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Réseaux sociaux : la HAC met en garde contre les dérives et appelle à la responsabilité.

Face à la montée préoccupante de contenus jugés inappropriés sur les réseaux sociaux, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé son inquiétude dans un communiqué officiel. L’organe de régulation des médias dénonce notamment la prolifération de propos injurieux, la diffusion d’informations non vérifiées et la circulation de messages susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

Une menace pour le vivre-ensemble

Selon la HAC, ces dérives numériques constituent un risque réel pour la stabilité sociale et le vivre-ensemble. L’institution rappelle que si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle doit s’exercer dans le respect des principes fondamentaux, notamment la dignité humaine, la vie privée et les institutions de la République.

Dans ce contexte, le régulateur met en garde contre les effets délétères de la désinformation et des discours haineux, qui peuvent rapidement se propager et alimenter les tensions au sein de la société.

Un appel à la vigilance et à l’éthique

La HAC insiste également sur la responsabilité individuelle de chaque utilisateur des plateformes numériques. Elle invite les internautes à faire preuve de discernement dans le partage des contenus, en vérifiant la fiabilité des informations avant toute diffusion.

L’institution exhorte par ailleurs les créateurs de contenus à adopter une démarche éthique, fondée sur la rigueur, la retenue et le sens des responsabilités, afin de contribuer à un espace numérique plus sain et apaisé.

Des sanctions en cas de manquements

Au-delà de cet appel à la responsabilité, la HAC prévient qu’elle n’exclut pas de recourir à des mesures coercitives en cas de dérives persistantes. Les sanctions envisagées pourraient aller de la suspension de comptes ou de contenus à des poursuites judiciaires, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Vers un environnement médiatique plus responsable

À travers cette mise en garde, la HAC réaffirme son engagement en faveur d’un environnement médiatique respectueux des normes professionnelles et des valeurs républicaines. Elle appelle à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs — institutions, médias et citoyens — pour préserver l’intégrité de l’espace numérique.

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Campagne électorale en Guinée : la HAC fixe les règles du jeu pour les médias.

Au lendemain du report des élections législatives et communales au 31 mai, la Haute Autorité de la Communication a réuni, ce samedi 11 avril 2026, les responsables des associations de presse ainsi que les dirigeants de médias publics et privés.

Objectif affiché : encadrer rigoureusement la couverture médiatique de la campagne électorale et prévenir tout dérapage dans un contexte jugé sensible.

Rigueur et responsabilité exigées

Présidant la rencontre, Boubacar Yacine Diallo a appelé les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, dans la continuité des précédentes échéances électorales, notamment le référendum et la présidentielle.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir une information équilibrée, crédible et conforme aux principes démocratiques.

Médias privés : entre liberté et obligation d’équité

À l’endroit des médias privés, la HAC a rappelé l’exigence fondamentale d’un traitement équitable entre les candidats. Tout espace accordé doit respecter un principe d’égalité dans la diffusion.

La commercialisation d’espaces publicitaires reste autorisée, mais l’institution recommande une harmonisation des tarifs afin d’éviter toute distorsion entre les acteurs politiques.

Autre point clé : la séparation stricte entre information et propagande. Les contenus de campagne doivent être clairement identifiés et ne sauraient être confondus avec le travail journalistique.

Télévisions : une frontière stricte entre contenu éditorial et publicité

Les télévisions engagées dans la diffusion de la campagne officielle sont autorisées à vendre des espaces publicitaires, à condition que ceux-ci soient distincts des programmes institutionnels.

La HAC insiste : aucun contenu sponsorisé ne doit apparaître dans les journaux de campagne ou les émissions de débat.

Réseaux sociaux : une régulation ciblée

Une directive spécifique encadre désormais l’utilisation des réseaux sociaux. Seules les plateformes impliquées dans la campagne électorale seront soumises à la régulation.

Les pages et chaînes actives dans le débat politique devront ainsi se conformer aux règles fixées, tandis que les autres resteront en dehors du dispositif.

Journalistes engagés : obligation de retrait

Le régulateur a également clarifié la situation des journalistes engagés politiquement. Ceux qui sont candidats ou affichent un soutien public à un acteur politique devront suspendre leurs activités professionnelles durant toute la campagne.

Des sanctions sont annoncées en cas de non-respect de cette disposition.

Médias publics : un dispositif structuré à l’échelle nationale

La diffusion du journal de campagne sera assurée par la RTG, avec une production centralisée notamment à Koloma pour les listes nationales.

Pour les scrutins locaux, 32 radios rurales seront mobilisées afin d’assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions. Une exception est prévue à Coyah, où une radio privée prendra le relais en l’absence de station rurale.

Une innovation majeure : l’implication des radios privées

Parmi les principales nouveautés, la HAC annonce la mobilisation de 13 radios privées à Conakry pour accompagner la couverture de la campagne.

Une première, selon l’institution, qui marque une ouverture du dispositif à davantage d’acteurs médiatiques.

Enfin, des superviseurs seront déployés dans chaque circonscription pour contrôler et valider les contenus avant diffusion, garantissant ainsi le respect strict des règles établies

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Guinée : la HAC ordonne la fermeture immédiate de Kaback TV.

Une sanction radicale pour des manquements jugés graves
La Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de fermer la chaîne de télévision privée Kaback TV, ainsi que l’ensemble de ses plateformes numériques. Cette décision a été prise à l’issue d’une séance plénière ordinaire tenue le 25 mars 2026.

Des accusations portant sur la diffusion de contenus sensibles
Dans sa décision N°006/HAC/P/26, l’organe de régulation évoque plusieurs manquements graves. Il reproche notamment à la chaîne « la diffusion d’images et de propos non recoupés susceptibles de troubler l’ordre public », pointant un manquement aux exigences de rigueur et de vérification de l’information.

Un conflit d’intérêts au cœur de la décision
La HAC met également en avant une « violation avérée des règles relatives au conflit d’intérêts ». Selon l’institution, la situation administrative du concessionnaire de Kaback TV serait incompatible avec les principes de neutralité, d’impartialité et de séparation entre fonctions publiques et activités privées dans le secteur audiovisuel.

Une atteinte aux principes éthiques du secteur des médias
Pour le régulateur, ces manquements portent atteinte à l’éthique, à la transparence et au bon fonctionnement du paysage médiatique guinéen. La décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer la crédibilité et la responsabilité des acteurs de l’information.

Fermeture immédiate et publication officielle
En conséquence, la HAC a ordonné « la fermeture immédiate » de Kaback TV et de ses plateformes numériques, une mesure entrée en vigueur dès la signature de la décision. Le texte précise par ailleurs que celle-ci sera enregistrée et publiée au Journal officiel de la République.

Un signal fort dans un contexte de régulation accrue
À travers cette sanction, la HAC entend rappeler l’exigence de respect strict des règles encadrant l’exercice des activités médiatiques en Guinée. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités quant à la régulation de l’information et à la préservation de l’ordre public.

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Campagne électorale anticipée : la HAC sonne l’alerte.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé, dans un communiqué publié le 2 mars 2026, sa vive préoccupation face à la diffusion prématurée de messages de campagne sur certains médias privés. Selon l’organe de régulation, ces contenus émanent de prétendus candidats aux élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain.

Rappel strict du cadre légal

Dirigée par Boubacar Yacine Diallo, l’institution rappelle que le Code électoral encadre strictement les périodes de campagne. L’article 49 fixe les dates officielles d’ouverture et de clôture, tandis que l’article 50 interdit formellement toute activité de campagne en dehors du calendrier défini par décret présidentiel.

Dans ce contexte, la HAC met en garde contre toute dérive : « Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période fixée », souligne le communiqué.

Interdiction formelle et menace de sanctions

Face à ces manquements, l’autorité de régulation annonce une interdiction immédiate de toute diffusion ou publication de messages à caractère électoral avant l’ouverture officielle de la campagne. Elle prévient que tout média contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la législation en vigueur.

Un enjeu de crédibilité du processus électoral

Au-delà du rappel à l’ordre, cette prise de position s’inscrit dans un contexte où la régulation de l’espace médiatique constitue un enjeu clé pour garantir l’équité entre candidats et la transparence du processus électoral. En appelant les médias à une stricte conformité aux règles établies, la HAC entend préserver l’intégrité du scrutin et éviter toute forme de campagne déguisée ou anticipée susceptible de fausser le jeu démocratique.