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Cacao : le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent renforcer leur alliance pour peser davantage sur les prix mondiaux.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire, qui assurent ensemble plus de 60 % de la production mondiale de cacao, entendent donner un nouvel élan à leur coopération afin d’accroître leur influence sur les marchés internationaux. Face à la volatilité persistante des cours et au recul des prix après les records historiques enregistrés en 2024, les deux principaux producteurs mondiaux souhaitent coordonner davantage leurs politiques pour mieux défendre les intérêts des planteurs.

Les autorités des deux pays travaillent à la relance d’une stratégie souvent comparée à une « OPEP du cacao », destinée à renforcer leur pouvoir de négociation face aux industriels et aux grands acheteurs internationaux. L’initiative prévoit notamment une harmonisation des prix payés aux producteurs, une meilleure coordination des calendriers de récolte et de commercialisation, ainsi qu’une concertation accrue sur les politiques de gestion de l’offre.

Dans cette dynamique, le Cameroun et le Nigeria, également importants producteurs africains de cacao, ont été invités à rejoindre cette plateforme régionale afin de consolider une position commune sur le marché mondial.

Vers une meilleure valorisation de la filière africaine

Pour Max Koffi, fondateur de l’Equal Trade Alliance, cette coopération représente une opportunité de rééquilibrer les rapports de force dans une filière où les pays producteurs captent encore une part limitée de la richesse générée par le cacao.

Malgré son statut de premier bassin mondial de production, l’Afrique demeure principalement exportatrice de fèves brutes, tandis que les activités les plus rémunératrices – transformation industrielle, fabrication de chocolat, développement des marques et distribution – restent largement concentrées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

La transformation locale, un levier stratégique de développement

Au-delà de la question des prix, plusieurs acteurs du secteur estiment que l’avenir de la filière passe par une montée en gamme des économies africaines. Le développement d’unités locales de transformation des fèves en beurre, poudre ou pâte de cacao, ainsi que la fabrication de produits finis, est présenté comme un levier essentiel pour accroître la valeur ajoutée, créer des emplois industriels et réduire la dépendance aux exportations de matières premières.

Cette stratégie s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté économique des pays producteurs et de mieux intégrer la chaîne de valeur mondiale du cacao.

RDC–Rwanda : les échanges reprennent progressivement entre Goma et Gisenyi

Parallèlement, en Afrique centrale, les activités commerciales reprennent progressivement entre Goma, en République démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda, après la réouverture des postes-frontières fermés pendant près d’un mois et demi en raison de l’épidémie d’Ebola.

La reprise des flux de marchandises, des services bancaires et des transports constitue une étape importante pour les milliers de commerçants et d’opérateurs économiques qui dépendent quotidiennement de ce corridor stratégique de la région des Grands Lacs, essentiel aux échanges entre les deux pays.

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Côte d’Ivoire : le Marché africain des solutions spatiales veut transformer l’innovation technologique en moteur de développement.

La deuxième édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS) a officiellement débuté ce mardi 7 juillet 2026 en Côte d’Ivoire. Organisé sur trois jours, jusqu’au 9 juillet, l’événement réunit les principaux acteurs de l’écosystème spatial africain autour d’un objectif majeur : faire des technologies spatiales un outil concret au service du développement économique, de l’aménagement du territoire et de l’amélioration des services publics.

Après une première édition consacrée à la découverte du concept et à la sensibilisation des acteurs, le MASS 2026 marque une nouvelle étape, avec une ambition clairement orientée vers la création d’opportunités économiques et la mise en œuvre de projets opérationnels.

« Nous lançons la deuxième édition qui est une édition de maturité pour faire du business », a déclaré Fabrice Irié, Commissaire général du MASS, soulignant le changement d’échelle de cette rencontre désormais tournée vers la concrétisation des solutions spatiales.

Faire du spatial un outil au service des territoires

Cette édition met l’accent sur l’intégration des innovations spatiales dans les réalités quotidiennes des collectivités et des populations. L’objectif affiché est de rapprocher les technologies développées dans le secteur spatial des besoins locaux, notamment en matière d’agriculture, d’urbanisme, de gestion des ressources naturelles, de connectivité et de prévention des risques.

Le dispositif du MASS repose sur trois grands axes complémentaires.

Le premier concerne les utilisateurs et porteurs de besoins, représentés notamment par les collectivités territoriales à travers l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI).

Le deuxième pilier regroupe les fournisseurs de solutions technologiques, parmi lesquels figurent les entreprises spécialisées, les start-up et les innovateurs proposant des applications issues de l’observation satellitaire, de l’intelligence artificielle ou encore de la géolocalisation.

Le troisième axe est consacré au financement des projets, avec l’appui du Comité national de pilotage des partenariats publics-privés, afin d’accompagner les initiatives présentant un potentiel économique et de faciliter leur transformation en projets réalisables.

Un espace d’échanges entre innovation, financement et collectivités

Le programme du MASS 2026 comprend plusieurs activités destinées à favoriser les rencontres entre acteurs publics et privés. L’événement prévoit notamment une web TV, un forum de discussions, des sessions de présentation de start-up ainsi qu’un espace de démonstration baptisé « l’Agora », conçu comme une plateforme de mise en relation directe entre collectivités et fournisseurs de solutions technologiques.

Pour Séka Hyacinthe, représentant du ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la vocation du MASS est de répondre aux besoins concrets des citoyens, des entreprises et des territoires grâce aux nouvelles capacités offertes par les technologies spatiales.

Selon lui, l’adoption de solutions modernes telles que les constellations de satellites en orbite basse (LEO) et moyenne (MEO) représente un levier stratégique pour améliorer l’accès au haut débit, réduire les zones non couvertes par les réseaux numériques et renforcer la transformation digitale des administrations.

Le spatial, un levier stratégique pour les politiques publiques africaines

Longtemps considéré comme un domaine réservé aux grandes puissances technologiques, le secteur spatial connaît aujourd’hui une démocratisation progressive grâce à l’émergence de nouvelles technologies plus accessibles, notamment les CubeSats et les nanosatellites.

Près de soixante-dix ans après les premiers grands jalons de la conquête spatiale, marqués par le lancement de Spoutnik 1 en 1957 et d’Explorer 1 en 1958, les pays africains disposent désormais de solutions capables de produire des données précises pour accompagner leurs politiques publiques.

Les images satellitaires haute résolution permettent notamment d’améliorer le suivi des cultures agricoles, la surveillance des forêts, la gestion des ressources naturelles, la planification urbaine ou encore l’anticipation des déplacements de populations.

Ces outils offrent également de nouvelles perspectives dans la lutte contre la cybercriminalité, la cartographie des infrastructures et la mise en place de stratégies publiques mieux adaptées aux réalités locales.

Les collectivités appelées à intégrer les solutions spatiales

Pour les responsables des collectivités territoriales ivoiriennes, l’utilisation des données spatiales constitue désormais un enjeu majeur de gouvernance.

Koffi N’Guessan Lataille, représentant du président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouelé, a insisté sur l’importance de ces technologies dans la modernisation de la gestion territoriale.

« Ils constituent désormais des outils indispensables pour améliorer la gouvernance locale, renforcer la planification territoriale, prévenir les catastrophes naturelles, sécuriser le foncier, optimiser les infrastructures et développer une agriculture intelligente », a-t-il déclaré.

À travers le MASS 2026, la Côte d’Ivoire ambitionne ainsi de positionner le spatial comme un secteur stratégique capable de stimuler l’innovation, de créer des emplois qualifiés et d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques, sociaux et environnementaux du continent africain.

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Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire s’arrête en seizièmes de finale face à la Norvège.

L’aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a pris fin ce mardi 30 juin. Opposés à la Norvège en seizièmes de finale à Dallas, les Éléphants se sont inclinés 2-1 au terme d’une rencontre disputée, mettant un terme à un parcours qui restera historique pour le football ivoirien.

Pour leur première participation à une phase à élimination directe d’un Mondial, les champions d’Afrique en titre espéraient franchir un nouveau cap. Mais ils se sont heurtés à une formation norvégienne solide et réaliste, portée par ses individualités offensives.

Une égalisation ivoirienne avant le coup de grâce d’Haaland

La Norvège a pris les devants juste avant la pause grâce à Antonio Nusa, auteur de l’ouverture du score à la 39e minute. Dominés au tableau d’affichage, les Ivoiriens ont toutefois réagi avec caractère.

À la 74e minute, Amad Diallo a redonné espoir aux siens en inscrivant le but de l’égalisation, relançant complètement la rencontre. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers une prolongation, Erling Haaland a fait parler son efficacité en marquant le but de la victoire à la 86e minute, offrant ainsi la qualification aux Scandinaves.

Une campagne historique malgré l’élimination

Cette élimination met fin à une campagne qui restera marquante pour la sélection ivoirienne. Grâce à sa qualification pour les seizièmes de finale, la Côte d’Ivoire avait atteint, pour la première fois de son histoire, la phase à élimination directe d’une Coupe du monde, confirmant les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale.

Les Éléphants quittent donc le tournoi avec les honneurs, après avoir contribué au parcours inédit des sélections africaines dans cette édition 2026.

L’Afrique conserve de solides ambitions

La Côte d’Ivoire devient la deuxième nation africaine éliminée en phase à élimination directe, après la défaite de l’Afrique du Sud face au Canada (1-0).

Le continent reste néanmoins largement représenté dans la compétition. Le Maroc a déjà décroché son billet pour les huitièmes de finale en éliminant les Pays-Bas, tandis que le Sénégal, l’Égypte, le Ghana, le Cap-Vert, la République démocratique du Congo et l’Algérie poursuivent également leur aventure.

Avec neuf sélections qualifiées pour les seizièmes de finale, l’Afrique avait établi un record historique de représentation dans la phase à élimination directe de cette Coupe du monde 2026. Malgré la sortie des Éléphants, sept équipes africaines restent encore en course pour tenter d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football du continent.

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Côte d’Ivoire-Ghana : le Président Ouattara et le Président Mahama renforcent leur alliance pour une filière cacao plus équitable.

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont réaffirmé leur volonté de consolider la coopération stratégique entre leurs deux pays lors d’un sommet de haut niveau tenu le 16 juin 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan. Au centre des discussions figurait le renforcement de l’initiative conjointe Côte d’Ivoire-Ghana, un mécanisme destiné à mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao et à accroître le poids des deux pays sur le marché mondial.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les défis liés à la volatilité des prix, au changement climatique et à la rémunération des producteurs continuent de peser sur l’avenir de la filière cacaoyère africaine.

Une alliance stratégique entre les deux géants mondiaux du cacao

Premier et deuxième producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana représentent ensemble plus de 60 % de l’offre mondiale. Cette position dominante confère aux deux pays une responsabilité particulière dans la gouvernance du secteur, mais également un intérêt commun à défendre une meilleure valorisation de leur production.

Les échanges entre les deux chefs d’État ont porté sur les moyens de renforcer la coordination des politiques agricoles et commerciales afin d’améliorer les revenus des producteurs et de garantir une plus grande stabilité du marché.

L’harmonisation des prix bord champ, la lutte contre la contrebande transfrontalière ainsi que l’amélioration des mécanismes de commercialisation ont figuré parmi les principaux axes de réflexion.

Défendre les revenus des producteurs face aux fluctuations du marché

À travers cette initiative commune, Abidjan et Accra cherchent à accroître leur capacité de négociation face aux grands acteurs internationaux de l’industrie du chocolat et du négoce des matières premières.

Les deux pays estiment que les producteurs africains doivent bénéficier d’une part plus importante de la valeur générée par la chaîne mondiale du cacao. Malgré leur rôle central dans l’approvisionnement du marché international, de nombreux planteurs continuent en effet de faire face à des revenus modestes et à des conditions de vie précaires.

Les autorités ivoiriennes et ghanéennes considèrent qu’une meilleure coordination de leurs politiques permettra de renforcer la résilience du secteur et de protéger les revenus des millions de familles qui dépendent directement de cette activité.

Vers une transformation plus ambitieuse de la filière

Au-delà de la question des prix, les discussions ont également porté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale du cacao afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent.

La Côte d’Ivoire et le Ghana ambitionnent de réduire progressivement leur dépendance à l’exportation de fèves brutes en développant les capacités industrielles de transformation et en encourageant l’émergence d’une industrie agroalimentaire plus compétitive.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du cacao un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et d’industrialisation.

Une coopération appelée à jouer un rôle majeur en Afrique de l’Ouest

La rencontre d’Abidjan confirme la volonté des deux pays de parler d’une seule voix sur les grandes questions liées à l’avenir du cacao. Dans un environnement mondial marqué par l’incertitude économique et les défis climatiques, cette coopération apparaît comme un instrument essentiel pour préserver la compétitivité de la filière et garantir une meilleure rémunération des producteurs.

En consolidant leur partenariat, la Côte d’Ivoire et le Ghana entendent ainsi poser les bases d’une économie cacaoyère plus forte, plus durable et plus équitable, au bénéfice des millions d’acteurs qui font vivre l’un des secteurs agricoles les plus stratégiques du continent africain.

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Coupe du Monde 2026 : la Côte d’Ivoire arrache la victoire face à l’Équateur et lance idéalement son tournoi.

La Côte d’Ivoire a parfaitement entamé son parcours à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en s’imposant sur la plus petite des marges face à l’Équateur (1-0), dimanche 14 juin. Longtemps bousculés par une équipe équatorienne entreprenante, les Éléphants ont finalement trouvé les ressources nécessaires pour faire la différence dans les ultimes secondes de la rencontre grâce à Amad Diallo.

Ce succès, acquis au terme d’un match intense et disputé, permet aux champions d’Afrique de prendre un départ encourageant dans une compétition où chaque point peut s’avérer décisif dans la course à la qualification pour les phases à élimination directe.

Alors que le match semblait se diriger vers un résultat nul, la Côte d’Ivoire a frappé au moment le plus opportun.

À la 90e minute, Wilfried Singo a parfaitement servi Amad Diallo dans la surface. L’attaquant ivoirien a conclu avec sang-froid pour inscrire l’unique but de la rencontre et offrir une victoire précieuse à son équipe.

Cette réalisation a provoqué une immense explosion de joie parmi les supporters ivoiriens, aussi bien dans le stade qu’à Abidjan, où les célébrations ont immédiatement gagné les rues malgré l’heure tardive de la rencontre.

Un choc décisif face à l’Allemagne en perspective

Grâce à ce succès inaugural, la Côte d’Ivoire se place dans une position favorable au sein de son groupe et aborde la suite de la compétition avec confiance.

Les Éléphants devront toutefois confirmer cette bonne entame lors de leur prochain rendez-vous, prévu le 20 juin à Toronto, où ils affronteront l’Allemagne dans ce qui s’annonce comme l’un des chocs majeurs de cette phase de groupes.

Face à un adversaire réputé pour son expérience et son efficacité dans les grandes compétitions, les Ivoiriens auront l’occasion de mesurer leurs ambitions et de faire un pas supplémentaire vers les huitièmes de finale.

Pour l’heure, l’essentiel est acquis : dans la difficulté, la Côte d’Ivoire a démontré sa capacité à souffrir, à s’adapter et à saisir sa chance lorsque l’occasion s’est présentée, des qualités souvent indispensables pour espérer aller loin dans une Coupe du Monde.

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Côte d’Ivoire : une nouvelle étape de digitalisation pour accélérer le dédouanement.

La Côte d’Ivoire poursuit la modernisation de son administration douanière avec l’introduction d’un nouvel outil numérique destiné à réduire significativement les délais de dédouanement et à fluidifier les opérations du commerce extérieur. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale engagée depuis plusieurs années par les autorités douanières ivoiriennes.

Une réforme axée sur la dématérialisation des procédures

Au cœur du dispositif figure la volonté de renforcer la dématérialisation des formalités douanières, déjà largement engagée à travers des plateformes électroniques de gestion des déclarations et des échanges de données. Cette évolution vise à limiter les traitements manuels, réduire les déplacements physiques des opérateurs économiques et accélérer la circulation des marchandises dans les principaux corridors logistiques du pays.

Selon les orientations générales de la Direction générale des douanes, la numérisation des procédures constitue un levier central pour améliorer la transparence, sécuriser les recettes publiques et optimiser la performance des chaînes logistiques.

Un objectif clair : réduire les délais et renforcer la compétitivité

Le nouvel outil annoncé s’inscrit dans une stratégie visant à réduire les temps de traitement des déclarations et à diminuer les coûts liés au passage en douane, notamment les frais de magasinage et les délais d’attente dans les ports et zones logistiques.

Dans un contexte où le port d’Abidjan joue un rôle stratégique pour les échanges sous-régionaux, l’amélioration de la fluidité des procédures est considérée comme un facteur clé de compétitivité pour les opérateurs économiques nationaux et régionaux.

Une continuité des réformes déjà engagées

La modernisation du système douanier ivoirien ne constitue pas une rupture, mais plutôt une accélération d’un processus amorcé depuis plusieurs années, notamment avec l’adoption de systèmes informatisés de gestion des déclarations et l’interconnexion progressive avec les administrations fiscales, portuaires et les partenaires régionaux.

Ces réformes ont permis d’améliorer la traçabilité des opérations, de réduire certaines pratiques frauduleuses et de renforcer la transparence dans la chaîne de dédouanement, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière de “douane numérique”.

Un enjeu stratégique pour l’économie ivoirienne

Au-delà de l’aspect technique, cette nouvelle étape intervient dans un contexte de forte ambition économique, marqué par la volonté des autorités de consolider les recettes douanières et de renforcer l’attractivité du corridor ivoirien pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

La digitalisation du dédouanement est ainsi perçue comme un levier structurant pour accompagner la croissance du commerce extérieur, soutenir les opérateurs économiques et améliorer la performance globale de l’écosystème logistique national.

Vers une administration douanière plus rapide et intégrée

Avec ce nouvel outil, les autorités ivoiriennes confirment leur orientation vers une administration douanière plus intégrée, automatisée et orientée vers la performance. L’objectif affiché reste clair : réduire les délais, renforcer la transparence et positionner la Côte d’Ivoire comme un hub logistique compétitif dans la sous-région.

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La Côte d’Ivoire s’offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial.

En attendant de se mettre à l’heure américaine, c’est la Côte d’Ivoire qui a donné le ton du show. La Beaujoire de Nantes avait beau être annoncée comme le théâtre de la grande répétition des Bleus avant le départ pour Boston, le décor s’est très vite teinté d’orange. La diaspora ivoirienne transformant ce match de gala français en rendez-vous de prestige pour les Eléphants.

Sur la pelouse, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord accepté le scénario attendu : celui d’une équipe de France venue se rôder avant son entrée en lice au Mondial, le 16 juin, face au Sénégal. Et si la France a pris le commandement du ballon, elle est très vite tombée sur un mur : Yahya Fofana. Le portier ivoirien s’offre un premier arrêt dès la 7e minute sur une tentative de Kylian Mbappé, parfaitement servi par Michael Olise. Puis il enchaîne sur une frappe d’Olise (21e), avant de s’interposer encore sur une tentative de Rayan Cherki (32e). La Côte d’Ivoire plie sans rompre.

Cherki plus adroit qu’Adingra

Il faudra un exploit individuel pour débloquer le coffre-fort ivoirien. Juste avant la pause, Cherki se faufile dans la surface et ouvre le score (45e). Un but qui fait exploser de colère les Éléphants : sur l’action, ils réclament une faute non sifflée sur Konan. Franck Kessié prend un carton jaune dans la foulée, et l’on jurerait alors que le capitaine ivoirien n’a pas vraiment cherché à éviter l’arbitre autrichien Sebastian Gishamer lorsque les deux se télescopent quelques instants plus tard. La frustration est là, mais pas la résignation.

Car la Côte d’Ivoire avait déjà envoyé un avertissement sérieux avant ce but français. À la 42e minute, Adingra chipe le ballon à Tchouaméni et file défier Mike Maignan. Il faut un grand réflexe du gardien de l’AC Milan pour empêcher l’attaquant monégasque d’ouvrir le score.

Au retour des vestiaires, la rencontre s’emballe enfin. Difficile de dire si c’est la sortie conjuguée de Mbappé, Tchouaméni et Olise, ou l’entrée de joueurs comme Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien, qui fait basculer l’atmosphère. Toujours est-il qu’un vent de fraîcheur souffle soudain sur la pelouse de La Beaujoire. La Côte d’Ivoire se libère.

Pepe décisif

Le premier coup de tonnerre vient sur le côté droit: Une ouverture lumineuse de Pépé, une projection de Guéla Doué, et l’arrière droit ivoirien égalise (53e). Sur le banc français, Désiré Doué assiste, impuissant, au but de son frère sous un autre maillot.

Les Bleus accusent le coup, la Côte d’Ivoire en profite. Plus agressifs dans les duels, plus tranchants en transition, les hommes de Faé jouent désormais avec la confiance de ceux qui sentent l’exploit à portée de main.

La punition finit par tomber sous l’impulsion encore de Pepe qui décale Doué (encore) dont le centre en retrait trouvé Amad Diallo qui crucifie les Bleus (83e).

Avant leur rencontre face au Sénégal le 16 juin, cette défaite est un petit avertissement pour les hommes de Didier Deschamps, « une piqûre de rappel si on en avait besoin », dixit le sélectionneur des Bleus.  A l’inverse, la Côte d’Ivoire peut quitter Nantes avec le plein de confiance avant le match face à l’Allemagne, le 20 juin à Toronto.

Source : www.rfi.fr/fr/afrique-foot

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Électricité : Ouagadougou dément une hausse des importations depuis la Côte d’Ivoire

Les autorités burkinabè ont récemment démenti les informations faisant état d’une augmentation des importations d’électricité en provenance de la Côte d’Ivoire, dans un contexte marqué par des tensions et des arriérés de paiement entre les deux pays.

Selon le gouvernement du Burkina Faso, les informations relayées sur une hausse significative des achats d’électricité auprès de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité ne reflètent pas la réalité de la situation énergétique actuelle.

Des relations énergétiques sous tension

Les relations énergétiques entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire reposent depuis plusieurs années sur des échanges d’électricité permettant au Burkina de renforcer son approvisionnement, notamment en période de forte demande.

Cependant, ces relations ont récemment été marquées par des tensions liées à des retards de paiement et à des discussions sur les modalités de fourniture d’énergie.

Dans ce contexte, certaines informations ont évoqué une hausse des importations d’électricité burkinabè depuis la Côte d’Ivoire, ce que les autorités de Ouagadougou ont fermement contesté.

Une stratégie de diversification énergétique

Face aux défis liés à l’approvisionnement en électricité, le Burkina Faso poursuit une stratégie visant à diversifier ses sources d’énergie et à renforcer sa production nationale.

Cette stratégie repose notamment sur le développement de projets d’énergie solaire, l’amélioration des infrastructures électriques et le renforcement de la coopération énergétique régionale.

L’objectif est de réduire la dépendance aux importations d’électricité tout en garantissant un approvisionnement stable pour les populations et les activités économiques.

Un enjeu majeur pour la stabilité économique

La question de l’énergie demeure un enjeu stratégique pour le développement du Burkina Faso. Un accès fiable à l’électricité est essentiel pour soutenir l’activité économique, favoriser l’industrialisation et améliorer les conditions de vie des populations.

Dans ce contexte, les autorités burkinabè assurent travailler à stabiliser le secteur énergétique tout en clarifiant les informations circulant autour des relations électriques avec leurs partenaires régionaux, notamment la Côte d’Ivoire.

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Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé dévoile un gouvernement de continuité après les législatives.

Deux jours après sa reconduction à la Primature, le Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé a annoncé, vendredi soir, la composition du nouveau gouvernement. Sans surprise, l’équipe gouvernementale s’inscrit largement dans la continuité de l’exécutif précédent, avec une ossature quasi inchangée et seulement quelques ajustements ciblés.

Des ajustements à la marge, une architecture inchangée

Le remaniement opéré se distingue par son caractère limité. Koffi N’Guessan quitte le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage pour prendre la tête du ministère de l’Éducation nationale, un portefeuille stratégique dans un contexte de réformes du système éducatif. De son côté, Nialé Kaba passe du ministère du Plan et du Développement à celui des Affaires étrangères, succédant ainsi à Léon Kacou Adom.

Autre évolution notable : Téné Birahima Ouattara, ministre de la Défense et frère du président de la République, conserve son portefeuille tout en accédant au rang de vice-Premier ministre, renforçant ainsi son poids au sein de l’architecture gouvernementale.

Des départs remarqués au sein de l’exécutif

Si la stabilité domine, plusieurs figures quittent néanmoins le gouvernement. Léon Kacou Adom, jusque-là ministre des Affaires étrangères, Bouaké Fofana, ancien ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, ainsi que Laurent Tchagba, en charge des Eaux et Forêts, ne figurent plus dans la nouvelle équipe.

Le départ le plus commenté reste toutefois celui de Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture et du Développement rural depuis 2019. Son portefeuille, central dans une économie largement portée par le secteur agricole, était l’un des piliers de l’action gouvernementale ces dernières années.

Un contexte politique largement favorable au pouvoir

La formation de ce nouveau gouvernement intervient après la démission de l’équipe précédente, survenue un mois après les élections législatives, largement remportées par le parti au pouvoir, qui détient près de 80 % des sièges à l’Assemblée nationale. Ce large contrôle parlementaire conforte la majorité présidentielle et offre à l’exécutif une marge de manœuvre politique importante.

Cette stabilité institutionnelle s’inscrit dans la continuité de la réélection du président Alassane Ouattara, en octobre dernier, pour un quatrième mandat, avec près de 90 % des suffrages. Dans ce contexte, le choix d’un gouvernement de continuité apparaît comme un signal de cohérence et de maîtrise du calendrier politique, à l’heure où les autorités entendent poursuivre les réformes économiques et sociales engagées.

En reconduisant l’essentiel de son équipe, le chef de l’État et son Premier ministre privilégient ainsi la stabilité gouvernementale, tout en procédant à quelques rééquilibrages stratégiques, dans un paysage politique désormais largement balisé en faveur du pouvoir en place.

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Côte d’Ivoire : Robert Beugré Mambé confirmé à la Primature, un choix de continuité stratégique.

Nommé Premier ministre en octobre 2023 à la surprise générale, Robert Beugré Mambé, 74 ans, s’impose aujourd’hui comme un pilier central de l’architecture gouvernementale ivoirienne. Sa reconduction ne suscite guère d’étonnement tant son passage à la tête du gouvernement s’est inscrit dans une logique de stabilité, de résultats et de continuité politique.

Depuis son entrée en fonction, le chef du gouvernement a piloté plusieurs dossiers majeurs, au premier rang desquels l’organisation réussie de la Coupe d’Afrique des nations 2024, un événement d’envergure continentale qui a renforcé l’image et la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur la scène africaine. Il a également assuré la coordination de l’action gouvernementale et la mise en œuvre du Programme national de développement (PND), axe structurant de la politique économique et sociale du pays.

Figure influente du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Robert Beugré Mambé a consolidé sa légitimité politique en remportant les élections législatives de décembre dans sa circonscription de Songon, confirmant ainsi son ancrage local et son poids électoral.

Un homme d’expérience salué par le pouvoir

Lors de sa démission formelle intervenue il y a deux semaines, le président de la République, Alassane Ouattara, avait publiquement salué son engagement et son efficacité. Un hommage appuyé repris par le porte-parole du RHDP, Kobénan Kouassi Adjoumani, qui résume le profil recherché par le chef de l’État : « Le président a besoin d’un homme assidu, travailleur, capable de prendre ses responsabilités ».

Pour de nombreux observateurs, ce maintien à la Primature traduit la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils éprouvés, capables d’assurer la continuité de l’action publique dans un contexte politique marqué par des enjeux de gouvernance et de renouvellement.

L’attente autour du nouveau gouvernement

Si la confirmation du Premier ministre est désormais actée, une inconnue majeure demeure : la composition du nouveau gouvernement, attendue dans les prochains jours. Cette étape est particulièrement scrutée, car elle s’inscrit dans la « transition générationnelle » annoncée par le président Ouattara dans le cadre de son quatrième mandat.

Un premier signal fort a été donné le samedi 17 janvier avec l’élection de l’ancien Premier ministre Patrick Achi à la présidence de l’Assemblée nationale. Reste désormais à savoir quel rôle joueront les autres figures de premier plan du RHDP au sein de l’exécutif.

Dans un climat politique attentif aux équilibres internes et aux signaux de renouvellement, la reconduction de Robert Beugré Mambé apparaît comme un choix de stabilité, en attendant les arbitrages décisifs qui façonneront la prochaine équipe gouvernementale ivoirienne.