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BCEAO : 17 établissements testent le paiement instantané en Côte d’Ivoire

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) franchit un cap décisif dans la modernisation des paiements dans la zone UEMOA. En Côte d’Ivoire, 17 établissements financiers participent actuellement à une phase de test grandeur nature du système de paiement instantané, marquant ainsi une étape stratégique vers l’inclusion financière et la transformation numérique du secteur bancaire régional.

Un projet régional en phase pilote

Lancé par la BCEAO dans le cadre de son programme de digitalisation des paiements, le paiement instantané vise à permettre des transactions en temps réel entre comptes bancaires ou portefeuilles électroniques, 24h/24 et 7j/7, et ce, à l’échelle de toute l’UEMOA.

La Côte d’Ivoire a été choisie comme pays pilote pour tester cette infrastructure régionale avant un déploiement global.

Les établissements impliqués comprennent :

  • Des banques commerciales,

  • Des établissements de microfinance,

  • Des opérateurs de mobile money.

Comment ça fonctionne ?

Le système de paiement instantané développé par la BCEAO repose sur une plateforme centralisée interconnectée aux systèmes bancaires et aux fintechs.

Il permet :

  • Des transferts de fonds immédiats,

  • Une confirmation instantanée pour l’émetteur et le récepteur,

  • Une réduction drastique des coûts et délais de traitement.

Les tests actuels portent sur divers cas d’usage :

  • Transferts entre banques,

  • Paiements marchands,

  • Paiements de services publics.

Objectifs poursuivis par la BCEAO

Avec ce système, la BCEAO entend :

  • Renforcer l’interopérabilité des services de paiement dans la zone UEMOA,

  • Réduire l’usage du cash,

  • Stimuler l’innovation financière,

  • Améliorer l’accès aux services financiers pour les populations non bancarisées.

Ce projet s’inscrit également dans les engagements de la BCEAO pour faciliter la convergence entre banques traditionnelles et fintechs, dans un environnement sécurisé.

Et après ?

Si les résultats de cette phase de test sont concluants, la BCEAO prévoit :

  • Un lancement officiel dès 2026,

  • Une extension du système à tous les pays de l’UEMOA (Sénégal, Bénin, Togo, Burkina Faso, Mali, Niger, Guinée-Bissau et Côte d’Ivoire),

  • L’intégration de nouveaux cas d’usage, comme la facturation électronique, les paiements transfrontaliers, ou encore les versements gouvernementaux.

L’expérimentation du paiement instantané en Côte d’Ivoire marque une avancée majeure pour l’écosystème financier ouest-africain. Ce projet piloté par la BCEAO témoigne de la volonté des institutions régionales de rattraper les standards internationaux en matière de services financiers digitaux, tout en adaptant les solutions aux réalités locales.

Avec cette initiative, l’UEMOA entre résolument dans l’ère du temps réel bancaire, au bénéfice des citoyens, des entreprises et de l’économie régionale dans son ensemble.

Alassane Ouattara

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara officialise sa candidature pour un quatrième mandat présidentiel

Le président ivoirien Alassane Ouattara a surpris la scène politique nationale et internationale en annonçant, ce 29 juillet 2025, sa candidature pour un quatrième mandat à la tête de la République de Côte d’Ivoire. Cette décision marque un revirement significatif par rapport à ses engagements antérieurs de céder le pouvoir à une nouvelle génération de leaders.

Un choix justifié par la conjoncture régionale

Dans un discours solennel diffusé depuis le palais présidentiel, Alassane Ouattara a affirmé que sa candidature s’imposait « par nécessité nationale », invoquant un contexte sécuritaire fragile en Afrique de l’Ouest, marqué par la montée du terrorisme au Sahel, la recrudescence des coups d’État dans la sous-région, ainsi que les incertitudes liées à la stabilité institutionnelle.

« Je ne peux rester indifférent face aux défis qui menacent la paix et la stabilité de notre nation », a-t-il déclaré, avant de souligner que son expérience et sa stature internationale représentent, selon lui, des atouts indispensables pour traverser cette période de turbulences.

Une décision qui suscite la controverse

Cette annonce intervient malgré une promesse ferme, plusieurs fois réitérée depuis 2020, de ne pas briguer un nouveau mandat. En 2021, Alassane Ouattara avait même désigné un successeur au sein de son parti, le RHDP, affirmant vouloir passer le témoin à une nouvelle génération politique.

Sa volte-face relance le débat sur la limitation des mandats présidentiels, sujet sensible dans plusieurs pays africains. Si la Constitution ivoirienne, révisée en 2016, permet techniquement cette nouvelle candidature, de nombreux observateurs y voient un risque de fragilisation démocratique, dans un pays encore marqué par les souvenirs douloureux de la crise post-électorale de 2010-2011.

L’opposition en alerte

Les principaux partis d’opposition, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, ont rapidement réagi, dénonçant une « confiscation du pouvoir » et appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre la démocratie. Des discussions sont en cours pour la constitution d’une plateforme unifiée en vue de l’échéance électorale du 25 octobre.

Une présidentielle sous tension

Avec cette annonce, la campagne présidentielle s’annonce houleuse. Alassane Ouattara, figure incontournable de la politique ivoirienne depuis plus d’une décennie, devra désormais affronter non seulement ses adversaires politiques, mais aussi les critiques sur la cohérence de son discours et la légitimité morale de sa démarche.

La décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire politique ivoirienne. Elle ravive les tensions sur la durée du pouvoir, tout en plaçant la présidentielle de 2025 au cœur d’enjeux cruciaux pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire et la stabilité de la région.

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Abidjan accueille l’Ivoire Tech Forum : vitrine de l’innovation numérique en Côte d’Ivoire.

La capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan, vibre au rythme de l’innovation digitale à l’occasion de la première édition de l’Ivoire Tech Forum, qui se tient du 9 au 11 juillet. Ce salon, inédit dans le paysage technologique ivoirien, vise à valoriser les talents locaux et à structurer un écosystème numérique en pleine expansion.

Organisé dans un contexte de transformation numérique accélérée, l’Ivoire Tech Forum met en lumière les acteurs clés de l’économie numérique ivoirienne : startups, incubateurs, investisseurs, acteurs publics et partenaires techniques. L’événement offre une plateforme d’échange, de formation et de financement pour les jeunes entreprises à fort potentiel.

Un écosystème en pleine effervescence

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, la Côte d’Ivoire compte aujourd’hui entre 250 et 300 startups actives dans des domaines variés : fintech, e-commerce, agritech, e-santé, logistique, intelligence artificielle, entre autres. Ces entreprises innovantes, souvent dirigées par de jeunes entrepreneurs, jouent un rôle central dans la modernisation de l’économie nationale.

Le forum ambitionne de favoriser les rencontres entre porteurs de projets et investisseurs, dans un environnement où le besoin en capital et en accompagnement stratégique reste important. Plusieurs sessions thématiques, démonstrations de solutions, tables rondes et concours de pitch sont au programme.

Un signal fort pour l’avenir numérique du pays

En soutenant de telles initiatives, la Côte d’Ivoire affirme sa volonté de devenir un hub technologique régional, capable de rivaliser avec les grandes places africaines de l’innovation. Le gouvernement multiplie les réformes et les programmes en faveur de la digitalisation des services publics et de la promotion des TIC.

L’Ivoire Tech Forum représente donc bien plus qu’un salon : c’est un rendez-vous stratégique pour façonner l’avenir numérique du pays, créer de la valeur et de l’emploi, tout en attirant des investissements structurants dans le secteur des technologies.

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Expo 2025 Osaka : la Côte d’Ivoire mise à l’honneur dans le pavillon Afrique.

À moins d’un an de l’ouverture de l’Exposition universelle d’Osaka 2025, la Côte d’Ivoire se prépare activement à marquer sa présence sur la scène mondiale. Sous le thème général « Concevoir la société du futur pour nos vies », l’événement réunira plus de 150 pays et organisations internationales au Japon. Pour l’occasion, la Côte d’Ivoire a été désignée pays à l’honneur dans le pavillon Afrique, une distinction qui reflète son dynamisme économique et culturel croissant.

Une vitrine internationale pour le savoir-faire ivoirien

L’Expo d’Osaka représente une opportunité unique pour valoriser l’image de la Côte d’Ivoire à l’international. Le pavillon ivoirien mettra en avant les avancées du pays dans des secteurs clés tels que l’agriculture durable, l’innovation, l’éducation, la culture, le numérique et les énergies renouvelables.

À travers expositions, démonstrations interactives, forums économiques et performances artistiques, le pays souhaite présenter sa vision du développement et attirer de nouveaux partenaires stratégiques. Le cacao, le café, le textile, les arts contemporains, mais aussi les start-ups locales figureront parmi les éléments phares du programme.

Un engagement fort pour l’Afrique

En étant placé à l’honneur dans le pavillon Afrique, la Côte d’Ivoire portera également un message continental, illustrant les ambitions du continent en matière de transformation économique, d’intégration régionale et de durabilité. Le pays entend jouer un rôle de catalyseur dans la promotion d’une Afrique tournée vers l’innovation et la coopération internationale.

L’événement sera aussi l’occasion pour la délégation ivoirienne de renforcer ses liens diplomatiques et économiques avec le Japon et les autres nations participantes.

Une participation pilotée par une coordination nationale

Le gouvernement ivoirien, à travers un comité national d’organisation, travaille en étroite collaboration avec les autorités japonaises et le Bureau international des expositions (BIE). Une mobilisation multisectorielle est en cours pour impliquer les acteurs publics, privés et culturels, dans un esprit de fierté nationale et de rayonnement global.

Des artistes, entrepreneurs, jeunes innovateurs et experts accompagneront la délégation pour représenter la diversité et la richesse du potentiel ivoirien.

Source Video : TV5 Afrique.

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Cote d’Ivoire : Restitution du tambour sacré Djidji Ayôkwé

La Côte d’Ivoire s’apprête à accueillir l’un de ses plus grands trésors culturels : le tambour sacré Djidji Ayôkwé, emblème ancestral du peuple Atchan, injustement arraché lors de la colonisation. Cette restitution marque une étape symbolique et politique majeure dans la reconquête du patrimoine africain spolié.

Un tambour pas comme les autres

Le Djidji Ayôkwé, aussi appelé “tambour parleur”, n’est pas un simple instrument de musique. Il servait de moyen de communication à distance dans les villages ébrié (ethnie Atchan) de la région d’Abidjan. Il transmettait des messages codés à travers des frappes spécifiques, annonçant des événements importants, des convocations du chef, voire des urgences communautaires. Il est aussi porteur de spiritualité, utilisé dans des rites traditionnels et associé à l’autorité du pouvoir coutumier.

Ce tambour a été confisqué par l’armée coloniale française en 1916, puis conservé depuis au Musée du quai Branly – Jacques Chirac à Paris.

Un retour hautement symbolique

Plus d’un siècle après son exil forcé, la restitution du tambour a été actée par la France dans le cadre de son engagement à rendre plusieurs œuvres culturelles africaines. La cérémonie officielle de restitution est attendue courant juillet 2025. Ce retour s’inscrit dans une dynamique plus large de revalorisation du patrimoine africain et de justice mémorielle.

Selon les autorités ivoiriennes, le tambour Djidji Ayôkwé sera exposé dans un espace muséal dédié à Abidjan, afin de préserver sa mémoire tout en sensibilisant les jeunes générations à l’histoire culturelle du pays.

Une victoire pour la dignité culturelle africaine

La restitution du Djidji Ayôkwé symbolise un réveil des consciences culturelles africaines. Elle renforce la lutte pour la souveraineté culturelle et la reconnaissance des traumatismes liés à la colonisation. Pour la Côte d’Ivoire, c’est une victoire morale, mais aussi un message d’affirmation identitaire face aux défis de la mondialisation.

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Côte d’Ivoire : Karna Coulibaly confirmé à la tête de la BHCI

La Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire (BHCI) poursuit son recentrage stratégique sous une direction désormais stabilisée. Karna Coulibaly a été confirmé au poste de directeur général de l’institution, une décision qui s’inscrit dans la continuité des réformes entamées pour redynamiser la banque.

Nommé par décret du Conseil des ministres, Karna Coulibaly bénéficie d’un parcours reconnu dans le secteur bancaire et financier. Avant sa confirmation, il assurait déjà l’intérim de la direction générale, période durant laquelle il a piloté plusieurs chantiers de restructuration visant à restaurer la crédibilité et la solidité financière de la BHCI.

Sa nomination intervient dans un contexte de transformation du paysage bancaire ivoirien, marqué par des exigences accrues en matière de gouvernance, d’inclusion financière et d’innovation. La BHCI, historiquement orientée vers le financement du logement, cherche aujourd’hui à élargir son portefeuille et à mieux répondre aux nouveaux besoins du marché.

Avec Karna Coulibaly à sa tête, l’institution entend renforcer sa position dans le financement immobilier tout en accélérant sa mutation vers une banque universelle plus compétitive, plus accessible et tournée vers le digital.

Cette reconduction est perçue comme un signal de confiance des autorités ivoiriennes, mais également comme une reconnaissance du travail accompli pour remettre la BHCI sur les rails de la performance et de la stabilité.

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Côte d’Ivoire : Un musée archéologique inédit pour valoriser le patrimoine historique national.

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la préservation de son patrimoine avec l’inauguration, le lundi 30 juin 2025, d’un espace muséal unique en son genre à Ahouati, dans le sud du pays. Il s’agit de la première aile d’un musée entièrement dédié à l’archéologie, une première dans l’histoire du pays.

Ce projet est né des fouilles entreprises dans le cadre des travaux du barrage de Gribo-Popoli, situé dans la région de la Nawa. Ces recherches ont permis la mise au jour de vestiges anciens, témoins d’une occupation humaine remontant à plusieurs siècles. Les objets exhumés – poteries, outils, fragments de sculptures – ont désormais trouvé un lieu d’exposition pérenne, offrant au public une immersion inédite dans l’histoire précoloniale du pays.

Le musée s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités ivoiriennes de renforcer la sauvegarde et la valorisation des trésors historiques nationaux. « Ce musée n’est pas seulement un lieu d’exposition, c’est aussi un espace de mémoire, de recherche et de transmission », a souligné un représentant du ministère de la Culture et de la Francophonie lors de la cérémonie d’inauguration.

Ce nouvel établissement contribuera également à sensibiliser les populations locales et les visiteurs à l’importance du patrimoine archéologique et à la nécessité de le protéger. À terme, d’autres salles d’exposition et des programmes éducatifs devraient être développés, consolidant ainsi la place d’Ahouati comme un pôle culturel majeur.

Avec cette initiative, la Côte d’Ivoire affirme sa volonté de replacer l’histoire et l’archéologie au cœur de son développement culturel et touristique.

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Cacao ivoirien : une montée en puissance de la transformation locale.

La Côte d’Ivoire continue de renforcer son ambition de transformation locale du cacao, pierre angulaire de son économie. Le gouvernement ivoirien a récemment annoncé une hausse de la capacité nationale de broyage de 50 000 tonnes, consolidant davantage la position du pays comme leader mondial dans la transformation de la fève.

Cette progression est rendue possible grâce à la mise en service d’une nouvelle unité industrielle dans la ville portuaire de San Pedro, déjà considérée comme un hub majeur de l’industrie cacaoyère. Cette infrastructure vient s’ajouter aux capacités existantes et permet au pays d’approcher l’objectif stratégique de transformer 50 % de sa production annuelle sur place.

Alors que la Côte d’Ivoire produit près de 2 millions de tonnes de cacao brut par an, cette augmentation du broyage local s’inscrit dans une dynamique de montée en gamme, avec une volonté affichée de capter plus de valeur ajoutée sur le territoire. Cette politique vise non seulement à créer des emplois locaux, mais aussi à renforcer la résilience économique face aux fluctuations du marché international.

Par cette nouvelle initiative, les autorités ivoiriennes réaffirment leur engagement à faire évoluer le pays d’un simple exportateur de matière première vers un acteur majeur de l’agro-industrie mondiale.

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Côte d’Ivoire – Burkina Faso : le duel silencieux du coton ouest-africain.

En Afrique de l’Ouest, une bataille économique moins médiatisée mais hautement stratégique se joue entre deux poids lourds de l’or blanc : la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Ces deux pays, leaders de la production cotonnière dans la sous-région, s’engagent dans une course à la performance, à l’innovation et à la transformation locale.

Le Burkina Faso, longtemps premier producteur de coton africain, continue de capitaliser sur sa tradition agricole et son savoir-faire paysan. Les autorités de Ouagadougou misent sur une restructuration de la filière à travers un appui renforcé aux producteurs et la promotion de la transformation industrielle locale.

De son côté, la Côte d’Ivoire, qui a récemment ravi la première place au Burkina Faso en termes de production brute, entend conserver son avantage en investissant dans la modernisation des infrastructures et l’encadrement technique des agriculteurs. Le pays mise aussi sur une montée en gamme avec l’exportation de coton de meilleure qualité et une transformation progressive sur le territoire national.

Au-delà des volumes produits, c’est désormais la capacité à capter plus de valeur ajoutée au niveau local qui devient le nerf de la guerre. Dans les deux pays, l’industrialisation de la filière et la création d’emplois dans les zones rurales figurent parmi les priorités gouvernementales.

Si ce duel reste pacifique, il reflète une volonté partagée de mieux valoriser les ressources agricoles au profit des économies nationales. Le coton, longtemps exporté à l’état brut, est en passe de devenir un levier de transformation industrielle et de développement durable pour toute la région ouest-africaine.

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Visite officielle à Abidjan : Le Président Mamadi Doumbouya rencontre la communauté guinéenne de Côte d’Ivoire

Dans le cadre de sa visite officielle en République de Côte d’Ivoire, le Président de la République de Guinée, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, a rencontré ce week-end la communauté guinéenne établie à Abidjan. Ce moment fort de la visite traduit la volonté du chef de l’État de maintenir un lien étroit avec ses compatriotes vivant à l’étranger, et de leur rappeler leur rôle essentiel dans le développement national.

Accueilli dans une ambiance empreinte de fierté et d’unité, le Président guinéen s’est adressé à ses concitoyens venus nombreux pour l’occasion. Dans son discours, il a salué leur résilience, leur engagement et leur contribution économique et sociale, aussi bien dans leur pays d’accueil qu’en Guinée. Il a également réaffirmé la place importante que la diaspora occupe dans sa vision de refondation nationale.

« Vous êtes les ambassadeurs de la Guinée. Votre comportement, votre réussite, et votre engagement ici, en Côte d’Ivoire, reflètent l’image de notre pays à l’extérieur », a déclaré le Chef de l’État, appelant chacun à préserver l’unité, la solidarité et la dignité guinéenne.

Une diaspora impliquée et mobilisée

Durant les échanges, plusieurs représentants de la communauté guinéenne ont exprimé leur gratitude pour cette rencontre directe avec le Président. Ils ont également formulé des attentes concrètes, notamment en matière de protection consulaire, de simplification administrative et de soutien aux projets d’investissement en Guinée.

Le Général Doumbouya a pris note des préoccupations exprimées et a assuré que le gouvernement guinéen travaille activement à renforcer les services consulaires et à créer les conditions d’un retour volontaire pour ceux qui le souhaitent, dans la dignité et la sécurité.

Un message d’unité et de mobilisation

La rencontre s’est conclue dans une atmosphère chaleureuse, marquée par des chants patriotiques, des messages d’encouragement, et un appel à l’unité nationale. Le Président a invité la communauté guinéenne de Côte d’Ivoire à rester mobilisée, solidaire et fière de son identité.

Cette rencontre avec la diaspora s’inscrit dans une série d’initiatives diplomatiques visant à consolider les liens entre la Guinée et ses ressortissants à l’étranger, mais aussi à resserrer la coopération avec les pays voisins sur le plan politique, économique et social.