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Côte d’Ivoire : le cacao fixé à 1 200 FCFA et le café à 1 300 FCFA pour la campagne 2026-2027.

Les autorités ivoiriennes ont dévoilé les nouveaux prix bord champ du cacao et du café pour la campagne de commercialisation 2026-2027. Le kilogramme de cacao sera vendu à 1 200 FCFA, tandis que le prix du café est fixé à 1 300 FCFA.

L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, lors de l’ouverture de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), organisée au Parc des expositions d’Abidjan.

Des prix établis dans un contexte de baisse des cours mondiaux

La fixation des nouveaux tarifs intervient alors que les cours internationaux du cacao ont connu une correction après les niveaux exceptionnellement élevés enregistrés au cours des dernières campagnes.

Le prix du cacao retenu pour 2026-2027 reste identique à celui appliqué lors de la campagne intermédiaire de mars à août 2026. Il est cependant largement inférieur aux 2 800 FCFA le kilogramme annoncés à l’ouverture de la campagne principale 2025-2026, dans un contexte de forte hausse des cours mondiaux.

Selon le gouvernement, la détermination des prix repose notamment sur les ventes anticipées effectuées par le Conseil du Café-Cacao, l’évolution des marchés internationaux et la nécessité de maintenir des revenus suffisamment rémunérateurs pour les producteurs tout en préservant l’équilibre financier de la filière.

Le système de ventes anticipées au cœur du dispositif

La Côte d’Ivoire s’appuie sur un mécanisme de ventes anticipées qui permet de sécuriser une partie des revenus des producteurs face aux fluctuations des marchés internationaux. Ce dispositif vise à limiter l’impact des variations brutales des cours mondiaux sur les exploitants agricoles.

Malgré le recul du prix du cacao par rapport au précédent record, les autorités considèrent le niveau de 1 200 FCFA comme restant élevé au regard des prix pratiqués au cours des années précédentes.

La jeunesse au centre de la nouvelle campagne

L’édition 2026 des JNCC est placée sous le thème « Jeunesse et cacaoculture du futur ». Cette orientation met l’accent sur le renouvellement des générations dans une filière confrontée à d’importants enjeux liés à la relève des producteurs, à la productivité et à la durabilité.

Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire fournit environ 40 % de l’offre mondiale et produit autour de 2,2 millions de tonnes par an. Le secteur occupe ainsi une place stratégique dans l’économie nationale et fait vivre directement ou indirectement plusieurs millions de personnes.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la distinction de producteurs et de coopératives pour leurs performances. Une manière pour les organisateurs de mettre en avant les initiatives contribuant à l’amélioration et à la modernisation des filières cacao et café.

La nouvelle campagne s’ouvre donc dans un contexte contrasté : si les producteurs bénéficient encore de prix historiquement élevés, ils doivent désormais composer avec le recul des cours internationaux et les défis liés à la pérennisation de la production ivoirienne

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La Côte d’Ivoire lance une coalition africaine contre l’orpaillage illégal et la dégradation des terres.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé officiellement, jeudi 27 août 2026, une nouvelle initiative destinée à renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal et ses conséquences sur les écosystèmes africains.

Baptisée Coalition africaine contre la dégradation des terres et la pollution environnementale causées par l’exploitation minière illégale, cette plateforme ambitionne de favoriser une réponse collective face à un phénomène qui affecte de nombreux pays du continent.

L’initiative intervient dans le contexte de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17), organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Elle entend placer la lutte contre l’exploitation minière clandestine au cœur des politiques africaines de protection des terres et de restauration des écosystèmes.

L’orpaillage illégal, une menace pour les écosystèmes

Dans plusieurs régions d’Afrique, l’exploitation aurifère artisanale non réglementée entraîne une dégradation importante des sols, une destruction du couvert végétal et une pollution des cours d’eau. L’utilisation de produits chimiques dans certaines activités d’extraction contribue également à fragiliser les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations riveraines.

Pour les promoteurs de la coalition, cette situation ne constitue plus uniquement une question environnementale. Elle touche également à la sécurité alimentaire, à la santé publique, à la disponibilité des ressources en eau et à la préservation des moyens de subsistance des communautés rurales.

La dégradation des terres provoquée par les activités minières clandestines peut en outre compromettre durablement les capacités agricoles et pastorales des territoires concernés.

Vers une réponse africaine coordonnée

À travers cette coalition, Abou Bamba souhaite favoriser une meilleure coordination entre les États africains confrontés à l’ampleur de l’orpaillage illégal. L’objectif est notamment de renforcer les échanges d’expériences, d’améliorer les mécanismes de surveillance et de promouvoir des politiques communes en matière de restauration des terres dégradées.

Cette approche repose sur le constat que les impacts de l’exploitation minière illégale dépassent fréquemment les frontières nationales. La pollution des cours d’eau, la circulation des produits issus de l’exploitation clandestine ou encore les déplacements de populations liées aux activités minières peuvent en effet avoir des répercussions à l’échelle régionale.

La coalition entend ainsi encourager une coopération plus étroite entre les pays africains, tout en renforçant le dialogue avec les organisations régionales et les partenaires internationaux.

La souveraineté environnementale au cœur de l’initiative

Pour les autorités ivoiriennes, la protection des terres et des ressources naturelles doit désormais être considérée comme une composante de la souveraineté des États.

La lutte contre l’orpaillage illégal ne consiste donc pas seulement à fermer des sites clandestins. Elle implique également de restaurer les zones dégradées, de protéger les ressources en eau, de renforcer les capacités des services de contrôle et de proposer des alternatives économiques aux populations dépendantes de ces activités.

Cette dimension apparaît d’autant plus importante que de nombreux territoires ruraux sont confrontés à la combinaison de plusieurs pressions : dégradation des terres, changement climatique, expansion des activités minières et fragilisation des systèmes agricoles.

Restaurer les terres pour préserver les générations futures

Le lancement de la coalition s’inscrit dans les débats plus larges de la COP17 sur la lutte contre la désertification et la restauration des terres.

Pour les pays africains, l’enjeu est de parvenir à concilier exploitation des ressources naturelles et préservation des écosystèmes. Cette équation est particulièrement sensible dans les régions où l’exploitation minière constitue une importante source de revenus, mais où ses conséquences environnementales peuvent compromettre les activités agricoles et les ressources naturelles à long terme.

Avec cette nouvelle coalition, la Côte d’Ivoire entend ainsi contribuer à l’émergence d’une réponse africaine plus structurée contre l’orpaillage illégal et la pollution environnementale.

L’initiative place la restauration des terres, la protection des ressources naturelles et la coopération entre États au centre d’une même stratégie, avec l’ambition de faire de la préservation de l’environnement un levier de stabilité, de souveraineté et de développement durable pour le continent.

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Cacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana alertent sur la multiplication des substituts.

L’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG) tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des substituts au cacao et à certaines reformulations industrielles susceptibles de réduire la proportion de cacao dans les produits chocolatés.

L’organisation estime que cette évolution intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les producteurs, confrontés à des coûts croissants liés au respect des exigences internationales en matière de durabilité, de traçabilité et de responsabilité environnementale et sociale.

Abidjan et Accra veulent mieux valoriser les producteurs

Cette question s’inscrit dans la volonté affichée par la Côte d’Ivoire et le Ghana de renforcer leur coopération dans le secteur cacaoyer. Le 16 juin 2026 à Abidjan, les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une filière plus durable et d’une meilleure rémunération des producteurs.

La veille, la septième session du Comité de pilotage de l’ICCIG avait notamment porté sur l’harmonisation des politiques de commercialisation, la lutte contre les maladies du cacaoyer, l’application de la norme ARS 1000, la transformation locale et l’élargissement de la coopération à d’autres pays producteurs.

L’ICCIG réclame davantage de transparence

Pour l’initiative, la réduction de la teneur en cacao dans certains produits finis soulève une question de cohérence avec les efforts consentis par les pays producteurs.

L’ICCIG reconnaît que les industriels disposent d’une marge de manœuvre pour adapter leurs recettes dans le respect de la réglementation. Elle estime toutefois que les consommateurs doivent être clairement informés lorsque le cacao est remplacé, en partie, par d’autres ingrédients.

L’organisation appelle ainsi à une information plus transparente sur la composition des produits, notamment sur leur teneur réelle en cacao et sur les éventuels ingrédients de substitution.

Préserver la valeur de toute la chaîne

La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui figurent parmi les principaux fournisseurs mondiaux de cacao, mettent également en avant les investissements réalisés par leurs producteurs pour répondre aux exigences environnementales et sociales, notamment en matière de lutte contre la déforestation et de traçabilité.

L’ICCIG estime que ces efforts doivent se traduire par une meilleure valorisation du cacao tout au long de la chaîne. Elle préconise notamment une utilisation rigoureuse des labels de durabilité et une évaluation de l’impact des nouvelles formulations industrielles sur les revenus des producteurs.

L’organisation propose enfin la mise en place d’un cadre permanent de concertation réunissant pays producteurs, industriels, distributeurs et représentants des consommateurs afin d’anticiper les évolutions du marché et de préserver les intérêts de l’ensemble de la filière.

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La Guinée renforce ses liens avec la Côte d’Ivoire à l’occasion de la fête nationale ivoirienne.

La Guinée prend part aux célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire avec une importante délégation conduite par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, représentant le président Mamadi Doumbouya. Les festivités se tiennent ce 7 août à Yopougon, en présence de plusieurs délégations étrangères.

L’un des temps forts de cette participation est le défilé d’un détachement des Forces armées guinéennes, symbole de la coopération militaire et des relations d’amitié qui unissent Conakry et Abidjan.

En marge des célébrations, le Premier ministre guinéen a été reçu par son homologue ivoirien, Robert Beugré Mambé, à la Primature. Les deux responsables ont réaffirmé la solidité des relations historiques entre leurs pays et leur volonté commune de renforcer la coopération dans les domaines politique, économique et sécuritaire, au service de la stabilité et de l’intégration sous-régionale.

Amadou Oury Bah a également transmis au président ivoirien, Alassane Ouattara, les salutations du président Mamadi Doumbouya, précisant que ce dernier n’avait pu effectuer le déplacement en raison de contraintes d’agenda.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux États de consolider leur partenariat stratégique et de poursuivre le renforcement des échanges entre la Guinée et la Côte d’Ivoire.

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Cacao : le Ghana et la Côte d’Ivoire veulent renforcer leur alliance pour peser davantage sur les prix mondiaux.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire, qui assurent ensemble plus de 60 % de la production mondiale de cacao, entendent donner un nouvel élan à leur coopération afin d’accroître leur influence sur les marchés internationaux. Face à la volatilité persistante des cours et au recul des prix après les records historiques enregistrés en 2024, les deux principaux producteurs mondiaux souhaitent coordonner davantage leurs politiques pour mieux défendre les intérêts des planteurs.

Les autorités des deux pays travaillent à la relance d’une stratégie souvent comparée à une « OPEP du cacao », destinée à renforcer leur pouvoir de négociation face aux industriels et aux grands acheteurs internationaux. L’initiative prévoit notamment une harmonisation des prix payés aux producteurs, une meilleure coordination des calendriers de récolte et de commercialisation, ainsi qu’une concertation accrue sur les politiques de gestion de l’offre.

Dans cette dynamique, le Cameroun et le Nigeria, également importants producteurs africains de cacao, ont été invités à rejoindre cette plateforme régionale afin de consolider une position commune sur le marché mondial.

Vers une meilleure valorisation de la filière africaine

Pour Max Koffi, fondateur de l’Equal Trade Alliance, cette coopération représente une opportunité de rééquilibrer les rapports de force dans une filière où les pays producteurs captent encore une part limitée de la richesse générée par le cacao.

Malgré son statut de premier bassin mondial de production, l’Afrique demeure principalement exportatrice de fèves brutes, tandis que les activités les plus rémunératrices – transformation industrielle, fabrication de chocolat, développement des marques et distribution – restent largement concentrées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.

La transformation locale, un levier stratégique de développement

Au-delà de la question des prix, plusieurs acteurs du secteur estiment que l’avenir de la filière passe par une montée en gamme des économies africaines. Le développement d’unités locales de transformation des fèves en beurre, poudre ou pâte de cacao, ainsi que la fabrication de produits finis, est présenté comme un levier essentiel pour accroître la valeur ajoutée, créer des emplois industriels et réduire la dépendance aux exportations de matières premières.

Cette stratégie s’inscrit également dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté économique des pays producteurs et de mieux intégrer la chaîne de valeur mondiale du cacao.

RDC–Rwanda : les échanges reprennent progressivement entre Goma et Gisenyi

Parallèlement, en Afrique centrale, les activités commerciales reprennent progressivement entre Goma, en République démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda, après la réouverture des postes-frontières fermés pendant près d’un mois et demi en raison de l’épidémie d’Ebola.

La reprise des flux de marchandises, des services bancaires et des transports constitue une étape importante pour les milliers de commerçants et d’opérateurs économiques qui dépendent quotidiennement de ce corridor stratégique de la région des Grands Lacs, essentiel aux échanges entre les deux pays.

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Côte d’Ivoire : le Marché africain des solutions spatiales veut transformer l’innovation technologique en moteur de développement.

La deuxième édition du Marché africain des solutions spatiales (MASS) a officiellement débuté ce mardi 7 juillet 2026 en Côte d’Ivoire. Organisé sur trois jours, jusqu’au 9 juillet, l’événement réunit les principaux acteurs de l’écosystème spatial africain autour d’un objectif majeur : faire des technologies spatiales un outil concret au service du développement économique, de l’aménagement du territoire et de l’amélioration des services publics.

Après une première édition consacrée à la découverte du concept et à la sensibilisation des acteurs, le MASS 2026 marque une nouvelle étape, avec une ambition clairement orientée vers la création d’opportunités économiques et la mise en œuvre de projets opérationnels.

« Nous lançons la deuxième édition qui est une édition de maturité pour faire du business », a déclaré Fabrice Irié, Commissaire général du MASS, soulignant le changement d’échelle de cette rencontre désormais tournée vers la concrétisation des solutions spatiales.

Faire du spatial un outil au service des territoires

Cette édition met l’accent sur l’intégration des innovations spatiales dans les réalités quotidiennes des collectivités et des populations. L’objectif affiché est de rapprocher les technologies développées dans le secteur spatial des besoins locaux, notamment en matière d’agriculture, d’urbanisme, de gestion des ressources naturelles, de connectivité et de prévention des risques.

Le dispositif du MASS repose sur trois grands axes complémentaires.

Le premier concerne les utilisateurs et porteurs de besoins, représentés notamment par les collectivités territoriales à travers l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (Uvicoci) et l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI).

Le deuxième pilier regroupe les fournisseurs de solutions technologiques, parmi lesquels figurent les entreprises spécialisées, les start-up et les innovateurs proposant des applications issues de l’observation satellitaire, de l’intelligence artificielle ou encore de la géolocalisation.

Le troisième axe est consacré au financement des projets, avec l’appui du Comité national de pilotage des partenariats publics-privés, afin d’accompagner les initiatives présentant un potentiel économique et de faciliter leur transformation en projets réalisables.

Un espace d’échanges entre innovation, financement et collectivités

Le programme du MASS 2026 comprend plusieurs activités destinées à favoriser les rencontres entre acteurs publics et privés. L’événement prévoit notamment une web TV, un forum de discussions, des sessions de présentation de start-up ainsi qu’un espace de démonstration baptisé « l’Agora », conçu comme une plateforme de mise en relation directe entre collectivités et fournisseurs de solutions technologiques.

Pour Séka Hyacinthe, représentant du ministre ivoirien de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la vocation du MASS est de répondre aux besoins concrets des citoyens, des entreprises et des territoires grâce aux nouvelles capacités offertes par les technologies spatiales.

Selon lui, l’adoption de solutions modernes telles que les constellations de satellites en orbite basse (LEO) et moyenne (MEO) représente un levier stratégique pour améliorer l’accès au haut débit, réduire les zones non couvertes par les réseaux numériques et renforcer la transformation digitale des administrations.

Le spatial, un levier stratégique pour les politiques publiques africaines

Longtemps considéré comme un domaine réservé aux grandes puissances technologiques, le secteur spatial connaît aujourd’hui une démocratisation progressive grâce à l’émergence de nouvelles technologies plus accessibles, notamment les CubeSats et les nanosatellites.

Près de soixante-dix ans après les premiers grands jalons de la conquête spatiale, marqués par le lancement de Spoutnik 1 en 1957 et d’Explorer 1 en 1958, les pays africains disposent désormais de solutions capables de produire des données précises pour accompagner leurs politiques publiques.

Les images satellitaires haute résolution permettent notamment d’améliorer le suivi des cultures agricoles, la surveillance des forêts, la gestion des ressources naturelles, la planification urbaine ou encore l’anticipation des déplacements de populations.

Ces outils offrent également de nouvelles perspectives dans la lutte contre la cybercriminalité, la cartographie des infrastructures et la mise en place de stratégies publiques mieux adaptées aux réalités locales.

Les collectivités appelées à intégrer les solutions spatiales

Pour les responsables des collectivités territoriales ivoiriennes, l’utilisation des données spatiales constitue désormais un enjeu majeur de gouvernance.

Koffi N’Guessan Lataille, représentant du président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire, Eugène Aka Aouelé, a insisté sur l’importance de ces technologies dans la modernisation de la gestion territoriale.

« Ils constituent désormais des outils indispensables pour améliorer la gouvernance locale, renforcer la planification territoriale, prévenir les catastrophes naturelles, sécuriser le foncier, optimiser les infrastructures et développer une agriculture intelligente », a-t-il déclaré.

À travers le MASS 2026, la Côte d’Ivoire ambitionne ainsi de positionner le spatial comme un secteur stratégique capable de stimuler l’innovation, de créer des emplois qualifiés et d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques, sociaux et environnementaux du continent africain.

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Coupe du monde 2026 : la Côte d’Ivoire s’arrête en seizièmes de finale face à la Norvège.

L’aventure de la Côte d’Ivoire à la Coupe du monde 2026 a pris fin ce mardi 30 juin. Opposés à la Norvège en seizièmes de finale à Dallas, les Éléphants se sont inclinés 2-1 au terme d’une rencontre disputée, mettant un terme à un parcours qui restera historique pour le football ivoirien.

Pour leur première participation à une phase à élimination directe d’un Mondial, les champions d’Afrique en titre espéraient franchir un nouveau cap. Mais ils se sont heurtés à une formation norvégienne solide et réaliste, portée par ses individualités offensives.

Une égalisation ivoirienne avant le coup de grâce d’Haaland

La Norvège a pris les devants juste avant la pause grâce à Antonio Nusa, auteur de l’ouverture du score à la 39e minute. Dominés au tableau d’affichage, les Ivoiriens ont toutefois réagi avec caractère.

À la 74e minute, Amad Diallo a redonné espoir aux siens en inscrivant le but de l’égalisation, relançant complètement la rencontre. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers une prolongation, Erling Haaland a fait parler son efficacité en marquant le but de la victoire à la 86e minute, offrant ainsi la qualification aux Scandinaves.

Une campagne historique malgré l’élimination

Cette élimination met fin à une campagne qui restera marquante pour la sélection ivoirienne. Grâce à sa qualification pour les seizièmes de finale, la Côte d’Ivoire avait atteint, pour la première fois de son histoire, la phase à élimination directe d’une Coupe du monde, confirmant les progrès réalisés ces dernières années sur la scène internationale.

Les Éléphants quittent donc le tournoi avec les honneurs, après avoir contribué au parcours inédit des sélections africaines dans cette édition 2026.

L’Afrique conserve de solides ambitions

La Côte d’Ivoire devient la deuxième nation africaine éliminée en phase à élimination directe, après la défaite de l’Afrique du Sud face au Canada (1-0).

Le continent reste néanmoins largement représenté dans la compétition. Le Maroc a déjà décroché son billet pour les huitièmes de finale en éliminant les Pays-Bas, tandis que le Sénégal, l’Égypte, le Ghana, le Cap-Vert, la République démocratique du Congo et l’Algérie poursuivent également leur aventure.

Avec neuf sélections qualifiées pour les seizièmes de finale, l’Afrique avait établi un record historique de représentation dans la phase à élimination directe de cette Coupe du monde 2026. Malgré la sortie des Éléphants, sept équipes africaines restent encore en course pour tenter d’écrire une nouvelle page de l’histoire du football du continent.

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Côte d’Ivoire-Ghana : le Président Ouattara et le Président Mahama renforcent leur alliance pour une filière cacao plus équitable.

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et ghanéen John Dramani Mahama ont réaffirmé leur volonté de consolider la coopération stratégique entre leurs deux pays lors d’un sommet de haut niveau tenu le 16 juin 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan. Au centre des discussions figurait le renforcement de l’initiative conjointe Côte d’Ivoire-Ghana, un mécanisme destiné à mieux défendre les intérêts des producteurs de cacao et à accroître le poids des deux pays sur le marché mondial.

Cette rencontre intervient dans un contexte où les défis liés à la volatilité des prix, au changement climatique et à la rémunération des producteurs continuent de peser sur l’avenir de la filière cacaoyère africaine.

Une alliance stratégique entre les deux géants mondiaux du cacao

Premier et deuxième producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana représentent ensemble plus de 60 % de l’offre mondiale. Cette position dominante confère aux deux pays une responsabilité particulière dans la gouvernance du secteur, mais également un intérêt commun à défendre une meilleure valorisation de leur production.

Les échanges entre les deux chefs d’État ont porté sur les moyens de renforcer la coordination des politiques agricoles et commerciales afin d’améliorer les revenus des producteurs et de garantir une plus grande stabilité du marché.

L’harmonisation des prix bord champ, la lutte contre la contrebande transfrontalière ainsi que l’amélioration des mécanismes de commercialisation ont figuré parmi les principaux axes de réflexion.

Défendre les revenus des producteurs face aux fluctuations du marché

À travers cette initiative commune, Abidjan et Accra cherchent à accroître leur capacité de négociation face aux grands acteurs internationaux de l’industrie du chocolat et du négoce des matières premières.

Les deux pays estiment que les producteurs africains doivent bénéficier d’une part plus importante de la valeur générée par la chaîne mondiale du cacao. Malgré leur rôle central dans l’approvisionnement du marché international, de nombreux planteurs continuent en effet de faire face à des revenus modestes et à des conditions de vie précaires.

Les autorités ivoiriennes et ghanéennes considèrent qu’une meilleure coordination de leurs politiques permettra de renforcer la résilience du secteur et de protéger les revenus des millions de familles qui dépendent directement de cette activité.

Vers une transformation plus ambitieuse de la filière

Au-delà de la question des prix, les discussions ont également porté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale du cacao afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le continent.

La Côte d’Ivoire et le Ghana ambitionnent de réduire progressivement leur dépendance à l’exportation de fèves brutes en développant les capacités industrielles de transformation et en encourageant l’émergence d’une industrie agroalimentaire plus compétitive.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du cacao un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et d’industrialisation.

Une coopération appelée à jouer un rôle majeur en Afrique de l’Ouest

La rencontre d’Abidjan confirme la volonté des deux pays de parler d’une seule voix sur les grandes questions liées à l’avenir du cacao. Dans un environnement mondial marqué par l’incertitude économique et les défis climatiques, cette coopération apparaît comme un instrument essentiel pour préserver la compétitivité de la filière et garantir une meilleure rémunération des producteurs.

En consolidant leur partenariat, la Côte d’Ivoire et le Ghana entendent ainsi poser les bases d’une économie cacaoyère plus forte, plus durable et plus équitable, au bénéfice des millions d’acteurs qui font vivre l’un des secteurs agricoles les plus stratégiques du continent africain.

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Coupe du Monde 2026 : la Côte d’Ivoire arrache la victoire face à l’Équateur et lance idéalement son tournoi.

La Côte d’Ivoire a parfaitement entamé son parcours à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 en s’imposant sur la plus petite des marges face à l’Équateur (1-0), dimanche 14 juin. Longtemps bousculés par une équipe équatorienne entreprenante, les Éléphants ont finalement trouvé les ressources nécessaires pour faire la différence dans les ultimes secondes de la rencontre grâce à Amad Diallo.

Ce succès, acquis au terme d’un match intense et disputé, permet aux champions d’Afrique de prendre un départ encourageant dans une compétition où chaque point peut s’avérer décisif dans la course à la qualification pour les phases à élimination directe.

Alors que le match semblait se diriger vers un résultat nul, la Côte d’Ivoire a frappé au moment le plus opportun.

À la 90e minute, Wilfried Singo a parfaitement servi Amad Diallo dans la surface. L’attaquant ivoirien a conclu avec sang-froid pour inscrire l’unique but de la rencontre et offrir une victoire précieuse à son équipe.

Cette réalisation a provoqué une immense explosion de joie parmi les supporters ivoiriens, aussi bien dans le stade qu’à Abidjan, où les célébrations ont immédiatement gagné les rues malgré l’heure tardive de la rencontre.

Un choc décisif face à l’Allemagne en perspective

Grâce à ce succès inaugural, la Côte d’Ivoire se place dans une position favorable au sein de son groupe et aborde la suite de la compétition avec confiance.

Les Éléphants devront toutefois confirmer cette bonne entame lors de leur prochain rendez-vous, prévu le 20 juin à Toronto, où ils affronteront l’Allemagne dans ce qui s’annonce comme l’un des chocs majeurs de cette phase de groupes.

Face à un adversaire réputé pour son expérience et son efficacité dans les grandes compétitions, les Ivoiriens auront l’occasion de mesurer leurs ambitions et de faire un pas supplémentaire vers les huitièmes de finale.

Pour l’heure, l’essentiel est acquis : dans la difficulté, la Côte d’Ivoire a démontré sa capacité à souffrir, à s’adapter et à saisir sa chance lorsque l’occasion s’est présentée, des qualités souvent indispensables pour espérer aller loin dans une Coupe du Monde.

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Côte d’Ivoire : une nouvelle étape de digitalisation pour accélérer le dédouanement.

La Côte d’Ivoire poursuit la modernisation de son administration douanière avec l’introduction d’un nouvel outil numérique destiné à réduire significativement les délais de dédouanement et à fluidifier les opérations du commerce extérieur. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation digitale engagée depuis plusieurs années par les autorités douanières ivoiriennes.

Une réforme axée sur la dématérialisation des procédures

Au cœur du dispositif figure la volonté de renforcer la dématérialisation des formalités douanières, déjà largement engagée à travers des plateformes électroniques de gestion des déclarations et des échanges de données. Cette évolution vise à limiter les traitements manuels, réduire les déplacements physiques des opérateurs économiques et accélérer la circulation des marchandises dans les principaux corridors logistiques du pays.

Selon les orientations générales de la Direction générale des douanes, la numérisation des procédures constitue un levier central pour améliorer la transparence, sécuriser les recettes publiques et optimiser la performance des chaînes logistiques.

Un objectif clair : réduire les délais et renforcer la compétitivité

Le nouvel outil annoncé s’inscrit dans une stratégie visant à réduire les temps de traitement des déclarations et à diminuer les coûts liés au passage en douane, notamment les frais de magasinage et les délais d’attente dans les ports et zones logistiques.

Dans un contexte où le port d’Abidjan joue un rôle stratégique pour les échanges sous-régionaux, l’amélioration de la fluidité des procédures est considérée comme un facteur clé de compétitivité pour les opérateurs économiques nationaux et régionaux.

Une continuité des réformes déjà engagées

La modernisation du système douanier ivoirien ne constitue pas une rupture, mais plutôt une accélération d’un processus amorcé depuis plusieurs années, notamment avec l’adoption de systèmes informatisés de gestion des déclarations et l’interconnexion progressive avec les administrations fiscales, portuaires et les partenaires régionaux.

Ces réformes ont permis d’améliorer la traçabilité des opérations, de réduire certaines pratiques frauduleuses et de renforcer la transparence dans la chaîne de dédouanement, tout en s’alignant sur les standards internationaux en matière de “douane numérique”.

Un enjeu stratégique pour l’économie ivoirienne

Au-delà de l’aspect technique, cette nouvelle étape intervient dans un contexte de forte ambition économique, marqué par la volonté des autorités de consolider les recettes douanières et de renforcer l’attractivité du corridor ivoirien pour les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.

La digitalisation du dédouanement est ainsi perçue comme un levier structurant pour accompagner la croissance du commerce extérieur, soutenir les opérateurs économiques et améliorer la performance globale de l’écosystème logistique national.

Vers une administration douanière plus rapide et intégrée

Avec ce nouvel outil, les autorités ivoiriennes confirment leur orientation vers une administration douanière plus intégrée, automatisée et orientée vers la performance. L’objectif affiché reste clair : réduire les délais, renforcer la transparence et positionner la Côte d’Ivoire comme un hub logistique compétitif dans la sous-région.