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Guinée : la HAC salue le professionnalisme de la presse après un cycle électoral inédit et promet de poursuivre les réformes du secteur.

Au terme d’un cycle électoral particulièrement dense, marqué par l’organisation du référendum constitutionnel, de l’élection présidentielle, des législatives et des élections communales, la Haute Autorité de la communication (HAC) a rendu un hommage appuyé aux professionnels des médias guinéens.

À l’occasion d’une cérémonie de remise de satisfécits aux journalistes ayant participé aux différentes synergies médiatiques chargées de la couverture des scrutins, le président de l’institution, Boubacar Yacine Diallo, a salué le rôle déterminant de la presse dans la préservation d’un climat de paix, de responsabilité et de crédibilité tout au long du processus électoral.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte où les médias étaient particulièrement attendus, tant pour leur capacité à informer les citoyens que pour leur responsabilité dans la prévention des tensions susceptibles d’accompagner les consultations électorales.

« Le président ne m’a jamais donné une seule instruction »

S’adressant aux professionnels des médias, le président de la HAC a tenu à transmettre les félicitations du chef de l’État à l’ensemble de la presse guinéenne, tout en rejetant toute idée d’ingérence du pouvoir exécutif dans le travail de l’organe de régulation.

Selon lui, le président de la République a constamment privilégié l’organisation d’élections crédibles, libres et transparentes, sans intervenir dans les décisions de la Haute Autorité de la communication.

« En tant que président de la HAC, que ce soit pendant le référendum ou les élections présidentielle, législatives et communales, si j’ai reçu quelque chose du chef de l’État, ce sont uniquement des félicitations adressées à la presse. Je n’ai reçu aucune instruction », a déclaré Boubacar Yacine Diallo.

Cette déclaration vise à conforter l’image d’indépendance que la HAC entend préserver dans l’exercice de sa mission de régulation des médias.

Une presse présentée comme un acteur majeur de la stabilité

Au-delà de son rôle d’information, le président de la HAC estime que les médias ont constitué un véritable facteur de stabilité pendant toute la période électorale.

Selon lui, le professionnalisme des journalistes a permis d’éviter la diffusion d’informations susceptibles d’alimenter les tensions ou les violences.

« Vous avez été des acteurs majeurs. Si la presse avait mal agi, des violences auraient pu éclater partout. Vous avez résisté aux pressions et fait preuve d’un grand sens des responsabilités », a-t-il affirmé devant les journalistes.

Pour le responsable de l’institution, cette attitude illustre la maturité croissante du paysage médiatique guinéen et la montée en puissance d’une culture professionnelle davantage tournée vers l’intérêt général.

Des journalistes qui auraient refusé des tentatives de corruption

Dans un témoignage particulièrement remarqué, Boubacar Yacine Diallo a révélé avoir eu connaissance de plusieurs cas où des journalistes auraient refusé des propositions financières destinées à orienter la couverture médiatique de la campagne électorale.

Selon lui, certains professionnels auraient décliné des offres visant à diffuser prématurément des résultats électoraux ou à alimenter des discours de nature à troubler l’ordre public.

Le président de la HAC a notamment évoqué le cas d’un journaliste qui aurait refusé de publier des résultats avant leur proclamation officielle malgré une importante proposition financière.

À travers cet exemple, il a voulu mettre en avant l’attachement grandissant des journalistes guinéens aux principes d’éthique, d’indépendance et de responsabilité professionnelle.

« Nous avons assaini la presse »

Pour Boubacar Yacine Diallo, cette évolution est le fruit des réformes engagées depuis plusieurs années par la Haute Autorité de la communication en collaboration avec les organisations professionnelles des médias.

Il estime que la profession a progressivement rompu avec certaines pratiques qui fragilisaient sa crédibilité.

« Aujourd’hui, les journalistes recherchent l’information avant les avantages matériels. Ils privilégient le recoupement des faits, l’éthique et la responsabilité plutôt que le sensationnel », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette évolution constitue l’un des acquis majeurs des réformes entreprises dans le secteur des médias.

Vers une réforme du cadre juridique de la presse

Profitant de cette rencontre, le président de la HAC a également attiré l’attention sur les incohérences qui subsistent dans la législation encadrant les médias en Guinée.

Il a relevé une contradiction entre la loi sur la liberté de la presse, qui confie à la HAC la délivrance des agréments des médias, et la loi organique modifiée en 2020, qui attribue cette compétence au ministère de la Communication.

Afin de mettre fin à cette situation, l’institution prévoit de soumettre un mémorandum à la nouvelle Assemblée nationale en vue d’une harmonisation des textes.

En attendant cette réforme, la HAC entend concentrer son action sur sa mission première : la régulation des contenus médiatiques et la promotion du respect des règles déontologiques.

Face à la montée du journalisme citoyen et à l’influence croissante des réseaux sociaux, Boubacar Yacine Diallo a rappelé que la crédibilité d’un journaliste repose avant tout sur la qualité de son travail éditorial, le recoupement de l’information et le respect des normes professionnelles.

Les réformes s’étendent désormais aux régions de l’intérieur

Après les actions conduites à Conakry, la Haute Autorité de la communication annonce une nouvelle phase de son programme d’assainissement du secteur des médias.

L’institution entend désormais porter ses efforts sur les régions de l’intérieur du pays, où elle estime que les difficultés liées au professionnalisme et au respect des règles déontologiques demeurent importantes.

Cette démarche vise à renforcer les capacités des médias locaux et à garantir une meilleure qualité de l’information sur l’ensemble du territoire national.

La DGE salue également le rôle des médias

La Directrice générale des élections (DGE), Djénabou Camara, a, elle aussi, rendu hommage aux journalistes pour leur professionnalisme tout au long du processus électoral.

Elle a estimé que les médias ont largement contribué à préserver un climat apaisé en privilégiant la vérification des informations et une couverture responsable des différents scrutins.

Selon elle, aucun média accrédité par la HAC n’a diffusé de contenus susceptibles de compromettre la paix ou de fragiliser le bon déroulement des opérations électorales.

Elle a salué la disponibilité des journalistes, leur rigueur dans le traitement de l’information et leur engagement en faveur d’un processus électoral serein, estimant que leur contribution restera l’un des éléments marquants de ce cycle électoral.

Djénabou Touré, a reçu, ce jeudi 16 juillet 2026, un satisfecit décerné par l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (Urtelgui), en reconnaissance de son rôle jugé déterminant dans la réussite des différents processus électoraux organisés en Guinée, notamment le référendum, l’élection présidentielle et le triple scrutin du 31 mai 2026.

La cérémonie de distinction s’est déroulée dans la salle du 25-Août de la Haute Autorité de la Communication (HAC), en présence de plusieurs responsables d’institutions, de patrons de médias et de nombreux journalistes.

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Décès de Hadja Andrée Touré : le président de la HAC salue la mémoire d’une « figure monumentale » de l’histoire guinéenne.

Le président de la Haute Autorité de la communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a rendu un hommage appuyé à Hadja Andrée Touré, décédée mercredi 8 juillet 2026 au Royaume du Maroc à l’âge de 93 ans. Dans un message empreint d’émotion, il a salué la mémoire de l’ancienne Première dame, qu’il présente comme l’une des grandes figures de l’histoire contemporaine de la Guinée, en raison de son parcours, de son engagement et de la place qu’elle a occupée aux côtés du premier président de la République, Ahmed Sékou Touré.

Alors que de nombreux hommages continuent d’affluer depuis l’annonce de son décès, le président de l’institution chargée de la régulation des médias a souligné l’héritage laissé par celle qui demeure, selon lui, une personnalité profondément liée à la mémoire nationale.

« Une figure monumentale » de la République

Dans son message de condoléances, Boubacar Yacine Diallo affirme avoir appris la disparition de Hadja Andrée Touré « avec une profonde émotion et une immense tristesse ».

Il décrit l’ancienne Première dame comme une « figure monumentale de notre histoire nationale » et une « éternelle Première Dame de la République de Guinée », saluant le rôle qu’elle a joué durant les premières décennies de l’indépendance.

Selon lui, son parcours reste indissociable de celui du premier président guinéen, Ahmed Sékou Touré, dont elle a partagé les responsabilités publiques durant une période déterminante de la construction de l’État.

Une présence marquante aux premières heures de l’indépendance

Évoquant les premières années de la Guinée indépendante, le président de la HAC estime que Hadja Andrée Touré a accompagné cette période fondatrice avec « grâce, élégance et patriotisme ».

À ses yeux, elle a incarné la dignité attachée à la fonction de Première dame, tout en contribuant, par sa présence et son engagement, à l’image des institutions naissantes de la République.

Cet hommage s’inscrit dans la reconnaissance du rôle historique joué par les personnalités qui ont marqué les débuts de l’État guinéen après l’accession du pays à l’indépendance en 1958.

Un hommage à son courage et à sa résilience

Boubacar Yacine Diallo met également en avant la force de caractère de la défunte face aux épreuves qui ont jalonné son existence.

Il souligne qu’elle a fait preuve d’une résilience remarquable et d’une grande dignité, traversant les difficultés de son parcours avec sérénité, sans céder, selon ses mots, à « la haine ni à la rancœur ».

Pour le président de la HAC, cette attitude témoigne d’une profonde élévation morale et constitue l’un des traits marquants de son héritage personnel.

Une femme engagée au service des plus vulnérables

Au-delà de son rôle institutionnel, Boubacar Yacine Diallo rappelle l’engagement social de Hadja Andrée Touré en faveur des populations les plus fragiles.

Il salue une « femme de cœur » qui aurait consacré une part importante de son existence à l’accompagnement des personnes vulnérables, en particulier des femmes et des enfants, faisant de la solidarité une dimension essentielle de son action.

La réhabilitation saluée comme un acte de justice

Le président de la HAC a également évoqué la réhabilitation de l’ancienne Première dame intervenue sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya.

Selon lui, cette initiative a permis de rétablir l’honneur de Hadja Andrée Touré et de lui restituer la place qui lui revient dans l’histoire nationale. Il considère cette démarche comme une reconnaissance de son rôle et de sa contribution à la mémoire collective de la Guinée.

Des condoléances à la nation guinéenne

En conclusion de son message, Boubacar Yacine Diallo a adressé ses condoléances à la famille de la défunte, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du peuple guinéen.

Il a conclu son hommage par une pensée empreinte de solennité, exprimant le souhait que « la terre de Guinée, qu’elle a tant aimée et servie, lui soit légère ».

Par cet hommage, le président de la Haute Autorité de la communication rejoint les nombreuses personnalités politiques et institutionnelles qui saluent la mémoire de Hadja Andrée Touré, dont la disparition marque la fin d’un chapitre important de l’histoire contemporaine de la Guinée.

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Journal de campagne : la HAC fixe l’ordre de passage des partis, candidats indépendants.

Alors que la campagne pour les élections communales s’ouvre ce lundi 11 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a procédé au tirage au sort de l’ordre de passage des partis politiques, mouvements politiques et candidats indépendants des 13 communes de la zone spéciale de Conakry. Cette opération s’inscrit dans le cadre du journal de campagne qui sera diffusé sur les radios communautaires et les médias privés partenaires.

Études de communication

La rencontre a réuni les représentants des différentes formations politiques concernées, dans le but de garantir un accès équitable aux médias durant la période électorale.

À cette occasion, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a exhorté les candidats à adopter des discours responsables et apaisés tout au long de la campagne.

« Vous pouvez compter sur l’impartialité de la HAC quant à la répartition des temps d’antenne. Nous voulons des discours responsables, pas des propos qui divisent. Nous vous souhaitons bonne chance. Nous voulons qu’après les élections, nous ayons des maires représentatifs. Je souhaite que les élus portent haut le drapeau national », a-t-il déclaré.

Ordre de passage dans les radios communautaires et privées

Commune de Dixinn :

  1. Union Démocratique de Guinée
  2. GMD
  3. Dixinn Won Yêtêfé

Commune de Gbessia :

  1. Avenir Guinée Nouvelle
  2. FRONDEG
  3. Gbessia d’abord
  4. Gbessia Uni
  5. UDG
  6. GMD
  7. Mouvement Alternatif Démocratique

Commune de Kagbelen :

  1. GMD
  2. Guinée Ensemble
  3. Union Démocratique de Guinée
  4. Coalition des mouvements Bâtir Ensemble

Commune de Kaloum :

  1. Kaloum Yigui
  2. GMD
  3. Kaloum, vers un avenir inclusif et durable
  4. Monument Libre

Commune de Kassa :

  1. GMD
  2. Sossalé Anoun Kassa
  3. Union Progrès Développement
  4. Mouvement Souri Toumbouyi

Commune de Lambandji :

  1. Union Démocratique de Guinée
  2. GMD
  3. Union des Forces du Changement

Commune de Maneah :

  1. Ménéah Fé
  2. Coalition pour la mouvance présidentielle
  3. Alliance pour le Développement Intégré de Maneah
  4. Coalition citoyenne pour le développement de Ménéah
  5. GMD

Commune de Matam :

  1. Collectif des Leaders de Matam
  2. FRONDEG
  3. Matam pour Tous
  4. GMD
  5. Matam Ma Priorité
  6. OSONS
  7. Union des Forces du Changement

Commune de Matoto :

  1. Matoto Renouveau
  2. FRONDEG
  3. Rassemblement Guinéen du Travail
  4. Union Démocratique de Guinée
  5. GMD

Commune de Ratoma :

  1. Parti pour le Progrès et le Changement
  2. GMD
  3. Ratoma Nouvelle

Commune de Sanoyah :

  1. Union Démocratique de Guinée
  2. GMD

Commune de Sonfonia :

  1. Sonfonia Yigui
  2. Sonfonia Fé
  3. Parti pour le Progrès et le Changement
  4. GMD

Commune de Tombolia :

  1. La Voix de Tombolia
  2. Mouvement Mo Tananbé
  3. Rassemblement des Guinéens pour l’Alternance
  4. Révolution de la jeunesse de Tombolia
  5. Mouvement pour la prospérité de Tombolia
  6. Alliance Citoyenne pour le Développement
  7. Parti des Démocrates pour l’Espoir
  8. Union Démocratique de Guinée
  9. FRONDEG
  • GMD
  • Bloc Libéral

Radios retenues par circonscription pour la campagne

  • Kassa : Radio communautaire de Kassa
  • Kaloum : Tropical FM
  • Matam : Horizon FM
  • Matoto : Cavi FM
  • Dixinn : Continental FM
  • Ratoma : Évasion FM
  • Gbessia : Familia FM
  • Tombolia : Nako FM
  • Lambandji : Soleil FM
  • Sonfonia : Afrikinfo FM
  • Kagbelen : Gnouma FM
  • Sanoyah : Bonheur FM
  • Maneah : Sabari FM

À travers cette initiative, la HAC entend promouvoir une campagne électorale placée sous le signe du respect, de la cohésion sociale et du fair-play politique dans les différentes communes de la capitale.

Source : GuinéeNews.org

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Élections 2026 : la HAC durcit les règles d’accès aux médias.

Un rappel strict du cadre réglementaire en période électorale
À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai, la Haute Autorité de la Communication (HAC) renforce son dispositif de régulation. Dans un communiqué publié ce mardi, l’institution a rappelé aux acteurs politiques et aux professionnels des médias les règles encadrant les interventions médiatiques durant la période électorale, dans un contexte marqué par des enjeux de transparence et de stabilité.

Seuls les candidats officiels autorisés à s’exprimer
Selon la HAC, seuls les candidats validés par les juridictions compétentes, notamment la Cour suprême et la Direction générale des élections (DGE), ainsi que leurs suppléants, sont habilités à intervenir dans les médias au nom de leurs listes. Cette disposition s’applique à l’ensemble des canaux de diffusion, qu’il s’agisse des radios, des télévisions ou des plateformes numériques, publiques comme privées.

L’objectif affiché est de garantir l’équité entre les candidats et d’éviter toute prise de parole non encadrée susceptible d’influencer indûment l’opinion publique.

Encadrement renforcé des contenus et responsabilité des médias
L’organe de régulation, dirigé par Boubacar Yacine Diallo, interdit par ailleurs l’accès aux débats politiques, interviews et autres espaces d’expression médiatique à toute personne ne disposant pas du statut officiel de candidat ou de suppléant. Cette mesure vise à prévenir les dérives, notamment le trafic d’influence et les tensions pouvant perturber le climat électoral.

Dans le même esprit, la HAC appelle les responsables des médias à faire preuve d’une vigilance accrue. Les directeurs de l’information et les animateurs sont désormais tenus de vérifier systématiquement l’identité et la qualité des intervenants avant toute diffusion.

Des sanctions prévues en cas de manquement
Le régulateur prévient que tout non-respect de ces dispositions exposera les contrevenants à des sanctions immédiates, conformément à la réglementation en vigueur. Celles-ci pourraient concerner aussi bien les candidats que les organes de presse.

À travers cette mise au point, la HAC entend instaurer un cadre médiatique rigoureux, propice à une campagne électorale apaisée, équitable et conforme aux principes démocratiques.

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Réseaux sociaux : la HAC met en garde contre les dérives et appelle à la responsabilité.

Face à la montée préoccupante de contenus jugés inappropriés sur les réseaux sociaux, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé son inquiétude dans un communiqué officiel. L’organe de régulation des médias dénonce notamment la prolifération de propos injurieux, la diffusion d’informations non vérifiées et la circulation de messages susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

Une menace pour le vivre-ensemble

Selon la HAC, ces dérives numériques constituent un risque réel pour la stabilité sociale et le vivre-ensemble. L’institution rappelle que si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle doit s’exercer dans le respect des principes fondamentaux, notamment la dignité humaine, la vie privée et les institutions de la République.

Dans ce contexte, le régulateur met en garde contre les effets délétères de la désinformation et des discours haineux, qui peuvent rapidement se propager et alimenter les tensions au sein de la société.

Un appel à la vigilance et à l’éthique

La HAC insiste également sur la responsabilité individuelle de chaque utilisateur des plateformes numériques. Elle invite les internautes à faire preuve de discernement dans le partage des contenus, en vérifiant la fiabilité des informations avant toute diffusion.

L’institution exhorte par ailleurs les créateurs de contenus à adopter une démarche éthique, fondée sur la rigueur, la retenue et le sens des responsabilités, afin de contribuer à un espace numérique plus sain et apaisé.

Des sanctions en cas de manquements

Au-delà de cet appel à la responsabilité, la HAC prévient qu’elle n’exclut pas de recourir à des mesures coercitives en cas de dérives persistantes. Les sanctions envisagées pourraient aller de la suspension de comptes ou de contenus à des poursuites judiciaires, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Vers un environnement médiatique plus responsable

À travers cette mise en garde, la HAC réaffirme son engagement en faveur d’un environnement médiatique respectueux des normes professionnelles et des valeurs républicaines. Elle appelle à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs — institutions, médias et citoyens — pour préserver l’intégrité de l’espace numérique.

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Campagne électorale en Guinée : la HAC fixe les règles du jeu pour les médias.

Au lendemain du report des élections législatives et communales au 31 mai, la Haute Autorité de la Communication a réuni, ce samedi 11 avril 2026, les responsables des associations de presse ainsi que les dirigeants de médias publics et privés.

Objectif affiché : encadrer rigoureusement la couverture médiatique de la campagne électorale et prévenir tout dérapage dans un contexte jugé sensible.

Rigueur et responsabilité exigées

Présidant la rencontre, Boubacar Yacine Diallo a appelé les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et de professionnalisme, dans la continuité des précédentes échéances électorales, notamment le référendum et la présidentielle.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir une information équilibrée, crédible et conforme aux principes démocratiques.

Médias privés : entre liberté et obligation d’équité

À l’endroit des médias privés, la HAC a rappelé l’exigence fondamentale d’un traitement équitable entre les candidats. Tout espace accordé doit respecter un principe d’égalité dans la diffusion.

La commercialisation d’espaces publicitaires reste autorisée, mais l’institution recommande une harmonisation des tarifs afin d’éviter toute distorsion entre les acteurs politiques.

Autre point clé : la séparation stricte entre information et propagande. Les contenus de campagne doivent être clairement identifiés et ne sauraient être confondus avec le travail journalistique.

Télévisions : une frontière stricte entre contenu éditorial et publicité

Les télévisions engagées dans la diffusion de la campagne officielle sont autorisées à vendre des espaces publicitaires, à condition que ceux-ci soient distincts des programmes institutionnels.

La HAC insiste : aucun contenu sponsorisé ne doit apparaître dans les journaux de campagne ou les émissions de débat.

Réseaux sociaux : une régulation ciblée

Une directive spécifique encadre désormais l’utilisation des réseaux sociaux. Seules les plateformes impliquées dans la campagne électorale seront soumises à la régulation.

Les pages et chaînes actives dans le débat politique devront ainsi se conformer aux règles fixées, tandis que les autres resteront en dehors du dispositif.

Journalistes engagés : obligation de retrait

Le régulateur a également clarifié la situation des journalistes engagés politiquement. Ceux qui sont candidats ou affichent un soutien public à un acteur politique devront suspendre leurs activités professionnelles durant toute la campagne.

Des sanctions sont annoncées en cas de non-respect de cette disposition.

Médias publics : un dispositif structuré à l’échelle nationale

La diffusion du journal de campagne sera assurée par la RTG, avec une production centralisée notamment à Koloma pour les listes nationales.

Pour les scrutins locaux, 32 radios rurales seront mobilisées afin d’assurer une couverture de proximité dans les différentes circonscriptions. Une exception est prévue à Coyah, où une radio privée prendra le relais en l’absence de station rurale.

Une innovation majeure : l’implication des radios privées

Parmi les principales nouveautés, la HAC annonce la mobilisation de 13 radios privées à Conakry pour accompagner la couverture de la campagne.

Une première, selon l’institution, qui marque une ouverture du dispositif à davantage d’acteurs médiatiques.

Enfin, des superviseurs seront déployés dans chaque circonscription pour contrôler et valider les contenus avant diffusion, garantissant ainsi le respect strict des règles établies

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Guinée : la HAC ordonne la fermeture immédiate de Kaback TV.

Une sanction radicale pour des manquements jugés graves
La Haute Autorité de la Communication (HAC) a décidé de fermer la chaîne de télévision privée Kaback TV, ainsi que l’ensemble de ses plateformes numériques. Cette décision a été prise à l’issue d’une séance plénière ordinaire tenue le 25 mars 2026.

Des accusations portant sur la diffusion de contenus sensibles
Dans sa décision N°006/HAC/P/26, l’organe de régulation évoque plusieurs manquements graves. Il reproche notamment à la chaîne « la diffusion d’images et de propos non recoupés susceptibles de troubler l’ordre public », pointant un manquement aux exigences de rigueur et de vérification de l’information.

Un conflit d’intérêts au cœur de la décision
La HAC met également en avant une « violation avérée des règles relatives au conflit d’intérêts ». Selon l’institution, la situation administrative du concessionnaire de Kaback TV serait incompatible avec les principes de neutralité, d’impartialité et de séparation entre fonctions publiques et activités privées dans le secteur audiovisuel.

Une atteinte aux principes éthiques du secteur des médias
Pour le régulateur, ces manquements portent atteinte à l’éthique, à la transparence et au bon fonctionnement du paysage médiatique guinéen. La décision s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer la crédibilité et la responsabilité des acteurs de l’information.

Fermeture immédiate et publication officielle
En conséquence, la HAC a ordonné « la fermeture immédiate » de Kaback TV et de ses plateformes numériques, une mesure entrée en vigueur dès la signature de la décision. Le texte précise par ailleurs que celle-ci sera enregistrée et publiée au Journal officiel de la République.

Un signal fort dans un contexte de régulation accrue
À travers cette sanction, la HAC entend rappeler l’exigence de respect strict des règles encadrant l’exercice des activités médiatiques en Guinée. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des autorités quant à la régulation de l’information et à la préservation de l’ordre public.

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Campagne électorale anticipée : la HAC sonne l’alerte.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé, dans un communiqué publié le 2 mars 2026, sa vive préoccupation face à la diffusion prématurée de messages de campagne sur certains médias privés. Selon l’organe de régulation, ces contenus émanent de prétendus candidats aux élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain.

Rappel strict du cadre légal

Dirigée par Boubacar Yacine Diallo, l’institution rappelle que le Code électoral encadre strictement les périodes de campagne. L’article 49 fixe les dates officielles d’ouverture et de clôture, tandis que l’article 50 interdit formellement toute activité de campagne en dehors du calendrier défini par décret présidentiel.

Dans ce contexte, la HAC met en garde contre toute dérive : « Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période fixée », souligne le communiqué.

Interdiction formelle et menace de sanctions

Face à ces manquements, l’autorité de régulation annonce une interdiction immédiate de toute diffusion ou publication de messages à caractère électoral avant l’ouverture officielle de la campagne. Elle prévient que tout média contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la législation en vigueur.

Un enjeu de crédibilité du processus électoral

Au-delà du rappel à l’ordre, cette prise de position s’inscrit dans un contexte où la régulation de l’espace médiatique constitue un enjeu clé pour garantir l’équité entre candidats et la transparence du processus électoral. En appelant les médias à une stricte conformité aux règles établies, la HAC entend préserver l’intégrité du scrutin et éviter toute forme de campagne déguisée ou anticipée susceptible de fausser le jeu démocratique.