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Ebola en RDC: l’OMS appelle au calme : le risque mondial « reste faible ».

Alors que les autorités françaises ont confirmé, mercredi, un premier cas d’Ebola sur leur territoire depuis le début de l’épidémie en cours en Afrique centrale, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se veut rassurante. Son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus, estime que le risque de propagation à l’échelle mondiale demeure faible malgré la vigilance accrue suscitée par cette maladie hautement mortelle.

Un premier cas détecté hors d’Afrique depuis le début de l’épidémie

Le patient diagnostiqué en France est un médecin de l’organisation humanitaire Alliance for International Medical Action (ALIMA). Selon les informations communiquées, il revenait récemment d’une mission en République démocratique du Congo, épicentre de l’épidémie actuelle. Les autorités sanitaires françaises ont immédiatement engagé des opérations de traçage afin d’identifier et de suivre les personnes ayant pu être en contact avec lui.

Cette confirmation constitue le premier cas recensé hors du continent africain depuis le début de la flambée épidémique qui touche principalement la RDC et qui a également enregistré des cas en Ouganda.

L’OMS appelle à éviter toute réaction disproportionnée

Face aux inquiétudes suscitées par cette annonce, le directeur général de l’OMS a tenu à relativiser les risques.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, les cas d’Ebola détectés hors d’Afrique restent extrêmement rares. Il rappelle qu’au cours des cinquante dernières années, moins de trente cas ont été identifiés en dehors du continent africain, malgré les différentes flambées enregistrées dans plusieurs pays africains.

Pour l’OMS, cette réalité statistique montre que la menace pour le reste du monde demeure limitée et ne justifie pas de mouvement de panique. L’organisation insiste néanmoins sur la nécessité de maintenir des dispositifs de surveillance efficaces afin de détecter rapidement tout cas importé.

Renforcer la protection des personnels de santé

L’agence onusienne souligne également l’importance de sécuriser les interventions des personnels médicaux déployés dans les zones touchées par l’épidémie.

L’OMS recommande aux États et aux organisations humanitaires de fournir des informations claires sur les risques d’exposition au virus, de renforcer les mesures de prévention et de garantir la capacité d’évacuation sanitaire du personnel si la situation l’exige.

Ces recommandations visent à protéger les travailleurs de première ligne, particulièrement exposés lors des opérations de prise en charge des malades.

Une nouvelle flambée épidémique en RDC

La 17e épidémie d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo a été officiellement déclarée le 15 mai 2026 après plusieurs décès inexpliqués signalés dans la province de l’Ituri, à l’est du pays.

Cette région, riche en ressources minières mais fragilisée par l’insécurité et la présence de groupes armés, représente un environnement particulièrement complexe pour les équipes sanitaires. Les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent les efforts de surveillance, d’isolement des cas et de vaccination afin de contenir la propagation du virus.

Malgré la détection d’un cas importé en France, les autorités sanitaires internationales continuent donc de considérer que l’épidémie reste principalement circonscrite à l’Afrique centrale, tout en maintenant un haut niveau de vigilance pour prévenir toute extension de la maladie au-delà des zones actuellement touchées.

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Santé : L’OMS lance une alerte mondiale face à une flambée du chikungunya en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis une alerte mondiale après une recrudescence inquiétante des cas de chikungunya dans plusieurs régions du monde, en particulier en Afrique continentale et dans les îles de l’océan Indien. Cette poussée épidémique, qui s’accompagne de formes sévères et de complications inhabituelles, inquiète les autorités sanitaires.

Afrique en première ligne

Selon les dernières données de l’OMS, les foyers les plus actifs sont localisés en :

  • Afrique de l’Est (Kenya, Tanzanie, Comores),

  • Afrique centrale (République Démocratique du Congo, Gabon),

  • Et Madagascar, où les cas ont quadruplé par rapport à la même période en 2024.

Les services de santé dans certaines zones rurales font face à une saturation des centres de soins, en raison de la co-circulation du chikungunya, de la dengue et du paludisme.

Qu’est-ce que le chikungunya ?

Le chikungunya est une maladie virale transmise par les moustiques du genre Aedes (notamment Aedes aegypti et Aedes albopictus), les mêmes vecteurs que ceux de la dengue et du Zika.

Ses symptômes incluent :

  • Forte fièvre brutale,

  • Douleurs articulaires intenses,

  • Éruptions cutanées,

  • Fatigue extrême.

La maladie n’est généralement pas mortelle, mais elle peut entraîner des douleurs persistantes sur plusieurs semaines, voire mois, et dans certains cas, des complications neurologiques.

Appels à l’action

L’OMS appelle les pays africains à :

  • Renforcer la surveillance épidémiologique,

  • Mettre en œuvre des campagnes de lutte anti-vectorielle (pulvérisation, destruction des gîtes larvaires),

  • Sensibiliser les populations, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Les professionnels de santé sont également invités à signaler tout cas suspect, afin d’éviter une propagation transfrontalière incontrôlée.

Prévention pour les populations

Pour se protéger :

  • Utiliser des moustiquaires et répulsifs,

  • Porter des vêtements couvrants,

  • Éviter les eaux stagnantes autour des habitations.

Le chikungunya, longtemps perçu comme une pathologie tropicale modérée, devient désormais une menace de santé publique à surveiller de près. En Afrique, la réponse rapide et coordonnée sera déterminante pour éviter une crise sanitaire de grande ampleur.