Lancement officiel de la PLUDOC 2 1024x683 1 360x320

La Guinée lance PLUDOC : Une plateforme révolutionnaire pour l’enseignement supérieur et la recherche

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, a officiellement lancé la Plateforme Unique de Documentation (PLUDOC), marquant une avancée majeure pour la modernisation de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guinée.

Une Révolution Numérique pour l’Enseignement Supérieur

PLUDOC représente une première en Afrique de l’Ouest, avec plus de 2 millions d’ouvrages accessibles en ligne. Cette plateforme offre aux étudiants, enseignants et chercheurs un accès centralisé aux meilleures ressources académiques et scientifiques, leur permettant ainsi de se former et de mener des recherches avec des contenus de qualité.

Des Partenariats Stratégiques pour une Offre de Qualité

La mise en place de PLUDOC repose sur des collaborations avec des acteurs de référence dans le domaine de la documentation et de la recherche, notamment :

  • Cairn.info, plateforme spécialisée dans les sciences humaines et sociales,
  • ScholarVox, offrant des milliers de livres académiques et professionnels,
  • Netsen Group, expert en solutions numériques éducatives,
  • CEDUST (Centre de Documentation Universitaire Scientifique et Technique), chargé de la gestion, de l’organisation et de la mise à jour continue des contenus disponibles sur la plateforme.

Un Outil au Service de l’Excellence Académique

Lors du lancement de PLUDOC, le Ministre Alpha Bacar Barry a souligné l’impact de cette initiative :

« L’accès à la connaissance est un levier essentiel pour l’excellence académique et la compétitivité de notre système d’enseignement supérieur. Avec PLUDOC, nous franchissons une étape décisive dans la digitalisation de l’éducation en Guinée. Désormais, nos étudiants et chercheurs pourront consulter, en quelques clics, un large éventail d’ouvrages et de publications scientifiques, alignant ainsi notre pays sur les standards internationaux en matière d’accès à l’information. »

Un Pas de Plus Vers la Digitalisation de l’Éducation

Avec le lancement de PLUDOC, la Guinée s’affirme comme un acteur majeur dans l’intégration des technologies numériques dans l’apprentissage et la recherche. Cette initiative renforce l’accessibilité et la qualité des ressources académiques, contribuant ainsi au développement d’un environnement éducatif plus moderne et compétitif.

L’adoption de cette plateforme ouvre de nouvelles perspectives pour les étudiants et les chercheurs guinéens, leur offrant des outils performants pour approfondir leurs connaissances et améliorer leurs compétences. PLUDOC marque ainsi une avancée décisive vers l’ère du numérique dans le système éducatif guinéen.

Ramadan et du Careme 360x320

Le gouvernement guinéen réduit les prix des denrées essentielles à l’approche du Ramadan et du Carême

À l’approche du Ramadan et du Carême, le gouvernement guinéen a pris des mesures pour alléger le coût de la vie en réduisant les prix des denrées de première nécessité. Le 20 février 2025, un protocole d’accord a été signé entre le Ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (MCIPME), la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), la Direction Nationale du Commerce Intérieur et de la Concurrence (DNCIC) et la Direction Générale des Douanes (DGD). 

Cet accord vise à encadrer les prix de produits essentiels tels que le riz, le sucre, l’huile végétale, la farine, le poulet et la viande, afin de les rendre plus accessibles aux consommateurs durant ces périodes de forte consommation. Par exemple, le sac de 50 kg de riz étuvé « Barabara » est désormais fixé à 280 000 GNF, tandis que le bidon d’huile de 20 litres est proposé à 290 000 GNF. 

Le Groupe CIAO Guinée a également contribué à cet effort en annonçant une baisse significative des prix de certaines denrées. Le sac de 50 kg de riz étuvé « Barabara » est ainsi vendu à 290 000 GNF, et le sac d’oignons de 25 kg à 160 000 GNF. 

Pour garantir le respect de ces nouveaux tarifs, l’État s’engage à maintenir la valeur mercuriale du riz à 100 dollars américains par tonne métrique et celle du sucre à 200 dollars américains pendant toute la durée du protocole. 

Cependant, certaines voix s’élèvent pour critiquer ces mesures. Mbany Sidibé, président de l’Union pour la défense des consommateurs en Guinée, estime que l’accord est injuste et pourrait ne pas bénéficier équitablement à toutes les régions du pays. 

Malgré ces critiques, cette initiative est perçue par de nombreux ménages comme une bouffée d’oxygène en cette période de dépenses accrues. Les autorités guinéennes, en collaboration avec les opérateurs économiques, entendent ainsi soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et assurer une disponibilité suffisante des produits de première nécessité sur les marchés.

Fest   Arts D'MBA 2025

Fest – Arts D’MBA 2025 : Une célébration éblouissante de la culture Baga à Sobanet

La 7ᵉ édition du Festival des Arts Baga et de la Danse D’MBA ( Fest-Arts D’MBA ) s’est tenue du 20 au 22 février 2025 à Sobanet, dans la préfecture de Boffa. Cet événement culturel d’envergure a été marqué par une participation enthousiaste et un soutien significatif du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (MCTA), dans l’optique de promouvoir la richesse du patrimoine Baga, les rythmes envoûtants de la danse D’MBA et d’autres danses traditionnelles incarnées par les masques.

Dépêchée par le ministre Moussa Moïse Sylla, une délégation de haut niveau, conduite par le Directeur National de la Culture et du Patrimoine Historique, a représenté l’engagement du Président de la République, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, et de son gouvernement en faveur de la valorisation et de la transmission du patrimoine culturel et artistique de toutes les communautés guinéennes.
L’édition 2025 du festival a réuni de nombreuses troupes traditionnelles ainsi que des humoristes et comédiens de renom. La forte mobilisation des populations locales, couplée à la présence de nombreux visiteurs étrangers, a contribué à faire de l’événement un succès retentissant.

En reconnaissance de son soutien indéfectible à la culture, perçue comme un pilier essentiel de la paix et du développement durable, le ministre Moussa Moïse Sylla a été honoré par les organisateurs à travers la remise d’un satisfecit et d’un magnifique masque D’MBA, symbole du branding de la Guinée.
Parmi les moments forts du festival, les spectateurs ont pu apprécier des danses folkloriques locales, avec la participation exceptionnelle de la ville de Kouroussa, invitée d’honneur. La troupe de danse Doundoumba de Hamana-Gbérédou a offert des performances captivantes. Les festivités ont également été enrichies par une veillée nocturne autour d’un feu de bois, une conférence sur l’histoire du peuplement de Sobanet et la finale d’un tournoi de football.

Le MCTA félicite chaleureusement le Collectif pour la Promotion et la Revalorisation du Patrimoine Culturel et Artistique Baga, ainsi que son président, M. René Camara, pour cette initiative louable. Le ministère encourage l’ensemble des acteurs publics et privés, ainsi que la société civile et les communautés locales, à poursuivre leurs efforts pour préserver, valoriser et transmettre les diverses expressions culturelles, artistiques et patrimoniales de la Guinée.
La culture, en tant que vecteur de création de richesse et de renforcement de la cohésion sociale, demeure l’un des leviers les plus sûrs pour assurer le rayonnement international et l’émergence économique de la nation.

Le choix de Sobanet comme lieu d’accueil du festival a été une source de grande fierté pour ses habitants, dont Dinah Salifou Bangoura, qui s’est réjoui que les organisateurs aient offert aux visiteurs une fête d’exception.

Signature du partenariat 360x320

Guinée et Corée du Sud signe un nouveau Partenariat pour Accélérer l’Industrialisation

La Guinée a franchi un cap majeur dans son processus d’industrialisation avec le lancement officiel du Knowledge Sharing Programme (KSP). Ce programme, fruit d’un partenariat avec la République de Corée du Sud et soutenu par la Banque Africaine de Dévelo ppement (BAD), vise à soutenir la mise en œuvre de la politique industrielle du pays.

Présidée par Dre Diaka Sidibé, la cérémonie a réuni divers acteurs institutionnels, experts économiques et représentants du secteur privé. L’objectif : s’appuyer sur l’expertise coréenne et les bonnes pratiques mondiales pour structurer l’industrie guinéenne.

Le programme KSP s’articule autour de trois priorités essentielles : renforcer les PME, mettre en place des zones économiques spéciales pour attirer les investissements, et améliorer le cadre réglementaire du contenu local afin d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur.

Dans son discours, la ministre Sidibé a souligné que l’industrialisation devait impérativement s’accélérer pour maximiser la valeur ajoutée des ressources naturelles, créer des emplois durables et garantir un développement inclusif. Elle a également rappelé que l’industrie constitue une priorité nationale, au cœur du Programme Simandou 2040, qui vise à structurer une économie compétitive.

Kyehwan Kim, responsable du programme KSP, a détaillé les principales actions à mener, telles que la création d’un fonds de développement industriel et l’application de la loi sur le contenu local. Minkaïlou Khalidou Touré, directeur de la BAD pour la Guinée, a également mis en avant l’importance stratégique de ce programme, soulignant l’engagement total de la banque dans sa mise en œuvre.

Ce partenariat marque le début d’une coopération stratégique entre la Guinée et la Corée du Sud, visant à positionner la Guinée comme un leader industriel en Afrique de l’Ouest. Avec des réformes ambitieuses et l’inspiration du modèle de développement asiatique, la Guinée nourrit l’ambition de devenir le « Tigre de l’Afrique ».

GAC Guinea Alumina Corporation

Guinée : La Guinea Alumina Corporation (GAC) face au risque de perte de son permis minier

La Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), traverse une période de tensions avec les autorités guinéennes, mettant en péril son permis minier. Plusieurs facteurs sont en jeu, notamment le non-respect des engagements contractuels et les difficultés logistiques entravant ses opérations.

Suspension des exportations de bauxite

En octobre 2024, le gouvernement guinéen a suspendu les exportations de bauxite de GAC. Cette décision repose sur des différends liés à la mise en œuvre de projets d’industrialisation locale, en particulier la construction d’une raffinerie d’alumine. Conakry exige que GAC respecte ses engagements en faveur de la transformation locale du minerai afin de maximiser les retombées économiques pour le pays.

Arrêt du transport ferroviaire

En novembre 2024, GAC a informé ses employés de l’arrêt du transport de sa bauxite vers le port de Kamsar. Cet événement a perturbé la chaîne d’approvisionnement de l’entreprise et a entraîné des difficultés logistiques majeures. L’utilisation du chemin de fer de la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) étant une infrastructure cruciale pour l’acheminement du minerai, toute interruption met en péril les exportations et les revenus de l’entreprise.

Non-respect des engagements contractuels

L’une des principales sources de conflit entre GAC et l’État guinéen réside dans le non-respect des engagements pris lors de l’obtention du permis minier. Parmi ces engagements figure la construction d’une raffinerie d’alumine sur le sol guinéen, une condition imposée par le gouvernement pour favoriser l’industrialisation locale. Toutefois, le projet accuse un retard significatif, ce qui a suscité des critiques de la part des autorités et a renforcé la pression sur l’entreprise.

Conséquences potentielles pour GAC

Si la situation ne se débloque pas rapidement, GAC risque de perdre son permis minier, ce qui aurait des conséquences lourdes sur ses activités en Guinée. La suspension prolongée des exportations pourrait entraîner des pertes financières considérables, affectant à la fois l’entreprise et les milliers d’employés qui en dépendent directement et indirectement.

Quelles perspectives ?

Pour désamorcer la crise, GAC doit engager un dialogue constructif avec les autorités guinéennes et présenter un plan concret pour honorer ses engagements en matière d’industrialisation locale. L’entreprise devra également trouver des solutions pour assurer la continuité de ses exportations tout en respectant les exigences du gouvernement.

L’issue de ce bras de fer entre GAC et Conakry sera déterminante pour l’avenir de l’industrie minière en Guinée, un secteur stratégique pour l’économie du pays.

Pose de premiere pierre du commissariat de Dinguiraye 7 1024x683 1 360x320

Pose de la première pierre du commissariat central de Dinguiraye

Le 14 février 2025, dans le cadre de la politique de modernisation des infrastructures sécuritaires, le Premier ministre a posé la première pierre du nouveau commissariat central de Dinguiraye. Ce bâtiment de type R+1 vise à améliorer les conditions de travail des forces de sécurité et à renforcer la protection des citoyens. 

Lors de la cérémonie, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Bachir Diallo, a déclaré : « Ce commissariat incarne notre engagement à rapprocher la police des citoyens. Il ne sera pas seulement un centre opérationnel, mais aussi un espace de dialogue et de prévention, essentiel au maintien de l’ordre et à la sécurité de tous. » 

Le Premier ministre a souligné l’importance des forces de l’ordre dans la préservation de la paix et de la cohésion sociale, affirmant que leur présence est indispensable pour protéger les plus vulnérables et garantir un climat de sécurité et de sérénité. 

Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large du gouvernement pour moderniser les infrastructures sécuritaires à travers le pays, avec pour objectif de renforcer la confiance entre la police et la population.

Primature – Cellule de Communication du Gouvernement

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Guinée : La digitalisation de la justice franchit une nouvelle étape à N’Zérékoré

La campagne de collecte des condamnations définitives dans les juridictions de la Guinée Forestière a été officiellement clôturée ce vendredi 7 février 2025, lors d’une cérémonie solennelle au Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré. Cet événement marque une avancée significative dans le cadre du projet de digitalisation du processus de délivrance des casiers judiciaires, piloté par la Direction Centrale du Casier Judiciaire Central du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Présidée par le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairabá Kaba, en présence des autorités judiciaires et sécuritaires locales, cette cérémonie symbolise la détermination du gouvernement guinéen à moderniser le secteur judiciaire et à renforcer l’accès à la justice pour tous les citoyens. Cette initiative s’inscrit dans la continuité des missions similaires déjà menées avec succès dans les régions de la Basse, Moyenne et Haute Guinée.

Un bilan impressionnant : 11 377 décisions judiciaires numérisées

Au total, 11 377 décisions judiciaires ont été recensées et numérisées à l’échelle nationale, réparties comme suit :

  • Haute Guinée : 3 217 décisions,
  • Moyenne Guinée : 2 749 décisions,
  • Basse Guinée : 2 296 décisions,
  • Guinée Forestière : 3 115 décisions.

Ces données seront désormais intégrées dans une plateforme digitale centralisée, permettant une gestion plus rapide, plus transparente et plus sécurisée des informations judiciaires. Cette avancée technologique vise à faciliter la délivrance des casiers judiciaires, tout en luttant contre la fraude administrative et l’usurpation d’identité.

Une réforme judiciaire ambitieuse

Lors de son discours, Mamadou Saliou Diakité, président du Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, a salué les efforts du gouvernement pour renforcer l’État de droit en Guinée. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une série de réformes ambitieuses touchant les secteurs social, économique et politique, avec la justice comme pilier central. Il a également exprimé sa gratitude envers les autorités nationales et les acteurs locaux pour leur engagement sans faille.

Boubacar Baldé, Directeur Général du Casier Judiciaire Central, a souligné l’importance de cette campagne de collecte, qualifiant celle-ci d’étape essentielle pour la création d’un casier judiciaire informatisé et sécurisé. Il a toutefois rappelé que la fin de cette mission ne marque pas la fin du processus. Plusieurs défis restent à relever, notamment :

  • La finalisation de l’intégration des données dans la plateforme digitale,
  • La formation des agents aux nouvelles procédures,
  • La garantie de la sécurité et de la confidentialité des informations.

La digitalisation, une révolution pour la justice guinéenne

Le Garde des Sceaux, Yaya Kairabá Kaba, a insisté sur l’importance de la digitalisation pour rendre la justice plus accessible, transparente et efficace. Selon lui, ce projet ne se limite pas à une simple modernisation technologique, mais représente une véritable révolution dans la gestion des informations judiciaires. « La digitalisation que nous mettons en œuvre aujourd’hui est bien plus qu’une modernisation. C’est une révolution qui permettra à la justice d’être plus rapide, plus fiable et plus accessible à tous », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que ce système électronique favorisera la traçabilité des données, l’efficacité administrative et la lutte contre la corruption, tout en garantissant la sécurité et la confidentialité des informations.

Des défis surmontés, des résultats prometteurs

Idrissa Baldé, responsable des opérations à la Direction Générale du Casier Judiciaire Central, a reconnu que la mission avait rencontré des difficultés, notamment en ce qui concerne l’archivage des données dans certaines juridictions, où le manque d’infrastructures appropriées compliquait la conservation des dossiers. Malgré ces obstacles, il s’est dit satisfait des résultats obtenus et a souligné la fiabilité des données collectées, désormais centralisées dans un système numérique.

Abdoulaye Komah, Procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, a ajouté que ce projet facilitera non seulement le travail des magistrats, mais réduira également les délais et les difficultés rencontrés par les citoyens dans l’obtention des actes judiciaires. Il a salué l’impact positif de cette initiative sur la transparence et l’efficacité de l’administration judiciaire.

Une étape cruciale vers une justice moderne et équitable

La cérémonie de clôture à N’Zérékoré marque un jalon important dans le processus de réforme judiciaire en Guinée. Les autorités, tant nationales que locales, se sont engagées à poursuivre cette transformation, convaincues que la digitalisation est un levier essentiel pour offrir aux citoyens une justice plus moderne, plus accessible et plus fiable.

En clôturant cette mission, le Ministre Yaya Kairabá Kaba a réaffirmé l’engagement du gouvernement à étendre la digitalisation à d’autres régions du pays, dans l’objectif de renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions et de garantir un accès à la justice plus équitable pour tous.

Un tournant pour la justice guinéenne

La clôture de la collecte des condamnations définitives à N’Zérékoré, marquée par la numérisation des données judiciaires, symbolise un tournant décisif dans la modernisation du système judiciaire guinéen. Cette initiative, portée par une volonté politique forte, démontre l’engagement des autorités à garantir une justice plus transparente, plus efficace et plus accessible. Bien que le travail accompli soit déjà significatif, il ne s’agit que d’une étape vers un avenir où la digitalisation transformera en profondeur les pratiques judiciaires, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans leur système judiciaire. Avec la persévérance des acteurs judiciaires et l’implication des autorités, ce modèle pourrait inspirer d’autres réformes à travers le pays, ouvrant ainsi une nouvelle ère de gouvernance plus juste et plus équitable pour les générations futures.

Simandou 360x320

La Guinée vise 120 millions de tonnes de minerai de fer produites à Simandou en 2027

Le gouvernement guinéen presse les différents acteurs impliqués dans le projet Simandou pour que les premières tonnes de minerai de fer soient extraites d’ici fin 2025. Cela permettrait d’atteindre la production maximale du gisement dans les deux années suivantes.

Les deux mines de fer prévues sur les quatre blocs du gisement Simandou en Guinée peuvent livrer respectivement 60 millions de tonnes de minerai de fer dès la deuxième année d’exploitation. Avec une entrée en production du gisement prévue fin 2025, Simandou devrait donc produire jusqu’à 120 millions de tonnes de minerai en 2027, selon le ministre guinéen des Mines Bouna Sylla.

Interrogé par Bloomberg en marge de la conférence Mining Indaba qui s’achève ce jeudi 6 février au Cap (Afrique du Sud), le dirigeant a estimé que le plus grand gisement de minerai de fer inexploité au monde devrait livrer 60 millions de tonnes au cours de la première année, soit 30 millions de tonnes par mine. Il faudra attendre la deuxième année d’exploitation pour que Simandou atteigne sa production maximale, a ajouté M. Sylla.

Le développement de Simandou s’est accéléré depuis 2021 et l’arrivée au pouvoir du militaire Mamadi Doumbouya. Après un coup d’État ayant renversé Alpha Condé, l’actuel président de la Guinée a fait de la mise en service du gisement Simandou, attendue depuis des décennies, une de ses priorités. Les différents acteurs engagés dans ce projet, notamment les entreprises chinoises  China Baowu Steel Group, Winning Consortium Simandou, et l’australien Rio Tinto, devraient investir 15 milliards $ dans les infrastructures portuaires et ferroviaires.

Ces infrastructures comprennent un chemin de fer de plus de 600 km à travers la Guinée pour le transport du minerai vers le port en eau profonde de Morébaya. La Compagnie du Transguinéen (CTG) en charge de l’exploitation du chemin de fer est contrôlée à 15 % par le gouvernement qui a pour ambition d’utiliser l’infrastructure pour désenclaver le pays, en permettant notamment le transport de produits agricoles. Selon le FMI, la mise en service de Simandou en 2025 peut augmenter de 26 % le PIB guinéen d’ici 2030, par rapport à un scénario sans le projet.

La question de la transformation locale du minerai de fer est néanmoins encore peu évoquée en Guinée, là où le gouvernement presse les producteurs de bauxite pour qu’ils construisent des raffineries. Alors que le plus grand sidérurgiste au monde, le chinois Baowu, a déjà noué des accords pour acquérir une partie de la production de Simandou, Conakry est vivement attendu sur ce chantier essentiel pour maximiser les retombées économiques du projet.

 

Agence Ecofin

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Guinée : Partenariat entre le Ministère de la Justice et CCDOC pour l’Introduction de Bracelets Électroniques dans la Surveillance Pénitentiaire

Le lundi 3 février 2025, une rencontre importante s’est tenue au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, sous la direction du Garde des Sceaux, M. Yaya Kaïraba KABA. Il a reçu une délégation de l’entreprise Colomb Cyber Defence Operation Center (CCDOC), spécialisée dans la surveillance électronique des sites stratégiques. L’objectif de cette rencontre était d’explorer les opportunités de collaboration entre CCDOC et l’administration pénitentiaire, en vue d’intégrer des technologies innovantes pour améliorer la gestion des détenus.

La délégation de CCDOC était conduite par Mariam FAYE, Directrice Générale de la branche ivoirienne de l’entreprise. Au cours de l’audience, elle a présenté des bracelets électroniques de surveillance, une solution moderne et efficace destinée à renforcer la gestion des détenus, en particulier dans le cadre des mesures alternatives à l’incarcération. Ces bracelets visent à réduire la surpopulation carcérale en permettant une surveillance rigoureuse des personnes en conflit avec la loi, tout en favorisant des solutions moins coûteuses pour l’État.

Mariam FAYE a exprimé sa gratitude pour l’intérêt manifesté par le Ministère de la Justice, soulignant la volonté de CCDOC de contribuer à cette initiative innovante. « Nous sommes honorés de l’intérêt que le Ministère porte à notre structure et nous mettons tout en œuvre pour accompagner ce projet », a-t-elle déclaré. Cette approche vise non seulement à désengorger les prisons, mais aussi à réduire les coûts liés à la gestion des détenus, notamment en matière de nourriture, de soins de santé et de sécurité.

Une solution novatrice pour une justice plus moderne et efficace

Lors de la séance de travail, Moustapha SEYE, Directeur Commercial de CCDOC, a présenté les fonctionnalités de ces bracelets électroniques. Ces dispositifs permettent une surveillance continue et sécurisée des personnes faisant l’objet de mesures alternatives à l’incarcération. Ce projet vise à répondre à une problématique croissante : la surpopulation dans les établissements pénitentiaires, qui entraîne des dépenses colossales pour l’État.

Selon les chiffres de l’administration pénitentiaire, l’État dépense des millions de francs chaque année pour la gestion des détenus. L’adoption des bracelets électroniques permettrait de réduire considérablement ces coûts, en allégeant les dépenses liées à la nourriture, aux soins médicaux et à la sécurité des détenus, tout en garantissant un suivi adéquat.

Maître Bily 1 Kéita, Chef de Cabinet du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a exprimé sa satisfaction quant à cette collaboration potentielle. Il a souligné que cette initiative permettrait de moderniser le système de détention, en conformité avec les normes internationales en matière de droits humains. Selon lui, l’introduction de ces technologies offrirait une gestion plus efficace des personnes placées sous contrôle judiciaire, réduisant ainsi les coûts et libérant des ressources pour d’autres priorités.

Vers une réforme du système pénitentiaire et judiciaire

Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large du gouvernement, visant à réformer le système judiciaire et pénitentiaire du pays. L’objectif est de rendre les conditions de détention plus humaines et de promouvoir les droits fondamentaux des détenus. L’introduction des bracelets électroniques constitue une avancée majeure vers un modèle de justice moderne, plus respectueux des libertés individuelles et des normes internationales en matière de droits humains.

Les discussions entre le Ministère de la Justice et CCDOC se poursuivront dans les prochains mois afin de finaliser les modalités de mise en œuvre de ce partenariat stratégique. Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gestion des prisons et contribuer à une transformation du système pénitentiaire, en accord avec les objectifs de réformes judiciaires du gouvernement.

Guinée Mamadi Doumbia

Guinée : la carte d’identité biométrique désormais gratuite

Le président de la Transition vient d’instaurer la gratuité de la carte nationale d’identité biométrique. L’annonce de cette décision du Général Mamadi Doumbouya a été faite dans un décret publié dans la soirée de ce dimanche, 2 février 2025, à la télévision nationale.

« La carte d’identité nationale biométrique est gratuite pour tous les citoyens guinéens pour une première demande. Les conditions et modalités d’application de la gratuité de la carte nationale d’identité biométrique seront déterminées par arrêté conjoint des ministres en charge de l’administration du territoire et de la décentralisation, de la sécurité et de la protection civile, et des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger », a lu le Général Amara Camara, ministre secrétaire général à la Présidence.

Cette mesure devrait permettre à tous les Guinéens d’acquérir une carte nationale d’identité biométrique sans dépenser aucun franc. Mais, ce décret n’a rien dit du renouvellement de cette carte après l’expiration du délai de validité.