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Semaine africaine de l’UNESCO : la RDC met en avant la gouvernance de l’eau comme enjeu stratégique pour l’Afrique.

Du 19 au 22 mai, le siège de l’UNESCO à Paris a accueilli une nouvelle édition de la Semaine africaine, un rendez-vous consacré au dialogue entre États, institutions internationales, chercheurs, partenaires techniques et jeunes autour des grandes priorités du continent.

Placée cette année sous le thème « L’eau, un levier de paix, de développement durable et d’intégration régionale », cette rencontre a mis en lumière les enjeux liés à la gestion des ressources hydriques dans un contexte marqué par les défis climatiques, démographiques et économiques.

Une participation de haut niveau de la République démocratique du Congo

Présidente de cette édition, la République démocratique du Congo a marqué sa présence par une délégation de haut niveau conduite par la Première ministre Judith Suminwa, accompagnée notamment de membres du gouvernement en charge des Affaires étrangères et de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté.

Lors de l’ouverture officielle, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale face aux enjeux liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Elle a souligné l’impact direct de ces questions sur la santé publique, l’éducation, la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.

Elle a plaidé pour une approche concertée et durable de la gouvernance de l’eau, estimant que sa gestion constitue un levier central de prévention des crises et de consolidation de la paix sur le continent.

Le Bassin du Congo, un atout stratégique majeur

Avec une part importante des ressources en eau douce du continent, notamment à travers le Bassin du Congo, deuxième plus vaste bassin fluvial au monde, la République démocratique du Congo occupe une position stratégique dans les équilibres hydriques africains et mondiaux.

Ce potentiel naturel confère au pays à la fois une responsabilité majeure et une opportunité de se positionner comme un acteur central des solutions environnementales et climatiques, en cohérence avec les ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Dans cette perspective, les autorités congolaises ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une gestion intégrée et durable des ressources en eau, en renforçant la coopération avec les partenaires internationaux et les institutions spécialisées.

L’UNESCO, partenaire clé des politiques de développement durable

Au cours de cette Semaine africaine, l’UNESCO a réitéré son engagement en faveur de l’Afrique, considérée comme une priorité stratégique de son action. L’organisation a mis en avant le rôle essentiel de la science, de l’innovation et de la coopération internationale dans la recherche de solutions durables aux défis liés à l’eau.

L’événement a également servi de plateforme d’expression pour les jeunes, dont les contributions ont enrichi les échanges en apportant des perspectives nouvelles et des approches innovantes.

Une dynamique de coopération renforcée

Pour la République démocratique du Congo, cette participation s’inscrit dans une volonté de consolider son positionnement comme acteur engagé des grandes questions globales, notamment celles liées à l’environnement et au développement durable.

En collaboration avec l’UNESCO et les partenaires techniques et financiers, le pays entend transformer ses ressources naturelles en leviers de développement inclusif, au service des populations africaines et de la stabilité régionale.

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Eau et assainissement : le Sénégal désigné hôte du Congrès africain de 2028.

Le Sénégal a officiellement été investi pays hôte du Congrès africain de l’eau 2028, au terme d’un processus salué comme une réussite diplomatique et institutionnelle. L’annonce, relayée par la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), consacre le retour de ce rendez-vous continental à Dakar, 32 ans après l’édition de 1994.

Les symboles traditionnels de transmission — la pirogue et la pagaie — ont été remis au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, marquant officiellement le passage de témoin et l’ouverture d’un nouveau cycle pour la gouvernance de l’eau en Afrique.

Une passation symbolique entre Yaoundé et Diamniadio

La cérémonie de remise s’est tenue à Yaoundé, au Palais des Congrès, avant une transmission officielle organisée en marge d’une rencontre à Diamniadio. Ce double temps fort illustre à la fois la dimension continentale de l’événement et l’ancrage national de sa préparation.

Le directeur général de la SONES, Abdoul Niang, également président du Comité Sénégal, a salué l’implication du ministre, soulignant le rôle déterminant joué par ce dernier dans le repositionnement stratégique du pays. Présent à Yaoundé, Cheikh Tidiane Dièye y participait également en sa qualité de président du Conseil des ministres africains en charge de l’eau, renforçant la portée institutionnelle de la candidature sénégalaise.

Une mise en scène artistique porteuse de sens

Parmi les temps forts de cette investiture, la présentation d’une fresque réalisée par le Cameroun a retenu l’attention. L’œuvre illustre un itinéraire symbolique « de Douala à Dakar », mettant en scène une pirogue voguant vers le Monument de la Renaissance africaine, en passant par le monument « J’aime mon pays le Cameroun » à Yaoundé.

Cette représentation artistique, accompagnée d’une performance de l’Ensemble lyrique traditionnel, met en avant la pirogue et la pagaie comme des symboles de continuité, de leadership et de coopération. Elle traduit une ambition partagée : naviguer collectivement vers des solutions durables en matière d’eau et d’assainissement sur le continent.

Dakar 2028 en ligne de mire

 

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Au-delà de l’organisation logistique, les autorités sénégalaises entendent faire de ce congrès une plateforme stratégique pour débattre des défis liés à l’accès à l’eau, au financement des infrastructures et à la résilience face aux changements climatiques.

Avec cette désignation officielle, le Sénégal se projette vers 2028 avec l’ambition de positionner Dakar comme un hub africain de réflexion, d’innovation et de décisions autour des enjeux hydriques. Un rendez-vous continental qui s’annonce déterminant pour l’avenir de « l’Afrique de l’eau ».