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Bénin : la Cour constitutionnelle confirme la victoire de Romuald Wadagni dès le premier tour.

La Cour constitutionnelle du Bénin a validé, jeudi 16 avril 2026, les résultats de l’élection présidentielle du 12 avril, consacrant la victoire du duo formé par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. La haute juridiction a estimé que le scrutin s’était déroulé de manière régulière, confirmant ainsi les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Un score largement au-dessus de la majorité absolue

Selon les résultats définitifs, le duo Wadagni–Talata a obtenu 4 515 449 voix, soit 94,27 % des suffrages valablement exprimés. Ce score dépasse largement la majorité absolue fixée à 2 426 874 voix, permettant une victoire dès le premier tour.

Le tandem composé de Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou arrive en deuxième position avec 278 297 voix, soit 5,73 % des suffrages exprimés.

Participation électorale et chiffres clés du scrutin

La Cour précise que le nombre total de suffrages valablement exprimés s’élève à 4 853 746 voix. Sur un corps électoral de 7 897 287 inscrits, incluant la diaspora, 5 020 401 électeurs ont participé au vote, soit un taux de participation de 63,57 %.

Le scrutin a par ailleurs enregistré 132 059 bulletins nuls, un niveau qui reste dans les marges habituellement observées lors des élections nationales.

Une élection validée, mais un délai de recours ouvert

Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle a estimé que le duo vainqueur a recueilli la majorité absolue des suffrages requis pour être proclamé élu dès le premier tour. Cette décision entérine officiellement l’élection de Romuald Wadagni à la présidence de la République, aux côtés de Mariam Chabi Talata pour un nouveau mandat.

Conformément aux dispositions légales, les candidats disposent néanmoins d’un délai de cinq jours après notification pour introduire d’éventuels recours, ouvrant une dernière phase procédurale avant la clôture définitive du contentieux électoral.

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Présidentielle au Bénin : Romuald Wadagni élu avec une large majorité

Sans réelle surprise, Romuald Wadagni, candidat de la majorité présidentielle, a été élu président de la République du Bénin à l’issue du scrutin organisé dimanche. Selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de lundi à mardi par la Commission électorale nationale indépendante (CENA), il recueille 94,05 % des suffrages, contre 5,95 % pour son unique adversaire, Paul Hounkpè.

Le nouveau chef de l’État succède ainsi à Patrice Talon, qui quitte le pouvoir après deux mandats, conformément aux dispositions constitutionnelles. Les résultats, portant sur 90 % des bulletins dépouillés, sont jugés « mathématiquement irréversibles » par le président de la CENA, Sacca Lafia. Leur validation définitive reste toutefois attendue de la Cour constitutionnelle.

Une participation contrastée selon les zones

Le taux de participation s’établit à 58,75 %, avec une mobilisation plus marquée dans les zones rurales que dans les grands centres urbains comme Cotonou et Porto-Novo, où plusieurs bureaux de vote ont enregistré une affluence limitée.

Un scrutin sans véritable suspense

Dès les premières tendances, Paul Hounkpè a reconnu sa défaite, adressant ses « félicitations républicaines » à son adversaire, un geste salué comme un signe de fair-play dans un contexte politique souvent tendu. Unique candidat face au représentant de la majorité, il apparaissait largement distancé dans une élection marquée par l’absence du principal parti d’opposition, Les Démocrates, recalé faute de parrainages suffisants.

Cette configuration a alimenté les critiques d’une partie de la classe politique et de la société civile, qui dénoncent un manque de compétitivité du scrutin.

Un climat apaisé, mais des contestations persistantes

La mission d’observation de la CEDEAO a salué un déroulement globalement calme et une organisation satisfaisante du vote. À Cotonou, la vie économique a rapidement repris son cours dès le lendemain.

Cependant, des voix discordantes se sont exprimées. Certains médias évoquent une élection « bien organisée », tandis que d’autres dénoncent un « hold-up électoral ». Des incidents ont été signalés par des plateformes de la société civile, notamment des ouvertures anticipées de bureaux et des soupçons d’irrégularités sur certaines urnes.

Des défis majeurs pour le nouveau pouvoir

Le nouveau président hérite d’un pays transformé par une décennie de réformes économiques et d’investissements structurants. Mais plusieurs défis attendent Romuald Wadagni, notamment la montée de l’insécurité dans le nord du pays, la persistance de la pauvreté touchant près d’un tiers de la population, ainsi que les critiques liées aux restrictions des libertés publiques.

L’un des enjeux majeurs de son mandat sera de rendre la croissance plus inclusive, alors qu’une partie de la population estime ne pas bénéficier pleinement des retombées économiques.

Fin d’une ère, ouverture d’un nouveau cycle

En se retirant après deux mandats, Patrice Talon tourne une page importante de la vie politique béninoise. Une nouvelle séquence s’ouvre désormais, avec un exécutif attendu sur sa capacité à concilier stabilité institutionnelle, sécurité et justice sociale.

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Bénin : Romuald Wadagni désigné candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection de 2026.

Le paysage politique béninois connaît un tournant majeur. Le ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, a été officiellement désigné comme le candidat de la mouvance présidentielle pour l’élection présidentielle d’avril 2026. Cette annonce intervient après la décision du président sortant, Patrice Talon, de ne pas briguer un troisième mandat, respectant ainsi sa promesse de limiter son exercice du pouvoir.

Une succession préparée

En poste depuis 2016, Romuald Wadagni s’est imposé comme l’un des piliers du gouvernement Talon. Il a piloté plusieurs réformes économiques, renforcé la gestion des finances publiques et contribué à positionner le Bénin comme un modèle de stabilité macroéconomique en Afrique de l’Ouest. Sa désignation traduit la volonté de continuité dans les politiques économiques et institutionnelles engagées au cours de la dernière décennie.

Un choix stratégique de la mouvance présidentielle

La décision de soutenir Wadagni n’est pas anodine. Elle reflète une stratégie visant à mettre en avant un profil technocratique et reconnu à l’international, notamment auprès des institutions financières et des partenaires bilatéraux. Le ministre a, en effet, joué un rôle central dans la mobilisation de financements extérieurs et dans la mise en œuvre de projets structurants, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’énergie et du numérique.

Les défis à venir

En tant que candidat, Romuald Wadagni devra désormais élargir son image de technocrate pour se positionner comme un véritable leader politique. Son principal défi sera de convaincre non seulement l’électorat fidèle à la mouvance présidentielle, mais aussi les jeunes et les couches sociales en quête de davantage d’opportunités économiques et sociales.
Il devra également composer avec une opposition déterminée à capitaliser sur la fin de l’ère Talon pour proposer une alternative politique.

Une élection à forts enjeux

La présidentielle d’avril 2026 s’annonce cruciale pour l’avenir du Bénin. Elle marquera non seulement la fin des deux mandats de Patrice Talon, mais aussi l’ouverture d’un nouveau chapitre dans la gouvernance du pays. Pour la mouvance présidentielle, l’enjeu est clair : assurer la continuité et consolider les acquis. Pour l’opposition, c’est l’occasion de proposer une rupture et de redéfinir les priorités nationales.