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Adresse à la Nation du 31 décembre : Bassirou Diomaye Faye dresse le bilan 2025 et trace une feuille de route ambitieuse pour 2026.

Discours intégral de son Excellence le président Bassirou Diomaye Faye :

Sénégalaises, Sénégalais,

Mes Chers compatriotes

Nous voici au terme d’une année exigeante. Une année d’efforts, qui appelle un regard lucide sur le chemin parcouru et une parole claire sur celui qui s’ouvre devant nous.

Ce moment est d’abord celui de la reconnaissance.

Reconnaissance envers nos forces de défense et de sécurité, qui accomplissent leur mission avec professionnalisme, discipline et un sens élevé du devoir.

Reconnaissance envers nos autorités religieuses et coutumières, gardiennes de l’équilibre social, de l’apaisement des consciences et des valeurs qui fondent notre vivre-ensemble.

Reconnaissance aussi envers les Sénégalaises et les Sénégalais, d’ici comme de la diaspora.

De votre bravoure, de vos mains, de votre intelligence et de votre patience naît, chaque jour, cette force tranquille qui fait tenir la Nation et éclaire son avenir.

Mes chers compatriotes,

Le serment que j’ai prêté devant la Nation et devant Dieu engage ma conscience et ma responsabilité au plus haut niveau. Il exprime mon devoir de respecter la Constitution, de protéger la République et de servir, avec la même exigence, chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais.

Cette fidélité au serment s’accorde avec une fidélité tout aussi essentielle, celle qui lie notre action au projet de transformation que nous avons porté devant le peuple. Ce projet, fondé sur la justice, la souveraineté, la transparence, l’équité et la dignité humaine, reste la boussole de nos choix. J’y demeure attaché avec constance, dans l’esprit du Jub, Jubal, Jubanti.

L’année qui s’achève aura été, pour notre pays, un moment de vérité. Elle a mis au jour des déséquilibres profonds, révélé l’ampleur des défis accumulés et rappelé l’exigence de redresser l’État avec sérieux, méthode et transparence.

Un travail approfondi a été mené à l’interne et avec nos partenaires, afin d’établir un diagnostic partagé et de dessiner des solutions durables.

Dans le même mouvement, des avancées concrètes ont été réalisées.

La continuité de l’État a été assurée, les services publics renforcés et les secteurs les plus vulnérables accompagnés. La baisse progressive des prix des produits essentiels s’est traduite par un allègement réel du coût de la vie.

Les mesures de réduction des prix de plusieurs produits essentiels ont représenté 342 milliards 500 millions de francs CFA d’économies pour les ménages en 2025. Cet effort se poursuivra en 2026.

Je tiens, à cet égard, à saluer l’engagement du Premier ministre, Ousmane Sonko, et de l’ensemble du Gouvernement.

L’amélioration progressive de l’environnement des affaires, l’intensification de notre diplomatie économique et la tenue du Forum Invest in Sénégal ont renforcé la crédibilité du pays et consolidé son positionnement comme une destination d’investissement fiable et attractive.

Mes chers compatriotes,

La décision politique de porter le Registre national unique à un million de ménages a rendu l’action sociale plus juste et plus efficace, en orientant les appuis vers celles et ceux qui en ont réellement besoin.

Cette exigence d’équité s’est prolongée par un soutien accru à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes avec l’émergence de 1060 coopératives productives solidaires.

Dans le domaine de la santé, le Gouvernement a constamment cherché à améliorer le quotidien des familles. Des structures de proximité ont été ouvertes ou réhabilitées, les plateaux techniques renforcés, le SAMU rapproché des terroirs et des maternités mises à niveau.

Cet effort s’est traduit, en 2025, par l’ouverture de 34 postes de santé et le déploiement de 76 ambulances médicalisées. Ce nombre sera porté à 112 ambulances médicalisées, en 2026.

L’année 2025 a également marqué des progrès décisifs dans le champ productif, notamment grâce à la mise à disposition d’équipements appropriés et d’intrants suffisants aux acteurs agricoles. Dans les campagnes, la production céréalière a dépassé 2 500 000 tonnes, tandis que la filière arachidière a retrouvé une dynamique porteuse.

L’industrie a connu un tournant avec la relance de la SONACOS, après deux années d’arrêt, recréant plus de 2 300 emplois directs. Cet effort se poursuivra en 2026, grâce à une dotation de 25 milliards destinée au renouvellement de l’outil de production.

À l’échelle nationale, plus de 8 000 PME ont été accompagnées, permettant de consolider ou de créer près de 130 000 emplois directs et indirects.

Mes chers compatriotes,

Préparer l’avenir signifie aussi investir dans la jeunesse et dans le savoir. 2 401 salles de classe ont été livrées, accompagnées de 1 389 blocs administratifs, 1 112 blocs d’hygiène et 92 kilomètres de clôtures sécurisées. 2 000 enseignants ont été recrutés dans les zones prioritaires et plus de 500 enseignants-chercheurs vont rejoindre les universités, les ISEP et les écoles supérieures.

8 nouveaux ISEP vont renforcer l’accès à une formation professionnelle supérieure de qualité, tandis que les réformes des curricula, l’intégration des daara dans l’éducation nationale, la réorientation vers les sciences, les technologies, les formations professionnelles et le numérique vont accompagner cette transformation.

Enfin, les infrastructures ont continué de transformer la vie quotidienne. Près de 280 kilomètres de routes ont été livrés, plus de 100 kilomètres de pistes rurales ont reconnecté 86 localités, et l’accès à l’eau potable comme à l’électricité s’est élargi avec 831.799 concitoyens qui ont eu pour la première fois accès à l’électricité.

Ces résultats, parmi d’autres, rapprochent les familles, soutiennent l’activité économique et redonnent souffle à des zones longtemps enclavées.

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 a été celle de la rigueur et de la résilience ainsi que de la consolidation de la transparence et de la vérité dans notre démarche. Grâce à une réduction drastique du train de vie de l’Etat, à une gestion plus exigeante, à la renégociation de contrats et à la rationalisation de plusieurs niches, l’État a dégagé plusieurs ressources qui seront intégralement consacrés aux investissements prioritaires de 2026.

L’année qui s’ouvre sera ainsi celle de la relance effective de l’investissement public.

Dans l’éducation, afin d’accélérer l’éradication des abris provisoires et améliorer les conditions d’apprentissage, 29 milliards sont prévus au titre de l’année 2026, sur un budget global de 62,8 milliards destinés à la construction et l’équipement de 2.500 salles de classe, 300 blocs administratifs, 50.000 mètres linéaires de clôture et 480 blocs d’hygiène, entre autres.

L’enseignement supérieur et la formation professionnelle et technique ne seront pas en reste avec budget prévisionnel de 31 milliards pour la construction, la réhabilitation et l’équipement des bâtiments dans les universités, notamment.

La santé bénéficiera d’un effort majeur, avec 91 milliards de francs CFA destinés à la construction de 35 centres de santé de proximité de grand standing, à l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio et au renforcement des plateaux médicaux sur l’ensemble du territoire national.

L’accès à l’eau constituera une priorité stratégique. Le Grand Transfert d’Eau sera lancé avec un premier financement public de 50 milliards. Il permettra de mobiliser un volume de 1,8 millions de m3 par jour afin de prendre en charge, sur le long terme, les besoins en eau potable des centres urbains du Dakar-Mbour-Thiès, et Touba.

Sans compter l’irrigation de près de 15.000 hectares en appui aux objectifs de souveraineté alimentaire et de renforcement du secteur de l’élevage.

L’hydraulique rurale sera aussi renforcée avec la relance de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable d’un montant de 55 milliards de FCFA, pour la réalisation, entre autres, de 101 forages et de 96 châteaux d’eau.

Les infrastructures connaîtront une accélération significative. Plus de 100 milliards seront engagés pour les routes, les aménagements urbains et les équipements structurants, y compris ceux liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Les programmes PUDC, PUMA et PROMOVILLES disposeront de 51 milliards pour renforcer les services de base et désenclaver les territoires.

La construction du deuxième pont de Ziguinchor, avec une dotation initiale de 25 milliards de FCA, améliorera durablement la mobilité dans cette région.

Dans le même temps, le Plan Diomaye pour la Casamance, dont l’impact est déjà significatif, s’étendra progressivement aux autres départements des régions du sud.

Le monde rural bénéficiera d’investissements ciblés, avec 18 milliards dédiés aux coopératives agricoles communautaires et aux premières fermes intégrées, ainsi que plus de 91 milliards pour les agropoles du Sud et du Centre, afin de renforcer la production, la transformation locale et l’emploi.

Dans le domaine de l’énergie, l’année 2026 marquera une accélération décisive avec le raccordement prévu de 3.637 localités supplémentaires, représentant 113.654 ménages et environ 1.235.755 personnes.

Parallèlement, le Sénégal franchira une étape majeure vers la connectivité universelle, avec le déploiement d’antennes satellitaires permettant à près d’un million de personnes d’accéder gratuitement à l’internet en 2026, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et l’inclusion numérique.

Enfin, l’accès au logement sera soutenu par 20 milliards de francs CFA, destinés à impulser le programme des 30 000 logements et le programme de rénovation urbaine.

Ces choix traduisent une conviction claire : le Sénégal dispose des ressources, de l’intelligence collective et de la capacité de travail nécessaires pour se relever, se transformer et bâtir son avenir par ses propres efforts, avec sa jeunesse comme moteur et son peuple comme force.

 

Mes chers compatriotes,

Le Sénégal a choisi de demeurer fidèle à ce qui fonde sa force : une démocratie vivante, un État de droit exigeant et une tradition de dialogue profondément enracinée.

C’est dans cet esprit de continuité et de responsabilité que les réformes engagées ont été poursuivies afin de renforcer la solidité et la crédibilité de nos institutions.

L’Office national de lutte contre la corruption a été installé à l’issue d’un appel à candidatures ouvert et transparent, selon un principe désormais étendu à plusieurs autres entités de la République, pour consacrer la compétence, l’intégrité et le mérite comme critères de gouvernance publique.

Dans la même dynamique de réformes, les comités ad hoc issus des Assises de la Justice et du Système politique ont achevé leurs travaux. Ils ont permis de poser les bases d’une traduction juridique des recommandations consensuelles formulées dans un esprit de refondation.

Fidèle à l’engagement de consolider durablement l’État de droit, les projets de textes relatifs à la révision de la Constitution, à la Cour constitutionnelle, au Conseil supérieur de la Magistrature, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que le projet de Code électoral seront présentés en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée nationale au courant du premier trimestre 2026.

Les autres réformes s’inscriront dans un agenda d’adoption cohérent, aligné sur la durée du mandat et le rythme de la Nation.

Mes chers compatriotes,

Sur la scène africaine et internationale, le Sénégal a poursuivi son œuvre de paix, de solidarité et de coopération. Il a renforcé ses alliances sur le Continent, consolidé sa contribution à la prévention des risques sécuritaires et porté une voix claire en faveur d’un multilatéralisme plus inclusif et plus efficace, au service de l’humanité.

La décision du soixante huitième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO de confier, pour la première fois, au Sénégal la présidence de la Commission de l’organisation en constitue une reconnaissance forte et sans équivoque.

Mes chers compatriotes,

Au cœur de notre Nation, la jeunesse constitue une force qui ne s’érode jamais malgré les épreuves.

C’est d’abord pour elle que j’ai décrété 2026, « année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire ».

Notre pays accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026, premier événement olympique sur le sol africain. Ce rendez-vous dépasse le cadre du sport. Il est un symbole de confiance, de capacité et d’ouverture. Il nous appartiendra d’y montrer, avec exigence, ce que le Sénégal sait offrir au monde : une jeunesse disciplinée, un peuple hospitalier et une Nation capable de tenir ses engagements.

Mes chers compatriotes,

La haute charge que vous m’avez confiée me prescrit une hauteur d’esprit que j’entends garder en toutes circonstances. Je continuerai, donc à remplir cette mission avec humilité, écoute et lucidité. Rien ne m’en détournera. Rien ne primera sur l’intérêt général. Rien ne sera jamais placé au-dessus de la paix, de l’unité et de l’intégrité du Sénégal.

La République ne nous demande pas d’être parfaits. Elle exige de nous la sincérité des intentions, la loyauté des engagements et la constance dans l’effort commun.

Je sais combien les attentes sont fortes mais vous avez refusé la résignation et choisi l’espérance et l’action pour la transformation de notre Sénégal.

Mais avant de conclure, mes chers compatriotes, je veux dire avec force qu’aucune violence n’est tolérable dans la République, en particulier celles faites aux femmes, les féminicides et toutes les atteintes commises contre les plus vulnérables. L’État poursuivra sans relâche la prévention, la protection des victimes et la sanction implacable des auteurs, afin que la dignité, la sécurité et la vie soient garanties à toutes et à tous.

Que l’année 2026 apporte la santé, la paix des esprits et l’harmonie dans tous les foyers.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026.

Que Dieu bénisse le Sénégal et l’Afrique !

Vive la République.

Vive le Sénégal.

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JOJ Dakar 2026 : le Président Bassirou Diomaye Faye exige l’accélération des travaux.

Réuni mardi sous la présidence du Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil présidentiel de suivi des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 a permis de faire un état des lieux approfondi de l’avancement des préparatifs de cet événement d’envergure mondiale. À moins de deux ans de l’échéance, les plus hautes autorités sénégalaises affichent désormais une priorité claire : accélérer le rythme d’exécution pour être à la hauteur de la confiance placée en le Sénégal et, au-delà, en l’Afrique.

Selon la Présidence de la République du Sénégal, cette rencontre de haut niveau a servi à renforcer la coordination entre l’ensemble des acteurs impliqués – institutions publiques, comités techniques et partenaires – tout en définissant des orientations stratégiques précises. L’objectif est de garantir une mobilisation nationale accrue et le respect strict des engagements contractés avec le Comité international olympique.

Dans un contexte marqué par l’urgence du calendrier, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’une exécution rigoureuse, anticipée et cohérente de toutes les composantes du projet, qu’il s’agisse des infrastructures sportives, des sites d’hébergement, de la logistique ou de l’organisation opérationnelle.

« J’ai convoqué ce conseil présidentiel, le premier sous mon magistère, pour marquer l’importance primordiale que j’accorde à l’organisation et au succès des JOJ Dakar 2026 », a déclaré le Président Bassirou Diomaye Faye. Il a évoqué une évaluation à mi-parcours « dans toutes ses dimensions », soulignant que « rien ne doit être laissé au hasard ».

Premiers Jeux olympiques de la Jeunesse jamais organisés sur le continent africain, les JOJ Dakar 2026 constituent un rendez-vous historique pour le Sénégal. Au-delà de la dimension sportive, l’événement est perçu comme un levier de rayonnement international, de développement des infrastructures et de promotion de la jeunesse africaine.

À travers cette exigence d’accélération, le chef de l’État entend insuffler une nouvelle dynamique afin de garantir une organisation exemplaire, conforme aux standards olympiques et porteuse d’un héritage durable pour le pays.

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Sénégal : Hommage solennel aux tirailleurs de Thiaroye en présence des présidents Bassirou Diomaye Faye et Adama Barrow.

Sous un climat frais et silencieux, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son homologue gambien, Adama Barrow, ont présidé ce lundi une cérémonie de commémoration en hommage aux tirailleurs sénégalais tombés lors du drame de Thiaroye en 1944. L’événement, organisé devant le monument dédié aux soldats victimes, a été marqué par un moment de recueillement et le dépôt de gerbes de fleurs par les deux chefs d’État.

Autour d’eux, une importante délégation de responsables politiques et militaires de la sous-région avait fait le déplacement, soulignant la portée régionale et historique de cette tragédie. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le vice-président de la Côte d’Ivoire, Thiémoko Meyliet Koné, Komi Sélom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo, ainsi que des représentants officiels du Mali, de la Mauritanie, des Comores et du Tchad.

Du côté sénégalais, les forces de défense et de sécurité étaient fortement représentées, avec la présence du chef d’État-major général des armées, le général Mbaye Cissé, et du Haut commandant de la gendarmerie, directeur de la justice militaire, le général Martin Faye. Leur participation a rappelé l’importance du rôle des institutions militaires dans la sauvegarde de la mémoire nationale.

Les habitants de Thiaroye, qui considèrent ce lieu comme un symbole de résistance et de dignité, ont également assisté à la cérémonie. Ils ont exprimé leur gratitude envers les autorités sénégalaises pour les efforts entrepris ces dernières années en matière de reconnaissance historique et de réhabilitation de la mémoire des tirailleurs.

Dans son message, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de préserver cette mémoire collective et de « continuer la quête de vérité historique afin d’honorer ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté ». Le président gambien, quant à lui, a salué la solidarité entre les peuples de la sous-région et rappelé l’importance de transmettre cette histoire aux jeunes générations.

Chaque année, la commémoration du massacre de Thiaroye rappelle un événement longtemps passé sous silence : le soulèvement de tirailleurs démobilisés réclamant leurs droits, qui s’est conclu par une répression meurtrière en décembre 1944. Cette tragédie constitue aujourd’hui un enjeu majeur de mémoire et de justice historique au Sénégal comme en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie de ce lundi s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts visant à faire de Thiaroye un lieu de transmission, de reconnaissance et de réconciliation avec un passé douloureux mais essentiel à comprendre.

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Conseil des ministres : Bassirou Diomaye Faye appelle à un sursaut de patriotisme économique.

Réuni ce mercredi 26 novembre 2025 au palais de la République, le Conseil des ministres a été marqué par une communication forte du chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a exhorté le gouvernement à renforcer le patriotisme économique dans tous les secteurs stratégiques du pays.

Dès l’ouverture de la séance, le président a rappelé la place essentielle qu’occupe le secteur privé national dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, la nouvelle boussole du développement économique et social du pays.
Selon lui, la transformation structurelle de l’économie sénégalaise passe nécessairement par :

  • la promotion des entreprises locales,

  • la valorisation des compétences nationales,

  • et la consolidation des chaînes de valeur entièrement sénégalaises.

 Redynamisation du secteur des pêches : une priorité affirmée

Le président Faye a également insisté sur la réorganisation du secteur des pêches et de l’aquaculture, un pilier vital de l’économie sénégalaise, tant pour l’emploi que pour les exportations.

Il a appelé à :

  • une meilleure gestion des ressources halieutiques,

  • un encadrement renforcé des activités industrielles,

  • la modernisation des outils de production,

  • et la protection des acteurs artisanaux, souvent vulnérables face à la concurrence.

L’objectif est clair : préserver la souveraineté alimentaire, garantir les revenus des pêcheurs artisanaux et faire du Sénégal un leader régional dans l’aquaculture durable.

Un appel à l’unité et à la responsabilité

À travers son plaidoyer pour un patriotisme économique renouvelé, Bassirou Diomaye Diakhar Faye invite le gouvernement, les entreprises et les citoyens à contribuer ensemble à un modèle de développement centré sur :

  • l’innovation,

  • la production locale,

  • la compétitivité,

  • et la préservation des ressources nationales.

Un message qui s’inscrit dans la continuité de sa vision : mettre le Sénégal sur la voie d’une croissance inclusive, souveraine et durable d’ici 2050.

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Bassirou Diomaye Faye appelle à un multilatéralisme « fort et revitalisé » au Sommet UE-UA de Luanda.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé, lundi à Luanda, la nécessité d’un multilatéralisme robuste pour répondre efficacement aux crises sécuritaires et géopolitiques auxquelles sont confrontés l’Afrique et l’Europe. Il s’exprimait devant la plénière du 7ᵉ Sommet Union européenne–Union africaine (UE-UA), lors d’une session consacrée à la paix, la sécurité et à la gouvernance mondiale.

Le chef de l’État a plaidé pour une coopération davantage structurée entre les deux continents, estimant que leurs destins sécuritaires sont étroitement liés. Selon lui, cette interdépendance « a un prix » et impose de « se donner les moyens d’assurer un minimum de défense » face aux menaces croissantes, notamment dans le Sahel.

Bassirou Diomaye Faye a décrit un environnement mondial marqué par des risques multidimensionnels : conflits majeurs, expansion du terrorisme, crises économiques et financières, guerres commerciales, risques de nouvelles pandémies et accélération des changements climatiques. Il a également dénoncé « la banalisation de l’impunité » et « les postures unilatéralistes » qui, à ses yeux, « nous rapprochent du chaos ».

Dans cette perspective, le Président sénégalais a présenté cinq priorités destinées à renforcer la sécurité collective en Afrique. Ces axes, qui s’inscrivent dans une approche globale de coopération internationale, visent à consolider les capacités de défense, améliorer la coordination entre partenaires africains et européens, renforcer les mécanismes de prévention des conflits, et promouvoir des politiques de gouvernance adaptées aux nouvelles réalités géopolitiques.

Le Sénégal, a-t-il rappelé, reste engagé en faveur d’un partenariat Afrique–Europe fondé sur l’équité, la responsabilité partagée et l’efficacité dans l’action.

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Port de Ndayane : le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit une délégation de China Harbour Engineering Company.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce jeudi au Palais présidentiel une délégation de China Harbour Engineering Company (CHEC), entreprise en charge de la construction du futur port en eau profonde de Ndayane. La mission était conduite par le président de la société, M. Bai Yinzhan, venu présenter l’état d’avancement des travaux de ce projet stratégique pour l’économie sénégalaise.

Selon la présidence, les échanges ont porté sur l’évolution du chantier, considéré comme l’un des plus importants investissements dans les infrastructures maritimes du pays. CHEC a détaillé les étapes déjà réalisées ainsi que les prochaines phases techniques prévues pour accélérer la mise en œuvre du port.

Le Président Diomaye Faye a, pour sa part, réaffirmé l’importance du port de Ndayane pour renforcer la compétitivité du Sénégal, moderniser la chaîne logistique nationale et positionner le pays comme un hub maritime régional. Les discussions ont également permis d’aborder les perspectives de coopération future entre l’État du Sénégal et CHEC, notamment pour garantir la conformité du projet aux objectifs de souveraineté économique et de développement durable.

Le port de Ndayane, dont les travaux ont démarré il y a plusieurs mois, constitue l’un des piliers majeurs du programme d’infrastructures du Sénégal. Son acheminement reste suivi au plus haut niveau de l’État.

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Sénégal : le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à une accélération du développement de l’industrie militaire.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a instruit, lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, le ministre des Forces armées, Birame Diop, d’« accélérer la mise en œuvre du plan stratégique de développement de l’industrie militaire et de l’innovation en matière de défense et de sécurité ».

Selon le communiqué officiel lu par la secrétaire d’État chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, ce plan vise une transformation en profondeur de la politique nationale de défense, fondée sur deux principes majeurs : la consolidation de la souveraineté du Sénégal et la protection durable des intérêts nationaux.

Cette orientation marque une nouvelle étape dans la volonté du chef de l’État de doter le pays d’une capacité industrielle militaire autonome, capable de répondre aux défis sécuritaires régionaux et aux besoins de modernisation des forces armées.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a également félicité le ministre des Forces armées, le chef d’état-major général des armées, le haut commandant de la Gendarmerie nationale et l’ensemble du personnel militaire pour « l’exemplarité de leur engagement » et la réussite de la Journée nationale des Forces armées, récemment célébrée.

Cette décision s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la résilience stratégique du Sénégal, faire émerger une industrie de défense locale et promouvoir l’innovation technologique au service de la sécurité nationale.

Son Excellence le President Bassirou Diomaye Diakhar Faye a recu en audience Mme Audrey Azoulay Directrice generale sortante de lUNESCO jpg 360x320

Bassirou Diomaye Faye reçoit Audrey Azoulay : un partenariat renforcé entre le Sénégal et l’UNESCO

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé une audience ce lundi 10 novembre 2025 à Mme Audrey Azoulay, Directrice générale sortante de l’UNESCO. Cette rencontre, tenue au Palais de la République, s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre le Sénégal et l’institution onusienne.

Selon une note officielle de la Présidence, l’entretien a permis d’évoquer l’excellence du partenariat historique entre les deux parties, tout en explorant de nouvelles perspectives dans des domaines stratégiques.
Les échanges ont notamment porté sur la contribution de l’UNESCO à la préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, un événement continental majeur dont le Sénégal sera le premier pays africain hôte.

La Directrice générale sortante a également réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Sénégal dans la promotion de l’éducation, la valorisation du patrimoine culturel, ainsi que le développement éthique et inclusif de l’intelligence artificielle.

Pour sa part, le Président Bassirou Diomaye Faye a salué le rôle moteur de l’UNESCO dans la diffusion du savoir et la protection du patrimoine mondial. Il a exprimé la volonté du Sénégal de poursuivre une coopération fondée sur la connaissance, la culture et l’innovation, au service de la jeunesse et du développement durable.

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Bassirou Diomaye Faye appelle les entreprises minières à respecter scrupuleusement la réglementation nationale.

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel solennel ce mardi 4 novembre 2025 à l’endroit des entreprises minières opérant au Sénégal, les invitant à faire preuve d’un respect scrupuleux des lois nationales et des obligations contractuelles.

S’exprimant à l’ouverture de la 8ᵉ édition du Salon international des mines du Sénégal (SIM Sénégal 2025), qui se tient du 4 au 6 novembre au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, le chef de l’État a souligné la nécessité d’une exploitation minière responsable, éthique et tournée vers le développement durable.

« Le développement minier n’a de sens que s’il s’accompagne d’une conscience environnementale, d’une responsabilité sociale et d’un respect strict des lois de la République », a martelé le président Diomaye Faye dans un ton à la fois ferme et rassembleur.

 Le Sénégal, pôle régional d’expertise et d’innovation minière

Rassemblant plus d’un millier de participants issus de plus de 30 pays, le SIM Sénégal 2025 se positionne comme l’un des plus grands rendez-vous miniers d’Afrique de l’Ouest. Ministres, experts, investisseurs et institutions financières y débattent des enjeux liés à la transformation locale des ressources, à la transparence des contrats et à la gouvernance du secteur.

Pour le président Bassirou Diomaye Faye, cette rencontre illustre la montée en puissance du Sénégal sur la scène extractive régionale :

« Le Sénégal s’affirme désormais comme un pôle régional d’expertise et d’innovation dans les industries minières », a-t-il déclaré, soulignant la qualité du cadre légal sénégalais et l’engagement du pays à promouvoir une exploitation équitable de ses ressources.

Responsabilité environnementale et retombées locales au cœur du débat

Au-delà des performances économiques, le président de la République a insisté sur la responsabilité environnementale et sociale des entreprises minières. Il a rappelé que la richesse du sous-sol sénégalais ne peut être synonyme de développement que si elle se traduit par des emplois locaux, des infrastructures durables et une meilleure redistribution des revenus miniers au bénéfice des populations.

« J’appelle l’ensemble des entreprises du secteur à faire preuve d’un respect scrupuleux du Code minier, des normes environnementales, sociales, fiscales, ainsi que des obligations contractuelles qui leur incombent », a-t-il souligné.

Ce message, prononcé devant un parterre d’acteurs internationaux, s’inscrit dans la vision souverainiste et responsable que le chef de l’État entend imprimer à la gouvernance du secteur extractif.

 Vers une nouvelle ère du développement minier sénégalais

Sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, le gouvernement sénégalais œuvre à repenser la gouvernance minière pour qu’elle serve prioritairement les intérêts nationaux. Le Sénégal ambitionne de devenir un modèle de transparence, d’équité et de durabilité dans la gestion de ses ressources naturelles.

À travers le SIM Sénégal 2025, le pays réaffirme son engagement à bâtir un secteur minier inclusif, au service de la transformation industrielle et de la souveraineté économique du continent.

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Sénégal : Bassirou Diomaye Faye appelle à repenser l’intégration africaine par l’enseignement supérieur et la recherche.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel fort ce lundi à Dakar, invitant les États africains à bâtir leur intégration sur le socle du savoir et de la science.
S’exprimant lors de la 19ᵉ Assemblée générale de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), couplée à la 5ᵉ Semaine mondiale de la francophonie scientifique, le chef de l’État a plaidé pour une autonomisation intellectuelle du continent africain à travers la recherche et l’enseignement supérieur.

“L’autonomisation de l’Afrique passe d’abord par la maîtrise et la circulation de ses propres savoirs. L’autonomisation des savoirs doit commencer par l’enseignement à tous les niveaux”, a déclaré le président Faye.

Une intégration par le savoir

Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de penser l’intégration africaine au-delà des cadres politiques et économiques, en y intégrant pleinement la dimension éducative et scientifique.
Selon lui, “l’Afrique doit œuvrer à l’unification de ses systèmes d’enseignement supérieur pour bâtir une communauté scientifique solidaire et souveraine”.

Le chef de l’État a également rappelé que la jeunesse africaine, aujourd’hui plus nombreuse que jamais, représente un levier essentiel de transformation. Il a souligné l’importance d’un enseignement supérieur inclusif, capable de favoriser la création, l’innovation et la mobilité académique au sein du continent.

La Francophonie scientifique au service du développement durable

Accueillir la Semaine mondiale de la francophonie scientifique à Dakar témoigne du rôle croissant du Sénégal dans la promotion du savoir au sein de l’espace francophone.
Cette rencontre réunit des recteurs, chercheurs, étudiants et décideurs politiques venus de plusieurs pays, autour des enjeux liés à la recherche appliquée, à la transformation numérique et à la coopération universitaire internationale.

Pour Bassirou Diomaye Faye, il s’agit avant tout de “faire du savoir un instrument de souveraineté”, afin de permettre à l’Afrique de définir elle-même ses priorités de développement, sans dépendance excessive vis-à-vis des modèles extérieurs.

Une vision panafricaine du savoir

En clôturant son allocution, le président a réaffirmé son ambition de voir le Sénégal jouer un rôle moteur dans la construction d’un espace africain de l’enseignement supérieur et de la recherche, où la circulation des savoirs devient le ciment d’une véritable intégration continentale.

“C’est en unifiant nos intelligences que nous pourrons bâtir une Afrique libre, forte et résolument tournée vers l’avenir”, a-t-il conclu.