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Mali–Côte d’Ivoire : vers un rapprochement sécuritaire après plusieurs années de tensions.

Le Mali et la Côte d’Ivoire amorcent un rapprochement dans le domaine de la sécurité. Vassiriki Traoré, coordonnateur national du renseignement ivoirien, est attendu à Bamako pour une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération entre les services de renseignement des deux pays et à l’amélioration du partage d’informations dans la lutte contre le terrorisme.

Cette visite, organisée à l’invitation du général Modibo Koné, directeur de l’Agence nationale de la sécurité d’État (ANSE) du Mali, intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de tensions diplomatiques entre Bamako et Abidjan.

Elle traduit une volonté de relancer le dialogue sécuritaire entre les deux voisins, alors que la menace jihadiste continue de peser sur plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Pour les autorités ivoiriennes comme maliennes, la coordination des services de renseignement constitue un levier essentiel pour anticiper les menaces et limiter les risques d’extension des violences.

La sécurité transfrontalière au cœur des échanges

Au-delà de la portée diplomatique de cette rencontre, les enjeux sont directement liés à la sécurisation de la frontière entre les deux pays. Le partage de renseignements et la coordination des dispositifs de surveillance peuvent contribuer à mieux prévenir les mouvements de groupes armés et à renforcer la capacité de réaction des services compétents.

Ce rapprochement intervient alors que les États de la sous-région sont confrontés à des défis sécuritaires qui dépassent leurs frontières nationales et nécessitent une coopération renforcée.

La visite de Vassiriki Traoré à Bamako pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase dans les relations sécuritaires entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Sa portée dépendra toutefois de la concrétisation des échanges en mécanismes opérationnels durables, dans un contexte où les divergences politiques entre les deux pays restent un enjeu de leurs relations bilatérales.

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Agriculture : la Côte d’Ivoire prépare une assurance pour protéger les récoltes de riz face aux aléas climatiques.

La Côte d’Ivoire avance sur la mise en place d’une assurance récolte fondée sur des indicateurs mesurables. Le riz fait partie des trois premières filières retenues par le PASSIR, aux côtés du coton et du palmier à huile. Pour les producteurs, l’enjeu est de mieux absorber les pertes provoquées par les aléas climatiques, alors que l’État multiplie en parallèle les investissements dans l’irrigation, les semences et la mécanisation.

Une mauvaise saison ne se résume pas à quelques sacs de riz en moins. Pour un exploitant qui a déjà payé ses semences, ses engrais, la préparation de la parcelle ou la main-d’œuvre, une sécheresse prolongée ou des pluies mal réparties peuvent déséquilibrer toute une campagne. La récolte diminue, mais les dépenses engagées restent.

C’est sur ce risque que la Côte d’Ivoire cherche désormais à agir avec le Projet de mise en place d’un mécanisme d’Assurance récolte indicielle en Côte d’Ivoire (PASSIR). Du 2 au 4 septembre, le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières réunissait ainsi à Yamoussoukro producteurs, administrations, experts de l’assurance et acteurs financiers de la filière riz. L’objectif était encore largement pédagogique : expliquer le fonctionnement de l’assurance indicielle, présenter l’avancement du projet et préparer son appropriation par les futurs bénéficiaires. Les études de faisabilité ont retenu trois premières filières : le coton, le palmier à huile et le riz. Le PASSIR bénéficie d’un financement obtenu auprès de la Banque ouest-africaine de développement.

Une assurance au fonctionnement différent

Le principe diffère d’une assurance agricole classique. Après un sinistre, l’indemnisation n’est pas nécessairement calculée à partir d’une expertise individuelle de chaque parcelle. Elle repose sur un indice défini à l’avance. Selon les dispositifs, celui-ci peut être construit autour des précipitations, du rendement constaté dans une zone ou d’autres données permettant d’objectiver un choc agricole.

Lorsque le seuil prévu par le contrat est atteint, le mécanisme peut déclencher un paiement selon les conditions établies. Pour des exploitations nombreuses et dispersées, l’intérêt est évident : limiter le recours systématique aux expertises individuelles et accélérer le traitement des indemnisations.

Toutefois, une assurance de ce type n’est utile que si les données utilisées correspondent suffisamment aux réalités rencontrées sur le terrain. Le montant des cotisations, la nature des contrats et la qualité des indicateurs sont autant d’aspects à expliciter pour générer une plus grande adhésion chez les producteurs.

Alors que la Côte d’Ivoire continue d’affiner ce nouveau mécanisme au sein du secteur du coton, la protection des récoltes de riz est autrement plus pressante au vu des besoins du pays en la matière. Le PND 2026-2030 indique que la production nationale couvrait 63 % des besoins en 2024. La trajectoire inscrite dans le plan vise 76 % en 2026, 95 % en 2028 puis 106 % en 2030. Les efforts à fournir seront considérables et avec eux s’affirmera le besoin grandissant d’en protéger les résultats.

Mieux protéger pour faciliter l’investissement

Le mécanisme peut également agir sur une difficulté moins visible : le financement des exploitations. Accorder un crédit à un agriculteur dont le revenu dépend fortement des conditions météorologiques expose une banque ou une institution de microfinance à une incertitude importante. Une récolte assurée n’élimine pas ce risque, mais elle peut en absorber une partie. Le ministère de l’Agriculture voit ainsi dans l’assurance indicielle un moyen de protéger les investissements des producteurs tout en créant de nouvelles possibilités d’intervention pour les institutions financières.

Cette protection vient compléter d’autres actions déjà engagées dans la riziculture. En juin, des producteurs de Daloa et de Yamoussoukro ont notamment reçu des tracteurs, vingt tonnes de semences améliorées de riz ainsi que des engrais dans le cadre des appuis à la production vivrière. La maîtrise de l’eau constitue un autre volet. Fin août, le ministère s’est intéressé au barrage hydro-agricole de Gbemou, dans la Bagoué. L’ouvrage dispose d’un potentiel aménageable de 600 hectares, dont 214 sont actuellement exploités pour le riz, le maïs et les cultures maraîchères. L’extension des superficies irriguées doit permettre de moins dépendre du calendrier des pluies et de mieux stabiliser les rendements.

Construire une filière plus résistante aux chocs

La politique ivoirienne s’inscrit aussi dans une évolution régionale. En février 2026, la Banque africaine de développement, AfricaRice et la CEDEAO ont lancé à Bouaké le programme REWARD-AfricaRice. Doté de 8,5 millions de dollars et concernant quatorze pays d’Afrique de l’Ouest, il doit renforcer les chaînes de valeur rizicoles à travers l’amélioration des systèmes semenciers, des pratiques agricoles plus durables, de nouvelles technologies de transformation et une meilleure coordination entre les pays.

Les différents outils ne répondent pas au même besoin. Les semences et la recherche peuvent améliorer les rendements. L’irrigation réduit la dépendance aux précipitations. La mécanisation facilite certaines étapes de la production. L’assurance, elle, prend le relais lorsque le risque ne peut pas être totalement évité. Son efficacité devra cependant être mesurée dans la durée. L’un des points sensibles de l’assurance indicielle est le décalage possible entre l’indicateur choisi et la situation réelle d’un exploitant. Une parcelle peut subir des pertes alors que le seuil prévu par le contrat n’est pas franchi. À l’inverse, un indice trop large ou mal calibré risque de mal refléter les différences entre territoires.

La disponibilité de meilleures données agricoles devient donc importante. En 2026, la Côte d’Ivoire a publié pour la première fois les résultats de son Enquête agricole annuelle 2024-2025, menée avec l’appui de la FAO, de la Banque mondiale et de l’initiative 50×2030. Cette publication doit renforcer la connaissance des exploitations et des productions, dans un secteur qui représente plus de 15 % du PIB national.

Si l’étape de Yamoussoukro était celle de la préparation, le mouvement est toutefois engagé. À côté des investissements consacrés à l’eau, aux intrants, à la mécanisation et à la recherche, la gestion du risque commence à trouver sa place dans la politique rizicole ivoirienne : pour donner aux exploitants les moyens de mieux résister aux aléas et augmenter durablement la production.

Source : FinancialAfrika 

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Côte d’Ivoire : la première unité d’affinage d’or annoncée pour 2027.

La Côte d’Ivoire prévoit la mise en exploitation de sa première unité d’affinage d’or au cours du premier semestre 2027. L’annonce a été faite mercredi 16 septembre 2026 à Abidjan par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Porté par la Société ivoirienne des métaux précieux (SIMEP), le projet s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la transformation locale de l’or et d’accroître la valeur ajoutée générée par l’exploitation de cette ressource stratégique.

Vers une transformation locale de l’or

La mise en service de cette unité doit permettre à la Côte d’Ivoire de franchir une nouvelle étape dans la structuration de sa filière aurifère. Jusqu’ici, une partie importante de la production nationale est destinée à l’exportation sous une forme qui ne permet pas au pays de capter l’ensemble de la valeur créée par les opérations d’affinage.

À travers la SIMEP, les autorités souhaitent développer une capacité nationale permettant de traiter l’or produit sur le territoire avant sa commercialisation. Cette orientation participe plus largement à la stratégie de transformation locale des ressources minières.

La SIMEP au cœur du projet

La Société ivoirienne des métaux précieux, entreprise à participation financière publique, porte le projet d’unité d’affinage. Sa mise en exploitation devrait contribuer à renforcer le rôle de l’État dans la chaîne de valorisation de l’or et à améliorer la maîtrise des opérations liées à cette ressource.

Le développement de cette infrastructure intervient alors que la production aurifère ivoirienne connaît une progression soutenue. Le secteur occupe une place croissante dans l’économie nationale, notamment en matière de recettes publiques, d’investissements et d’activités liées au développement du secteur minier.

Un enjeu économique et stratégique

Au-delà de la capacité industrielle, l’affinage local de l’or représente un enjeu de souveraineté économique. La transformation sur place peut permettre de mieux contrôler les flux de production, de renforcer la traçabilité du métal précieux et de développer des compétences spécialisées dans le pays.

La mise en exploitation annoncée pour le premier semestre 2027 constituera ainsi une étape importante pour la filière aurifère ivoirienne. Pour les autorités, l’objectif est de faire davantage bénéficier l’économie nationale de la richesse générée par ses ressources minières, tout en consolidant les capacités industrielles locales.

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Guinée-Côte d’Ivoire : Les Présidents S.E Mamadi Doumbouya et S.E Alassane Ouattara renforcent la coopération bilatérale

En visite d’État en Côte d’Ivoire, le président guinéen Mamadi Doumbouya s’est entretenu, dimanche 13 septembre 2026 à Abidjan, avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Les échanges ont porté sur plusieurs enjeux d’intérêt commun, notamment la coopération économique, les infrastructures, la sécurité et le renforcement des relations entre les deux pays.

À l’occasion de cette rencontre, la Côte d’Ivoire a été officiellement invitée aux festivités prévues le 2 octobre prochain à Conakry, à l’occasion du 68e anniversaire de l’indépendance de la Guinée.

Ouattara salue une relation fraternelle

Alassane Ouattara s’est félicité de recevoir son homologue guinéen, qu’il a présenté comme un « frère ». Le président ivoirien a également qualifié les échanges entre les deux chefs d’État de « très fructueux ».

De son côté, Mamadi Doumbouya a exprimé sa reconnaissance à Alassane Ouattara pour son soutien politique et diplomatique, notamment durant le processus électoral ayant conduit à son accession à la magistrature suprême. Il a également rappelé la participation d’une délégation ivoirienne à sa cérémonie d’investiture.

Des économies aux potentialités complémentaires

Le développement des échanges économiques a occupé une place importante dans les discussions. Mamadi Doumbouya a souligné les complémentarités existant entre les deux économies et les possibilités de développer davantage les partenariats.

Le président guinéen a notamment cité le potentiel agricole de la Guinée, le projet minier de Simandou, les ressources en bauxite et en or ainsi que les projets liés à la transformation de l’alumine.

Selon lui, ces différents secteurs peuvent contribuer à renforcer les échanges et à créer de nouvelles opportunités de coopération entre Conakry et Abidjan.

Les infrastructures au cœur des échanges

Les deux dirigeants ont également évoqué le développement des infrastructures routières reliant leurs pays. Mamadi Doumbouya a notamment fait état de l’avancement des travaux du côté guinéen dans la zone de Lola, dans le cadre de l’amélioration des connexions entre les deux territoires.

Le chef de l’État guinéen a par ailleurs souhaité la fixation d’une date pour la prochaine réunion de la commission mixte ivoiro-guinéenne. Cette instance devrait permettre aux deux gouvernements d’examiner plusieurs dossiers de coopération et d’identifier de nouveaux axes de partenariat.

Parmi les sujets évoqués figure notamment la lutte contre l’orpaillage clandestin, qui constitue un enjeu à la fois économique, environnemental et sécuritaire pour les deux pays.

Une coopération sécuritaire à renforcer

La question de la sécurité transfrontalière a également été au centre des discussions. Mamadi Doumbouya a plaidé pour une coopération accrue entre les services compétents de la Guinée et de la Côte d’Ivoire afin de mieux faire face à la criminalité transfrontalière et aux risques liés à la menace terroriste.

Le président guinéen a notamment insisté sur l’importance du partage d’informations et du renforcement des échanges de renseignements entre les deux pays.

« Il n’y a pas de développement sans paix ni stabilité », a-t-il souligné, appelant à une coordination renforcée face aux défis sécuritaires communs.

Cette rencontre intervient dans le cadre de la visite d’État de Mamadi Doumbouya en Côte d’Ivoire. Elle marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Conakry et Abidjan et traduit la volonté des deux pays de consolider leurs relations historiques tout en élargissant leur coopération économique, infrastructurelle et sécuritaire.

 

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Visite d’État en Côte d’Ivoire : le président de la République, S.E. Mamadi Doumbouya, accueilli à Abidjan par les autorités ivoiriennes et la communauté guinéenne.

À peine deux heures de vol séparent Conakry d’Abidjan. Une proximité géographique qui traduit également la profondeur des liens historiques, humains et fraternels qui unissent la Guinée et la Côte d’Ivoire.
Dans le cadre de sa visite d’État en Côte d’Ivoire, le Président de la République de Guinée, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, est arrivé dans la soirée du vendredi, 11 septembre 2026 à Abidjan, où il a été accueilli à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny par les plus hautes autorités ivoiriennes ainsi que par une importante délégation de la communauté guinéenne vivant sur le sol ivoirien.
À sa descente d’avion, le Chef de l’État a été accueilli par la Présidente du Sénat ivoirien, Madame Kandia Camara, accompagnée de plusieurs membres du Gouvernement ivoirien.
L’Ambassadeur de la République de Guinée en Côte d’Ivoire Bachir DIALLO était également présent pour souhaiter la bienvenue au Président Mamadi DOUMBOUYA.
Au pavillon présidentiel, le Chef de l’État a eu de chaleureux échanges avec les représentants du Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane OUATTARA. Des échanges empreints de cordialité qui ont marqué les premiers instants de cette visite placée sous le signe de l’amitié, de la fraternité et du renforcement des relations entre les deux pays.
Mais au-delà du protocole officiel, c’est à l’extérieur du pavillon présidentiel qu’une autre séquence, particulièrement symbolique, a retenu l’attention.
Ils étaient nombreux. Hommes, femmes, jeunes et familles de la communauté guinéenne établie en Côte d’Ivoire avaient fait le déplacement pour accueillir le Chef de l’État et lui témoigner leur affection.
Dans une ambiance chaleureuse, le Président Mamadi DOUMBOUYA est allé à la rencontre de ses compatriotes. Il les a salués, échangé avec certains d’entre eux et partagé quelques instants de communion avec cette communauté guinéenne qui, malgré l’éloignement, demeure profondément attachée à la Guinée.
Cette mobilisation constitue un moment fort de cette arrivée. Loin de leur pays d’origine, ces Guinéens vivant en Côte d’Ivoire ont tenu à être présents pour accueillir leur Président et lui exprimer leur soutien et leur attachement.
Cette scène, à la fois simple et forte en émotion, illustre la place importante qu’occupent les communautés guinéennes établies à l’étranger dans la vie nationale. Elle rappelle également les liens humains qui dépassent les frontières et contribuent à rapprocher davantage Conakry et Abidjan.
Ainsi, dès les premières heures de cette visite d’État, l’accueil réservé au Président Mamadi Doumbouya a donné le ton d’un séjour placé sous le signe de la proximité entre les peuples guinéen et ivoirien.
À Abidjan, entre accueil officiel et ferveur populaire, la présence massive de la communauté guinéenne a conféré une dimension particulièrement chaleureuse à l’arrivée du Chef de l’État, témoignant de la force des liens qui unissent la Guinée et la Côte d’Ivoire.
Source : DCI-PRG

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Côte d’Ivoire : une nouvelle filiale de PETROCI créée pour exploiter le bloc pétrolier CI-26.

Le gouvernement ivoirien poursuit le renforcement de son dispositif national dans le secteur des hydrocarbures. Réuni le mercredi 9 septembre 2026, le Conseil des ministres a adopté un décret portant création de PETROCI CI-26, une nouvelle filiale de la société nationale PETROCI Holding.

Constituée sous la forme d’une société anonyme et entièrement détenue par PETROCI Holding, cette structure aura pour mission principale d’assurer l’exploitation du bloc pétrolier CI-26.

Un nouvel outil pour renforcer la présence de l’État

La création de PETROCI CI-26 s’inscrit dans la volonté des autorités ivoiriennes de consolider les capacités nationales dans le secteur pétrolier. À travers cette filiale spécialisée, l’État entend disposer d’un outil dédié à la gestion et à la valorisation des ressources du bloc concerné.

Cette organisation permet également de renforcer le rôle de PETROCI Holding dans la chaîne de valeur des hydrocarbures et d’accroître la participation de l’État dans le développement des ressources pétrolières nationales.

Miser sur une gestion spécialisée

La mise en place d’une structure exclusivement consacrée au bloc CI-26 doit favoriser une gestion plus ciblée des activités liées à son exploitation. Elle devrait notamment permettre de mieux organiser les opérations, les investissements et le suivi des performances du projet.

Cette décision intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à accroître sa production énergétique et à mieux valoriser ses ressources naturelles, tout en renforçant l’implication des entreprises publiques dans le secteur.

Avec PETROCI CI-26, les autorités ivoiriennes franchissent ainsi une nouvelle étape dans la structuration de leur dispositif pétrolier national, avec l’ambition de faire davantage bénéficier l’économie ivoirienne des opportunités liées à l’exploitation de ses ressources en hydrocarbures.

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya attendu en Côte d’Ivoire pour une visite d’État.

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, effectuera ce vendredi 11 septembre 2026 une visite d’État en Côte d’Ivoire, à l’invitation des autorités ivoiriennes. Selon la Présidence guinéenne, ce déplacement vise à renforcer les relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays.

Placée sous le signe de « l’unité, de la paix et du panafricanisme », cette visite intervient dans un contexte marqué par la volonté des États africains de consolider leurs relations bilatérales et de renforcer les mécanismes de coopération régionale.

Un départ prévu depuis Conakry

Le chef de l’État guinéen quittera Conakry à 15 heures, depuis l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré. Un cérémonial de départ est prévu en présence de plusieurs responsables civils et militaires.

Le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement ainsi que les hauts responsables des forces de défense et de sécurité sont conviés à cette cérémonie. Les chefs des missions diplomatiques et les représentants des organisations internationales accrédités en Guinée sont également attendus.

Renforcer la coopération entre les deux pays

Au-delà du caractère officiel de la visite, le déplacement de S.E Mamadi Doumbouya devrait permettre de mettre en avant les liens historiques entre la Guinée et la Côte d’Ivoire et d’examiner les perspectives de renforcement de leur coopération.

Les échanges entre les deux pays s’inscrivent notamment dans une dynamique de rapprochement entre États africains, avec des enjeux liés à la paix, à la stabilité, à l’intégration régionale et au développement.

Cette visite d’État traduit ainsi la volonté de Conakry de poursuivre le dialogue avec ses partenaires africains et de promouvoir une coopération fondée sur la solidarité, la paix et les intérêts communs des populations.

 

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Côte d’Ivoire : le cacao fixé à 1 200 FCFA et le café à 1 300 FCFA pour la campagne 2026-2027.

Les autorités ivoiriennes ont dévoilé les nouveaux prix bord champ du cacao et du café pour la campagne de commercialisation 2026-2027. Le kilogramme de cacao sera vendu à 1 200 FCFA, tandis que le prix du café est fixé à 1 300 FCFA.

L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, lors de l’ouverture de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), organisée au Parc des expositions d’Abidjan.

Des prix établis dans un contexte de baisse des cours mondiaux

La fixation des nouveaux tarifs intervient alors que les cours internationaux du cacao ont connu une correction après les niveaux exceptionnellement élevés enregistrés au cours des dernières campagnes.

Le prix du cacao retenu pour 2026-2027 reste identique à celui appliqué lors de la campagne intermédiaire de mars à août 2026. Il est cependant largement inférieur aux 2 800 FCFA le kilogramme annoncés à l’ouverture de la campagne principale 2025-2026, dans un contexte de forte hausse des cours mondiaux.

Selon le gouvernement, la détermination des prix repose notamment sur les ventes anticipées effectuées par le Conseil du Café-Cacao, l’évolution des marchés internationaux et la nécessité de maintenir des revenus suffisamment rémunérateurs pour les producteurs tout en préservant l’équilibre financier de la filière.

Le système de ventes anticipées au cœur du dispositif

La Côte d’Ivoire s’appuie sur un mécanisme de ventes anticipées qui permet de sécuriser une partie des revenus des producteurs face aux fluctuations des marchés internationaux. Ce dispositif vise à limiter l’impact des variations brutales des cours mondiaux sur les exploitants agricoles.

Malgré le recul du prix du cacao par rapport au précédent record, les autorités considèrent le niveau de 1 200 FCFA comme restant élevé au regard des prix pratiqués au cours des années précédentes.

La jeunesse au centre de la nouvelle campagne

L’édition 2026 des JNCC est placée sous le thème « Jeunesse et cacaoculture du futur ». Cette orientation met l’accent sur le renouvellement des générations dans une filière confrontée à d’importants enjeux liés à la relève des producteurs, à la productivité et à la durabilité.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire fournit environ 40 % de l’offre mondiale et produit autour de 2,2 millions de tonnes par an. Le secteur occupe ainsi une place stratégique dans l’économie nationale et fait vivre directement ou indirectement plusieurs millions de personnes.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la distinction de producteurs et de coopératives pour leurs performances. Une manière pour les organisateurs de mettre en avant les initiatives contribuant à l’amélioration et à la modernisation des filières cacao et café.

La nouvelle campagne s’ouvre donc dans un contexte contrasté : si les producteurs bénéficient encore de prix historiquement élevés, ils doivent désormais composer avec le recul des cours internationaux et les défis liés à la pérennisation de la production ivoirienne

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La Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre l’orpaillage illégal et la dégradation des terres.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé officiellement, jeudi 27 août 2026, une nouvelle initiative destinée à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et ses conséquences sur les écosystèmes africains.

Baptisée Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale causées par l’exploitation minière illégale, cette plateforme ambitionne de favoriser une réponse collective face à un phénomène qui affecte de nombreux pays du continent.

L’initiative intervient dans le contexte de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Elle entend placer la lutte contre l’exploitation minière clandestine au cœur des politiques africaines de protection des terres et de restauration des écosystèmes.

L’orpaillage illégal, une menace pour les écosystèmes

Dans plusieurs régions d’Afrique, l’exploitation aurifère artisanale non réglementée entraîne une dégradation importante des sols, une destruction du couvert végétal et une pollution des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques dans certaines activités d’extraction contribue également à fragiliser les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations riveraines.

Pour les promoteurs de la coalition, cette situation ne constitue plus uniquement une question environnementale. Elle touche également à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la disponibilité des ressources en eau et à la préservation des moyens de subsistance des communautés rurales.

La dégradation des terres provoquée par les activités minières clandestines peut en outre compromettre durablement les capacités agricoles et pastorales des territoires concernés.

Vers une réponse africaine coordonnée

À travers cette coalition, Abou Bamba souhaite favoriser une meilleure coordination entre les États africains confrontés à l’ampleur de l’orpaillage illégal. L’objectif est notamment de renforcer les échanges d’expériences, d’améliorer les mécanismes de surveillance et de promouvoir des politiques communes en matière de restauration des terres dégradées.

Cette approche repose sur le constat que les impacts de l’exploitation minière illégale dépassent fréquemment les frontières nationales. La pollution des cours d’eau, la circulation des produits issus de l’exploitation clandestine ou encore les déplacements de populations liées aux activités minières peuvent en effet avoir des répercussions à l’échelle régionale.

La coalition entend ainsi encourager une coopération plus étroite entre les pays africains, tout en renforçant le dialogue avec les organisations régionales et les partenaires internationaux.

La souveraineté environnementale au cœur de l’initiative

Pour les autorités ivoiriennes, la protection des terres et des ressources naturelles doit désormais être considérée comme une composante de la souveraineté des États.

La lutte contre l’orpaillage illégal ne consiste donc pas seulement à fermer des sites clandestins. Elle implique également de restaurer les zones dégradées, de protéger les ressources en eau, de renforcer les capacités des services de contrôle et de proposer des alternatives économiques aux populations dépendantes de ces activités.

Cette dimension apparaît d’autant plus importante que de nombreux territoires ruraux sont confrontés à la combinaison de plusieurs pressions : dégradation des terres, changement climatique, expansion des activités minières et fragilisation des systèmes agricoles.

Restaurer les terres pour préserver les générations futures

Le lancement de la coalition s’inscrit dans les débats plus larges de la COP17 sur la lutte contre la désertification et la restauration des terres.

Pour les pays africains, l’enjeu est de parvenir à concilier exploitation des ressources naturelles et préservation des écosystèmes. Cette équation est particulièrement sensible dans les régions où l’exploitation minière constitue une importante source de revenus, mais où ses conséquences environnementales peuvent compromettre les activités agricoles et les ressources naturelles à long terme.

Avec cette nouvelle coalition, la Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer à l’émergence d’une réponse africaine plus structurée contre l’orpaillage illégal et la pollution environnementale.

L’initiative place la restauration des terres, la protection des ressources naturelles et la coopération entre États au centre d’une même stratégie, avec l’ambition de faire de la préservation de l’environnement un levier de stabilité, de souveraineté et de développement durable pour le continent.

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Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana alertent sur la multiplication des substituts.

L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des substituts au cacao et à certaines reformulations industrielles susceptibles de réduire la proportion de cacao dans les produits chocolatés.

L’organisation estime que cette évolution intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les producteurs, confrontés à des coûts croissants liés au respect des exigences internationales en matière de durabilité, de traçabilité et de responsabilité environnementale et sociale.

Abidjan et Accra veulent mieux valoriser les producteurs

Cette question s’inscrit dans la volonté affichée par la Côte d’Ivoire et le Ghana de renforcer leur coopération dans le secteur cacaoyer. Le 16 juin 2026 à Abidjan, les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une filière plus durable et d’une meilleure rémunération des producteurs.

La veille, la septième session du Comité de pilotage de l’ICCIG avait notamment porté sur l’harmonisation des politiques de commercialisation, la lutte contre les maladies du cacaoyer, l’application de la norme ARS 1000, la transformation locale et l’élargissement de la coopération à d’autres pays producteurs.

L’ICCIG réclame davantage de transparence

Pour l’initiative, la réduction de la teneur en cacao dans certains produits finis soulève une question de cohérence avec les efforts consentis par les pays producteurs.

L’ICCIG reconnaît que les industriels disposent d’une marge de manœuvre pour adapter leurs recettes dans le respect de la réglementation. Elle estime toutefois que les consommateurs doivent être clairement informés lorsque le cacao est remplacé, en partie, par d’autres ingrédients.

L’organisation appelle ainsi à une information plus transparente sur la composition des produits, notamment sur leur teneur réelle en cacao et sur les éventuels ingrédients de substitution.

Préserver la valeur de toute la chaîne

La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui figurent parmi les principaux fournisseurs mondiaux de cacao, mettent également en avant les investissements réalisés par leurs producteurs pour répondre aux exigences environnementales et sociales, notamment en matière de lutte contre la déforestation et de traçabilité.

L’ICCIG estime que ces efforts doivent se traduire par une meilleure valorisation du cacao tout au long de la chaîne. Elle préconise notamment une utilisation rigoureuse des labels de durabilité et une évaluation de l’impact des nouvelles formulations industrielles sur les revenus des producteurs.

L’organisation propose enfin la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant pays producteurs, industriels, distributeurs et représentants des consommateurs afin d’anticiper les évolutions du marché et de préserver les intérêts de l’ensemble de la filière.