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EMPLOI ET PROTECTION SOCIALE : LE GOUVERNEMENT ACCÉLÈRE LES RÉFORMES POUR MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DES GUINÉENS

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury Bah, a présidé la cérémonie de présentation du portefeuille de programmes et des projets de réformes du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté du Gouvernement de placer l’emploi, le travail décent et la protection sociale au cœur de la transformation économique et sociale du pays.

Dans son discours, le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mort Condé, a annoncé le renforcement du système d’information sur le marché du travail, en vue de mieux mesurer les emplois générés par les investissements publics et privés.

Il a également insisté sur l’adéquation entre la formation et les besoins de l’économie, notamment dans les secteurs des mines, de l’agriculture, de l’énergie, de l’industrie, du numérique et de la logistique. Il a souligné que le déploiement progressif de maisons régionales de l’emploi et de l’entrepreneuriat doit contribuer à rapprocher les jeunes des entreprises et à faciliter leur insertion professionnelle.

Il a en outre mentionné un autre axe majeur : la formalisation progressive de l’économie informelle à travers le statut de l’entrepreneur. L’objectif, selon lui, est de faciliter l’accès au financement, aux marchés et à l’accompagnement et, à terme, à la protection sociale.

Le Premier ministre a souligné que la finalité de l’action gouvernementale reste l’amélioration des conditions de vie des populations, rappelant que la croissance économique doit permettre de créer davantage de richesses et de les partager équitablement.

Dans cette perspective, il a appelé à renforcer les investissements dans les secteurs productifs, particulièrement l’agriculture, l’élevage et la pêche, considérés comme des leviers essentiels de création d’emplois et de réduction de la pauvreté : « J’invite les partenaires sociaux à privilégier le dialogue et la co-construction, indispensables à la stabilité, à l’investissement et au développement durable. »

La rencontre a réuni plusieurs membres du Gouvernement, la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies en Guinée, les partenaires sociaux ainsi que des représentants du patronat.

Source : PrimatureGuinée.

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Emploi et protection sociale : la Guinée lance le Programme Accélérateur mondial de l’ONU.

La Guinée a officiellement lancé le Programme Accélérateur mondial pour l’emploi, le travail décent et la protection sociale pour des transitions justes, une initiative portée par le système des Nations Unies avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

La cérémonie de lancement, présidée à Conakry par le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, Mory Condé, a réuni des représentants du Gouvernement, des agences des Nations Unies, des partenaires techniques et financiers, des organisations d’employeurs et de travailleurs, du secteur privé ainsi que de la société civile.

Un programme mondial axé sur l’emploi et la protection sociale

Initié en 2021 par le Secrétaire général des Nations Unies, le Programme Accélérateur mondial ambitionne de contribuer à la création d’au moins 400 millions d’emplois décents à travers le monde, notamment dans les secteurs à fort potentiel que sont l’économie verte, l’économie numérique et l’économie des soins.

L’initiative vise également à élargir la couverture de la protection sociale aux quelque 4 milliards de personnes qui en restent encore privées. Elle entend, plus largement, accompagner les pays dans la mise en œuvre de transitions économiques, sociales et environnementales justes et contribuer à l’accélération des Objectifs de développement durable (ODD).

Pour la Guinée, le lancement de ce programme marque le début d’un processus national destiné à établir un diagnostic approfondi des défis et des opportunités liés à l’emploi, au travail décent et à la protection sociale.

Mory Condé appelle à aligner les priorités sur Simandou 2040

Prenant la parole à cette occasion, le ministre Mory Condé a salué la confiance accordée à la Guinée et présenté le programme comme une opportunité de renforcer les politiques publiques en faveur de l’emploi productif, du développement des compétences, de la protection sociale et du dialogue social.

Le ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’assurer une cohérence entre les conclusions du diagnostic national et les orientations du programme de développement Simandou 2040.

Selon lui, les actions prioritaires qui seront identifiées devront s’inscrire dans cette vision stratégique afin d’accompagner les ambitions de transformation économique et sociale portées par le Gouvernement.

« Les recommandations qui découleront de ce diagnostic devront s’inscrire dans la vision Simandou 2040 afin d’assurer une parfaite cohérence entre cette initiative mondiale et les priorités nationales. Notre ambition est de faire de l’emploi décent, du développement des compétences et de la protection sociale des piliers de la transformation structurelle de notre économie », a déclaré Mory Condé.

Un diagnostic présenté comme un outil de transformation

Pour le ministre, l’exercice qui débute ne doit pas se limiter à une analyse technique de la situation nationale. Il doit permettre d’identifier des réformes et des investissements susceptibles de produire des effets durables sur le marché du travail et les conditions de vie des populations.

Mory Condé a ainsi appelé les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, les agences des Nations Unies et les organisations professionnelles à privilégier une démarche concertée afin de construire une feuille de route adaptée aux réalités et aux priorités de la Guinée.

L’ONU et l’OIT réaffirment leur accompagnement

Les représentants du système des Nations Unies et de l’Organisation internationale du Travail ont, pour leur part, salué l’engagement des autorités guinéennes et réaffirmé leur disponibilité à accompagner le pays dans les différentes étapes de mise en œuvre du Programme Accélérateur mondial.

À travers cette initiative, la Guinée entend ainsi placer l’emploi décent, le développement des compétences, la protection sociale et le dialogue social au cœur de sa stratégie de transformation.

Une orientation qui s’inscrit dans la dynamique de Simandou 2040, avec l’ambition de faire de la croissance économique un moteur de création d’emplois, d’inclusion sociale et d’amélioration durable des conditions de vie des populations.

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Guinée : une réforme ambitieuse pour rapprocher université et marché de l’emploi.

Le gouvernement guinéen a lancé, le 27 avril 2026 à Conakry, les projets MPS-30 et MPS-32, deux initiatives structurantes destinées à mieux aligner les formations universitaires sur les besoins du marché du travail. Portés par le ministère de l’Enseignement supérieur, ces projets s’inscrivent dans la dynamique du programme Simandou 2040, qui place le capital humain au cœur de la transformation économique du pays.

Corriger une inadéquation structurelle

À travers ces projets, les autorités entendent répondre à un déséquilibre persistant entre les diplômes délivrés et les opportunités d’emploi. La ministre de l’Enseignement supérieur, Diaka Sidibé, a qualifié cette initiative de « réforme sans précédent », soulignant la nécessité d’adapter le système universitaire aux réalités économiques contemporaines.

Les chiffres avancés par le gouvernement illustrent l’ampleur du défi : plus de 15 000 diplômés sortent chaque année des universités guinéennes, mais à peine 30,96 % d’entre eux accèdent à un emploi dans les douze mois suivant l’obtention de leur diplôme.

Des outils pour transformer les formations et suivre l’insertion

Le projet MPS-32 prévoit une refonte en profondeur des programmes pédagogiques, avec pour objectif de les orienter vers les secteurs porteurs de l’économie. Il s’agit notamment de mieux intégrer les besoins des filières stratégiques et d’adapter les contenus de formation aux compétences recherchées par les employeurs.

De son côté, le projet MPS-30 introduit un système national de suivi des compétences et de l’insertion professionnelle, permettant de mesurer plus efficacement l’impact des formations et d’ajuster les politiques publiques en conséquence.

Former des acteurs économiques plutôt que de simples diplômés

Pour Mamadou Angelo Diallo, délégué général de l’unité d’exécution du programme Simandou 2040, l’ambition est de transformer en profondeur la finalité de l’enseignement supérieur. L’objectif est de former des profils capables de s’intégrer rapidement dans le tissu économique et de contribuer activement à la création de valeur.

Des résultats attendus à court terme

Les premiers effets de cette réforme sont attendus dès 2027, avec le lancement de nouvelles filières orientées vers les métiers d’avenir, notamment dans le numérique, les mines, l’énergie et le BTP.

À travers ce chantier, les autorités guinéennes entendent faire de l’enseignement supérieur un levier central du développement économique, en renforçant l’employabilité des jeunes et en répondant aux besoins croissants de compétences dans les secteurs stratégiques.

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Emploi et chômage en Guinée : les autorités corrigent les perceptions et livrent des chiffres actualisés.

La Guinée affiche des indicateurs du marché du travail nettement éloignés des estimations alarmistes souvent relayées dans le débat public. Selon les données officielles du Ministère du Travail et de la Fonction publique, le taux d’activité nationale est actuellement estimé à 54,2 %, tandis que le taux d’emploi s’établit à 51,6 %.

Ces statistiques ont été rendues publiques ce jeudi 15 janvier 2026, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry, en présence du secrétaire général du ministère et du directeur national de l’Observatoire national du travail.

Un taux de chômage bien inférieur aux idées reçues

D’après les chiffres croisés de l’Institut national de la statistique (INS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage global en Guinée se situe entre 4,8 % et 5,2 %.

Pour Aboubacar Kourouma, secrétaire général du ministère du Travail, ces chiffres appellent à une remise en question du discours dominant :

« Il existe un faux narratif autour du chômage en Guinée. On évoque souvent des taux de 70 ou 80 %, ce qui est totalement erroné. Ce type de discours ne reflète pas la réalité du pays et contribue surtout à décourager les populations. »

Les autorités soulignent que ces données sont établies conformément aux standards internationaux en matière de mesure de l’emploi, incluant le secteur informel, qui demeure prédominant dans l’économie guinéenne.

Jeunes et inactivité : un défi structurel

S’agissant de la situation des jeunes âgés de 15 à 24 ans, le directeur national de l’Observatoire national du travail, Alsény Niaré, a indiqué que le taux de chômage des jeunes est estimé à 7,3 %.

Toutefois, il a attiré l’attention sur un phénomène préoccupant :
près de 34 % des jeunes sont classés dans la catégorie NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), une situation largement liée aux tâches domestiques, à la précarité sociale et à l’accès limité à la formation qualifiante.

Cette réalité pose un défi majeur en matière de politiques publiques, notamment en ce qui concerne l’insertion professionnelle, l’éducation technique et la formation professionnelle.

Fonction publique : un rajeunissement en cours

Concernant l’administration publique, les autorités mettent en avant une dynamique de renouvellement générationnel.
Selon le ministère, l’âge moyen des nouveaux fonctionnaires recrutés en 2024 est de 34 ans, contre 45 ans pour l’ensemble des agents actuellement en activité.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser l’administration, renforcer ses compétences et améliorer la qualité du service public.

Vers une meilleure lecture du marché du travail

À travers cette communication, le gouvernement entend rétablir une lecture plus objective de la situation de l’emploi en Guinée, tout en reconnaissant les défis persistants liés à la jeunesse, à l’informalité et à la qualité des emplois. Les autorités appellent ainsi à un débat fondé sur des données fiables, afin d’orienter efficacement les réformes économiques et sociales à venir.