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Sénégal : Le président Diomaye ouvre le Forum africain sur les systèmes alimentaires à Diamniadio

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a procédé, ce lundi à Diamniadio, à l’ouverture officielle du Forum africain sur les systèmes alimentaires (AFS), un rendez-vous stratégique qui place l’Afrique au cœur des discussions mondiales sur l’avenir de la sécurité alimentaire et de l’agriculture durable.

Un espace de réflexion et d’action

Organisé en partenariat avec plusieurs institutions internationales et régionales, ce forum réunit des chefs d’État, décideurs politiques, experts, chercheurs, investisseurs et organisations de la société civile. Ensemble, ils doivent réfléchir aux moyens de transformer les systèmes alimentaires africains, en tenant compte des réalités du continent et des urgences liées au climat, à la croissance démographique et aux inégalités sociales.

L’Afrique face au défi de la sécurité alimentaire

Lors de son allocution, le président Diomaye a souligné que l’Afrique, malgré ses immenses potentialités agricoles, reste confrontée à une forte dépendance aux importations alimentaires et à la vulnérabilité face aux chocs extérieurs, notamment les crises géopolitiques et climatiques. Il a insisté sur la nécessité d’investir dans l’innovation, la mécanisation, la valorisation des produits locaux et l’accompagnement des petits producteurs, considérés comme la clé d’une sécurité alimentaire durable.

Une plateforme pour des partenariats concrets

Le Forum de Diamniadio ambitionne également d’attirer de nouveaux partenariats financiers et technologiques. Plusieurs panels et ateliers sont prévus autour de thématiques comme l’accès au financement, la résilience climatique, la nutrition, l’emploi des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur agricoles, ou encore la digitalisation des pratiques agricoles.

Un signal fort depuis le Sénégal

En accueillant cette édition, le Sénégal affirme son rôle de hub régional pour l’innovation et la coopération agricole. Les conclusions de ce forum devraient alimenter les futures politiques publiques et programmes d’investissement à l’échelle continentale, avec l’objectif de bâtir un système alimentaire africain autosuffisant, durable et inclusif.

👉 Le Forum africain sur les systèmes alimentaires se poursuivra pendant plusieurs jours à Diamniadio, avec l’espoir de dégager des engagements concrets et mesurables pour transformer durablement l’agriculture africaine.

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France – Sénégal : Emmanuel Macron et Bassirou Diomaye Faye ouvrent un nouveau chapitre de coopération à Paris.

Le président français Emmanuel Macron accueille ce mercredi 27 août, au Palais de l’Élysée, son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye, en visite officielle à Paris. Cette rencontre marque une étape importante dans les relations bilatérales entre les deux pays, à un moment où le Sénégal cherche à redéfinir ses partenariats stratégiques et à renforcer sa place sur la scène internationale.

Au cœur des discussions figurent plusieurs enjeux prioritaires : la coopération économique, la transition énergétique, la formation de la jeunesse, mais aussi la sécurité régionale dans un contexte marqué par les défis sahéliens. La question de la mobilité, notamment celle des étudiants et des entrepreneurs sénégalais en France, devrait également occuper une place centrale dans les échanges.

Cette visite est perçue comme une opportunité pour tracer les contours d’une relation rénovée entre Dakar et Paris, fondée sur un partenariat plus équilibré et tourné vers l’avenir. Elle intervient aussi alors que le Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, affirme sa volonté de diversifier ses alliances internationales tout en préservant ses liens historiques avec la France.

En recevant le chef de l’État sénégalais, Emmanuel Macron entend réaffirmer l’importance du Sénégal comme partenaire stratégique en Afrique de l’Ouest, dans un contexte géopolitique marqué par de profondes recompositions régionales.

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Diplomatie régionale : Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle à Lomé

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a entamé ce jeudi une visite officielle au Togo, marquant une nouvelle étape dans la relance de la diplomatie régionale ouest-africaine. Accueilli par son homologue Faure Gnassingbé, cette visite s’inscrit dans un contexte politique et économique marqué par les tensions au sein de la CEDEAO et la recherche de nouvelles convergences stratégiques entre États membres.

Une médiation active dans un espace fragmenté

Depuis son élection en mars 2024, le président Faye s’est imposé comme un acteur engagé du dialogue régional, cherchant à rapprocher les positions entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES). À Lomé, il poursuit cette logique de médiation apaisée, tout en réaffirmant l’attachement du Sénégal aux principes démocratiques et à l’intégration économique sous-régionale.

La capitale togolaise, connue pour son positionnement neutre et diplomatique, offre un cadre favorable à des discussions franches et confidentielles, notamment sur les réformes de la CEDEAO et la coopération sécuritaire.

Des partenariats économiques en discussion

Au-delà des enjeux politiques, cette visite est aussi axée sur le renforcement des liens économiques bilatéraux, notamment dans les domaines :

  • du commerce interrégional (transit portuaire, logistique),

  • de la coopération énergétique (accès à l’électricité, interconnexions régionales),

  • et du numérique, avec des projets de corridors technologiques ouest-africains.

Le président Faye souhaite promouvoir une intégration régionale fondée sur la souveraineté économique, tout en valorisant les complémentarités entre pays.

Une vision panafricaine en action

Cette démarche diplomatique illustre la volonté du Sénégal de jouer un rôle moteur dans la refondation géopolitique de l’Afrique de l’Ouest, à travers :

  • Une approche inclusive et non conflictuelle,

  • Le soutien aux processus de transition démocratique,

  • Et une coopération économique fondée sur l’équité.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Lomé dépasse le cadre symbolique : elle reflète une diplomatie sénégalaise active, pragmatique et panafricaine, dans une région à la recherche de stabilité et de nouvelles formes d’unité.

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Le président Bassirou Diomaye Faye en visite officielle à Cotonou ce 15 juillet 2025.

Le 15 juillet 2025, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’envole pour Cotonou, la capitale économique du Bénin, pour une visite d’État qui s’annonce riche en enjeux diplomatiques et économiques. Cette tournée s’inscrit dans la volonté de Dakar de renforcer les liens bilatéraux avec ses voisins de la sous-région, dans un contexte de coopération régionale accrue.

Au cœur de cette ambassade diplomatique : des discussions sur l’intégration commerciale, la sécurité régionale, ainsi que des partenariats dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et de l’agriculture. Les deux chefs d’État devraient également aborder les projets en cours autour de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que la coopération pour lutter contre l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Cette visite comportera plusieurs temps forts : une rencontre au palais présidentiel pour un tête-à-tête entre M. Faye et son homologue béninois, des échanges avec des acteurs économiques et des investisseurs, ainsi que la participation à un forum d’affaires destiné à dynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays. Elle se conclura par la signature de mémorandums d’entente portant sur des projets conjoints dans les domaines de l’énergie solaire, la gestion de l’eau, et le renforcement des capacités agricoles.

Cette démarche diplomatique s’inscrit dans une vision panafricaniste, où les actions bilatérales servent de socle à une coopération plus profonde entre les pays de l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal et le Bénin posent ainsi les jalons d’une synergie régionale capable d’impulser des initiatives à fort impact socio-économique, tout en affirmant leur rôle comme moteurs de l’unité et du développement du continent.

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Séville 2025 : Le Président Diomaye Faye plaide pour une Afrique souveraine et actrice de son développement.

En prenant la parole ce 28 juin 2025 à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, organisée à Séville, en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a livré un message clair, structuré et empreint de fermeté : l’Afrique ne demande plus, elle propose.

Dans un discours salué par l’assemblée, le Chef de l’État a mis en avant la nécessité d’une refonte en profondeur de l’architecture financière internationale, jugée déséquilibrée et inadaptée aux réalités des pays africains. Selon lui, les mécanismes actuels de financement perpétuent une logique de dépendance au lieu de soutenir une dynamique de souveraineté économique.

Mettant en lumière les efforts du Sénégal pour bâtir une économie plus résiliente et tournée vers l’innovation, il a insisté sur la nécessité de créer des instruments africains de financement adaptés aux priorités locales. Diomaye Faye a souligné que l’Afrique ne saurait continuer à être simplement « un réceptacle de solutions conçues ailleurs », mais qu’elle devait jouer un rôle moteur dans la redéfinition des règles du jeu.

Il a aussi rappelé l’importance de valoriser les ressources naturelles africaines sur place, et non plus les exporter à l’état brut. Pour cela, il appelle à un partenariat économique basé sur l’équité, la transparence et le respect mutuel.

Enfin, le président sénégalais a exhorté les institutions financières internationales à revoir leurs critères d’allocation des financements, afin qu’ils reflètent davantage les défis structurels auxquels font face les pays du Sud.

Ce discours s’inscrit dans la droite ligne de la vision portée par le Sénégal à l’horizon 2050 : une Afrique debout, capable de prendre en main son destin économique, social et politique, dans le respect de ses peuples et de ses ressources.

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Séville : Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron amorcent un nouveau chapitre dans les relations franco-sénégalaises

En marge de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, tenue à Séville en Espagne, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue français Emmanuel Macron ont eu un entretien stratégique, ce jeudi 27 juin 2025. Cette rencontre, qualifiée de cordiale par les entourages respectifs, ouvre la voie à une possible redéfinition du partenariat entre la France et le Sénégal, dans un contexte de recomposition des relations entre Paris et ses anciens partenaires africains.

Les deux chefs d’État ont échangé sur des questions bilatérales, régionales et multilatérales, avec une attention particulière portée sur la coopération économique, les investissements stratégiques et les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Le président Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de construire une relation basée sur le respect mutuel, la transparence et la souveraineté, en insistant sur la nécessité pour les deux pays d’évoluer vers un partenariat gagnant-gagnant, tenant compte des nouvelles aspirations du peuple sénégalais.

Emmanuel Macron, quant à lui, a salué la dynamique enclenchée par les nouvelles autorités sénégalaises et s’est dit disposé à renforcer la coopération, notamment dans les domaines de la transition énergétique, du numérique, de l’agriculture durable et de l’éducation.

Cette entrevue intervient dans un contexte de profondes mutations géopolitiques, où plusieurs pays africains réévaluent leurs relations avec les anciennes puissances coloniales. Le Sénégal, sous la conduite du Président Diomaye Faye, semble vouloir jouer un rôle pivot dans la construction d’un nouveau modèle de coopération internationale, fondé sur la dignité et l’autonomie stratégique.

Cette première rencontre officielle entre les deux présidents pourrait marquer le début d’une ère renouvelée dans les relations franco-sénégalaises, à condition que les engagements soient suivis d’actes concrets.

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Bassirou Diomaye Faye en route pour Séville : le Sénégal à la 4ᵉ Conférence sur le financement du développement.

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce matin pour Séville, en Espagne. Il y prendra part à la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement, un événement de haut niveau qui réunit les dirigeants du monde entier autour des enjeux de mobilisation des ressources pour soutenir une croissance inclusive et durable.

Cette rencontre vise à renforcer les mécanismes de coopération internationale pour le financement des objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les pays du Sud. Le Chef de l’État sénégalais y portera la voix de l’Afrique et du Sénégal, mettant en lumière les défis particuliers des économies en transition et la nécessité d’un nouveau pacte financier mondial plus équitable.

La participation du Président Faye s’inscrit dans sa volonté affirmée de promouvoir une diplomatie économique proactive et de positionner le Sénégal comme un acteur clé dans les débats internationaux sur le développement. Elle constitue également une opportunité de nouer des partenariats stratégiques pour appuyer les projets prioritaires de son programme de transformation économique, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de l’énergie.

Durant son séjour, le Chef de l’État aura également des rencontres bilatérales avec plusieurs dirigeants et représentants d’institutions financières internationales, en vue de consolider les relations de coopération et d’attirer davantage d’investissements vers le Sénégal.

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Diplomatie régionale : Le chef de la diplomatie angolaise entame une tournée au Sénégal et dans l’espace AES

Le ministre des Affaires étrangères de la République d’Angola, Téte António, a entamé une tournée diplomatique en Afrique de l’Ouest, marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Angola et les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi qu’avec le Sénégal. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de coopération sud-sud, visant à intensifier les partenariats politiques, économiques et sécuritaires entre l’Angola et l’Afrique de l’Ouest.

Au Sénégal, le chef de la diplomatie angolaise a été reçu par les plus hautes autorités sénégalaises. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la coopération dans les domaines de l’énergie, de la sécurité régionale et des échanges commerciaux. La visite souligne la volonté des deux pays de diversifier leurs partenariats et de travailler ensemble sur des dossiers stratégiques tels que la paix en Afrique et l’intégration continentale.

La tournée se poursuit dans les pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), où Téte António entend réaffirmer le soutien de l’Angola à la souveraineté et à la stabilité de ces États. Au cœur des échanges figurent la lutte contre le terrorisme, la coopération militaire, ainsi que des opportunités d’investissement dans les infrastructures et les ressources naturelles. L’initiative traduit également la volonté de Luanda de jouer un rôle plus actif dans les dynamiques sécuritaires et économiques du continent.

Cette mission diplomatique de haut niveau témoigne de la volonté de l’Angola d’élargir sa sphère d’influence en Afrique et d’apporter une contribution significative à la stabilité régionale, à travers un dialogue franc et une coopération pragmatique.

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Un an après le début de l’exploitation du pétrole à Sangomar : le Sénégal dépasse les attentes et affirme sa souveraineté énergétique

Il y a un an, le 11 juin 2024, la société australienne Woodside Energy lançait officiellement l’exploitation pétrolière du champ offshore de Sangomar, marquant une étape décisive pour le secteur énergétique sénégalais. Grâce à son unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO), installée au large des côtes, les premiers barils de brut étaient extraits des profondeurs de l’Atlantique.

Douze mois plus tard, le bilan dépasse largement les projections initiales. D’après un rapport du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production nationale a atteint 16,9 millions de barils en 2024, soit bien au-dessus des 11,7 millions prévus. Cette performance exceptionnelle s’est traduite par des recettes avoisinant les 950 millions de dollars (soit 595,5 milliards de francs CFA), illustrant l’importance économique de cette ressource pour le pays.

Le champ de Sangomar, situé à environ 100 kilomètres des côtes sénégalaises, repose sur un réseau de 12 puits en activité, connectés à la plateforme FPSO. Celle-ci assure une production stable de près de 100 000 barils par jour, destinés en grande partie aux marchés internationaux. Une nouveauté de taille a également marqué cette première année : le marché intérieur a pu bénéficier, pour la première fois, d’un approvisionnement en brut extrait localement. Ce tournant est salué par les autorités comme un pas important vers une plus grande autonomie énergétique.

La dynamique s’est poursuivie au cours des premiers mois de 2025. En janvier, la production s’est élevée à 3,11 millions de barils, avant de se stabiliser à 2,70 millions en février, puis de repartir à la hausse avec 3,08 millions en mars et un record de 3,8 millions en avril, correspondant à quatre cargaisons destinées à l’export. Si cette tendance se confirme, le Sénégal pourrait franchir le cap des 30,5 millions de barils produits d’ici la fin de l’année, soit près du double du volume de 2024.

Au-delà des chiffres, ce premier anniversaire symbolise un tournant historique pour le pays. Le gouvernement souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et transparente de cette manne pétrolière, affirmant sa volonté d’en faire un moteur de développement durable et de prospérité partagée pour l’ensemble de la population.

Bassirou Diomaye Faye

Dialogue national 2025 : Le Sénégal ouvre une nouvelle page de son histoire politique

Dans son discours d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé la promesse d’un renouveau démocratique profond, formulée durant sa campagne présidentielle. Il a appelé à des échanges francs, inclusifs et tournés vers l’intérêt général, déclarant :

“Ce dialogue n’est pas une formalité politique, c’est un contrat de refondation. Il engage chacun de nous à penser un État plus juste, plus souverain, plus participatif.”

Les axes abordés incluent :

  • La réforme des institutions (équilibre des pouvoirs, renforcement du Parlement, du Conseil constitutionnel, etc.) ;

  • Le système électoral et le financement des partis ;

  • La transparence et la lutte contre l’impunité ;

  • La gouvernance territoriale et les droits citoyens ;

  • Le rôle de l’armée, de la justice et des médias dans la construction démocratique.

Une large participation… mais quelques absents notables

La salle du CICAD a réuni :

  • Des représentants de partis politiques (notamment du camp présidentiel et de l’opposition modérée),

  • Des acteurs de la société civile,

  • Des chefs religieux et coutumiers,

  • Des organisations syndicales, patronales et de jeunesse,

  • Des universitaires et intellectuels.

Cependant, des voix critiques se sont fait entendre en amont. Le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’APR (ex-parti au pouvoir) ont décliné l’invitation, évoquant des “zones d’ombre” dans l’organisation et des “intentions unilatérales” dans les conclusions à venir.

Une méthode consultative et itérative

Le gouvernement a assuré que le dialogue se tiendra jusqu’au 4 juin, selon un format participatif et thématique, avec des commissions sectorielles, des restitutions quotidiennes et un rapport final public.

Un comité d’observation, incluant des représentants religieux, des juristes indépendants et des observateurs internationaux, est chargé de veiller à la régularité et à la neutralité des débats.

Enjeux : restaurer la confiance et poser les fondations de la “troisième République”

Pour de nombreux analystes, ce Dialogue national est une fenêtre d’opportunité historique pour :

  • Sortir des logiques de confrontations héritées des régimes précédents,

  • Restaurer la confiance entre l’État et les citoyens,

  • Moderniser des institutions souvent jugées obsolètes ou manipulables,

  • Réaffirmer la souveraineté populaire dans les choix de société.

Mais la réussite du dialogue dépendra de la sincérité du processus, de la traduction des conclusions en actes concrets, et de la capacité à inclure les forces réfractaires sans exclusion ni récupération politique.

Un moment fondateur ou un simple symbole ?

Le Dialogue national est lancé. Reste à voir s’il sera le socle d’une “troisième République sénégalaise” plus équitable, plus inclusive et plus souveraine… ou s’il se limitera à une tentative de consensus politique sans lendemain.

Le peuple sénégalais, attentif et exigeant, observe.