps, la création d’emplois devrait continuer à progresser moins rapidement que la population active, accentuant les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes sur un continent où la démographie demeure particulièrement dynamique.

Des risques persistants pour la sécurité alimentaire

Le rapport met également en garde contre le maintien de niveaux élevés d’insécurité alimentaire dans plusieurs régions du continent.

La combinaison de la hausse des prix, de la baisse de l’aide publique au développement, des crises climatiques et des urgences sanitaires pourrait continuer à fragiliser des millions de personnes. La récente épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo est notamment citée parmi les facteurs susceptibles d’aggraver les vulnérabilités existantes.

Le Sénégal parmi les pays les plus touchés par les révisions

La Banque mondiale relève enfin que certains pays ont vu leurs perspectives économiques considérablement revues à la baisse.

C’est notamment le cas du Sénégal, dont la croissance est désormais attendue à 2,2 % en 2026 contre 6,7 % l’année précédente. Cette révision s’explique notamment par les conséquences de la révélation d’une dette non déclarée et par le gel des financements du Fonds monétaire international, qui ont affecté la confiance des investisseurs et les perspectives budgétaires du pays.

Une amélioration attendue à partir de 2027

Malgré les incertitudes actuelles, la Banque mondiale demeure prudemment optimiste pour les années à venir. L’institution anticipe un redressement progressif de l’activité économique régionale entre 2027 et 2028, avec une croissance moyenne estimée à 4,4 %.

Cette amélioration reste toutefois conditionnée à plusieurs facteurs, notamment une stabilisation de l’environnement géopolitique international, une baisse des tensions sur les marchés énergétiques et une amélioration de la situation sécuritaire dans les pays affectés par les conflits.

Pour la Banque mondiale, la capacité des gouvernements africains à poursuivre les réformes structurelles et à renforcer leur résilience économique sera déterminante pour transformer cette reprise attendue en croissance durable et inclusive.

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Sénégal : une performance remarquée dans le rapport Business Ready (B-Ready) 2025 de la Banque mondiale

Le Sénégal franchit une étape significative dans la mise en œuvre de son Agenda national de transformation économique et sociale, en intégrant pour la première fois le rapport Business Ready (B-Ready) 2025 du Groupe de la Banque mondiale. Le pays se classe 8ᵉ sur 27 pays évalués en Afrique, confirmant l’impact tangible des réformes engagées par l’État pour améliorer durablement le climat des affaires.

Cette performance intervient dans un contexte de transition politique maîtrisée et témoigne d’une réelle cohérence entre la vision stratégique portée par les plus hautes autorités de l’État et l’action publique opérationnelle. Elle consacre une volonté affirmée de refonder l’environnement des affaires autour de principes clés : transparence, simplification administrative, équité, efficacité des politiques publiques et attractivité de l’investissement productif.

Une méthodologie rénovée et plus inclusive

Publié ce jour, le rapport Business Ready 2025 constitue la deuxième édition d’une méthodologie entièrement renouvelée, appelée à succéder définitivement à l’ancien classement Doing Business. Contrairement à ce dernier, B-Ready adopte une approche plus équilibrée et orientée vers l’impact réel des réformes, en évaluant à la fois le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’effectivité de leur mise en œuvre.

Le Sénégal fait partie des 51 nouvelles économies intégrées à la phase pilote de cette initiative, prévue sur trois ans. Dans ce cadre, le pays se distingue par un score global encourageant, le positionnant devant plusieurs économies de référence du continent, dont la Côte d’Ivoire.

La reconnaissance d’un effort structurel de long terme

Le classement obtenu reflète les avancées notables réalisées dans plusieurs domaines structurants, notamment la modernisation des procédures administratives, l’amélioration de la gouvernance économique, la facilitation de l’investissement privé et le renforcement de l’équité dans l’accès aux opportunités économiques.

Au-delà du classement, cette reconnaissance internationale conforte la crédibilité du Sénégal auprès des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, et renforce son ambition de devenir un pôle économique compétitif et inclusif en Afrique de l’Ouest.

À l’heure où les autorités sénégalaises poursuivent la mise en œuvre de réformes structurelles, le rapport B-Ready 2025 apparaît comme un signal positif et un levier supplémentaire pour accélérer la transformation économique et sociale du pays, au service de la croissance, de l’emploi et de la création de valeur nationale.

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Guinée : le Port autonome de Conakry entre dans le top 10 des ports africains selon la Banque mondiale.

Le Port autonome de Conakry (PAC) s’impose comme un acteur clé du commerce maritime en Afrique de l’Ouest. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur la performance des ports africains, la principale infrastructure portuaire de Guinée figure désormais parmi les dix meilleurs ports du continent.

Ce classement, fondé sur des critères de fluidité logistique, de temps d’escale et d’efficacité opérationnelle, met en lumière les progrès significatifs accomplis par le PAC au cours des dernières années. Ces résultats sont le fruit des réformes engagées par les autorités guinéennes pour moderniser les infrastructures portuaires et renforcer la gouvernance du secteur maritime.

« Ce classement illustre la transformation profonde du Port autonome de Conakry et notre ambition de faire de la Guinée une plateforme logistique régionale compétitive et moderne », a déclaré le Directeur général du Port autonome de Conakry, soulignant l’engagement constant des équipes et des partenaires techniques.

Véritable porte d’entrée économique du pays, le port de Conakry assure une part essentielle des importations et exportations nationales. Il joue également un rôle stratégique dans les échanges régionaux, en facilitant le transit de marchandises vers des pays enclavés comme le Mali et la Sierra Leone.

Les investissements récents dans la numérisation des procédures, la modernisation des quais et la sécurisation des opérations ont permis d’améliorer la productivité et d’attirer davantage d’opérateurs internationaux.

Avec cette distinction, la Guinée confirme sa montée en puissance sur la scène économique africaine, et le Port autonome de Conakry se positionne comme un levier majeur du développement et de l’intégration régionale.

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Guinée : Un financement de 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour améliorer l’assainissement et l’accès à l’eau

La République de Guinée vient de franchir une étape importante dans sa quête d’un meilleur accès à l’eau potable et à des services d’assainissement dignes. Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce mois d’avril 2025, un crédit de 200 millions de dollars américains en faveur du pays. Ce financement s’inscrit dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement (PAAEA).

Objectifs du projet

Ce programme ambitieux vise à :

•Fournir un accès durable à l’eau potable à des centaines de milliers de Guinéens ;

•Renforcer les infrastructures d’assainissement urbain et rural ;

•Promouvoir une gestion durable des ressources hydriques ;

•Soutenir les réformes structurelles dans le secteur de l’eau.

Zones ciblées

Le projet bénéficiera à plusieurs localités à travers tout le pays, avec un accent particulier sur les zones à forte vulnérabilité hydrique et les quartiers périphériques de Conakry, Kindia, Labé, Kankan et Nzérékoré. Il prévoit également des actions spécifiques pour améliorer la résilience climatique du secteur.

Retombées attendues

Selon les autorités guinéennes, ce financement permettra :

• D’accroître considérablement le taux de desserte en eau potable dans les zones défavorisées ;

•D’améliorer les conditions sanitaires et de santé publique ;

•De réduire les disparités entre les zones urbaines et rurales.

Une avancée majeure pour les ODD

Ce projet contribue directement à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD 6 (eau propre et assainissement). Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de l’eau et de l’assainissement une priorité nationale.