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Bénin : dernière ligne droite pour une présidentielle à deux candidats.

Le Bénin entame, depuis le lundi 6 avril, la dernière semaine de campagne avant l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Un scrutin décisif qui marquera la fin du second mandat du président Patrice Talon, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Un duel inédit entre majorité et opposition modérée

Deux candidats seulement briguent les suffrages des électeurs : Romuald Wadagni, présenté comme le dauphin du chef de l’État sortant, et Paul Hounkpè, figure de l’opposition dite modérée à la tête des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE).

Sur le terrain, les deux prétendants ont multiplié les déplacements, sillonnant l’ensemble du pays, y compris les zones du nord confrontées à des défis sécuritaires. Toutefois, la campagne de Romuald Wadagni se distingue par des moyens logistiques plus importants et une visibilité accrue, notamment dans la capitale économique, Cotonou.

Une campagne active sous haute observation

Pour Romuald Wadagni, technocrate et actuel ministre de l’Économie, cette élection constitue une première expérience en tant que candidat à un mandat électif. Ses prestations ont ainsi été particulièrement scrutées, alors qu’il enchaîne meetings et rencontres avec les populations.

À l’inverse, Paul Hounkpè dispose d’une expérience politique plus ancrée, ayant déjà participé à la présidentielle de 2021 comme colistier et exercé des responsabilités locales, notamment en tant que maire.

Des visions contrastées pour l’avenir du pays

Si les deux candidats ont en commun de promettre des réponses aux enjeux sécuritaires et aux préoccupations quotidiennes des Béninois, leurs orientations divergent. Romuald Wadagni met l’accent sur le développement économique et territorial, dans la continuité de l’action gouvernementale.

De son côté, Paul Hounkpè insiste sur les questions sociales et plaide pour une refondation du cadre démocratique, proposant notamment une révision consensuelle des textes électoraux.

Une participation en question

Dans les rues de Cotonou, l’intérêt pour le scrutin apparaît contrasté. Certains électeurs expriment des réserves face à une offre politique limitée à deux candidats, dans un contexte marqué par l’absence de certaines formations d’opposition, dont Les Démocrates.

Cette situation alimente un sentiment d’incertitude quant à la participation, certains citoyens s’interrogeant sur l’enjeu réel du vote.

À quelques jours du scrutin, la présidentielle béninoise se joue donc dans un climat mêlant mobilisation, attentes et interrogations sur la vitalité du jeu démocratique.

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La CEDEAO déploie une mission d’observation pour la présidentielle du 12 avril 2026.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la nomination de l’ancien président ghanéen, Nana Akufo-Addo, à la tête de sa mission d’observation électorale en vue de l’élection présidentielle béninoise prévue le 12 avril 2026. Cette décision intervient dans un contexte politique particulier, marqué par un scrutin à deux candidats et le retrait du principal parti d’opposition.

Une mission encadrée par les normes régionales

Selon Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO, la mission sera déployée du 7 au 15 avril, conformément au protocole régional sur la démocratie et la bonne gouvernance. L’organisation sous-régionale appelle les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’engagement en faveur de la paix, afin de garantir un scrutin crédible et apaisé.

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Boké : Mohamed Lamine Sy Savané remercie les populations du Kakandé après la présidentielle.

Quelques jours après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, le ministre directeur de cabinet de la Primature, Mohamed Lamine Sy Savané, effectue un séjour dans la région administrative de Boké. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée de remerciements du gouvernement à l’endroit des populations du Kakandé, saluées pour leur mobilisation et leur soutien.

Dès son arrivée, l’émissaire du gouvernement a présidé, le samedi 10 janvier 2026, une cérémonie de lecture du Saint Coran. Cette initiative religieuse était dédiée à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et à l’accompagnement de la vision de transformation socio-économique impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. Les prières ont également porté sur la stabilité institutionnelle et le développement durable de la région de Boké.

À l’issue de cette cérémonie, Mohamed Lamine Sy Savané a rendu une visite de courtoisie au patriarche du Kakandé, Sanoussy Niokoro Camara, figure respectée de la région, marquant ainsi l’importance accordée aux autorités morales et traditionnelles dans la dynamique nationale.

La journée s’est poursuivie par un grand meeting populaire de remerciements, au cours duquel les populations ont été félicitées pour leur engagement lors du référendum constitutionnel et pour leur soutien massif au chef de l’État. Les intervenants ont mis en avant les axes majeurs de l’action présidentielle, fondés sur la rigueur, la culture du travail et la promotion du progrès.

Prenant la parole, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Boké, Aboubacar N’Diaye, a réaffirmé l’engagement des autorités locales et de l’ensemble des couches sociales à accompagner le président de la République dans la mise en œuvre de ses projets de développement.

S’exprimant en langue nationale soussou, le directeur régional de campagne du président à Boké, le général Mathurin Bangoura, a salué la fidélité des populations du Kakandé, estimant que le score obtenu lors du scrutin présidentiel constitue une reconnaissance des actions menées par le chef de l’État en faveur de la région. Il a appelé à tourner définitivement la page des divisions, déclarant que « la haine, la division ethnique et l’opposition stérile doivent désormais appartenir au passé dans le Kakandé ».

La rencontre s’est achevée par des prières formulées par les notabilités et leaders religieux, invoquant la longévité du chef de l’État et réaffirmant leur adhésion aux idéaux de paix, d’unité nationale et de développement prônés par les autorités guinéennes.

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Guinée : coup d’envoi de la campagne pour la présidentielle du 28 décembre.

La Guinée entre officiellement en campagne. Ce vendredi 28 novembre marque le début de la période électorale en vue de la présidentielle du 28 décembre 2025, un scrutin très attendu dans un contexte politique inédit. Pendant un mois, les neuf candidats retenus auront la lourde tâche de convaincre un électorat en quête de stabilité, de sécurité et d’un nouveau cap pour le pays.

Mamadi Doumbouya, favori d’une course largement ouverte

Le général Mamadi Doumbouya, chef de la transition et président sortant, se présente en candidat indépendant. Il apparaît, selon les observateurs, comme le grand favori de ce scrutin, notamment en raison de l’absence des principaux leaders politiques historiques écartés lors du processus de validation des candidatures par la Cour suprême.

Cette situation offre un paysage électoral très différent des précédentes échéances, avec une recomposition partielle de la classe politique et l’émergence de figures nouvelles ou moins connues du grand public.

Neuf candidats, un mois pour convaincre

Les neufs prétendants auront jusqu’au 27 décembre à minuit pour tenir meetings, caravanes, débats et mobilisations à travers tout le pays.
Cette période sera décisive pour :

  • présenter leurs programmes,

  • exposer leurs priorités nationales,

  • et rallier une population divisée mais mobilisée par l’enjeu historique de ce scrutin post-transition.

Un scrutin sous surveillance

La campagne se déroule dans un climat de forte attente, mais aussi sous l’œil attentif :

  • des organisations régionales,

  • des partenaires internationaux,

  • et de la société civile, vigilante quant au respect des règles électorales et à la transparence du processus.

Les autorités guinéennes affirment avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir un déroulement « apaisé et sécurisé » du vote.

Un mois décisif pour l’avenir politique de la Guinée

Avec l’ouverture officielle de la campagne, la Guinée entre dans une phase déterminante. Le scrutin du 28 décembre sera non seulement un test pour les candidats, mais aussi un moment crucial pour la consolidation institutionnelle du pays après plusieurs années de transition et de tensions politiques.

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Guinée : le corps électoral convoqué pour la présidentielle du 28 décembre 2025.

La Guinée entre officiellement dans la dernière ligne droite de son processus électoral. Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a signé ce jeudi 13 novembre 2025 un décret convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle, programmée le dimanche 28 décembre 2025. Le texte, pris après avis du Conseil des ministres, marque une étape décisive vers l’aboutissement de la transition politique engagée en 2021.

Selon les dispositions du décret, les bureaux de vote seront ouverts de 7h à 18h sur tout le territoire national. Le scrutin se déroulera au bulletin unique, un mécanisme prévu par l’article 79 du Code électoral guinéen et conçu pour simplifier le processus tout en renforçant la transparence. Cette procédure permet à chaque électeur de choisir son candidat sur un document unique, limitant ainsi les risques de fraudes et les irrégularités liées à la multiplication des bulletins.

L’annonce intervient dans un contexte où les attentes nationales et internationales sont fortes concernant le retour à un ordre constitutionnel stable. Après le référendum constitutionnel de septembre 2025, qui devait redéfinir le cadre institutionnel du pays, la tenue de cette présidentielle est perçue comme l’étape ultime de la transition.

Plusieurs missions d’observation électorale sont attendues dans le pays dans les prochaines semaines, tandis que les acteurs politiques affûtent déjà leurs stratégies pour une campagne qui s’annonce déterminante. Le scrutin du 28 décembre devrait ainsi engager la Guinée dans une nouvelle phase, avec l’espoir d’une gouvernance démocratique renouvelée.

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Congo-Brazzaville : le processus électoral lancé en vue de la présidentielle de mars 2026

Le gouvernement congolais a donné le coup d’envoi officiel du calendrier électoral en fixant les principales étapes menant à l’élection présidentielle prévue pour mars 2026. Un arrêté ministériel daté du 7 août précise les périodes de révision des listes électorales sur l’ensemble du territoire national, marquant ainsi la première phase concrète du processus.

Cette mise à jour des registres vise à garantir la participation de tous les citoyens en âge de voter, y compris ceux qui atteindront la majorité électorale d’ici au scrutin. Les autorités insistent sur l’importance de cette étape pour assurer la transparence et la fiabilité du vote.

Selon la Constitution, le président sortant est habilité à briguer un nouveau mandat. Cette disposition laisse ouverte la possibilité d’une candidature de l’actuel chef de l’État, bien que celui-ci n’ait pas encore officialisé sa décision.

La présidentielle de 2026 s’annonce comme un moment politique majeur pour le Congo-Brazzaville, avec des enjeux qui dépassent la simple reconduction d’un mandat. Elle pourrait également être l’occasion pour de nouvelles figures politiques de se positionner et pour la société civile de peser davantage sur le débat public.

Les prochains mois seront marqués par les opérations d’enrôlement, la publication des listes provisoires, puis la campagne électorale, avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes au printemps 2026.