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Guinée : les activités de coupe, d’importation et de transport de bois suspendues jusqu’au 30 septembre.

Le gouvernement guinéen renforce les mesures de protection de son patrimoine forestier. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a annoncé la suspension, du 8 juillet au 30 septembre 2026, de toutes les activités de coupe, d’importation et de transport de bois sur l’ensemble du territoire national. Cette décision s’inscrit dans le cadre du repos biologique annuel, une période destinée à favoriser la régénération des ressources forestières et à préserver les écosystèmes.

À travers cette mesure, les autorités entendent lutter contre la surexploitation des forêts, protéger la biodiversité et promouvoir une gestion plus durable des ressources naturelles, dans un contexte où les pressions exercées sur les massifs forestiers demeurent importantes.

Une mesure fondée sur le Code forestier

Dans un communiqué officiel diffusé le mardi 7 juillet 2026, le ministère dirigé par Djami Diallo précise que cette suspension est prise en application du Code forestier de la République de Guinée (loi L/2017/060/AN du 12 décembre 2017), ainsi que des textes réglementaires encadrant la gestion durable des ressources forestières.

Le document a été adressé aux responsables préfectoraux et communaux de l’Environnement, aux services des Forêts et de la Faune, à l’Office guinéen du bois, aux unités de la Brigade de lutte contre la criminalité faunique et floristique, à la Gendarmerie environnementale, ainsi qu’aux opérateurs de la filière bois et aux responsables des débarcadères.

Selon le ministère, l’ensemble des opérations de coupe, d’importation et de transport de bois est suspendu sur toute l’étendue du territoire national pendant cette période de repos biologique.

Préserver les écosystèmes et favoriser la régénération des forêts

Les autorités expliquent que cette suspension répond à des impératifs environnementaux et s’inscrit dans la stratégie nationale de conservation des ressources naturelles.

Le repos biologique est présenté comme un mécanisme essentiel permettant aux forêts de se régénérer naturellement, tout en limitant les effets de l’exploitation intensive sur les écosystèmes.

Le ministère souligne que cette mesure participe à la préservation du capital forestier national, à la protection de la biodiversité et à la promotion d’une exploitation plus rationnelle des ressources forestières, conformément aux objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement.

Des sanctions prévues en cas de non-respect

Le département de l’Environnement rappelle que toute violation de cette décision exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la législation en vigueur.

Les infractions pourront donner lieu à des sanctions administratives, civiles et pénales conformément aux dispositions du Code forestier et des autres textes réglementaires applicables.

Les services compétents sont appelés à veiller au strict respect de cette mesure sur l’ensemble du territoire afin de prévenir les activités illégales liées à l’exploitation du bois.

Une reprise conditionnée à une nouvelle décision officielle

Le ministère précise que la reprise des activités de coupe, d’importation et de transport de bois n’interviendra qu’à la suite d’un nouveau communiqué officiel annonçant la levée du repos biologique.

En attendant, les autorités invitent les opérateurs économiques, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les populations riveraines des zones forestières à respecter scrupuleusement cette suspension.

Pour le gouvernement, la préservation durable des ressources forestières constitue un enjeu majeur pour la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la sauvegarde des moyens de subsistance des communautés dépendantes des écosystèmes forestiers.

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Environnement et protection de l’enfance : le partenariat entre le MEDD et l’UNICEF franchit un nouveau cap.

La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, a reçu en audience la représentante de l’UNICEF en Guinée, Maddalena Bertellotti, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière de protection de l’enfance face aux défis environnementaux.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une vulnérabilité accrue des enfants aux effets de la dégradation de l’environnement, notamment en milieu urbain, où la qualité de l’air et la gestion des déchets constituent des enjeux majeurs de santé publique.

Une enquête nationale sur l’exposition au plomb dès mars 2026

Au cœur des échanges figurait le lancement prochain d’une enquête nationale sur la pollution toxique liée au plomb dans l’air, prévue à partir de mars 2026. Cette étude vise à évaluer de manière scientifique la qualité de l’air ainsi que le niveau d’exposition des populations, avec un accent particulier sur les enfants âgés de 0 à 15 ans, considérés comme les plus vulnérables aux effets neurotoxiques du plomb.

L’exposition au plomb, même à faible dose, peut entraîner des troubles du développement cognitif, des difficultés d’apprentissage et des problèmes de santé irréversibles. En Guinée, comme dans plusieurs pays en développement, les sources potentielles de contamination incluent les activités industrielles, les batteries usagées et certaines pratiques informelles de recyclage.

À travers cette enquête, les autorités entendent disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques, renforcer la réglementation et mettre en place des mesures de prévention ciblées.

Une coopération élargie face aux défis climatiques

Au-delà de la question de la pollution au plomb, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à consolider leur collaboration dans la lutte contre le changement climatique et la promotion d’un environnement sain pour les enfants.

L’appui technique de l’UNICEF devrait notamment contribuer à intégrer davantage la dimension environnementale dans les politiques de protection de l’enfance, tout en soutenant des actions prioritaires visant à renforcer la résilience des communautés.

Ce partenariat renouvelé illustre la volonté des autorités guinéennes et de leurs partenaires internationaux de faire de la protection de l’environnement un levier stratégique pour garantir un avenir plus sûr et plus sain aux générations futures.