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Nigeria : le retrait d’Uber bouleverse le marché des VTC.

Le départ annoncé d’Uber du Nigeria marque un tournant pour le secteur des transports numériques dans le pays. La plateforme américaine a décidé de mettre fin à ses activités sur le marché nigérian, une annonce qui a pris de nombreux chauffeurs de court et relance les interrogations sur les conditions d’exercice des entreprises numériques dans le pays.

Installé au Nigeria depuis 2014, Uber avait lancé ses services à Lagos avant de s’étendre progressivement à plusieurs grandes agglomérations. L’entreprise a également annoncé son retrait de l’Ouganda, dans le cadre d’une réévaluation de ses opérations sur certains marchés internationaux.

Des conducteurs surpris par l’annonce

La décision a suscité l’incompréhension parmi une partie des chauffeurs utilisant quotidiennement l’application. À Lagos, certains conducteurs affirment avoir découvert la nouvelle par les réseaux sociaux plutôt que par une communication directe de l’entreprise.

Cette situation a alimenté les inquiétudes de chauffeurs qui considéraient Uber comme une source régulière de revenus. Toutefois, plusieurs d’entre eux disposent également de comptes sur d’autres plateformes de VTC, ce qui pourrait leur permettre de limiter les conséquences immédiates de ce retrait.

Bolt et inDrive comme solutions alternatives

La concurrence déjà présente sur le marché pourrait faciliter la transition pour les conducteurs. Des plateformes telles que Bolt et inDrive permettent notamment aux chauffeurs de diversifier leurs sources de courses et de revenus.

Certains conducteurs utilisent d’ailleurs simultanément plusieurs applications afin de sélectionner les trajets les plus avantageux. Le retrait d’Uber ne signifie donc pas nécessairement la disparition de leur activité, mais pourrait modifier leurs habitudes et renforcer la concurrence entre les plateformes encore présentes.

La hausse des coûts pèse sur le secteur

Cette décision intervient dans un environnement économique particulièrement contraignant pour les professionnels du transport. La suppression de la subvention aux carburants au Nigeria a entraîné une forte augmentation des coûts de déplacement, tandis que la hausse générale des prix a réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Pour les chauffeurs de VTC, ces difficultés se traduisent notamment par une augmentation des dépenses liées au carburant et à l’entretien des véhicules. La rentabilité des courses constitue ainsi un enjeu majeur dans un secteur fortement dépendant de l’évolution des coûts de fonctionnement.

Uber avait auparavant souligné l’importance économique de ses activités au Nigeria. En 2023, la direction nationale de l’entreprise indiquait notamment que les chauffeurs utilisant sa plateforme généraient plusieurs milliards de nairas de revenus chaque année.

Une décision qui relance le débat sur l’attractivité du Nigeria

Au-delà des conséquences pour les chauffeurs, le retrait d’Uber suscite des interrogations sur l’environnement économique et réglementaire nigérian. Pour certains observateurs, le départ d’une entreprise internationale de cette envergure mérite d’être analysé à la lumière des conditions de marché, de la réglementation et du climat général des affaires.

La question est notamment de savoir si les réformes engagées par les autorités créent suffisamment de visibilité et de stabilité pour les entreprises opérant dans les secteurs numériques et des services.

Le départ d’Uber intervient ainsi à un moment où le Nigeria cherche à renforcer son attractivité économique tout en faisant face à d’importantes difficultés liées au coût de la vie et aux dépenses énergétiques.

Pour les chauffeurs, l’enjeu est désormais de s’adapter à un marché sans Uber, en s’appuyant sur les plateformes concurrentes. Pour les autorités et les acteurs économiques, cette décision pourrait surtout constituer un signal invitant à réexaminer les conditions qui déterminent la présence et la pérennité des entreprises internationales dans le pays.

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Bénin–Nigéria : Cotonou et Abuja veulent accélérer leur partenariat stratégique.

Le vice-président du Nigéria, Kashim Shettima, a effectué vendredi une visite de travail au Bénin, marquée par des échanges avec les autorités béninoises sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au cœur des discussions : l’industrialisation, la transformation agroalimentaire, l’intégration économique régionale et la sécurité dans le golfe de Guinée.

Reçu au Palais de la Marina par le président béninois Romuald Wadagni, le vice-président nigérian était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment les gouverneurs des États d’Imo, de Katsina, de Jigawa, de Kwara, du Plateau et de Zamfara. Le ministre nigérian de l’Agriculture, Abubakar Kyari, ainsi que l’ambassadrice du Nigéria au Bénin, Mopelola Adeola-Ibrahim, figuraient également parmi les membres de la délégation.

La GDIZ, une source d’inspiration pour l’industrialisation nigériane

La visite de Kashim Shettima s’est également poursuivie à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), présentée comme l’un des principaux pôles industriels de la sous-région ouest-africaine.

À l’issue de son entretien avec Romuald Wadagni, le vice-président nigérian a expliqué que son pays souhaitait tirer profit de l’expérience béninoise en matière de développement de zones industrielles spécialisées dans la transformation des produits agricoles.

Alors que le Nigéria travaille à la mise en place de huit projets similaires, Kashim Shettima a estimé que les résultats obtenus par la GDIZ pouvaient servir de référence à Abuja pour accélérer son propre processus d’industrialisation et renforcer la création de valeur à partir des ressources locales.

Cette démarche traduit une volonté croissante des deux pays de miser sur la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et le développement de chaînes de valeur régionales.

Des relations historiques placées au service de l’intégration régionale

Au cours de son séjour, le vice-président nigérian a transmis au président béninois les salutations du chef de l’État nigérian, Bola Ahmed Tinubu. Il a également rappelé la profondeur des liens historiques, culturels, économiques et humains qui unissent les deux pays.

Kashim Shettima a notamment souligné la proximité stratégique entre le Bénin et le Nigéria, considérant les deux États comme des partenaires naturels dans la construction de l’intégration économique ouest-africaine.

Cette proximité est d’autant plus importante que les deux pays partagent une longue frontière et entretiennent des échanges commerciaux et humains particulièrement dynamiques. Le renforcement de leur coopération apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour la fluidité des échanges et la consolidation des chaînes économiques dans la sous-région.

La sécurité régionale au centre des préoccupations

Les discussions ont également accordé une place importante aux enjeux sécuritaires. Le vice-président nigérian a réaffirmé la solidarité de son pays avec le Bénin face à la progression des menaces terroristes et de la criminalité transnationale.

Les deux parties ont ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une coopération étroite afin de préserver la stabilité du golfe de Guinée et de renforcer la capacité des États à répondre aux menaces sécuritaires qui affectent l’Afrique de l’Ouest.

Cette dimension sécuritaire s’inscrit dans le contexte du rapprochement engagé entre Cotonou et Abuja à la suite de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025. À la demande des autorités béninoises, le Nigéria avait alors déployé un contingent militaire dans le cadre du mécanisme de la Cédéao, afin d’appuyer la sécurisation de la situation après l’échec de la tentative de renversement des institutions.

Les autorités béninoises avaient alors expliqué que cette assistance visait à prévenir de nouvelles pertes humaines et d’éventuelles destructions. Le contingent nigérian avait finalement quitté le territoire béninois à la fin du mois de janvier 2026.

Vers un partenariat renforcé entre Cotonou et Abuja

Au-delà de la coopération sécuritaire, la visite de Kashim Shettima illustre la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat stratégique.

Industrialisation, investissements, transformation agricole, développement des infrastructures et intégration économique constituent désormais les principaux axes autour desquels Cotonou et Abuja entendent approfondir leurs relations.

À travers cette dynamique, les deux voisins cherchent à capitaliser sur leurs complémentarités économiques et géographiques pour renforcer leur rôle dans l’intégration ouest-africaine. Une ambition qui pourrait également contribuer à stimuler les échanges entre les deux pays et à favoriser l’émergence de nouvelles chaînes de valeur régionales dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la souveraineté économique et industrielle du continent.

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Nigéria : la Banque de l’Industrie injecte plus de 164 milliards de nairas pour accélérer la transformation agroalimentaire.

La Banque de l’Industrie (BOI) du Nigéria intensifie son soutien au développement de l’industrie agroalimentaire. L’institution financière a annoncé avoir décaissé, en 2025, plus de 164 milliards de nairas au profit de plus de 3 500 entreprises opérant dans le secteur, dans le cadre d’une stratégie visant à accélérer la transformation locale des produits agricoles, renforcer la compétitivité des chaînes de valeur et stimuler la création d’emplois.

L’annonce a été faite par le directeur général de la BOI, Olasupo Olusi, à l’occasion du Sommet africain du cacao, organisé à Abuja par le ministère fédéral de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement.

Des investissements ciblés sur les infrastructures de transformation

Selon Olasupo Olusi, les financements mobilisés ont permis de soutenir un large éventail d’infrastructures essentielles à la modernisation de l’agro-industrie nigériane, notamment des usines de transformation, des moulins, des stations de conditionnement et des installations de chaîne du froid.

Au-delà des infrastructures, ce programme a également favorisé l’intégration de près de 48 000 petits producteurs agricoles dans les chaînes de valeur industrielles, avec l’objectif de renforcer les liens entre la production agricole et les unités de transformation.

Cette approche vise à accroître les revenus des producteurs tout en développant une industrie locale capable de mieux valoriser les ressources agricoles du pays.

60 millions d’euros pour le cacao et les produits laitiers

Le directeur général de la BOI a également annoncé la mobilisation de 60 millions d’euros destinés au financement des filières du cacao et des produits laitiers.

Cette enveloppe s’inscrit dans un programme global de 85 millions d’euros, financé conjointement par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque de l’Industrie, avec le soutien de l’Union européenne dans le cadre de l’initiative Global Gateway.

Près de 70 % de ces ressources seront consacrés au développement des chaînes de valeur du cacao et des produits laitiers, deux secteurs considérés comme stratégiques pour l’industrialisation, la création d’emplois et la réduction de la dépendance aux importations.

« Cet accord réaffirme l’engagement de la Banque de l’Industrie à fournir des financements abordables et de long terme aux secteurs prioritaires, moteurs d’une croissance inclusive », a déclaré Olasupo Olusi.

Mettre fin à l’exportation de matières premières brutes

À travers cette stratégie, la BOI entend privilégier les entreprises qui investissent dans la transformation locale plutôt que celles qui se limitent à exporter des matières premières.

Les prêts seront ainsi prioritairement orientés vers les transformateurs, les coopératives agricoles et les petites et moyennes entreprises engagées dans la création de valeur sur le territoire nigérian.

Pour Olasupo Olusi, le Nigéria doit progressivement rompre avec un modèle économique consistant à exporter des fèves de cacao ou d’autres produits agricoles bruts avant de réimporter des produits transformés à forte valeur ajoutée.

L’institution souhaite également encourager l’implantation d’unités industrielles à proximité des bassins de production afin que les emplois, les recettes fiscales et les bénéfices économiques profitent directement aux communautés locales.

Des financements accompagnés d’une assistance technique

Au-delà des ressources financières, la Banque de l’Industrie prévoit un accompagnement technique destiné aux entreprises bénéficiaires.

Cet appui portera notamment sur le respect des normes internationales, la conformité au règlement européen sur la déforestation, les exigences liées à la transition climatique ainsi que l’amélioration de l’accès aux marchés internationaux, en particulier celui de l’Union européenne.

Cette démarche vise à renforcer la compétitivité des entreprises nigérianes tout en leur permettant de répondre aux nouvelles exigences du commerce mondial.

L’Alliance pour une meilleure valorisation du cacao africain

Placé sous le thème « De la fève à la marque », le Sommet africain du cacao a réuni des représentants du Nigéria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, principaux producteurs de cacao du continent.

Les travaux ont débouché sur l’adoption de la Déclaration d’Abuja, qui prévoit la création de l’Alliance pour la valorisation du cacao (CVAA). Cette nouvelle plateforme vise à promouvoir une transformation accrue du cacao en Afrique, afin d’augmenter la valeur ajoutée locale, de renforcer les industries nationales et d’améliorer les revenus des producteurs.

À travers cette initiative, les pays producteurs affichent leur volonté commune de faire évoluer le modèle économique du secteur, en privilégiant davantage la transformation industrielle sur le continent plutôt que l’exportation de matières premières brutes.

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Pétrole : le Nigeria dépasse son quota de l’OPEP et enregistre son meilleur niveau de production depuis 2020.

Le Nigeria confirme son redressement dans le secteur pétrolier. En juin 2026, le premier producteur africain a enregistré une production moyenne de 1,735 million de barils par jour (bpj) de pétrole brut et de condensats, signant ainsi un quatrième mois consécutif de progression. Cette performance permet au pays de dépasser d’environ 4 % le quota de 1,5 million de barils par jour fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Ces résultats traduisent les efforts engagés par Abuja pour relancer durablement son industrie pétrolière, pilier essentiel de l’économie nationale et principale source de recettes d’exportation.

Une production de brut au plus haut depuis plus de six ans

Selon les statistiques publiées par la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier en amont (NUPRC), la production de pétrole brut s’est établie à 1,56 million de barils par jour en juin, tandis que les condensats ont représenté environ 180 000 barils par jour.

Le régulateur souligne que ce niveau de production de pétrole brut constitue le meilleur résultat enregistré depuis avril 2020, soit un record sur 74 mois. En intégrant les condensats, la production totale a même atteint 1,89 million de barils par jour, rapprochant le Nigeria de son objectif stratégique de franchir à nouveau le seuil des 2 millions de barils quotidiens.

Une progression continue depuis le début de l’année

Les données officielles mettent en évidence une dynamique de croissance régulière. La production totale est passée de 1,483 million de barils par jour en février à 1,546 million en mars, avant d’atteindre 1,663 million en avril, 1,700 million en mai, puis 1,735 million en juin, soit une hausse mensuelle de 2,2 %.

Cette évolution témoigne du redressement progressif de l’industrie pétrolière nigériane après plusieurs années marquées par des difficultés opérationnelles, des actes de sabotage sur les infrastructures et des vols de pétrole.

Des infrastructures plus stables et une meilleure efficacité opérationnelle

La NUPRC attribue cette amélioration à plusieurs facteurs, notamment la stabilité des activités sur les principaux champs pétroliers, la réduction des perturbations sur les pipelines et une meilleure disponibilité des installations de production.

Dans son rapport, l’institution estime que cette progression reflète les efforts des opérateurs pour améliorer leurs performances et renforcer la fiabilité des infrastructures énergétiques.

« La croissance soutenue enregistrée en juin témoigne de l’engagement constant des opérateurs à améliorer l’efficacité opérationnelle, à préserver l’intégrité des actifs et à renforcer la fiabilité de la production », souligne le régulateur.

Bonny et Forcados en tête des terminaux de production

Parmi les principaux terminaux pétroliers du pays, Bonny conserve sa première place avec une production moyenne de 318 280 barils par jour, contre 293 880 barils le mois précédent.

Il est suivi de Forcados, qui affiche 306 360 barils par jour, en progression par rapport aux 289 900 barils enregistrés en mai.

Le terminal de Qua Iboe a produit 164 730 barils par jour, en léger recul sur un mois, tandis qu’Escravos a porté sa production à 138 030 barils quotidiens. Bonga complète le classement avec une moyenne de 103 660 barils par jour, confirmant la stabilité de ses opérations.

Abuja vise une relance durable du secteur pétrolier

Cette nouvelle hausse conforte les ambitions des autorités nigérianes, qui souhaitent accroître durablement la production nationale afin de soutenir les finances publiques, renforcer les recettes d’exportation et consolider la place du Nigeria comme premier producteur de pétrole du continent africain.

À travers les réformes engagées dans le secteur énergétique et les investissements destinés à sécuriser les infrastructures, Abuja espère poursuivre cette dynamique et retrouver, à moyen terme, des niveaux de production supérieurs à 2 millions de barils par jour.

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Afrique du Sud : tensions diplomatiques après la mort de deux ressortissants nigérians, Abuja dénonce des violences xénophobes.

Les relations diplomatiques entre le Nigeria et l’Afrique du Sud connaissent de nouvelles tensions après la mort de deux ressortissants nigérians dans un contexte de manifestations et de violences dirigées contre les migrants. Abuja accuse les autorités sud-africaines de ne pas assurer une protection suffisante aux étrangers, alors que se multiplient dans le pays des mouvements hostiles à l’immigration.

Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, les deux incidents ont été enregistrés le 28 juin dans des circonstances distinctes. La première victime, Emeka Charles Iroegbu, serait décédée à Pretoria à la suite d’une intervention policière dont les circonstances restent encore à éclaircir. La seconde, Musa Yunana Joe, a été tuée par des individus non identifiés devant son commerce dans la province du Mpumalanga.

Face à ces événements, le gouvernement nigérian demande l’ouverture d’une enquête rapide, indépendante et approfondie afin de faire toute la lumière sur les responsabilités éventuelles.

Abuja dénonce une montée des discours hostiles aux étrangers

Dans un communiqué officiel, les autorités nigérianes estiment que ces décès s’inscrivent dans un climat de plus en plus tendu, marqué par des attaques et des propos visant les populations étrangères. Abuja affirme que les migrants sont « injustement pris pour cible » et exprime ses préoccupations face à ce qu’elle considère comme une détérioration du climat de sécurité pour ses ressortissants en Afrique du Sud.

Le gouvernement nigérian dénonce également certains discours politiques et médiatiques qu’il juge susceptibles d’alimenter les sentiments xénophobes et d’aggraver les tensions communautaires.

Une vague de manifestations anti-immigration en toile de fond

Depuis plusieurs mois, des mouvements hostiles à l’immigration se multiplient en Afrique du Sud. Les manifestants accusent les étrangers d’être responsables de la hausse du chômage, de la criminalité et de la pression sur les services publics. Ces mobilisations ont, à plusieurs reprises, dégénéré en violences, entraînant des centaines d’interpellations et des dégâts matériels dans plusieurs localités.

Cette situation ravive un débat sensible dans un pays marqué par une histoire récurrente de tensions xénophobes. L’Afrique du Sud a déjà connu plusieurs vagues de violences contre les migrants au cours des dernières décennies, notamment dans les zones urbaines et périurbaines.

Réactions diplomatiques et inquiétudes régionales

Face à la dégradation de la situation, plusieurs pays africains ont pris des mesures diplomatiques et consulaires. Le Nigeria, le Ghana et le Malawi ont notamment procédé au rapatriement partiel de leurs ressortissants et convoqué des représentants diplomatiques sud-africains afin d’obtenir des explications et de demander des garanties de protection.

Ces tensions interviennent dans un contexte régional déjà marqué par des débats sensibles sur la libre circulation des personnes, l’intégration économique et la gestion des flux migratoires sur le continent.

Une pression accrue sur les autorités sud-africaines

Pour les autorités sud-africaines, cette nouvelle crise diplomatique représente un défi supplémentaire dans la gestion des tensions sociales internes liées à l’immigration. Entre impératifs sécuritaires, pression économique et respect des droits humains, le gouvernement est confronté à la nécessité de répondre à des attentes contradictoires tout en évitant une escalade des violences.

La situation continue d’être suivie de près par les partenaires régionaux et les organisations africaines, alors que les appels à la désescalade et à la protection des migrants se multiplient.

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Nigeria : la raffinerie de Dangote dépasse sa capacité et vise une expansion historique.

Une montée en puissance au-delà des prévisions initiales

Les derniers tests de performance de la raffinerie Dangote Petroleum, au Nigeria, indiquent que l’installation a dépassé sa capacité nominale initiale de 650 000 barils par jour. Lors d’un essai technique conduit par les organismes de certification et de licence, le complexe industriel a atteint un niveau de traitement de 700 000 barils par jour.

Cette performance confirme la montée en puissance progressive de ce projet industriel stratégique, présenté comme l’un des plus ambitieux du secteur pétrolier mondial.

Un projet appelé à devenir l’une des plus grandes raffineries au monde

Selon Devakumar Edwin, vice-président en charge du pétrole et du gaz chez Dangote Industries, cette augmentation de capacité s’inscrit dans une trajectoire d’expansion plus large. Le groupe vise en effet une montée en puissance jusqu’à 1,4 million de barils par jour dans un délai d’environ 30 mois.

Si cet objectif est atteint, la raffinerie nigériane pourrait devenir l’une des plus importantes installations de transformation pétrolière au monde, renforçant significativement le positionnement du Nigeria dans l’industrie énergétique globale.

Une production déjà orientée vers les marchés locaux et internationaux

Entrée progressivement en production en 2024, la raffinerie Dangote a déjà augmenté ses volumes de production de carburants, notamment l’essence, le diesel et le kérosène. Elle joue désormais un rôle croissant dans l’approvisionnement du marché intérieur nigérian, historiquement dépendant des importations de produits raffinés.

Au-delà du marché national, l’installation a également commencé à exporter vers plusieurs destinations internationales. Les cargaisons de produits pétroliers sont notamment acheminées vers des pays africains ainsi que vers l’Europe, dont le Royaume-Uni, la France et les Pays-Bas. Des expéditions vers les États-Unis et l’Arabie saoudite ont également été signalées.

Un acteur clé dans un marché mondial sous tension

La montée en puissance de la raffinerie intervient dans un contexte marqué par des perturbations de l’approvisionnement mondial en produits pétroliers, liées notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette situation a poussé de nombreux acheteurs, en particulier en Afrique, à diversifier leurs sources d’approvisionnement.

Dans ce contexte, la raffinerie Dangote s’impose progressivement comme un acteur stratégique, capable de répondre à une partie de la demande régionale et internationale en produits raffinés, tout en contribuant à réduire la dépendance du continent africain aux importations énergétiques.

Un projet industriel structurant pour l’Afrique

Porté par le milliardaire Aliko Dangote, ce complexe industriel représente l’un des investissements privés les plus importants du continent. Au-delà de sa dimension énergétique, il est également perçu comme un levier potentiel de transformation économique pour le Nigeria, avec des effets attendus sur l’emploi, la balance commerciale et la souveraineté énergétique.

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Diplomatie : Romuald Wadagni choisit le Nigeria pour son premier déplacement officiel à l’étranger.

À peine une semaine après son investiture à la tête du Bénin, le président Romuald Wadagni effectue son premier déplacement officiel à l’étranger. Contrairement aux spéculations qui évoquaient une visite en Côte d’Ivoire ou au Niger, le nouveau chef de l’État béninois a choisi le Nigeria comme première destination diplomatique de son mandat.

Prévue ce lundi 1er juin 2026, cette visite à Abuja revêt une forte portée symbolique et stratégique. Elle traduit la volonté du nouveau président de placer les relations avec le voisin nigérian au cœur de sa politique étrangère, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels majeurs.

Abuja et Cotonou au cœur d’un partenariat renforcé

Selon un communiqué de la présidence béninoise, Romuald Wadagni doit s’entretenir avec son homologue nigérian, Bola Tinubu, autour des principaux axes de coopération entre les deux pays.

Les échanges porteront notamment sur l’intégration économique et industrielle, la coopération énergétique, la sécurité maritime dans le golfe de Guinée ainsi que les enjeux régionaux liés à la stabilité et à la cohésion de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette rencontre intervient à un moment où les deux capitales cherchent à approfondir leur collaboration sur des dossiers considérés comme prioritaires pour la sous-région.

Le Nigeria, partenaire incontournable du Bénin

Pour le Bénin, le Nigeria demeure un partenaire stratégique de premier plan. Les deux pays partagent une longue frontière terrestre, des échanges commerciaux particulièrement intenses et des intérêts communs en matière de sécurité et de développement économique.

Le poids économique du Nigeria, première économie d’Afrique de l’Ouest et marché de plus de 200 millions d’habitants, confère à cette relation bilatérale une importance particulière pour les autorités béninoises.

En choisissant Abuja pour son premier voyage officiel, Romuald Wadagni envoie ainsi un signal clair sur les priorités de son mandat et sur sa volonté de préserver la dynamique de coopération construite ces dernières années entre les deux États.

Une coopération sécuritaire devenue essentielle

Au-delà des considérations économiques, les questions sécuritaires occupent désormais une place centrale dans les relations entre Cotonou et Abuja.

Face à la montée des menaces transfrontalières et aux risques d’instabilité dans la région, les deux pays ont multiplié les mécanismes de coordination et les initiatives conjointes en matière de sécurité.

Cette coopération s’est particulièrement illustrée en décembre 2025 lorsque les autorités béninoises ont été confrontées à une tentative de déstabilisation du pouvoir. Le Nigeria avait alors rapidement affiché son soutien au gouvernement béninois en renforçant sa coopération sécuritaire avec Cotonou dans le cadre des dispositifs régionaux de lutte contre les menaces à la stabilité.

Une nouvelle dynamique depuis l’arrivée de Bola Tinubu

Les relations entre le Bénin et le Nigeria connaissent une phase de rapprochement significative depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu.

Cette nouvelle dynamique a permis d’apaiser les tensions héritées de la période de fermeture des frontières terrestres décidée sous l’administration de Muhammadu Buhari. Cette mesure avait fortement perturbé les échanges commerciaux et affecté de nombreux acteurs économiques des deux côtés de la frontière.

Aujourd’hui, les deux pays affichent une volonté commune de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir une coopération plus étroite dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, le commerce et la sécurité.

Un signal diplomatique fort pour le début du mandat

Au-delà de son caractère protocolaire, ce premier déplacement présidentiel apparaît comme un acte diplomatique majeur. Il confirme l’importance accordée par Romuald Wadagni aux relations de voisinage et à la coopération régionale comme leviers de développement et de stabilité.

À travers cette visite à Abuja, le nouveau président béninois pose ainsi les premiers jalons de sa politique extérieure, avec l’ambition affichée de renforcer le rôle du Bénin dans les grands équilibres de l’Afrique de l’Ouest.

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Basket – Une victoire historique : la Guinée domine le Nigeria pour la première fois (69-55)

L’équipe nationale de basket de Guinée a écrit l’une des plus belles pages de son histoire en s’imposant face au Nigeria sur le score sans appel de 69 à 55. Une performance majeure face à une nation considérée depuis des décennies comme l’un des poids lourds du basketball africain.

Un exploit inédit

C’est la première fois que le Syli Basket parvient à battre le Nigeria en compétition officielle. Ce succès marque un tournant symbolique : la Guinée n’est plus seulement un outsider, mais bien une équipe capable de rivaliser avec les grandes puissances du continent.

Une défense de fer, un collectif exemplaire

La victoire s’est construite sur une défense rigoureuse, une intensité constante et un esprit collectif irréprochable. Les joueurs guinéens ont su imposer leur rythme, neutraliser les fortes individualités nigérianes et exploiter chaque opportunité offensive avec intelligence.

Les efforts de l’encadrement technique, la discipline du groupe et l’engagement total des joueurs ont permis de transformer cette rencontre en démonstration de force.

Un message clair au continent

Avec cet exploit, le Syli Basket envoie un signal fort à l’Afrique : il faudra désormais compter avec la Guinée dans les compétitions majeures. L’équipe affiche non seulement du talent, mais aussi une maturité et une détermination qui la placent parmi les nations montantes du basketball africain.

Une victoire nationale

Au-delà du parquet, cette victoire appartient à tout un peuple.
Joueurs, entraîneurs, staff, supporters : chacun a contribué à cet instant historique.

Les félicitations affluent de partout, saluant un triomphe qui dépasse le sport pour devenir un symbole de fierté nationale.

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Le Congo décroche sa qualification pour les barrages intercontinentaux après une victoire héroïque contre le Nigeria.

La République démocratique du Congo a réalisé un exploit majeur en se qualifiant pour les barrages intercontinentaux de la Coupe du monde, au terme d’un match intense face au Nigeria, dimanche soir. Après un nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire et de la prolongation, les Léopards se sont imposés lors d’une séance de tirs au but maîtrisée avec sang-froid.

La rencontre avait pourtant mal commencé pour la RDC, surprise dès les premières minutes par une ouverture du score nigériane. Mais les Congolais ont rapidement retrouvé leur rythme, multipliant les actions offensives jusqu’à obtenir l’égalisation grâce à une frappe déterminée en première période.

Le reste du match a été marqué par un engagement physique élevé, des occasions de part et d’autre et une tension croissante à mesure que les minutes défilaient. Incapables de se départager, les deux équipes ont dû recourir aux tirs au but pour décider du vainqueur.

Dans cet exercice, les Léopards ont fait preuve de maîtrise et de lucidité. Le tir décisif, transformé avec calme, a scellé leur qualification et provoqué une explosion de joie dans le camp congolais.

Cette victoire ouvre à la RDC la voie vers les barrages intercontinentaux, dernière étape avant une potentielle participation historique à la Coupe du monde. Pour le Nigeria, grand habitué de ces rendez-vous, l’élimination est un coup dur, tant l’équipe nourrissait de grandes ambitions.

La RDC peut désormais aborder la suite avec confiance, portée par une performance qui restera gravée comme l’une des plus marquantes de son parcours récent.

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Jeux du Commonwealth 2030 : l’Inde et le Nigéria en lice pour l’organisation

L’organisation des Jeux du Commonwealth 2030 suscite déjà un vif intérêt. Deux pays ont officiellement soumis leur candidature : l’Inde et le Nigéria. Cette double annonce vient dissiper les doutes qui planaient depuis plusieurs mois sur la pérennité de l’événement, confronté à des interrogations financières et logistiques.

Pour l’Inde, qui a déjà accueilli les Jeux en 2010 à New Delhi, il s’agit d’une opportunité de renforcer son influence sportive et diplomatique au sein du Commonwealth. Le pays met en avant ses infrastructures modernisées, son expérience en matière d’organisation d’événements internationaux et son marché intérieur en pleine expansion, capable de donner une visibilité accrue à la compétition.

De son côté, le Nigéria, première puissance démographique et économique d’Afrique, souhaite marquer une nouvelle étape dans son rayonnement international. Si sa candidature est retenue, il deviendrait le premier pays africain à organiser les Jeux du Commonwealth, une perspective porteuse d’enjeux symboliques et politiques forts. Lagos et Abuja sont déjà citées parmi les villes susceptibles d’accueillir les épreuves.

Au-delà de la rivalité sportive et diplomatique, la compétition entre ces deux nations illustre la volonté des pays émergents de s’imposer comme des acteurs incontournables dans l’organisation de grands rendez-vous internationaux. La décision finale quant au pays hôte devrait être rendue publique dans les prochains mois, après l’évaluation des dossiers par la Fédération des Jeux du Commonwealth.