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L’OMS Afrique lance un centre régional pour renforcer l’utilisation des données sanitaires.

L’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (OMS Afrique) a lancé le Centre régional de données sanitaires, ou RDHUB, en marge de la 76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, tenue du 24 au 28 août 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Cette nouvelle plateforme vise à renforcer la disponibilité, l’analyse et l’utilisation des données sanitaires afin d’aider les pays africains à améliorer la gestion et la planification de leurs systèmes de santé.

Un outil face à la fragmentation des données

Dans de nombreux pays africains, les informations sanitaires restent réparties entre différentes bases de données et institutions, avec des niveaux de qualité et de disponibilité variables. Cette fragmentation peut compliquer l’analyse des tendances et retarder la prise de décisions par les autorités sanitaires.

Le RDHUB entend répondre à cette difficulté en favorisant un accès plus structuré aux données et en facilitant leur utilisation par les décideurs et les acteurs de santé publique.

Développée avec la participation des États membres, la plateforme doit notamment permettre de mieux suivre les performances des systèmes de santé, d’identifier les évolutions sanitaires et de repérer plus rapidement certains risques.

Des données au service de la décision

Pour l’OMS Afrique, l’enjeu ne consiste pas uniquement à centraliser des informations. Il s’agit surtout de transformer les données disponibles en éléments directement exploitables pour orienter les politiques publiques.

Grâce à une meilleure utilisation des informations sanitaires, les autorités pourront disposer d’outils supplémentaires pour évaluer leurs besoins, définir leurs priorités et adapter leurs interventions aux réalités nationales.

Le dispositif doit également contribuer à renforcer la préparation et la réponse aux situations d’urgence, dans un contexte où les pays du continent restent exposés à de multiples crises sanitaires.

Un contexte sanitaire marqué par de nombreux défis

Le lancement du RDHUB intervient alors que l’Afrique doit faire face à des problématiques sanitaires diverses : flambées épidémiques, maladies non transmissibles, crises humanitaires, fragilité de certains systèmes de santé et conséquences du changement climatique.

Dans ce contexte, l’accès à des informations fiables et disponibles en temps utile constitue un enjeu majeur pour anticiper les risques et organiser efficacement les réponses.

La capacité à disposer de données actualisées peut notamment faciliter la détection précoce des menaces sanitaires et permettre aux autorités de mobiliser plus rapidement les ressources nécessaires.

Vers des systèmes de santé davantage fondés sur les données

Avec le RDHUB, l’OMS Afrique entend ainsi consolider les systèmes d’information sanitaire du continent et encourager une culture de la décision fondée sur les données et les preuves.

La nouvelle plateforme constitue une étape supplémentaire dans la transformation numérique du secteur de la santé en Afrique. Son efficacité dépendra toutefois de la qualité des données fournies, de leur actualisation régulière et de la capacité des pays à renforcer leurs compétences en matière d’analyse et d’utilisation de l’information.

À terme, l’objectif est de faire des données sanitaires un véritable instrument de pilotage, capable d’accompagner les États africains dans l’amélioration de leurs politiques de santé et dans leur préparation face aux futures urgences.

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OMS : la candidate du Qatar présente sa vision au président de la Commission de l’UA.

La conseillère du Premier ministre qatari chargée des affaires de santé publique et candidate au poste de directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Hanan Mohammed Al Kuwari, a présenté mercredi sa vision et ses priorités au président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf.

Lors d’un entretien à Addis-Abeba, Dr Al Kuwari a échangé avec le président de la Commission de l’UA sur les principaux défis de la santé mondiale, notamment le renforcement des systèmes sanitaires et la réponse aux urgences de santé publique.

La candidate qatarie a salué le rôle de l’UA dans l’amélioration de la sécurité sanitaire en Afrique et s’est félicitée de la participation de Mahmoud Ali Youssouf à la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, organisée à Addis-Abeba.

Les deux responsables ont également souligné la nécessité de renforcer les efforts en faveur de la souveraineté sanitaire et de la résilience de l’Afrique face aux crises sanitaires.

Mahmoud Ali Youssouf a, pour sa part, insisté sur l’importance d’une coopération stratégique accrue entre la Commission de l’UA et l’OMS afin de mieux soutenir les priorités sanitaires du continent.

Le président de la Commission de l’UA a enfin souhaité plein succès à Dr Al Kuwari dans sa candidature à la direction générale de l’OMS et pour sa campagne.

Source : APANews.

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76ᵉ session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique : les États africains misent sur la souveraineté sanitaire

La 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique s’est ouverte autour d’un enjeu majeur : renforcer durablement les systèmes de santé du continent et réduire sa dépendance à l’égard des ressources et produits sanitaires importés.

Les travaux réunissent responsables politiques, acteurs de la santé et partenaires autour de plusieurs priorités, notamment le financement des systèmes sanitaires, le développement de la production locale de médicaments et de vaccins, le renforcement des ressources humaines et l’intensification de la coopération entre les pays africains.

La souveraineté sanitaire au cœur des échanges

Lors de l’ouverture des travaux, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que la ministre éthiopienne de la Santé, Dr Mekdes Daba, ont insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses capacités propres dans le domaine sanitaire.

Cette ambition passe notamment par des investissements plus importants dans les infrastructures, la production pharmaceutique et vaccinale, mais également dans la formation et la fidélisation des professionnels de santé.

Les responsables ont également souligné l’importance d’une plus grande implication des communautés dans la conception et la mise en œuvre des politiques sanitaires. Une approche considérée comme essentielle pour garantir des systèmes de santé plus proches des populations et mieux adaptés aux réalités locales.

La Guinée prend part aux travaux

La Guinée participe à cette rencontre à travers une importante délégation conduite par le Conseiller principal, mandaté par la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall.

La présence guinéenne traduit la volonté du pays de contribuer aux réflexions régionales sur les principaux défis sanitaires auxquels le continent est confronté et de renforcer sa coopération avec les institutions africaines et les partenaires internationaux.

Les échanges constituent également une occasion pour les États de partager leurs expériences et d’identifier des pistes communes pour améliorer l’accès aux soins et renforcer la résilience des systèmes de santé.

Investir dans les populations

En clôture de la cérémonie d’ouverture, le président éthiopien a appelé à placer les populations au centre des politiques de développement sanitaire.

L’objectif affiché est de construire des systèmes de santé plus solides, accessibles et capables de répondre efficacement aux crises tout en garantissant des soins de qualité au plus grand nombre.

À travers cette 76ᵉ session, les pays africains entendent ainsi faire de la coopération régionale, de l’investissement dans les ressources humaines et de la production locale des leviers essentiels pour renforcer la souveraineté sanitaire du continent.

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La Guinée réaffirme ses priorités pour renforcer son système de santé au Comité régional de l’OMS.

À l’occasion de la 76ᵉ session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, la Guinée a réaffirmé ses ambitions en matière de financement de la santé et de développement des partenariats avec le secteur privé.

Représentant la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, le Conseiller principal du département a pris part aux panels ministériels consacrés aux principaux enjeux sanitaires du continent.

Vers un financement plus durable de la santé

Lors des échanges, la délégation guinéenne a insisté sur la nécessité de renforcer le financement national du secteur de la santé. Le pays entend notamment accroître la mobilisation des ressources domestiques et réduire progressivement la part des dépenses directement supportées par les ménages.

Cette orientation s’inscrit dans l’objectif de parvenir à une Couverture sanitaire universelle, en développant des mécanismes de financement plus durables et mieux adaptés aux besoins de la population.

Renforcer les partenariats avec le secteur privé

La Guinée a également mis en avant les réformes engagées pour améliorer la collaboration entre les pouvoirs publics, les établissements privés et les partenaires multilatéraux.

L’objectif est notamment de favoriser une meilleure harmonisation des protocoles de prise en charge, d’améliorer la qualité des services de santé et de renforcer la disponibilité des données sanitaires nécessaires au pilotage du secteur.

Cette approche vise à créer davantage de complémentarité entre les différents acteurs du système de santé et à améliorer l’efficacité des politiques publiques.

À travers ces interventions, la Guinée entend ainsi poursuivre la transformation de son système sanitaire autour de trois priorités : un financement plus pérenne, une meilleure qualité des soins et une gouvernance renforcée.

La participation guinéenne à cette session du Comité régional de l’OMS traduit par ailleurs la volonté de Conakry de poursuivre le dialogue avec l’organisation et ses partenaires afin de construire un système de santé plus moderne, accessible et durable.

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Épidémie d’Ebola en RDC : l’OMS alerte sur une propagation sans précédent.

L’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) atteint un niveau critique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle est désormais la deuxième plus importante jamais enregistrée et progresse plus rapidement que toutes les précédentes.

Au 12 août 2026, 4 449 cas confirmés et 2 061 décès ont été recensés dans cinq provinces et 53 zones de santé. À son rythme actuel, l’épidémie pourrait dépasser celle qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, jusque-là la plus importante avec plus de 28 000 cas et 11 000 décès.

L’Ituri au cœur de la crise

La province de l’Ituri concentre l’essentiel des contaminations et des décès. L’OMS s’inquiète particulièrement des transmissions qui échappent encore aux dispositifs de surveillance, notamment lorsque des décès surviennent au sein des communautés sans que les personnes concernées aient été identifiées comme contacts.

L’organisation estime que le suivi des contacts doit passer d’environ 80 % à 95 % afin de mieux identifier et interrompre les chaînes de transmission. Plus de 21 000 agents de santé communautaires ont été formés pour renforcer la surveillance.

Des capacités de prise en charge renforcées

Face à l’accélération de l’épidémie, l’OMS prévoit de tripler les capacités de traitement pour atteindre 3 000 lits dans les prochaines semaines. Les centres de traitement, les laboratoires et les équipes chargées des inhumations sécurisées sont également renforcés.

L’épidémie est liée au virus Ebola Bundibugyo, une souche distincte de celle responsable des grandes épidémies récentes d’Afrique de l’Ouest. Aucun vaccin ni traitement spécifiquement homologué contre cette souche n’est actuellement disponible. Des essais cliniques sont toutefois en cours pour évaluer de nouvelles options thérapeutiques et vaccinales.

Le contexte sécuritaire complique la riposte

La propagation du virus est également favorisée par le conflit persistant dans l’est de la RDC, les déplacements de populations, les difficultés d’accès aux soins et les insuffisances des infrastructures sanitaires.

Pour l’OMS, la priorité reste désormais d’identifier toutes les chaînes de transmission, renforcer la prise en charge précoce des malades et restaurer la confiance des communautés afin de contenir rapidement l’épidémie.

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Ebola en RDC: l’OMS appelle au calme : le risque mondial « reste faible ».

Alors que les autorités françaises ont confirmé, mercredi, un premier cas d’Ebola sur leur territoire depuis le début de l’épidémie en cours en Afrique centrale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se veut rassurante. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que le risque de propagation à l’échelle mondiale demeure faible malgré la vigilance accrue suscitée par cette maladie hautement mortelle.

Un premier cas détecté hors d’Afrique depuis le début de l’épidémie

Le patient diagnostiqué en France est un médecin de l’organisation humanitaire Alliance for International Medical Action (ALIMA). Selon les informations communiquées, il revenait récemment d’une mission en République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie actuelle. Les autorités sanitaires françaises ont immédiatement engagé des opérations de traçage afin d’identifier et de suivre les personnes ayant pu être en contact avec lui.

Cette confirmation constitue le premier cas recensé hors du continent africain depuis le début de la flambée épidémique qui touche principalement la RDC et qui a également enregistré des cas en Ouganda.

L’OMS appelle à éviter toute réaction disproportionnée

Face aux inquiétudes suscitées par cette annonce, le directeur général de l’OMS a tenu à relativiser les risques.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, les cas d’Ebola détectés hors d’Afrique restent extrêmement rares. Il rappelle qu’au cours des cinquante dernières années, moins de trente cas ont été identifiés en dehors du continent africain, malgré les différentes flambées enregistrées dans plusieurs pays africains.

Pour l’OMS, cette réalité statistique montre que la menace pour le reste du monde demeure limitée et ne justifie pas de mouvement de panique. L’organisation insiste néanmoins sur la nécessité de maintenir des dispositifs de surveillance efficaces afin de détecter rapidement tout cas importé.

Renforcer la protection des personnels de santé

L’agence onusienne souligne également l’importance de sécuriser les interventions des personnels médicaux déployés dans les zones touchées par l’épidémie.

L’OMS recommande aux États et aux organisations humanitaires de fournir des informations claires sur les risques d’exposition au virus, de renforcer les mesures de prévention et de garantir la capacité d’évacuation sanitaire du personnel si la situation l’exige.

Ces recommandations visent à protéger les travailleurs de première ligne, particulièrement exposés lors des opérations de prise en charge des malades.

Une nouvelle flambée épidémique en RDC

La 17e épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 après plusieurs décès inexpliqués signalés dans la province de l’Ituri, à l’est du pays.

Cette région, riche en ressources minières mais fragilisée par l’insécurité et la présence de groupes armés, représente un environnement particulièrement complexe pour les équipes sanitaires. Les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent les efforts de surveillance, d’isolement des cas et de vaccination afin de contenir la propagation du virus.

Malgré la détection d’un cas importé en France, les autorités sanitaires internationales continuent donc de considérer que l’épidémie reste principalement circonscrite à l’Afrique centrale, tout en maintenant un haut niveau de vigilance pour prévenir toute extension de la maladie au-delà des zones actuellement touchées.

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Santé : L’OMS lance une alerte mondiale face à une flambée du chikungunya en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis une alerte mondiale après une recrudescence inquiétante des cas de chikungunya dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique continentale et dans les îles de l’océan Indien. Cette poussée épidémique, qui s’accompagne de formes sévères et de complications inhabituelles, inquiète les autorités sanitaires.

Afrique en première ligne

Selon les dernières données de l’OMS, les foyers les plus actifs sont localisés en :

  • Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Comores),

  • Afrique centrale (République Démocratique du Congo, Gabon),

  • Et Madagascar, où les cas ont quadruplé par rapport à la même période en 2024.

Les services de santé dans certaines zones rurales font face à une saturation des centres de soins, en raison de la co-circulation du chikungunya, de la dengue et du paludisme.

Qu’est-ce que le chikungunya ?

Le chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques du genre Aedes (notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus), les mêmes vecteurs que ceux de la dengue et du Zika.

Ses symptômes incluent :

  • Forte fièvre brutale,

  • Douleurs articulaires intenses,

  • Éruptions cutanées,

  • Fatigue extrême.

La maladie n’est généralement pas mortelle, mais elle peut entraîner des douleurs persistantes sur plusieurs semaines, voire mois, et dans certains cas, des complications neurologiques.

Appels à l’action

L’OMS appelle les pays africains à :

  • Renforcer la surveillance épidémiologique,

  • Mettre en œuvre des campagnes de lutte anti-vectorielle (pulvérisation, destruction des gîtes larvaires),

  • Sensibiliser les populations, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Les professionnels de santé sont également invités à signaler tout cas suspect, afin d’éviter une propagation transfrontalière incontrôlée.

Prévention pour les populations

Pour se protéger :

  • Utiliser des moustiquaires et répulsifs,

  • Porter des vêtements couvrants,

  • Éviter les eaux stagnantes autour des habitations.

Le chikungunya, longtemps perçu comme une pathologie tropicale modérée, devient désormais une menace de santé publique à surveiller de près. En Afrique, la réponse rapide et coordonnée sera déterminante pour éviter une crise sanitaire de grande ampleur.