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Nigeria : Dangote Refinery reporte au 27 octobre la clôture de son introduction en Bourse.

La raffinerie de Dangote, exploitée par Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals, a prolongé de deux semaines la période de souscription à son introduction en Bourse (IPO). Initialement prévue le 13 octobre 2026, la clôture de l’offre est désormais fixée au 27 octobre. Cette décision a reçu l’approbation de la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria, selon un communiqué publié le 12 octobre.

Cette prolongation vise à donner davantage de temps aux investisseurs intéressés pour participer à l’opération. Elle doit également faciliter les démarches administratives, notamment l’ouverture de comptes et les procédures de vérification d’identité, tout en permettant à l’entreprise d’élargir ses canaux de distribution auprès des souscripteurs potentiels.

L’offre porte sur 4,1 milliards d’actions, proposées au prix unitaire de 525 nairas, pour un montant total d’environ 2 150 milliards de nairas, soit près de 1,6 milliard de dollars. À travers cette opération, le groupe entend élargir son actionnariat et mobiliser davantage de capitaux auprès des investisseurs, au Nigeria comme dans d’autres marchés africains.

L’ouverture de cette souscription à un public plus large soulève toutefois des enjeux pratiques et réglementaires. Pour les investisseurs établis hors du Nigeria, l’accès à l’offre dépend notamment des modalités d’ouverture de compte, des exigences de conformité et des mécanismes permettant d’investir sur le marché financier nigérian.

Selon le calendrier révisé, la période de souscription prendra fin le 27 octobre 2026, tandis que la consolidation des résultats est prévue le 3 novembre.

Située à Lagos, la raffinerie de Dangote constitue l’un des projets industriels majeurs du continent africain, avec une capacité de traitement annoncée de 700 000 barils de pétrole par jour. Son introduction en Bourse représente une étape importante dans la stratégie de financement et de développement du groupe fondé par le milliardaire nigérian Aliko Dangote.

Au-delà de l’opération financière, cette IPO constitue un test pour la capacité des marchés africains à mobiliser l’épargne locale et régionale au profit de grands projets industriels. L’ampleur de la participation des investisseurs et les conditions d’accès à l’offre seront déterminantes pour mesurer l’intérêt suscité par cette initiative.

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Nigeria : Pertamina s’intéresse au prochain cycle d’attribution de licences pétrolières.

Le Nigeria et l’Indonésie renforcent leurs échanges autour des investissements dans le secteur pétrolier. La Commission nigériane de réglementation du secteur pétrolier en amont (NUPRC) a engagé des discussions avec la compagnie pétrolière nationale indonésienne Pertamina, qui étudie notamment les opportunités offertes par le prochain cycle d’attribution de licences prévu au Nigeria en 2026.

Les échanges se sont tenus entre la directrice générale de la NUPRC, Oritsemeyiwa Eyesan, le vice-ministre indonésien des Affaires étrangères, Arif Havas Oegroseno, et Toriq Abdat, vice-président de Pertamina chargé du développement des activités en amont.

Selon Eniola Akinkuotu, responsable de la communication d’entreprise et des médias de la NUPRC, les deux pays partagent plusieurs priorités dans le domaine énergétique, notamment la sécurisation de l’approvisionnement, le développement des ressources nationales et l’attraction de capitaux internationaux.

Pertamina veut développer ses activités à l’international

Pour Pertamina, le Nigeria constitue l’un des marchés étudiés dans le cadre de sa stratégie d’expansion internationale. Toriq Abdat a expliqué que le groupe recherchait de nouvelles opportunités en dehors de l’Indonésie, notamment en Malaisie, en Irak et au Nigeria.

La compagnie souhaite particulièrement identifier des actifs déjà en production, des projets proches de leur mise en exploitation ainsi que des opportunités situées avant la décision finale d’investissement.

Pertamina se dit également ouverte à différents modes de partenariat, qu’il s’agisse de procédures d’appel d’offres concurrentielles ou d’accords conclus directement avec les gouvernements.

Cette démarche intervient alors que l’Indonésie cherche elle aussi à renforcer sa production nationale. Le pays produit actuellement environ 600 000 barils de pétrole par jour et développe parallèlement des activités d’exploration, notamment en eaux profondes. Selon Toriq Abdat, ces opérations ont jusqu’ici permis d’identifier davantage de ressources gazières que pétrolières, ce qui pousse Pertamina à rechercher des opportunités à l’étranger.

Le Nigeria vise trois millions de barils par jour

Du côté nigérian, l’objectif affiché est d’atteindre une production de trois millions de barils par jour à l’horizon 2030. La production actuelle se situe entre 1,6 et 1,7 million de barils par jour.

Pour Oritsemeyiwa Eyesan, le cycle d’attribution de licences prévu en 2026 constitue l’un des instruments permettant d’attirer de nouveaux investissements et d’accroître les capacités de production du pays.

La directrice générale de la NUPRC a également rappelé que les cycles d’attribution de licences sont devenus une pratique régulière depuis l’adoption du Petroleum Industry Act (PIA) en 2021. Lors de la dernière conférence d’appel d’offres commerciale organisée en juillet, 50 actifs étaient proposés et 37 ont finalement été attribués.

Le régulateur affirme par ailleurs avoir ajusté les conditions fiscales du secteur afin de renforcer l’attractivité du Nigeria face à la concurrence internationale pour les capitaux. Les autorités ont notamment travaillé à réduire certaines barrières à l’entrée, dont les primes de signature.

Des perspectives au-delà du pétrole

Les discussions entre Abuja et Jakarta ne se limitent pas aux hydrocarbures. Pertamina a également manifesté son intérêt pour le secteur des engrais, considéré comme stratégique pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.

La compagnie développe en Indonésie des capacités de production d’engrais afin de réduire la dépendance du pays aux importations, notamment celles provenant du Moyen-Orient. Cette orientation ouvre des perspectives de coopération autour du lien entre ressources énergétiques, industrie des engrais et sécurité alimentaire.

Les échanges ont également abordé la diversification des sources d’approvisionnement en phosphate, ainsi que des projets d’infrastructures énergétiques susceptibles de renforcer les chaînes d’approvisionnement en Afrique de l’Ouest.

À l’issue de la rencontre, les responsables nigérians et indonésiens ont convenu de poursuivre les échanges sur les possibilités de coopération commerciale et diplomatique. Pour Abuja, l’intérêt manifesté par Pertamina s’inscrit dans les efforts visant à mobiliser davantage de capitaux et à soutenir la montée en puissance de la production pétrolière nationale.

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Nigeria : la raffinerie Dangote ouvre son capital au grand public

Aliko Dangote, président-directeur général de Dangote Industries Limited, a dévoilé lundi à Lagos les principales modalités de l’introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery, une opération qui pourrait devenir la plus importante offre publique d’actions jamais réalisée en Afrique. L’opération porte sur 4,1 milliards d’actions ordinaires, proposées au prix unitaire de 525 nairas (environ 0,40 dollar). En cas de souscription intégrale, la société devrait lever environ 2 150 milliards de nairas, soit 1,63 milliard de dollars.

La période de souscription s’ouvrira le 14 septembre 2026 et s’achèvera le 13 octobre 2026. À l’issue de l’opération, les actions de Dangote Refinery seront admises à la cote sur le compartiment principal du Nigerian Exchange (NGX). L’un des éléments marquants de l’offre réside dans le faible seuil de souscription retenu. Aliko Dangote a expliqué que cette disposition visait à ouvrir largement le capital de la raffinerie aux investisseurs particuliers nigérians, aux côtés des investisseurs institutionnels.

Au-delà de l’ouverture du capital, l’IPO doit permettre de financer une nouvelle phase d’expansion du complexe industriel. La raffinerie dispose actuellement d’une capacité nominale d’environ 650 000 barils par jour, ce qui en fait déjà l’une des plus importantes raffineries à site unique au monde. Le groupe ambitionne à terme de porter cette capacité à 1,4 million de barils par jour.

Implantée dans la zone de Lekki, près de Lagos, Dangote Refinery représente un investissement estimé à environ 20 milliards de dollars. Depuis sa mise en production, le complexe s’est progressivement imposé comme un fournisseur majeur de produits pétroliers raffinés au Nigeria, tout en développant ses exportations vers plusieurs marchés internationaux.

L’opération intervient après le feu vert de la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria. Le régulateur a procédé à l’enregistrement des actions existantes de la raffinerie et autorisé le lancement de l’offre publique.

Cette introduction constitue également un événement majeur pour le marché financier nigérian. Une levée intégrale de 2 150 milliards de nairas apporterait au NGX l’une des plus importantes capitalisations industrielles nouvellement cotées et offrirait aux investisseurs une exposition directe à un actif stratégique du secteur énergétique africain.

En cas de demande supérieure au nombre d’actions initialement proposé, Dangote Refinery pourrait émettre des titres supplémentaires, sous réserve de l’autorisation des autorités de régulation.

L’opération constituera ainsi un test grandeur nature de l’appétit des investisseurs pour l’un des projets industriels les plus ambitieux du continent. À une semaine de l’ouverture des souscriptions, l’IPO devrait concentrer l’attention des investisseurs particuliers comme institutionnels, au Nigeria et au-delà.

Source : FinancialAfrika

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Nigeria : le retrait d’Uber bouleverse le marché des VTC.

Le départ annoncé d’Uber du Nigeria marque un tournant pour le secteur des transports numériques dans le pays. La plateforme américaine a décidé de mettre fin à ses activités sur le marché nigérian, une annonce qui a pris de nombreux chauffeurs de court et relance les interrogations sur les conditions d’exercice des entreprises numériques dans le pays.

Installé au Nigeria depuis 2014, Uber avait lancé ses services à Lagos avant de s’étendre progressivement à plusieurs grandes agglomérations. L’entreprise a également annoncé son retrait de l’Ouganda, dans le cadre d’une réévaluation de ses opérations sur certains marchés internationaux.

Des conducteurs surpris par l’annonce

La décision a suscité l’incompréhension parmi une partie des chauffeurs utilisant quotidiennement l’application. À Lagos, certains conducteurs affirment avoir découvert la nouvelle par les réseaux sociaux plutôt que par une communication directe de l’entreprise.

Cette situation a alimenté les inquiétudes de chauffeurs qui considéraient Uber comme une source régulière de revenus. Toutefois, plusieurs d’entre eux disposent également de comptes sur d’autres plateformes de VTC, ce qui pourrait leur permettre de limiter les conséquences immédiates de ce retrait.

Bolt et inDrive comme solutions alternatives

La concurrence déjà présente sur le marché pourrait faciliter la transition pour les conducteurs. Des plateformes telles que Bolt et inDrive permettent notamment aux chauffeurs de diversifier leurs sources de courses et de revenus.

Certains conducteurs utilisent d’ailleurs simultanément plusieurs applications afin de sélectionner les trajets les plus avantageux. Le retrait d’Uber ne signifie donc pas nécessairement la disparition de leur activité, mais pourrait modifier leurs habitudes et renforcer la concurrence entre les plateformes encore présentes.

La hausse des coûts pèse sur le secteur

Cette décision intervient dans un environnement économique particulièrement contraignant pour les professionnels du transport. La suppression de la subvention aux carburants au Nigeria a entraîné une forte augmentation des coûts de déplacement, tandis que la hausse générale des prix a réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Pour les chauffeurs de VTC, ces difficultés se traduisent notamment par une augmentation des dépenses liées au carburant et à l’entretien des véhicules. La rentabilité des courses constitue ainsi un enjeu majeur dans un secteur fortement dépendant de l’évolution des coûts de fonctionnement.

Uber avait auparavant souligné l’importance économique de ses activités au Nigeria. En 2023, la direction nationale de l’entreprise indiquait notamment que les chauffeurs utilisant sa plateforme généraient plusieurs milliards de nairas de revenus chaque année.

Une décision qui relance le débat sur l’attractivité du Nigeria

Au-delà des conséquences pour les chauffeurs, le retrait d’Uber suscite des interrogations sur l’environnement économique et réglementaire nigérian. Pour certains observateurs, le départ d’une entreprise internationale de cette envergure mérite d’être analysé à la lumière des conditions de marché, de la réglementation et du climat général des affaires.

La question est notamment de savoir si les réformes engagées par les autorités créent suffisamment de visibilité et de stabilité pour les entreprises opérant dans les secteurs numériques et des services.

Le départ d’Uber intervient ainsi à un moment où le Nigeria cherche à renforcer son attractivité économique tout en faisant face à d’importantes difficultés liées au coût de la vie et aux dépenses énergétiques.

Pour les chauffeurs, l’enjeu est désormais de s’adapter à un marché sans Uber, en s’appuyant sur les plateformes concurrentes. Pour les autorités et les acteurs économiques, cette décision pourrait surtout constituer un signal invitant à réexaminer les conditions qui déterminent la présence et la pérennité des entreprises internationales dans le pays.

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Bénin–Nigéria : Cotonou et Abuja veulent accélérer leur partenariat stratégique.

Le vice-président du Nigéria, Kashim Shettima, a effectué vendredi une visite de travail au Bénin, marquée par des échanges avec les autorités béninoises sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au cœur des discussions : l’industrialisation, la transformation agroalimentaire, l’intégration économique régionale et la sécurité dans le golfe de Guinée.

Reçu au Palais de la Marina par le président béninois Romuald Wadagni, le vice-président nigérian était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment les gouverneurs des États d’Imo, de Katsina, de Jigawa, de Kwara, du Plateau et de Zamfara. Le ministre nigérian de l’Agriculture, Abubakar Kyari, ainsi que l’ambassadrice du Nigéria au Bénin, Mopelola Adeola-Ibrahim, figuraient également parmi les membres de la délégation.

La GDIZ, une source d’inspiration pour l’industrialisation nigériane

La visite de Kashim Shettima s’est également poursuivie à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), présentée comme l’un des principaux pôles industriels de la sous-région ouest-africaine.

À l’issue de son entretien avec Romuald Wadagni, le vice-président nigérian a expliqué que son pays souhaitait tirer profit de l’expérience béninoise en matière de développement de zones industrielles spécialisées dans la transformation des produits agricoles.

Alors que le Nigéria travaille à la mise en place de huit projets similaires, Kashim Shettima a estimé que les résultats obtenus par la GDIZ pouvaient servir de référence à Abuja pour accélérer son propre processus d’industrialisation et renforcer la création de valeur à partir des ressources locales.

Cette démarche traduit une volonté croissante des deux pays de miser sur la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et le développement de chaînes de valeur régionales.

Des relations historiques placées au service de l’intégration régionale

Au cours de son séjour, le vice-président nigérian a transmis au président béninois les salutations du chef de l’État nigérian, Bola Ahmed Tinubu. Il a également rappelé la profondeur des liens historiques, culturels, économiques et humains qui unissent les deux pays.

Kashim Shettima a notamment souligné la proximité stratégique entre le Bénin et le Nigéria, considérant les deux États comme des partenaires naturels dans la construction de l’intégration économique ouest-africaine.

Cette proximité est d’autant plus importante que les deux pays partagent une longue frontière et entretiennent des échanges commerciaux et humains particulièrement dynamiques. Le renforcement de leur coopération apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour la fluidité des échanges et la consolidation des chaînes économiques dans la sous-région.

La sécurité régionale au centre des préoccupations

Les discussions ont également accordé une place importante aux enjeux sécuritaires. Le vice-président nigérian a réaffirmé la solidarité de son pays avec le Bénin face à la progression des menaces terroristes et de la criminalité transnationale.

Les deux parties ont ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une coopération étroite afin de préserver la stabilité du golfe de Guinée et de renforcer la capacité des États à répondre aux menaces sécuritaires qui affectent l’Afrique de l’Ouest.

Cette dimension sécuritaire s’inscrit dans le contexte du rapprochement engagé entre Cotonou et Abuja à la suite de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025. À la demande des autorités béninoises, le Nigéria avait alors déployé un contingent militaire dans le cadre du mécanisme de la Cédéao, afin d’appuyer la sécurisation de la situation après l’échec de la tentative de renversement des institutions.

Les autorités béninoises avaient alors expliqué que cette assistance visait à prévenir de nouvelles pertes humaines et d’éventuelles destructions. Le contingent nigérian avait finalement quitté le territoire béninois à la fin du mois de janvier 2026.

Vers un partenariat renforcé entre Cotonou et Abuja

Au-delà de la coopération sécuritaire, la visite de Kashim Shettima illustre la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat stratégique.

Industrialisation, investissements, transformation agricole, développement des infrastructures et intégration économique constituent désormais les principaux axes autour desquels Cotonou et Abuja entendent approfondir leurs relations.

À travers cette dynamique, les deux voisins cherchent à capitaliser sur leurs complémentarités économiques et géographiques pour renforcer leur rôle dans l’intégration ouest-africaine. Une ambition qui pourrait également contribuer à stimuler les échanges entre les deux pays et à favoriser l’émergence de nouvelles chaînes de valeur régionales dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la souveraineté économique et industrielle du continent.

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Nigéria : la Banque de l’Industrie injecte plus de 164 milliards de nairas pour accélérer la transformation agroalimentaire.

La Banque de l’Industrie (BOI) du Nigéria intensifie son soutien au développement de l’industrie agroalimentaire. L’institution financière a annoncé avoir décaissé, en 2025, plus de 164 milliards de nairas au profit de plus de 3 500 entreprises opérant dans le secteur, dans le cadre d’une stratégie visant à accélérer la transformation locale des produits agricoles, renforcer la compétitivité des chaînes de valeur et stimuler la création d’emplois.

L’annonce a été faite par le directeur général de la BOI, Olasupo Olusi, à l’occasion du Sommet africain du cacao, organisé à Abuja par le ministère fédéral de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement.

Des investissements ciblés sur les infrastructures de transformation

Selon Olasupo Olusi, les financements mobilisés ont permis de soutenir un large éventail d’infrastructures essentielles à la modernisation de l’agro-industrie nigériane, notamment des usines de transformation, des moulins, des stations de conditionnement et des installations de chaîne du froid.

Au-delà des infrastructures, ce programme a également favorisé l’intégration de près de 48 000 petits producteurs agricoles dans les chaînes de valeur industrielles, avec l’objectif de renforcer les liens entre la production agricole et les unités de transformation.

Cette approche vise à accroître les revenus des producteurs tout en développant une industrie locale capable de mieux valoriser les ressources agricoles du pays.

60 millions d’euros pour le cacao et les produits laitiers

Le directeur général de la BOI a également annoncé la mobilisation de 60 millions d’euros destinés au financement des filières du cacao et des produits laitiers.

Cette enveloppe s’inscrit dans un programme global de 85 millions d’euros, financé conjointement par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque de l’Industrie, avec le soutien de l’Union européenne dans le cadre de l’initiative Global Gateway.

Près de 70 % de ces ressources seront consacrés au développement des chaînes de valeur du cacao et des produits laitiers, deux secteurs considérés comme stratégiques pour l’industrialisation, la création d’emplois et la réduction de la dépendance aux importations.

« Cet accord réaffirme l’engagement de la Banque de l’Industrie à fournir des financements abordables et de long terme aux secteurs prioritaires, moteurs d’une croissance inclusive », a déclaré Olasupo Olusi.

Mettre fin à l’exportation de matières premières brutes

À travers cette stratégie, la BOI entend privilégier les entreprises qui investissent dans la transformation locale plutôt que celles qui se limitent à exporter des matières premières.

Les prêts seront ainsi prioritairement orientés vers les transformateurs, les coopératives agricoles et les petites et moyennes entreprises engagées dans la création de valeur sur le territoire nigérian.

Pour Olasupo Olusi, le Nigéria doit progressivement rompre avec un modèle économique consistant à exporter des fèves de cacao ou d’autres produits agricoles bruts avant de réimporter des produits transformés à forte valeur ajoutée.

L’institution souhaite également encourager l’implantation d’unités industrielles à proximité des bassins de production afin que les emplois, les recettes fiscales et les bénéfices économiques profitent directement aux communautés locales.

Des financements accompagnés d’une assistance technique

Au-delà des ressources financières, la Banque de l’Industrie prévoit un accompagnement technique destiné aux entreprises bénéficiaires.

Cet appui portera notamment sur le respect des normes internationales, la conformité au règlement européen sur la déforestation, les exigences liées à la transition climatique ainsi que l’amélioration de l’accès aux marchés internationaux, en particulier celui de l’Union européenne.

Cette démarche vise à renforcer la compétitivité des entreprises nigérianes tout en leur permettant de répondre aux nouvelles exigences du commerce mondial.

L’Alliance pour une meilleure valorisation du cacao africain

Placé sous le thème « De la fève à la marque », le Sommet africain du cacao a réuni des représentants du Nigéria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, principaux producteurs de cacao du continent.

Les travaux ont débouché sur l’adoption de la Déclaration d’Abuja, qui prévoit la création de l’Alliance pour la valorisation du cacao (CVAA). Cette nouvelle plateforme vise à promouvoir une transformation accrue du cacao en Afrique, afin d’augmenter la valeur ajoutée locale, de renforcer les industries nationales et d’améliorer les revenus des producteurs.

À travers cette initiative, les pays producteurs affichent leur volonté commune de faire évoluer le modèle économique du secteur, en privilégiant davantage la transformation industrielle sur le continent plutôt que l’exportation de matières premières brutes.

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Pétrole : le Nigeria dépasse son quota de l’OPEP et enregistre son meilleur niveau de production depuis 2020.

Le Nigeria confirme son redressement dans le secteur pétrolier. En juin 2026, le premier producteur africain a enregistré une production moyenne de 1,735 million de barils par jour (bpj) de pétrole brut et de condensats, signant ainsi un quatrième mois consécutif de progression. Cette performance permet au pays de dépasser d’environ 4 % le quota de 1,5 million de barils par jour fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Ces résultats traduisent les efforts engagés par Abuja pour relancer durablement son industrie pétrolière, pilier essentiel de l’économie nationale et principale source de recettes d’exportation.

Une production de brut au plus haut depuis plus de six ans

Selon les statistiques publiées par la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC), la production de pétrole brut s’est établie à 1,56 million de barils par jour en juin, tandis que les condensats ont représenté environ 180 000 barils par jour.

Le régulateur souligne que ce niveau de production de pétrole brut constitue le meilleur résultat enregistré depuis avril 2020, soit un record sur 74 mois. En intégrant les condensats, la production totale a même atteint 1,89 million de barils par jour, rapprochant le Nigeria de son objectif stratégique de franchir à nouveau le seuil des 2 millions de barils quotidiens.

Une progression continue depuis le début de l’année

Les données officielles mettent en évidence une dynamique de croissance régulière. La production totale est passée de 1,483 million de barils par jour en février à 1,546 million en mars, avant d’atteindre 1,663 million en avril, 1,700 million en mai, puis 1,735 million en juin, soit une hausse mensuelle de 2,2 %.

Cette évolution témoigne du redressement progressif de l’industrie pétrolière nigériane après plusieurs années marquées par des difficultés opérationnelles, des actes de sabotage sur les infrastructures et des vols de pétrole.

Des infrastructures plus stables et une meilleure efficacité opérationnelle

La NUPRC attribue cette amélioration à plusieurs facteurs, notamment la stabilité des activités sur les principaux champs pétroliers, la réduction des perturbations sur les pipelines et une meilleure disponibilité des installations de production.

Dans son rapport, l’institution estime que cette progression reflète les efforts des opérateurs pour améliorer leurs performances et renforcer la fiabilité des infrastructures énergétiques.

« La croissance soutenue enregistrée en juin témoigne de l’engagement constant des opérateurs à améliorer l’efficacité opérationnelle, à préserver l’intégrité des actifs et à renforcer la fiabilité de la production », souligne le régulateur.

Bonny et Forcados en tête des terminaux de production

Parmi les principaux terminaux pétroliers du pays, Bonny conserve sa première place avec une production moyenne de 318 280 barils par jour, contre 293 880 barils le mois précédent.

Il est suivi de Forcados, qui affiche 306 360 barils par jour, en progression par rapport aux 289 900 barils enregistrés en mai.

Le terminal de Qua Iboe a produit 164 730 barils par jour, en léger recul sur un mois, tandis qu’Escravos a porté sa production à 138 030 barils quotidiens. Bonga complète le classement avec une moyenne de 103 660 barils par jour, confirmant la stabilité de ses opérations.

Abuja vise une relance durable du secteur pétrolier

Cette nouvelle hausse conforte les ambitions des autorités nigérianes, qui souhaitent accroître durablement la production nationale afin de soutenir les finances publiques, renforcer les recettes d’exportation et consolider la place du Nigeria comme premier producteur de pétrole du continent africain.

À travers les réformes engagées dans le secteur énergétique et les investissements destinés à sécuriser les infrastructures, Abuja espère poursuivre cette dynamique et retrouver, à moyen terme, des niveaux de production supérieurs à 2 millions de barils par jour.

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Afrique du Sud : tensions diplomatiques après la mort de deux ressortissants nigérians, Abuja dénonce des violences xénophobes.

Les relations diplomatiques entre le Nigeria et l’Afrique du Sud connaissent de nouvelles tensions après la mort de deux ressortissants nigérians dans un contexte de manifestations et de violences dirigées contre les migrants. Abuja accuse les autorités sud-africaines de ne pas assurer une protection suffisante aux étrangers, alors que se multiplient dans le pays des mouvements hostiles à l’immigration.

Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, les deux incidents ont été enregistrés le 28 juin dans des circonstances distinctes. La première victime, Emeka Charles Iroegbu, serait décédée à Pretoria à la suite d’une intervention policière dont les circonstances restent encore à éclaircir. La seconde, Musa Yunana Joe, a été tuée par des individus non identifiés devant son commerce dans la province du Mpumalanga.

Face à ces événements, le gouvernement nigérian demande l’ouverture d’une enquête rapide, indépendante et approfondie afin de faire toute la lumière sur les responsabilités éventuelles.

Abuja dénonce une montée des discours hostiles aux étrangers

Dans un communiqué officiel, les autorités nigérianes estiment que ces décès s’inscrivent dans un climat de plus en plus tendu, marqué par des attaques et des propos visant les populations étrangères. Abuja affirme que les migrants sont « injustement pris pour cible » et exprime ses préoccupations face à ce qu’elle considère comme une détérioration du climat de sécurité pour ses ressortissants en Afrique du Sud.

Le gouvernement nigérian dénonce également certains discours politiques et médiatiques qu’il juge susceptibles d’alimenter les sentiments xénophobes et d’aggraver les tensions communautaires.

Une vague de manifestations anti-immigration en toile de fond

Depuis plusieurs mois, des mouvements hostiles à l’immigration se multiplient en Afrique du Sud. Les manifestants accusent les étrangers d’être responsables de la hausse du chômage, de la criminalité et de la pression sur les services publics. Ces mobilisations ont, à plusieurs reprises, dégénéré en violences, entraînant des centaines d’interpellations et des dégâts matériels dans plusieurs localités.

Cette situation ravive un débat sensible dans un pays marqué par une histoire récurrente de tensions xénophobes. L’Afrique du Sud a déjà connu plusieurs vagues de violences contre les migrants au cours des dernières décennies, notamment dans les zones urbaines et périurbaines.

Réactions diplomatiques et inquiétudes régionales

Face à la dégradation de la situation, plusieurs pays africains ont pris des mesures diplomatiques et consulaires. Le Nigeria, le Ghana et le Malawi ont notamment procédé au rapatriement partiel de leurs ressortissants et convoqué des représentants diplomatiques sud-africains afin d’obtenir des explications et de demander des garanties de protection.

Ces tensions interviennent dans un contexte régional déjà marqué par des débats sensibles sur la libre circulation des personnes, l’intégration économique et la gestion des flux migratoires sur le continent.

Une pression accrue sur les autorités sud-africaines

Pour les autorités sud-africaines, cette nouvelle crise diplomatique représente un défi supplémentaire dans la gestion des tensions sociales internes liées à l’immigration. Entre impératifs sécuritaires, pression économique et respect des droits humains, le gouvernement est confronté à la nécessité de répondre à des attentes contradictoires tout en évitant une escalade des violences.

La situation continue d’être suivie de près par les partenaires régionaux et les organisations africaines, alors que les appels à la désescalade et à la protection des migrants se multiplient.

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Nigeria : la raffinerie de Dangote dépasse sa capacité et vise une expansion historique.

Une montée en puissance au-delà des prévisions initiales

Les derniers tests de performance de la raffinerie Dangote Petroleum, au Nigeria, indiquent que l’installation a dépassé sa capacité nominale initiale de 650 000 barils par jour. Lors d’un essai technique conduit par les organismes de certification et de licence, le complexe industriel a atteint un niveau de traitement de 700 000 barils par jour.

Cette performance confirme la montée en puissance progressive de ce projet industriel stratégique, présenté comme l’un des plus ambitieux du secteur pétrolier mondial.

Un projet appelé à devenir l’une des plus grandes raffineries au monde

Selon Devakumar Edwin, vice-président en charge du pétrole et du gaz chez Dangote Industries, cette augmentation de capacité s’inscrit dans une trajectoire d’expansion plus large. Le groupe vise en effet une montée en puissance jusqu’à 1,4 million de barils par jour dans un délai d’environ 30 mois.

Si cet objectif est atteint, la raffinerie nigériane pourrait devenir l’une des plus importantes installations de transformation pétrolière au monde, renforçant significativement le positionnement du Nigeria dans l’industrie énergétique globale.

Une production déjà orientée vers les marchés locaux et internationaux

Entrée progressivement en production en 2024, la raffinerie Dangote a déjà augmenté ses volumes de production de carburants, notamment l’essence, le diesel et le kérosène. Elle joue désormais un rôle croissant dans l’approvisionnement du marché intérieur nigérian, historiquement dépendant des importations de produits raffinés.

Au-delà du marché national, l’installation a également commencé à exporter vers plusieurs destinations internationales. Les cargaisons de produits pétroliers sont notamment acheminées vers des pays africains ainsi que vers l’Europe, dont le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas. Des expéditions vers les États-Unis et l’Arabie saoudite ont également été signalées.

Un acteur clé dans un marché mondial sous tension

La montée en puissance de la raffinerie intervient dans un contexte marqué par des perturbations de l’approvisionnement mondial en produits pétroliers, liées notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette situation a poussé de nombreux acheteurs, en particulier en Afrique, à diversifier leurs sources d’approvisionnement.

Dans ce contexte, la raffinerie Dangote s’impose progressivement comme un acteur stratégique, capable de répondre à une partie de la demande régionale et internationale en produits raffinés, tout en contribuant à réduire la dépendance du continent africain aux importations énergétiques.

Un projet industriel structurant pour l’Afrique

Porté par le milliardaire Aliko Dangote, ce complexe industriel représente l’un des investissements privés les plus importants du continent. Au-delà de sa dimension énergétique, il est également perçu comme un levier potentiel de transformation économique pour le Nigeria, avec des effets attendus sur l’emploi, la balance commerciale et la souveraineté énergétique.

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Diplomatie : Romuald Wadagni choisit le Nigeria pour son premier déplacement officiel à l’étranger.

À peine une semaine après son investiture à la tête du Bénin, le président Romuald Wadagni effectue son premier déplacement officiel à l’étranger. Contrairement aux spéculations qui évoquaient une visite en Côte d’Ivoire ou au Niger, le nouveau chef de l’État béninois a choisi le Nigeria comme première destination diplomatique de son mandat.

Prévue ce lundi 1er juin 2026, cette visite à Abuja revêt une forte portée symbolique et stratégique. Elle traduit la volonté du nouveau président de placer les relations avec le voisin nigérian au cœur de sa politique étrangère, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels majeurs.

Abuja et Cotonou au cœur d’un partenariat renforcé

Selon un communiqué de la présidence béninoise, Romuald Wadagni doit s’entretenir avec son homologue nigérian, Bola Tinubu, autour des principaux axes de coopération entre les deux pays.

Les échanges porteront notamment sur l’intégration économique et industrielle, la coopération énergétique, la sécurité maritime dans le golfe de Guinée ainsi que les enjeux régionaux liés à la stabilité et à la cohésion de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette rencontre intervient à un moment où les deux capitales cherchent à approfondir leur collaboration sur des dossiers considérés comme prioritaires pour la sous-région.

Le Nigeria, partenaire incontournable du Bénin

Pour le Bénin, le Nigeria demeure un partenaire stratégique de premier plan. Les deux pays partagent une longue frontière terrestre, des échanges commerciaux particulièrement intenses et des intérêts communs en matière de sécurité et de développement économique.

Le poids économique du Nigeria, première économie d’Afrique de l’Ouest et marché de plus de 200 millions d’habitants, confère à cette relation bilatérale une importance particulière pour les autorités béninoises.

En choisissant Abuja pour son premier voyage officiel, Romuald Wadagni envoie ainsi un signal clair sur les priorités de son mandat et sur sa volonté de préserver la dynamique de coopération construite ces dernières années entre les deux États.

Une coopération sécuritaire devenue essentielle

Au-delà des considérations économiques, les questions sécuritaires occupent désormais une place centrale dans les relations entre Cotonou et Abuja.

Face à la montée des menaces transfrontalières et aux risques d’instabilité dans la région, les deux pays ont multiplié les mécanismes de coordination et les initiatives conjointes en matière de sécurité.

Cette coopération s’est particulièrement illustrée en décembre 2025 lorsque les autorités béninoises ont été confrontées à une tentative de déstabilisation du pouvoir. Le Nigeria avait alors rapidement affiché son soutien au gouvernement béninois en renforçant sa coopération sécuritaire avec Cotonou dans le cadre des dispositifs régionaux de lutte contre les menaces à la stabilité.

Une nouvelle dynamique depuis l’arrivée de Bola Tinubu

Les relations entre le Bénin et le Nigeria connaissent une phase de rapprochement significative depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu.

Cette nouvelle dynamique a permis d’apaiser les tensions héritées de la période de fermeture des frontières terrestres décidée sous l’administration de Muhammadu Buhari. Cette mesure avait fortement perturbé les échanges commerciaux et affecté de nombreux acteurs économiques des deux côtés de la frontière.

Aujourd’hui, les deux pays affichent une volonté commune de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir une coopération plus étroite dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, le commerce et la sécurité.

Un signal diplomatique fort pour le début du mandat

Au-delà de son caractère protocolaire, ce premier déplacement présidentiel apparaît comme un acte diplomatique majeur. Il confirme l’importance accordée par Romuald Wadagni aux relations de voisinage et à la coopération régionale comme leviers de développement et de stabilité.

À travers cette visite à Abuja, le nouveau président béninois pose ainsi les premiers jalons de sa politique extérieure, avec l’ambition affichée de renforcer le rôle du Bénin dans les grands équilibres de l’Afrique de l’Ouest.