Photo 1764795896 360x320

Côte d’Ivoire : L’actrice et animatrice Nadiya Sabeh est décédée à l’âge de 32 ans.

L’actrice et animatrice ivoirienne Nadiya Sabeh, épouse de l’artiste Ariel Sheney, est décédée ce mercredi 3 décembre 2025 des suites d’un cancer du sein. Elle s’est éteinte dans une clinique d’Abidjan après plusieurs mois de lutte contre la maladie, diagnostiquée en 2024.

Nadiya Sabeh était l’une des personnalités montantes du paysage médiatique ivoirien. Actrice, comédienne, animatrice de télévision et créatrice de contenus, elle s’était imposée par son talent, son énergie et sa proximité avec le public. Elle avait participé à plusieurs productions audiovisuelles, animé des programmes suivis par les jeunes et collaboré à divers projets culturels, ce qui lui avait permis de se bâtir une communauté fidèle.

Diagnostiquée en 2024, elle avait choisi de combattre la maladie avec courage et discrétion, entourée de sa famille et de ses proches. Selon des informations concordantes, son état s’était aggravé ces dernières semaines, entraînant son hospitalisation dans une clinique d’Abidjan où elle est finalement décédée ce 3 décembre.

Sa disparition provoque une vive émotion en Côte d’Ivoire et au sein de la diaspora. Collègues, artistes, animateurs et influenceurs multiplient les hommages pour saluer son talent, sa joie de vivre et son parcours inspirant. Mariée à l’artiste Ariel Sheney, elle formait avec lui un couple particulièrement apprécié du public.

Bien que sa carrière ait été interrompue trop tôt, Nadiya Sabeh laisse derrière elle un héritage artistique important et une influence notable sur toute une génération de jeunes créateurs.

C3b0014 8667 98iqni 360x320

Côte d’Ivoire : un boulevard de Cocody baptisé au nom de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, figure historique de la Nation.

La Côte d’Ivoire rend hommage à une femme d’exception. Marie-Thérèse Houphouët-Boigny, Première Dame de la République de 1960 à 1993, a désormais un boulevard à son nom dans la commune de Cocody, à Abidjan. Cette décision, saluée par de nombreuses voix, traduit la reconnaissance de la Nation envers une figure féminine qui a marqué de son empreinte l’histoire politique et sociale du pays.

L’annonce a été faite par la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), précisant que le boulevard Marie-Thérèse Houphouët-Boigny relie désormais le rond-point Dominique Ouattara, situé près du lycée Jacques-Prévert, au rond-point de l’église Saint-Jean, en passant par celui de Notre-Dame de la Tendresse. Un axe central, très fréquenté, qui devient un symbole fort de mémoire et de gratitude nationale.

Une femme discrète, mais déterminée

Épouse du Président Félix Houphouët-Boigny, fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny s’est toujours tenue à ses côtés, dans l’ombre du pouvoir, mais avec une influence réelle sur la promotion du rôle des femmes dans la société ivoirienne. Connue pour sa discrétion, sa dignité et son sens du service, elle a œuvré avec constance pour l’éducation, la santé et l’émancipation des femmes, dans une époque où la voix féminine peinait encore à se faire entendre sur la scène publique.

Sous son impulsion, plusieurs initiatives sociales ont vu le jour, contribuant à renforcer la place des femmes dans la vie économique et familiale. Elle incarnait cette première génération de femmes africaines instruites et conscientes de leur rôle dans la construction d’une nation nouvelle.

Un hommage à la mémoire d’une pionnière

Plus de trente ans après la fin de son passage au palais présidentiel, le nom de Marie-Thérèse Houphouët-Boigny continue de résonner comme un symbole de fidélité, de résilience et de patriotisme. En baptisant ce boulevard, les autorités ivoiriennes entendent perpétuer le souvenir d’une femme qui a su incarner la grâce et la force tranquille du leadership féminin africain.

Cet hommage s’inscrit également dans une dynamique plus large de valorisation des grandes figures féminines de l’histoire ivoirienne. Il vient rappeler aux jeunes générations que le progrès et la modernité de la Côte d’Ivoire se sont aussi bâtis grâce à des femmes de conviction, de cœur et de vision.

Au-delà d’un simple acte symbolique, ce baptême est une invitation à la mémoire et à l’inspiration. Sur ce boulevard désormais à son nom, c’est tout un pan de l’histoire nationale qui continue de vivre, entre héritage et modernité.

28151192559 f3dbb67abb o copy 1 360x320

Côte d’Ivoire : la réélection d’Alassane Ouattara officiellement validée par le Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel ivoirien a confirmé, ce lundi 3 novembre 2025, la réélection du président sortant Alassane Ouattara à l’issue du scrutin présidentiel du 25 octobre. Avec 89,77 % des suffrages exprimés, le chef de l’État ivoirien entame ainsi un quatrième mandat consécutif, dans un climat politique marqué par l’absence de ses principaux adversaires historiques.

La haute juridiction, présidée par Mamadou Koné, a jugé que le scrutin s’était déroulé dans le respect des dispositions constitutionnelles et électorales, estimant qu’aucune irrégularité majeure n’était de nature à remettre en cause la sincérité du vote. Le taux de participation s’établit à un peu plus de 52 %, selon les chiffres officiels de la Commission électorale indépendante (CEI).

Une victoire attendue mais controversée

Âgé de 83 ans, Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, consolide son leadership sur la scène politique ivoirienne. Cette victoire était largement anticipée, notamment après l’invalidation des candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, respectivement pour des raisons judiciaires et administratives. Une situation qui a conduit une partie de l’opposition à boycotter le scrutin, dénonçant une compétition “verrouillée”.

Pour ses partisans, cette réélection traduit une volonté de continuité politique et économique, après plus d’une décennie de croissance soutenue, de grands chantiers d’infrastructures et de stabilité macroéconomique. “Le président Ouattara est l’homme de la stabilité et du développement. Ce résultat reflète la confiance du peuple”, a déclaré Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale et proche allié du chef de l’État.

Soutiens internationaux et appels à l’apaisement

La victoire du président ivoirien a été saluée par plusieurs partenaires internationaux, dont la France. Le président Emmanuel Macron a adressé ses félicitations à Alassane Ouattara, soulignant “le rôle clé de la Côte d’Ivoire dans la stabilité régionale” et appelant à “poursuivre les efforts de réconciliation nationale”.

Dans la sous-région, plusieurs chefs d’État de la CEDEAO ont également exprimé leur soutien, félicitant la Côte d’Ivoire pour le bon déroulement du scrutin.

Cependant, au sein de la société civile et de certains mouvements citoyens, des inquiétudes persistent quant à la concentration du pouvoir et à l’avenir démocratique du pays. “Cette réélection pose la question du renouvellement politique et de la préparation d’une transition apaisée”, estime un chercheur du Centre ivoirien d’études politiques.

Cap sur un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité

Le président réélu devrait prêter serment dans les prochaines semaines lors d’une cérémonie solennelle à Yamoussoukro. Ce quatrième mandat, qu’il a présenté comme celui de la “transmission et de la consolidation”, devrait être marqué par une attention particulière à la jeunesse, à la transformation économique et à la modernisation de l’administration publique.

Avec cette nouvelle validation, Alassane Ouattara s’affirme une fois de plus comme la figure centrale de la vie politique ivoirienne, tout en ouvrant une période charnière pour l’avenir institutionnel et démocratique de la Côte d’Ivoire.

Ouattara reelu 1200x675 jpg 360x320

Alassane Ouattara réélu président de la Côte d’Ivoire pour un quatrième mandat.

Le président sortant, Alassane Ouattara, a été réélu à la tête de la Côte d’Ivoire pour un quatrième mandat, selon les résultats provisoires annoncés le 27 octobre 2025 par la Commission électorale indépendante (CEI). Avec 89,77 % des voix, il a largement dominé le scrutin du 25 octobre, face à quatre candidats mineurs.

Un scrutin marqué par l’absence de l’opposition

Cette élection s’est déroulée dans un contexte particulier : les deux principales figures de l’opposition, Laurent Gbagbo du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) et Tidjane Thiam du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ont été exclus du processus électoral. Leurs candidatures ont été invalidées par le Conseil constitutionnel, privant ainsi le scrutin de leurs voix et d’une véritable compétition politique.

Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et principal adversaire d’Alassane Ouattara, a reconnu sa défaite dès les premiers résultats, obtenant seulement 3,09 % des suffrages. Simone Gbagbo, l’ex-première dame, a recueilli 2,42 % des voix. Le taux de participation a été faible, se chiffrant à 50,09 %, contre plus de 80 % lors des précédentes élections.

Une victoire sans surprise, mais controversée

Alassane Ouattara, âgé de 83 ans, a accédé à la présidence en 2011 après une crise post-électorale majeure. Depuis lors, il a été réélu en 2015 et 2020. Sa réélection actuelle intervient après une révision constitutionnelle en 2016 qui a permis la suppression de la limite des mandats présidentiels, facilitant ainsi sa candidature.

Cette nouvelle victoire soulève des interrogations sur la consolidation démocratique en Côte d’Ivoire. Les observateurs notent une tendance à la concentration du pouvoir et une exclusion croissante de l’opposition, ce qui suscite des inquiétudes quant à la pluralité politique et à la stabilité institutionnelle du pays.

Perspectives d’avenir

Alassane Ouattara a annoncé que ce quatrième mandat serait le dernier de sa carrière politique. Il a exprimé son souhait de préparer une transition pacifique du pouvoir à une nouvelle génération de dirigeants. Cependant, l’absence de mécanismes clairs de succession et le contrôle étendu des institutions par le pouvoir en place laissent planer des doutes sur la pérennité de cette transition.

Le Conseil constitutionnel devrait valider les résultats définitifs du scrutin dans les semaines à venir. En attendant, la Côte d’Ivoire se trouve à un tournant de son histoire politique, où les choix actuels détermineront son avenir démocratique.

Split Outtara Gbagbo Affi v2 360x320

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : coup d’envoi d’une campagne sous haute attention.

La Côte d’Ivoire entre dans une phase décisive de son calendrier politique. Le Conseil constitutionnel ayant validé la liste définitive de cinq candidats, la campagne électorale pour la présidentielle du 25 octobre 2025 a officiellement démarré ce vendredi. Deux semaines intenses s’ouvrent, marquées par les meetings, les débats et les appels à l’unité nationale.

Les Ivoiriens s’apprêtent à choisir celui ou celle qui dirigera le pays pour les cinq prochaines années. Dans un contexte économique prometteur mais encore fragile, les thèmes centraux de la campagne tournent autour de la jeunesse, de la lutte contre le chômage, de la sécurité, du pouvoir d’achat, de la réconciliation nationale et du développement durable.

Les candidats, porteurs de visions parfois opposées, devront convaincre un électorat exigeant et attentif aux résultats concrets. Les principales formations politiques se mobilisent à travers tout le territoire : de Bouaké à San Pedro, d’Abidjan à Korhogo, les équipes de campagne préparent des caravanes, concerts citoyens et dialogues communautaires pour capter l’attention des électeurs.

Les autorités électorales et les partenaires internationaux ont appelé à une campagne pacifique et exemplaire, afin d’éviter toute tension. Des observateurs régionaux de la CEDEAO et de l’Union africaine sont déjà présents pour suivre le processus, tandis que les forces de sécurité se disent prêtes à assurer la sérénité du scrutin.

Cette élection, la première depuis plusieurs réformes institutionnelles, est perçue comme un test de maturité démocratique pour la Côte d’Ivoire. Pour beaucoup d’Ivoiriens, il s’agit d’un moment charnière : celui de consolider la stabilité retrouvée et d’ouvrir une nouvelle page politique, fondée sur la confiance, la justice et la prospérité partagée.

Dans les jours à venir, les regards seront tournés vers les grands rassemblements et les discours de campagne. Une chose est sûre : la bataille pour la présidence est lancée, et le peuple ivoirien détient une fois encore les clés de son destin.

488911238 1110819584423045 2204672533851228720 n 360x320

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara dépose sa candidature pour la présidentielle du 25 octobre 2025

Le président ivoirien Alassane Ouattara a officiellement soumis son dossier de candidature pour l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025. Cette annonce intervient dans un contexte politique où le chef de l’État souhaite affirmer la continuité de son action et répondre aux attentes de son parti ainsi qu’à celles d’une large partie de la population.

Dans un communiqué, le président Ouattara a expliqué que sa démarche s’inscrit dans la volonté de poursuivre le chemin de la paix, de la stabilité et du développement du pays. Il a également souligné l’importance de maintenir un environnement politique serein, propice à la consolidation des acquis économiques et sociaux réalisés au cours de ses mandats précédents.

La candidature d’Alassane Ouattara marque ainsi le début officiel de la campagne présidentielle, qui s’annonce cruciale pour le futur du pays. Les prochaines semaines seront déterminantes, alors que les différents acteurs politiques préparent leurs stratégies et que les électeurs se préparent à exprimer leur choix dans les urnes.

Cette étape confirme l’engagement du président à poursuivre sa mission et à participer activement au processus démocratique, tout en encourageant le dialogue et la cohésion nationale dans la perspective de l’élection d’octobre.

IMG 20250825 WA0172 360x320

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo dépose sa candidature à la CEI

L’ancien chef de l’État ivoirien, Laurent Gbagbo, a officiellement déposé sa candidature auprès de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de l’élection présidentielle prévue en 2025. Ce geste marque une étape importante dans le processus politique du pays, où la prochaine échéance électorale s’annonce déterminante pour l’avenir de la nation.

Selon les informations disponibles, le dossier de candidature de Laurent Gbagbo a été réceptionné par la CEI, qui devra désormais procéder à l’examen de conformité avant de valider ou non son inscription sur la liste définitive des prétendants à la magistrature suprême.

Laurent Gbagbo, figure centrale de la vie politique ivoirienne depuis plusieurs décennies, entend porter un projet axé sur la réconciliation nationale et le renforcement des institutions. Son retour dans l’arène électorale suscite déjà de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile, entre partisans convaincus et voix critiques.

La présidentielle de 2025 apparaît ainsi comme un rendez-vous majeur, où les choix des électeurs ivoiriens pourraient redéfinir l’équilibre politique du pays. La CEI, pour sa part, a réaffirmé son engagement à garantir un processus électoral transparent, inclusif et crédible.

LO scaled 1 360x320

Sommet africain de l’eau en Afrique du Sud : la Côte d’Ivoire met en avant son programme hydrique.

La Côte d’Ivoire a marqué sa présence au Sommet africain de l’eau, tenu en Afrique du Sud, en plaçant son programme national de gestion de l’eau au cœur des priorités continentales. Cette initiative traduit la volonté du pays de contribuer activement aux solutions africaines face à la crise hydrique mondiale.

L’eau, un enjeu continental majeur

En Afrique, près de 400 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable de qualité. Le sommet a donc été l’occasion de réunir chefs d’État, experts, bailleurs de fonds et organisations spécialisées autour d’un même constat : la ressource en eau est stratégique pour la santé publique, l’agriculture, l’énergie et la stabilité sociale.

L’approche ivoirienne

La Côte d’Ivoire a présenté les grandes lignes de son programme hydrique national, axé sur :

  • la modernisation des infrastructures d’adduction d’eau potable,

  • le renforcement du traitement et de la distribution dans les zones rurales et urbaines,

  • la gestion durable des ressources souterraines et de surface,

  • l’intégration des énergies renouvelables dans le pompage et la distribution.

Ces orientations visent à garantir un accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

Une ambition de leadership régional

En partageant son expérience et ses projets, Abidjan entend se positionner comme un acteur de référence dans la gouvernance hydrique en Afrique. Le pays souhaite également attirer des partenariats techniques et financiers afin d’accélérer la mise en œuvre de ses programmes.

Une coopération renforcée

Le sommet a permis de poser les bases d’une coopération accrue entre les États africains, notamment sur la gestion des bassins transfrontaliers, la résilience climatique et l’innovation technologique. La Côte d’Ivoire a insisté sur l’importance d’une solidarité continentale pour transformer l’eau en levier de développement et de stabilité.

BCEAO 360x320

BCEAO : 17 établissements testent le paiement instantané en Côte d’Ivoire

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) franchit un cap décisif dans la modernisation des paiements dans la zone UEMOA. En Côte d’Ivoire, 17 établissements financiers participent actuellement à une phase de test grandeur nature du système de paiement instantané, marquant ainsi une étape stratégique vers l’inclusion financière et la transformation numérique du secteur bancaire régional.

Un projet régional en phase pilote

Lancé par la BCEAO dans le cadre de son programme de digitalisation des paiements, le paiement instantané vise à permettre des transactions en temps réel entre comptes bancaires ou portefeuilles électroniques, 24h/24 et 7j/7, et ce, à l’échelle de toute l’UEMOA.

La Côte d’Ivoire a été choisie comme pays pilote pour tester cette infrastructure régionale avant un déploiement global.

Les établissements impliqués comprennent :

  • Des banques commerciales,

  • Des établissements de microfinance,

  • Des opérateurs de mobile money.

Comment ça fonctionne ?

Le système de paiement instantané développé par la BCEAO repose sur une plateforme centralisée interconnectée aux systèmes bancaires et aux fintechs.

Il permet :

  • Des transferts de fonds immédiats,

  • Une confirmation instantanée pour l’émetteur et le récepteur,

  • Une réduction drastique des coûts et délais de traitement.

Les tests actuels portent sur divers cas d’usage :

  • Transferts entre banques,

  • Paiements marchands,

  • Paiements de services publics.

Objectifs poursuivis par la BCEAO

Avec ce système, la BCEAO entend :

  • Renforcer l’interopérabilité des services de paiement dans la zone UEMOA,

  • Réduire l’usage du cash,

  • Stimuler l’innovation financière,

  • Améliorer l’accès aux services financiers pour les populations non bancarisées.

Ce projet s’inscrit également dans les engagements de la BCEAO pour faciliter la convergence entre banques traditionnelles et fintechs, dans un environnement sécurisé.

Et après ?

Si les résultats de cette phase de test sont concluants, la BCEAO prévoit :

  • Un lancement officiel dès 2026,

  • Une extension du système à tous les pays de l’UEMOA (Sénégal, Bénin, Togo, Burkina Faso, Mali, Niger, Guinée-Bissau et Côte d’Ivoire),

  • L’intégration de nouveaux cas d’usage, comme la facturation électronique, les paiements transfrontaliers, ou encore les versements gouvernementaux.

L’expérimentation du paiement instantané en Côte d’Ivoire marque une avancée majeure pour l’écosystème financier ouest-africain. Ce projet piloté par la BCEAO témoigne de la volonté des institutions régionales de rattraper les standards internationaux en matière de services financiers digitaux, tout en adaptant les solutions aux réalités locales.

Avec cette initiative, l’UEMOA entre résolument dans l’ère du temps réel bancaire, au bénéfice des citoyens, des entreprises et de l’économie régionale dans son ensemble.

Alassane Ouattara

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara officialise sa candidature pour un quatrième mandat présidentiel

Le président ivoirien Alassane Ouattara a surpris la scène politique nationale et internationale en annonçant, ce 29 juillet 2025, sa candidature pour un quatrième mandat à la tête de la République de Côte d’Ivoire. Cette décision marque un revirement significatif par rapport à ses engagements antérieurs de céder le pouvoir à une nouvelle génération de leaders.

Un choix justifié par la conjoncture régionale

Dans un discours solennel diffusé depuis le palais présidentiel, Alassane Ouattara a affirmé que sa candidature s’imposait « par nécessité nationale », invoquant un contexte sécuritaire fragile en Afrique de l’Ouest, marqué par la montée du terrorisme au Sahel, la recrudescence des coups d’État dans la sous-région, ainsi que les incertitudes liées à la stabilité institutionnelle.

« Je ne peux rester indifférent face aux défis qui menacent la paix et la stabilité de notre nation », a-t-il déclaré, avant de souligner que son expérience et sa stature internationale représentent, selon lui, des atouts indispensables pour traverser cette période de turbulences.

Une décision qui suscite la controverse

Cette annonce intervient malgré une promesse ferme, plusieurs fois réitérée depuis 2020, de ne pas briguer un nouveau mandat. En 2021, Alassane Ouattara avait même désigné un successeur au sein de son parti, le RHDP, affirmant vouloir passer le témoin à une nouvelle génération politique.

Sa volte-face relance le débat sur la limitation des mandats présidentiels, sujet sensible dans plusieurs pays africains. Si la Constitution ivoirienne, révisée en 2016, permet techniquement cette nouvelle candidature, de nombreux observateurs y voient un risque de fragilisation démocratique, dans un pays encore marqué par les souvenirs douloureux de la crise post-électorale de 2010-2011.

L’opposition en alerte

Les principaux partis d’opposition, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, ont rapidement réagi, dénonçant une « confiscation du pouvoir » et appelant à une mobilisation citoyenne pour défendre la démocratie. Des discussions sont en cours pour la constitution d’une plateforme unifiée en vue de l’échéance électorale du 25 octobre.

Une présidentielle sous tension

Avec cette annonce, la campagne présidentielle s’annonce houleuse. Alassane Ouattara, figure incontournable de la politique ivoirienne depuis plus d’une décennie, devra désormais affronter non seulement ses adversaires politiques, mais aussi les critiques sur la cohérence de son discours et la légitimité morale de sa démarche.

La décision d’Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire politique ivoirienne. Elle ravive les tensions sur la durée du pouvoir, tout en plaçant la présidentielle de 2025 au cœur d’enjeux cruciaux pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire et la stabilité de la région.