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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya appelle à la responsabilité sur les réseaux sociaux.

Face à la multiplication de contenus jugés excessifs sur les réseaux sociaux ces derniers jours, le président de la République, S.E Mamadi Doumbouya, a lancé un appel solennel à la responsabilité des citoyens, en particulier des jeunes et des acteurs du numérique.

Dans un message publié sur ses canaux officiels, le chef de l’État a tenu à saluer l’engagement de la jeunesse ainsi que le rôle croissant des journalistes, blogueurs et créateurs de contenus dans l’animation du débat public. Il a souligné leur contribution à l’émergence d’une gouvernance plus participative en Guinée.

Liberté d’expression et responsabilité collective

Tout en réaffirmant son attachement à la liberté d’expression, le président a insisté sur les devoirs qui l’accompagnent. Il a rappelé que cette liberté implique le respect d’autrui, la recherche de la vérité et la préservation de la cohésion nationale.

Dans ce contexte, il a mis en garde contre les dérives observées, notamment la diffusion de propos injurieux, de discours de haine et de contenus susceptibles d’alimenter les divisions. Selon lui, ces pratiques constituent un obstacle à la construction d’une société apaisée.

Préserver l’unité nationale face aux discours de division

Le chef de l’État a insisté sur l’importance de l’unité nationale comme socle du développement. Il a rappelé que la capacité des citoyens à dialoguer et à construire ensemble, dans le respect mutuel, demeure un atout essentiel pour le pays.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans le débat public, mais où leur utilisation soulève également des préoccupations en matière de régulation et de responsabilité.

Faire des réseaux sociaux un levier de développement

Dans la suite de son message, S.E Mamadi Doumbouya a invité les citoyens à transformer les plateformes numériques en espaces d’échanges constructifs. Il a encouragé la production de contenus porteurs d’idées positives et d’initiatives en faveur du développement national.

Un appel à l’unité et à l’engagement collectif

En conclusion, le président a réaffirmé que l’avenir de la Guinée repose sur le travail, la solidarité et la recherche du bien-être collectif. Il a appelé à un engagement commun pour bâtir une nation prospère, apaisée et inclusive.

Ce message s’inscrit dans une volonté de promouvoir un usage responsable des outils numériques, dans un contexte où leur influence sur la vie publique ne cesse de croître.

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Réseaux sociaux : la HAC met en garde contre les dérives et appelle à la responsabilité.

Face à la montée préoccupante de contenus jugés inappropriés sur les réseaux sociaux, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé son inquiétude dans un communiqué officiel. L’organe de régulation des médias dénonce notamment la prolifération de propos injurieux, la diffusion d’informations non vérifiées et la circulation de messages susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.

Une menace pour le vivre-ensemble

Selon la HAC, ces dérives numériques constituent un risque réel pour la stabilité sociale et le vivre-ensemble. L’institution rappelle que si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle doit s’exercer dans le respect des principes fondamentaux, notamment la dignité humaine, la vie privée et les institutions de la République.

Dans ce contexte, le régulateur met en garde contre les effets délétères de la désinformation et des discours haineux, qui peuvent rapidement se propager et alimenter les tensions au sein de la société.

Un appel à la vigilance et à l’éthique

La HAC insiste également sur la responsabilité individuelle de chaque utilisateur des plateformes numériques. Elle invite les internautes à faire preuve de discernement dans le partage des contenus, en vérifiant la fiabilité des informations avant toute diffusion.

L’institution exhorte par ailleurs les créateurs de contenus à adopter une démarche éthique, fondée sur la rigueur, la retenue et le sens des responsabilités, afin de contribuer à un espace numérique plus sain et apaisé.

Des sanctions en cas de manquements

Au-delà de cet appel à la responsabilité, la HAC prévient qu’elle n’exclut pas de recourir à des mesures coercitives en cas de dérives persistantes. Les sanctions envisagées pourraient aller de la suspension de comptes ou de contenus à des poursuites judiciaires, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Vers un environnement médiatique plus responsable

À travers cette mise en garde, la HAC réaffirme son engagement en faveur d’un environnement médiatique respectueux des normes professionnelles et des valeurs républicaines. Elle appelle à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs — institutions, médias et citoyens — pour préserver l’intégrité de l’espace numérique.

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Gabon : la suspension des réseaux sociaux ravive le débat sur les libertés numériques.

Depuis plus d’une semaine, les autorités gabonaises ont décidé de suspendre l’accès à plusieurs grandes plateformes numériques, notamment Facebook, TikTok, YouTube et Instagram. Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de freiner la diffusion de contenus jugés contraires à la dignité humaine, à la cohésion sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités affirment être engagées dans des discussions avec Meta, maison mère de plusieurs de ces réseaux, ainsi qu’avec TikTok, afin de trouver une issue à la crise. De son côté, la plateforme chinoise indique avoir pris contact avec le régulateur gabonais et assure partager l’objectif de garantir un environnement numérique plus sûr.

Accusations contre les plateformes et contestation politique

Au sommet de l’État, Meta est accusé de ne pas avoir réagi aux multiples signalements portant sur des contenus diffamatoires ou violents circulant en ligne. Cette position est toutefois vivement contestée sur la scène politique nationale.

L’opposition, emmenée notamment par Alain-Claude Bilie-By-Nze, dénonce une mesure « disproportionnée » et anticonstitutionnelle, qu’elle considère comme une atteinte directe aux libertés fondamentales, en particulier à la liberté d’expression et au droit à l’information.

Malgré les restrictions, une partie importante de la population continue d’accéder aux plateformes grâce à des réseaux privés virtuels (VPN), dont l’usage a fortement augmenté depuis le début de la coupure, illustrant les limites pratiques de ce type de blocage.

Une décision critiquée à l’international

La suspension des réseaux sociaux au Gabon suscite également de nombreuses réactions à l’étranger. Le média britannique BBC, repris par plusieurs organes de presse africains, souligne que cette décision intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes et met en garde contre ses implications pour la liberté d’expression et l’accès à l’information.

Des organisations spécialisées dans la surveillance d’Internet, telles que NetBlocks, confirment le blocage massif des plateformes et dénoncent une atteinte préoccupante aux communications numériques dans un pays déjà fragilisé par une crise sociale et politique persistante.

Plusieurs médias internationaux, dont Le Monde, interprètent également cette décision comme un signal politique fort. Ils rappellent qu’elle s’inscrit dans un climat tendu, marqué notamment par le coup d’État de 2023, et avertissent des risques d’aggravation des tensions internes.

Une mesure présentée comme temporaire

Face aux critiques, le gouvernement gabonais insiste sur le caractère provisoire de cette suspension. Les autorités affirment vouloir profiter de cette période pour renforcer la régulation des plateformes numériques et mieux encadrer les contenus diffusés, dans l’objectif déclaré de « protéger l’intérêt supérieur » de la nation.

Reste que cette décision relance, au Gabon comme ailleurs sur le continent, le débat sur l’équilibre entre impératifs de sécurité et respect des libertés numériques.